Et plus je m’ouvre à toi…

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Hier soir, une nouvelle fois grâce à ma copine Mimi, qui achète systématiquement au moins deux places pour chaque date de concert d’Etienne Daho à Paris, j’ai pu à nouveau me délecter du répertoire tout bonnement merveilleux (quand j’aime je ne nuance pas) de cet artiste si particulier. Pour quelqu’un qui n’avait jamais eu l’occasion de le voir sur scène avant cette année, le moins qu’on puisse dire c’est que je me suis rattrapée.

Je ne vais pas vous redire à quel point j’aime Etienne. Oh et puis si. Je l’aime, quand il fait son petit mouvement de hanche, j’ai comme des petits courants d’électricité dans les extrémités (toutes). Sa voix, moquée par les vilains, est d’une sensualité qui vaut tous les octaves de certains gueulards fatigants. Il est généreux, sensible, avec cette petite once de fragilité qui donne envie de lui chuchoter à l’oreille qu’on aura toujours dans nos coeurs une de ses chansons, no matter what… En lire plus »

J’aime #62

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Je crois que plus encore que l’apprentissage de la marche, de la propreté ou du langage, le moment le plus magique qu’il m’ait été donné, trois fois désormais, de contempler dans ma vie de mère, est celui où du déchiffrage laborieux de syllabes, mes enfants se sont mis soudain à lire. Ce basculement, qui survient souvent à La Toussaint, parfois avant, parfois après, durant l’année du CP, tient pour moi du miracle. Ou comment assister à l’ouverture d’une porte merveilleuse, sésame du savoir, de la connaissance, du rêve et des histoires sans fin.

Hier soir, lorsque Rose a lu sans ânonner que Papa part à la pêche, tandis qu’Azor, le chiot, arrive et que la pie vole sur un lilas (les auteurs de livres de lecture ne fument pas que des gitanes si vous voulez mon avis), mes yeux ont piqué fort. Bien sûr, tout n’est pas encore acquis et avant de pouvoir s’emparer seule d’un bouquin, elle va devoir s’en enfiler, des aventures d’Azor et de Papy qui quand il ne va pas à la pêche, part à la chasse. En lire plus »

Darwin avait raison ?

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Le week-end dernier j’étais donc à Bordeaux pour célébrer l’amour, l’amitié et toutes ces choses. J’en ai profité pour voir Cédric et Javi, deux des trois protagonistes de French Disorder (je vous ai parlé de ma coolab?) (ah ?) et visiter leurs bureaux dans lesquels j’ai décidé de m’installer puisqu’ils correspondent exactement à l’idée que je me fais de l’endroit idéal où travailler. Ensuite, nous sommes allés nous promener à l’ecosystème Darwin, THE spot bordelais, sur la rive gauche (ou droite ?) (je n’ai jamais su distinguer le Rhône de la Saone, n’attendez pas de moi que je sache aujourd’hui sur quelle rive de la Garonne je me trouve) (en tous cas, la rive autrefois bannie et considérée comme un repère de drogués et devenue le Brooklynn bordelais désormais). Darwin, c’est un endroit qui évoque instantanément les quartiers branchés de Berlin Est (dans lesquels je ne suis jamais allée, mais c’est l’idée que je m’en fais) (paie ta crédibilité) ou tout autre lieu arty en périphérie de New-York, mais avec l’accent du sud-ouest (gavé). Murs dédiés aux grapheurs, pistes de skate, co-working, eco-lodge et surtout, le Magasin général, immense épicerie/restaurant/cave à vin/place to chill/musée du formica où tout est plutôt très cher mais tellement bien présenté qu’on se surprend à errer dans les rayons de fruits et légumes comme dans une expo. C’est simple, on se croirait dans les photos d’un blog fooding.
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Simone Veil et autres bandes de filles

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Hier j’ai regardé le documentaire de France 2 sur Simone Veil. Et – j’imagine – comme la majorité des gens qui étaient devant leur télévision à ce moment là, j’ai été bouleversée une nouvelle fois devant un tel destin. Je crois que si quelqu’un devait incarner le mot résilience, cela pourrait être elle. J’ai dans mon entourage une personne qui fait preuve d’une force comparable face à l’adversité et qui suscite en moi la même admiration sans réserve. J’espère qu’elle se reconnaitra, il est parfois difficile d’exprimer ce genre de sentiment, de vive voix.

Je ne sais pas comment on fait lorsque l’on a tant perdu, aussi cruellement, pour continuer son chemin en ayant de surcroit l’élégance de se soucier d’autrui. Simone Veil n’est pas de mon bord politique, mais j’aurais voté les yeux fermés pour elle à n’importe quelle élection, tant elle m’a toujours paru être l’essence d’une femme d’Etat. En lire plus »

Dix ans ça n’efface pas l’amour

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C’était il y a dix ans. J’ai parlé parfois d’elle ici et , et aussi là, de sa force et de sa douceur, de cette liberté qu’il y avait en elle, de sa présence solaire et de ce vide qu’elle a laissé lorsqu’elle est partie, bien trop tôt, bien trop vite, dans bien trop de souffrances. On l’a perdue alors qu’on avait 30 ans et que l’on pensait encore naïvement que rien ne pouvait nous arriver, que la mort c’était pour les autres, ceux que l’on ne connaissait pas. Depuis, hélas, la vie s’est chargée de nous rappeler qu’elle pouvait perdre ses couleurs en un claquement de doigts. En lire plus »

Les marques, la pub, le blog et moi et moi et moi…

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Il y a un exercice auquel les blogueuses sacrifient au moins une fois dans leur carrière, si ce n’est plus. Je m’y suis déjà collée, tant bien que mal, et n’avais pas forcément l’intention d’en remettre une couche, même si les années blogs, comme je l’ai lu quelque part mais je ne sais plus où, c’est bien pire que les années chien et que donc ce qui était vrai hier ne l’est plus aujourd’hui. Cet exercice quel est-il ?

TOUT dire sur la relation que l’on entretient en tant que blogueuse avec les marques.

Une tâche périlleuse à plus d’un titre.

Premièrement parce la transparence, demandée à corps et à cris officiellement par les lecteurs et lectrices a en général tendance à revenir comme un boomerang dans la face de celle qui l’a lancée. En effet, on croit vouloir connaître tous les petits secrets d’une telle ou une telle, mais c’est un peu comme découvrir que Julia Roberts (une actrice très connue dans les années 90, au cas où les moins de 20 ans liraient ce post) s’est fait doubler pour les jambes dans Pretty Woman. Il faut donc doser avec une grande subtilité les révélations, histoire de ne pas perdre tout ce mystère dont on est auréolée.

Secondement, le risque est grand de donner des chiffres – vous remarquerez d’ailleurs que personne en réalité ne s’y colle, tous les post soit-disant voués à faire la lumière sur ce qu’un blog rapporte restent très vagues sur le nerf de la guerre. Je l’ai fait une fois, dans un élan de franchise auquel on ne me reprendra pas. J’avais eu la maladresse de qualifier une certaine somme de modeste, sauf que pour pas mal de gens elle ne l’était pas du tout. (et pour d’autres elle était ridicule, toujours cette fameuse théorie de la relativité).

Troisièmement, il est difficile d’être vraiment claire dans ces mises au point, parce qu’il en est de la blogosphère comme de tout secteur d’activité, il y a un jargon qui nous semble à nous évident et qui ne l’est évidemment pas pour tout le monde. Si je sais qu’un CPM signifie « coût par mille », à savoir donc un revenu conditionné au nombre d’affichages d’une bannière, je ne suis pas certaine que sans décryptage ce soit très compréhensible. Idem pour un placement produit, un CPC (coût par clic), un giftage (du verbe gifter, ou autrement dit « arroser la blogueuse ») ou que sais-je. .

Sachant que la vérité, c’est que moins ça se « voit » qu’on a été payée, mieux c’est, pour la réputation, le référencement etc. Le mot « sponso » par exemple est devenu très très mal vu car repéré par le dieu de l’internet, aka Google, qui a tendance à mal référencer les billets en faisant mention, d’où la multiplication d’euphémismes ça et là, « partenariat », « collaboration », « on m’a demandé de faire une sélection », « dans le cadre d’un travail avec telle marque », etc. Et en la matière, je ne pense pas qui quiconque déroge à cette nouvelle habitude consistant à dire les choses mais de la façon la plus discrète possible. En lire plus »

Parenthèse

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Depuis quelques jours il règne un calme assez suspect chez nous. Pas de hurlements parce qu’il n’y a plus d’après-shampoing, ou, pire, parce que « ce pull ne va pas avec mes cheveux » (sic), pas de chaussures du machin partout sur lesquelles on bute en jurant sur douze générations, pas de « ça me gratte maman » (ma tête, ma zézette, mon bouton de moustique…) (Rose est une enfant qui a TOUT LE TEMPS quelque chose qui la gratte) (surtout à 21h30), pas de révolution des « bolchetrucs, là… » à réviser au dernier moment, ni de couvert à moitié mis, « mais j’allais le faire », pas de « il est où » (mon chargeur, mon téléphone, mon cahier de correspondance, le coton, papa, mon doudou, l’Ipad, le chargeur (l’autre), etc).

L’ennui, quoi.

Non je plaisante. En lire plus »

J’aime #61

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Une copine de ma fille m’a fait passer le premier tome du Journal de Georgia Nicholson, oeuvre culte s’il en est je pense pour la génération qui vient juste après la mienne – celles qui ont réellement 29 ans – et que je n’avais finalement jamais lue, alors que j’ai vu la chérie pouffer durant des mois en dévorant chacun des tomes.

Je crois que je suis pile poil dans un état d’esprit propice aux lectures légères et drôles. Et je ne suis pas déçue, c’est tout simplement hilarant, cela se lit comme on mange des bonbons, compulsivement avec une once de culpabilité, sauf que là en plus, on ne récolte pas de caries. Si vous avez des ados qui sont passées à côté, n’hésitez pas à le leur coller entre les mains et si vous avez un petit peu vous même des réminiscences ou que vous n’avez jamais totalement quitté ce drôle d’âge, faites-vous ce petit plaisir.

Voilà, à part ça, j’aime… En lire plus »

Home sweet town

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Ce week-end j’étais à Lyon pour emmener les enfants chez mes parents. Le temps était doux, si doux que c’en était un peu inquiétant. La ville dans laquelle je ne me rends finalement quasiment jamais – mes parents vivent en banlieue – était resplendissante. Avec les grands, on a marché un long moment sur les quais de Saône, nous prêtant au jeu des selfies sur la passerelle Saint Georges, que j’empruntais tous les matins lorsque j’étais au lycée. Il y a parfois dans la vie des moments dont on sait très exactement qu’on s’en souviendra toujours. Cs quelques heures tous les quatre – Rose, fatiguée était restée à la maison – en feront partie. Pour tout un tas de raisons, dont certaines indicibles, probablement parce que ces derniers jours la dimension éphémère de notre existence a été une nouvelle fois rappelée à mon bon souvenir. Que l’une de mes plus chères a le coeur en mille morceaux. Et que c’est parfois dans la tristesse que l’on a une conscience aiguë de ce qui compte ou non. En lire plus »

God save the cream, le tee…

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Attention, coolab « Pensées by Caro & French Disorder », part two ! Au vu de l’accueil formidable que vous avez réservé à cette petite collection capsule, Cédric, Javi et Isa m’ont proposé de l’étendre à ce tee-shirt. Je n’ai pas boudé mon plaisir je peux vous dire, parce que c’est le même modèle que le « cook da book » (qui m’a valu une séance de drague de la plus grande subtilité de la part d’un garçon trop jeune pour saisir la référence et qui un soir d’ébriété, après m’avoir scrutée avec attention, m’a chuchoté au vu et au su d’un churros pas très friendly, « c’est plutôt « Look that boobs » qu’il faudrait écrire ») (je sais, c’est antiféministe mais j’avoue, je n’ai pas pris la mouche) (euphémisme) (call me Demi) (et sers en moi un pendant que tu y es).

Plus sérieusement, c’est une coupe que j’adore, dans une matière ultra agréable. Et puis je ne sais pas, ce doré sur noir, j’ai l’impression d’être la petite soeur (fille ?) de Blondie.

Le tee-shirt « God save the cream » est en vente au prix de 39 euros. Avec le code KIFF, vous avez les frais de port offerts pour toute la coolab, qui se trouve ici.

Ah et la copine Violette a elle aussi libéré sa créativité et le moins qu’on puisse dire c’est qu’elle a tout déchiré ! Par ici si ça vous tente ! En lire plus »