Life guard

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Donc la débacle du triple A, c'est à cause des fraudeurs à la sécu. Tous ces cancrelats qui passent leurs journées à s'inventer des maladies qui n'existent pas. Sans compter les feignasses qui bouffent de l'arrêt maladie comme d'autres des sachets protéinés. Et ces petits malins qui ont deux cartes vitales, hein ? On les connait les combines, il ne faut pas croire. Un cancer pour la société, je vous dis. Heureusement, dieu merci, nous avons à la tête de notre beau pays des gens qui n'y sont pas arrivés par effraction, eux, et qui savent appeler un chat un chat et un précaire… un salaud. 

Bref le gouvernement ne va pas se laisser faire. Enfin plus exactement il ne va pas NOUS laisser faire. Parce que le fraudeur c'est lui, c'est elle, c'est toi et c'est sûrement moi. 20 milliards qu'on coûte chaque année à notre belle patrie.

Mais fini de rigoler, on a mangé notre pain blanc. J'espère que vous en avez bien profité de vos arrêts de complaisance. Parce que désormais la princesse va arrêter de payer.

En plus des mutuelles qui augmentent, du coca light qui va coûter une blinde et de la douloureuse au restaurant qui va monter en flèche (bizarrement les prix n'avaient pas baissé avec la diminution de la TVA mais là je sens le café à 4 euros à Paris), voilà qu'on va donc en plus se prendre un jour de carence en plus en cas de grippe.

Ce qu'il y a de bien avec ce plan de rigueur qui n'en est pas un (le mot ne fait pas partie du référentiel sémantique distribué au dernier conseil des ministres) c'est qu'à chaque fois que tu penses que ça peut pas être pire, tu apprends qu'en fait, si.

Pendant ce temps, notre président qui se démène comme pas permis pour nous montrer à quel point il a enfin pris la mesure du poste (il a beaucoup changé, vous savez ?), a d'autres sujets de préoccupation le pauvre.

C'est à cause de Carla.

Elle a des angoisses au niveau de son lait. Si ce n'est pas une preuve qu'ils sont comme nous, hein. Première dame ou pas, ce n'est finalement qu'une maman qui se demande si manger du fenouil stimule la lactation et qui est probablement obligée de tirer son lait pour éviter les engorgements.

Heureusement que cet heureux événement est un grand bonheur privé qu'ils ne veulent surtout pas nous imposer. Imaginez que cette immense mais intime joie personnelle soit survenue au début du quinquennat, avant que Nicolas ait changé. On avait droit au bouchon muqueux.

Voilà, à part ça je pense que le parti socialiste pourrait à minima élever une statue en l'honneur de Nafissatou Diallo, la Jeanne Darc de Solferino. Non parce que je ne peux pas croire que quiconque place Beauvau ignorait quoi que ce soit des petits voyages de Dodo la Saumure et de ses copines au FMI. M'est avis que ce serait sorti. Mais de préférence en janvier 2012. A un moment où là on aurait été bien marrons et obligés de voter Mélanchon. La fête. En attendant, je ne veux pas tirer sur une ambulance mais quand même, les partouzes à l'Aventure. On se croirait dans un roman de Guy Des Cars. Glauque.

Pour oublier tout ça, aujourd'hui je vais aller voir Les neiges du kilimandjaro. Un film de mon idole Guédiguian. Avec plein de gens dedans qui sont de gauche, des bons sentiments à la pelle, de la solidarité en veux tu en voilà. Avec des acteurs un peu vieux, pas très beaux mais qui me remuent les tripes à chaque fois, même que Gérard Meylan, avec ses cheveux un peu grassouilles, sa bedaine et son air de pitbull, c'est quand il veut. Darroussin aussi d'ailleurs, tout dégarni qu'il est. Quand à Ariane Ascaride, je voudrais lui dire tellement de choses. Je ne saurais pas par quoi commencer.

Edit:  Je me doute que ce billet ne manquera pas de faire réagir les pour/contre allaitement, les experts en fraude aux allocs, ou encore tous ceux qui détestent Babar. Ecoutez, franchement, amusez-vous. Personne ne me fera croire que la déroute actuelle est imputable aux petits arrangements avec la sécu que font forcément beaucoup de gens. Je ne trouve pas ça bien et je suis du style à gonfler mes revenus sur ma feuille d'impôts tellement j'ai peur d'en avoir oublié. Mais enfin, ce serait comme nous faire gober que si la planète se réchauffe c'est à cause de la veilleuse allumée toute la nuit pour le petit dernier. La fraude sociale, il ne faut pas perdre de l'esprit qu'elle est due majoritairement aux entreprises, pas aux particuliers…

Hormonal et Glossy Box

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Hier soir j'avais la migraine alors en ramenant Rose de chez sa nounou, j'ai fait une halte à la pharmacie avec elle. 15 novembre, sortie des bureaux, pharmacie… monde.  

"J'ai a mal à la tête et je n'ai plus de médicaments", lui ai-je expliqué alors qu'elle râlait qu'elle n'avait pas envie d'entrer dans le "magasin des dicaments".

Elle m'a regardée, je l'ai regardée, elle m'a re-regardée et puis elle a dit à la dame de devant :

"Moi quand je serai grande je serai une MAMAN. J'aurai des SEINS. Et j'aurai mal à la tête. Des grooooooos seins et très mal à la tête."

Cette enfant a je crois saisi ce qui nous définit nous les femmes. Nibards et mal de crâne. Elle aime accessoirement aussi m'humilier, cela se confirme.

La photo ? Rien à voir ou un peu quand même (féminité, beauté, toussa toussa). J'ai reçu une Glossy Box. Gratuitement, je précise. Au titre de mes activités journalistiques d'ailleurs plus que bloguesques, je pense. Le concept, c'est un abonnement pour recevoir tous les mois une boite avec des produits cosmétiques miniatures. L'idée c'est qu'on ne sait pas d'un mois sur l'autre ce qu'il y aura dedans, si ce n'est que ce sont des nouveautés.

Bon à 10 ans j'étais affiliée à "Philatélique rencontre", le club des amoureux des timbres (une vraie punk). A 14 ans, j'étais membre du fan club de Rose Laurens. Et à 16 ans je commandais en cachette des trucs aux créateurs de beauté. Notamment l'embellisseur abricot qui avait comme qui dirait légèrement boosté mon acné. Ma mère quant à elle fut un soutien actif du docteur Pierre Ricaud (je me suis même demandé un jour si elle ne couchait pas avec lui) (en tous cas s'il est toujours de ce monde, Pierre Ricaud devrait savoir que sa piscine sur les hauteurs de Saint-Trop c'est en majeure partie à ma maman qu'il la doit).

Tout ça pour dire que j'ai une légère prédisposition à kiffer les trucs par correspondance. Après, sur les produits de cette boite là, j'ai vraiment apprécié le shampoing (suis une dingo des shampoings) et également le sérum Payot très agréable. En revanche les crèmes parfumées pour le corps je n'ai jamais l'idée de m'en mettre et je n'aime pas l'odeur de celle-ci. Quand à la poudre By Terry, elle est rose pâle et ça ne me va pas du tout au teint. Pas encore essayé la crème de jour. Bref, sur cinq produits, deux biens, deux bof et un je sais pas. Donc il faudrait voir à la longue mais je me demande si au bout d'un moment on ne se dit pas qu'on ferait mieux d'aller choisir soi même ses cosmétiques. Je pense qu'à la limite ça peut être bien pour les filles qui adorent tester plein de trucs mais qui n'ont pas forcément envie d'acheter des gros contenants. Niveau prix, ça situe aux alentours d'une dizaine d'euros par mois, 120 euros à l'année, c'est correct si du coup on ne fait plus de craquage chez Séphora. C'est trop si au final on continue d'aller se ruiner chez Séphora ET qu'on achète aussi de l'embellisseur abricot chez les créateurs de beauté (et le masque cosmence qui se détachait par lambeaux, ahhhhhhhh).

A signaler qu'il existe également la Jolie Box qui fonctionne sur le même principe mais par contre je n'en ai pas reçu donc je ne peux pas vous en dire plus.

Over dressed

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Vendredi soir mes twins étaient invités à une soirée déguisée. Pas super friands de costumes, ils m'ont regardée avec un mélange de détresse et de pitié quand j'ai émis l'hypothèse que la robe de fée clochette et le costume de Dark Vador pouvaient peut-être encore leur aller.

Qu'à cela ne tienne, on ne provoque pas une influente de la bloguerie, j'ai dit. J'ai joint le geste à la parole, emmenant tout ce petit monde chez Claire's, avec dans l'idée de dénicher deux ou trois accessoires  qui me permettraient de bricoler un déguisement pas trop neuneu. Ce qui est bien chez Claire's, c'est que tu trouves tout ce que tu cherches, mais bien plus encore. Des objets de première nécessité. Un gloss au goût de SevenUp par exemple.

Une fois rentrés à la maison, j'ai improvisé un atelier maquillage. L'objectif était de donner un look de sorcière à la chérie et de diablotin au machin.

A l'arrivée: Nina Hagen et Sid Vicious mais en version vulgaire. Comme il était trop tard pour recommencer, je me suis dit qu'à priori tous les autres gosses avaient probablement misé aux aussi sur le gothique et la punk attitude. On n'a pas 11 ans toute sa vie, non plus.

"J'espère qu'ils ne seront pas en lapins ou peter pan", ai-je toutefois pensé, balayant instantanément cette éventualité désagréable.

Au final, il y avait deux robin des bois, trois petites indiennes et un dracula dont le seul accessoire effrayant était un dentier maculé de ketchup.

Et donc deux gosses tout droit sortis d'un shooting porno chic, call me Carine Roitfeld. Mais très bien maquillés par contre. Sans me vanter je pense que les queens de la beautysphère auraient applaudi mes smokys eyes.

C'est à dire qu'en revanche si ça n'avait pas été les miens j'aurais appelé les services sociaux.

Depuis je rase les murs dans le quartier et mes enfants ne m'adressent plus la parole. Et je me suis jurée de ne plus jamais visionner un seul tuto de maquillage sur youtube. Ces trucs là ça vous colle le démon.

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Love at Darty

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On croit qu'on a épousé un homme moderne. Le genre qui prend en charge le linge et la vaisselle même si c'est parfois au prix de deux ou trois pulls lyophilisés. On s'en vante d'ailleurs souvent auprès des amis: "j'avoue j'ai de la chance, à la maison c'est moi qui n'en fout pas une, chez nous l'égalité des sexes c'est surtout vrai pour moi, parce que lui aurait toutes les raisons de se sentir spolié".

Et puis on se retrouve chez Darty pour cause d'appareils électro-ménagers qui jouent les indignés. Et après avoir mesuré dix fois le frigo américain qui distribue de la glace pilée – l'équivalent pour moi de la Rolex pour Sarkozy – et eu la confirmation que y'a pas photo, jamais il ne logera dans notre cuisine, on se rabat sur les robots magimix, vu que le vieux qu'on avait a rendu l'âme lui aussi (je vous dis, ils se croient sur la place de Catalogne à Barcelone, tous).

Et là, on s'entend dire sans aucun second degré, mais vraiment zéro, hein, par notre féministe de mari que si on veut vraiment ce modèle à 300 euros, "ça peut être une bonne idée que ta mère et ta soeur te l'offrent pour Noël". Devant mes yeux effarés il s'enfonce: "quoi, tu préfères que ce soit moi qui te l'offre ? Je pensais que tu le prendrais mal. Mais si tu y tiens, je te l'achète".

Re-yeux furibards, re-incompréhension, début de panique du mec aussi désemparé qu'une poule devant un joint de culasse: "Je… ok je te l'achète aujourd'hui, pas la peine de trouver une raison pour te faire un cadeau, tu vas l'avoir dès aujourd'hui, en plus ça me fait plaisir". (regard du condamné qui semble hurler "j'ai bon là,j'ai bon ?)

Pleine conscience, mon corps est une île et je nage dans un océan de béatitude.

Grande inspiration, puis:

– Et demain tu m'offriras une poubelle ? Et… Ahhhh… Et tu pourras aussi m'offrir des sacs pour l'aspirateur ? Hein, tu crois ? Oh et si tu m'offrais du PQ, on n'en a plus ? Hiiiin tu crois que tu pourrais pousser jusqu'à m'acheter du sopalin ?

Toujours pas une étincelle laissant entrevoir un début de compréhension.

"Putain mais quoi à la fin ? Ok achète le toi si ça te défrise que je te l'offre !"

Je crois que même après que je lui ai expliqué que l'idée c'était tout de même avant tout de faire la bouffe pour cinq tous les jours et que oui j'avais besoin de ce robot mais que ce qui me gênait c'était qu'il considère ça comme un cadeau qu'il ME faisait alors qu'en réalité c'était un achat utile pour toute la famille, du même acabit qu'un aspirateur, un tire-bouchon ou une poële anti-adhésive, il n'a pas compris. Enfin c'est ce que m'a laissé pensé sa dernière réplique:

"Mais puisque je te dis que je vais te l'acheter !"

Résultat on n'a ni frigo ni robot et encore moins de four à chaleur tournante. Et on s'est pourris chez Darty. 

J’en dors plus

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Il y a deux jours, à la boulangerie, la dame devant moi, âgée d'une soixantaine d'années, discutait avec la boulangère. 

Et vous avez vu cette pauvre gosse ? Six ans.

C'est affreux, ne m'en parlez pas.

Ce vieux pervers qu'ils ont arrêté. Vous allez voir qu'il restera six mois en prison. Tout le monde le sait. En France, on tue une gamine, on prend 20 ans et on sort six mois après pour bonne conduite.

Mais c'est vrai, vous avez raison.

J'en dors plus la nuit.

Moi s'il fait ça à ma fille de toutes façons, je le tue. Direct. Là le vieux qu'ils ont arrêté on devrait déjà l'avoir tué. Parce qui paie, là, hein ? Et qui paiera après ? Qui va se saigner ?

Mais oui ! Son RSA ! C'est nous. C'est tout le temps nous.

J'en dors plus.

C'est affreux. Pas de procès, je vous dis. La chaise électrique d'office.

C'est complètement dingue. C'est même pas un immigré en plus, de ce que j'ai compris.

J'en dors plus.

Et vous avez vu aussi la semaine dernière, cette adolescente qui s'est pendue ?

Ah mais ça c'est pas la même chose. Ça c'est la télévision. Les jeux vidéos. Elle aura vu un téléfilm et elle aura voulu faire pareil. Par contre lui, là. On lui PAIE SON RSA, je vous dis. 

J'en dors plus.

Moi je vous le dis en tous cas. Je suis pour la peine de mort. Direct. Pas de procès. Direct."

J'aurais bien aimé les revoir aujourd'hui, leur demander ce qu'elles se seraient dit si dans leur monde idéal on avait en effet exécuté ce suspect qui à priori était complètement innocent. De ce crime là en tous cas.

Mais j'imagine qu'elles auraient répondu que quoi qu'il arrive, on lui payait son RSA. Il est également probable qu'elles sont désormais concentrées sur le coupable avéré. Avec un peu de chance il est arabe. Parce que ça les gênait un peu, ça, quand même, que "lui, là", soit bien de chez nous.

Il n'empêche que ce qui est arrivé à cette enfant est évidemment abominable. Pour le reste, je suis toujours contre.

J’aime #5

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Peu de temps aujourd'hui, entre les rendez-vous d'orthodontiste, cours d'escalade, passages obligés dans diverses administrations et coups de fil de boulot à passer en sus. (j'adore écrire en sus).

Quelques j'aime comme ça, alors.

J'aime Simone de Bougeoir. Dix-mille fois copiée, jamais égalée, elle est celle qui souvent me donne envie d'arrêter l'idée même d'écrire tant ses fulgurances sont parfaites. Un exemple ? A propos de l'édito consternant d'Alix Girod de l'Ain dans le ELLE sur le "mademoiselle" (pour vous la faire courte, AGA a trop peur que si on supprime le "mademoiselle" des formulaires de sécu et autre les ouvriers dans la rue arrêtent de la siffler et son maraicher de lui offrir du basilic. Dit comme ça, cela semble complètement con, mais à lire c'est pire. Bref, là où j'en fait une tartine, Simone, elle, vous flanque la photo de l'édito et la ponctue d'une phrase: "C’est chaud mais bon, j’imagine qu’il ne faut pas s’attendre à un décryptage pertinent de l’actu de la part d’une personne ayant écrit un livre intitulé Comment se faire épouser?"Imparable. J'aime, quoi. (je m'acharne là sur AGA mais il y a deux ou trois jours, Sophie Fontanel expliquait sur son blog à quel point c'était difficile pour elle d'être invitée chez des gens dont le décor n'était pas à la hauteur de son style vestimentaire (ses amis apprécieront). Je n'arrive toujours pas à savoir si je trouve ça d'une infinie tristesse, d'un ridicule achevé ou d'une vulgarité patentée.

J'aime ce pull rouille ajouré qui laisse deviner mon soutien-gorge, il est parfait et n'était pas cher. J'ose à peine écrire d'où il vient tellement je suis une minable blogueuse mode qui ne sait aller ailleurs qu'à Monoprix.

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J'aime les chignons à la va comme je te pousse sur Rose quand elle prend son bain. Ils ne sont jamais si bien réussis que ces fois là.

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J'aime les photos de Violette et surtout celle de cet homme à Venise qui sirote son martini (suze ?) au bord d'un canal. Elle est restée dans un coin de ma tête.

J'aime les petits livres de l'Epicerie de l'Orage. J'en reparlerai plus longuement parce que la façon dont je les ai découverts est amusante. Mais filez sur leur site, leurs objets sont vraiment beaux et pour Noël moi je dis, ça fait de bien jolis cadeaux…

Blogueuse collage

J'aime la tête d'oiseau de Rose qui sort de la baignoire, j'aime l'écouter divaguer de mon lit qui m'offre une vue imprenable sur sa tête d'oiseau, justement. De l'intérêt des appartements parisiens, tu vois toujours tout depuis ton lit.

J'aime ce livre conseillé par Marje, l'une d'entre vous, à ma fille chérie qui l'a dévoré et m'a conjurée de le lire. Je suis en train et je peux vous assurer qu'il est autant pour ados qu'adultes. Il me rappelle cette série que j'adorais, "l'Esprit de famille". Les livres étaient géniaux aussi, d'ailleurs. Là, le style est plus pointu, moins mélo que celui de Janine Boissard mais on est un peu dans la même humeur, j'aime j'aime j'aime.

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J'aime enfin le clip de la seine avec Vanessa et M.

 

Bonne journée…

 

Cookies proustiens

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Je crois que je l'ai déjà raconté ici. En six ans il faut dire, je me demande ce qui de ma passionnante vie est resté du domaine de l'intime. 

En l'occurence, là, ce n'est pas comme s'il s'agissait de parler de ma première branlette cela dit. Ça, ce serait franchement inconvenant. 

Ah, oui, c'est déjà fait ?

Je plaide la folie passagère.

Quoi qu'il en soit ce souvenir peut-être déjà évoqué est d'un ordre beaucoup plus prude (quoi que). Il s'agit en effet des cookies Laura Todd que je m'enfilais consciencieusement à la sortie de mon lycée très catholique (duquel, vient, j'ai appris, l'auteur du Goncourt. Incroyable. Imaginez si un jour je décroche le Femina (j'accepterais le Renaudot) (et même le prix de la RATP), on viendra du monde entier étudier les pratiques d'enseignement de la littérature du lycée Saint Marc à Lyon, un peu comme les ministres de l'éducation visitent la Finlande histoire de comprendre comment ces crétins de vikings font pour avoir de si bons élèves en primaire).

Les cookies Laura Todd, disais-je.

Vendus chauds, mous, à peine cuits, avec leurs pépites de chocolat au lait grosses comme des Louis d'or. L'odeur inimitable qui émanait de la petite boutique de la rue Victor Hugo, le papier qui collait au biscuit et qui s'auréolait de beurre si on ne le mangeait pas immédiatement. Et cette envie d'en acheter un autre sitôt le premier terminé. (mon dieu, étais-je déjà hyperphage ? Quand j'y pense, ça fait sens, non ?)

Depuis des années maintenant, je cherche à approcher la perfection du cookie Laura Todd. Les seuls à souffrir la comparaison furent ceux concoctés par la mère d'une correspondante américaine (laquelle me détestait cordialement parce qu'à sa venue en France j'avais lu son journal intime et cassé son coup avec le sale con qui dans ma classe l'avait draguée) (je n'ai pas toujours été cette fille si sympa que vous aimez tant aujourd'hui). Elle me détestait, donc, et sa mère, probablement pour se faire pardonner de la méchanceté de sa fille (je ne l'avais peut-être pas volé mais me larguer à vingt kilomètres de chez elle un soir sous prétexte qu'il n'y avait pas de place dans la voiture de son mec, c'était rude) me gavait de patisseries home made à tomber par terre. 

Souvenir mitigé, donc, de stop sur une route perdue dans le connecticut sur fond de boulimie nocturne pour apaiser mes angoisses. Mais putain ce qu'ils étaient bons tout de même ceux-ci aussi, de cookies. 

Depuis, je poursuis ma quête insensée de ce goût sucré salé de ma difficile adolescence (je n'étais pas vraiment méchante, juste amoureuse du sale con en question).

Et puis dimanche,  à la faveur d'un goûter improvisé, j'ai bricolé une énième tentative. En mélangeant deux ou trois recettes que j'ai ensuite adaptées à ma pénurie de sucre de canne.

Et j'ai touché de près la perfection. Si.

Je vous livre ma recette, bien que pas hyper convaincue qu'elle soit reproductible tellement j'ai l'impression que le résultat tenait de l'intervention divine. M'enfin je les ai refaits hier et ma foi ils étaient quasiment aussi bons. Le secret étant je pense de les sortir à moitié crus du four.

Bref:

Pour environ 18 (gros) cookies:

  • 160 g de farine
  • 1/2 cc de levure chimique
  • 115 g de beurre demi-sel à température ambiante
  • 50 g de sucre en poudre
  • 100 g de vergeoise brune (ou de sucre roux mais la vergeoise en plus d'avoir un nom sexuel c'est quand même une tuerie)
  • 2 cc d'extrait naturel de vanille (j'ai mis de la vanille en poudre)
  • 1 oeuf
  • 100 g ou plus de chocolat cassé en morceaux (noir, au lait, blanc, tout va c'est ça qui est bien)

Préchauffer le four à 180°.

Dans un robot, battre le beurre et les sucres pendant 2 min, jusqu'à ce que le mélange blanchisse. Ajouter la vanille et l'oeufs. Bien mélanger avant d'ajouter la farine et enfin les pépites de chocolat.

Déposer des cuillerées pleines de pâte sur la plaque à, pâtisserie (couverte de papier sulfurisé si elle n'est pas antiadhésive), en les espaçant d'environ 5 cm (la pâte s'étale à la cuisson). Faire cuire les cookies 10 min environ pour moi, mais cela peut varier d'un four à l'autre). Le bord commence à dorer mais le centre est encore moelleux.

Laisser refroidir les cookies sur une grille avant de les fermer dans une boîte hermétique.

PS: je me suis inspirée de cette recette là, elle même inspirée de celle de Martha Stewart, une prêtresse je crois de l'american food.

Voilà, c'est tout.

Derrière les barreaux…

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Tous les meubles ont été montés. Pas par moi, ni par le churros, mais par mes parents venus en fin de semaine dernière ramener les enfants. L'intérêt, c'est que mon couple a survécu. Pour ce qui est de mon père et ma mère en revanche je ne suis pas sûre de pouvoir en dire autant.

Il faut dire que les concepteurs de mobilier en kit sont vicieux. Le guide de montage par exemple semble limpide, montrant les dizaines de planches dûment numérotées. L'espoir est alors immense. Cette fois-ci ça sera les doigts dans le nez, passe moi la 12 que j'y visse la 7 avec la vis G2, voilàààà, exactement comme sur le schéma, mon dieu mais c'est merveilleux, mais que sens-je, ne serait-ce pas le parfum du bonheur et de l'harmonie ? Ma chérie, renouvelons nos voeux, marions-nous à la Noël. "Mais oui mon amour, mais avant, passe moi donc cette si jolie cheville en bois, que je la glisse pile poil là… oh oui, encore, glisse toi et la chevillette cherra".

Sauf qu'évidemment, dans la vraie vie, une fois les cartons déballés, force est de constater qu'aucune pièce n'est numérotée. Et le tout est à l'avenant. Il n'y a jamais autant de chevilles qu'indiqué et les boulons sont très nettement plus petits que les vis censées s'y loger. Quand à ce putain de rail de tiroir, aaaaaaaaah, putain, puisque c'est ça on va le poser sous le lit et c'est marre, de toutes façons, ça se coince tout le temps alors on ne va pas s'emmerder. 

Ben voyons. Et ce fond d'armoire ? Comment tu m'expliques qu'alors que le meuble est entièrement monté il reste un fond d'armoire, hein ? Non, il n'était sûrement pas en trop. SACHE QU'IL N'Y A JAMAIS DE PIECES EN TROP, IL N'Y A QUE DES ERREURS DE CONSTRUCTION. 40 ans que je te dis de suivre le mode d'emploi, 40 ans que tu fais ça à l'instinct et que les commodes n'ont pas de fonds. 

Au final, après un tournevis électrique acheté en catastrophe et deux trois moments d'abattement ("je crois qu'on a monté les tiroirs du lit sur le bureau du machin, on est foutus"), ("ton père me sort par les yeux il veut tout diriger, puisque c'est ça, il n'a qu'à se démerder") tout semble tenir à peu près debout.

Mes parents sont repartis le coeur léger mais néanmoins un jour plus tôt que prévu.

– Vous êtes sûrs que vous ne voulez vraiment pas rester ? Vous ne nous dérangez pas, vous savez…

– Nnnnon, non, ça va aller, on ne veut pas s'imposer… (fais tes valises Nicole, on dégage, ils vont nous achever, je les ai entendus parler d'une commode Ikéa)

Bref, je rends hommage à mes géniteurs sans lesquels il est fort probable que Rose aurait été condamnée à dormir dans un lit à barreaux jusqu'à sa majorité. En même temps, j'en connais un que ça n'aurait pas dérangé. Hier, je l'ai entendu sangloter en descendant à la cave lesdits barreaux…

A part ça, donc, un petit nouveau de la politique vient d'annoncer sa candidature pour 2012. JPC, pour Jean-Pierre Chevènement. Il parait que Jean Lecanuet songerait lui aussi à remettre le couvert. Ah non, il est mort. 

C'est toujours ça de pris.

Et sinon, dans Technikart, ils disent que c'est la fin des blogueuses mode. Pile au moment où je me lance. Je suis dé-gou-tée.

Sans Complexe: les gagnantes sont…

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Tadaaaaam !

Voici les dix gagnantes. Sachez que vous devez chacune votre victoire au machin, à la chérie, à Rose et au churros, qui chacun leur tour ont donné leur numéro. Vous avez été nombreuses à participer aujourd'hui, je note donc que les soutifs et les culottes, ça motive !

Merci aux dix gagnantes de m'envoyer un mail dans lequel vous me redonnerez vos tailles (je sais, quel était l'intérêt de vous demander de les écrire dans les coms si c'est pour les recopier dans le mail, on se demande bien, je suis d'accord c'est juste que je suis une feignasse et que ça m'évitera d'aller checker quand je transférerai vos coordonnées à qui de droit) ainsi que votre adresse postale. Pour mon adresse mail, cliquez sur "contact" en haut à droite.

Bon week-end à tout le monde

Les dix gagnantes des parures Sans Complexe sont donc les personnes ayant déposé les commentaires suivants:

Numéro 5: Marie

Numéro 10: Claire

Numéro 18: Zénaide

Numéro 46: Courbes généreuses

Numéro 63: Clem

Numéro 111: Céline

Numéro 123: Mlle Philo

Numéro 133: Bouchon

Numéro 200: Leyleydu95

Numéro 213: Marilott 

Edit: t'as vu comme je fais bien la coquine ?