Et mon cul, c’est du poulet aux hormones ?


Au fait, quand même, pour cette histoire de pipi aux hormones qui
changerait le sexe des poissons et dont le pape vient de s'emparer pour
nous expliquer une fois de plus que vraiment la pilule c'est mal.

Franchement, quoi.

Il
fallait la trouver celle là, non ? Le réchauffement de la planète ?
Pan, c'est la faute aux bonnes-femmes. Et la crise ? Sûrement à cause
de nos humeurs pré-menstruelles, y'a des chances que ça nous rende
moins efficaces et de fil en aiguille, tu te retrouves avec wall street
qui broie du noir.

Non, vraiment, les filles, merde à la fin,
faudrait voir à se laisser pousser fissa un zizi histoire que la
planète soit sauvée.

En fait, je n'ai même pas envie d'argumenter.

Edit: J'avais fait une blague douteuse, je l'enlève, je n'ai pas envie de devoir me justifier toute l'après-midi d'autant que je ne serai pas devant mon écran en permanence. Je précise que bien sûr, je sais, ce n'est pas le boulot du pape de défendre la contraception. Mais ce n'est pas non plus son boulot de relayer des accusations envers les femmes dont la véracité est mise en cause par de nombreux scientifiques.

Huit heures dans la paume de ma main

J'ai les mains sèches.

Je sais, tu t'en tamponnes un peu.

Tu ne devrais pas.

Parce que grâce à la sèchitude de mes mains, j'ai découvert que parfois, les stars de la cosmétiques, n'ont pas volé leur réputation. Oui, je veux parler des produits dont on entend parler tout le temps, souvent par les people interrogés dans la presse féminine sur qu'est-ce qu'elles ont toujours dans leur sac à main ("oh, trois fois rien, juste ma crème aux écorces de bambou du zimbabwe, mon spray au citron pour cheveux fatigués, mon tonique à l'extrait d'agar agar, un baume pour les lèvres spécialement fabriqués par Joëlle Ciocco, du blush Menard, mon pinceau touche éclat de chez Bobby Brown, une pierre d'Alun, un mascara bio et c'est tout, de toutes façons moi, je ne me maquille pas, j'aime le naturel")

Naturel mes fesses.

Bref, parmi les vieux routards des sacs à main de peopolettes en devenir ou passées, il y en a un qui revient de façon récurrente. Et qu'un jour, tentée par un conditionnement mini – et donc le prix qui allait avec – j'ai acheté.

Je veux parler de la crème de 8 heures d'Elizabeth Arden.

Mais revenons à mes mains, puisque ce sont elles qui nous intéressent.

Elles sont sèches. Ce qui n'a pas toujours été le cas. Mais là, je souffre manifestement d'une très mauvaise répartition de mon sébum. Celui-ci aurait comme qui dirait migré en masse vers ma zone T, que ça ne m'étonnerait pas. Zone T qu'on pourrait, dans mon cas, rebaptiser zone W. Ou M. Ou les deux. Voire la zone alphabet.

Tu m'auras comprise, sur mon visage, pour bosser, elles bossent, mes glandes sébacées.

Les truies.

En revanche, au niveau de mes menottes, elles ont bien déserté, les garces. C'est le no man's land de l'hydratation.

A tel point – et c'est là que la crème de 8 heures s'apprête à faire son entrée de femme du monde – que la semaine dernière, j'avais une crevasse à l'intérieur de la paume de ma main. Cette saleté avait fait son nid sur ma ligne de vie, en plus. Tu vois pas de surcroit que je me suis fait un sang d'encre sur la dimension morbide du désagrément ?

En plus de gémir douze mille fois par jour sur le degré de souffritude entrainée par l'escarre ? Oui, escarre, parfaitement. 

Après avoir essayé l'éosine, la bétadine, le pansement qui se barre parce que l'intérieur de la main c'est humide (mais pas hydraté, va pas confondre ça n'a rien à voir) et tout un tas de trucs inutiles en "ine" qui n'ont eu pour effet que d'agraver la situation, je me suis souvenu que j'avais acheté la sus-dite crème.

Qui végétait dans une trousse de toilette pour cause de sacrée puanteur à la première application.

Bravant l'odeur de bouse de la chose (limite on dirait un shampoing bio pour bébé) j'ai appliqué l'onguent royal sur mes mains.

Première sensation: l'apaisement. Le bobo ne me faisait plus mal. Alors qu'avant c'était du niveau de la mauvaise coupure au papier qui n'arrête pas de se rouvrir, tu vois ?

Et le lendemain, crois moi ou pas, il n'y avait plus RIEN.

Si.

On est dans X files ou quoi, je me suis demandé.

Ben non, on est dans du produit de qualité, et pis c'est tout.

Que dedans le tube, il y a une armée de petits agents cicatrisants qui se sont contentés de faire leur job, en toute modestie. Ah ça c'est sûr, les mecs, ils ne sont pas syndiqués. Et vas-y que je te la désinfecte, et vas-y que j'y mets des anti-corps, et vas-y que j'y referme la plaie, et vas-y qu'en plus je lui fais la peau douce… Pas de 35 heures ou de dimanche non travaillé.

De la crème sarkosyste, que c'est, la demoiselle Arden.

Enfin voilà, moi je crie au miracle et je te dis, si tu as des crevasses, n'hésite pas, voilà un achat que tu ne regretteras pas.

La prochaine fois je te parlerai du Dexeryl, que pour 4 euros et des poussières ton bébé il a une peau veloutée. Jusqu'à sa majorité vu que le tube il fait douze litres.

Bien le bonjour et toutes ces choses.

Edit: La réponse est non.

Edit2: La question étant "Et elle t'a payée, dame Arden, pour dire du bien de son tube ?"

Edit3: On n'a pas toutes le même avis sur la question. Sauf que deedee, elle, elle en a mis sur sa zone T la malheureuse !

Up and Down, épisode 11

Déjà, avant – je veux dire avant que je redevienne une sacrée bonne femme Barbara Gould – les dimanche soir, ça me filait le blues. Et bien là, de nouveau, je me sens comme une petite fille après deux mois d'été à se balader en tongs en portant la même robe tous les jours et qui doit remettre ses mocassins pour aller à l'école. Et que ça lui fait mal aux pieds.

Sauf que moi j'étais en Birks et leggings. Depuis neuf mois.

Mais on voit bien où je veux en venir.

D'ailleurs, on, qui est souvent un con, pensait que le plus dur serait passé lundi dernier. Et bien "on" s'est trompé. Finalement, la semaine dernière, au moins, il y avait comme une sorte d'excitation.

Là, juste l'impression, le lundi à 8h, d'avoir déjà dans les pattes une semaine de 42h.

Bref, c'est la grosse patate.

Surtout que ce week-end, on a voulu se la raconter qu'on était encore jeunes en se couchant après 22h30.

Malheureux.

Tu sais c'est quoi la leçon qu'on en a tiré ?

On n'est plus jeunes.

Allez, un petit up and down quand même, parce que c'est toi.

Down: Le Dr Georges-Fabrice Blum, vice-président du collège national des gynécologues obstétriciens (CNGOF), qui explique dans Libération que «La grossesse n’est pas une maladie» et qu'il n’y a «pas de contre-indication physiologique» à revenir très vite au travail. Tu me la copieras, l'expert en périnée. D'autan qu'il ne s'arrête pas là, notre copain. Il a un scoop: les césariennes sont aujourd'hui «beaucoup
moins invalidantes sur le plan de la reprise du travail»: «on ne
referme plus le péritoine comme avant, la femme dès le lendemain a
l’impression d’avoir accouché normalement, les douleurs n’existent
quasiment pas»
. Heu… Dis-moi, Du genou, t'as déjà eu une césarienne ou tu t'es contenté d'en faire ? C'est bien ce qui me semblait. Alors on va dire que c'est comme pour les règles douloureuses, la péridurale, les crevasses aux seins, les bouffées de chaleur ou même la chtouille. Si t'as pas un vagin, tu n'es pas autorisé à en parler. ça, c'est fait.

Up: Le coup de maître de Rachida. Avec ses stilletos et son retour en fanfare dont on ne reparlera pas parce qu'on a déjà dit beaucoup sur la question, elle a réussi à faire quasiment passer à l'as la réforme de son patron hyperactif – m'est avis que lui, à 3 ans, on aurait dû le dépister – consistant à supprimer le juge d'instruction. Les Marchiani et cie peuvent dormir sur leurs deux oreilles, Zizi veille.

Up: La galette de mon boulanger. Elue pour la deuxième fois en trois ans "Meilleure galette de Paris-Ile de France". ça te pose un boulanger, je peux te dire. Et ça fait bien rire les riverains de cette portion vraiment moche de l'avenue d'Italie qui regardent un peu abasourdis la queue devant la toute petite officine. Moi même, alors que je repartais mon gâteau sous le bras, j'ai été littéralement assaillie par une étrangère (= non-résidente du triangle du nem) qui m'a demandé, à demi-hystérique: "C'est bien la meilleure galette de Paris que vous avez là ? Il en reste ?". Un peu qu'il en reste, ma crotte. Et moi je dis, l'est pas volé son prix. Enfin, son prix de beauté. Parce qu'au niveau de mon pouvoir d'achat, je suis un peu plus circonspecte. 32 euros la galette pour 10 personnes, comment dire… Quand même, non ? M'enfin si jamais ça vous dit, la boulangerie se trouve au 117 avenue d'Italie et elle est fermée le samedi et le dimanche, sauf à l'éphiphanie. Et très franchement, elle déchire. Sa mémé.

Up: Ma parka de chez Monop achetée par ma maman le jour où il a fait le plus froid à Paris. 30 euros en soldes. Pas question de mettre plus pour ressembler à un yéti, c'est moi qui te le dis. N'empêche que ça y'est, on est tous équipés pour les températures négatives, à la maison. Théoriquement, le mercure devrait donc très vite remonter. Je ne sais pas chez toi, mais en général, nous, c'est à l'instant même où on achète un ventilo que la canicule prend fin, ou au moment où je m'en mets pour 3000 dollars de brumisateurs qu'il se met à flotter. Bref, avec la météo, j'ai un sens du timing tout à fait relatif. N'empêche que là, il peut bien geler, on est pa-rés. Et d'ailleurs, limite qu'on aimerait bien avec ma fille qu'il continue un tout petit peu à cailler pour rentabiliser le matos. Et se la péter avec nos bonnets H&M. Aussi.

Bon, voilà, mon péritoine et moi même on te dit bien des choses.

Donnez votre sang, c’est urgent

 

 

 Je sais, c'est facile de ma part de te demander d'aller te faire
pomper, pas le dard mais les veines, alors que moi j'ai dispense de
piquouse rapport à ma condition encore trop récente de femme enceinte.

Tain, si ça se trouve Rachida elle s'en cogne, elle passe outre et elle fait don d'organes en plus de ministre.

Bon, sérieusement.

Moi j'avoue, j'aime bien donner mon sang.

ça me donne de l'importance.

Franchement, je ne rigole pas, je me sens TROP héroïque une fois sur mon brancard reliée à une poche qui se remplit tout doucement, sous la tente du parvis d'Italie2 (c'est là que je vais, c'est mon coin à moi, tu vois). A chaque mouvement de la pompe, je pense que je suis en train de sauver une vie. Et crois moi, y'a pas plus valorisant.

En plus la dernière fois, le médecin était vraiment très beau et j'ai bien senti qu'il était très impressionné par mon courage. Il s'est passé un truc très intense entre nous, je préfère d'ailleurs ne pas m'étendre, ça relève du spirituel, tu pourrais pas comprendre.

Après que t'as donné, on te sert un café, on te donne un sandwich, on te bichonne.

Moi parfois c'est à ce moment là que je m'étourdis. 

Surtout quand le beau médecin libanais est là.

Quand c'est l'infirmière ukrainienne, je m'abstiens.

 Voilà, un jour, même, je vous ferai un minute par minute sur le sujet, y'a matière. Mais là, surtout, y'a urgence. Les stocks sont au plus bas et lui, là, elle, là-bas, moi, peut-être, mon bébé, si ça se trouve, tout ce monde là a besoin de toi.

Ou plus exactement de ton sang.

Pour tout savoir sur comment, quand, où, qui, va sur le site du don du sang.

Merci.

Edit: Si tu es blogueur, n'hésite pas à faire tourner l'info. C'est pas du billet sponsorisé, mais ça mérite du buzz, non ?

It’s so quiet…

Voilà, on est vendredi. Un grand merci à Maud, Gloria, Alabama, et Sous les mots pour ces photos si belles. Elles m'évoquent la chanson de Bjork: It's so quiet…

A part ça, je vais être brève parce que très
franchement, j'ai l'impression de finir cette semaine avec la moitié de
mon cerveau et le corps broyé.

Mais voici un petit bilan tout de même après cinq jours de reprise…

– L'avantage quand on travaille, c'est qu'il y a le vendredi. Et vendredi ça rime avec samedi.

– Quitter l'iroquoise lundi matin m'a donné l'impression qu'on m'arrachait le coeur à main nues.

– Le premier trajet vers le boulot s'est effectué en ravalant tant bien que mal mes larmes.

– Quand je récupère mon bébé, il sent un peu le graillon.

– Entre la galette et les chocolats de la nouvelle année j'ai au bas mot pris deux kilos.

– Le matin, réussir à faire partir trois enfants dans deux lieux différents, habillés décemment et les dents lavées pour les deux premiers est un défi beaucoup plus stratégique que celui consistant à trouver un accord de paix au Moyen-Orient. Sur le lot, un des trois grumeaux d'ailleurs est resté en pyjama toute la semaine. On se demande lequel.

– Je ne garantis pas que TOUTE la famille se soit lavé les dents TOUS les jours.

– L'iroquoise est sûrement brisée dans l'intérieur de son corps de ne plus voir sa mère 24h/24 mais elle le cache plutôt bien

– L'homme n'est pas certain d'être ravi à la perspective de ne plus manger autre chose que des croque-monsieur pour les dix années à venir.

– Les enfants en revanche applaudissent le retour de leur mère au travail. Rapport aux croque-monsieur.

– Le baby-sitter du vendredi a la gastro.

– Celle du lundi n'a pas donné signe de vie.

– Manou et Padom, les nounous d'enfer que sur M6 ils sont méga jaloux, sont repartis hier. Du coup ce matin PERSONNE ne s'est lavé les dents. Et un des trois n'avait pas forcément les fesses très propres. On se demande lequel.

– Parfois, dans la journée, je pense tellement fort à Rose que j'ai du lait sur mon chemisier.

– Au travail, les gens ont eu l'air surpris de me voir les dix premières minutes. Après, c'était comme si je n'avais jamais été absente. Moi je dis, plus de peur que de mal.

– Quand je suis arrivée devant mon boulot, j'ai composé le code d'entrée, il ne marchait pas. J'ai sonné et demandé le nouveau code. On m'a répondu, étonné, "mais y'a pas de nouveau code". En fait, si, y'avait un nouveau code. Depuis le 14 juin. Comme quoi, "nouveau" ça veut tout dire et rien dire.

– Il y a un nouvel endroit où tout le monde mange à midi. Même que les serveurs connaissent mes collègues par leur prénom. Et moi, non. J'ai l'impression d'avoir changé d'école et de devoir me refaire toutes mes copines.

– A côté de moi il y a une petite nouvelle. Sauf qu'elle n'est pas plus nouvelle que le code, en fait. Et qu'elle m'a expliqué comment se servir du nouveau logiciel informatique. Alors qu'elle a maximum 13 ans et demi.

– Quand on est pas là, d'autres gens font votre travail. Et parfois, aussi bien que vous. Même qu'on aurait un peu espéré que ça ne soit pas le cas.

– S'il est une phrase de patron qu'elle est bien vraie, c'est que personne n'est irremplaçable. 

Sauf mes trois lardons. Même celui qui sent le graillon. Et qui n'a pas les fesses propres. Et qui vit en pyjama. 

Le bonhomme de neige, une espèce menacée ?

En ce moment, Paris est tout blanc. Un phénomène qui arrive une fois tous les dix ans et encore.

Paris est tout blanc et les parcs et jardins sont fermés.

Oh,
j'imagine qu'il y a tout un tas de bonnes raisons à ça, à commencer par
les services d'urgences déjà assez saturés par les gastros et autres
grippes pour en plus se cogner les bras cassés.

Il n'empêche que ce soir, en longeant le square sur lequel donne mon balcon – oui, tu peux me détester à compter de maintenant, les deux mots précédemment écrits font de moi une belle saleté – je me disais qu'on vivait dans un monde qui refuse aux enfants le plaisir unique et désormais en voie d'extinction de se livrer à une bataille de boules de neige.

Et tout ça au nom de je ne sais quel principe de précaution probablement érigé à cause d'un parent qui, à l'américaine, a porté plainte contre la mairie lorsque son chérubin a glissé sur une plaque de verglas dans l'enceinte d'un jardin public.

Ce n'est pas grave, pas de quoi en faire un steack, encore moins un fromage, mais quand je vois cette neige à peine foulée qui va mourir de sa belle mort de neige des villes sans avoir auparavant été plantée d'une carotte ou tassée dans des gants tous gelés, je ressens…

De la tristesse.

Le bonheur tient parfois à des riens dont les roulades dans la neige figurent en bonne position, en tout cas en ce qui me concerne. Et j'ai la désagréable impression qu'on se prive peu à peu de tout ce qui rend la vie supportable et légère. Tout ça pour grapiller quelques instants de sursis ou, dans ce cas, pour épargner le corps sacré et pourtant cabossable de nos enfants…

Rachida, les femmes ne te disent pas merci

Alors aujourd'hui, juste je voudrais m'insurger. Contre Rachida.

Je
sais, on en a raz le stérilet de Rachida, surtout de son utérus, de ce
qu'il y'avait dedans et de qui y avait planté la graine.

On s'en
fout même qu'elle ait accouché dans une clinique privée alors que la
Roselyne nous assure que franchement faut pas s'en faire, tout va très
bien, juste faut vérifier sa perf au cas où.

Après tout, la
majorité des enfants de ministres – et pas que de droite détrompe-toi –
sont dans des écoles privées, alors bon, de quoi s'étonne-t-on, on se
demande.
En revanche, Rachida, à quoi ça sert de faire un enfant à 43 ans – donc un peu au finish on va dire et par conséquent après avoir eu le temps de bien réfléchir à ce que ça signifie – pour ne pas se laisser plus de trois jours avec elle avant de revenir au turbin ?

Ok, ça ne me regarde pas.

Et en même temps, si.

Parce que comme le disait Nineusa dans les comms hier, expliquer que son congé maternité n'exèdera pas quelques jours au motif que la grossesse n'est pas une maladie, c'est insinuer que toutes les autres femmes, celles qui s'arrêtent un poil plus longtemps ne sont que des grosses faignasses.

Déjà qu'on lui disait pas merci de se laisser traiter de fille de joie ou quasi par ses collègues, voilà maintenant que sous couvert de féminisme elle jette une bonne grosse pierre dans le jardin de ses soeurs. Et je ne dis pas ça parce que moi j'ai eu un congé d'éléphante.

Et puis, mais c'est mon avis qui n'engage que moi, etre mère ne se borne pas à faire la couveuse pendant neuf mois. Etre mère, au début, ça s'apprend jour après jour en ayant le nez dans le caca, en s'arrachant les cheveux avec les body petit bâteau inventés probablement par un psychopathe stérile désireux de se venger, en berçant son bébé des heures durant pour qu'il arrête de pleurer.

Alors bien sûr on va m'expliquer que la fille de monsieur x, elle ne sera jamais bien loin de sa maman, qu'on peut s'occuper d'un bébé et être présente au Conseil des ministres, qu'elle sera aidée, que la qualité du temps passé compte plus que la quantité.

Sans doute.

N'empêche que malgré tout mon féminisme, malgré toutes mes convictions qui n'ont pas bougé d'un iota, les premières semaines, la quantité, ça compte. Et qu'après tout, cette demoiselle, elle n'a rien demandé. 

Bref, je ne suis pas d'accord avec Naouri quand il dit que la libération des femmes est un nouvel esclavage. Mais je me demande si le fait d'être contrainte de retourner au boulot à peine le flan démoulé pour ne pas perdre son poste en or ça s'appelle du féminisme.

Edit de 8h43: Je m'aperçois que quelque part, je juge. Et je n'aime pas trop ça. Donc je précise que ce qui m'ulcère le plus, c'est l'idée que la ministre se remette aussi vite au boulot uniquement parce qu'elle a peur de perdre son boulot. Et qu'en plus on essaie de nous faire croire que c'est ça, la parité.

Edit bis: La photo c'est juste pour montrer que chez nous l'homme aussi fait du maternage. Même quand ça tape tape tape dans sa tête le 1er janvier aux alentours de 7h du mat…

Edit2: Tu remarques que l'iroquoise ne dort que d'un oeil ? Elle est re-dou-ta-ble. Moi si je m'écoutais je partirais direct au conseil des ministres, tiens. 

Edit3: On ne parle pas des cheveux. Pas un mot. Not a word. Keine. Nichts.

Allez, je vous offre un moment gueule de bois…

 

 

 

 

Et maintenant je demande l'asile politique, l'homme va me tuer.

Rends moi mes affaires


Je vous ai déjà parlé du troll qui sévit chez moi ? Non, pas ici, les
trolls, moi, j'ai une veine du tonnerre, je suis quasi tout le temps
épargnée.

Non, je veux parler du troll qui a pris possession de mon habitat.

Oui, le même qui change systématiquement de place mes clés dans mon sac et ce, quel que soit le sac en question. Et qui d'ailleurs ne s'arrête pas là et dépiaute l'emballage de mon tampax compact, tire le fil et le noue consciencieusement au trousseau de façon à ce qu'une fois que j'ai retrouvé ce dernier, je perde instantanément ma dignité.

Parce que forcément, cet esprit malin opère exclusivement les jours où j'ouvre ma boîte aux lettres en présence de mon gardien couperosé et libidineux.
Que la simple vue d'une protection périodique parvient à mettre en
érection, on peut être concierge, on en reste pas moins homme.

Bref, donc, le troll aime mes clés.

Mais pas seulement.

Il a manifestement aussi élu domicile dans mon armoire à pharmacie.

Sinon, comment tu m'expliques qu'alors que je donne exclusivement du doliprane à mon bébé, je sois en possession d'une dizaine de pipettes d'Advil et d'aucune du-dit doliprane ?

HEIN ?

Comment tu m'expliques ?

Tu m'expliques pas.

Ai-je
besoin de te préciser qu'à 3h du matin, quand chouchoute est brûlante
de fièvre et qu'il faut tenter d'évaluer quelle quantité de paracétamol
donner dans une pipette qui bien sûr n'a pas les mêmes graduations que
celle du doliprane, les premiers jours du passage à l'euro te semblent
un souvenir plaisant ?

Que dire des heures qui suivent, une fois que tu as donné à vue
de nez le médoc – t'as jamais su convertir des mililitres en
décigrammes alors l'advil en doliprane, ça t'as aucune chance – et que
le silence suspect de chouchoute te fait redouter d'avoir légèrement
surdosé le machin ?

Tu me diras, problème de pipettes ou pas, une
fois que l'enfant parait, ton sommeil, tu te le cares dans le
fondement. Parce que soit le lardon ne dort pas et donc toi non plus,
soit il roupille et toi tu passes ton temps à te réveiller en trouvant
inquiétant tout de même qu'il soit aussi calme.

N'empêche que le
troll, là, j'aimerais bien qu'un jour il me rende: les pipettes de
doliprane, la bonne télécommande de la télé – celle du magnétoscope il
peut la reprendre, on ne s'en sert plus depuis 1995 -, les tubes de
colle UHU achetés par dix, la patafix commandée trois fois chez Hourra
sans que jamais on en trouve quand il faut accrocher au mur un
des innombrables dessins de grande chérie, les douze couteaux à huitres
systématiquement aux abonnés absents le 31 décembre – mais tous au
garde à vue dans le tiroir aux alentours du 8 août – ainsi qu'une
vingtaine de chaussettes évidemment dépareillées. 

Merci le troll, tu seras bien gentil.

Edit:
Non, je ne te parlerai pas de ma reprise, je préfère rester digne,
rappelle toi, Marie Ingals, c'est Florence Foresti, à côté de ce que je
vis.

Edit2: Oui ben quoi la photo ! Je n'avais pas de troll sous la main.

Up and Down, épisode 10

Bon alors en ce lundi de reprise, il y a deux options. La première,
pondre un truc larmoyant qui te prendra aux tripes sur ma douleur de
mère qui quitte l'iroquoise âgée justement aujourd'hui de cinq mois
pour aller gagner sa croute.

Neuf mois pile poil après avoir quitté le boulot.

Je ne veux pas dire mais parfois les chiffres parlent d'eux-même.

Oui,
il y a cette option et crois moi, l'épisode où Marie Ingals devient
aveugle c'est du Benny Hill à côté de ce que je pourrais te balancer
séance tenante.

Et puis il y a l'autre option. Celle qui consiste
à ne même pas se poser la question de si je suis heureuse ou pas
rapport que pour l'instant – et je te prie de prendre ce "pour
l'instant" au pied de la lettre – c'est comme ça et pas autrement. 

Et du coup, comme je suis une winneuse – qui s'ignore – j'enchaîne sans transition sur un up and down.

Non
sans te prévenir auparavant sur ma possible absence des commentaires
dans la journée pour cause de ce qu'on sait, c'est bon on a compris.

Allez, j'envoie la purée.

Up: Pour une fois, je vais parler du Elle et pas en mal. La semaine dernière, une interview d'un gars dont je ne me rappelle pas le nom right now, expliquait que l'important dans la vie, c'était se réaliser. Même si cette réalisation n'allait pas forcément dans le sens du vent. Même si la société ne nous laisse pas forcément le choix à force de nous terroriser avec ses menaces de pas de retraite, de fin de droits, de pommes de terre à l'eau à tous les repas, de fin de mois qui riment avec fin de droits de… Bon, ok, là je crois que c'est de moi. Mais le message du bonhomme il m'a parlé à un point que c'est bizarre. Pourquoi, je ne vois pas.

Up: Le cinéma le Comedia à Lyon qui a été entièrement relooké. Même que si ça se trouve ça date mais je n'y étais pas allée depuis un bail. N'empêche que dans ce cinoche indépendant, il y a une sorte de petit bar qui vend, tiens toi bien, des tartes aux pralines. Mais aussi des pâtes de fruit, des vrais Jelly beans de toutes les couleurs, des bagels maison, des caramels beurre salé et j'en passe. Bref, un endroit comme je les aime, loin de l'anonymat des grands complexes et qu'il faut soutenir. Alors les lyonnais(e)s, hop au Comedia !

Up: "Two Lovers", vu justement au Comedia la semaine dernière. Un mélo comme on les aime, un de ceux qui restent en tête, avec ambiance de Brooklyn et de la night new-yorkaise. Une comédie romantique qui n'en est pas vraiment une parce que l'atmosphère y est tendue et pesante. Une histoire d'amour à trois, un homme partagé entre le coeur et la raison, le coeur étant blonde et la raison brune. Un film avec Joaquim Phoenix qui, c'est officiel, vient de détroner Georges C. en tête de mon top five des hommes pour lesquels je quitterais tout. Ou pas loin. Ah et même Gwynnie y est formidable, en plus elle porte une jupe, là, au moins.

Down: Jean-Pierre Elkabach qui serait parait-il trop vieux pour renouveler son mandat de président de Public Sénat. On est en train de perdre Jean-Pierre. La guigne.

Up: Le livret A qui voit son taux diminuer. Pourquoi c'est un up ? Ah ben c'est Eric Woerth qui le dit, ça veut dire que y'a moins d'inflation. Alors arrête un peu de râler nom d'un chien.

Down: Selon des chercheurs canadiens, trop réfléchir rendrait obèse vu que souvent, quand on fait travailler ses synapses, on a les crocs. Tout s'explique, ma crotte. Comme pourrait le dire une queen de la blogo, sois grosse et cogite, quoi.

Up enfin: Ma table de salon qui a supporté le poids de trois ou quatre grâces lors du nouvel an. Down par contre, la réflexion de ma grande apprenant que sa mère avait dansé sur la table: "Et ben dis-donc, elle est sacrément résistante, non ?".  Moi je dis, ça valait le coup, tiens, de prendre 30 kilos pour la mettre au monde. 

Edit: Non ce n'est pas moi sur la table, là, ce sont mes copines C and Z, ne sont-elles pas beautiful ?