D’une pintade à un coq

Depuis une semaine, je m'interroge. En parler, ne pas en parler ?

 

On dit souvent qu'il faut opposer aux attaques les plus basses le mépris le plus classe. La bave du crapaud, la blanche colombe et j'en passe.

 

Mais voilà, c'est comme ça, je n'ai jamais su, il a toujours fallu que les caïds de la récré, je me les coltine, que je les affronte, que je réagisse au quart de tour, au risque de m'exposer à de bien sarcastiques et mesquines représailles. Au risque aussi de me ridiculiser et de me trainer ensuite des inimitiés très encombrantes.

 

Alors je sais que la réponse à ma question, c'est: ne pas en parler. Sauf qu'à 37 ans, cela m'étonnerait que je change.

 

Et comme je commence à être légèrement agacée qu'une seule version des faits soit en ligne et que le coq qui m'appelle pintade pérore en toute impunité, faisant mine de ne pas comprendre la raison de mon ire, je décide donc d'en parler. Même si l'idée de faire par conséquent une pub d'enfer au poulet en question – publicité dont il n'a pas besoin étant un de ces barons autoproclamés de la toile – me réjouit moyennement.

 

Alors donc, après ces préliminaires qui j'en suis sûre vous mettent l'eau à la bouche – yes ! de la fight, du sang et des tripes ! – de quoi s'agissâsse-t-il, nom d'un poney ?

 

Pour tacher d'être la plus objective et explicite possible, voici les faits:

 

La semaine dernière, le petit poulet en question publie donc sur son blog avec une naïveté confondante un échange de mails privés entre la régie publicitaire Lycos et certaines blogueuses – dont moi – au sujet des tarifs appliqués à la rédaction d'un publirédactionnel Kinder. Outre le fait qu'après tout, la somme reçue pour écrire ce publi n'a pas vocation à être balancée sur la place publique – mais très franchement ce n'est pas le point qui a mis le feu aux poudres en ce qui me concerne – ce qui nous a, mes consoeurs et moi, ulcérées, c'est de voir jetés en pature nos mails, nos noms de famille – j'utilise pour ma part un pseudo pour des raisons qui me regardent – et tout simplement une correspondance PRIVEE.

 

M'apercevant rapidement que mon nom était donc en ligne, j'ai demandé, fermement, par voie de mail à ce blogueur de retirer ce billet ou tout au moins mes coordonnées, lui rappelant que l'initiative était illégale.

 

J'ai également laissé un commentaire traduisant mon énervement (ok, j'ai légèrement dépassé les bornes de la bienséance dans ce comm en question mais voilà, tout de même, quoi).

 

Cela aurait pu s'arrêter là. Le billet aurait pu être retiré et des excuses présentées et personnellement je m'en serais satisfaite.

 

Mais que nenni.

 

Certes, quelques heures après mon mail, mon nom de famille a été enlevé. Pas le billet, tu penses.

 

Mais en revanche, au fil de la journée, nous avons assisté, impuissantes et estomaquées, à un lynchage en règle de la part d'une clique de blogueurs pourtant réputés pour leur sagacité, leur finesse d'analyse et j'en passe. Très vite, il nous a été reproché d'être vendues au grand capital pour accepter d'être payées en retour de billets promotionnels. Puis le ton est monté d'un cran et là nous sommes devenues des prostituées, des putains et, last but not least, des femmes à tondre.

 

Ces commentaires dégradants, insultants et mysogines étant à mon grand étonnement laissés en ligne par l'auteur du billet.

 

Je sais, on peut toujours se dire que la bassesse de tels propos ne doit pas atteindre les princesses que nous sommes.

 

Sauf que.

 

Sauf que jamais au grand jamais des hommes n'auraient eu à entendre ou lire des injures pareilles. Que derrière ces grandes déclarations faites au nom de la morale et de l'éthique se cache à mon avis une certaine aigreur de blogueurs qui aimeraient peut-être bien finalement qu'on leur propose 550 euros pour vanter les mérites de tel ou tel produit. Que surtout, ces parangons de vertu ne semblaient en rien choqués qu'à l'origine d'un tel billet il y ait un corbeau, ni conscients que l'acte consistant à rompre le secret de correspondances privées est puni par la loi.

 

Alors voilà, histoire que ce ne soit un secret pour personne, mes consoeurs, la régie publicitaire concernée et moi même avons décidé de mettre en demeure par voie d'avocat l'auteur du post afin qu'il retire cet échange de mails de son blog – ce qui ne devrait pas lui poser un énorme problème vu qu'il l'admet lui même, il n'a toujours pas compris pourquoi on lui avait anonymement transmis une tellle correspondance ni ce que ce corbeau cherchait à dénoncer.

 

Certains trouveront la réaction disproportionnée, d'autres justifiée. A vrai dire je m'en moque, je suis, moi, sûre de mon fait et de mon droit.

 

Ah et dernière chose.

 

J'ai donc perçu 500 euros pour le publi Kinder avec lequel je n'ai pas eu l'impression de tromper qui que ce soit puisque non contente de l'avoir annoncé en amont je l'ai clairement identifié sur mon blog.

 

Par ailleurs, les pubs qui s'affichent sur ce blog me rapportent, chaque mois, entre 250 et 1000 euros, c'est selon et en ce moment c'est plutôt 250 euros, le marché publicitaire étant moyennement en forme à ce qu'il parait.

 

Autre source de revenus, je pige régulièrement pour le portail LadiesRoom. Je ne suis pas certaine contractuellement d'avoir le droit de révéler le montant de ces contributions, mais toute personne étant à peu près au courant des tarifs de piges journalistiques se fera une idée.

 

Enfin, je refuse systématiquement tout cadeau proposé par les agences de com, n'ayant pas envie de me retrouver à parler d'un objet contre mon gré parce que même si évidemment on n'est obligés de rien, un présent n'est jamais gratuit.

 

Et – après c'est fini promis – en ce qui concerne les publis ou autrement appelés "Billets sponsorisés", j'en ai donc fait un et je l'assume. J'ai par la suite réalisé que ce n'était pas mon truc, que je ne me sentais pas à l'aise avec ça et que le jeu n'en valait pas la chandelle. Il y a donc peu de chances que vous en voyiez un nouveau sur ces pages, sauf disette totale et besoin impérieux de renflouer les caisses, mais là encore vous seriez clairement informés.

 

Edit: Je ne ferme pas les commentaires pour l'instant. Je suis prête à accepter les critiques sur le fait même de gagner de l'argent avec un blog. Je suis prête à écouter ceux qui considèrent que les pratiques consistant à violer l'intimité de tiers sont acceptables. En revanche, je préviens toute personne tentée de réitérer ici ce qui a été fait ailleurs, à savoir insulter nommément qui que ce soit ou se livrer à un lynchage virtuel de ma personne que les commentaires seront supprimés sans scrupule et les adresses IP bloquées. Si tout ceci dérape, je fermerai la discussion.

 

Edit2: A part accepter une fouille au corps – mais je me doute que cela intéresse qui que ce soit – je ne vois pas comment être plus transparente sur mes activités bloguesques, mais si quelque chose m'avait échappé, n'hésitez pas à me le demander, l'argent et moi on est très aware sur nos relations.

 

Edit3: C'est volontairement que je ne mets pas de lien vers le billet en question et je ne souhaite pas qu'il en soit mis dans les comms. Premièrement ça me ferait mal de lui booster son trafic – déjà énorme je n'en doute pas – et deuxièmement… en fait y'a pas de deuxièmement.

Il y a des portes qu’il ne faudrait pas ouvrir…

 Il y a des livres qu'on ne devrait jamais acheter. Et qui d'ailleurs ne devraient jamais avoir été écrits.

 

Le septième épisode des Chroniques de San Fransisco est de ceux-ci.

 

Pourtant, quand je suis tombée dessus un après-midi à la Fnac, j'ai été prise d'une émotion rarement éprouvée à la vue d'une couverture de bouquin. Quoi ? Michael Tolliver est vivant ? Quoi, il y a un septième épisode ? Mais, d'où je ne suis pas au courant ? Pourquoi ? Pourquoi maintenant ? Est-ce un hasard ?

 

Je veux dire, Armisted Maupin a-t-il appris que j'étais à nouveau enceinte, huit ans après, et qu'il me fallait donc mon compte d'aventures à Barbary Lane ?

 

 

Oui, non, parce que tout de même, ce qui m'a sauvé de la neurasthénie lors de mes quatre mois allongée les jambes en l'air sur mon canapé il y a huit ans, c'est la lecture des six tomes des Chroniques de San Fransisco. Je les ai dégustés, lus le plus doucement possible, savourés comme on se pourlèche d'avoir encore 5 nounours Cadburry à boulotter alors qu'on vient de finir le premier.

 

Grace à ces livres, j'ai fini par oublier ce combat contre la montre que je livrais sur mon divan, cette échéance des 32 semaines, cette interdiction absolue d'accoucher avant sous peine de graves complications.

 

Bref, lorsque j'ai vu ce septième opus, je l'ai pris comme un signe. Michael revenait me tenir compagnie, mais comme cette fois-ci je n'avais pas besoin d'être divertie des mois durant, il passait en coup de vent me donner des nouvelles de Mary-Ann, de Brian et d'Anna Madrigal.

 

Sauf que.

 

Sauf que Michael a vieilli. Sauf que Mary-Ann est partie à New-York. Sauf qu'Anna Madrigal sucre les fraises. Sauf que surtout, c'est écrit avec les pieds, à la limite de la niaiserie. Sauf que tout ce qui faisait l'insolence et l'anticonformisme de la série semble s'être dissous dans une opération essentiellement lucrative consistant à tirer sur la corde du succès.

 

J'ai quand même lu jusqu'à la fin cette dernière partie des aventures de Michael Tolliver. Mais j'en garde un goût d'aspartame, un goût de produit subsitutif, une sorte de nicorette littéraire. Et je crois que j'en veux un peu à Armisted Maupin, de ne pas avoir laissé intact le souvenir de ses héros.

 

On a souvent envie, à l'issue d'un livre ou film culte, de savoir ce qui va se passer après la phrase de fin, après le "ils furent heureux et bla bla bla". Mais toutes les suites ratées le prouvent, il y a des portes qu'il ne faut pas ouvrir sous peine d'être très très très déçu…

 

Edit: Anne-So, de Cachemire et Soie avait fait un très joli billet sur le même sujet…

« Buvez, éliminez »: c’est ça, ouais…

 Une nouvelle fois à la ramasse, je voulais tout de même revenir sur un scoop tombé il y a quelques semaines et qui n'a, je trouve, pas fait beaucoup de bruit, probablement parce des intérêts plus grands que toi sont en jeu.

 

De quid parle-je ?

 

Du fait que depuis vingt ans on nous serine qu'il faut picoler des litres de flotte par jour si on veut être en bonne santé/maigrir/entretenir ses reins/s'hydrater correctement/avoir une belle peau.

 

Or, ma soeur, c'est faux faux faux.

 

 

Beh oui. Sorry. Ces journées passées à siffler tes bouteilles d'eau minéralisée n'ont servi à rien. L'humililation d'aller tous les quarts d'heure aux wouah wouha juste en face du bureau du patron non plus. Le bide gonflé à force d'ingurgiter ta contrex encore moins. Et je ne te parle pas du fric dépensé à acheter toute cette flotte. Ni de la nuisance environnementale de tout ce plastoc.

 

Pourquoi ça ne marche pas ?

 

Parce que premièrement, 80% de tes besoins en eau sont pourvus par l'alimentation. Donc en gros, le simple fait de boire quand tu as soif – à savoir peut-être un ou deux verres par repas – suffit à t'apporter le reste.

 

Deuxièmement, l'idée selon laquelle boire fait pisser, donc maigrir, est certes séduisante mais totalement… conne. Et oui, comme m'avait un jour demandé, alors que je lui confiais mon incapacité à m'enfiler le fameux litre et demi, la seule nutritionniste sensée que j'ai jamais rencontrée: "Vous avez déjà uriné du gras, vous ?".

 

Heu…

 

La réponse est non. Enfin, si dans tes WC après la miction du matin il y a des grosses taches d'huile, un conseil: file aux urgences, parce que ça n'est pas NORMAL.

 

Bref, oui quand tu bois, tu fais pipi. Mais en gros il ne ressort de ton corps pas plus que ce qui y est entré.

 

Sauf pour la bière, j'en conviens.

 

Mais là non plus à priori ça ne t'aide pas trop en ce qui concerne la balance.

 

Revenons à nos hamsters. On nous a rebattu les oreilles avec le coup du 1,5 L par jour. Alors que ça n'était que du baratin. Et quand les résultats de l'étude ont été communiqués, qu'ont dit les docteurs, les dieux de la graisse ?

 

"Ah mais on le sait depuis toujours !".

 

Ben voyons ! Et qu'est-ce qui les empêchait de le hurler sur les toits alors ? Peut-être tous les séminaires merveilleux financés par Danone et cie sous les tropiques ?

 

Naaaaaan, je suis quand même d'un mauvais esprit, pffff…

 

Enfin moi maintenant j'attends le jour où on nous expliquera que le le coup des 5 fruits et légumes par jour pour ne pas avoir le cancer c'était une bonne blague. Et je prévois une attaque à coup d'endives contre tous ces salopards qui nous ont fait bouffer du vert rien que pour nous emmerder.

 

Edit: Vous m'aurez comprise, ce qui me met hors de moi c'est la façon dont le milieu médical a relayé une idée fausse pendant des années pour faire vendre… de l'eau.

 

Edit2: Aujourd'hui chez Ladiesroom les filles sont toutes très énervées aussi, c'est le day of the révolte. Et vous pouvez m'y retrouver ICI…

 

Edit3: Merci encore à tous ceux qui continuent à voter pour Brad et Angelina !

La phrase la plus con du mois

 Qui est le détenteur de la phrase la plus con du mois ?

 

(Oui, c'est une nouvelle rubrique que même si ça se trouve je vais la transformer en hebdo tellement y'a matière)

 

 

And the winneuse is…

 

 

Isabelle Adjani dans le mensuel "Esprit Femme". A la question – con, aussi, faut bien l'admettre: "Quel animal auriez-vous aimé être ?", Isa répond: "Un crocodile, pour pouvoir me réincarner en sac".

 

Merci Isabelle. En même temps respect, je n'y aurais pas pensé.

 

Mais, j'y songe, cela aurait-il un rapport lointain avec le fait que la dame soit l'égérie actuelle d'un maroquinier bien connu de la place de Paris ? Enfin quand je dis qu'elle est l'égérie, c'est Adjani à 25 ans qui en est l'égérie hein. Ou alors une sorte d'allégorie d'Adjani, quoi.

 

Un peu comme Sharon Stone, manifestement co-rédactrice en chef, voire actionnaire principale du Elle - à parité avec Carla Bruni - puisqu'on peut la voir dans le magazine à peu près toutes les semaines et qu'au cas où tu ne le saurais pas, c'est la copine à Ines de la F et à Fonelle. Haaaaan, comment elles en ont de la chance et comment nous on est des petites crottes à côté… Que même pas on connait personnellement une star américaine…

 

Au fait, tu me rappelles dans quels films récents ont joué ces deux stars ? Ah, oui, Sharon c'était dans "Régénium 2000" de "Dior mes fesses" et Adjani  dans "Mon it bag préféré" par "Lancul".

 

Moi je dis, heureusement qu'on a Catherine D. Elle au moins, certes, est quelque peu défigurée, mais continue à faire son métier. Et bien, avec ça. D'ailleurs personnellement, je vais me ruer dans les salles obscures pour aller voir le Desplechin, "Un conte de Noël". Avec un peu de chance je ne risque pas de tomber sur des nanas au QI de sac à main.

Votez pour Brad et Angelina

 Alors d'habitude, quand il s'agit de participer à un concours, je décline systématiquement. Je ne suis pas hyper joueuse à vrai dire.

 

Et puis là, en fait, ce qui m'a plu, c'est qu'il y soit question de polaroid. Je suis fan de ces petites photos depuis toujours. Chez moi, ce dont je suis la plus fière c'est mon mur tapissé de polas, je trouve ça hyper artistique. Pas toi ? Ben je te dis merde alors.

 

Bref, je ne suis pas là pour te parler de ma déco perso mais d'un concours un peu absurde auquel j'ai donc accepté de participer.

 

 

De quoi s'agissâsse-t-il ? Et bien de se faire prendre en photo – à l'aide d'un pola si tu m'as suivi – avec un partenaire et de tenter de ressembler à un couple célèbre.

 

"Hin hin hin" a ricané l'homme quand je lui en ai parlé. "Même pas en rêve, déjà que les gens pensent que je suis aveugle grâce à ta super idée de me mettre dans ton roman photo alors merci".

 

"Comme tu veux mais le prix à gagner c'est un week-end à Marrakech en septembre dans un super ryad" que je lui ai répondu.

 

"Hin hin hin, en septembre t'auras des coussinets d'allaitement je te ferais dire", qu'il a re-ricané.

 

Et il était dans le vrai. Mais peu importe, j'avais déjà dit oui, en fait. Et même que j'avais déjà ma petite idée de qui on allait interprêter.

 

Ouais parce que tant qu'à déconner, autant déconner carrément. Alors à ton avis à qui on ressemble le moins du monde l'homme et moi ? Ben… à Brad Pitt et Angelina.

 

Ok, en fait c'est la seule actrice en cloques qui a des seins aussi gros que les miens.

 

Bref, après avoir fait semblant de prendre les décisions au sein de notre couple, mon brad brun est finalement allé acheter des perruques. Soit dit en passant il a eu très peur de se faire assassiner rapport que la boutique avait tout d'un magasin de blanchiment d'argent. Courageux mon people, mais pas trop en fait. 

 

Alors qu'il était censé rapporter de quoi nous métamorphoser en sex-symboles hollywoodiens, il est revenu avec la chevelure de Cher et pas du tout d'Angelina et celle du mec de la pub pour le 118 – 218 ou d'un des village people, au choix.

 

Là je me suis dit qu'on s'éloignait de plus en plus de la place Jemma-El-Fna. Mais comme j'avais vraiment dit oui, on ne pouvait plus reculer.

 

Alors on a fait ça un soir après le repas. J'ai barbouillé ma bouche de gloss myrtille histoire d'avoir les lèvres bien turgescentes, l'homme a mis une chemise et une casquette kaki et j'ai tout misé sur mes seins. Et j'ai mis la tignasse probablement confectionnée avec les plus long poils de chatte existant sur terre. Même texture, un truc de dingue je te jure.

 

Ensuite on a demandé aux enfants de nous immortaliser. Au risque d'en prendre pour vingt ans de thérapie familiale. Et de subir les regards outragés des maitresses jusqu'à la fin de l'année parce qu'il faut savoir que les nains rapportent TOUT ce qui se passe dans le foyer familial au personnel de l'éducation nationale. Et quand t'auras vu le chef d'oeuvre tu comprendras pourquoi la perruque en poils de cul je la jette pas, je la mets tous les soirs à 16h30 pour aller récupérer ma progéniture.

 

Finalement c'est un cliché pris par ma fille, perchée sur une chaise et tentant de comprendre comment on clignait d'un oeil et du bon, qui a été choisi par les organisateurs. Même qu'à la fin, mes deux chérubins me conseillaient carrément de tirer un peu plus sur ma robe histoire qu'on voit bien mes nichons.

 

J'ai créé des monstres.

 

Voilà, donc si jamais ça vous dit, vous pouvez aller voter pour nous jusqu'au 2 juin une fois par jour sur le site de Smooze, en cliquant ICI ou sur la bannière à gauche. Mais ne vous sentez obligés de rien, franchement le plus drôle c'était AVANT en fait.

 

Vous avez le droit de rigoler aussi, parce que je pense tout de même qu'on est le couple le plus vilain. Les autres ont eu le bon gout de ne pas s'enlaidir, nous on pensait qu'il fallait aller à fond dans le ridicule. Et là, maintenant, je me sens un peu comme Bridget en bunny dans le barbecue qui finalement n'était pas déguisé…

 

Edit: Tu notes la subtilité de l'expression de Brad ? Et le clin d'oeil aux multiples enfants du couple ? Oui, je sais, on est hilarants.

 

Edit2: Pour quelqu'un qui ne voulait pas s'exhiber sur le net j'ai pas mal cartonné ces derniers jours. Sachez que là maintenant je vais faire une pause.

Décalé

 Dis, ma mie, ça fait pas hyper longtemps qu'on ne s'est pas fait un petit top five ? Ben si, longtemps, que ça fait. Alors pan, au débotté, après un week end chargé – douze enfants à la maison samedi, une couronne dentaire arrachée pour cause d'infection en dessous (miam) et un passage aux urgences de la maternité parce que si je n'allais pas parfois faire un tour à l'hôpital pour rien ce ne serait pas drôle – je te propose un petit palmarès sans queue ni tête parce que parfois, la vie, c'est justement sans queue ni tête.

 

 

1 – Julien Doré, qui réussit selon moi à garder un ton décalé et qui nous offre un clip deux en un avec MissB, une femme pas comme les autres dont le déhanché n'a d'égal que celui de mister Doré. Peut-être que le morceau ne séduit pas les puristes ou déçoit ceux qui attendaient autre chose. Personnellement il me donne envie de danser et à l'heure actuelle ce n'est pas si mal. Je sais j'ai déjà fait un billet hier qui parlait de Julien Doré. Et bien quand on aime on ne compte pas figures-toi.

 

2 – "Le mal de pierres" de Milena Argus, lu avec pas mal de retard et qui m'a laissé le goût de l'Italie, du soleil et des femmes d'après-guerre dont la sensualité un peu trop exacerbée était immédiatement considérée comme une affection mentale. Ce drôle de livre c'est aussi un miroir aux alouettes, un jeu de dupes entre l'écrivain, le lecteur et les personnages.  C'est une chute digne d'une nouvelle de Dino Buzzati. Tout ce que j'aime.

 

3 – Docteur House. Là, ok, j'assume, je suis TRES TRES after the tendance. Tellement after que j'en suis before, à mon avis. En tous cas à ce niveau là c'est de l'addiction. Malsaine en plus. Parce que pour une hypocondriaque, regarder Docteur House c'est un peu comme manger des kilos de chamalow pour un diabétique. Une manie légèrement néfaste, quoi. Mais voilà, je suis envoutée par Greg House, les répliques font mouche, son cynisme très décalé – c'est un peu le leitmotiv de ce top five, tu as remarqué ? – et son regard bleu acier font le reste. Je me suis avalé la saison 1 en trois jours et je termine actuellement la 2. Rien à voir avec mon passage aux urgences samedi et ma conviction d'être atteinte de la trop méconnue maladie de Guillain-Barré.

 

4 – Les asperges vertes.  Parce que j'en fais une légère orgie actuellement, cuites al dente puis passées deux secondes à l'huile d'olive et saupoudrées de copeaux de parmesan. Parce qu'aussi j'avoue, j'aime bien comment sent mon pipi après. Je ne développe pas, ayant conscience qu'on est à la limite de la perversion, là. En même temps que celui qui ne secoue pas la couette après avoir pété au lit pour renifler l'odeur me jette la première pierre. Pierre.

 

5 – Les renoncules. Parce que tout de même c'est un drôle de nom pour une aussi belle fleur. Parce qu'un gentil et beau garçon m'en a rapporté hier du marché et que ce n'était même pas mon mari. Que c'étaient les fleurs de mon bouquet de mariée et que depuis ce sont mes préférées. Et puis si tu avances et que je recule comment veux-tu que je… Oh, ça va, hein. On a dit décalé, c'est décalé, ça, non ?

 

Edit: Aujourd'hui je suis interviewée chez Deedee. J'ai adoré répondre à ces questions, j'avais l'impression d'être Cécile de France ou Alice Taglioni en dernière page du Elle, quand il s'agit de dire son geste beauté du matin, son resto préféré et toutes ces choses. Ok, en fait j'adore parler de moi. Ah et la photo est de Fée Chocolat, que je remercie encore une fois… 

« Merci Jean-Claude »

 Vous aimez le théâtre de boulevard ? Vous vous demandiez justement ce que vous alliez faire entre le 22 mai et le 20 juin prochain ? Et bien je vous propose une petite sortie à prix réduit. Deux places pour le prix d'une. Et pas pour "ma" pièce. Non, pour celle dans laquelle jouent nos deux metteurs en scène, Marie-Aline Thomassin et Fabrice Herbaut.

 

Une fable moderne sur le monde bien pourri de la télévision, dans laquelle joue aussi Bruno Chapelle – également metteur en scène -, connu des plus de… tuit ans pour avoir officié dans le petit théâtre de Bouvard…

 

 

Jusque là, "Merci Jean-Claude", puisque c'est comme ça que se nomme le spectacle, était joué au Mélo d'Amélie. Et puis là, pof, ascension sociale de l'échelle du show-bise, on les retrouve à la Comédie Caumartin.

 

Et pour le mois à venir, donc, les lecteurs de ce blog peuvent bénéficier d'une place offerte pour une achetée. Il vous suffit d'envoyer un mail à cette adresse (sebastien-mercijeanclaude(at)hotmail.fr), dans la limite des places disponibles, maximum 24h avant la représentation. Si vous avez un blog, précisez le nom de ce dernier dans le mail, si vous n'en avez pas, donnez le nom du mien.

 

Edit: Un mail de confirmation vous sera adressé que vous devrez impérativement imprimer faute de quoi le théâtre ne vous délivrerait pas les places.

 

Les places seront à retirer à la caisse du théâtre de la Comédie Caumartin (25 rue Caumartin 75009 Paris).

 

C’est avec les oreilles qu’on écoute, pas avec le kiri

 Alors hier j'ai donc réitéré cette expérience de live blogging sur Le post. Je sais, je sais, certains d'entre vous préféraient avant, parce qu'avant c'était mieux. Mais en l'occurence, encore une fois, étant donné la platitude de cette quatrième édition de la Nouvelle Star, que je commente en direct ailleurs qu'ici ou que je fasse un minute par minute sur ces pages, très honnêtement à mon avis c'est kif-kif.

 

Donc toutes mes confuses, il n'y aura pas de minute par minute aujourd'hui. En revanche je vous propose un compte-rendu rapide de ce qui m'a malgré tout marqué hier. D'accord ? Non ? Ben tant pis je le fais quand même.

 

 

– Lio avait une robe faite dans une couverture de survie et ça ce n'est pas très sympa, s'est indigné le jury 2009.

 

– Benjamin peut chanter ce qu'il veut, avec les faussetés qu'il veut, il reste chaud bouillant et que personne ne vienne me rappeler nos deux trois années de différences, je te rappelle qu'il y a un précédent: Valeria Bruni Tedeschi et Louis Garrel. Apparté: comme quoi on peut être soeurs et avoir un goût très différent. Valeria je te vénère.

 

– Lucille s'est fait sortir et mis à part le fait que je regrette que ce ne soit pas Ycare, je dois avouer que ça ne m'a fait aucun effet. Bye bye les petites étoiles.

 

– "Jules est un tueur de couplets". Merci Sinclair.

 

– Lio a demandé aux fans de Jules de remettre leur petite culotte histoire d'écouter avec leurs oreilles et donc pas à priori avec leur vagin. Si ce n'était pas drôle ce serait triste. Ou l'inverse.

 

– Cédric hier il était off bite selon Sinclair. Je ne sais pas ce que ça signifie mais ça m'excite un peu.

 

– Jules a chanté deux fois la même chanson. La première de Sinclair, la seconde, l'originale, celle de Jamiroquoi.

 

– Dédé avait repris un peu de poil de la bête jusqu'à ce qu'il mette du bleu à Ycare. Pitié pas toi André.

 

– Philippe Manoeuvre semble se foutre un peu plus à chaque prime de ce qu'il s'y passe. On le comprend. Même si certains payeraient cher pour être à sa place. Hein Rosy Varte ?

 

– Maitre Nadjar a pris du galon, il a une assistante même qu'on l'a vue. Quelle déception, ce n'est pas lui qui fait les calculs alors ?

 

– L'air faussement contrit d'Ycare quand, toutes les semaines, il est sauvé par le public – même si forcément c'était très serré à quelques centaines de voix selon Maitre Nadj' – me donne des envies de meurtre, je pense que c'est hormonal.

 

– Cédric se fait maquiller les quatre poils du torse avant de chanter. Là en fait je ne suis plus excitée.

 

– Amandine avait un débardeur sous une veste de costard. Je crois que ça m'a excitée.

 

– Je vais aller remettre ma culotte parce que je me demande si finalement ce n'était pas à moi que Lio s'adressait.

 

– Lio quand elle boit de l'eau elle fait ça cul sec. Un demi litre en une gorgée. Si ça c'est pas rock and roll, franchement.

Etre ou avoir l’air de l’être…

 Allez, dernier épisode des vacances à la mer de la famille Ran tan plan. Nous avons fini par quitter à regret le merveilleux hôtel des gens de mer après un petit déjeuner finalement plutôt pas mauvais, entourés d'Anglais n'ayant à priori pas entendu parler des dangers du soleil sur une peau manifestement pas programmée pour les UV. Pas un seul scaphandrier en revanche à l'horizon, je ne te dis pas la déception.

 

 

Donc après des adieux déchirants à notre petit palace…

 

 

 

Nous avons regagné Le Touquet. En même temps qu'une marée humaine. Une heure et demi pour venir de Boulogne. Une broutille, tu me diras, comparé à notre périple de la veille. Enfin arrivés, nous avons pénétré dans un autre univers. Adieu les odeurs de marée du port de Boulogne, les moules frites à 8 euros et autres joyeusetés qui finalement moi me font bien marrer. Bonjour les pelouses tondues au cordeau, les maisons de Blanche neige, les bermudas camel et la raie sur le côté…

 

 

Bon, le Touquet c'est aussi quelques vieilles demeures ayant échappé je présume aux bombardements. Et là de suite, je me dis que si la graine avait eu des couilles, je l'aurais peut-être appelé Firmin.

 

 

Au Touquet surtout, il y a un front de mer vraiment vilain bordé par un parking que tu te croirais chez Mamouth les jours de promo du matos de camping. Et ça c'est moyennement chic, je trouve. En revanche, si tu es comme nous et que tu aimes l'aventure – ou que tu te perds facilement, c'est selon – en t'éloignant un peu du centre ville il y a une pinède par laquelle tu accèdes aux dunes. Moi les pinèdes je ne peux pas te dire ce que ça me fait. L'odeur des résineux combinée à celle de l'iode, ça me rend chose. Et puis c'est érotique non, la forêt, en langage freudien ? Hey Julie qui jouit des joues, tu confirmes ?

 

 

Après la pinède donc, y'a des dunes. Moi je dis merci les dunes. Un truc fait pour les femmes enceintes souffrant d'incontinence urinaire. Je sais, c'est mal de faire pipi dans les dunes. En même temps t'as déjà vu des sanisettes sur les plages non aménagées ? Non. Alors. Ah parce que oui, avant, tu vois, j'avais besoin de trouver des toilettes tous les quart d'heure. Maintenant, c'est plutôt qu'il faudrait que j'aie des WC portatifs. Oui je sais, un WC portatif c'est une couche. Mais je préfère l'idée de mon sanibroyer en bandoulière, laisse moi le peu de dignité qu'il me reste.

 

 

Autant te dire en revanche que pour te farcir la dune avec un ventre de près de sept mois, c'est coton. Surtout qu'à ce moment là, curieusement, j'étais seule, homme et enfants ayant un poil oublié le poids mort soufflant et râlant derrière eux. Enfin quand je dis "homme" et enfants, je devrais dire "Rosy Varte" et enfants. Parce que ce we, l'homme avait comme qui dirait un drôle de look…  Ok, j'avoue, il était aussi chargé comme un baudet parce que je te rappelle que je suis enceinte.

 

Attention, c'est là que donc je te révèle enfin l'identité du matador, du concentré de testostérone, du mâle qui partage mes jours et mes nuits…

 

 

Sans rire, la plage à marée basse et déserte était merveilleuse. Ma locataire a semblé adorer, elle a tambouriné à qui mieux mieux tout le temps où je suis restée allongée dans un sable plus fin que celui des caraïbes. Où je ne suis jamais allée, je suis pour explorer les trésors de notre bonne vieille France métropolitaine avant d'aller plus loin. Et aussi, oui, j'ai peur de l'avion, merci.

 

Voilà, ensuite l'homme nous a donc emmenés au Grand Hôtel Mercure du Touquet. Probablement pas le plus authentique du coin mais sûrement un des plus chers. Surtout le seul qui avait encore une chambre. Ou plutôt une suite. D'un goût se voulant plus exquis que celui des gens de la mer. Et en même temps, je ne sais pas…

 

 

 

 

 

Par contre au niveau de la literie, pas de réclamation. Si ce n'est qu'on devait limite se téléphoner pour se parler avec l'homme tellement on avait l'impression d'être loin l'un de l'autre. Ce qui certes peut être perçu comme un désagrément quand on vient de se rencontrer. Mais pas forcément au terme de douze années de ronflements intempestifs. Sans blague, les ronflements sont plus faciles à supporter quand l'autre est à deux kilomètres.

 

Surtout, surtout, au "Grand Hôtel quatre étoiles Mercure" comme l'appelaient avec respect les enfants, il y avait la piscine. Justifiant à elle seule le prix exhorbitant de la suite. Et rentabilisée comme il se doit par mon fils qui je pense en a bu la moitié. Puis par l'homme qui à force de bombes plus impressionnantes les unes que les autres en a vidé l'autre.

 

 

En fait, je t'ai menti, hier. Le luxe, c'est mieux que les hôtels pour scaphandriers. Et dans la vie, être riche c'est quand même sympatoche. Sauf que quand tu n'es pas vraiment une femme du monde et que tu as plutôt été programmée pour l'hôtel des gens de mer, quand tu es dans un palace, ta chambre à la fin ça donne quand même ça:

 

 

 

Et tout est à l'avenant. En gros, tu ne te sens pas à ta place. Et tu as l'impression que tu pourrais avoir le compte en banque de Bill Gates, tu ne t'y sentirais pas plus. Surtout, les gens qui travaillent dans ces endroits, tu sens qu'ils te captent direct. Et que du coup, ils se permettent avec toi les trucs que justement ils ne se permettent pas avec les autres, ceux qui sont à leur place, eux. Alors voilà, cette nuit fut évidemment merveilleuse parce qu'inhabituelle – et aussi parce que le petit dèj c'était un peu le pays de cocagne – mais je crois qu'au fond de moi, je suis plus Boulogne que Touquet…

 

Edit: Voilà pour ce week-end. Si ce genre de photo-reportage vous plait, j'en referai d'autres, j'avoue que j'aime bien ça. Même si je le sais, mes photos sont vraiment mauvaises, inutile de me le dire !!!