Mois : octobre 2007

Je fais ce que je veux avec mes cheveux

Bon, choupinette, je suis rentrée trop tard pour te faire un compte-rendu du concert de Vanessa mais promis j'essaie de m'y coller dans la journée because c'était drôlement bien. J'en profite pour remercier encore ma copine Séverine pour le tuyau et lui demander pardon de pas avoir appelé, c'était à cause que mon téléphone, il était resté dans le coffre de la voiture…

 

Et donc, en raison de ma fatigue, à la place d'un grand billet plein d'humour et d'émotion comme tu as l'habitude d'en trouver ici, je vais du coup te faire un cadeau. Oui, un cadeau.

 

Moi.

 

Absolument, tu as bien compris, je m'offre en présent parce que tu le vaux bien et mes cheveux aussi.

 

Je sens que tu commences à voir où je veux en venir. Sauf que tu te trompes. La photo de la diversité, je ne vais pas la mettre sur mon blog. Pourquoi ? Oh, je pourrais te raconter pas mal de trucs, sur genre ma modestie légendaire, mon désir absolu de protéger mon intimité, ma peur de brouiller mon image, etc. Et y'aurait du vrai, en même temps.

 

Sauf que tout de même, la vérité c'est que je ne m'adore pas des masses sur le portrait. Peut-être en raison de ma poitrine qui en 4×4 m'a, disons le clairement, foutu les jetons. Comme quoi tu crois pendant des années que tu gagnes à mettre des décolletés pour découvrir un jour qu'on a juste l'impression que tu es une espèce à part, du genre qui a deux paires de fesses, une derrière comme tout le monde et l'autre… bref.

 

Donc la photo, si tu veux la voir, t'as qu'à la chercher, peut-être même que tu la trouveras. Mais pour que tout de même tu aies une idée de l'atmosphère du vernissage qui était ma foi bien sympa, je te propose ce petit film dans lequel d'ailleurs, je note, ne figure pas ma photo. M'est avis que le caméraman a eu peur aussi. De mes seins je veux dire.

 

En revanche, on m'aperçois et m'entend deux secondes et tu pourras constater qu'à l'oral j'ai un vocabulaire réellement très varié. Un vrai Larousse, la fille.

 

Y'a aussi des copines à moi qu'on voit mais je préfère conserver leur anonymat.

 

Edit: Je précise que si je mets en ligne ce film c'est juste pourc clore cet épisode. J'ai bien conscience de me faire le relais d'une publicité. Mais j'avoue, j'ai pris un grand plaisir à me faire bichonner, à vous raconter tout ça et à boire des bulles ce soir là. Cela dit, je pense que ce sera mon unique expérience du genre, parce que voilà, je crois qu'intrinsèquement, je ne suis pas faite pour ça.

 

Le jodepur, ma taille et ma voute plantaire.

Je le sens que tu es en manque de mes fachiones conseils ma petite caille. Le problème en même temps c'est que je ne suis pas non plus une shoppeuse compulsive, tu vois ? Du coup, j'ai un tout petit peu l'impression de te survendre un truc limite mensonger, quoi. Un peu comme si Valérie Damido se piquait de te donner sa vision du dernier défilé Marc Jacob.

 

M'est avis qu'elle trouverait que ça manque de stickers.

 

 

Bref. 

 

Il se trouve que j'ai encore deux trois choses à te dire sur les meust have de cet hiver 2007. Ben oui, tu crois quand même  pas que je vais te laisser te balader à poil avec tes loves bottes et ton ite bag en doudoune, si ?

 

Tu vois pas que tu croiserais justement un chasseur de cool ?

 

Donc, trève de digressions, le sujet du jour, c'est: qu'est-ce qu'on met avec les love botte, même si elles sont limites plus vraiment à la mode rapport que c'est désormais les Derbies à talon de 22 cm que toute fille vraiment pointue porte à son pied ?

 

Allez, je sens que t'as froid là ma pauvrette. Faut reconnaitre qu'un sac, même en doudoune, ça ne tient pas très chaud. Donc. Pour cet hiver, tu as plusieurs solutions. Premièrement, tu as le jean large à taille haute qui revient au galop.

 

Bon ben là, je passe mon tour. Faut que j'explique ? Oh mais pas de problème ma biche, tout de suite. Dans jean large à taille haute, y'a large et je ne suis pas persuadée que ce soit nécessaire d'accoler cet adjectif à mon allure qui s'en charge très bien toute seule. Y'a aussi "taille haute" et vu que ma taille je ne suis pas tout à fait sûre de l'avoir encore vraiment localisée, je préfère laisser tomber. Non autant les robes empire ça m'arrange, autant avec un jean joséphine, à mon avis, je vais ressembler à Bozo et c'est tout.

 

Allez, si toi aussi t'as lancé un avis de recherche pour ta taille, moi j'ai envie de te dire, fais comme moi, ignore tout ce qui monte au dessus du nombril. Et pars comme un prince.

 

Ok, t'es en train de penser. Mais en attendant, je suis toujours à poil avec mes bottines qu'elles sont over démodées. Et tu as raison. Par contre, t'es mignonne mais on va tenter de ne pas trop s'attarder sur cette histoire de train de la hype qu'on aurait limite pris trop tard parce que j'ai personnellement finalement craqué pour les love bottes de Comptoir des chiffonniers.

 

Que je ne peux pas réellement porter sous peine d'un possible infarctus de la voute plantaire. 

 

Je précise que dans le magasin j'étais en total free style avec, complètement détendue de l'orteil, aware comme t'as pas idée. Ces garces ont révélé leur côté obscur au bout d'à peu près 100 mètres. J'envisage de les envoyer à Guantanamo, je pense qu'on pourra en tirer le meilleur là-bas.

 

Bref, ça ne nous dit pas comment qu'on se sappe, je suis d'accord.

 

Et bien c'est simple, il te reste l'autre meust have de l'hiver, le Jodepur – je sais que ça s'écrit pas comme ça, me prends pas pour une sole meunière, c'est juste pour accentuer l'humour du post.

 

Je t'avouerais que jusqu'il y a peu, je ne voulais même pas entendre parler non plus du jodepur. Parce qu'à mon humble avis, le concept est né d'un cerveau malade ou pervers. Ou les deux. Non mais c'est vrai, de deux choses l'une. Première option, t'as de la culotte de cheval. Réflexe ? On la planque. Et vu que c'est quand même assez malléable – c'est même le problème – autant lui faire prendre la forme d'un 501, que d'une amphore, moi je dis. Deuxième option, t'en as pas. De culotte de cheval, je veux dire. Et alors là c'est pire. D'où que tu peux avoir envie deux secondes d'enfiler un truc qui va donner l'impression que t'es foutue en poire alors que tu fais partie des 1% de femmes dans le monde qui n'ont pas de grumeaux de cuisse ?

 

En plus, en dessous des espèces de bajoues du haut,  c'est hyper resserré que limite tu étouffes des mollets. Y'a même pas le confort, quoi. Alors qu'en général, le seul avantage des fringues moches, c'est que t'es bien dedans. Ben là, non, c'est la double peine. 

 

Oui mais non.

 

Tout ça, je le pensais vraiment. Et puis j'ai fait la connaissance du jodepur de miss G., une étoile montante de la blogosphère. Et j'ai un peu changé d'avis. Pas au point d'imaginer que ça m'irait, déconne pas mon poussin. Mais force est de reconnaitre que certains jodepurs peuvent te flatter.

 

Si t'as des jambes fines et la taille haute.

 

Exclusivement.

 

Quoi ? Hein ? Qu'est-ce que tu dis ? Elle est nulle ma leçon de fachionerie ? Rapport qu'on est toujours à poil ?

 

Ben pourquoi que tu crois que j'aime les leggings toi ?

 

En plus j'ai envie de te dire, profite. Parce que parait que la caleçon – heu le legging – est en train de se faire dépasser par le collant opaque de couleur.

 

De préférence fluo.

 

Bon ben je te laisse je vais aller m'acheter un jodepur en jean, moi. Taille haute.

 

Edit: La photo est de Vogue. Et viens pas me dire que c'est pas un jodepur. Le problème c'est que je n'en ai pas trouvé en fait. Je crois qu'on nous a menti. Ou alors que les créateurs, ils l'ont revisité, genre, le jodepur. N'empêche qu'il est jaune et en soi ça le discrédite, non ?

Tu sais ce qu’elles te disent mes hormones ?

La scène se passe il y a quelques jours, un soir de semaine. Non, pas dans un lit, ni sur le parquet, ni encore sur le carrelage de la cuisine parce que vous savez bien que c'est trop froid. De toutes façons, comme vous pourrez le constater, l'humeur n'est pas à la bagatelle…

 

– Elle: Bon alors, pour samedi, on fait comment pour regarder le match ? Tu crois qu'on va trouver un baby-sitter ? Non parce qu'à mon avis, tous les moins de 25 ans de notre entourage vont aller dans un bar avec des potes eux aussi. On a intérêt à s'y prendre dès maintenant.

 

– Lui: Heu…

 

– Elle: Quoi, "heu" ? T'as pas envie qu'on aille voir le match dans un bar avec les autres ? T'es un peu casanier je trouve, tu sais.

 

– Lui (gêné mais pas trop non plus): Ben non, c'est juste qu'en fait, on a décidé qu'on le regarderait entre mecs.

 

– Elle (piquée): Ah je vois. Super sympa.

 

Lui: Non mais tu peux comprendre quand même.

 

– Elle: Ben non, en fait, pas trop. C'est quoi le problème ? Mes hormones vont les faire perdre à distance ?

 

– Lui: Oh, arrête, c'est juste que c'est cool de faire ça entre hommes.

 

– Elle: Et moi, vu qu'il me manque un zizi, je reste à la maison avec les enfants, c'est ça ?

 

– Lui: De toutes façons t'y connais rien au rugby, en plus tu n'aimes pas ça.

 

– Elle: Ne t'éloignes pas du sujet, tu veux bien ? En plus j'ai tout à fait compris l'essentiel du jeu crois-moi. Y'a pas non plus besoin d'avoir fait polytechnique pour comprendre que l'objectif final c'est de se rouler dans la boue avec le ballon et si possible derrière la ligne du fond auquel cas ça te donne des points en plus. Alors, c'est bon, j'ai les compétences ? Y'a un test officiel tu crois ? Non parce que moi je veux bien aller passer mon certificat de spectateur, si y'a que ça.

 

– Lui: Non, mais écoute, une prochaine fois… C'est bon, c'est qu'un match en même temps.

 

– Elle: Qui ne revient que tous les quatre ans tout de même. En plus c'est une question de principe. (Puis, tentant la culpabilisation) Je me sens rejetée.

 

Arrivent pupuce et chouchou alertés par le ton qui monte.

 

– Pupuce: Pourquoi vous vous disputez ? Vous me faites triste moi…

 

– Elle: Non, ce n'est rien ma chérie. Maman est juste triste parce que ton papa ne veut pas d'elle samedi soir pour regarder le match. Il préfère ses amis tu comprends ? Mais ne t'inquiète pas, ta maman va rester avec vous, parce qu'elle vous aime, elle.

 

– Pupuce: Oh, pauvre maman…

 

– Chouchou (toujours très préoccupé par l'équilibre des forces au sein de la famille): Ben moi je comprends un peu papa quand même…

 

– Lui: Ah, merci mon grand, au moins un de mon côt…

 

– Elle (l'interrompant): Et en plus tu montes les enfants contre moi ! Je trouve ça vraiment dégueulasse.

 

Edit1: Pour qu'il n'y ait pas de malentendu, que les choses soient claires, ce qui a déclenché l'ire de cette femme que nous nommerons donc Fadela – sauras-tu deviner pourquoi ? – ce n'est pas l'idée que son homme passe une soirée avec ses amis. Non. C'est l'idée le fait qu'un individu soit exclu d'une soirée uniquement pour défaut de testostérone.

 

Edit2: Je sais, on pourrait penser que dans l'histoire, c'est elle la mégère. Sauf que la Fadela, même si elle peut avoir à un moment ou à un autre une pincée de mauvaise foi, elle est quand même restée à la maison au final. Par conséquent, pas de conclusions hatives, s'il vous plait.

 

Edit3. Ok, elle en a profité pour se siffler une bouteille de vin avec un copain. Mais ça n'est pas le problème.

 

 

 

 

Le moral en berne

Bon bah voilà, on a perdu. Alors forcément, on est déçus hein. Et puis ce pauvre Chabal, tout chafouin, là, avec ses larmichettes qu'elles coulaient sur ses joues barbues… Si ç'est pas malheureux tout de même de se mettre dans un état pareil, moi je dis.

 

Je sais que toi aussi, tu es triste, derrière ton écran. Parce que la victoire, ça t'aurait fait oublier tout un un tas de trucs qui ne marchent pas droit dans ta vie. ça t'aurait donné la niaque, peut-être même que tu aurais eu de l'espoir pour l'avenir de la planète et de tes enfants. Bref, ton moral de français, il s'en serait trouvé drôlement ragaillardi.

 

Alors que là, c'est quoi qui va se passer, hein ? Je te le donne en mille. Il va falloir se pencher sérieusement sur cette histoire de franchise médicale que même si Roselyne elle dit que ce n'est pas grand chose, c'est malgré tout pas rien. Va falloir trouver une solution pour jeudi rapport à la grève des cheminots. Va falloir s'intéresser de plus près à l'EADS, cette histoire à laquelle on ne comprend que pouic mais que tout de même il semblerait qu'on ait été les dindons de la farce. Enfin, sauf si t'es parent de près ou de loin avec Lagardère, auquel cas ce problème ne te concerne pas. Ou différemment en tous cas.

 

 

Et oui, tout ceci, c'est reparti.

 

En même temps, il y a un point positif. Toi tout ça, ça va grave te plomber le moral, on est d'accord. Mais m'est avis qu'il y en a un qui est encore plus emmerdé que toi aujourd'hui à l'idée que tu aies un peu plus le temps de lire les pages "Société", "Economie" ou "Politique" de ton journal.

 

Et puis y'en a un autre, qui doit être en train de voir si y'aurait pas moyen finalement, pour Madrange, de remettre le couvert, quoi…

 

Je sais que c'est petit, mais du coup, moi, j'ai tendance à rigouler un peu. Oh, juste un petit peu hein. Et ça n'empêche que perso, si la queue de Mickey c'était la touffe à Chabal… Bref.

 

Edit: Permets moi de te dire sinon que je ne t'ai pas trouvé hyper sympa avec moi au niveau de mon sondage. Non parce que bon, ça va, le tapis, je ne le fume même pas d'abord.

Bruxelles

Hier j'étais à Bruxelles. J'avais écrit déjà un billet sur cette ville aimée. Et pendant que je sortais de la gare le nez ravi par l'odeur à nulle autre pareille des gauffres belges, je repensais à ce qui dans cette ville me bouleverse. Alors voilà, j'ai envie de rééditer ce texte qui somnolait sur mon ancien blog. Oui, je sais, c'est une réédition. Mais en même temps, parfois, quand on est une star, on peut se le permettre… En toute simplicité.

Hier j'étais donc à Bruxelles. J'y aime les frites, la bière, la Grand-place, la façon d'appuyer sur les "R", la lumière, le rouge brique de certaines facades qui me rappelle que je suis au nord même si ce nord n'est qu'à une heure et demi de Paris.

J'y aime aussi son quartier des Marolles truffé d'antiquaires, ce café au coin de la place du marché au carreau où l'on chante des chansons de Jacques Brel en mangeant une soupe au potiron fumante. J'y aime encore tous les estaminets qui proposent des bières d'abbaye qui vous font oublier l'envie pour longtemps de boire une Kro…

J'aime Bruxelles parce que la première fois c'était avec l'homme. Et que la deuxième, j'étais trois depuis deux mois. Ce soir là on avait écouté Jeanne Moreau chanter et on s'était dit que si l'un des deux était une fille on l'appellerait Jeanne.

L'un des deux était une fille et on ne l'a pas appelée Jeanne… Comme quoi parfois on se dit des choses qu'on ne fait pas…

Allez à Bruxelles, c'est à une heure et demi de Paris et c'est encore bien plus que tout ça. Vraiment. Allez-y c'est un ordre. Mon ordre du vendredi.

 

Edit: C'est fou, ce post avait déjà été rédigé un vendredi. Comme quoi, c'est un signe.

 

Edit2: A Bruxelles il y a aussi des spéculos avec le café et les meilleurs sont les Dandoy. Ils sont vendus même à la gare et si t'as jamais mangé de spéculos c'est par ceux là qu'il faut commencer.

 

Edit3: Les Edit ils sont frais du jour, je te ferais dire.

Rendez-vous aux Ladiesroom…

Petit billet aujourd'hui, parce que je suis en déplacement professionnel madame. Ouaip, exactement. Donc juste pour vous dire qu'à priori, si la publication n'a pas été remise à plus tard, il y a aujourd'hui dans 20 minutes un article sur les blogs de filles et j'y raconte quelques bêtises.

 

Je veux saluer à cette occasion la gentillesse du journaliste, David Carzon, que j'ai fait tourner en bourrique en refusant au dernier moment que ma trombine apparaisse sur le journal.

 

Si je vous parle de cet interview, c'est parce que si vous tombez dessus vous verrez que je parle d'un webzine auquel je collabore depuis quelque temps. Certains d'entre vous l'auront peut-être déjà vu, je préfèrais être discrète parce qu'on en est encore à une version test et que j'attendais que ce soit un peu plus abouti.

 

C'est désormais le cas, donc sachez que vous pouvez me retrouver sur Ladiesroom. C'est un réseau social féminin mais les hommes sont acceptés. La plupart des articles que je signe là bas sont en réalité des billets déjà publiés ici dont vous aurez toujours la primeur. Il y a aussi des articles originaux. On peut s'y créer un avatar, on peut écrire ses propres articles, on peut même s'y faire des amies dis-donc.

 

Voilà, j'espère que ça vous plaira, pour moi c'est une nouvelle aventure. J'ai à la fois un peu peur et en même temps,  c'est bien non d'avoir un peu peur ?

 

Bonne journée mes petits chéris.

Chasseurs de cool

Aujourd'hui, je vais te faire une leçon de tendance que tu vas pas en revenir parce que grace à moi tu vas comprendre un peu mieux un phénomène fachione super trendy qui fait fureur.

 

Oui, aujourd'hui, je vais t'expliquer pourquoi que maintenant, ce ne sont pas les top models qu'on prend en photo pour montrer les tenues que tu te dois de porter dans la vie de tous les jours. Ben quoi, t'as pas remarqué ? Le truc de la fachione week – bon si tu sais pas ce que c'est que la fachione week qui au passage vient de se terminer, je crois qu'il vaudrait mieux passer ton chemin, m'est avis que tu vas sérieusement t'emmerder pendant les minutes qui suivent -, c'est de shooter les filles A LA SORTIE des défilés et surtout pas PENDANT le show, genre sur les podiums.

 

 

Franchement, si t'en es encore à t'extasier devant les mannequins qui défilent, t'es pas trendy pour deux sous ma chérie. Parce que celles qui te montrent comment la rue s'habille – et donc toi dans six mois – ce sont les vraies filles.

 

Genre toi et moi, tu te dis ?

 

Heu… non, pas vraiment ma caille.

 

Les filles de la rue de la vraie vie qui sont l'émanation de la tendance de la hype, elles sont quand même un tout petit peu spéciales. En fait, si tu les regardes bien, ce sont des top models mais sauf qu'elles ne défilent pas et qu'elles sont dans leurs vêtements à elles. Il y a aussi des actrices. Et puis des fachionistas qui ressemblent à des top models.

 

En tous cas elles te montrent le chemin et moi je dis quelque part, merci.

 

Bon, en même temps je ne sais pas vous, mais moi elles m'impressionnent quand même, du coup, le processus d'identification n'est pas easy easy. Je veux dire, même leurs bracelets ils sont assortis à leur tenue. Et les couleurs de leurs vêtements, elles sont super réfléchies. En plus dans tes rêves qu'elles s'habillent en gris, jaune ou orange. Non, c'est comme le coup du legging. Si tu dis "orange", c'est que t'es du style à dire encore caleçon, tu vois ? Parce que la fille qui te montre dans quel sens va le vent de la mode, elle dit plus orange depuis au moins deux mois vu que ça a été remplacé par "tangerine". Gris, tu le dis pas non plus vu que c'est le noir de cet hiver. Donc tu dis "noir de cet hiver". Ou alors tu dis taupe. Mais c'est limite. Le marron non plus ma pauvre ça n'existe pas. Tu mets une touche de bronze dans ta tenue, c'est tout.

 

Bref, tu m'as comprise, les couleurs primaires c'est fini. Et surtout, tu oublies de suite l'idée d'improviser. Parce que s'habiller, surtout si t'es du genre qui ouvre la voie, c'est un peu comme si c'était un vrai travail.

 

T'es un peu perdue hein. Je comprends ma biche. Mais qu'est-ce que tu veux, c'est pointu maintenant la mode. Surtout si tu veux avoir la chance un jour d'être shootée par un cool hunter.

 

Quoi ? Tu sais pas ce que c'est qu'un cool hunter ?

 

Haaaan, l'autre.

 

Allez, ça me fait de la peine de te laisser dans ton ignorance. Je vais t'expliquer.

 

Ben en fait, le cool hunter, c'est un gars plus malin que toi et moi et qui a compris, lui, que justement, la mode elle est dans la rue, quoi. Et qui prend le pouls de la tendance en immortalisant des looks de vrais gens.

 

Pour que toi ensuite tu puisses les copier. Ou essayer, en tous cas.

 

Bon, tu t'imagines bien que les vrais gens en question, ils ne sont pas du genre à se croire arrivés juste parce qu'ils ont enfin acheté des low boots. D'autant que depuis que le pékin moyen – style moi – achète des low boots, c'est justement le signe que c'est bon à jeter vu que ça s'est démocratisé. Du coup, ça s'appelle de nouveau des bottines, tu vois ?

 

Bref, le face hunter, il te shoote que si t'es before the tendance.

 

Bon, ben moi je suis un peu before avec mon sac doudoune, mais pour l'instant, rien.

 

Faut dire que ce que j'ai oublié de te préciser, c'est que le cool hunter officie surtout à NY, Tokyo, London et aussi rue de Rivoli.

 

Pas avenue d'Italie, à priori.

 

Voilà, je sais, c'était long et quelque part on s'en fout de tout ça. En même temps je t'ai promis de décrypter les tendances et je tente modestement de tenir cet engagement. Imagine comment tu vas te la péter en casant "cool hunter" dans une conversation. Là je ne te dis pas comment t'auras envie de m'embrasser, après.

 

Edit: Un des cool hunter les plus connus, c'est le Sartorialist. Même que je connais une fille qui a été Sartorialisée. Si. Même que. La photo en illustration est de lui. Et comme je suis vraiment une limande en informatique, je ne sais pas rajouter une légende. Je m'épuise, je vous jure…

 

Edit2: Je me moque mais le pire c'est que j'adore regarder ces photos de vrais gens trop pas pareils que moi.

 

Edit3: Trois filles notamment savent parler bien mieux que moi de la mode, la mode, la mode: Géraldine de Café mode, Garance et Punky. Alors si le coeur vous en dit…

La blogosphère s’aggrandit

Il y a des amitiés fulgurantes. Dans la blogosphère peut-être plus qu'ailleurs. Comme je me plais souvent à le dire – oui, quand je fais une trouvaille je suis du genre à l'user jusqu'à la corde – la blogosphère est un accélérateur de sentiments.

 

En même temps c'est normal. On commence par se connaître par l'écrit, par ce qu'on dévoile de plus intime. On se fait rire, on se fait pleurer, on se séduit par les mots, on se dit le plus important très vite. Alors, quand on se voit après s'être lues, même si l'image qu'on s'était faite de cette autre derrière son écran est différente de la réalité, c'est trop tard, on s'aime déjà.

 

Seulement voilà, parfois, c'est trompeur. Parce qu'on ment beaucoup derrière son écran. Qu'on s'invente un personnage qui est parfois bien loin de ce qu'on est. Et puis la blogosphère, c'est la vraie vie… en pire. Comme tout ce qui va trop vite, trop fort.

 

Alors certaines amitiés qui avaient décollé comme une fusée explosent en plein vol.

 

Et puis d'autres, qui ont débuté sur la pointe des pieds, plus doucement, plus timidement, s'avèrent être pleines de promesses et de surprises. Au fil du temps, on prend ses marques, on se renifle, on s'apprivoise. Celles à qui je pense se reconnaîtront j'en suis sûre, deux d'entre elles ont fait de ma soirée de samedi un grand éclat de rire. Faut dire que le détournement des titres des bons vieux "Martine", tout de même, c'est à se faire pipi dessus. Mais j'y reviendrai, là j'étais partie pour un billet "émotion".

 

Pourquoi tout ce déferlement sirupeux depuis dix minutes, vous demandez-vous ? Parce que ce que je voulais notamment vous dire aujourd'hui, c'est que l'une de ces amies en devenir vient d'ouvrir un blog. Il s'agit d'une certaine Claire, que vous lisez ici quotidiennement ou presque. Mais si, vous savez, ClaireMM !

 

La première fois que je l'ai vue, c'était chez Ginette, lors de la première soirée "Courges". Elle a descendu l'escalier qui mène au bar et je crois que si on ne lui avait pas sauté dessus à ce moment là, elle serait repartie aussi sec. Elle était venue toute seule, profitant d'un week-end à Paris. Ben oui parce qu'un des M accolés à Claire, il veut dire Munich. Hey d'ailleurs, le deuxième M, il veut dire quoi, Claire ?

 

Ce soir là, il y a eu comme une évidence, on a parlé sans gêne, comme si on s'était quittées la veille. Et puis on s'est un peu mailées, et puis Claire a écrit un commentaire hilarant sur la petite souris qu'elle oublie tout le temps. Et puis elle m'a fait l'honneur de me le "prêter" ce texte pour qu'il figure dans mon livre sur les Mères indignes. Et puis on s'est revues, peu de fois. La dernière, je lui ai d'ailleurs fait faux bond, honte à moi.

 

Et puis je l'ai un peu tannée pour que ses mots ne viennent pas juste se glisser pour mon plus grand plaisir dans les commentaires de mes billets. Parce que Claire a du talent, c'est sûr, notamment pour parler de ses enfants, qu'elle a nombreux, et aussi de toutes les petites choses de la vie.

 

Voilà, j'ai été un peu longue, j'avais envie de dire plein de choses, et puis vous savez n'est-ce pas qu'il est des ruptures dont il est douloureux de parler, des amitiés qu'il est délicat d'expliquer. Vous savez tout ça parce qu'encore une fois, ce monde virtuel ne l'est pas et que dans la vraie vie, c'est compliqué, parfois, aussi. Non ?

 

Allez voir Claire, laissez-lui un petit mot, je sais que ses petites histoires vont vous plaire. C'est par ici:

 

http://mere-pas-top.mabulle.com/ 

 

Edit: Je confirme, cette illustration a déjà servi. Mais voyez-vous, la tanche que je suis en informatique – un QI de sole meunière et encore – a été fichue de saturer sa bibliothèque photos disponible sur Mabulle. Du coup, je tente de faire un peu du recyclage, en attendant de trouver une solution !

Tu chipotes

La scène se passe un samedi après-midi, dans le salon. Il est en train de remplir des papiers de sécu, elle pianote sur son clavier, l'ambiance est calme. Du genre de calme qui pourrait précéder une tempête, en même temps…

 

 

 

Il: Je te remplis ta feuille aussi ?

 

Elle: Ouais, si tu veux bien, merci

 

Il: Ok. Bon, donc, date de naissance, 21 mars 71…

 

Elle (regard noir):…

 

Il: Ben si, c'est ça ?

 

Elle: Ben non, c'est pas ça.

 

Il (commençant à comprendre que ça sent le roussi): Attends, tu es bien née en 71 ?

 

Elle: Oui.

 

Il: Et en mars, ça j'en suis sûr aussi.

 

Elle: hin hin.

 

Il: Ben alors ?

 

Elle: Ben alors y'a 31 jours en mars, hein. Et il se trouve que je ne suis pas née le 21.

 

Il: Le 22 ?

 

Elle: Génial.

 

Il: Ben dis-moi ! Je suis sûr que je ne suis vraiment pas loin, en plus.

 

Elle: Non mais t'inquiète, à force de faire tous les jours, tu tomberas dessus.

 

Il: Le 20 ! C'est le 20 ! Oh, franchement, je m'étais trompé d'un jour. On ne va pas en faire une maladie, hein ? A UN jour près, je trouve que tu chipotes.

 

Elle: …

 

Il: Si ? On va avoir LA conversation ?

 

Elle: Je ne vois pas de quelle conversation tu veux parler. Je n'ai qu'une chose à te dire. Que tu te sois trompé d'un jour ou de deux mois, c'est pareil. Onze ans qu'on est ensemble. Onze ans. Manifestement pas assez pour retenir UNE date.

 

Il: Donc on va avoir LA conversation.

 

Elle: De toutes façons, ces choses là ne comptent pas pour toi, j'ai bien compris. Je suis sûre que tu ne te souviens même pas de quand on s'est embrassé pour la première fois.

 

Il: A y'est. On est en plein dedans.

 

Elle: Alors ? Tu t'en souviens ? Et la demande en mariage ? Hein ? Et le jour de notre mariage ? Il y a moins de six mois, ça n'a peut-être pas eu le temps de disparaitre de ton disque dûr, si ?

 

Il: Mais tu sais bien que ça ne veut rien dire. Je suis comme ça, les dates, les anniversaires… C'est pas important, si ?

 

Elle: Non, tu as raison Jean-François.

 

Il: Heu, Jean-Philippe tu veux dire ?

 

Elle: Oh, tu sais comme je suis… Les prénoms et moi ça fait deux. Et puis à trois ou quatre lettres près je trouves que tu chipotes hein.

Protégons nos filles des vilains papillons

Bon, vous allez finir par penser que le week-end c'est caritatif, médical et compagnie. En même temps, il est bon parfois de s'arrêter cinq minutes sur certaines informations capitales.

 

Et puis autant je répugne à vendre des crèmes de beauté ou autres soutiens-nénés, autant me faire le relais de causes que je juge bonnes, ça me semble assez louable. Ouais, louable, paaaarfaitement madame.

 

Donc, cette info, c'est Venise, fidèle parmi les fidèles, qui me l'a envoyée. Elle fait écho à un post que j'avais écrit il y a quelques mois et qui avait déclenché pas mal de réactions.

 

Venise, disais-je donc, m'a envoyé un mail pour me rappeler que le premier vaccin préventif contre les virus responsables de la plupart des cancers de l'utérus est disponible en France et ça depuis 2006. Il est recommandé pour les jeunes filles dès 12 ans et empêche les vilains papillons de préparer le nid d'un cancer qui survient souvent des années – sept en moyenne - après la contamination. Venise me dit qu'elle va emmener sa fille et qu'on devrait toutes faire pareil. Je sais que je le ferai quand le temps sera venu parce que moi les papillons m'ont déjà bien assez emmerdée comme ça pour que je les laisse s'en prendre à ma fille.

 

Vous allez me dire, ouais, elle est pas fraiche ton info. 

 

Sauf que. Sauf que voilà, jusque là, il y avait un hic, voyez-vous. Parce que ce vaccin coûte la bagatelle de 500 euros (trois injections plus les consultations) et qu'il n'était pas remboursé par la sécurité sociale. Et c'est là que ça devient intéressant. Depuis cet été, ça y'est , la caisse nationale d'assurance maladie le rembourse à 65%. Bon, quelque part je trouve que ce n'est pas assez, parce que si tu n'as pas de mutuelle, c'est encore trop cher pour certaines.

 

M'enfin c'est mieux qu'avant où cette prévention était réservée aux seules personnes qui en avaient les moyens. Voilà, je n'ai de leçons à donner à personne alors je ne vais pas vous dire ce que vous avez à faire. Je voulais juste que l'info selon laquelle désormais on avait plus besoin d'être riche pour se protéger du cancer de l'utérus vous soit parvenue…

 

Edit: Allez, bon match moi je dis. Et en passant, je suis fière de vous. Si on additionne ceux qui veulent plaquer Sarko, ceux qui veulent faire chouiner Madrange, heu, Laporte et ceux qui veulent faire haka avec Chabal, on obtient presque 80%. Des gauchistes et des obsédées sexuelles. Voilà ce que vous êtes. Savez quoi ? Je ne vous en aime que plus.

 

Edit2: J'ai supprimé le nom du vaccin, alertée par une lectrice qui me dit qu'il ne faut pas faire de la pub pour les médicaments. En même temps, ce n'est pas vraiment de la pub je pense, mais dans le doute…