Le féminisme passe par le savoir

Filles cartables

Hier, donc, c'était la journée de la femme. On pourrait penser que si je n'en parle qu'aujourd'hui c'est pour me distinguer, sauf qu'en réalité, j'avais totalement zappé. Ce qui donne une indication sur l'intérêt que je porte à ce type de manifestation, qui me laisse aussi froide que la fête des mères, des pères, des grand-pères ou des espèces en voie de disparition.

Il n'empêche que forcément, après avoir été abreuvée de tweets sur le sujet, de une de libé et autres débats enfiévrés autour de LA polémique du moment, à savoir le bouquin à succès d'Elizabeth Badinter, j'ai tout de même envie d'y mettre mon grain de sel.

Autant le dire de suite, je n'ai pas lu "Le conflit" qui fait couler tant d'encre. Je l'ai acheté, deux fois, même, puisque j'ai eu l'intelligence d'oublier le sac relay dans le train. Mais pas encore ouvert, va savoir pourquoi.

ça ne m'empêche pas d'avoir un avis, vu le nombre d'extraits publiés ça et là, je vois à peu près de quoi il retourne.

Et mon avis, une fois de plus, ai-je envie de dire, c'est que je n'en ai pas vraiment. Enfin, si, mais en gros, je ne suis pas d'accord… avec moi même. C'est un vrai problème, croyez-moi, de ne pas être capable d'avoir un avis tranché. j'adorerais pouvoir écrire qu'Antoinette Fouque est une conne, Sylviane agacinskii une abrutie et Elizabeth Badinter une flèche plantée droit dans le coeur des sales machistes.

Sauf que non, je n'y parviens pas, à chaque fois que je crois être à un cheveu d'une certitude, une petite voix en moi vient m'avancer un argument imparable. ça marche aussi avec n'importe quel contradicteur.

Exemple. L'allaitement. Je suis d'accord avec Lizzie Badinter quand elle déplore la pression infligée aujourd'hui aux femmes qui ne souhaitent pas faire fonction de garde-manger ambulant. Je considère que cette idéologie du nibard gorgé de lait est un recul pour le droit des femmes à disposer de leur corps.

Sauf que voilà, j'ai adoré allaiter mes enfants, particulièrement number three, les jumeaux ce fut plus compliqué pour x raisons mais ce n'est pas le sujet. J'ai tellement aimé ça que j'ai eu du lait pendant les six mois qui ont suivi son sevrage et que je ne peux pas aujourd'hui regarder une femme donner le sein sans saigner à l'intérieur de moi même, réalisant que plus jamais ça ne m'arrivera. Etais-je asservie, étais-je devenue durant ces huit mois de félicité une pauvre cruche revenue à l'état d'animal sans cervelle ? Je ne pense pas, peut-être parce que j'ai tout simplement choisi de le faire, sans que personne ne me force ou m'oriente. Bref, je suis d'accord avec Badinter, vade retro les hystéro du téton qui prédisent stérilité, débilité et autres joyeusetés aux enfants biberonnés. Mais pour autant, si je pouvais, je remettrais Helmut au sein là tout de suite maintenant s'il y avait la moindre chance que ça puisse la faire rapetisser…

Je pense aussi qu'il est peut-être un poil simpliste de résumer le féminisme à cette question de l'allaitement et de l'instinct maternel. J'aurais presque tendance à dire, si j'étais mauvaise langue, que madame Badinter savait très bien qu'un tel discours ferait vendre. Je l'attendais personnellement sur autre chose.

Autre exemple ? Cette histoire de victimisation des femmes, que fustige Badinter, estimant que les féministes d'aujourd'hui sont trop geignardes et ne servent pas la cause des femmes en réclamant à tout prix la parité et l'égalité des salaires. Ok, je suis d'accord, être pour des quotas et insister en permanence sur tout ce qui est infligé aux femmes, c'est quelque part reconnaitre que nous sommes des êtres faibles qui ont besoin de la loi pour les aider à accéder à l'égalité. Sauf que c'est quoi la solution ? Le fait est que les différences sont criantes en terme de promotion, d'accès aux postes de direction ou de revenus. Pourquoi ? Parce que dès la plus tendre enfance, les femmes sont conditionnées à ne pas attendre autant que les hommes, parce qu'elles font des enfants et que n'en déplaise à Elizabeth Badinter, la biologie nous a créées différentes des hommes, parce que les congés maternité sont la terreur des employeurs et qu'une fois les bambins nés, il ne vient pas souvent à l'esprit des hommes que ça peut être à eux de rentrer plus tôt. Donc bien sûr, je suis d'accord, invoquer cette "différence" à tout bout de champ et même l'utiliser comme argument comme le font certaines nouvelles féministes qui justifient par exemple le retour à la maison des mères, c'est assez abject. Mais ne pas tenir compte de cette réalité qui est que nous seules sommes en mesure d'enfanter, c'est se voiler la face, non ? Voilà, une fois de plus, pas d'accord. Ou un peu avec tout le monde. Si je réfléchis bien, je me dis que la solution, c'est bien sûr de prévoir des modes de garde adaptés, une plus grande souplesse horaire pour les mères ET les pères, cesser de remettre en cause les 35h, etc etc etc. Mais là aussi, c'est moins vendeur, chiant, même. Pourtant, tant que la grossesse sera neuf fois sur dix synonyme d'une stagnation salariale et de la carrière, les femmes seront en effet fragilisées et auront besoin que la loi les aide.

Autre exemple ? Le congé parental. Personnellement, je suis contre. Pourquoi ? Parce qu'au terme de ces trois années avec bébé, la plupart des femmes ne parviennent pas à retourner au boulot. En général, elles se retrouvent placardisées, elles ont perdu leurs réflexes et leur confiance en elle, elles se sont peut-être également habituées à ne plus être "contraintes" à travailler. En même temps, si c'était plus encadré, si les hommes aussi choisissaient de s'arrêter un temps, si ça entrait dans les moeurs, vraiment, si la majorité des femmes optant pour cette solution n'étaient pas celles dont le boulot est mal payé et peu qualifié, peut-être que cette période d'accompagnement du tout petit serait moins risquée pour les femmes… et les hommes.

Je ne vais pas continuer ainsi à l'infni – alors que je le pourrais, j'en ai encore des tas, d'interrogations – je sens que j'ai été longue et moyennement marrante. Mais ce que j'essaie maladroitement d'exprimer, c'est que je suis assez lasse de cette guéguerre entre anciennes et nouvelles féministes. Je ne supporte pas l'idéologie, pas plus celle d'Elizabeth Badinter que celle des féministes écolos qui ne jurent que par les couches lavables.

Tiens ! Quand même, les couches lavables ! Quelle question, je suis contre ! Attends, je serais du genre à ne me servir que d'assiettes en plastique si je n'avais pas de lave-vaisselle, alors aller frotter le caca d'Helmut, des clous ! Ceci dit, c'est sûr, si dans dix ans on m'apprend qu'elle a un cancer des fesses à cause de ma faignantise, je ne ferai pas ma maligne. Pas plus que je ne suis fière à l'idée d'être responsable du changement de sexe des poissons en raison de mon stérilet hormonal. Tout ça pour dire que je respecte totalement celles qui font le choix de revenir aux couches en tissu ou tout autre procédé évitant de transformer à terme les crapauds en grenouilles, mais que je veux avoir le choix de me faciliter un tout petit peu la vie, sans qu'on me donne la désagréable impression d'être du côté de la force obscure.

J'en viens à ma conclusion. Si je devais adhérer à un courant féministe, j'en choisirais un qui ne juge pas. Ni les allaitantes, ni les biberonneuses. Ni les adeptes des règles abondantes, ni celles qui ne jurent que par la pilule. Ni les femmes au foyer, ni les mères indignes qui rentrent tard et voient leurs enfants un soir sur deux. Un mouvement qui bannirait cette satanée culpabilisation qui nous poursuit depuis qu'Eve a soit-disant croqué la pomme. Un mouvement qui s'attaquerait surtout à l'essentiel, le combat pour l'éducation des femmes, pour que toutes les petites filles soient élevées dans l'idée que rien ne leur est interdit en raison d'un pénis qu'elles n'ont pas. Un mouvement qui s'attacherait moins à ses idoles, ses vieilles chapelles et leurs best sellers et un peu plus aux femmes, à toutes les femmes…

En vous remerciant.

Edit: Si les commentaires pouvaient ne pas se transformer en apologie de la moon cup, en descriptif des couches lavables tellement plus simples qu'on ne le croit ou en sarcasmes anti-allaitement (ou l'inverse) ça m'arrangerait…

Edit2: Mon titre est pompeux mais il résume tout de même très bien ma pensée. Quand à la photo, c'est parce que je souhaite pour mes filles qu'elles se libèrent par le savoir. A mon fils aussi.

Rose et Pa’dom

Rose et padom
Hier soir, en regardant les Victoires de la musique, j'ai une nouvelle fois été frappée de la ressemblance entre Charles Aznavour et mon petit grand-père. Mêmes cheveux, mêmes sourcils, même taille, même corpulence, même ironie dans les yeux, même extrême pudeur.

Rien à voir ou finalement, si, cette semaine, j'ai vu avec délices mon helmut prendre possession de la maison de mes parents. Si sa complicité avec ma mère n'est pas récente, bien que s'accentuant à chaque séjour, je crois que c'est en revanche la première fois que je l'ai vue autant en demande de mon père, le Pa'dom national, fourni avec les chaussures allemandes été comme hiver, avec ou sans chaussettes, tout dépend de la température. ça, pour la minute modeuse, on repassera, c'est sûr.

Dire qu'elle en a fait ce qu'elle voulait est le plus gros des euphémismes, la demoiselle eut droit tous les matins à son pain brioché, aux promenades en poussettes ou aux explorations du jardin, qu'il vente ou qu'il pleuve. Au moindre problème, à la moindre interrogation, on entendait des "padooooooom", résonner dans la baraque, la plupart du temps rien que pour le plaisir de le voir rappliquer.

Vendredi, en fin d'après-midi, je les ai retrouvés assis tous les deux sur le parapet de la cabane des enfants, savourant en coeur le dernier rayon de soleil, avant un dernier tour de tracteur pour la route. Une fine équipe, quoi…

Tracteur

Le couvent des minimes, part. 2

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Chose promise, chose due, voici donc la suite de nos aventures luberonesques, aventures non sponsorisées, je le précise à nouveau, histoire que ce soit bien clair…

Vous m'excuserez pour la pauvreté du légendage, mais j'ai comme qui dirait retrouvé ma progéniture et par conséquent perdu en autonomie…

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Là c'est la librairie "Le Bleuet" située à Banon, un village de carte postale qui mérite vraiment le tortillon qui vous y mène. Cette librairie est hallucinante, immense dans ce patelin minuscule et le personnel charmant. j'y ai dégotté un jaenada que je n'avais pas lu, cool. Un jour je vous parlerai de Jaenada. Je précise que c'est pas la photo qui est tordue, mais la rue. Hum.

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ça c'est en haut du village médiéval de Banon, je ne sais plus si c'est l'église ou le vieil Hôtel Dieu. Ouais, j'ai peu d'avenir comme guide bleu.

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Là c'est toujours à Banon, une petite vierge qui m'a émotionnée…

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A Banon, y'a des lapins aussi… (je sens que j'ai perdu 45% de mon lectorat, là, non ?) Bah si.

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Ma foi, j'ai bien aimé Banon, je l'ai déjà dit ? Bah oui.

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ça c'est la nouvelle pause officielle de la blogueuse modeuse. J'adore lancer des tendances, tu comprends.

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Un matou à Manosque…`

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Là c'est où on s'avachira la prochaine fois, vu qu'on y retournera en été. Ben si, c'est comme ça, dans la vie faut avoir de l'ambition.

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ça c'est un cadeau que je fais à mon lectorat, une leçon de facheune en trois mots: la chemise en denim, ma cherrrrrrie, c'est la nouvelle petite robe noire.

Couvent14
Je termine avec la seule fausse note de cet endroit paradisiaque. D'autant que je m'excuse mais faudrait voir à la faire réviser la vieille, là, hein. (oui, là, j'admets, c'est la photo qui est bancale)

Le Couvent des minimes, il fait le maximum

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Il y a des moments dans la vie où il faut dire stop. Stop à l'anxiété, stop au métro, stop à grand chef, stop au réveil, stop à "qu'est-ce qu'on mange", stop à "encore des brocolis ?", stop à "maman faut signer le mot de la maitresse", stop à "j'ai mal au ventre", stop à "elle est chaude, non ?", stop à tout, quoi.

Spa

Consciente de cela – de l'intérêt de vieillir, on connait ses limites – j'avais décidé il y a quelques semaines de faire péter le codévi (qui ne s'appelle plus comme ça mais moi, le "livret développement durabe" ça me parle moyen) et de nous booker trois jours dans un chouette endroit, pas loin de Lyon, rapport à la nécessité de caser les lardons pour profiter à 100% du spa.

Ben ouais, un spa avec enfants c'est plus un spa. Je sais, j'ai déjà essayé.

Bref, j'ai, au gré de mes pérégrinations, trouvé sur internet cet hôtel de folaïe, "Le couvent des minimes", situé à Mane, dans le très chic Lubéron.

Je dois vous dire qu'on a pas été déçus de notre forfait cocooning qui comprenait, outre l'accès à l'espace relaxation, deux coupettes de champ le premier soir (que j'ai réclamées vu que le majordome il avait oublié et je suis super fière d'avoir réussi à demander, moi qui m'excuse de demander pardon de me faire arnaquer en général, putain, je change ou quoi, moi ?) et surtout, chacun un soin d'une heure.

Inutile de préciser qu'on est repartis avec TOUS les échantillons de savon et de shampoing, en miséreux qu'on est (l'homme a l'élégance de rafler tout ce qui est à disposition dans la salle de bain dès l'arrivée, histoire de pouvoir en récupérer le lendemain matin). Bien sûr, on ne se sert absolument pas de nos 2367 après-shampoing miniatures qui encombrent notre armoire à salle de bain.

Voilà, on a donc été de hammams en saunas, on a nagé dans le bassin chauffé à 32°, on a bouquiné sur les canapés parsemés partout dans l'hôtel et on a fait des choses que la morale réprouve dans un lit grand comme le stade de France (je VEUX un king size, la nuit, l'homme était si loin que je ne l'entendais plus ronfler, bonheur et sérénité).

L'homme s'est fait masser pendant une heure à mes côtés pendant que je m'offrais un soin pour peau mixte. Ouais, ça semble un peu la honte, le coup de la zone T, mais faut savoir que normally, j'ai droit à l'astringeant partout, ma peau produisant autant de sébum qu'une baraque à frites. Et là, après m'avoir bien examinée, la dame m'a dit que non non non, sur les joues, c'est sec comme la provence. Vive la quarantaine rugissante. Ou merci Mirena, je sais pas. A bien y réfléchir, pas sûre que ce soit si positif, l'esthéticienne m'ayant donc "conseillé" d'acheter non pas un masque mais deux  (un pour chaque partie du visage), non pas une crème de jour mais deux, non pas un gommage mais… On a compris, ok.

Eauderiz
(là c'est l'eau de riz, que j'ai achetée, un truc qui est censé absorber tout le gras que ta peau elle t'offre en cadeau, tout en nettoyant ton épiderme. j'adore)

Compote
(ça c'est la compote qui termine le boulot du riz. on en mangerait, j'ai pas acheté parce qu'après fallait taper dans le livret A d'Helmut)

Nonobstant, j'ai adoré les odeurs de tous les produits dont elle m'a badigeonné et j'ai failli lui proposer qu'on parte se marier à Amsterdam quand elle a massé mes mains pendant que le masque (ou plutôt les deux si vous suivez) posait. Je préfère ne pas parler des drôles de bruits de l'homme pendant tout ce temps, qui se sont révélés des ronflements, le bougre s'étant littéralement endormi sous les mains de la demoiselle. En même temps ça m'a soulagée, j'avais l'angoisse idiote qu'il se mette à bander, bonjour le malaise, non ?

Voilà, je vous laisse avec quelques preuves en images de cette vie difficile qu'on a, parfois.

Par contre, force est de constater que le Couvent des minimes ne connait pas les blogueuses influentrice, vu la note que j'ai payée à la fin. Faudra pas s'étonner si y'a du sponsorisé dans les semaines à venir, le codévi crie famine.

Carobanon2 Là c'est à un moment, je me suis sentie bien dans mon corps alors j'ai joué avec l'objectif.

Blouse à pois
Là j'avais chaud dans ma blouse à pois (légère fixette sur les pois, j'admets)

Minimes1
Le matos pour le live de la nouvelle star…

Clubsand
Le meilleur club sandwich de la terre, vive le room service des quatre étoiles, je veux être héritière quand je serai grande.

Minimes6
Y'a pas à dire, les vacances ça lui réussit, il tenait une forme le garçon… Même ses cheveux étaient en érection, c'est dire.

Minimes7
Ouais ben on a pas trouvé les boules. Enfin… pas là. Whooo.

Minimes8
Hammam, sauna, sauna, hammam, ça calme.

Spa2
Sans commentaires. J'ai dit que je veux être héritière ?

Petitdèj
Un week-end placé sous le signe de la frugalité et de la détox.

Allez, last but not least, l'homme en train de faire l'autruche… (je précise qu'il n'est pas en pleine puberté mais constellé de grains de beauté)

Autruche
Je peux vous assurer qu'il m'en a fallu de la maitrise de moi même pour retrouver mon calme après avoir eu cette vision et ne pas pouffer pendant mon nettoyage de peau…

Edit: comme j'ai mitraillé, j'ai plein d'autres photos de Banon, Manosque et de l'hôtel. Si vous le souhaitez, je refais un petit photoreportage demain. M'enfin c'est pas obligé non plus…

Amber and the nouvelle star

 Alors cette année, la Nouvelle Star a une connotation particulière pour moi. Je vous en dirai plus dans quelques jours, parce que ce n'est pas ce soir qu'on va la voir, cette belle rockeuse, Ambre de son joli nom, dont vous pouvez d'ores et déjà admirer le profil. Son heure de gloire et plus si affinités c'est pour la semaine prochaine, elle a en effet passé le casting à Lyon.

Pas le droit de vous donner le résultat pour l'instant, mais je n'aurai qu'un mot: Follow that girl. That pretty girl qui au passage m'est chère, je vous raconterai…

Allez, en attendant, si le coeur vous en dit, moquons nous gentiment de cette nouvelle promo et galéjons sur le jury…

Edit: Juste, je rappelle en passant que je suis responsable de ce qui se dit et s'écrit ici, donc on reste dans la bonne blague, on évite les insultes ad nominem, ok ?

Edit: j'ai enlevé la photo parce que pour l'instant, la demoiselle n'a pas trop le droit de se montrer…

Le calme après la tempête

Fourvière 

Lendemain de tempête à Lyon…

Qui pourrait croire qu'hier le vent
hurlait dans les cèdres centenaires du jardin de mes parents, menaçant
une fois de tomber sur la maison, une autre sur celle de la vieille
voisine. Ce matin, aucun dégât n'était à déplorer, plus de peur que de
mal.

Mes pensées vont vers ceux qui n'ont pas été épargnés,
j'espère de tout coeur qu'aucun des visiteurs d'un jour ou de toujours
de ces pages n'a été touché.

Fourvière2
Fourvière3
Lyon

Bagels, vacances et foulard à pois

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On est vendredi, veille pour moi d'une semaine de vacances attendue comme le messie, comme à chaque fois tu me diras.

Ces derniers jours ont été un peu mouvementés et se terminent comme il se doit par une angine carabinée de la demoiselle – malade systématiquement les vendredi veille de vacances, c'est tellement mieux pour le boulot, hein ? – et avec l'impression diffuse que je serai la prochaine.

L'attaque bactérienne devant à mon avis frapper lundi ou mardi, lors de nos deux jours dans un hôtel/spa/relais château/tue sa mère/la classe situé en haute provence. Ouaip, deux nuits et trois jours child free, merci papa merci maman…

Savez quoi ? M'en fous d'être malade, tant que je peux l'être dans de la literie à 12 000 dollars.

Voilà, à part ça les grands étant depuis lundi déjà à Lyon, nous avons retrouvé le bonheur de bouffer n'importe quoi à n'importe quelle heure et notamment… des bagels home made que ma foi je réussis fort bien. J'achète les petits pains chez monop au rayon brioches and co, je les tartine de saint moret, y mets des oignons émincés crus, de l'avocat, de la dinde fumée, de la salade et un peu de savora sur une des tranches pour le côté british.

Ce ne sont pas les plus académiques des bagels mais je ne vais pas aller au bon marché exprès pour trouver du cream cheese philadelphia ou je ne sais où pour dégotter du pastrami. Mais franchement, ils déchirent.

Voilà, sinon j'ai aussi craqué à monop pour un petit fouloir en soie à pois qui fait toute ma joie sur du rouge. On s'en fout ? On s'en fout…

Allez, de mon hôtel de luske, je tâcherai de bloguer, au moins le 2 au soir, premier épisode de la Nouvelle Star. D'autant que cette année croyez moi je vous réserve une sacrée surprise !!!

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Sauvons l’hôpital Trousseau

TrousseauFrC

La première fois qu'on est allés à l'hôpital Trousseau, c'était pour le machin, il avait quelques mois et on trouvait qu'il respirait vraiment mal malgré la ventoline, la bécotide et tout l'arsenal anti-bronchiolite que la pédiatre nous avait fourgué. Quand je dis "on" est allés, je devrais dire "l'homme", parce que bien sûr, c'était à 3h du matin et que jumeaux obligent, il fallait rester avec la soeurette qui ne tarderait pas à tomber malade mais deux ou trois jours après parce que c'est plus drôle.

Sur les coups de cinq heures, l'homme est revenu tout penaud avec comme seule prescription THE lavage de nez, dont on apprendrait peu à peu que c'est en somme LE classique de la parentalité, LE savoir-faire qui ne s'acquiert que peu à peu, LA réponse donnée neuf fois sur dix aux parents angoissés qui consultent dès que bébé mouche.

Au cours des semaines suivantes, on n'a pas hésité à y retourner, toujours à des heures indues bien évidemment – pourquoi les gamins se mettent-ils à cracher leurs bronches toujours au beau milieu de la nuit, hein ? A part pour nous rendre chèvres, je ne vois pas – avec systématiquement le même verdict: MOUCHEZ-LE. Verdict donné néanmoins avec une perpétuelle et constante gentillesse, et une absence totale de mépris ou de jugement sur le mode "vous nous avez fait perdre notre temps". La même phrase était en outre toujours prononcée: "mieux vaut venir pour rien que de louper quelque chose". Pas très "sécurité-socialement correct", on est d'accord, les consultations aux urgences pour une banale rhino, ça coûte, hein, ma pauvre Roselyne.

Pourtant, c'est grâce à ces mots qu'en décembre 2000, à 4h du mat, après avoir vidé douze litres de sérum dans les narines du machin et vaporisé dix mètres cube de ventoline dans le babyhaler, que l'homme est à nouveau reparti, direction Trousseau. L'enfant respirait vite, très vite, trop vite et tant pis si on passait pour des cons, après tout le ridicule ne tue pas.

L'asthme, si.

Et cette fois-ci, on n'a pas entendu la même chanson. Après deux secondes grand max dans la salle d'attente, l'interne de garde a repéré les premiers signes du manque d'oxygénation, lèvres décolorées, teint gris, respiration haletante. Tout est allé ensuite très vite, mise sous oxygène, cortisone à bloc, nébulisateur, surveillance des signes vitaux. Au terme d'une semaine à ce régime, on est repartis avec un machin qui pétait la forme, mais entre temps, il y eut quelques heures difficiles à surveiller la fameuse "sat" (indicateur de la saturation en oxygène) en priant pour qu'elle ne redescende pas.

Si je raconte tout ça, c'est parce qu'aujourd'hui, l'avenir de Trousseau est en danger. Pour rationaliser les dépenses, dans le cadre d'une réorganisation des hôpitaux de Paris, il est en effet prévu de fermer cet établissement exclusivement dédié aux enfants. Les parents devront emmener leurs chérubins ailleurs, plus loin, à Necker ou à Robert Debré, qui sont sûrement de très bons hôpitaux. Sauf que parfois, ça se joue à quelques secondes, que l'idée d'aller à l'autre bout de Paris peut décourager un papa endormi. Sauf que je ne peux pas croire que supprimer un hôpital entier ne va pas se faire sentir.

Si mon machin est aujourd'hui un grand gaillard qu'il faut supplier encore très souvent de se moucher mais qui est grâce au ciel en pleine santé, c'est grâce à tous ces médecins et infirmières qui ont pris du temps et ne nous ont jamais humiliés pour excès d'anxiété. Si ma fille ne fait plus d'angines à répétition, c'est parce qu'un othorhino de Trousseau a décidé un jour que ça suffisait et lui a enlevé ses amygdales pourrites. Il a également ôté celles de son frère qui étaient extraordinairement grosses – qu'est-ce que j'aurais aimé que mes enfants n'essaient pas à ce point de se distinguer – et menaçaient de l'étouffer. Et quand deux semaines après le gamin est arrivé sirènes hurlantes pour avoir ouvert la plaie avec une biscotte, c'est le grand professeur qui a agi dans la seconde. Sans même l'engueuler alors que les biscottes avaient été proscrites. Que dire de ceux qui ont veillé le machin, encore et toujours, le jour où il avait gobé son clou ? Et de cette fois où mon maladroit de fils avait glissé sur une couverture pendant la sieste à l'école (si, si, traumatisme crânien pendant la sieste, véridique), dégobillant partout une heure après l'impact, tant et si bien que hop à trousseau avec les pompiers ? Des histoires comme celles-ci j'en ai plein, merci les prématurés qui mettent cinq ans à devenir à peu près costauds. Et je ne doute pas que d'autres, beaucoup d'autres ont les mêmes.

Alors aujourd'hui, je me dis que c'est à mon tour de leur rendre service à tous ces gens de bonne volonté. J'ai commencé par signer la pétition pour un Nouveau Trousseau. Et je me suis dit que j'allais me servir de cet espace pour leur rendre hommage et vous inviter à signer vous aussi.

Alors si vous aussi vous êtes opposés à cette solution radicale consistant à fermer l'hôpital Trousseau, C'est ici…