Ne plus faire attention

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Le premier nutritionniste que j'ai vu à 15 ans m'avait prévenue d'emblée: "C'est toute ta vie qu'il faudra faire attention, c'est comme ça, il ne faut pas croire que ce régime va durer deux mois. Si tu recommences ensuite à manger n'importe comment, tu reprendras tout ton poids".

Le verdict était tombé, au rayon diète, j'avais pris perpète.

Au fil des ans, les médecins rencontrés ont tous renchéri. "Il faudra faire ATTENTION tout le temps".

Faire ATTENTION.

Je crois avoir prononcé ces quelques mots des dizaines de milliers de fois. "ça va, j'arrive à me maintenir, je fais attention". "Si je fais attention, les kilos ne reviennent pas". Ouh là là, j'ai regrossi, il faut absolument que je fasse attention".

Évidemment, la variante négative aussi marche très bien: "Je n'ai pas fait très attention ces derniers temps, c'est la cata niveau poids". Etc.

Il m'a fallu ma rencontre avec le docteur Zermati pour comprendre que justement, faire attention, c'est le mal. C'est ce contrôle permanent, cette impression d'avoir pris 20 ans derrière les barreaux du nutritivement correct qui déchaîne systématiquement mes compulsions dès que je baisse ma garde.

Avec cette thérapie, c'est la première fois que je ne ressens pas cette condamnation à durée indéterminée, que je ne guette pas la "fin" du régime, que je ne me pose pas la question de la fatidique "stabilisation".

Tout simplement parce qu'il n'y aura pas de stabilisation. Pour la bonne raison qu'il n'y a pas de régime.

On me demande souvent ces derniers temps, ici ou dans la real life, comment je vais faire "après".

Je réponds qu'il n'y a pas d'après. Il y a au fl du temps je l'espère, la banalisation d'un mode de vie alimentaire décomplexé.

Ok, dit comme ça on dirait du Frédéric Lefebvre.

Mais je suis on ne peut plus catégorique, je peux vivre les années qui me restent en mangeant comme ça. Ce qui n'a jamais été le cas lors des expériences précédentes, pendant lesquelles, au choix, je pesais chaque tranche de pain, faisais cuire au petit déjeuner des soit-disant pancakes ultra-protéinés au gout subtil de Smecta, ou cuisais 40g et pas un de plus de haricots verts agrémentés d'une demi-cuiller à café d'huile de colza. Miam.

Cette année, J'ai passé les fêtes en dégustant du foie gras, du saumon fumé ou du fondant chocolat marrons, une des choses que je préfère au monde. J'ai également jeuné un bon nombre de soirs ou de midi, sans me forcer, tout simplement parce que ma panse était pleine. Résultat, pour la first time of my life, j'ai perdu un kilo et même un peu plus durant ces deux semaines.

Alors oui, je peux continuer ad vitam, parce que rien ne me sera plus jamais interdit et que je n'ai pas prononcé une seule fois la désormais phrase proscrite: "non merci, j'essaie de faire attention".

En revanche, à ma grande surprise, j'ai à plusieurs reprises refusé truffes, chocolats ou autres papillotes parce que non merci, je n'ai plus faim. Et c'est mon dernier mot Jean-Pierre.

Edit: Ces bonbons étaient vendus à la fête foraine du Grand Palais, et même pas j'ai été tentée. Dingue.

2010 année du… vice ?

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Je vous souhaite à tous une année complètement… toquée.

Comme j'ai décidé qu'en plus du pénis et du vice 2010 sera aussi l'année de l'acceptation de soi, me voici telle qu'en moi même après quelques verres un 31 décembre entourée de mes chers et tendres.

Ok, j'étais à moitié à poil, je m'en suis rendu compte au visionnage des photos, merci les copines qui m'ont assurée du contraire toute la nuit, mais non, c'est pas vulgaire, je t'assure, on voit rien il fait sombre de toutes façons.

xoxo les girls, hein.

Des baisers à vous tous.

En 2010 toutes à poil !

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Pour ce dernier jour de 2009, j'ai eu envie de remettre à l'honneur nos rondeurs, nos formes, nos pleins et nos déliés. Comme en effet il est souvent difficile de retrouver les billets ici – un objectif pour 2010, insérer un moteur de recherche – je me dis que ceux et celles qui n'avaient pas vu ces mosaïques en seront heureux.

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Un grand merci pour vos messages depuis hier qui me touchent comme c'est pas permis.

Et comme on en est aux bilans, je retiendrai donc de 2009, outre mes orgies vestimentaires et autres considérations nombrilistes, l'album de Benjamin Biolay, un concert d'Arthur H à la cité de la musique, Seule Venise de Claudie Gallay, le cercle des amoureux d'épluchures de patates, D'autres vies que la mienne, Un homme presque parfait, les ouvrages de Laura Kashishke, Les émois de Mlle Chambon, la saison 3 de Californication, mes frissons devant Braquo, l'exposition de Soulages à Beaubourg, l'article de Mustapha Kessous dans le Monde, Romaine par – 30, l'album des XX, les bubons des Beaux Gosses, la correspondance entre Mary and Max, les heures souterraines et le mec de la tombe d'à coté et j'en passe, et j'en passe, et j'en passe.

En 2009, Alain Bashung s'en est allé et personnellement je ne m'en remets pas.

N'hésitez pas à donner vos coups de coeur aussi, j'en ai forcément oublié…

Edit: ces mosaïques ont été réalisées avec l'aide précieuse de Navie

2009, mon bilan subjectif et inutile

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Plus que deux jours avant que 2010 pointe son nez. Je ne suis pas très fan des bilans ou rétrospectives, mais en quelques mots, 2009 c'est l'année où…

– Helmut a décidé de battre le record de l'enfant qui fait ses nuits le plus tard possible. A ce jour, elle est sérieusement pressentie pour le guiness book.

– J'ai repris la clope. Mais comme c'est des Vogue ça ne compte pas vraiment. A moins que justement ça ne compte double.

– J'ai grossi – beaucoup – puis maigri – pas mal.

– J'ai pris une cuite mémorable sur les quais de seine avec Zaz et Fanny. A nous 3, 24 mojitos, vivement l'été prochain.

– J'ai acheté un jean huilé à La Redoute qui m'a transformée en potentiel garage à quéquettes. Pour mon plus grand bonheur.

– J'ai aussi fait l'acquisition d'une petite veste en cuir à laquelle je roulerais des pelles si je pouvais.

– J'ai acheté une robe bustier qui fait aussi ballon dirigeable ce qui compte tenu de son modique prix est plutôt une bonne affaire.

– J'ai aussi acheté un sarrouel satiné qui colle à mes fesses mais qui – YES ! – donne l'impression que je flotte dans un pantalon.

– Mon boy friend jean fait moins slim qu'avant.

– Mon cerveau a perdu pas mal de poids aussi, en témoigne mon bilan de l'année qui fait légèrement l'impasse sur Obama, Copenhague, la taxe carbone (mouaaaaaarf).

– J'ai remplacé ma compulsion alimentaire par une addiction à l'achat de fringues en ligne.

– J'ai été déçue.

– J'ai déçu.

– J'ai revu ma belle-mère.

– J'ai repris le boulot et découvert que j'étais incapable de m'en passer.

– J'ai chié mou à Londres.

– J'ai fait l'amour dans un palace à Marseille.

– J'ai écrit des bouquins dont un sur les techniques de séduction, ce qui est à proprement parler l'incarnation du cynisme.

– J'ai été pour la seconde fois totalement zappée du classement des blogueuses du ELLE, ce qui ne m'a absolument RIEN fait, la preuve, je n'en parle pas.

– J'ai vu la fréquentation de mon blog doubler, ce qui manifestement n'a donc rien à voir avec le classement du ELLE.

– J'ai pris vachement de recul avec tout ce qui est classement du ELLE.

– Je me suis fait des supers copains chez les intégristes catholiques.

– Je me suis reproché 100 000 fois d'être une mauvaise mère sans pour autant changer en quoi que ce soit ma manière d'être.

– J'ai posé nue pour mon blog entourée d'une centaine de femmes magnifiques, à savoir vous.

– J'ai rencontré le jury de la nouvelle star.

– Putain, j'ai rencontré le jury de la nouvelle star, quoi.

– J'ai assisté à la mutation de mes deux bébés de neuf ans en
pré-adolescents et ça, ça devrait compter dans le calcul de la retraite.

– J'ai montré une douzaine de fois mon décolleté sur ces pages, ce qui n'a pas du tout contribué à me faire remonter dans le classement du ELLE.

– J'ai demandé le numéro d'une psy à ma copine Julie.

– J'ai rencontré le docteur Zermati, du coup je n'ai pas appelé la psy.

– J'ai perdu toutes mes illusions politiques.

– J'ai pris le plus petit avion de toute ma vie avec un ministre et lui ai renversé mon coca dessus à la première turbulence.

– J'aurais adoré pouvoir en faire un minute par minute mais j'ai un devoir de réserve.

– J'ai souhaité des choses moyennement catholiques à Eric Besson et Frédéric Lefebvre.

– J'ai emmerdé des heures et des heures Florent de chez Typepad lors de la migration de ce blog, migration dont je me réjouis chaque jour que dieu fait.

– J'ai pouffé quand j'ai su que Benoit le seize avait chu lors de la messe de minuit à 22h.

-  Le 30 décembre, aujourd'hui, donc, j'ai rédigé le billet le plus égocentrique depuis la création de ce blog et probablement le plus inutile.

Voilà, c'est mon petit bilan personnel qui n'a d'intérêt que pour moi même, mais j'étais contente de le partager avec vous. Comme je ne recule jamais devant un peu de démagogie, je ne peux vous quitter sans vous redire à quel point je suis heureuse de faire la route en votre compagnie. J'espère de belles surprises en 2010, l'avènement d'un très chouette projet – croisez vos doigts et le reste durant les semaines à venir, merci – et surtout, surtout, des débats enflammés, des commentaires ulcérés, joyeux, à l'emporte pièce, réfléchis, énervés, émus, agacés, passionnés. Sans vous ce blog n'existe pas et là promis, ce n'est pas de la démagogie. Alors si vous en êtes d'accord, en 2010…

On continue…

Edit: J'aime bien cette photo prise sur la grande roue du grand palais où j'ai bien sûr eu très peur. Mais je sais pas, ça m'évoque l'avenir qu'on guette et je trouve que c'est ce qui compte, d'avoir envie de guetter l'avenir…

Edit2: La fête foraine sous le grand palais, c'est magnifique mais tout de même honteusement cher, proche du racket, je tenais à le dire. 5 euros pour le moindre manège plus le prix de l'entrée, on est loin de la fête populaire, dommage…

Noyeux Joël et Nonne abbée

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Quelques mots avant d'aller acheter foie gras, huitres, saumon et champagne, notre menu à nous que pour Noël on s'est concoctés. Cette année comme les précédentes, on passe le réveillon tous les cinq à Paris, avant de partir à Lyon demain. Ces derniers jours ont été aussi sucrés que la guimauve qu'on sert parait-il au Grand Palais en ce moment. On a regardé colle serré les films de Noël, Mamma Mia, Star Wars etc, les grands ont volé dans les airs du stade Charletty, sous la neige pendant deux semaines, avec pistes de ski, de luge et tyrolienne géante à faire hurler de plaisir les enfants et de terreur leurs parents. On a mangé des crêpes au nutella qui réchauffaient les doigts et bien sûr, on a fini par la traditionnelle virée devant les grands-magasins pour admirer les vitrines.

Verdict: elles sont magnifiques, as usual, en revanche je crains que les cons ne se reproduisent, en témoigne le comportement hallucinant de certains gamins coachés par leurs parents pour marcher sur les autres, aller à contre-sens de la visite histoire de zapper la queue, rester des heures plantés devant les automates, bloquant ainsi tous les autres et j'en passe. Je suis repartie désabusée, me disant que si pour voir deux poupées articulées certains sont prêts à marcher sur la tête d'une enfant de 16 mois, il est tout à fait normal que la moindre catastrophe naturelle finisse en carnage…

Allez, sur ces mots un peu pessimistes et sooooooooo pas christmas spirit, je vous laisse avec mon chaperon rouge qui a malgré tout a-do-ré les Galeries Lafayettes… (photos prises avec mon blackberry, pas très nettes mais j'aime bien quand même…)

Edit: Au cas où ça vous aurait échappé la culotte c'est la nouvelle jupe, dont acte pour la saint sylvestre…

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Tout le monde grossit à Noël

Labuche

Chose promise chose due, voici les quelques conseils glanés lors de ma dernière entrevue avec le docteur Zermati, à trois jours de Noël et des agapes en tous genre qui se profilent.

Attention, je dis "conseils" mais ne vous attendez pas à des solutions toutes faites, ou trucs magiques pour "réveillonner sans grossir" ou même "perdre trois kilos avant les fêtes". Vous l'aurez compris, ce n'est pas le genre de la maison, encore moins du docteur Z.

Il n'empêche que lundi, donc, alors que je faisais le point – après un mois sans rendez-vous, merci les impondérables qui m'ont obligée à annuler par deux fois – sur ma food-way-of-life, j'ai confié à Mr Z. mon appréhension en cette fin d'année, synonyme de gavage.

– Comment vais-je faire pour m'arrêter quand je n'aurai plus faim ? Chez moi, en temps normal, ça va, j'y arrive à peu près, je quitte la table quand je sens que j'ai eu mon compte et personne ne me pose de questions. Mais dans un contexte plus festif, ça me semble impossible.

– En effet, ça l'est. Impossible. Personne ne respecte sa faim dans ce genre d'occasions. Vous, pas plus qu'une autre, soyez-en certaine. Il faut être réaliste, la plupart du temps, lors d'une soirée de réveillon, on est rassasié à la fin de l'apéritif. Personne n'a encore faim au moment de la dinde, après avoir ingurgité foie gras, saumon et huitres. Et pourtant, personne en général ne quitte la table avant la fin. Et je ne vous le conseille pas, vous finiriez par ne plus être invitée nulle part !

– Oui mais alors ça signifie que je vais donc grossir ?

– Absolument. Comme la majorité des invités. Tout le monde prend un ou deux kilos à cette période de l'année.

– Sauf que moi j'en prends facile le double et que, devinez quoi, j'ai une certaine tendance à les faire fructifier. Si la bourse était aussi sûre que mes prises de poids de fin d'année, Lehmann Brothers serait encore des nôtres.

– Pas cette année, vous verrez.

– A moins de sauter dans l'espace temps et de faire l'impasse sur la semaine à venir, je ne vois pas comment.

– Comment ? Tout simplement en faisant confiance à la ré-gu-la-tion. A savoir que les jours qui suivront le réveillon, vous écouterez votre faim et sans même vous en rendre compte vous mangerez moins, pour compenser le trop plein. Mais attention, ça ne se fera pas sur une journée comme c'est le cas chez les bébés qui peuvent sauter sans problème le repas du soir pour cause de goûter trop copieux. Plus on vieillit, plus la régulation prend du temps. Par conséquent, pas de pesée le lendemain de noël, à moins d'être maso. Attendez une semaine et vous verrez, tout ira pour le mieux.

– Donc je mange ce que je veux, je ne me culpabilise pas et même pas je vais grossir ?

– En gros … oui.

– Mais quand même, vous n'avez pas deux trois trucs qui pourraient m'aider à limiter la casse, du style la cuiller d'huile avant le repas ou la pomme à 17h pour arriver sans avoir faim et donc éviter de me jeter sur ce qui passe ?

– Alors là, typiquement le genre de chose à ne pas faire. Quand on s'apprête à aller manger ses plats préférés, c'est absurde d'arriver en n'ayant pas faim, puisque je vous le rappelle, on ne grossit pas quand on a faim. Donc on évite l'en-cas juste avant. Après, il peut être utile d'avoir une idée du menu. Histoire de ne pas se lâcher sur le foie gras comme si c'était le seul met de la soirée alors qu'il n'est qu'un apéritif. Le mieux est en effet de faire en sorte de faire durer sa faim le plus longtemps possible, c'est le principe de la fameuse phrase: "je garde une petite place pour le dessert".

– Donc en gros, vos deux recommandations sont: 1) avoir faim, 2) s'informer du programme histoire de faire durer sa faim le plus longtemps ?

– Vous oubliez le 3)

– Qui est ?

– Prendre du plaisir et manger sans mauvaise conscience. Parce qu'on sait que ce qui est pris aujourd'hui se perdra par la suite.

– Amen.

Bon, ok, ce dialogue est un poil remanié, mais les trois conseils sont authentiques. Et c'est forte de mes 8 kilos en moins en trois mois et demi de zermatage que je vous assure d'une chose, il semblerait que ce soit la bonne parole. J'ajoute qu'il y a un 4), qui consiste à mettre encore plus l'accent sur la dégustation pendant ces fêtes de Noël. Prendre le temps de savourer les premières bouchées, se concentrer sur les saveurs, jouer à comparer deux saumons fumés, deux foie gras ou deux huitres. Appréhender le repas comme une expérience gustative et non comme une orgie culpabilisante.

Personnellement, je trouve le programme plutôt… appétissant.

Non ?

Sur ce, je vous souhaite de merveilleuses et goûteuses fêtes…

Edit: Cette séance a été riche à plus d'un titre, je vous raconterai le reste dans un prochain billet, l'heure est aux vacances…

Edit2: Hier on parlait des films "de Noël", "La Bûche" fait partie de mes "classiques", pas un chef d'oeuvre, pas de quoi faire grimper aux rideaux les gars du Masque et la plume, mais assurément, un film de Noël…

Cartouche qui fait mouche

Cartouche

J'ai eu la chance de recevoir en before the first le dvd de Cartouche, le programme pour toute la famille que France 2 nous propose cette année pour Noël.

Un remake, donc, du Cartouche avec Bébel. Sauf que cette fois-ci, exit Bébel, bonjour Frédéric Diefenthal.

Bon, je ne vais pas vous raconter des salades, le Diefenthal, avec son smoky-eyes que même il pourrait filmer des tutos que les blogs de fille n'auraient pas à envier, il est passablement ridicule et ne se distingue pas par son jeu subtil. Ce qui ne m'a pas empêché de prendre un vrai plaisir à regarder cette épopée de cape et d'épée, entourée de mes deux grands et de leur père, qui subitement avait perdu une trentaine d'années.

D'abord, si l'acteur principal est un peu trop drama-queen pour moi, il a assurément passé le test séduction auprès des 9 – 12 ans, la preuve, ma fille était prête à jurer que c'était "le même acteur que celui de Pirates des Caraïbes".

Donc, Johnny Diefenthal, même maquillé, voire surtout maquillé, il plait aux petites filles.

Ensuite, les rôles secondaires tiennent vraiment bien la route, mention spéciale à Grégory Fitoussi que j'aimais déjà d'amour dans sous le soleil – yep – et que je trouve excellent dans Engrenages, le bijou policier de Canal +. La jolie Juliette est également toute fraiche et parfaite dans son rôle d'aristocrate qui tourne le dos à ses origines, toute émoustillée qu'elle est de monsieur-j'aime-le-khôl. L'acteur qui campe D'argenson, ministre de l'intérieur du régent est lui aussi très juste.

Bref, il y a des duels à l'épée en veux-tu en voilà, des galopades à travers champs, des conspirations au sommet, des calèches pillées par les bandits au grand coeur, des sentiments nobles et révolutionnaires, des vrais méchants tout pourris et des gentils à l'intérieur comme à l'extérieur. Tout ce qu'il faut pour Noël en somme.

Parce que oui, je le confesse, pour moi Noël m'évoque ces années bénies où Sissie batifolait dans les vertes collines bavaroises à la recherche de Franz. Je me rappelle aussi le petit Lord Fauntleroy qui pleurait dans cette demeure trop grande pour lui. Et que dire de Catherine Deneuve, qui dans Mayerling, chevauchait dans des plaines enneigées à la recherche de son aimé…

Ces souvenirs d'après-midi lovée dans le canapé en compagnie de toute cette noblesse depuis déchue sont autant de madeleines qui ne font même pas grossir.

Alors ce soir là, à voir mes machins vibrer au rythme des aventures de Cartouche, je me suis dit, c'est bon, on en tient un, là.

Un quoi ?

Un souvenir d'enfance…

Et à regarder leurs jambes déguinguandées, j'ai réalisé qu'il fallait se dépêcher d'en fabriquer d'autres…

Edit: Cartouche c'est ce soir et demain sur France 2.

Edit2: Je reviens demain avec les conseils du docteur Zermati pour passer des fêtes en toute sérénité… ou presque.

2009 se barre, on la retiendra pas

Rosecouettes

La semaine a été rude, Helmut a poursuivi sur sa lancée en nous pondant une bronchite des familles, de celles qui font dégobiller un enfant sur les coups de 3h du mat après deux plombes de quintes de toux qu'à un moment tu penses que les bronches vont lui sortir par les narines.

Bref, qui dit nuits pourries dit matins chagrins, voire préparation des papiers pour le divorce, parce que bon je te ferais dire que j'ai mesuré, elle a PLUS vomi sur MA chemise de nuit que sur TON t-shirt, ce qui signifie que là, je passe mon tour pour vider le lave vaisselle. Et j'en profite pour te dire que je ne t'ai toujours pas pardonné la réflexion sur mon coté "hyper perso" que tu m'as faite en octobre 2006.

Tu m'auras compris la netterie, on n'a pas fait que rigoler ces derniers jours et c'est seulement un sens aigu de la pudeur qui m'a retenue de venir fondre en larmes toutes les dix minutes sur ces pages. Quoi qu'il en soit, là où y'a de la bonne nouvelle, c'est que ce soir c'est vacances. De noël en plus et il se trouve que j'aime bien ça moi les christmas holidays. Ne partant hélas point sous les tropiques ni même en Maurienne ou autre contrée montagneuse, je ne serai pas très loin de mon PC, donc ça ne serait pas totalement inenvisageable que je passe ici de temps à autre. Même que je pourrais répondre aux commentaires, un truc de fou.

En attendant, je souhaite tout de même à tous ceux qui, eux, partent aux seychelles ou ailleurs – hyènes – de bonnes vacances et une bonne fin d'année.

Edit: Parmi les grandes nouveautés du blog on remarquera donc un magnifique système d'archivage mensuel, là, à droite, qui permet désormais de naviguer dans les méandres de mes archives jusqu'en janvier 2006. Comment qu'on a de la chance, ce serait Noël que ça ne m'étonnerait pas.

Edit2: Yes, le titre n'a rien à voir avec la choucroute, mais c'est vrai que 2009 ne restera pas dans mes annales. Enfin, si, parce que c'était un peu la première année d'Helmut, mais en même temps non, parce que… parce que c'était la première année d'Helmut.

Edit3: La photo c'est pour les couettes, ça m'éclate. Prise avec mon portable, donc pas top, I know…

Drôle d’endroit pour une rencontre

Mainderose  Il y a deux jours, Helmut et son père étaient chez le médecin. C'est pas qu'on ait un abonnement mais en fait… si.

Il était donc dans la salle d'attente, et en face de lui, il y avait une jeune femme, qui en plus d'être jolie, lui rappelait vraiment quelqu'un. Après l'avoir dévisagée, n'y tenant plus, il a fini par lui demander un peu gêné, si elle ne travaillait pas à la Pitié.

La jeune femme, un peu étonnée, a confirmé.

C'était Rozen, la fée, elle même enceinte, qui 14 heures durant avait essayé de faire descendre la demoiselle et qui en avait presque pleuré avec moi quand il était devenu évident qu'il allait falloir aller la chercher par d'autres voies.

Rose, Rozen, Rosae, Rosum, Rosas.

C'est elle qui m'a présenté mon bébé, qui l'a serrée la première parce que césarienne oblige, je n'ai pu que frotter mon visage à celui de ma fille, qui a d'ailleurs à ce moment là pris mon nez pour un énorme téton. C'est elle qui l'a lavée, qui l'a pesée, qui a entouré son poignet du petit bracelet rose, qui a mis du collyre dans ses yeux. C'est elle qui l'a ensuite habillée et bordée. Helmut n'aurait pas pu mieux tomber, même si bien sûr j'aurais aimé que sa première étreinte soit la mienne.

Il parait que lorsque l'homme lui a dit en montrant Rose: "vous voyez, ce machin tout morveux ? Et bien c'est un peu votre oeuvre, c'est grâce à vous qu'elle est là", Rozen a lâché une larme d'émotion. Elle se souvenait très bien de nous, il faut dire que cet accouchement tenait de l'épopée.

Quand mon cher et doux m'a raconté cet épisode, je ne saurais expliquer pourquoi mais ça m'a rendue heureuse. J'aime l'idée qu'on soit un peu liés à Rozen, qu'elle ne nous ait pas oubliés, que Rose l'ait revue, même de manière fugace. J'aime qu'on soit un peu plus que des fourmis dans l'immensité parisienne et que le hasard permette parfois ce genre de collisions imprévues.

Edit: Pour ceux qui voudraient lire le récit de cet accouchement, c'est et