Le travail c’est la santé

"Tu as un cancer ? Ecoute ma chérie, ça ne t'empêche pas de répondre au
téléphone, que je sache ? Alors au boulot, feignasse". Moi je dis, si
Frédéric Lefebvre n'existait pas faudrait définitivement l'inventer.
Non, c'est vrai, une fois de plus avec cet amendement qui n'a pour
l'instant aucune chance de passer, on repousse les limites de
l'obscénité.

Alors bien sûr, comme d'habitude, c'est un ballon lancé par l'UMP, histoire de voir comment les loups hurlent, combien de temps et avec quelle intensité. Parce que ne nous y méprenons pas, si la proposition semble hallucinante, elle est dans la droite ligne d'une politique qui cherche à stigmatiser les chômeurs, les femmes enceintes, les publics fragiles, les vieux et j'en passe. Et certes l'amendement va mourir de sa belle mort. Mais il reviendra par la fenêtre, sous une autre forme.

Evidemment, ce sera sur la base du volontariat, hein.

Parce que vous l'aurez compris je l'espère, c'est pour le bien du salarié, tout ça. Pour qu'il puisse continuer une activité et conserver une dignité de travailleur même face à l'adversité. Et que ceux qui voient là un moyen pour les employeurs de pratiquer un chantage au congé maladie fassent taire leurs sarcasmes.

Franchement, les mots me manquent.

Ah, attends, Carla m'en souffle un.

"Génial".

Ouais, génial.

Edit: Si mabulle le permet, je serai là pour le praïme ce soir, histoire de raconter n'importe quoi en buvant des bières avec ou sans alcool. Si tu n'es qu'amour, bonté et mélomanie, ta place est parmi nous.

« Be brave my little chouchou »

Bon. Cet article de Femme actuelle sur la vraie vie de notre
première dame qu'on a. Et la vidéo qui va avec. Juré, je ne voulais pas
en parler. Parce qu'en parler, finalement, c'est diffuser. Propager le
bruit. Beaucoup de bruit pour rien, d'ailleurs, comme dirait William.
Mais voilà, pas ma faute, ma mère a laissé l'objet du crime dans mes
toualettes, parce que ma mère elle lit Femme actuelle dans le train
quand elle vient à Paris.

Et forcément, tout en posant ma pêche, bien moulée, merci, Alli ne passera pas par moi, j'ai jeté un oeil.

Mazette.

C'est qu'elle a une vie difficile, Carla. Je veux dire, "hors circonstances exceptionnelles", à savoir rencontres au sommet avec ses copines les potiches, en gros, elle emmène chouchou à l'école (= nounou emmène chouchou), elle va le chercher à midi, le fait manger (= un des 156 chefs de l'Elysée prépare un steak purée), le ramène et à 16h, va le rechercher. Entre-temps, elle répond à tous ses mails en retard.

Ouah. Un sacerdoce, quoi.

A part ça, elle n'oublie pas d'être une artiste. Et quand elle a besoin de s'isoler, elle se met par terre dans la salle de bain de l'Elysée, pour composer. On connaissait la musique de chambre, Carla invente la chanson de douche.

Sinon, l'article nous permet d'en apprendre de bonnes, comme par exemple que dans les mini sacs que notre Emily Dickinson nationale se trimballe à l'occasion des raouts présidentiels, y'a rien de rien. Pas même un tampax. En même temps, c'est sûr, Carlita n'a sûrement pas besoin d'avoir dans son cabas, au choix, un vieux paquet de lingettes au cas où, un flacon de désinfectant qui s'est renversé dans le fond et laissant une grosse tache bien décolorée sur la doublure, des cartes de visites qu'on ne trouve jamais au moment où il convient d'en refiler – par contre, la carte de fidélité body-minute que pour douze maillots brésiliens t'en a un gratos, elle répond toujours présent elle, et la dernière fois, le mec supra-important à qui tu l'as donnée à la place de ta business card a vraiment apprécié, merci – une tuut dégueu pour les moments de crise dans les endroits publics que tu nettoies en général en la collant dans ta bouche à toi, un tampax parce que toi t'es pas une fée et que tu as donc tes règles, un passeport en général périmé, un calepin pour noter tes idées dont une seule page est noircie… par pupuce un jour d'attente chez le dentiste, un quignon de pain prémaché que t'as pas jeté au cas où la tuut se ferait la malle avec le tampax, merci les aukazou, grâce à eux ton sac s'est choppé un staphylocoque doré, au prix du Marc Jacob, génial.

Bref, le jour où je me baladerai avec un sac vide juste pour la déco, c'est que j'aurai épousé Nicolas Sarkozy.

Tu me diras, le jour où j'écrirai mes billets à même le carrelage de ma douche pendant que loulou rencontrera le premier ministre irakien – "génial !" –  je risque de sacrément regretter mon sac contaminé.

Bah, moi je dis, merci Femme actuelle en tous cas, on s'ennuyait sec avec toutes ces mauvaises nouvelles venues du vrai monde, celui dans lequel entre le moment où l'enfant entre dans son école et celui où il en sort, les femmes courent dans le métro, bossent en priant pour que le doliprane enfoncé à 7h50 dans la lune de chouchou fasse son boulot jusqu'à 16h30, mangent un sandwich au plastique qui leur fera prendre un kilo, se font moisir par grand chef parce qu'elles ont oublié de traiter le dossier xx67 comme prévu, repartent en courant, appellent la baby-sitter pour lui demander de mettre de l'eau à bouillir, jettent 500 g de coquillettes dans la casserole en arrivant, checkent les devoirs, pansent les plaies, écoutent les histoires interminables de la cour de récré tout en avalant compulsivement les pâtes au gruyères trop cuite because drame dans le bain pendant la cuisson, départagent les deux aînés qui en sont venus aux mains pour une histoire de chargeur de DS perdu, couchent tout le monde, trouvent le temps d'avoir envie de faire l'amour et s'endorment en priant pour que cette nuit la dernière fasse l'impasse sur son repas de 4h du mat.

Tout ça sur fond, donc, de crise économique, d'angoisse de perdre son job si pupuce trouve le moyen de nous faire une douzième otite en trois semaines.

C'est dire si on avait besoin d'un peu de rose, d'amour, de pelotage de fesses présidentielles, de "be brave my little chouchou", de"attends, t'as un loulou dans l'oeil, je te l'enlève, c'est mieux pour voir ton pote irakien".

Oui, merci Femme actuelle, de nous endormir avec la vie d'une femme qui est tout sauf actuelle. Le pire, c'est que personnellement, je ne l'envie pas une seconde, madame aux sacs à mains décoratifs. Je ne sais pas, je nous sens, nous les femmes aux cabas contagieux plus… vivantes.

Je termine sans résister à l'envie de vous soumettre ce dialogue bergmanien tiré du dernier épisode de "Carla et le garçon", la nouvelle série produite par AB Elysée:

"- Allez, je te laisse ma chérie, je vais rencontrer le premier ministre irakien.

– Génial !"

Génial, en effet.

Zaz, Julia, Amandine Bourgeois et moi

 

 

Bon alors la semaine dernière, j'ai joué au petit reporter. J'ai eu
la chance exclusive – partagée avec une bonne dizaine de blogueurs – de
rencontrer Amandine.

Qui, quoi, quesse, se demandent, médusés les quelques clampins qui ne captent pas la 6 ?

Amandine. La gagnante 2008 de la Nouvelle Star.

Ouais, je sais, Amandine, c'est ni Julien, ni Benjamin, ni même Cédric, notre mannequin préféré de la Camif.

Mais tout le monde ne raisonne pas avec ses ovaires, sorry. 

Donc, j'étais absolument enchantée de me rendre dans les locaux du Post où que la rencontre était organisée pour faire la journaliste. D'autant que j'étais munie d'une bonne trentaine de questions essentielles que vous aviez eu la générosité de me suggérer dans la journée.

Sauf que bien évidemment, je les avais légèrement oubliées à la maison.

Juste à côté de mon crayon.

Un bon ouvrier a toujours son matériel, cqfd.

Par contre, j'avais pas oublié de venir avec ma copine Zaz, même qu'elle avait du mérite rapport qu'elle venait de passer sa journée à faire des bouquets pour un mariage de 200 personnes. Oui, Zaz elle est fleuriste. Mais pas Monceau fleur, t'es folle. Elle est fleuriste in-ter-na-tio-nale. La Christophe Robin du bouquet rond. Une réputation qui traverse les frontières. Par exemplen mon bouquet de mariée, là, c'était elle. 

 

 

Et ça fait déjà deux ans, imagine les progrès depuis.

Bref, elle en avait bien bavé d'autant qu'alors qu'elle s'apprêtait à remplir ses vases monumentaux, un coup de vent en a fait tomber six qui se sont brisés en douze. Je ne vais pas te raconter tout dans les détails mais ça s'est finalement bien terminé, comme dans un film avec Julia Roberts. C'est normal puisque dans une autre vie, Zaz était Julia Roberts.

Je reviens à mes poneys.

Zaz était là et elle a pu non seulement me prêter un stylo violet ET prendre des photos dignes de ce nom.

Comme ça moi j'avais plus qu'à me concentrer sur mes questions. 

La seule dont je me souvenais c'était celle de Desperada: "Alors, Amandine, maintenant que tu es une nouvelle star, vas-tu adopter un enfant au Malawi ?"

Bon, elle a de l'humour, alors la réponse ça a donné ça:

 

 

Par contre après elle m'a quand même expliqué très sérieusement qu'elle n'était pas encore une star comme Madonna et qu'elle ne se sentait donc pas encore concernée par ce genre de choses. Comme je ne savais plus trop bien qui d'elle ou moi était dans le douzième degré, j'ai décidé d'arrêter de jouer les Raphaël Mizrhai – si tu sais le gars bizarre qui fait des fausses interview toutes merdiques ? – et j'ai zappé la question où je lui demandais si au réveil elle s'étirait comme un chat avant de boire un jus de citron tiède.

Voilà, je peux sinon vous dire qu'elle est contente comme tout de son album, que son papa y a participé et que ça l'a émue vu que son papa elle ne l'a presque pas connu à cause du divorce de quand elle était petite. Elle a reçu une chanson de Jeanne Cherhal aussi, que la chanteuse lui avait écrit en une nuit après l'avoir entendue chanter "Ne me quitte pas" sur un praïme. Si si, parait que vraiment ça se passe ailleurs que dans les films avec Julia Roberts, ça aussi.

Niveau potins, je ne veux décevoir personne, mais le Benjamin Siksou, il a l'air de ne pas trop vouloir frayer avec tout le monde et il l'a gentiment snobée depuis la finale. Style il a pas répondu quand elle lui a laissé des messages pour un duo sur son cd. Mais comme Amandine est une vraie gentille fille, elle n'en dit pas plus. Par contre, elle est restée très proche de Cédric. Si. Même qu'elle l'appelle Ken et qu'elle aime bien sa barbie qu'il a. Et avis aux amatrices de sensations fortes, il est reparti faire le steward sur les bâteaux. Le pauvre, Christophe Mae n'a pas passé une nuit entière à lui écrire une chanson, à lui.

Qu'est-ce que je peux te dire d'autre ? Amandine c'est un embryon de star, on sent qu'elle n'est pas gâchée encore. Elle est dans un rêve mais pas que, parce que bonjour les désillusions après la finale, quand elle a réalisé que personne ne l'attendait et que la route vers l'album ne serait pas pavée que de roses. Ou avec des épines, les roses. Elle a dû se battre pour imposer ses chansons, se battre pour ne pas faire un album de reprises assuré de bien se vendre mais qui l'aurait propulsée direct dans la case Miss Dominique (ça c'est moi qui le dit, elle est gentille, je te dis), se battre pour que ses proches puissent participer à l'aventure. Et puis pour l'instant, elle vit toujours à Toulouse, dans son studio avec sa voiture pourrie. Sauf que ça devrait changer, à cause des gamins qui se sont un peu lâchés sur sa bagnole récemment et des petites filles qui dorment sur son pallier ou qui chantent toute les nuits à sa fenêtre. Etre star, même dans son quartier, parfois, c'est juste un paniquant.

Voilà, on a donc bu des coupettes, on a été photographiées par un professionnel toutes les trois mais je montre pas parce que c'est du massacre, je préfère encore mettre mes nichons à la place.Ou alors une photo prise par Zaz, que même on y voit mes love bottes bleues que je me sens un peu comme Blondie, avec.

 

 

Et on est reparties, zaz et moin avec la sensation du devoir accompli. Et l'impression d'avoir rencontré une fille sympa. Avec un pied dans la vraie vie, un autre du côté de chez Julia Roberts. Un peu comme nous, en vérité, non ?

Edit: Si tu es très riche et que tu veux que ma copine Zaz elle embellisse ta vie avec ses fleurs, contacte moi.

Edit2: La mosaique est relayée par l'Express Style, la classe, non ?

Edit3: Au chapître fierté de la semaine, Libé reprend un de mes billets. c'est la première fois et en lectrice historique, je suis nécessairement très honorée…

Ceci est notre corps

Alors la voilà. La mosaïque. Ou devrais-je dire, LES mosaïques. Parce que vous avez été plus de cent à envoyer des photos. Et qu'il était impossible de n'en faire qu'une sans que ça ressemble à "un bol de cheerios" (copyright Navie). En parlant justement de Navie, je tiens à lui rendre un vibrant hommage. Quand elle m'a proposé de faire le boulot de mise en page, je ne me doutais pas qu'elle réaliserait quelque chose d'aussi beau. Là où je me serais contenté de cliquer sur "faire une mosaïque" sur Picasa, elle a travaillé les lumières et les ombres, elle a joué sur les contrastes, su comment assembler ces corps offerts. Et je ne sais pas ce que vous allez en penser mais moi je trouve le résultat magnifique.

S'il est magnifique c'est aussi grâce à vous. Et à moi d'ailleurs également puisque j'y suis trois fois… Si si, finalement, j'y ai pris goût. D'ailleurs, c'est la principale leçon que je tire de l'exercice. Dans vos mails, c'est revenu souvent: "Je ne m'aime pas, mais étrangement, je ne me lasse pas de me regarder" ; "Ces photos m'ont aidée à me voir" ; "On a pris un plaisir inoui avec mon homme/ma chérie"… Bref, et si au delà du message politique qu'on a voulu faire passer, ces séances de nu ou presque nous avaient seulement permis de nous aimer un peu plus ?

Allez, je me tais désormais, et je vous laisse cliquer sur la suite pour vous voir. Il va sans dire que tout commentaire graveleux/désobligeant/suspect sera immédiatement supprimé et leur auteur banni du blog. Je sais que je prend un certain risque en mettant cette mosaïque en ligne mais je pense que le jeu en vaut la chandelle. Mais je serai une vraie dictateuse sur ce coup là…

Ah, si, encore une chose. Ce qui fait la beauté de ce "tableau", c'est la diversité. Nous avons, comme Navie l'a si bien dit, des corps différents, fiers et irresistibles. Nous sommes tout simplement des êtres de chair et de sang et c'est ce qui fait notre beauté, ne l'oubliez pas…

EDIT de 21h08:  Cette fois-ci normalement tout le monde y est !

 

 

 

 

 

 

 

 

« T’as pensé au mode de garde ? »


Quand tu décides de faire un enfant, outre la petite blague sur les
200 primo-infections que chouchou va se taper durant ses deux premières
années de vie, il y a un autre léger détail qui a tendance à
t'échapper.

Le fait qu'à un moment ou à un autre, va falloir faire garder le moutard.

Si.

A moins de décider d'arrêter de travailler, mais on sait ce que j'en
pense. D'autant que même en arrêtant de travailler, ne te fais pas
d'illusions, un jour ou l'autre, tu ne rêves que d'une chose, le mettre
à la garderie au moins deux heures. Histoire d'aller chez
l'esthéticienne pour ne plus marcher sur tes poils de bras.

Bref, rassures-toi, à peine tu seras enceinte, tu auras beau vouloir
faire l'autruche, tu n'auras aucune chance de faire l'impasse sur cet
épineux dossier qu'est la garde d'enfants. Si si, crois moi, tu vas
vite comprendre. Rapport que quiconque détectant une légère rondeur
sous ta robe ne va pas manquer de te demander, l'air vicieux, non pas
si tu attends un gars ou une fille mais si tu as pensé au MODE DE GARDE.

Et si tu as le malheur d'avoir dépassé les quatre jours de grossesse
sans avoir déjà écrit douze lettres poignantes à l'élu de la petite
enfance de ta mairie ou avoir tenté de soudoyer la directrice de la
crèche la plus proche, autant te dire que tes interlocuteurs ne vont
pas lésiner sur les avertissements les plus alarmistes: "haaaaaaaaaan,
mais jamais tu ne vas trouver de nounou, y'en a plus, c'est une espèce
menacée, en plus, je t'avertis, ne prends surtout pas une
africaine/portugaise/espagnole/algérienne/française, elles sont
sales/paresseuses/méchantes avec les enfants/voleuses. Ou alors, fais
installer une caméra pour les surveiller. Quoi, la crèche ? T'es
fooooooooooolle, le mien il a été malade pendant DOUZE mois d'affilée
et j'ai perdu mon emploi à force de devoir aller le chercher à 10h15
tous les jours. En plus, dès qu'ils mouchent ils te les envoient chez
les flics. Si, je t'assuuuuuure".

Bon, tu m'auras compris, si tu veux garder un peu de zénitude pour les
mois qu'il te reste à couver, autant ne pas chercher des conseils
auprès des bonnes copines trop contentes à l'idée de ne plus être les
seules à en chier.

Et tant qu'à faire, évite aussi les sites pas fiables sur lesquels on
te promet de te dégotter Mary Poppins pour pas un rond… ou presque.
Tout étant dans le presque.

Pourquoi je te raconte tout ça ? Parce que la CAF, la Caisse des allocs
familiales, vient d'ouvrir un portail dédié à la garde d'enfants. 

Sur le site www.mon-enfant.fr,
puisque c'est comme ça qu'on l'appelle, vous pouvez trouver des
conseils pour faire garder votre enfant, des informations sur les
différents modes de garde, et un annuaire complet. L'annuaire vous
permet également de simuler le coût des différents modes de garde en
fonction de vos revenus, (pour les modes de garde collectifs
uniquement) et de faire une recherche par département/commune, en
indiquant le type d'accueil souhaité, l'âge de l'enfant…

Il propose aussi les coordonnées des relais assistantes maternelles, ainsi que les lieux d'accueil enfants-parents.

En utilisant les bases de données de la Cnaf et de ses partenaires, mon-enfant.fr
propose des adresses et contacts certifiés (diplômes d'assistante
maternelle, crèches, …), et garantit une légitimité et une qualité
des différents modes et lieux de garde pour vos enfants. Pour parler
clair, tu ne risques pas l'arnaque à la nounou d'enfer qui finalement
ne viendra jamais chez toi mais pour laquelle tu auras laché un rein
auprès d'une assoc véreuse.

 

Voilà, vous me connaissez, je ne fais jamais de billets sponsorisés.
Mais là, j'ai dit oui direct, parce que ce genre de portail m'a bien
manqué pour mes premiers enfants. Pour la dernière, crois moi ou non,
j'ai été carrément été "débauchée" par la nounou à la sortie de
l'école. Un miracle. En plus elle est super. Et c'est l'homme qui
s'occupe de toutes les choses administratives, rapport que j'ai pas le
gêne pour ces trucs là. Je sais, c'est pratique, de prétendre qu'on n'a
pas le gêne. Mais le pire c'est que c'est vrai. Et puis quand y'a de la
gêne y'a pas de plaisir.

Article sponsorisé

 

Ce soir j’ai rendez-vous avec une Nouvelle star

 

 

Bon les amis, va falloir m'aider un peu. Si si. Rapport que je suis en hyperventilation à cause que je vais faire ma première interview de star ce soir.

De Nouvelle star, même que.

Si.

Grâce à William qui me met toujours dans les bons coups – même que prochainement vous pourrez vérifier qu'il me met aussi dans les mauvais coups et qu'à l'heure qu'il est je cherche une vraie bonne excuse pour ne pas aller me faire torturer physiquement par un coach sadique samedi tout ça pour lui faire plaisir ET me ridiculiser ici ensuite en en parlant – donc, grâce à Williamounet chéri – une entorse, une gastro, ma fille au plus mal, un problème gynécologique ? Aidez moi, pleaaaase – bref, disais-je, grâce à Willichou, je rencontre Amandine ce soir.

Un quart d'heure, j'ai, pour sonder les tréfonds de son âme.

Et en plus j'ai le droit d'amener la personne de mon choix. Zaz, donc. Qui m'a promis de faire les photos. Je ne sais pas pourquoi mais je sens que du coup vous aurez peut-être autre chose que trois pauvres clichés pris en contre-plongée, au flash avec hallogène pile poil au dessus de la tête de Philippe Manoeuvre.

Bref, Zaz et moi on va donc rencontrer Amandine et je me disais que si vous aviez des questions à me souffler je suis preneur.

Preneuse.

Je te dis que je suis en hyperventilation !

Parce que certes c'est mon métier. Mais sans entrer dans les détails, jamais je n'interviouve des filles qui chantent, moi. Et en plus je sens que je vais être ricanante.

Ok, c'est pas non plus Madonna.

Mais quand mêêêême, non ?

J'avoue, j'ai un petit faible pour elle. Disons que si j'étais branchée girls qui aiment les girls, je… 

Attends, j'ai pas dit qu'elle mangeait de ce pain là, j'en sais fichtrement rien. Mais c'est dit, je kiffe un peu Amandine, comme je kiffe Shane, quoi.

J'arrête, je peux deviner d'ICI que l'homme a dressé la tente rien qu'à lire ces quelques mots.

Il n'empêche que si vous avez des questions, lâchez vos comms mes poules.

Romaine par moins 30

Bon, donc c'est Cannes. Qui dit Cannes, dit cinéma. Je ne vais pas
vous raconter de craques, le cinoche en ce moment c'est un peu comme
l'épilation, la manucure ou faire du sexe.

Du luxe, quoi.

Mais
comme tout arrive, la semaine dernière, les éléments étaient avec nous,
la baby-sitter surtout, à vrai dire. Et nous avons bravé l'impossible,
à savoir la fatigue, le risque de voir une merde qui nous coûtera au
bas mot 4000 dollars et le chantage affectif d'enfants qui ne semblent
absolument pas profiter de notre présence lorsqu'elle leur est offerte
mais qui font mine de pouvoir mourir de chagrin quand leurs parents
entrevoient quelques heures de plaisir.

Et nous sommes partis, main dans la main, tous les deux, sans peur du lendemain.

Après s'être plantés dans l'heure de la séance – "tain, je te jure, sur internet c'était marqué 20h50", "ouais ben là c'est 20h05, pas photo mon gars", "font chier, internet", "ouais, fais chier ta dislexie des chiffres surtout, hein", "ah ouais, je vois, c'est ma faute" – on a finalement posé nos fondements sur les confortables sièges pour amoureux du MK2 Bibliothèque.

Et on a vu un petit film du genre sans prétention qui nous a drôlement plu. "Romaine par moins 30". Avec Sandrine Kiberlain qui signe un de ses rôles les plus drôles. C'est frais – moins 30, je ne sais pas ce qu'il te faut -, c'est poétique, c'est loufoque, c'est même émouvant.

Le pitch ? Un fiancé fait une surprise à sa chérie qui déteste ça. Les surprises. Il l'emmène à Montréal pour passer Noël. Alors qu'elle ne supporte pas le froid. Dans l'avion – qu'elle n'aime pas des masses non plus – elle entend l'hôtesse prier dans les toilettes pour que l'atterrissage se passe bien malgré le blocage des roues. Terrifiée, elle se lache grave auprès de son fiancé en le suppliant de lui faire l'amour pour qu'elle puisse au moins une fois jouir avec lui, rapport que depuis cinq ans, nada.

Vous vous en doutez, l'avion ne se crashera pas, l'hôtesse est en réalité totalement phobique des atterrissages, ce qui pose un léger problème. Par contre, le gentil fiancé a du mal à avaler la pilule de la confession near from the death et plaque Romaine à l'aéroport.

Voilà, la suite je vous laisse la découvrir, sans rire c'est vraiment bien, pas le chef d'oeuvre du siècle mais derrière une apparente légereté, il y a toute une réflexion sur le désir, le plaisir, l'indépendance et plus encore. Et puis Montréal sous la neige, ça fait rêver, beaucoup.

It is ça Cannes, aussi

Alors darling, durant les dix jours à venir, ne m'en veux pas si je fais twister mon énergie créative et que je semble un peu jet-laguée. Mon corps est à Paris mais my soul is in Cannes, c'est comme ça, on ne se refait pas.

Par contre je ne voudrais pas dire mais qu'attend Thierry Frémaux pour se rendre compte que la blogueuse est influente ? Non parce que pour me refiler des cours gratoche d'anglais destinés aux enfants ou autres produits bios qui sentent la bouse, ça se bouscule au portillon, pas de problème.

En revanche, où qu'elle est mon invitation pour le festivâaaal ? On n'est pas aidés dans la blogosphérie, moi je vous le dis. Alors que j'étais prête à tout aimer, même un film avec Johnny. Pour une wild card, je te babysittais même Joy, peu de chance qu'elle dorme moins bien qu'Helmut à mon avis.

Bref, je me retrouve donc comme le commun des mortels à me taper une kro devant mon écran de télé en attendant les bons mots d'Edouard. Tout ça à une heure assez critique, à savoir aux alentours de 19h. Ah ça, de l'enfant auto-nettoyant, va y'en avoir ce soir. Et qu'on ne compte pas sur moi pour aider aux devoirs. De toutes façon, le rôle principal d'une mère c'est d'accompagner ses petits vers l'autonomie.

Bonne nouvelle, ce soir ce sera le maitre mot. AU-TO-NO-MIE.

Allez, bon festival, je le déclare officiellement ouvert.