Elle, les blogs, le mien et les autres

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Hier, j'ai reçu un mail me prévenant que Pensées de ronde faisait partie des 11 sites retenus pour le concours des meilleurs blogs catégorie "Chroniques" par la rédaction du Elle.

En tout, ce sont 110 blogs répartis en 11 catégories qui ont été sélectionnés.

Je ne vais pas me la jouer blasée qui s'en fout. Les années précédentes, j'étais superbement absente de la sélection et j'étais vexée comme un pou (et je l'ai fait savoir, je suis de celles qui ne savent pas garder leurs vexations pour elles et croyez-moi c'est handicapant d'être incapable de prendre sur soi). Donc logiquement, là, je suis ravie.

Pourquoi je suis ravie, me demanderont certaines, se rappelant que je ne suis jamais la dernière pour brocarder la presse féminine en général et le Elle en particulier ?

Hem.

Parce que j'ai un grave problème d'ego, je présume.

Aussi, parce que ce blog, je le tiens quotidiennement depuis bientôt cinq ans et qu'on ne va pas se cacher derrière son auriculaire: c'est un peu pour être lue. Voire reconnue. Alors évidemment, la meilleure des reconnaissances, c'est votre présence ici, ce sont les échanges des piliers du bar qui partent en live, ce sont aussi les visiteurs d'un jour ou plus qui je crois ne se sentent jamais "à l'écart".

En toute franchise et même si ça doit me faire passer pour la reine des démagos (au point où j'en suis après ces trois premiers paragraphes dégoulinants), je n'échange pas une seconde un titre de "meilleur blog Elle" contre un seul des lecteurs qui passe ici.

Mais je veux bien avoir les deux, en fait. Je veux dire, un César ET un succès en salle.

Je vais mettre des chaussures montantes histoire de stopper l'oedème de mes chevilles et je reviens.

Ayé, les bas de contention sont enfilés, je reprends.

Je disais, donc, César, trois millions d'entrées et… et en gros, je ne vais pas bouder mon plaisir. En plus, le fait d'être retenue parmi des blogueuses telles que Simone de Bougeoir, Margaux Motin, Pénélope Jolicoeur, Garance Doré, Punky-B, mais aussi Marjoliemaman, Monblogdemaman, ou encore Cathy, Papilles et Pupilles, Mercotte, Marion, Maïa Mazaurette, Deedee, Camille, Olympe ok, je m'arrête (et j'ai forcément oublié une copine, c'est affreux), c'est un plaisir et une fierté. Mal placée, sans doute, comme souvent les fiertés, mais indéniable.

Donc pour conclure, je vais arrêter de m'excuser d'être contente et je remercie d'avance ceusses et celles qui voudront bien aller voter pour moi. Sachant que très honnêtement, j'ai déjà un appareil photo et que je doute de faire le poids face aux dizaines de milliers de fans de certaines concurrentes célèbres. Donc votez si le coeur vous en dit, mais je n'en fais pas une affaire d'Etat, être dans la short list me va très bien.

Edit: Hier, une blogueuse sur twitter m'expliquait qu'elle ne comprenait pas la présence dans les 110 de blogs déjà connus. En gros, disait-elle, il faut faire de la place aux nouvelles. Je ne comprends pas bien ce type de raisonnement. Premièrement, un blog ne gagne pas des galons, une réputation ou des lecteurs avec un classement Elle ou autre. Tout au plus ça rapporte un peu de visibilité et de crédibilité. Par ailleurs, quand on voit la durée de vie moyenne d'un blog (en fait je n'ai pas le chiffre mais je crois qu'il est assez ridicule, beaucoup sont des comètes éteintes après quelques jours), le fait de "durer", c'est finalement aussi un gage de qualité et ça mérite d'être salué. Et je ne parle pas spécialement du mien, juste je sais ce que représente l'écriture d'un billet tous les jours, mauvais posts compris.

Edit2: Ces derniers temps, quatre blogs ont enrichi ma promenade quotidienne sur l'internénette. Il y a celui de ma chère, dear et inénarable Despé. Il y a aussi celui de mon homonyme Caro(roca) dont les interventions ici sont toujours pétaradantes et adorables. Il y a ce blog tout doux et tout joli, d'Inout, qui est tenu par une héroine, mère de six enfants, qui parle de son quotidien avec une grande finesse. Enfin, un blog de cuisine d'une française émigrée aux States, qui est d'une beauté à couper le souffle. Elles ne sont pas dans le classement du Elle mais sont dans le mien, à bon entendeur salut… Ah, il y a aussi le blog de Ioudgine. Celui-ci, à la fois je l'adore et à la fois je le redoute. Parce qu'après y être passée et m'être étranglée de rire, je décide en général de fermer le mien, faute d'avoir le dixième de son mordant.

Edit3: Je sais pourquoi je ne pratique pas souvent le linking, c'est d'un fastidieux de mettre tous ces liens, bordel.

Edit4: Beaucoup d'entre vous ont la gentillesse de faire remarquer qu'on peut voter tous les jours. Une fois par jour mais tous les jours 🙂

Bérénice, ou le plaisir comme doctrine

Food
Je vous avais parlé récemment (il y a deux mois ce qui en langage débordada est relativement récent) de la possibilité qu'une consultante fooding intervienne sur ces pages de temps en temps. Je suis très excitée, je trouve que ça fait chic, une consultante fooding.

Sachant qu'elle fait ça complètement gratos.

C'est moins chic, on est d'accord. Je veux dire, de ma part, c'est moins chic.

Bref, vous sembliez assez enthousiastes à l'idée qu'une personne sachant parler comme vous et moi (= capable de traduire les expressions aussi absconces que "faire suer les oignons" ou "monder les tomates") vienne éclairer vos lanternes et par la même occasion les miennes.

Avant d'entrer dans le vif du sujet et dans l'art du cochon (n'importe quoi, moi) je me suis dit que c'était mieux de vous présenter Bérénice, la consultante en question.

Elle s'est prêtée avec beaucoup de générosité au jeu des questions/réponses, en voici le résultat. Et dès la semaine prochaine, elle vous apprendra à faire…

LA MOUSSE AU CHOCOLAT.

Le genre de dessert qui ne supporte pas la médiocrité.

C'est parti mon kiki.

Edit: Je vous avertis, Bérénice est bavarde et c'est donc un peu long, cette interview. Mais je trouve ça personnellement super intéressant ce qu'elle dit. D'autant qu'elle a de l'esprit la petite. Surtout, au delà de la cuisine, elle parle du plaisir. Et le plaisir, c'est un peu le socle des théories zermatiennes. Du coup, pof, je m'y retrouve et à mon avis vous zaussi…

 

Alors Bérénice, qui es tu, quel âge as tu, d'où viens tu ?

Bérénice, 30 ans, mariée, gourmande anonyme. Je suis née en banlieue parisienne, et après quelques années à Paris, je suis repassée de l'autre côté du périph.

Kinder buenomane, nutelladdict, foiegrasvore… j'adooooore manger et cuisiner. Mon dressing est plus une succursale de la Fnac rayon gastronomie et Lafayette cuisine, que Zara ou Mango. Mes voyages sont articulés quasi exclusivement autour de la cuisine. Je dors cuisine, je bosse cuisine, je respire cuisine, je vis cuisine.

D'où vient ton amour de la cuisine, est-ce que toute petite déjà tu aimais faire fondre du chocolat ?

Toute petite, j'étais plutôt dans le genre chieuse, à dépiauter une chipolata pour en ôter le moindre bout de gras. L'approche des repas, surtout chez les autres, c'était pire que tout, l'Angoisse : impossible de savoir ce qu'il y avait dans mon assiette et comment ça avait été préparé. S'en suivaient des grands moments de solitude pour mes parents ( je m'en rends compte aujourd'hui …), de négociations en batailles, de chantage en crises de larmes, au final, je sortais de table sans manger.

Mais ça ne m'empêchait pas d'adorer cuisiner. Je me souviens avoir repeint plusieurs fois la cuisine de ma -très patiente- grand mère, à coup de mélanges de moutarde au sucre au riz cru au cacao en poudre … C'était mon atelier du petite chimiste !

Plus tard, quand mes parents ont divorcé, j'arrivais chez mon père, chaque week end, avec une cagette de provisions, des gribouilles et des bafouilles et je testais !

As- tu fais des études de cuisine ?

Le bac en poche, je savais ce que je ne voulais pas faire, mais le tri dans mes différentes passions n'était pas encore très abouti. Cinq ans de fac, deux ans de musique… et le tilt que si ce n'est pas maintenant, alors quand ? Et me voilà partie dans une formation de cuisine pour adulte, dispensée en ultra express : 6h par jour derrière les fourneaux, pendant 4 mois.

Dès les premières heures, le coup de foudre. L'évidence : moi, dans la cuisine. J'avais enfin trouvé ma place, et je m'y sentais bien. Du coup, je mets les bouchées double, pour obtenir un apprentissage dans une belle maison et je suis plus qu'exaucée quand j'apprends qu'il se déroulera au Bristol.

Quelle a été ta première expérience professionnelle ?

Ma première expérience a été mon apprentissage au Bristol. Une vraie grosse brigade qui fait peur (80 personnes), un chef charismatique qui te casse trois doigts en te disant bonjour tous les matins, un labyrinthe de couloirs, une pâtisserie, une chocolaterie, un service cocktail gigantesque, un room service hors norme, des produits d'exception… qui font que ça reste aujourd'hui mes plus beaux souvenirs de cuisine.

J'y ai énormément appris, tant sur les techniques culinaires, que sur les autres, et aussi moi même. Au début, j'avais l'impression d'être à l'armée : beaucoup d'hommes et pas franchement dans le style tendre ! Pas le droit d'être malade, fatiguée, triste, en retard … je ne précise pas que règles et syndrome prémenstruel, c'est total hors sujet. C'est limite si on remarque que tu viens de laisser un bout de doigt sur ta planche…

Mais au delà de ça, c'est "tous ensemble" : ça crie, ça hurle, ça gueule, ça brule, ça fouette, mais à la fin, il y a une vraie générosité, un vrai esprit de famille. Une fois que l'on a fait ses preuves, on découvre alors des hommes au cœur d'or, passionnés par leur métier, les produits et qui sont une source intarissable de savoirs.

Vis tu de cette passion ?

Aujourd'hui, je peux dire que je vis ma passion, et que j'ai en plus, la chance d'en vivre.

Je suis consultante culinaire (nan mais je rigolais pas quand je parlais de consultante fooding, hein, ndlr) et mes journées sont bien remplies. Bien sûr, il y a des moments de découragement ou de fatigue, quand je dois être loin de la maison plusieurs jours. Parfois, ça me démange aussi de retourner en restauration, pour ressentir cette adrénaline du coup de feu avant un service, et 3 h après, être exténuée mais se dire "c'est trop bon, vivement ce soir qu'on recommence !"

Mais partager tous les jours ma passion et continuer d'apprendre au contact de grands chefs, je ne changerai ça pour rien au monde !

Pourquoi as-tu envie aujourd'hui de partager tes secrets avec les lecteurs et lectrices ?

Autour de moi, depuis plusieurs années maintenant, c'est "ah bah tiens, toi qui t'y connait, ça veut dire quoi ça ? je fais comment pour réussir ça ? j'ai 12 personnes à diner après demain, aide moi ! t'as pas une adresse de resto ?" etc … Ce que je remarque le plus souvent, c'est qu'il y a un décalage entre ce que la télé-réalité et les blogs véhiculent et la réalité.

D'un côté, on veut faire croire à la ménagère qu'elle peut ouvrir un resto, parce qu'elle fait un super poulet rôti le dimanche en famille; de l'autre, les bouquins de cuisine sont parfois écrits dans un tel charabia que seuls les professionnels peuvent se risquer à tester la recette.

Alors de la même manière que je ne serai jamais coiffeuse, mais que faire des nattes à mes cousines, c'est à ma portée, surtout si on me l'explique correctement, je suis sure que si on prend le temps d'expliquer avec simplicité certaines astuces, certes, on ne fera pas naître des milliers d'Alain Ducasse, mais on prendra du plaisir.

Et c'est pour le plaisir, qu'il y a plusieurs mois déjà, lors de nos premiers échanges, c'était avec une immense joie que j'acceptai ta proposition !! On parle tellement de tout ce à quoi on doit faire attention, tout ce que l'on doit éviter etc, qu'il me semble plus que nécessaire d'aborder les choses d'une façon différente ! On va oublier les débats sur le sel, le sucre, le gras, le bio et on va juste se faire PLAISIR !!

Avec le nombre de blogs et autres ouvrages qui existent, tous les réponses devraient facilement être accessibles, mais je constate que ça n'est pas le cas. Aujourd'hui, pour moi, le plus important est de partager au delà de la recette (que l'on trouve facilement via n'importe quel moteur de recherche) : le choix des produits, du matériel, une astuce pour réussir à coup sur tel ou tel plat, et surtout, ne pas livrer une recette sans mode d'emploi, prendre le temps du détail et d'expliquer le pourquoi du comment.

Es- tu plutôt dessert ou salé ?

Dis donc Caro, je te demande à toi, qui tu préfères, de Philippe Jaenada ou Emmanuel Carrère ^_^ Tu me diras que l'un et l'autre ne se comparent pas et que finalement, c'est peut être une question d'ambiance, de moment et d'état d'esprit, au moment de la lecture… et bien pour moi, c'est pareil !

J'aime manger, gouter, humer, savourer, découvrir, me goinfrer ou manger du bout des doigts…J'adore particulièrement cuisiner les desserts, même si je salive plus devant la vitrine du charcutier que celle du pâtissier. La cuisine demande un chouya plus de rigueur que la pâtisserie et mon esprit tordu aimant la difficulté, je trouve mon plaisir à réessayer, encore et encore, jusqu'à ce que cela fonctionne.

Est ce que tu crois vraiment qu'on est tous capables de réaliser quelques chefs d'œuvre culinaires ou est ce que certains sont perdus pour la cause ?

Il me semble nécessaire de préciser une chose : la cuisine est un métier, qui s'apprend. Il y a une différence entre faire deux services de 100 couverts par jour et recevoir des potes à la maison.
Cependant, le point commun à tout ça, c'est le plaisir. Le plaisir de manger. Le plaisir de recevoir, et de vouloir faire plaisir.

Je pars du principe qu'à partir du moment où l'on aime manger, que l'on a envie de créer quelque chose de chouette et qu'on se donne les moyens, à quelque niveau que ce soit (même cuire des pâtes, ça s'apprend. Rien de pire que des pâtes molles fadasses, alors qu'une simple assiette de Penne au beurre peut devenir orgasmique, si on sait comment s'y prendre !), il n'y a aucune raison pour que cela ne fonctionne pas.

Il faut juste ne pas perdre de vue que réaliser un buffet pour 100 personnes ou une pièce montée avec sujets en sucre filé, quand on a du mal à faire une omelette, c'est peut être mettre la barre un peu haut … Et donc, chacun, à son niveau, est capable de réaliser un chef d'œuvre, oui !!!


Si tu devais citer quatre ou cinq outils indispensables pour arriver à cuisiner correctement, ça serait quoi ?

Une des premières choses que l'on nous répète à longueur de journée en cuisine, c'est qu'il n'y a pas de mauvais matériel, uniquement de mauvais ouvriers.

On peut avoir les plus beaux ustensiles, un fourneau 6 feux, un four vapeur et un batteur dernier cri, si l'on ne sait pas comment s'en servir, on ne peut pas espérer un résultat miraculeux.

Pour moi, la base de la réussite réside en tout premier lieu dans le choix des produits. Un bon produit, c'est déjà 50% de réussite pour la recette. De la même manière que l'on va demander conseil au pharmacien, quand on ne veut pas passer par la case médecin, les petits faiseurs des métiers de bouche sont des gens passionnés qui ne demandent qu'à transmettre leur(s) savoir(s). De plus, demander conseil à son primeur, son boucher, son fromager, qu'il soit dans les beaux de quartiers de Paris ou au Carrouf de Trifouillis les oies, c'est établir un lien privilégié avec lui et créer une relation qui réservera, à coup sûr, de bonnes surprises : outres les conseils avisés et les astuces recettes, il sera plus à même de mettre des tranches de jambon en plus ou une barquette de framboise cadeau, de temps en temps, dans le sac !

Ensuite, tout est question d'organisation et d'astuces. On ne peut pas avoir chez soi exactement le même matériel que le chef du restaurant. On peut acquérir certains éléments, mais ça s'arrête là. Il faut donc apprendre à cuisiner avec ce que l'on a sous la main, détourner des objets etc … Et c'est justement ce que je veux expliquer et faire partager à tes lecteurs !

Il faut également être organisé : réaliser une recette, c'est d'abord la lire, déchiffrer ce que l'on ne comprend pas, s'assurer que l'on a tous les produits, le temps nécessaire, puis, commencer. Sans perdre de vue que l'on ne s'attaque pas à plus gros que soit.

S'il y a une chose à retenir, c'est que maitriser les bases, c'est ce qui va permettre de pouvoir aiguiser notre sens de la créativité, et nous assurer plus de maitrise dans les recettes les plus complexe ; marcher, avant de courir …

Enfin, au cas où je ne l'ai pas assez répété, ne pas perdre de vue le PLAISIR. Passer la journée à s'arracher les cheveux sur une recette, c'est juste du masochisme !!

De la connerie et de la jeunesse

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Arrivée tard hier de Lyon, le moral un peu dans les chaussettes comme à chaque fois qu'il s'agit de quitter Manou, Padom et tous les autres. Un billet légèrement décousu donc pour aujourd'hui, avec des photos couleur d'automne, le jardin de mes parents est toujours si beau en octobre…

A part ça, j'ai récupéré une Rose dans une forme olympique, ayant fait comme il se doit d'énormes progrès de langage (il faut savoir que tout enfant normalement constitué profite de LA semaine où tu le laisse pour apprendre à marcher/devenir propre/savoir écrire son prénom/parler comme un livre/faire du vélo sans roulettes) (c'est humiliant et frustrant en tant que parent mais ce qui compte n'est-ce pas le résultat ?) (ok, c'est rageant, on est d'accord).

Quoi qu'il en soit, Rose n'a pas failli à la règle de l'apprentissage loin de sa mère. Elle prononce désormais UN mot de trois syllabes sans aucune hésitation.

Saucisson.

On a les enfants qu'on mérite.

C'est d'ailleurs en substance ce que nous a envoyé dans les dents monsieur Supercon dans le TGV hier.

On n'était pas partis depuis trois minutes de la gare de la Part-Dieu que la gars s'est levé pour enguirlander mon machin qui rigolait avec Helmut (il avait la bonté de s'en occuper, ok, il a une conception assez personnelle du baby-sitting mais ils ne faisaient très sincèrement que rire un peu fort) (il y a eu certains départs de gare bien plus en fanfarre que celui-ci, dieu m'est témoin). Mr Supercon, donc, a invectivé mon garçon par son prénom, m'ayant entendue l'appeler deux minutes avant et l'a sermonné super violemment sur le mode "mon petit machin, tu vas me faire le plaisir d'être un peu plus sage et de me laisser voyager tranquillement. Donc tu commences par te taire et tu fais en sorte que ta soeur également".

Mon sang de mère n'a fait qu'un tour et je l'ai fermement incité à s'adresser à ses parents plutôt qu'à cet enfant loin d'être majeur (et encore moins vacciné, c'est une horreur le retard qu'on a au niveau du pentacoq, fin de l'apparté). Le churros quant à lui tremblait de rage mais se contenait. Jusqu'à ce que mister supercon, vieux beau sosie de Polanski – en barbour s'il vous plait – nous explique qu'à bien nous observer il comprenait mieux le comportement de nos enfants et que les chiens ne faisaient pas des chats et patin couffin (il n'a pas dit patin couffin, ça c'est moi) (à la place il a ajouté tout un tas de gracieusetés qui montraient qu'il avait en gros grave la haine). Un chouette moment de solidarité humaine et de vivre ensemble, en somme. Il s'en est fallu de peu que le churros lui en colle une. (ça m'a un peu excitée)

On a finalement calmé le jeu tout en expliquant à Rose que si d'aventure elle avait mal au coeur, c'était à la place 76 qu'il fallait qu'elle courre vite vite vite demander du sopalin. Et que si le monsieur n'en avait pas, tant pis pour lui.

En réalité j'étais tellement énervée que je n'ai pas arrêté de faire des réflexions bien senties tout le trajet pour lui mettre la honte. Et aussi dans l'espoir que les autres gens me montrent par un regard ou un sourire qu'ils étaient de mon côté.

A priori ils ne l'étaient pas.

Et puis histoire de bien donner raison à mr supercon au sujet de sa mauvaise éducation, à la sortie du TGV, mon machin l'a doublé sur le quai et lui a lancé avec une insolence mêlée de fraicheur qui m'a remplie de fierté: "C'était bien la jeunesse, monsieur, hein ?".

Après on a détalé aussi vite que c'est possible à cinq avec douze mille bagages. On assume, mais à moitié, en vrai.

Voilà, à part ça, je vous laisse avec le saint pothin apporté par ma grand-mère qu'on s'est boulottés avant qu'elle aille au cimetière voir mon grand-père. Je trouve ça classe, moi, le concept de la crème au beurre avant d'aller fleurir les tombes. Et oui, les jambes de jeune fille qu'on peut apercevoir sur la photo, sont celles de ma grammy, 89 ans et sept enfants.

Il faudrait qu'un jour on m'explique les mystères de l'hérédité. De cette grand-mère, j'ai hérité… du nez. En patate, le nez.

Edit: Il y avait encore quelques framboises dans le jardin, c'est fou, non ?

Edit2: Les petites menottes dans celle de grammy, sont celles de la toute petite fille de ma soeurette, qui grandit à son rythme. Elle est à elle seule une victoire sur le Distilbène et en ça, c'est un peu une héroine…

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Vive l’automne

Tartechataignes

Tout petit billet en cette veille de week-end prolongé. La semaine a été finalement très chargée malgré l'absence des enfants. En vrac, quelques pensées sans importance.

– On avait prévu de sortir, d'aller au cinéma, de s'agiter sous la couette comme des adolescents. Et finalement, on n'a pas fait grand chose de tout ça. Il faudrait une autre semaine, en fait, là c'était de l'échauffement.

– En même temps, hier matin j'ai failli sniffer du mustela à la paille. Et j'ai aussi rêvé que j'arrangeais le coup pour Dora avec T'choupi. Je n'arrête pas de dire "mouche-toi" au churros, aussi.

– J'avais oublié qu'en automne à Paris, par jour de beau temps, le ciel s'embrasait le soir. Hier, la verrière du Grand Palais était nimbée de rose. C'est bête mais ça m'a donné de l'espoir.

– J'ai mangé mercredi midi en compagnie d'un jeune homme charmant au Loir dans la théière. En dessert: une tarte miel chataigne. S'il est une preuve de l'existence de Dieu c'est bien celle là.

– Autre signe évident d'une puissance divine: le fait qu'une femme ait donné naissance un jour à Taye Diggs

– Je kiffe la chanson de la banane de Philippe Katerine. Je kiffe Philippe Katerine en général et en particulier.

– Au Pho14, les soupes déchirent mais c'est rien à côté de leurs Bô-bun (sorte de diner tout en un: nouilles de riz, salade, carottes rapées, viande de boeuf marinée, cacahuètes, menthe, coriandre et nems coupés en morceaux. Explosion de saveurs assurée). Et croyez moi j'ai fait un sacré benchmark depuis cinq ans. Ce sont les meilleurs de Paris.

– J'ai envie depuis des mois d'aller boire un cocktail au Mama Shelter. Et maintenant que Garance D en a parlé, j'ai l'impression que ça ferait la fille sans personnalité.

– Je voudrais avoir un bombardier, une cape et un manteau camel. Et aussi un sac mulberry. Le modèle Alexa Chung. Je ne refuserai pas non plus le perfecto avec de la moumoute à l'intérieur de chez H&M. Par contre je dis non au sac de dame. Il faut savoir doser sa fashion folow attitude. Sinon on devient un mouton.

– J'ai envie de partir à l'île Maurice à Noël. Pour le 1er de l'an. Tous les cinq. J'ai passé une bonne partie de ma soirée d'hier à checker les sites des agences de voyage.

– En même temps c'est d'un surfait l'océan indien. On va rester à Paris du coup. A cause de l'argent, aussi. Mais pas que.

Bon week-end des morts et des vivants.

History of seduction (n’importe quoi)

Airort
Depuis hier, cette histoire de séduction me turlupine (ça va, ça va, on se calme, pas de contrepétrie à l'horizon, on remballe).

Je veux dire: bien sûr, je ne m'habille pas le matin pour être un garage à flutes, ça c'était une sorte de boutade stylistique, pour donner de la joie à mes lecteurs.

Mais par contre, je ne vais pas le nier, j'ai à l'esprit, souvent, le regard que l'autre – et souvent l'autre étant burné – va porter sur moi. J'en avais déjà parlé du temps d'un devoir du soir imposé par le docteur Z, sur le mode "Faut-il se plaire pour s'aimer".

La réponse étant non, hein. Pas besoin.

Et je ne vais pas vous redire pourquoi, c'est par ici.

Je me rappelle avoir confié alors à mr Z. que j'avais ce besoin de séduire. Et qu'il m'avait répondu que c'était souvent le cas quand on n'avait pas eu son compte de drague à l'adolescence (il ne l'avait pas dit comme ça mais c'était l'idée). En gros, à bientôt 40 ans, j'en suis encore à vouloir sortir avec Nicolas Guiguet, 4eB. Probablement homosexuel qui plus est mais on s'égare, on parlera de ce petit TOC – autrement appelé le syndrôme de la fille à pédés – que j'eus durant les 25 premières années de ma vie, une autre fois.

Il n'empêche que je sens ces derniers temps que c'est moins pregnant. Je ne saurais dire si c'est parce que je vois le changement de dizaine arriver et que du coup, je lâche l'affaire avec Nicolas Guiguet. Ou si c'est parce que je suis mieux dans mon tanga, ce qui fait que j'ai moins besoin de l'approbation d'autrui. Il n'empêche que je trouve ça reposant.

Ce qui ne signifie pas que j'ai fait une croix sur la séduction ni que je compte le faire un jour. Je me souviens, petite et déjà dans la restriction alimentaire pour cause d'embonpoint, je me promettais qu'à 60 ans (âge canonique selon moi à l'époque alors qu'on est d'accord aujourd'hui que c'est à peine la fin de l'adolescence) je passerais mes journées à bouffer des parts de flan (déjà) dans les salons de thé. Parce qu'à 60 ans, pas besoin de plaire. Guess what ? J'ai un poil changé de point de vue.

Edit: Rien à voir mais Hélène Ventoura, qui joue dans "Le dernier numéro", a été super touchée de votre enthousiasme pour gagner des places. Du coup, voici ce qu'elle vous propose: "Les 25 premières personnes à téléphoner auprès de Livia (du Lucernaire) au 01 42 22 66 87, auront droit à une place achetée/une place offerte (prix de la place 20€). Il suffit de dire qu'elles viennent de la part de Caroline. Attention l'offre est valable jusqu'au 6 novembre."

Edit2: Cette femme, je l'ai prise en photo cet été dans un aéroport. Elle me fascinait parce qu'elle avait genre "tout juste". La robe tablier CAMEL FONCÉ, les chaussures trendy, le panier (it-bag de l'été 2010), la passion du tricot (plouc si c'est Germaine de l'Allier qui pratique mais complètement tendance chez la parisienne trentenaire), la couleur de cheveux assortie au reste, le t-shirt loose comme il faut et bleu méditerrannée. Une très belle femme au demeurant, yeux de chat et peau parfaite. Et pourtant, je me suis dit que malgré ce sans faute stylistique, je ne lui trouvais pas ce petit truc que parfois certaines nanas déclenchent en moi (comme Loop avec les hôtesses de l'air). Bon, la vérité aussi c'est que je ne trouvais pas de photo à mettre.

 

De nos jolies jambes. Enfin… les vôtres.

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Hier il y avait chez moi ma cousine Steph. Une de celles dont je vous parlais récemment. Elle a des jambes immenses, un cul parfait et une poitrine généreuse.

On pourrait imaginer qu'elle est consciente d'avoir tiré le gros lot à la loterie de mère nature la truie.

Que nenni.

"Tu devrais mettre des jupes courtes avec ces jambes sa race que t'as", je lui ai lancé, en essuyant la bave au coin de mes lèvres devant ces guiboles d'1m12.

"Tu rigoles ou quoi ? Avec le VENTRE que j'ai ? Moi tu sais je tourne avec cinq jeans et toujours les mêmes. Sauf que les mêmes évidemment que celui qui te va à la perfection, tu ne le trouves jamais".

En apparté, c'est vrai, on ne retrouve JAMAIS le jean de la mort qui nous transforme en barraque à bites. Et ça c'est dommage.

Je précise que ma cousine ne dit pas "baraque à bites", ça c'est moi, tout le monde n'est pas vulgaire dans cette respectable famille.

Bref, mon propos, parce qu'il y en avait un, c'est que ma cousine devrait mettre des mini-jupes. Et probablement pas mal d'entre vous. Enfin je me comprends, par exemple moi mon point fort ce ne sont pas mes jambes (euphémisme pour parler de mon syndrome "grand buste"), donc la mini j'oublie.

Mais on m'aura comprise: quand est-ce qu'on va arrêter, bordel, d'être aussi sévères avec nous même ?

C'était mon quart d'heure nènèsse de la fesse.

Edit: Ma Steph, tu es une bombasse et va falloir finir par te le mettre dans ta petite tête choucroutée.

En vrac et un peu énervée

Mains

On pourrait penser que débarrassée de mes trois enfants, j'aurai du temps, plein de temps, pour vous concocter des billets aux petits oignons. Mais bien évidemment, ce n'est pas du tout le cas, en vertu du vieil adage de qui peut le plus peut le moins mais pas inversement, moins j'en fous… moins j'en fous.

Que celles qui sont perdues lèvent la main.

J'ai néanmoins quelques avis sur tout et probablement sur rien et comme ça ne me suffit pas d'être d'accord avec moi même, je vous les jette en vrac, comme une poignée de pétales de roses sur un lit de jeunes mariés.

– "Bâtisseur", "visionnaire", "grand homme", "attachant", "consensuel" (si si), "grand élu", "libre", etc. Non, ces qualificatifs n'ont pas été employés par la classe politique à l'occasion de l'anniversaire de la mort de Jaurès ou de Mendès-France. C'est bien du monsieur qui n'aimait pas trop les tronches "pas très catholiques" qu'on parle, l'inénarable Georges Frêche. Dire que j'ai eu cette pensée, naïve, à l'annonce de son décès: "han, ils vont être bien emmerdés au PS pour réagir, avec tout ce qu'ils lui avaient mis dans la figure y'a peu". Ben non, pas emmerdés pour deux sous. Et à droite ? Pas mieux. J'ai noté deux voix dissonnantes: Cohn Bendit, qui explique qu'il comprend la peine de ses amis mais que lui l'a toujours trouvé exécrable. Et Christophe Girard, adjoint au maire de Paris, qui dit peu ou prou la même chose. Entendons nous bien, je n'avais pas vraiment d'avis sur Georges Frêche. Si ce n'est qu'il semblait assez mafieux dans son comportement. Mais ce bal des faux cul est une pierre de plus portée à l'édifice des abstentionnistes, si on veut mon avis.

– Je viens de commencer le dernier Houllebecq et comme à chaque fois, très agréable impression de fluidité. Cet homme écrit bien. Et il est drôle. En 50 pages, il m'a eue. Même si je sais aussi que ce n'est pas de ces livres qui me feront pleurer. D'où probablement ma préférence pour un Carrère. Mais quand même.

– Je tiens à vous faire part de mon jugement définitif concernant la marque American Vintage: certes tout est adorable et donne envie de faire l'amour avec sur soi simplement une nuisette transparente en voile de cachemire. Mais. Mais pour 90 euros, tu as une soit-disant robe en voile de cachemire qui se transforme en serpillère en moins de temps qu'il ne faut pour le dire. Idem pour les t-shirts qui se détendent comme s'ils avaient fumé des pétards toute la nuit, quand ils ne se déchirent pas comme du papier de soie. Bref, on ne m'y reprendra plus. Même si la collection de cet hiver me fait baver d'envie.

– Chez Verbaudet ils font des fausses docks pour les petites filles qui sont juste à tomber et pas très chères pour le coup.

– Paraitrait que y'aurait des sondages secrets mais que l'Elysée a quand même le droit d'en parler pour la simple raison que c'est elle qui les a fait, qui indiqueraient que dans les JOURS à venir, l'opinion va se retourner contre le mouvement de contestation contre les retraites. Parait. Bon, pour l'instant Nicolas est sous la barre des 30% de satisfaction. Mais c'est comme les dépots de carburant, ça. ça ne veut absolument rien dire, pauvres manants.

– Cette nuit j'ai été fichue de me réveiller à 5h, convaincue d'entendre pleurer Rose. Je pense que ça s'inscrit dans ton capital génétique, ces saletés.

– Y'a moyen de bien rigoler dans le Elle de cette semaine avec les leçons de savoir-mode d'Inès de la Fesse, dont on fête comme chaque année le retour en hype. J'adore qu'elle m'explique comment être rock. Je ne sais plus où j'ai lu cette phrase, je crois dans un courrier des lecteurs des inrocks après un dossier sur les nouveaux rockers bcbg qui s'habillent en Burberry, mais j'ai trouvé ça excellent: "Je ne sais pas très bien ce que c'est d'être rock aujourd'hui, mais je suis sûr d'une chose, un rockeur, un vrai, ne sait pas où se trouve Colette ni même qu'il s'agit d'un magasin".

– A ce propos je vous signale que la nouvelle version des Inrocks est vraiment bien.

– On a vu "La vie au ranch" avec zaz. Zaz a pas trop aimé, je suis moins sévère. J'ai trouvé les actrices excellentes, j'ai aimé leur trashitude, le fait qu'elles ne soient pas sublimes. J'ai pris un gros coup de vieux devant cet instantané d'une jeunesse qui se cherche, pendant cette période si particulière de l'après-bac.

Edit: la photo n'a rien à voir avec le schmilblick, je savais pas quoi mettre. Mais bon, elles me font rire ces petites mains, c'était cet été, ils s'étaient enfermés dans un placard, rose ne voulait plus en sortir

Placard

Week off

Calin

Samedi, le machin, la chérie et Helmut sont partis avec leur papa à Lyon. Quand je dis "avec leur papa", c'est un peu exagéré. En vérité il a fait le voyage en train avec les trois mineurs, les a balancés sur le quai et a repris un tgv dans le sens inverse. Officiellement à cause de l'éventuelle pénurie de trains dimanche.

Officieusement, il voulait sa grasse-matinée dans sa maison.

C'est moche.

A sa décharge, Helmut aka Rose a vomi tripes et boyaux aux alentours du Creusot. Et il n'avait évidemment ni kleenex, ni lingettes.

Je devrais me sentir coupable (très), pourtant, ça me tue de l'avouer ici (quoi que depuis que j'ai participé à un lynchage on line de la future ex belle-mère de mon fils plus rien ne m'embarrasse vraiment), ma première réaction quand le churros m'a appelée pour me raconter l'épisode vomito, fut le soulagement de ne pas avoir été du voyage.

C'est bon la honte.

A part ça, donc, nous sommes child-free. Ce qui implique très concrètement: de pouvoir faire l'amour à 10h45 ; puis à 18h56 ; de regarder la télévision sans qu'il y ait sur l'écran l'insupportable Dora qu'on voudrait étrangler avec son sac à dos ; de manger DEVANT la télé (c'est mal mais c'est bon putain) de manger sans que la moitié du repas se retrouve sous la table ; d'aller déguster un Pho un dimanche à 20h15 ; de ne pas avoir à signer de cahiers à 8h13 (je me demande si cette manie de me faire signer douze cahiers à deux minutes du départ à l'école n'aurait pas pour objectif de m'enfumer en cas d'éventuelles sales notes) ; de ne pas rincer le pot douze fois par jour ; de ne pas chercher le bonnet de bain du machin le dimanche à 21h57 (lequel est probablement en train de faire la fête du slip avec ses douze congénères déjà perdus et ses copains les couvercles de tuperwarre, les batards) ; de regarder trois épisodes de House d'AFFILEE ; de ne pas faire le marché rapport que je ne vais pas préparer UN SEUL FUCKING REPAS DE LA SEMAINE ; de faire caca SEULE ; de n'avoir à emmener personne au solfège/à l'escalade/chez le pédiatre ; de rentrer du boulot à 20h00 et de m'avachir sur le canapé ; de rentrer du boulot à 20h00 et de m'avachir sur le canapé ; de rentrer du boulot et de m'av…

Ok, on m'aura comprise.

Une semaine avec les enfants chez Manou et Padom ça veut aussi dire qu'aucune boule pleine de cheveux sentant un mélange de pipi et de mustela ne va venir se glisser dans mon lit le matin. Et que ses deux grandes bringues de frère et soeur ne la rejoindront pas pour faire un gros tas.

Si seulement on pouvait les faire revenir pour un petit shoot et les renvoyer aussi sec…

Nan, je plaisante.

Je veux dire, je ne veux pas les faire revenir. Ce serait trop dur pour ma mère qui attendait cette semaine avec tellement d'impatience.

Et aussi je veux m'avachir sur le canapé.

Le dernier numéro: et les gagnantes sont…

Clowns
Tadaaaam.

Alors voici les gagnantes du concours "Le dernier numéro"

– Commentaire n°46: Lily

– Commentaire n°83: EloDee

– Commentaire n°103: Desperada (dis-donc toi, ça fait deux fois que le churros te tire, faudrait voir à quand même être un peu discrets, vous.) Despé qui si j'ai bien compris, jouait pour Geneviève. Yeahhhhhhh !

Je tenais à vous dire, même si ça fait curé de campagne, que je trouve ça génial, la façon dont certains et certaines offrent leur voix à d'autres qui ont besoin d'un peu de soleil dans le coeur. Je ne plaisante pas, ça me retourne le dedans de moi-même et me redonne un peu confiance dans l'humanité.

C'est une mère de trois enfants qui s'est fait refuser pour la énième fois le droit d'entrer dans le bus ce matin au prétexte que c'est trois poussettes et pas une de plus (alors qu'il flottait des cordes et qu'il y avait largement la place) qui vous parle. Je l'ai pris très dignement. Si tant est que beugler "bande de connasses" aux trois rombières qui m'ont bloqué le passage entre dans la catégorie dignité.

M'en fiche, depuis que j'ai lu cette phrase, "le snobisme est une bulle de champagne qui hésite entre le rot et le pet", j'assume pleinement ma grossièreté.

Un coucou à la douce Antonia, croisée dans le métro.

Edit: un mail des gagnantes sera le bienvenu pour que je les mette en lien avec les organisateurs du spectacle.

Des places à gagner pour « Le dernier numéro »

Le-Dernier-Numero_theatre_fiche_spectacle_une  La semaine dernière, le churros et moi on est allés au spectacle, un vendredi soir. Un truc de fou pour nous. La conjonction de tous un tas d'éléments favorables, la lune en capricorne, le baby-sitter dispo, pas d'urgences au boulot, des métros à l'heure, etc.

Il pleuvait, on a mangé à l'arrache avant le spectacle et on savait à peine ce qu'on allait voir.

Mais comment dire ?

On était heureux. Proches de l'orgasme à vrai dire. Sans pénétration.

Vendredi dernier, donc, invités par Alexiane (celle des bougies) nous sommes allés voir Hélène Ventoura, qui joue, seule, dans "Le dernier numéro".

Je rectifie: on est allés voir un ange.

Un clown-ange.

L'histoire ? Un jeu contre l'oubli. Un cabaret dans lequel les artistes viennent jouer leur dernier numéro, puis meurent. Mais avant de passer de l'autre côté, ils donnent le meilleur d'eux mêmes, pour faire rire. Contre l'oubli.

Dit comme ça, je peux imaginer que ça ne vous évoque pas grand chose. Et très franchement, il est difficile de vous en raconter plus, tellement tout se joue sur un rythme insufflé par cette jeune femme frêle et gracieuse qui semble danser sur un fil durant une petite heure. Elle a été formée chez Fratellini et on sent qu'elle vient en effet du cirque. Mais plus qu'un clown ce serait une funambule.

Le dernier numéro se joue tout en haut du lucernaire, dans une salle sous les combles qui s'appelle le Paradis. Coïncidence. Mais peut-être n'y en a-t-il pas, de coïncidences.

On aurait envie qu'à la sortie du théâtre, il neige.

Bref, c'est un spectacle que je reommande aux rêveurs, aux amateurs de poésie, à ceux qui rient aux blagues absurdes comme celles des oeufs au plat dans une poele. L'un dit à l'autre: "Il fait chaud, non ?". Et l'autre sursaute et s'écrie: "Ah ! Un oeuf qui parle !".

Si parmi vous il y a des amateurs, je vous propose de gagner des places. Pour le soir de votre choix dans le mois à venir. Trois gagnants, six places. Parce que c'est mieux d'aller au théâtre à deux. Et que le resto du Lucernaire est drôlement sympa. Même que par soirs de chance, on y croise Jacques Gamblin.

Sluuurp.

Pour gagner, une seule règle: se faire tirer pas le churros. Ce qui en soi est un présent.

Bonne journée amis poètes…