Juste quelqu’un de beau ?

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Dans le Grazia de cette semaine, il y a un article au demeurant fort intéressant, sur le fait que les moches (= quand même surtout les grosses) ont toutes les chances de se faire discriminer à l'embauche ou mal traiter au travail. Comme disait si bien Coluche, on nait tous égaux mais certains plus que d'autres.

Ce n'est pas un scoop, vous me direz, en tous cas pas pour moi, dans mon ancien boulot franchement, parfois je me demandais si je ne bossais pas dans une annexe d'agence de mannequins au vu de certains recrutements. Mais ce qui me semble assez grave en réalité, c'est la façon dont ce bonus donné aux gens bien faits est de plus en plus admis, au point que justement ça ne choque plus grand monde. Dans le papier que je cite, ce qui m'a le plus choqué, c'est l'aisance avec laquelle deux témoins, un gars de la télé il me semble et un responsable d'agence de pub, assument leur propension à embaucher des jolies filles. Et d'expliquer, bien détendus dans leur slip, que c'est tout de même bien plus agréable de pouvoir envisager un peu de flirt – sans penser à mal hein, on n'est pas des bêtes – histoire de rendre le quotidien plus léger. Or, badiner avec un cagot, faut pas pousser le chariot. Dont acte.

Bien sûr, les mecs ne témoignent pas à visage découvert, mais leurs propos sont sans équivoque. Ils ne voient pas où est le problème. Ceux qui le voient doivent d'ailleurs être dans leur esprit des gros thons frustrés et jaloux. Parce qu'on est bien d'accord que tout le monde s'accorde sur ce constat: il est bien plus agréable de poser les yeux sur un joli cul ou un beau minois le matin plutôt que sur un nez trop busqué ou des seins qui tombent. 

L'article ne tombe pas du ciel, il s'appuie sur une étude sociologique qui met vraiment en évidence cette discrimination. Peut-être la pire qui soit finalement, parce que 1) merci l'humiliation d'aller à la Halde pour expliquer qu'on est persuadée de ne pas avoir été embauchée à cause de son acné ou de ses capitons et 2) la beauté, même si en gros il est admis qu'est beau ce qui est jeune, grand et élancé, est un critère moins objectif qu'une couleur de peau ou que le genre d'un ou d'une candidate. Impossible donc de condamner quiconque se livrera à ce type de sélection.

Une discrimination sournoise, donc, et qui me met le moral à zéro. Parce que malgré moi, j'ai, je crois, intégré cette nouvelle donne. Pas tellement pour moi, puisque je ne suis désormais plus vraiment dans une optique d'intégration dans une entreprise – de l'intérêt de la pige, en général on se fout bien de votre trombine, ce qui compte c'est que le papier soit rendu en temps et en heure et si possible écrit en bon français – mais pour mes enfants. 

Et si moi je l'ai intégré, j'imagine que c'est la même chose pour un tas de parents. Qui ne vont donc plus expliquer à leurs enfants comme l'ont fait pour moi mon père et ma mère lorsque j'étais petite, que bien faire leurs devoirs et s'intéresser à ce qui les entoure leur garantira un solide avenir professionnel. En tous cas pas que. S'ils pouvaient également veiller à ne pas être trop vilains, ça serait un gros plus sur leur CV. Bon, d'une certaine manière ça n'est pas si grave vu que dans une quinzaine d'années il n'y aura probablement plus de travail du tout, qu'on soit bien gaulé ou pas. Mais je ne peux m'empêcher de craindre, sérieusement, les effets éducatifs et humains à long terme. 

J'ai eu de la peine aussi pour l'adolescente ingrate que j'ai été. A l'époque, dieu sait que j'en ai bavé. Oui, mes kilos en trop me valaient moqueries cruelles et quelques brimades de la part de certains profs de gym sadiques. Oui, ils m'empêchaient de voir se concrétiser tout un tas d'amours à sens unique. Mais s'il y avait bien un domaine dans lequel je ne pouvais envisager que cela puisse m'handicaper, c'était bien celui du travail. Il me semblait même que ce serait mon terrain de revanche, un jour, qu'il arriverait un moment où mes chances seraient égales à celles de cette saleté d'Astrid, belle comme le jour et méchante comme une punaise. Qu'un jour, on n'en voudrait qu'à mon cerveau et que celui-ci devait peser le même poids que celui des autres. Si à l'époque j'avais lu cet article, je ne sais pas bien comment je l'aurais vécu. Je crois que ça m'aurait bien douchée, tout de même. 

Peut-être qu'en réalité il y a trente ans c'était déjà pareil, peut-être même que du temps des hommes des cavernes, les plus "beaux" mangeaient les meilleurs morceaux du mammouth. Mais ce qui a changé, il me semble, c'est que désormais, non seulement on ne s'en cache plus mais on aurait même tendance à s'en vanter. Un peu comme on n'est plus si gêné que ça de trouver Marine Le Pen sympa.

En refermant ce magazine, je me suis demandé quand est-ce que c'était arrivé.

Je veux dire, depuis quand exactement c'est devenu secondaire d'être juste quelqu'un de bien ?

159 comments sur “Juste quelqu’un de beau ?”

  1. MissDaiFenni a dit…

    Une question très pertinente, et un article pour le moins dérangeant…
    J’ai de même toujours estimé que le milieu professionnel serait un milieu où seul les compétences comptent… Ca me dérange à plus d’un titre (tu en as très bien parlé), mais je rajouterai juste que ça m’inquiète d’autant plus pour la place des femmes dans les entreprises : comment se faire respecter, en tant que personne aussi compétente qu’un homme, si on ne pense qu’à mater nos fesses ou notre décolleté ?

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  2. Claire DDM a dit…

    J’arrive pas à déterminer si je suis plus pessimiste ou optimiste que toi… Mais je suis à peu près certaine que rien n’a changé dans les faits, la beauté est un sacré bonus dans la vie – forcément aussi dans la vie professionnelle. Et que la société en a toujours été bien consciente, ni ne s’en est vraiment cachée. Cela se reflète dans plein de livres classiques je trouve…
    Quant au discours, et à cette sorte d’acceptation collective…. je ne sais pas, je pense au contraire que même si on admet ouvertement que cela joue un rôle (pourquoi toutes les serveuses sont elles magnifiques dans les bars branchés, hein?), on admet aussi beaucoup plus de variation dans la beauté, on est sans doute moins cruels en face à face aussi.
    Ouais… je dois être optimiste…
    Enfin en tant qu’ancienne jumelle d’adolescence d’avec toi ma Caro, et mère de filles qui débutent l’adolescence, l’un des trucs que je trouve les plus dur pour elles, par rapport à notre époque, cela va être de se féminiser et d’appartenir au groupe, sans tomber dans la pétasserie ambiante…

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  3. marje a dit…

    Billet très intéressant ! Tes propos me font cogiter et me rappelle une amie qui se plaignait de ne pas être embauchée car elle était vraiment trop jolie( je ne sais pas si c’est toujours vrai mais elle en jetait à 20 ans). Dans notre métier de femmes, elle se faisait évincer à chaque entretien. Les responsables n’avaient pas envie de voir son visage d’ange et son corps de sirène tous les matins. Discrimination à tous les étages ! Maintenant je ne me soucie pas pour elle et je pense qu’elle n’a plus aucun souci professionnel ou personnel. Bonne journée …

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  4. une ronde aussi a dit…

    Quand j’y pense, je préférerai travailler avec Mario Kart, rigolo courageux et sympa qui me ferait marrer tous les jours. Plutot que de me coltiner ken le bellattre puant le Menen et coincé du brushing.
    C’est quand même plus sympa d’être entouré de gens gais. Nan?

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  5. AnnedeStrasbourg a dit…

    La dernière phrase sonne vraiment comme une question essentielle…Je me la pose aussi régulièrement, rajoutant à cela le constat (que tu as déjà fait dans un autre billet je crois) que pour être belle, ou à tout le moins chic, l’argent aide pas mal. Les rares élèves à en être moins dotés dans mon lycée sont souvent aussi beaucoup moins apprêtés et porte en partie sur eux leurs origines sociales un peu plus “middle-class”. Mais ce sont souvent aussi (pas de lien automatique hein, faut pas charrier!) les plus simples, gais et ouverts. Et ça, au moins pour moi, dans ma classe, ça compte!

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  6. Valérie de haute Savoie a dit…

    Il reste des recruteurs un peu plus évolués (la preuve j’ai été recrutée à 50 ans avec des kilos en trop), et je trouve que Grazia a très vite rejoint les hebdos type ELLE. Je l’ai acheté la semaine dernière puisqu’il y avait un article sur un blogueur que j’aime beaucoup, et du coup j’ai feuilleté ce magazine que j’achetais à ses débuts.

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  7. isabelle a dit…

    Il y a quelques années j’ai également lu un article où des enseignants reconnaissaient qu’ils se sentaient plus enclins à la mansuétude envers les enfants plutôt beaux et propres sur eux et allaient plus facilement vers lces enfants là. J’en avais d’ailleurs discuté avec une amie enseignante et travaillant en ZEP qui reconnaissait un peu honteuse qu’elle avait plus de mal à se pencher vers un enfant morveux et mal fagoté. Et cette amie est une humaniste dans l’âme.

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  8. Anne a dit…

    D’accord avec Claire DDM : observons les contes de fées, et les grands classiques de la littérature (je suis prof de français, je sais de quoi je parle !) ; il y en a bien peu dans lesquels le héros et l’héroïne sont moches, gros, plein d’acnée, ou même tout simplement quelconques… The critère par excellence pour faire de ces personnages des héros, c’est la beauté. Accessoirement, la vertu et l’intelligence, mais ça vient souvent après. Sauf dans Riquet à La Houppe : il est moche comme un pou, et elle est con comme ses pieds ! le seul hic, c’est qu’on revient encore à une “norme” à la fin, puisqu’il la rend intelligente (un don refourgué par une fée à sa naissance) et elle le rend beau. Ils finissent tous deux beaux et intelligents. Et bing.
    Ceci dit, peut-être que si déjà, on commençait à voir un peu plus de diversité à la télé et dans les pubs, ça ferait évoluer un peu les choses, non ? A quand un gros black pour vendre du yahourt, ou une petite boulotte pour nous vendre une belle bagnole, ou encore une fille simplement normale avec peut-être une peau pas tout à fait parfaite et quelques rondeurs à droite à gauche (une vraie femme, quoi) pour présenter une émission ? Est-ce que les images dont on nous abreuve dans les médias, quels qu’ils soient, sont vriament représentatives de la majeure partie de la population ?

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  9. claire a dit…

    Ceci fait echo a une question de mon fils de 8 ans, aujourd hui :
    Est ce que tu penses qu il vaut mieux etre beau ou intelligent ? j avoue avoir eu quelques secondes de reflexion car je sais depuis longtemps que la beaute a bien souvent raison.
    Mon fils a repondu par lui meme “etre intelligent” -mais la question n en etait pas moins posee.

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  10. Desperate Teacher a dit…

    Je ne commente pas le sujet à proprement parler (assez vrai et donc totally désespérant de se dire que les stars des boums vont devenir aussi les stars des open-spaces) mais tu as dû ricaner quand Foresti s’est gentiment moquée des femmes qui achetaient leur Grazia religieusement le vendredi et le lisaient avec une attention marquée (ma moitié m’a mis des grands coups de coude dans les côtes en disant “c’est trop comme toi!”, sais pas si le Churros a été aussi délicat)
    Bonne journée à toutes, en espérant ne pas finir la mienne sur mon quai de RER qui n’arrive pas…

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  11. proff a dit…

    Ça me fait penser à une de mes cousines. Très jolie, la cousine. Et grande, élancée…
    Elle cherche du boulot en ce moment. Et, la pauvre, elle a 3 propositions à la fois. (A savoir, ça fait 2 mois à peine qu’elle cherche) Et elle ne sait plus quoi faire… Forcément, il y a des recruteurs qui l’emmènent au resto le soir et qui lui promettent monts et merveilles , mais surtout, n’accepte pas tout de suite cet autre poste, là chez les concurrents, attends un peu je vais voir si je peux te proposer mieux.
    Et elle, pauvre naïve bien ébranlée par la vie pas très tendre avec elle en ce moment, elle ne voit pas que tous ces gars ont une petite idée derrière la tête qui n’a rien à voir avec le job.
    Pffff ça m’énerveuh….

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  12. madamezazaofmars a dit…

    Ado, j’ en ai bavé aussi ,entre les kilos et l’ appareil dentaire. Et il ya mieux que gros castor pour apprendre a avoir confiance en soi a 14 ans. Professionnellement, je n’ ai jamais eu de poste important ou a faire vraiment mes preuves, mais j’ imagine que ça aurait pu me desservir.
    Et ta question finale, je me la pose presque chaque jour. Mias qu’e tce qui a merdé bon sang ?

    Merci pour cet article

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  13. Mahällö a dit…

    Mais ils sont beaux tes enfants ! Ok, réponse à côté de la plaque…

    Je suis d’accord avec “une ronde aussi”, vivent les gens souriants, mais je rajouterais aussi les gens qui font des gâteaux pour tout le bureau et ceux qui savent expliquer patiemment comment fonctionne le scanner :o)

    Logiquement, quand on sélectionne sur des critères douteux, on finit par s’en mordre les doigts, non ?

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  14. Virginie a dit…

    C’est marrant parce que depuis 2-3 ans, je me suis rendue compte que ma tolérance à la pétasserie écervelée se faisait de plus en plus limitée.

    Dans ma classe il m’arrive souvent de moins m’occuper de celles (et de ceux) pour qui l’apparence physique est visiblement au dessus de toutes les préoccupations. Il m’est même arrivé de dire l’an dernier à un groupe de 3èmes gloussantes qu’elles avaient raison de miser sur le physique, d’un ton glacial. J’ai vu le regard rond de ma meilleure élève sur le côté et j’ai eu honte immédiatement. Je me suis excusée. Mais je me suis rendue compte que je ne supportais pas ce genre de “rois et reines du collège”. Ce qui est bien sûr stupide, vu que je sais d’expérience que ce ne sont pas ceux qui auront traversé le collège rayonnants de l’adulation de tous, sans rien fichent à côté, qui auront la vie la plus enviable.

    Bref, j’ai bien conscience que le morveux qui pue me freine un peu, mais je me bats sans cesse contre ceux qui pénalisent la copie mal écrite, et passent sur la copie vide de sens pourvue que la graphie soit jolie et la copie propre (Nan, je ne mettrai pas 2 points de présentation au DNB, ce qui est prévu c’est 4 points d’expression, je note l’expression pas la capacité à tirer une ligne). Je leur dis souvent que ce qui m’interesse c’est le contenu. Tout en les prévenant que mes collègues sont parfois très attachés à la forme.
    Vengeance d’ancienne moche ou produit de mon éducation?

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  15. DOMINIQUE a dit…

    Je me suis posé cette question à rebours. J’ai aimé vieillir, garder mes cheveux blancs, garder quelques kilos de ménopause. Oui oui. Pourquoi ? Mes rapports avec les hommes sont beaucoup plus francs maintenant, ils se confient souvent à moi, je suis devenue non plus du gibier, mais une “mère”. Et ça fait du bien.
    Quand dans vos rapports professionnels vous vous demandez si le type en face de vous est sympa parce qu’il a envie de vous coller dans son plumard.
    Donc, devenir plus neutre m’a soulagée. Faut pas exagérer, j’étais une jolie femme sans plus, pas de quoi se retourner dans la rue, mais j’ai été quelquefois surprise de certaines propositions, que, dans ma naïveté je n’avais pas pressenties, ou pas du tout car il y a dans ce domaine de sacrés lourdauds.
    Cependant je comprends très bien ce que tu dis, Caroline, car nous ne sommes plus dans un monde d’écriture, mais d’image. Télé, magazines, photos, cinéma, tout cela contribue au résultat que tu décris. C’est triste et totalement injuste.

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  16. Isa a dit…

    Je ne suis pas sure qu’il y ait beaucoup de changement ou que cela soit un fait nouveau … A travers les magazines et les reportages TV , on donnent juste le moyen aux discriminés ou aux discriminants de s’exprimer..
    J’aurais même tendance à penser que l’on a dû faire des progrès à ce niveau car effectivement c’est beaucoup plus contrôlé.

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  17. Célie a dit…

    En cliquant sur le petit coeur rose je me suis demandé si je pouvais seulement aimer un tel article qui a, pour l’heure, plombé des plus surement ma journée tant ce qu’il dit est d’actualité. Mais je veux croire en un avenir meilleur, un nouveau concept ne demande qu’à être lancé : des entreprises pour les personnes de plus de 50 ans laissés pour compte sur le marché du travail, les gros, les moches, les boutonneux, qui, s’ils ne sont pas “draguables” à merci à la machine à café, ont des méninges bien accrochées.

    Bises.

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  18. Banane a dit…

    Ça serait quand même hyper vexant de gagner un procès pour “discrimination de mocheté”, non??
    :o))
    Ok, essayons d’être sérieuse : pour moi ça fait des siècles que c’est comme ça, avec une mention spéciale “sexisme” en prime. Les femmes élevées pour être de bonnes pondeuses et bien présenter en société, choisie par leur mari sur la clarté de leur teint (et leurs dents??). À dot égale, sûre que la moins moche avait plus de chances d’être choisie.
    Les contes, etc…
    Et si on se sape pour un entretien c’est quand même pour se mettre à son avantage, non? Donc on sait que ça compte.

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  19. la girafe a dit…

    Je crois que ça reste quand même très important, d’être quelqu’un de bien… Ce n’est pas que je sois spécialement optimiste sur la question, mais une collègue m’a ouvert les yeux sur le sujet : très sportive, plutôt agréable à regarder, elle avait l’habitude de me décrire telle ou tel en me disant “Lui/elle… C’est une bombe” Ses critères ? Etre mince, musclé, les traits réguliers, de grands yeux, bref, des exigeances plutôt conformes avec la norme ambiante. Sauf que… J’ai constaté que les personnes qu’elle me désignait ainsi me laissaient en général indifférente. Ce n’est pas qu’elles ne me plaisaient pas, non : certaines étaient objectivement jolies. C’était pire : elles ne me touchaient pas, je ne ressentais rien en les voyant – alors que je pouvais être bouleversée par d’autres, qui ne répondaient pas du tout au critères classiques.
    Je crois qu’au fond, ce qui compte, ce n’est pas tellement la beauté, malgré ce qu’on nous serine à longueur de journée. C’est plutôt ce qu’on dégage, et comme chacun est unique… Ca en ouvre, des perspectives !

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  20. lili la tigresse a dit…

    Bonjour Caro,

    dans le même genre, un autre article dans un journal féminin m’a vraiment choquée ces derniers temps.
    Je ne me souviens plus si c’était grazia (peut -être bien) ou un autre, mais:
    ils parlaient de Bobak Ferdowski, un ingénieur de la NASA que le monde entier avait découvert quand la sonde curiosity s’était posée sur Mars. Le gars avait une crête à l’iroquoise sur la tête, des petites étoiles rasées sur le cuir chevelu, et plutôt pas mal de sa personne. L’article s’enthousiasmait sur la sensation de voir enfin un beau gars parler de science. Bon, pourquoi pas. C’est vrai que l’image des scientifique est en général tellement mauvaise que découvrir qu’en fait ca peut même être des gens un peu branchés et pas boutonneux, ca peut peut etre faire du bien. Mais dans les personnes interviéwees, il y avait cette étudiante de communication, qui disait que le Beau Bobak avait transformé une information assez floue (allez, rien qu’une sonde qui se pose sur Mars!!!) en quelque chose de plus pertinent. Je suis une scientifique, donc certainement plus sensible que la moyenne à ces histoires de sondes spatiales, mais comment peut-on trouver que le fait que le gars qui pilote la sonde soit un beau gosse plus pertinent que l’exploit scientifique qu’il accompli?

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  21. mysukalde a dit…

    Il me semble que l’article souligne aussi le fait que le physique, associé au style vestimentaire, est plus que jamais un marqueur social. Etre gros est moche, c’est ne pas faire partie du bon groupe social. Au même titre qu’une belle bagnole, un prénom chic ou une adresse dans le bon quartier. Un “package” malheureusement pas donné à tout le monde. Et à l’embauche comme en amour, on choisit ceux qui nous ressemblent.

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  22. Marion Chocolat et Vieilles Dentelles a dit…

    Je l’ai également lu et c’est clair que les commentaires des témoignages craignent un peu quand même. Je dois dire que dans mon boulot, le,physique joue un peu dans le recrutement parfois beaucoup mais ce n’est pas pour autant que les filles font l’affaire, et tant mieux d’ailleurs qu’il y ai encore un peu de jugeote

    ps: pourquoi elles sont à poil les barbies et ken

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  23. roseinprogress a dit…

    Le fait d’être valorisé sur son physique existe depuis des siècles et des siècles! C’est la définition du beau qui a changé et qui changera encore surement.
    Regarde, à l’époque de Ingres et de ces femmes rondelettes et douillettes, à mon avis celle qui était fine comme un fil de fer devait surement subir une discrimination au faciès.
    Peut être que la prochaine mode, ce sera les boutons d’acné…allons savoir…

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  24. ingrid a dit…

    Je trouve ça effectivement discriminatoire de recruter sur le faciès…mais est-ce vraiment le cas ??? je ne suis pas certaine qu’un CV vide..avec une jolie tête un peu niaise..soit recruté..alors qu’une personne moins avenante mais avec un CV d’enfer et compétente..serait “recalé”..???.j’y crois moyen..effectivement ça peut exister, mais l’employeur se morderait vite les doigts… on recrute une personne pour ces compétences..et certaines beautés “d’apparence” ..tombent bien vite ..et on s’aperçoit ensuite que la coquille est vide et finalement la personne “jolie” ..bà on la trouve moins avenante finalement… ce que je veux dire c’est que la superficialité tombe relativement vite..et quand on connait les gens ..Le physique n’a pas trop d’importance…!! bref..sur ce coup là, je veux rester positive et penser que cette discrimination doit être assez limitée et factuelle !!!!..car sinon ça n’a aucun sens !!!
    ps: je ne suis pas certaine d’avoir été très clair !!!! ;-)

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  25. DOMINIQUE a dit…

    C’est ce que j’aime dans les feuilletons anglais, notamment Downton Abbey. Il y a des jeunes, des vieux, des anodins, des ordinaires, tous ne sont pas beaux. Et regardez Bates : il n’est pas beau, mais si touchant qu’on l’aime. C’est une belle personne.

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  26. Brigitte a dit…

    Le “yahourt” et l'”acnée” d’Anne, le prof de français m’amusent beaucoup. J’ai enseigné à mes filles qu’il suffit d’être excellent dans son domaine pour être remarqué. J’ai placé la barre un peu haut mais finalement, elles s’en sont sorties sans compter sur leur physique.

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  27. Photine a dit…

    Je ne suis pas sure que ce soit plus fréquent actuellement. Je me souviens d’il y a presque 20 ans (voire 20 ans, le temps passe !) au grand journal, Taddéi parlant d’une étude démontrant que les “beaux” avaient de meilleurs salaires.

    Et effectivement, les beaux sont aussi chouchoutés par les profs. Mais bon, si ça peut te consoler, bien qu’ayant été chouchoutée (je pense plutôt jolie et petite), mon adolescence n’a pas été facile. Lunettes (disparues à 15 ans) et surtout pas vraiment “cool” à l’âge où il fallait….

    Pour en revenir aux embauches, la féminisation (lente mais réelle) de l’encadrement doit compenser les effets les plus pervers (je n’embauche pas pour dragouiller, même avec les mecs )

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  28. ladymarlene a dit…

    En même temps, Grazzia (que j’aime bien) en tant que magazine féminin y contribue pas mal, non ?

    Il y a quelque chose qui m’a interpellé, c’est justement le coup du flirt.

    Je ne prétends pas être un canon (et en toute honnêteté, c’est pas le genre de question que je me pose tous les matins) mais j’ai passé un an sur un mode flirt et ambiguité entre collègues.
    Ben ça m’a DEMOLI, valu une dépression et une thérapie, cette relation ambigue en ayant réveillé d’autres, toutes celles de types ne pouvant s’empêcher de flirter pour se prouver qu’ils existaient sans aucune intention de concrétiser et en rigolant grassement avec leurs potes de “ce cageot qui croit qu’elle me branche.”
    Franchement,le flirt au boulot, c’est ni si innocent, ni tant sans danger que ça. Alors pitié, messieurs, on revient sur terre…
    Sinon ton article m’a vraiment ému et ramené à ce que je pense malheureusement depuis un bout de temps…j’ai travaillé dans un bowling où j’étais de loin la plus laide…ben ça fait drôle.

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  29. Rose a dit…

    Une amie, après avoir passé un entretien d’embauche pour un poste de conseillère clientèle en banque ou assurance me semble-t-il, s’était vue expliquer qu’elle ne serait pas recrutée car elle n’était pas assez jolie pour un poste en lien avec le public. Comme ça, sans la moindre honte.

    Elle m’avait raconté ça sans ciller, en m’expliquant que oui, elle savait qu’elle était moche, mais que quand même se l’entendre dire par un recruteur, c’était un peu raide.

    Bon sang, mais c’est quoi ce monde ???

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  30. Véronique a dit…

    J’ai été responsable de recrutement … – il y a plus de 8 ans –
    et autant je m’attachais à lire scrupuleusement les CV et à trouver des profils en relation avec nos compétences professionnelles,
    autant le Boss, lui, n’accordait d’importance qu’à la petite photo accrochée au cv …
    Bizarrement, les femmes qu’il souhaitait rencontrer étaient toujours agréables à regarder :)))
    Peu importaient leurs expériences professionnelles, leurs cursus, leurs motivations à intégrer une équipe en place …
    Si elles étaient jolies, elles avaient toutes leurs chances !!!
    C’est assez navrant, non ?

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  31. Sabrina a dit…

    De mémoire, même Jane Austen aborde le sujet. Avec quelle violence les femmes étaient-elles jaugées et leur dot évaluée en fonction de leur beauté? Et ce dès leur plus jeune âge. Mais je te rejoins sur le fait que dans un marché du travail saturé, ces critères priment. Je le sais, je cherche un job depuis un an.

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  32. pomme a dit…

    Depuis quand, te demandes-tu. J’ai envie de répondre : depuis toujours. La différence c’est qu’aujourd’hui, on se sent de plus en plus autorisé à le dire, régression des acquis oblige.
    Caro je sais que tu es sériphile, tu dois connaître la série Mad men. Au début, quelque chose dans la façon de montrer la condition féminine au début des années 60 m’a gênée : j’ai fini par comprendre qu’au fil du temps, cette condition était restée la même, mais que les hommes avaient en quelque sorte perdu le droit de le dire. Ne leur restait “que” le droit de faire et de penser. On pouvait toujours traiter une femme comme une côtelette sur un étal de boucher, mais on ne pouvait plus s’en vanter : ça ne faisait pas assez moderne.
    Aujourd’hui il me semble que le droit de s’en prévaloir est tout simplement en train de regagner du terrain.

    Sinon, un livre passionnant sur le sujet : Le poids des apparences, de JF Amadieu. Une façon de relativiser, car nous avons TOUS des préjugés favorables envers les gens beaux, à notre insu…

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  33. SmouikSmouik a dit…

    En fait, pour répondre à ta question, je crois que ça a toujours existé… Simplement, comme le dit Dominique, nous sommes davantage dans une société d’image qui mène à certaines aberrations (comme recevoir sur des plateaux TV une jolie fille bête à bouffer de l’herbe sous prétexte qu’elle tweete n’importe quoi sur ses prétendants de l’Amour est dans le pré), mais je crois sincèrement que les gens bien sont plus heureux au bout du compte. Je ne nie pas les difficultés qu’on peut rencontrer en ayant un physique moins ‘avantageux’ que les autres… Mais ce qu’on peut faire pour nos enfants c’est de les aimer à fond pour ce qu’ils sont, leur dire qu’ils sont beaux et intelligents, qu’on a co nfiance en eux et qu’on en est fiers parce que c’est cela qui les rendra indestructibles et sûrs d’eux, quoiqu’il arrive. Tu n’as pas déjà rencontré une de ces filles ou un de ces garçons, qu’on ne remarque pas au premier coup d’œil ou vers qui on ne va pas spontanément, et qui lorsqu’ils s’expriment ont un truc en plus que les autres ? Ceux là ont été aimés et soutenus par leurs parents dans 90% des cas, contrairement à de jolies filles ou beaux mecs qui attirent mais ne retiennent pas… Et je m’adresse à la spécialiste des séries TV : si on me demandait d’embaucher une fille de l’équipe d’Esprits Criminels, je prendrais Garcia sans hésiter…

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  34. Armelle a dit…

    Je pense comme Ladymarlene que la presse féminime et les médias y contribuent énormément. J’ai connu l’inverse, un patron qui n’embauchait que des “mochetés” pour des impératifs de rentabilité dans les rangs de son personnel masculin… Les années ont passé et on m’a dit qu’il avait à son tour succombé au chant des jolies sirènes… Alors, on va dire environ 4 ans pour répondre à ta question et se servir de lui comme d’un mètre étalon…

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  35. Caroline a dit…

    Véronique et Rose, c’est en effet consternant…

    Je suis d’accord que la beauté a toujours été célébrée. Mais honnêtement, il me semble que c’est tout de même nouveau par exemple que même les écrivains soient canons, non ? Je veux dire, regardez les 4ème de couv, les photos des jeunes écrivains, on dirait tous des acteurs…

    Même les domaines censés être purement intellectuels semblent concernés désormais par la suprématie de la beauté. et ça, c’est l’annonce d’un nivellement pas le bas assez effrayant.

    Lili la tigresse, ce commentaire est totalement édifiant et ce que tu racontes me fait en effet froid dans le dos. Mais le pire c’est que j’imagine que moi la première j’ai été amusée et charmée par ce “drôle” de scientifique…

    Et sinon, juste, ce que je critique dans ce billet, ce n’est pas l’article, qui n’était pas complaisant avec ce constat, mais bien le constat lui même. Après, on peut se demander si en faire un article ce n’est pas finalement donner de la légitimité à cette discrimination, mais je n’ai pas la réponse.

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  36. Caroline a dit…

    Pomme, c’est justement Amadieu qui est interviewé dans le grazia et il y dit des choses très justes. Et je te rejoins totalement sur ton analyse, je crois en effet que ce qui fait peur aujourd’hui, c’est le côté “décomplexé”, en somme.

    smouik smouik, bien sûr que c’est la seule solution, les aimer et les blinder de confiance à l’intérieur d’eux… Tu as raison…

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  37. Isabelle95 a dit…

    Je suis aussi choquée que toi par cette discrimination. Cela n’a pas joué dans mon entourage professionnel… les instits sont recrutés sur concours… On devient de plus en plus superficiel alors que le monde va de plus en plus mal : logique, non ?

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  38. busycaro a dit…

    Avant j’etais jeune et jolie. Maintenant j’ai 42 ans.
    Je vois la difference, et pas seulement dans le miroir: au travail, dans les magasins, dans la rue… on ne me traite plus de la meme maniere.
    Heureusement je n’ai jamais trop joue de mon phyique…J’avais du sentir le coup venir!

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  39. Marie-Pierre a dit…

    Je travaille depuis plus de 20 ans dans ce genre d’école, dans un quartier qui est le seul en France à pouvoir être reconnu comme ghetto puisque la population y est à plus de 90% originaire du même pays, aucune mixité ethnique et encore moins sociale. Dans mon école il y a une majorité de petits “morveux et mal fagotés”. La seule excuse pour votre amie serait d’être toute débutante dans la carrière, sinon, il faudrait envisager un changement de voie rapidement. Dans ce cas là, je ne vois pas bien ce qu'”humaniste dans l’âme” veut dire, la vie n’épargne rien à ces enfants-là, alors notre devoir à nous, enseignants, c’est de leur donner tout ce que nous pouvons pour adoucir leur quotidien et nous battre, jour après jour pour que les morveux et les mal fagotés aient une petite enfance ( ils ont entre 2 ans et demi et 6 ans…)la plus joyeuse possible. Ils seront confrontés à cause de leurs origines à la bêtise et la méchanceté de certains ( non, je ne trouve toujours pas Marine Le Pen sympathique…), le minimum que nous devons assurer c’est de préserver un peu leurs toutes jeunes années. Un détail, tout comme Caroline, si quelqu’un connait une utilisation intéressante de la morve, je suis preneuse, il y a exactement 187 enfants dans mon école et certains jours, la production est quasi industrielle … :))

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  40. LaFeeDuLac a dit…

    J’ai toujours pensé que la vie était plus facile pour les gens beaux, qu’ils attirent plus de sympathie et de gentillesse de la part des autres, et oui ça marche aussi dans le boulot… Je ne sais pas de quand ça date vraiment, les années 80 quand les top modèles sont devenues des stars, plus seulement sur les podiums mais en dehors aussi ? Insidieusement, les médias ont commencé à choisir des journalistes avec des physiques d’acteurs, les personnages de film ou séries sont devenus aussi tous de plus en plus parfaits. C’est quand même un comble qu’on préfère embaucher une actrice belle à enlaidir pour certains rôles (ugly betty, Charliize Theron pour monster) plutôt que de chercher une actrice correspondant au personnage…

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  41. Malou Cheveux Courts a dit…

    Il est des métiers où, si moche tu es, tu ne seras jamais embauchée, quand bien même tu es passionnée et compétente. Parce qu’il en faut pour tout le monde : les métiers où il faut être sur-diplômé, les métiers où il fait être beau… ces étiquettes aussi stupides soient-elles perdurent et m’effraient… C’est bien dommage.

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  42. balbc a dit…

    je me suis toujours dit la même chose, que ce qu’on ne pourrait jamais m’enlever c’était mon intellect, mes capacités d’analyse et de compréhension, ça a toujours été ma carte de visite en quelque sorte. Je suis comme je suis, bien trop ronde, absolument pas dans les normes et ces fameux critères de beauté dont tu parles MAIS ma tête n’est pas trop mal faite.
    Je crois que j’ai de la chance, le milieu dans lequel j’évolue (celui de la recherche) n’est pas sensiblement touché par ce genre de pratiques. Pour le coup, ne comptent vraiment que nos capacités intellectuelles mais c’est peut-être parce que c’est un monde à part, où nous n’avons rien à vendre et par conséquent pas à plaire (et où les gens sont un peu perchés aussi).
    :)

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  43. Wafa a dit…

    C’est très choquant, si tu regardes I-Télé tu constateras qu’ils n’engagent que des journalistes filles canons. Et pour reparler de Marine Le Pen combien de fois ai-je entendu même de la part de journalistes “Elle est tout de même plus agréable à regarder que son père”.

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  44. Delphine a dit…

    Oh oui caro je ne doute absolument pas de la réalité de cette étude, moi qui pointe au chômage depuis 18 mois, avec mes 2 masters de droit, une solide expérience, un contact facile mais une taille 50/52….la discrimination contre les gro(sses), les handicapés, les étrangers, les pauvres, les moches….tout cela est une triste réalité qui me fait penser que chaque jour est un combat!
    J’espère juste parvenir à faire comprendre à mon fils, 3 ans et demi, que chaque personne, aussi différente soit-elle, est, de par cette différence, une richesse pour lui…
    Bonne journée

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  45. leyleydu95 a dit…

    Dans une autre vie, je recrutais des réceptionnistes pour des hôtels et mon dernier patron me demandait d’éviter les “Mohamed” et les “Toufik” mais aucun commentaire concernant les gros et les moches.

    Non, ces commentaires là,ils les gardait pour moi qui avait été embauchée contre son gré et qui avait le malheur d’être assez compétente (résultats chiffrés à l’appui) mais pas assez “bombasse” et “classe” pour lui !
    En 11 mois de harcèlement moral, j’ai pris 22 kilos, 2 charrettes d’anti dépresseur et j’ai pensé en finir plusieurs fois…
    Une de mes collègues féminines (une vraie bombasse sympa) a écrit une lettre à la DRH pour expliquer que j’étais en train de sombrer.
    Cet homme a été viré pour harcèlement moral depuis.

    Je me suis jurée depuis de ne plus me laisser faire et j’ai trouvé un patron qui pense (en public et en privé) que ce sont les compétences qui comptent et pas le physique.Je sais que j’ai beaucoup de chance.

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  46. Martine Lejeune a dit…

    ceci confirmant ce que je pense et que toutes les agences d’intérim me démentent avec un grand sourire horrifié : oui l’âge ça compte, le physique ça compte, et pour un poste d’assistante, Môssieur chef choisira de préférence de rencontrer les plus jeunes des candidates d’abord … la vieille là, même si elle a de l’expérience et qu’elle correspond tout à fait au poste , on la laisse de côté hein :-S
    Je suis peut-être “quelqu’un de bien” mais c’est pas ça qui va me faire retrouver un taf hein … :”(

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  47. L'excessive a dit…

    Avant d’aller plus avant dans la lecture de ton post (que je me réjouis de lire, d’autant que j’ai lu l’article de Grazia), je me dois de te contredire sur ton introduction. Si Coluche a dit “Tout le monde naît égaux mais certains sont plus égaux que d’autres’, il l’a sans doute emprunté au brillant George Orwell et sa Ferme des animaux.
    Dans ce court romain, après la révolution, les animaux inscrivent à l’entrée de ce qui est devenu LEUR ferme une liste de commandements dont “tous les animaux sont égaux” mais petit à petit, les cochons prennent le pouvoir et installent une hiérarchie et “quelqu’un” ajoute un nuit “mais certains sont plus égaux que d’autres”…
    Cela glace les sangs…

    ça y est, je retourne à ton article !

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  48. Glika Tchu a dit…

    eh bien, je vais me poser en marge de cette discussion. Dans ton article, Caroline, il y a deux éléments: être beaux aide à se faire embaucher, et être quelqu’un de bien est sans aucune importance. Je ne sais pas ce que tu mets dans cette catégorie, “quelqu’un de bien”, tu parles d’intelligence, à un moment, j’imagine qu’il doit y avoir aussi de la considération pour autrui, une bonne pincée d’éthique, et un généreux saupoudrage d’honnêteté personnelle, avec des vrais bouts de tolérance dedans?
    Bien, ceci dit, je ne suis pas sure que le succès soit garanti à qui a un physique agréable. Peut-être qu’au départ, oui, nous sourions tous plus facilement à qui nous semble agréable à la vue? Attention, je n’ai pas dit “beau”. (je remarque quand même qu’à chaque fois que tu publies des photos de tes enfants, chacun s’attache à s’exclamer qu’ils sont beaux, et que cela te fait aussi plaisir qu’à n’importe quelle autre mère)

    Je trouve en fait ces commentaires assez limités. Ta dernière phrase, beaucoup plus intéressante. Ce qui dérange, c’est surtout ces personnes qui ne donnent d’importance QUE à l’aspect physique, si je comprends bien. Ce qui me dérange, personnellement, c’est qu’à partir de là, il suffit d’avoir des dents un peu longues, un brin de sens de la manipulation et une éthique à géométrie variable, ainsi qu’une myopie opportune face à un miroir, pour remplacer intelligence, fantaisie, compétence, créativité, énergie, volonté, et j’en passe: c’est-à-dire les critères choisis qu’on continue à dire vouloir chercher chez un employé.

    Sincèrement, je ne crois pas que le problème se situe dans les chances supplémentaires que les “beaux” ont dans la vie. Ces chances-là disparaissent au premier souffle de brise. Je crois surtout qu’on se fout royalement que les gens soient “quelqu’un de bien”, et encore plus quelqu’un de compétent. On préfère la crainte.

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  49. Caroline a dit…

    l’excessive, merci de cette précision, j’adore l’idée d’avoir appris ça aujourd’hui !

    martine et Delphine, je croise les doigts pour que vous retrouviez du taf, vraiment.

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  50. L'excessive a dit…

    De rien ! :-)

    Si tu n’as jamais lu ce livre, jettes toi dessus ! Mais un jour où tu es optimiste, car comme “1984”, ça n’est pas gai…

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  51. Caroline a dit…

    Glika Tchu, je ne sais pas si “ces chances disparaissent au premier souffle de brise” même si j’aime beaucoup cette phrase. Je pense qu’on pardonne plus facilement à un joli minois tout embêté. Mais je plussoie ta dernière phrase moi aussi :-)

    quant au fait que j’apprécie qu’on trouve mes enfants beaux, bien sûr, ça fait d’ailleurs partie de ma réflexion et je vais même jusqu’à l’admettre dans le billet :-)

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  52. sarah a dit…

    C’est en effet assez odieux, mais je pense que c’est beaucoup plus vrai dans les milieux que tu cites (télé, pub…), on pourrait élargir à tout ce qui se vend, ou a un contact direct avec le client. Je travaille dans la publicité et mon ex président n’a toujours recruté que des “belles” (majoritairement des filles d’ailleurs, par forcément de 20 ans by the way, mais des filles qui avaient une allure, quitte à être rondelette d’ailleurs). Je précise que j’ai été embauchée avant qu’il n’arrive ;-)
    Il recrutait des belles car nous faisions un travail de séduction et de ventes d’idées certes, mais en concurrence avec d’autres agences, pleine d’autres garçons super lookées et d’autres filles aussi “allurées”.
    Malheureusement, je crois que c’est une fatalité dans ces cas là, on ne changera pas l’adn d’un chef d’entreprise qui a envie de joliement s’entourer (la vérité, c’est que je pense que ça le valorise LUI, dans un effet miroir).
    En revanche je connais plein de gens brillantissimes, bien plus intelligents que moi, avec des carrières exceptionnelles – jeunes ou vieux, beaux ou laids, gros ou minces – et qui ont réussi grâce à leur cerveau. Oh, pas dans la pub peut être (quoi que), mais dans la politique, dans le journalisme (pas présentatrice hein), dans la recherche, dans les institutions, en créant leur entreprise etc.
    Je ne pense pas que ce soit une fatalité, heureusement.
    N’est-ce pas un fait admis que quand on est “moche” (gros, bizarre, différent ou quoi que ce soit) on doive se battre tellement plus que les autres ? pour avoir des amis, des petits copains, des parents qui vous regardent avec fierté, des employeurs admiratifs etc.
    Oui, c’est plus facile quand on est beau ET networké ET intelligent…
    Mais je pense que la facilité amène la facilité et que peut être que le fait de ne pas être tout de suite a priori désiré nous amène plus haut et nous donne un élan que les autres n’auront jamais (et les satisfactions qui vont avec).
    Néanmoins, ma réflexion ne change rien au fait que ce soit révoltant…

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  53. L'excessive a dit…

    J’aime beaucoup ton post et ta question finale…
    L’article de Grazia fait réfléchir mais je crois que ce qui m’a le plus perturbé, c’est qu’ils y répètent que cette discrimination est bien souvent inconsciente, que c’est un penchant : on va plus naturellement vers des gens qui nous “plaise” et souvent aujourd’hui, cela se traduit par un même type de personne… Je me demande “et moi, je me situe où dans cette discrimination ?” Je n’embauche personne mais je sais qu’il m’est déjà arrivé de me dire d’une serveuse “tiens, elle n’est pas très jolie pour une serveuse” et d’être choquée moi même par cette pensée…

    Je crois qu’être quelqu’un de bien, ça compte toujours, “au final”. Mais ça prend plus de temps de voir cela chez une personne. Une belle coupe de cheveux, des beaux vêtements etc, c’est rapide, évident, ça va avec ce qu’exige notre époque. Pour découvrir “quelqu’un de bien” au delà des apparences, ça prend un peu plus de temps,et ça, ça peut être contraignant…
    Il me semble que la gestion du temps est l’un des soucis de notre époque… mais cette réflexion lâchée comme cela est assez banale… :-)

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  54. Ernestine a dit…

    Aller vers les “petits, moches, morveux”, je suis persuadée que ça fait partie de mon boulot de prof… surtout que ceux-là paient aussi -hélas- ce qu’ils sont, ou ne sont pas, chez eux…
    Je suis la même prof pour tous, mais ces enfants-là ont davantage besoin de mon regard bienveillant que les starlettes de la classe, qui ont déjà des troupeaux d’admirateurs. Aller les chercher, les interroger, les valoriser -un “oui, Kévin, c’est très bien”- pour une réponse, c’est déjà énorme, pour eux, je crois. Et quand, à Noël ou à la fin de l’année, une main, crasseuse ou pas, je m’en fiche, vient m’apporter un Carambar,ou un petit objet home-made, comme ça, en douce, furtivement, c’est un cadeau bouleversant…
    Et puis, il y a un truc, aussi, avec l’école: parmi mes copines profs, aucune n’était la star de sa promo… quand on se raconte notre enfance, notre adolescence, on constate qu’on avait quand même tout du canard boiteux… un cortège infini de petites, moches, trop grosses, trop maigres,trop grandes, à boutons, à lunettes, mal sapées, orphelines, parfois mal-aimées… (petite, grosse, moche, à lunettes et rouquine en ce qui me concerne…) Et, pourtant, l’école nous a fait du bien, parce qu’on s’y sentait à l’aise -pas spécialement dans la cour, hein, mais face aux profs, face aux cours. Pour certaines, elle nous a même sauvé la vie… ça semble donc normal qu’on y soit encore à nos âges… (toujours trop petites, trop grandes, grosses, maigres, à lunettes… moches! et vieilles, en plus!!!) On a beaucoup à rendre à l’école, qui nous a beaucoup donné (et les concours de recrutement jugent sur notre esprit, rien à voir avec un casting…)

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  55. Caledonie75 a dit…

    Je sens que ce post va faire beaucoup parler…. à juste titre !

    Que le physique prenne une place trop importante aux yeux des chefs et des recruteurs, d’une manière ou d’une autre, ce n’est évidemment pas normal !
    J’écris bien “d’une manière ou d’une autre”, car si être peu avenant de sa personne ou si souffrir d’un handicap constituent de réels obstacles pour décrocher un job, il se trouve que l’inverse aussi est vrai ! Cet article a été traité d’un certain angle, mais comme pour beaucoup de papiers, l’angle aurait inverse aurait également pu être choisi…
    Juste une andecdote : il se trouve que j’ai bien failli ne pas décrocher mon premier poste parce que je suis (trop ?) jolie. Je n’ai jamais exploité ce physique pour cumuler les petits amis ou écraser mes consoeurs, ce n’est pas du tout ma mentalité, mais je ne me suis jamais enmlaidie non plus, et pourtant j’y ai pensé… Il y a dix ans, quand j’ai décroché mon premier poste de journaliste, mes collègues m’ont avoué qu’après mon premier entretien, elles étaient allées s’insurger auprès de la rédac chef en lui disant “Non mais tu ne vas PAS l’embaucher, elle ! Elle est TROP grande, TROP blonde, TROP jolie !”…….. J’ai apprécié l’aveu, mais je me suis dit que si la rédactrice en chef avait été un tant soit peu idiote, elle aurait pu me voir comme une rivale et m’éliminer dès le premier tour ! Heureusement, elle a été plus intelligente que ça.
    Par expérience, je peux dire qu’être jolie et plus vous décrédibilise également aux yeux de certains et certaines : finalement c’est une DIFFERENCE aussi. Je ne compte plus le nombre de fois où l’on m’a bien fait sentir, avant que je n’ouvre la bouche, que j’étais certainement idiote, franchement je ne les compte plus…

    D’une manière générale, j’abhorre les préjugés et je trouve cela bien terrible que la société devienne si superficielle.

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  56. Alice a dit…

    C’est tellement plus dur de savoir qu’une personne fait partie des “gens bien” que de savoir si elle est jolie. Prise de décision plus rapide et donc plus efficace selon les critères en vogue…

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  57. Emma a dit…

    Le pire dans toute cette histoire c’est que ça commence dès la maternelle, des chercheurs ont découvert que les enfants les + beaux étaient déjà plus stimulés, plus interrogés, qu’on leur consacrait plus de temps et que les sanctions étaient plus clémentes.

    Le savoir est déjà un progrès, ça permet de traquer ses comportements inconscients, de se questionner sur ses pratiques te de tenter d’y remédier, voire de faire à son niveau de la discrimination positive.

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  58. Miss Crumpette a dit…

    mon dieu ce que tu parles bien et dis si bien les choses
    c’est si juste
    c’est vraiment pour cela que je viens te lire tous les matins
    à la fois si fine et si pertinente quel que soit le sujet
    sujets de société etc.. je te suis tout le temps

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  59. nalou a dit…

    à l’heure où j’arrive, il y a déjà près de 70 commentaires… alors difficile d’ajouter quelquechose de pertinent à ce qui a déjà été très bien d’abord par toi dans ton billet puis par tous les commentaires que je viens de lire.
    cet article dont tu parles, je l’ai lu ce week-end, me suis regardée dans la glace et me suis dit… “oups… c’est pas gagné pour les 20 prochaines années ma vieille !”
    en même temps, ce n’est pas comme si le dit article racontait quelque chose que je ne sache déjà,j’ai toujours compensé le manque de joliesse par la gentillesse… une forme de soumission en somme :s

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  60. Banane a dit…

    Je comprends mieux ton point de vue, suite à ton commentaire, Caroline.
    J’ajoute donc que petite, j’ai décidé que je n’étais pas la jolie mais que je serai le “cerveau” de la bande. Car déjà il était clair que pour réussir il fallait être soit beau soit intelligent.
    Mais je suis d’accord que finalement l’aspect physique gagne même nos métiers d’intello. Cependant, “gagne”, je ne sais pas si c’est le terme car ça a sûrement toujours été comme ça, seulement on en parle plus maintenant qu’avant.

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  61. laura l. a dit…

    Grazia simplifie volontairement, la beauté a une grande importance certes, mais il y a d’autres facteurs, les réseaux, les relations, les diplômes, la santé, le culot, le savoir être. C’est un ensemble de choses. Mais bon il est énervant de voir toutes ces beautes standardisées a la tv, la beaute lisse et sans charme, sans aucune originalité, la petasse des années 2000 comme aime le dire mon homme. Pour les hommes pareil, des minets mais pas de gueule.Triste modèle pour nos enfants.
    J’ai suffisamment souffert d’être mal fagottee dans ma prime jeunesse, car pour ma mère ce n’était pas important, alors oui j’accorde une grande importance au style et a l’allure, mais pas que ( et la je ne parle pas de physique au sens strict)

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  62. Magali a dit…

    Pas le temps de lire tous les commentaire aujourd’hui, desolee.
    Mais oui, la discrimination atoujours existe et les gens beaux ont toujours ete favorises.
    Comme les enfants de riches trouvent plsu facilement du travail…
    Oui ce qui est choquant, c’est de le voir affirme haut et fort mais :
    1 – quand il y aura davantage de femmes dans l’encadrement (c’est a dire en tant que boss qui recrutent), leur strategies de recrutement seront certainement differentes… mais pas forcement quand elles recruteront un mec. Je ne crois pas que la femme soit reellement meilleur que l’homme.
    2 – je crois qu’aujourd’hui, generalement dans la societe, la beaute et l’image que l’on projette de soi est extremement valorisee et beaucoup de personnes investissent enormement dedans (temps, argent..). Il est normal de retrouver ces personnes dans le monde de l’entreprise et certaines a des postes de management.
    3 – etre quelqu’un de bien n’est absolument pas valorise par contre. On presente souvent les “gens bien” comme cul-cul ou niais. Ils sont ceux qui donnent mauvaise conscience aux autres dnas une societe hyper individualiste, alors pas etonnant que dans le monde de l’entreprise, qui est un monde ou les “gentils” sont les perdants (je parle en general, car bien heureusement, il arrive que ce ne soit pas vrai), les gens bien ne peuvent reussir (je parle toujours en general et dans l’imaginaire collectif).
    Quand on arretera de valoriser ceux qui ecrasent les autres dans le monde de l’entreprise, on aura une chance de voir les choses evoluer.

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  63. Lily a dit…

    C’est drôle – ou pas – cet article me rappelle une discussion animée avec ma meilleure amie lorsque nous étions encore étudiante. Elle est métisse, toute jolie, et mince. Je suis blanche, j’ai une tête sympa, je suis ronde. Pas obèse mais pas mince non plus.

    Pour elle, la discrimination ne touchait que les minorités ethniques. Ce à quoi j’ai répondu qu’entre une jolie black et une grosse et laide blanche, la jolie black partait gagnante. Imaginez le sort de la laide et grosse black, si en plus elle est lesbienne et handicapée, elle est mal…

    Bref, pour elle il n’y avait pas de discrimination sur le physique, sauf pour un poste type réceptionniste. En fait, je pense qu’on réalise plus facilement quand ça nous touche. Elle avait peur pour sa couleur, moi pour mon tour de taille. Mais au bout du compte, quelque soit le critère discriminant, c’est abjecte, ça ne devrait pas avoir ça place sur le marché du travail.

    Dernière remarque, une amie très compétente, au physique pas facile a trouvé du travail dans une entreprise embauchant aussi beaucoup de minorités ethniques. Je me dis donc que certaines boîtes peuvent donner leur chance à tous, et c’est rassurant. C’est pas dans le secteur de la com’ par contre, faut pas déconner non plus…

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  64. Sophinette a dit…

    Je suis comme toi, ce type de comportement m’insuporte et m’inquiête pour nos enfants qui devront essayer de tirer leur épingle du jeu dans ce monde qui exige toujours plus mais offre toujours moins (de tolérance entre autre).
    Je m’inquiête moins pour ma fille qui est belle à croquer et qui avec son caractère fort s’en sortira, que pour mon fils qui souffre déjà d’une certaine discrimination (en primaire !) car il est roux !
    Il le vit bien pour l’instant, c’est déjà un philosophe, mais j’anticipe avec un peu d’angoisse les années collège… et la suite !

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  65. ladymarlene a dit…

    On pourrait dire ça de TOUTES les séries..;”gossip girl” est quand même assez parlant, dans “how I met your mother”, Barney revendique totalement de n’aimer que les très très belles filles un peu connes et ça fait rire tout le monde au nom du sacré saint “second degré”, enfin très peu de séries laissent aux moches grosses le droit d’exister à part celles dont c’est le sujet comme “uggly betty.” Et perso,, les lamentations des belles, hein…je fatigue.

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  66. Geneviève a dit…

    … au commentaire 49.
    TOUS les métiers je pense sont “touchés”, sauf peut être les instits recrutés sur concours et quelques autres.
    Rapidement, beaucoup d’hommes instits passent le concours de conseiller pédagogique ou inspecteur…
    Pour avoir TRÈS longtemps cotoyé un prof de fac (puisque c’était mon mari), je peux vous affirmer que ses “thésards” étaient beaucoup plus souvent des thésardes jeunes et jolies… mais bon… “compétentes” bien sûr !
    Avoir l’ascendant sur une jeune et jolie femme, je crois que les hommes aiment toujours, depuis toujours.

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  67. Elisabeth Hugen a dit…

    Merci pour cette mise en perspective, ça fait du bien de lire de tels propos ! Récemment, on a eu une réunion avec tous les membres de ma boîte et j’ai trouvé ça effrayant : nous étions tous habillés en noir et blanc, il n’y avait aucun gros, aucun moche, aucun noir, aucune personne issue de la diversité comme on dit si bien et cette homogénéité m’a donné envie de pleurer.

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  68. petitcameleon a dit…

    Ce post me touche beaucoup. Je suis une ancienne moche. Au college, c etaient railleries sur railleries, j etais trop grosse, (je devais avoir 4/5 kilos en trop), trop intello. J en ai bave. Je me suis trouvee laide moi qui pensait valoir mieux que ca. J ai grandi, j ai maigri. Ca n a pas ete sans privations alimentaires, non sans froler l anorexie. J ai evite le pire. Maintenant, je suis grande, plutot mince et avec un beau visage parait-il. J ai eu un emploi pendant mes etudes grace a mon physique. Il etait clairement stipule qu il fallait etre habillee de facon feminine et maquillee pour mettre nos atouts naturels en valeur. C etait dans le contrat. J ai fait des tas de petits boulots mais celui-ci etait si facile! Pas de lever aux aurores, pas de mains dans la merde (ca je l ai fait aussi), pas de salaire ridicule … Mais je ne me sentais pas a ma place, pas legitime. Je n etais jamais assez coiffee ni assez maquillee comme me le faisait remarquer ma chef. A cause de ce que j ai vecu a l adolescence, je peine encore a me trouver jolie.
    Mais je veux qu on accepte pour ce que je suis, pour ce que j ai dans la tete. Surtout pas pour ce que je semble etre. Dans une societe qui jure de plus en plus sur l apparence, c est une vraie gageure. Combien de fois m a t on dit: c est facile pour toi, tu es sympa, jolie, intelligente … Si seulement il n y avait que cela…

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  69. marie a dit…

    Je ne suis pas tres surprise du contenu de l’article de Grazia, meme si je trouve ça évidemment consternant de voir, parmi tous les commentaires, que le critere de beauté peut parfois remplacer toutes les autres capacités requises…que ça peut aller tres loin.
    En fait, apres cette lecture, je me demande surtout (oui je passe une commandee de post, la) comment tu fais dans ta vie quotidienne pour éduquer tes enfants a réféchir sur ce genre de questions (et le féminisme, et le reste)…comment tu leur en parles? est-ce que tu leur en parles? A quel age on peut débattre la dessus alors qu’il sont a l’age ou ”rentrer dans le moule” est la chose les plus importante? Mes enfants sont encore petits mais mon tour viendra bientot…serai-je a la hauteur pour trouver le bon moment et les bons mots?

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  70. La Ronde a dit…

    Je crois qu’à diplôme égal, on a moins de chance quand on est moins beau. Après, ça dépendra des candidats qui sont face à toi.
    Bien sûr, avec un bon diplôme, on trouve toujours quelque chose. Enfin, souvent. Ou alors, on accepte ce qui vient.
    Bien sûr quand on est méga intelligent, on trouve un bon job.

    Mais, quand on est moche (au sens large, hein), ben, il faut être “plus”. Plus drôle, plus sympa, plus intelligent, etc.

    Je ne suis pas une fille jolie, ou en tout cas, je ne rentre pas dans les critères de beauté avec mon beau 52 / 54 de fringues. Mais, je suis vachement sympa, vachement souriante, je fais des blagues aux entretiens d’embauche et je réfléchis à 200 à l’heure pour montrer toutes mes compétences intellectuelles et paraître le plus intelligente. Du coup, je “rattrape” mon physique. Mais, je suis persuadée que si j’étais plus jolie et plus mince, je n’aurais pas besoin de tous ces artifices…

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  71. lollipop a dit…

    on demande aux nanas d’être mignonnes, beaucoup moins aux mecs, c’est encore une histoire de sexisme. En outre, une nana canon mais avec une cacahuète à la place du cerveau n’ira aps bien loin dans sa vie professionnelle même si au départ elle a bénéficié de son physique pour être embauchée! Continuons donc à éduquer nos enfants en leur inculquant le gout du travail, du courage, de la curiosité, rendons les intelligents ! Mais aussi apprenons leur à se respecter soi même, à s’aimer, à prendre conscience de leur corps comme un bel “outil” pour la vie ! Personnellement, j’ai toujours été ronde même gamine, mes parents m’ont toujours fait faire un peu de sport et par gout j’en ai fait ensuite beaucoup et malgré mes rondeurs, les moqueries parfois, et bien j’ai toujours gardé confiance en moi (avec des hauts et des bas, comme tout le monde !).
    Et avoir confiance en soi, ça rend beau!

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  72. Caroline a dit…

    La Ronde, je me retrouve beaucoup dans ce que tu dis. Moi aussi j’ai eu l’impression de devoir développer d’autres qualités dès petites, pour “compenser”. Et en effet, j’ai toujours l’impression aujourd’hui, alors que mon physique me pose moins de problèmes (vive la maturité), de devoir être “plus” sympa, “plus” drôle, “plus” perspicace. Mais au final, peut-être que du coup on a plus d’armes pour vivre ?

    Marie, très bonne question, je n’ai pas de réponse toute faite mais promis j’y réfléchis et je fais un billet :-)

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  73. anacoluthe a dit…

    Effectivement, je pense que ça n’a pas toujours été le cas, cette obsession du “beau” ! Franchement, ils n’auraient pas passé le cap des sondages, en 2007, De Gaulle et Tatie Yvonne ! Et c’est vrai que c’est assez flippant, on a l’impression que le monde, les gens, les objets, les faits, se réduisent à une apparence, une surface… et qu’on se fout de l’intérieur, des pensées, de la complexité !!

    Mais j’ai l’impression que c’est un mouvement général, une vague de fond qui pourrait définir la modernité : l’acte politique se juge sur le sondage, la vie se définit par rapport à ce qu’on peut en “montrer” dans tous les réseaux sociaux, la valeur d’un vêtement est sa marque… et oui, l’être humain est son physique !! Et c’est super compliqué en tant que parent d’essayer de contrer le mouvement ambiant, pour que nos enfants ne se fassent pas bouffer…

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  74. Pauline a dit…

    ” la beauté, même si en gros il est admis qu’est beau ce qui est jeune, grand et élancé, est un critère moins objectif qu’une couleur de peau ou que le genre d’un ou d’une candidate. Impossible donc de condamner quiconque se livrera à ce type de sélection.”
    Heu … non.
    La preuve d’une discrimination sur l’apparence physique n’a rien d’impossible en théorie, pas plus que pour les autres motifs. Tout simplement parce que le juge ne va pas vérifier que oui ou non la personne est vraiment moche, mais il va regarder la justification qui est donnée à un acte d’embauche ou de gestion du personnel (un licenciement est motivé par un écrit). Si cet écrit ou des témoignages montrent que la décision a été prise en considération de l’apparence physique (ou du sexe, de l’origine… etc), la subjectivité n’a pas lieu d’être et la discrimination est établie – à moins de prouver qu’il existe une raison objective à ce refus (si tu es en fauteuil roulant, c’est compliqué d’être déménageur …). Expliquer à une personne que le fait qu’elle soit couverte de boutons empêche le contact avec la clientèle ou bien que les uniformes d’hôtesse d’accueil ne vont pas au delà du 40 et donc empêchent une embauche, c’est une discrimination sur l’apparence physique. Le problème principal n’est donc pas le caractère subjectif de l’apparence physique mais le fait d’avoir une preuve suffisante.

    Or, tu serais étonnée parfois de certaines affaires où les personnes en positions de recruter/ gérer du personnel se sont laissées aller à dire par écrit ou devant témoin des énormités qui leur ont valu d’être condamné pour discrimination, en général relative à l’origine ou au sexe, plus rarement pour apparence physique, ou pour harcèlement (lié au physique notamment), mails à l’appui. Mais la majorité des recruteurs/drh sont (hélas) un minimum prudents.
    (rappelons également qu’au pénal la preuve est libre sous certaines conditions, et qu’il n’y a pas que les majordomes qui ont le monopole de l’enregistrement … mais on pense rarement à aller à un entretien avec son magneto allumé).

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  75. Caroline a dit…

    merci pauline de ce commentaire, en effet je suis allée un peu vite. Je voulais dire en réalité que souvent c’était tout de même subjectif et que surtout, il en faut du courage pour aller se plaindre d’avoir été refusée pour mochitude…

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  76. Caledonie75 a dit…

    C’est drôle comme la perception est la même que l’on soit belle ou moche (je caricature là bien sûr..)…. Je ne suis pas du tout d’accord avec La Ronde “Je crois qu’à diplôme égal, on a moins de chance quand on est moins beau” : quand on a la chance d’être jolie, cette beauté décrédibilise aussi !!! Que celles qui ont le courage lise mon témoignage !
    Il existe un poncif depuis des générations : “Sois belle et tais toi” qui est on ne peut plus vrai aussi ! Si vous êtes belle, alors, de prime abord j’entends, vous êtes forcément idiote ! Cela rassure un peui les gens de se dire qu’une seule personne ne peut pas trop avoir : être jolie ET intelligente…
    Franchement, le nombre de fois où les hommes m’ont regardée avec un étonnement non dissimulé quand je leur disais que je fais des études de droit… ! Cela en étais vexant au possible !
    Moi aussi j’ai eu la sensation de devoir en faire “plus” pour être acceptée…
    Finalement, que l’on soit moche, belle, grosse, noire, handicapée ou même dans une certaine “norme”, même combat ! Il faut apprendre à être soi parmi les autres, et à s’assumer, qui que l’on soit… C’est le plus dur.

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  77. Caroline a dit…

    caledonie, je comprends ce que tu veux dire et je te crois tout à fait quand tu dis avoir eu l’impression d’être discriminée d’une certaine façon aussi. Mais ce que prouvent néanmoins les enquêtes actuelles, c’est tout de même l’inverse, qu’à n’importe quel niveau de la hierarchie, les gens “beaux” ont plus de chances d’être embauchés, d’être promus ou bien payés. Je pense qu’il ne faut pas confondre une impression d’être regardée de travers, avec mépris sur le mode “elle est jolie donc elle est conne” (et je suis certaine que ça existe en effet) et un fait avéré, qui est qu’à compétences égales (voire…), la personne considérée comme “belle” sera embauchée plus facilement que l’autre. ce n’est pas moi qui le dit, c’est une étude sociologique et pas qu’une d’ailleurs…

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  78. Lor a dit…

    En fait au temps des philosophes grecs la beauté était considérée comme une vertu ! Le beau, le bien étaient rarement dissociés.

    Je me souviens encore, quand j’avais environ 10-12 ans, des discussions que l’on avait entre copines sur le fait que ce qui était important c’était pas la beauté mais “la gentillesse” (! n’étions-nous pas trop mimi de penser ça ?) et qu’il ne fallait pas se moquer des gens qui n’étaient pas beaux car ce n’était pas leur faute… En classe prépa j’ai rencontré une amie qui m’a avoué un jour avoir “du mal” à entrer en contact avec les gens qu’elle trouvait laids, même si elle essayait de lutter contre ce penchant.
    Tout ça ne vient-il pas de nos parents, de la façon dont ils nous apprennent à voir les autres…?
    J’évite beaucoup de télé à mes filles par rapport à certaines amies ou d’autres enfants de la famille, et je constate déjà que j’entends moins souvent ma fille aînée se comparer à des princesses et vouloir les cheveux comme elles etc. Bref j’essaie de faire en sorte aussi qu’elles sachent que leurs parents les trouvent belles quoiqu’il arrive, c’est déjà ça. (Ma mère elle-même a beaucoup souffert de savoir que sa propre mère ne la trouvait pas belle, et elle a tout fait pour que l’on se vive pas cela).
    Ceux qui prennent l’habitude enfants de juger les autres sur leur physique ou de vouloir à tout prix être dans le groupe le plus cool avec les plus belles filles seront forcément les mêmes dans le monde professionnel (jeune con / vieux con, ça ne change pas forcément en route)…

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  79. Elosyia a dit…

    J’ai vu l’article et je l’ai survolé parce que justement, ça me gênait tellement cette “réalité” que je ne voulais pas la prendre en pleine face.
    Parfois quand je me sens vraiment déprimée; je me dis que je suis mal barrée, parce que je suis noire, de famille popu et en surpoids. Quand j’étais plus jeune, ça me désespérait, j’avais l’impression d’accumuler les handicaps et que je ne m’en sortirais jamais. Je voyais mes copines, plus aisées financièrement, plus canons physiquement réussir et je me sentais vraiment très triste. Et puis bon, je me suis aperçue que ce n’était peut-être pas si handicapant et ces “faiblesses” sont devenues de véritables moteurs pour la jeune femme ambitieuse que je suis. En dehors du physique, il y a aussi la manière dont on se perçoit, être mal dans sa peau n’aide pas quand on est au chômage et que l’on a des recrutements et cela ne vient pas forcément du physique. Je me dis que je ne me résume pas à ça, j’ai trouvé des opportunités d’emploi y compris dans le domaine de l’accueil où on est sacrément en représentation et jugée sur le physique. J’ai d’ailleurs été très souvent rappelée par des agences d’hôtesses parce que les gens étaient contents de mon travail (mon physique ne comptait plus tant que ça). J’ai l’impression que c’est une tendance d’aller vers le beau, mais je pense que cela vient aussi de nous et de la manière dont on arrive à se dégager de cette notion de “beau” et de perfection. Depuis que mon regard à changé sur la “beauté”, je me surprends à dévorer des yeux et à être séduite par des visages ou des corps de femmes et d’hommes qui ne sont pas d’une “beauté” comme on a coutume de le voir.
    Et puis je me demande si cette tendance du beau, ne se trouve pas dans certains milieux où l’apparence prime (télé, communication, marketing etc.). Il ne faut pas non plus oublier que l’apparence peut parfois être un souci dans le milieu pro (en politique, ça ne pardonne pas d’être jolie), j’ai vu des filles êtres mises au ban de services par jalousie ou considérées comme bêtes sous prétexte qu’elles étaient trop jolies. Être beau ou belle, ça peut aider pour une embauche, mais après pour évoluer dans une entreprise, je me demande si cela ne devient pas aussi un handicap.
    Merci pour ce questionnement philo :-)

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  80. Pauline a dit…

    “Franchement, le nombre de fois où les hommes m’ont regardée avec un étonnement non dissimulé quand je leur disais que je fais des études de droit… ! Cela en étais vexant au possible !”

    >> Oui, et quand ca n’est pas de l’étonnement, certains ont une attitude bien paternaliste, tout aussi vexante, sur le mode “c’est bien, quand même, d’avoir entrepris des études”, pour sous-entendre dans la foulée sans discrétion que tu vas bosser quelques années et ensuite te mettre à faire des mômes et arrêter le boulot (genre : “jolie comme vous êtes, vous allez vous trouver un mari rapidement”). J’adore.

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  81. Lor a dit…

    J’ai déjà entendu en effet des gens beaux disons “un peu au-dessus de la norme” souffrir d’une autre façon parce que justement, on ne leur fait pas de cadeau !

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  82. Lily59 a dit…

    Très juste, ce post ! Mais deux remarques quand même :
    – N’est-ce pas particulièrement vrai dans les métiers de la communication ? Dans d’autres filières (industrielles notamment)ou nécessitant moins de contacts sociaux, il me semble que la discrimination est moins évidente.
    – Les hommes peuvent aussi être victimes de cette discrimination : il est sans doute plus aisé d’être embauché dans une boîte de com en étant jeune et “fashion” plutôt que bedonnant et chauve.
    – Comme tu le soulignes, c’est bien le fait que cette discrimination soit de plus en plus socialement acceptée qui est choquant. Et aussi le fait que malgré tout, ce soit encore trop souvent les hommes qui aient la supériorité hiérarchique et la décision de l’embauche (mais ça, c’estun autre et très vaste sujet…)
    Bon, un conseil quand même aux moches : faites comme moi, passez les concours de la fonction publique ! ;-)

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  83. Caledonie75 a dit…

    Ce n’était pas juste une “impression d’être regardée de travers”… Ce sont des remarques désobligeantes accumulées pendant des années (et des “salopes” aussi lancés en pleine rue gratuitement alors que tu portes juste un jean…, par exemple). Si tu relis mon témoignage plus haut, tu verras que j’ai bien failli ne pas décrocher mon premier poste parce que j’étais trop grande et trop blonde (dixit celles qui à ce moment-là allaient devenir des collègues). Ce qui est complètement con évidemment.D’autant que je ne me suis jamais prise pour Claudia Schiffer alors je le comprenais d’autant moins.
    Je ne mets absolument pas en doute ces études, je dis juste que l’inverse peut exister aussi. Que le monde n’est pas manichéen. Les préjugés, quels qu’ils soient, ont la dent dure. Je crois que c’est cela finalemnt qu’il faut apprendre à nos enfants, à s’en prémunir.

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  84. ava a dit…

    oui oui les hommes des cavernes se “choisissaient” déjà sur ces critères: la force, une dentition intacte, une chevelure dense, la robustesse d’une charpente, etc. il s’agissait alors de parier sur la santé, donc sur la longueur potentielle de la vie, dont ces signes étaient les indicateurs. les beaux vivaient, se reproduisaient, donc s’enrichissaient, tandis que les pauvres mourraient en couches, terrassés par les maladies et restaient pauvres. plus tard, nos grand-mères des champs, bronzées, vieillies précocément, étaient rejetées par rapport aux femmes de bourgeois, dont les dents (encore…), le dos droit, les seins hauts et la peau pâle disaient le niveau socio-économique. un ami chercheur en génétique m’a expliqué une fois que “choisir” les beaux, c’est au fond choisir la vie, ou ce que nous appelons aujourd’hui le “bonheur” (concept lui bien plus récent) tout simplement. oui oui c’est cruel. mais le monde n’est pas “égalitaire”. nos réflexes devenus ataviques ne le sont en tout cas pas du tout. alors je ne sais pas: faut-il s’étonner que le recruteur privilégie la jolie au détriment de la moche (la vraie moche, caro, ce n’est pas la grosse… c’est la laideur d’un visage contre laquelle aucun régime ne pourra rien)? il n’applique une fois encore que nos vieux critères de sélection.

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  85. Stéphanie a dit…

    Je n’ai pas tout lu donc désolée si je répète une info déjà donnée mais dans la recherche c’est une autre discrimination (prouvée par des études également). Les femmes belles sont moins engagées, ben oui elles ont forcément couché pour avoir leur diplôme hein… On ne va quand même pas imaginer une fille jolie ET compétente, non non non. N’étant pas un canon je n’en ai pas souffert mais une amie docteur en chimie si, fallait voir à ce qu’elle vienne pas jouer sur le terrain des garçons. Non mais c’est quoi ce délire ?

    Et ce prof qui nous demandait narquois si nous venions chercher un mari (je suis ingénieur) et à qui j’avais répondu qu’on était mal barrées car il y avait plus de filles dans notre promo. Ca lui a fait un choc…

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  86. Marion a dit…

    Pour avoir fait quelques stages dans les rédactions de certains journaux (en Belgique), je peux dire que les rédacteurs en chef préfèrent les jolies stagiaires. Mais je plains aussi ces dernières, car c’est également elles qui doivent endurer les petites remarques (un rien) déplacées et graveleuses.
    Que l’on postule dans un métier en rapport avec le physique, ou un métier plus “intello”, le physique compte dorénavant. Et le milieu du journalisme ne fait pas du tout exception.
    Alors la seule solution est peut être “simplement” si j’ose dire, de se blinder de confiance. Qu’on ait le physique facile ou pas au final.

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  87. Marion a dit…

    Et il y a aussi ma meilleure amie, superbe blonde, qui travaille dans un métier très très sérieux, qui songe sérieusement à se couper les cheveux pour paraître plus agée, moins blonde, moins “pétasse” auprès de ses clients, clientes et collaboratrices juste parce que être blonde, jeune, grande et mince, cela ne fait pas très sérieux.

    J’ai aussi des clientes qui pourrissent systématiquement les filles avec qui elles sont en contact dans le travail, quand elles sont adorables avec les garçons.

    N’oublions pas qu’en plus d’être beau, mince, il faut aussi être avenant, sûr de soi, savoir bien d’exprimer, se montrer, et surtout : bien savoir vendre son travail et justifier son salaire.

    Il faut rentrer dans le moule que l’entreprise nous impose, et cela va bien au delà des compétences pures et simples, hélas. Il faut être quelqu’un de bien comme il faut.

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  88. Shakti a dit…

    Dans une autre vie, j’étais donc militaire. Je travaillais en “tenue de sortie” (pas le treillis : jupe, chemise et escarpins)dans les bureaux. J’étais, au dire de mes collègues masculins, plutôt bien gaulée et plutôt pas trop laide. Je suis grande, j’ai de trèèès longues jambes et à l’époque, elle étaient très musclées mais fines. Une collègue m’avait dit un jour “bah toi, avec les jambes que tu as, tu n’as pas de problèmes au bureau !”. Sauf que mes jambes, elles me permettaient de courir et de marcher, mais ce ne sont pas elles qui ont passés les concours ni qui répondaient au téléphone de 7h à 21h. Heureusement que cette femme n’était pas responsables du recrutement sinon, une fille un peu jolie mais ayant envie d’être sous les drapeaux n’aurait pas eu beaucoup de chances d’y parvenir.

    Bref, dans ce milieu-là AUSSI, il peut y avoir de la discrimination par l’apparence. Parce qu’il y a des prises d’armes (cérémonies), avec des ministres, des président, des chefs d’états étrangers… Et bien, regardez-bien, quand elles sont retransmises à la télé, les militaires choisi(e)s ne le sont pas tant sur leurs états de services que sur leur paraître en uniforme.

    Bonne journée

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  89. maléna a dit…

    il faudrait aussi cesser avec cette idiotie selon laquelle beau/belle = con et triste hein! La discrimination et les idées reçues ça marche dans les deux sens

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  90. ava a dit…

    dans mon entreprise (un quotidien), les filles sont plutôt plus jolies qu’ailleurs, mais en même temps, la seule à occuper un poste de direction et un salaire à cinq chiffres est une grande tige sèche de 55 ans, absolument pas belle et que tout le mondre craint. comme quoi la beauté n’est pas non plus le seul moyen d’y “arriver”… moi j’ai surtout l’impression que le lot des filles au boulot, c’est de bosser deux fois plus que les mecs pour un résultat (salaire, reconnaissace) toujours inférieur. les chefs de rubrique sont des hommes, les postes à responsabilités vont aux hommes, qu’ils soient chauves, gros ou stupides ! et c’est ça, la vraie discrimination… on s’épuise,on s’acharne, on essaie en même temps de rester des mères et des compagnes au top, et au final on n’obtient pas du tout ce à quoi nos études, notre énergie, notre force de travail auraient du nous permettre d’accéder. c’est ça qui est difficile à expliquer à ma fille, en fait: la vérité c’est que je devrais lui dire “cocotte, tu auras beau être la meilleure de ta classe, ça ne suffira pas à être la patronne”.

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  91. Caledonie75 a dit…

    Oui c’est tout le problème d ela femme d’aujourd’hui : vouloir être une superwoman, mais c’est aussi une pression que l’on s’impose nous-mêmes…
    Autre discrimination à l’embauche : être femme ET jeune, car susceptible de tomber enceinte… donc de coller un congé ou pire, un congé parental !!

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  92. Covima a dit…

    Chaque article sur ces sujets : la beauté, l’acceptation de soi, le physique, etc… me fait à chaque fois réfléchir et me touche toujours.
    Sur le sujet du recrutement au physique, je dirais : en même temps, y a-t-il qq chose de plus subjectif qu’un entretien d’embauche ? La décision de me prendre ou pas pour le poste reste lié à la volonté d’une ou deux personnes, de leurs premières impressions sur moi, de leurs propres ressentis et préférences/critères physiques vis à vis de la candidate en face… Et cela personne n’y peut rien. Le monde a toujours fonctionné ainsi, depuis l’homme de Cro-Magnon j’en suis sûre.
    Quand j’ai commencé à chercher un emploi après mes études, en bon petit soldat je mettais une photo sur mon CV si l’annonce l’exigeait, de peur de voir celui-ci systématiquement éliminé si je n’avais pas obéi. Et puis, après plusieurs années de travail, quand j’ai dû rechercher un autre emploi, j’ai refusé cette fichue photo. Je me suis dit “et puis m***e, rien à fiche, si mon CV les intéresse, je serai contactée”. Et c’est ce qui s’est produit. Je refusais que l’on juge mon parcours sur une photo de qq cms de côté d’abord, non pas parce que je me considère moche ou jolie mais parce que j’estime que cela n’a rien à voir avec mes compétences. Il paraît que c’est français, cette exigence de la photo sur CV et qu’on ne le fait pas dans les pays anglo-saxons. Quand est-ce qu’on s’y met ici ? Si la discrimination pouvait déjà commencer par là…
    Caroline tu mets vraiment des mots là où bien souvent, je ne sais pas exprimer les choses, et la phrase “mais c’est tout-à-fait ça !” m’échappe bien souvent lors de mes lectures ici.

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  93. DOMINIQUE a dit…

    Il ne faut quand même pas exagérer : être jolie est quand même un atout, qu’on le veuille ou non. C’est un “argument” supplémentaire. Ne serait-ce que par la confiance en soi sous le regard des autres.
    J’ai été soulagée de sortir de cette spirale du regard par mon âge, et c’est ce que je souhaite à toutes. Aimer vieillir et tenir un peu moins compte de son physique.

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  94. Ellea a dit…

    Depuis la seconde…en seconde, on fait les comptes et on décide qui a gagné à la loterie de Dame Nature (comment dites vous déjà?), et ensuite y’a les beaux qui se disent que c’est pas la peine d’être quelqu’un de bien (enfin, ne se demandent pas si c’est important), ils exercent en général le pouvoir dont ils croient avoir été investis par Dame Nature (comment vous dites déjà?) envers les moins beaux. Face à l’adversité, ces derniers développent d’autres sens, d’autres qualités.
    Mais donc c’est en seconde qu’on commence à se dire que c’est secondaire d’être quelqu’un de bien. Enfin pour certains…qui se trouvèrent fort dépourvus lorsque la ride (les kilos, les vergetures,…) fut venue.

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  95. Pauline a dit…

    Dans la discri à l’embauche concernant les femmes, c’est même à double sens. Je n’ai pas encore eu ce cas pour moi, mais une de mes amies ayant le profil délicat de “reproductible MAIS sans enfant” à 33 ans, s’est vue dans plusieurs entretiens être en position de justifier pourquoi elle ne voulait pas d’enfant (en réponse à la question : “en avez-vous ? Non ? Et … envisagez-vous d’en avoir ?” )… car le fait de dire qu’elle n’en voulait pas jetait visiblement un froid… Donc elle avait le choix : soit elle allait potentiellement leur coller des congés mat’ chaque année car arrivée à l’âge où les hormones commencent “forcément” à s’agiter, soit c’était une espèce de dégénérée sociale qui n’aimait pas les mômes. Dans les deux cas visiblement ca ne passait pas. C’est fort, quand même.
    J’en conclus donc que l’idéal est d’avoir eu ses trois enfants avant ses 24 ou 25 ans (pendant ses études par exemple).

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  96. tasha a dit…

    j’ADORE ta façon d’écrire et le thème de tes billets, futiles ou non!
    Je ne sais pas quoi penser….. autour de moi, je ne vois que des gens “beaux” (enfin, “bien”, “joli”, enfin pas laid quoi!), je trouve que tout le monde fait attention plus ou moins à soi en fait, et je ne pense pas que ce soit mal? Mais je suis un peu déconnectée du monde de l’entreprise…
    !!!!!!!!!bref, je pense qu’on est toujours censé plaire à quelqu’un et qu’on a toujours une chance partout… je suis peut être naîve?….

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  97. Laura a dit…

    Surinvestir la beauté comme critère de sélection c’est la même chose que sur-investir l’intelligence ou l’efficacité ou les connaissances comme critère de sélection.
    Dans tous les cas c’est réduire l’autre à un objet beau ou efficace, ou utile. Mais toujours qu’un objet, dont on va pouvoir se servir.

    Pas d’un être humain.

    Notre société promeut cette vision. Nous nous percevons nous mêmes et percevons les autres de plus en plus comme des objets dont on peut juger de leur degré de perfection en tant qu’objet qui correspond aux attentes qu’on en a.
    Nous avons intégré cela. On se juge suivant les échelles beau/pas beau, intelligent/ pas intelligent, compétent/pas compétent, efficace/pas efficace, sociable/pas sociable.
    Il n’y a pas que la beauté qui est surinvestie, mais tout ce qui fait de nous des objets plutot que des être humains.

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  98. Valerie2g a dit…

    Les “Beaux” finiront par payer!!!
    Au Japon, un présentateur vedette a proposé une sur-imposition pour les “beaux” afin de rendre les “moches” plus attirants (certes par la bourse si je puis me permettre) et relancer ainsi les mariages et la natalité:)

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  99. NuNue a dit…

    C’est quand même à double tranchant. Si on embauche un joli minois pour égayer les couloirs, comment réagit-on lorsqu’il se met à attendre une crédibilité professionnelle ?

    Me concernant, il est bien possible (et triste) que ma “bonne présentation” m’ait aidée à me faire embaucher. Pour me faire écouter en réunion, c’est une toute autre histoire.

    J’en ai discuté avec des amis collègues. J’ai dit qu’il était triste que l’apparence joue autant sur ce que l’on pense d’une personne. Et qu’à contrario je souffrais beaucoup du fait que certains me considéraient comme de la déco.
    On m’a répondu que je crachais dans la soupe :) C’est pas beau ça ?

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  100. artdemieuxvivre a dit…

    brrrrr ça fait froid dans le dos ton billet… c’est quand même dingue que certaines personnes arrivent à affirmer haut (et pas si fort que ça puisque à visage couvert !) qu’ils préfèrent embaucher des jolies que des moches… ça me laisse sans voix ; mais pas sans clavier ;)
    quand j’étais ado, très ronde et ultra complexée, je me rappelle m’être toujours dis que, aussi injuste que ça puisse me paraître, ma cousine J., magnifique jeunne femme ultra bien foutue à l’époque (et toujours je pense !), quoiqu’il arrive et quoiqu’elle décide d’étudier, réussirait toujours dans la vie… et ça me foutait clairement les glandes !
    je crois qu’il n’y a pas pire injustice finalement, puiqu’elle est comme tu la si justement dit Caroline totalement sournoise et tellement difficilement “accusable” (comment prouver ?)…
    j’ai rien apporté de plus avec mon commentaire, désolée, j’étais juste tellement désabusée que cette question d’injustice soit si développée et revendiquée de nos jours, grrrrrr
    bref, je suis deg’ !

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  101. Cécile a dit…

    Vrai vrai archi vrai!
    Je suis journaliste, comme toi, et je suis passée par pas mal de rédactions. Au fil des années et des lieux, dans la presse généraliste, dans la presse éco, comme dans la presse catho de gauche -mais oui- partout on retrouve une constante: les jeunes stagiaires à qui on consacre le plus de temps pour leur apprendre le métier, celles qui arrivent à faire leur trou dans un journal, à se faire écouter des chefs quand elles proposent leurs sujets et qui arrivent même à se faire embaucher, sont toujours les plus fraîches, sinon les plus jolies… comme c’est bizarre!
    J’en ai bénéficié, sûrement, sans m’en rendre compte, en faisant mes premiers pas dans la profession. Je pensais que ces types étaient un peu bizarres et obsédés. Et puis non, je me suis rendue compte que c’est comme ça que ça marchait.
    Mais j’ai mis longtemps à m’y faire.
    Et c’est vrai, on se dit que personne ne nous avait préparées à ça, nous les filles, jolies ou moins jolies. On pensait que seules nos têtes pensantes comptaient, on avait fait des études pour ça… il y a fraude, on s’est fait rouler. En fait l’important, c’est de savoir battre des cils au bon moment.

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  102. pomme a dit…

    Laura tu as mille fois raison, tant que nous serons jugés comme des bagnoles ou des brosses à cheveux, il y aura un gros problème. Mais être recrutée sur son physique pour un poste qui n’a rien à voir avec la tronche que tu as, ça reste quand même rageant. Plus encore que d’être obligé de travailler, en fait.

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  103. Tite_bulle a dit…

    Ce que j’aime chez toi Caro c’est que, quand on clique, on ne sait jamais à quoi s’attendre de ton billet : de l’émotion, du rire, de l’anecdote, de la mode, de la politique, des sujets + profonds ou + légers. C’est toujours une surprise et ça participe au plaisir que j’ai à venir ici quotidiennement.

    En lisant l’article et les commentaires j’ai pensé à Izzie Stevens dans grey’s anatomy. Jouée par Katherine Heigl.
    Il y a beaucoup d’exemples ici de discrimination envers les gens classés (souvent par eux-mêmes d’ailleurs) dans la catégorie “moche”.
    Izzie dans cette série parle bcp de discrimination pcq’elle est jolie justement… trop jolie pour être médecin, trop jolie pour avoir un cerveau (c’est pas compatible avec des gros seins et des cheveux blonds). Ca montre bien que la discrimination va dans les deux sens. (et je rebondis ainsi sur le commentaire de Caledonie).

    Et, pour rester dans les séries, c’est finalement ce que j’aime bcp dans Glee ^^Où les gens dit “beaux” ne sont pas les plus heureux ni les plus équilibrés dans leurs têtes.

    Pour ma part je me suis longtemps classée dans la catégorie “moche”. Puis j’ai basculé dans la catégorie “séductrice” (sans doute pour compenser le manque de confiance en moi pcq je me sentais moche, du coup je draguais tout ce qui bouge pour me rassurer).
    Et puis j’ai été célibataire, par choix, pour la première fois de ma vie pendant 7 mois. Et là j’ai enfin découvert que tout était dans l’attitude et dans la confiance en moi.
    Je suis parfois sortie de chez moi fagottée comme un sac, pas lavée, pas coiffée, pour aller faire des courses à 5 minutes… Et bien je me faisais siffler quand même. Tout simplement pcq je marchais droit, la tête haute, avec sourire et assurance.

    Cerveau ou pas cerveau c’est l’image qu’on renvoie avec son attitude qui compte le plus selon moi.

    Pour attayer encore + mes propos, je suis tombée sous le charme d’un homme à une époque, une rencontre magique, une nuit fabuleuse, des yeux bleux envoûtants, un charme fou… Alors que si on regardait son physique il était pas très grand, un peu chauve, un peu rond… Bref pas du tout le stéréotype du mec “canon”. Mais il dégageait un truc. Il avait confiance en lui et je me suis laissée capter…

    Commentaire un peu décousu et je m’en excuse.

    Bises

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  104. Caledonie75 a dit…

    en même temps n’est-ce pas dû aussi au fait que beaucoup de rédacteurs en chefs soient des hommes…. ? Comme dans beaucoup de professions…

    tout ça c’est animal en fait…

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  105. ava a dit…

    en réponse à caledonie75 et cécile: oui, oui, dans la presse (à part la féminine peut-être?) les recruteurs sont des hommes, les chefs sont des hommes, on n’en sort pas. et chaque été dans mon journal c’est même flagrant: les plus jolies stagiaires sont “réservées” au siège du canard, les moins pourvues partent en agences en région… c’est donc bien un truc de pouvoir. les puissants veulent être entourés de filles qui brillent. on entend alors des trucs comme “celle là, elle ira loin”. et pas parce qu’elle a rendu un article dément… nan, juste parce que lorsqu’elle passe dans l’open space, les mecs se marchent sur la langue.

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  106. Caledonie75 a dit…

    “les mecs se marchent sur la langue”………mouaaaaarrrffff :))

    et bien tu vois, pour répondre à ton post suivant, seul mon dernier red chef est un homme… comme quoi…

    Bon c pas tout ça, Caro, avec tes sujets à palabres, moche ou belle, TU NOUS EMPECHES DE BOSSER !! ;)

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  107. Véra SWANN a dit…

    Quand je suis entrée en seconde, il y a quelques 25 ans de cela, j’ai découvert une nouvelle matière : Sciences Economique et Sociale”.
    J’ai découvert, statistiques à l’appui, que l’inégalité la plus répandue dans le monde et la plus admises est celle qui concerne les rapports hommes-femmes.
    J’ai découvert également que l’ascenceur social n’existait pas. Que les inégalités de classe se répétaient de génération en génération.
    J’ai été “douchée” comme tu dis deux fois pour le prix d’une.
    Tous mes espoirs, toutes mes aspirations, toutes les valeurs avec lesquelles j’ai été éduquée se sont écroulées d’un coup d’un seul à mes pieds !
    Quand on est une femme en devenir, que les parents vous martèlent du matin au soir que les études c’est le salut, que papa est ouvrier et immigré, oui, ça douche !

    Véra SWANN.

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  108. marion a dit…

    Ce qui est le plus lourd, c’est que personne ne semble imposer ce dictat aux hommes. Par exemple à la télé, il y a une multitude d’hommes grisonnant, plus ou moins chauves, avec plus ou moins de ventre, ou tout simplement une tête qui est bien loin des mannequins. On écoute leur charme ou ce qu’ils ont à dire avant leur physique. Or les femmes c’est différent, même les présentatrices / animatrices assez âgées se doivent d’être fines et gracieuses.
    Je me suis fait la réflexion en regardant la télé marocaine (qui est plutôt affligeante par ailleurs mais bref) qu’ils n’ont presque aucune présentatrice mince. Et dans les séries également, les jolies filles sont bien souvent un peu rondes, et tous les personnages ressemblent plus à la population réelle, on a pas l’impression de voir une famille de mannequins.

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  109. Geneviève a dit…

    … au 103… Dans la recherche, il y a tellement peu de postes que les mecs sont prêts à tout pour faire déraper les thésards, thésardes qui se présentent. Dans l’intitulé des sujets de thèses même, les profs sont tellement tellement pointus qu’il y a 1 étudiant tout au plus qui peut être pris en thèse (et peut être avoir un poste plus tard). Dans le domaine que je connais un peu; il se trouve que c’est souvent UNE thésarde. Logique, en moyenne les filles réussissent mieux leurs études que les garçons.

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  110. Judith a dit…

    Un mec m’a dit, dernièrement : ” si tu n’avais pas été si grosse, j’aurais pu me passionner pour toi” (pour toi = pour ce que tu es dans la vie, ce que tu as dans la tête et tout ce que tu entreprends !!! En deux mots, pour tout ce qui est autre que mon corps)………
    No comment !!!

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  111. DOMINIQUE a dit…

    @ Judith : dans un sens, il vaut mieux qu’il t’ait quittée, même si ça fait mal, car visiblement c’était un mufle. Et je modère mes paroles.

    Mais bordel, comment peut-on dire ça ?

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  112. Ninie Pouce a dit…

    C’est surtout qu’on va chercher la beauté dans la perfection physique au détriment du reste. Et les gens qui ne possèdent pas cette perfection se sentent loin derrière les autres alors qu’ils ont sûrement d’autres choses à donner. Moi-même, j’en viens à juger via l’apparence et je me mettrais des baffes.

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  113. English teacher in progress! a dit…

    Alors là je suis touchée en plein coeur en lisant ton article!
    Exemple probant de cette discrimination par le physique et la beauté: en Terminale je décide de prendre l’option libre Danse pour la baccalauréat, je me dis qu’après 15 ans de modern jazz et 10 ans de classique je devrais pouvoir m’en tirer avec une bonne note. Viens le jour de l’examen (préparé à coup de 10h/semaine avec ma prof pendant 3 mois) je passe, fais mes 2 chorégraphies parfois plus poussées que celles ces autres filles présentes. On me demande la raison de ma présence et de mon choix de musique et de thème j’explicite tout de manière relativement claire. Résultat: 9 et 10/20 Justification: vous n’avez clairement pas le physique pour danser même si on vous l’accorde vous avez un peu de grâce.
    Ce jour-là j’ai compris que la vie était plus qu’injuste surtout quand une fille à côté de moi qui faisait de la danse depuis 6 mois avec moi a eu 17 parce qu’elle savait “bouger ses fesses”.
    Malgré tout je reste optimiste j’ai réussi mes études je suis professeur et j’ai en face de moi des élèves de tous les horizons avec une grosse partie d’enfants venant de la campagne ou bien étant en foyer. J’ai confiance en eux et je sais (contrairement à eux) qu’ils ont de l’avenir parce qu’ils sont intelligents et surtout très perspicaces!
    Le physique est certainement un atout mais ne fera jamais tout. Quand on est beau mais bête ça se sait dès qu’on ouvre la bouche! (bon on ne parlera pas des BEAUX ET INTELLIGENTS eux on aime les détester un peu…)

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  114. miss Julie a dit…

    Je n’ai hélas pas le temps de lire tous les commentaires mais ton super article a soulevé chez moi une interrogation.

    A compétence égale, lors d’un recrutement, on sait d’ores et déjà que la “belle” aura la priorité, mais qu’en est-il dans le cas suivant?

    Une nana “pas terrible” avec 10 ans d’expérience dans la fonction.
    Une nana version “bombe atomique” avec seulement 5 ans d’expérience dans la fonction.
    Quel choix ferait un DRH dans une telle situation?

    Pas sûre du tout que la 1ère décroche le poste à une époque ou le paraître semble + que jamais déterminant.
    (On le constate d’ailleurs chez les hommes qui ont de + en + recours à de la chirurgie esthétique pour être toujours au top, phénomène dont on ne parlait pas autant il y a 20 ou 30 ans.)

    Si un pro du recrutement passe par là, je veux bien une réponse. ;-)

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  115. Mirette a dit…

    C’est curieux dans ma carrière professionnel, je me suis surtout et avant tout heurté sur le comportement envieux, mesquain de femmes ! Elles n’étaient pas du tout solidaire! J’ai préféré travailler avec les hommes , mes recruteurs étaient pratiquement que des hommes ! J’étais plutôt jolie fille, beaucoup d’humour, sympathique… avec des kilos certainement en trop ! Mais ça ne m’a jamais causé de souci pour être embauché! Je sentais bien le regard intéressé sur moi, mais je restais toujours très professionnel, j’avais un comportement clair et net sur la question ! Je ne leur en voulait pas ! La seule chose qui comptait pour moi,s’était d’être en accord avec moi-même. En conclusion c’est avec les femmes que j’avais le plus à me positionner fermement mais toujours avec bienveillance ! (je me trouve encore jolie et attirante , d’une autre manière certes aujourd’hui ! Bien sûr je me sens beaucoup mieux dans mes baquettes aujourd’hui la maturité étant !) A 53 ans j’ai encore postulé pour un poste à responsabilité. Il y avait huit personnes de retenues , et c’est moi à 53 ans un peu ronde.. cheveux blanc (un beau blanc ,comme mon grand-père …)et bien sûr toute une valise de diplômes et surtout un grand sens des responsabilités et de passions !!! Il faut être passionnée avoir de la niaque quand on se présente à une embauche il faut que cela respire de soi! ça ne pouvait pas être autrement ! La pensée doit être créatrice ! Il m’arrive d’être solliciter pour embaucher des personnes, et je puis vous assurer, que ma seule divise c’est : ceux qui se ress… nous en sommes conscients !

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  116. Lovapa a dit…

    il fait reflechir ton article, c’est un sujet que je connais un peu, un de mes amis proche a eu un tres grave accident y’a quelques années, et a gardé des traces physiques tres visibles; c’est un type hyper intelligent, bardé de diplome (qu’il continu parce que ne trouve pas de job) en fait il fait mouche a tous les coups sur les CV, des que le recruteur l’aperçoit, zou, ça capote ….

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  117. Milky a dit…

    C’est pessimiste comme lecture… Je ne sais pas, je suis peut-être à la ramasse (et alors, je souhaite le rester !) mais je crois très fort à la beauté intérieure. Aux gens qui rayonnent, au charisme, à la gentillesse, à l’énergie.
    Je bosse avec des mômes, alors c’est peut-être pas exactement la même chose, mais je constate combien ma perception de leur physique (car non, tous les enfants ne sont pas beaux…) est biaisée par leur caractère, avec lequel je dois composer toute l’année… Les gentils, les tendres, les curieux de tout, je les trouve irrémédiablement mignons, tandis que les purges, même s’il s’agit des enfants naturels de Claudia Schiffer et de Gael Garcia Bernal, leur beauté a quelque chose de gâté, il leur manque un truc.

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  118. ... a dit…

    1ere fois que je commente sur ton blog que je trouve excellent!
    Ma fille de 3 ans qui a fait son entrée à l’école maternelle m’a sorti un truc hallucinant quand je lui ai demandé si elles jouaient avec les autres enfants. Elle m’a répondu “non parce qu’ils ne sont pas jolis”… Euh mais où est-elle allée chercher cela? Moi? La crèche? Les autres enfants? Ou bien serait-ce ancré en nous? Je n’ai pas de réponse mais sa réflexion m’ fait très peur.

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  119. carolinette a dit…

    Je me reconnais un peu dans ce post, j’ai trouvé du travail grâce au fait que j’entrais dans un petit 34 et que j’étais “présentable”. Je bossais dans une boutique de PAP haut de gamme pour vieilles rombières richissimes. Le pire c’est qu’au bout de qq semaines, ma patronne m’a demandé de venir bosser un peu moins bien apprêtée et maquillée car les clientes n’aimaient pas être servies par une fille plus jeune, plus mince et plus belle qu’elle. Véridique, j’ai mis fin à la période d’essai qq jours plus tard. Donc à la réflexion, ça m’a servie autant que desservie .

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  120. MissBrownie a dit…

    J’adore ta conclusion avec le passage sur les hommes des cavernes ^_^
    Bon le truc, c’est que la beauté, c’est ‘achement subjectif quand même… On peut trouver quelqu’un de très beau sans charme et quelqu’un de moins beau avec beaucoup de charmes.
    Sinon, oui, dans mon ancienne boîte, j’avais souvent l’impression que les filles (et uniquement les filles) étaient recrutées sur leur physique et non sur leur CV.
    J’ai même entendu des propos tenus par une cadre digne de discrimination à l’embauche (enfin pour un stage)

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  121. Tartocitron&nutella a dit…

    J’aime beaucoup cette expression de “gens qui rayonnent”. Il y a quelques temps, Caroline demandait ce qu’etait pour nous le chic (ou l’elegance je ne me souviens plus). Voila, pour moi c’est exactement cela, des “gens qui rayonnent”.

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  122. Ariane a dit…

    Il me semble qu’une étude fort sérieuse a démontré que, à l’école, les enfants beaux étaient davantage interrogés, mieux notés et plus écoutés.
    Cela dit, oui, être jolie est un plus dans un entretien d’embauche mais je ne dirais pas que c’est un critère. Le critère, c’est ce que l’on dégage, l’énergie, la compétence, le “je suis quelqu’un de bien” dont tu parles, justement.
    Mais souvent, on dégage ça quand on a confiance en soi-même et les enfants mignons avec lesquels les adultes passent du temps construisent leur confiance en eux-même. Le serpent se mord la queue !
    Et puis j’avoue que, si le physique de mes collaborateurs m’importe peu, je ne recruterais pas une nana avec une “tête de peste”, le genre dont je suis sûre qu’elle mordra en douce dès qu’elle le pourra. Et ça, je le sens rien qu’en regardant ! Et pour les hommes, c’est le look bodybuildé gavé de protéines qui est rédhibitoire ! D’accord, je sors !

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  123. Faustinette a dit…

    je suis super énervée, je finissais un super long commentaire (et pas un “morte de rire” ou “j’adore” comme souvent) quand mon ordi a planté !
    En bref, d’abord, je faisais une synthèse de ce que j’aime sur ton blog, puis te disais que j’avais particulièrement aimé cet article, et sa conclusion. Puis, en substance, je disais que si ce constat (celui de ton article) est consternant, je pense que cette discrimination commence dès l’école (je n’ai jamais vu de petite poupée magnifique sans amis. En revanche, je me souviens très bien de Jean-Michel, en 4ème, 3 ans de retard, 1,98m, énorme, très très moche, qui sentait mauvais et portait toujours le même jogging vert. Il était constamment seul. Horrible.)
    Un autre truc: j’ai remarqué, surtout chez les mecs, une propension à “compenser” (si j’ose dire) leur physique ingrat et/ou gros par une personnalité hors du commun, souvent très drôles. (mon mari en est l’incarnation parfaite). Ca ne minimise en rien ce que tu dénonces, c’est juste un constat.

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  124. Chag a dit…

    Djizeus. Tous ces profs. J’ai l’impression d’être en salle des maîtres. Vous me gardez du café pas bon ; je file à la photocopieuse.

    Dieu merci, pour faire suite à la discussion, les profs sont bien évidemment beaux ET intelligents (On est d’accord, le dernier critère est un pléonasme)
    Ceci dit, au concours, il y a des épreuves orales. Et comme par hasard, à l’arrivée, pas de moches. C’est fou.

    Je retourne en classe, y’a encore Kévin qui saoule.

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  125. Anne a dit…

    J’aime ton commentaire. J’aime aussi croire qu’on donne (nous, les anciens canards boiteux, définitivement rayé(e)s du cercle des “populaires”, à l’école) à nos élèves la chance de s’épanouir à l’école, quelle que soit leur apparence physique. Si nous ne leur apprenons pas que leur valeur ne se limite pas à leur look, qui le fera ? J’aime cette idée que l’école puisse sauver les vilains petits canards, en leur donnant confiance en eux. Perso, la cour de récré du collège était pour moi un enfer, mais dès que j’entrais en classe, ouf, j’étais chez moi, acceptée, regardée et écoutée avec bienveillance par mes profs : ce n’est pas pour rien, sans doute, dans mon choix de devenir à mon tour prof. Et quand je vois un ado mal dans sa peau, introverti, qui se cache derrière ses bagues, son acné, ses rondeurs et sa mèche de cheveux lui tombant sur les yeux, alors oui, ce sont de vraies bouffées de tendresse qui m’étreignent et j’ai envie d’aller lui glisser “accroche toi, tu vas voir, tu en sortiras, de ce mal être et tu vas devenir une belle personne”. Peut-être que ce sont les canards boiteux qui révolutionneront petit à petit le diktat de l’apparence ?

    Répondre
  126. garance a dit…

    C’est un vrai problème, et clairement les gros disent souvent avoir le sentiment d’être discriminé sur leur physique dans le cadre du travail. Mais pas seulement à cause de critères de “beauté physique”, mais aussi parce que dans la tête de beaucoup de gens, et de façon presque inconsciente gros = moins intelligent et moins compétent.

    Bien sûr les deux mecs interviewés dans l’articles sont des gros caves bien machos, ils prônent une certaine forme de harcèlement sexuel sur le lieu de travail. Mais j’ai tendance à croire que ce genre de comportement s’estompera avec le temps.
    Par contre, le fait que les gens beaux soient inconsciemment considérés comme plus intelligents (et pas mal d’études ont montré cela, les gens ont un a priori positif sur l’intelligence des gens si leurs traits sont réguliers et symétriques) est vraiment un gros coup au moral.
    Il sera beaucoup plus difficile d’être recruté ou de recevoir une promotion quand on est moche/gros. Et pas seulement à cause de réflexes de mecs un peu limités dans leur rapport au sexe opposé.
    Et ça ça fout vraiment les boules, car comment lutter contre les réflexes inconscients?

    Répondre
  127. johanna a dit…

    En fait si t’es trop belle, tu es cataloguée d’idiote et si t’es trop moche t’as pas de travail…
    Bon sinon, pour parler mode (eu vu de ton classement italien, on se doit d’en parler, non?) et bien moi (qui suis normale : moche quand je vais pas bien, jolie quand ca va), je ne sais pas comment m’habiller. J’ai l’impression que dans mon travail (qui est du genre juriste maiq là n’est pas le propos) et bien il faut être correcte mais surtout pas trop bien mise en valeur car sinon, soit je passe pour une plante verte en réunion, soit les femmes m’ignorent… Et c’est con, surement superficiel, mais en ce qui me concerne c’est un VRAI problème…
    Faudrait que je songe à devenir pigiste…

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  128. Mellie a dit…

    J’avais lu le résultat d’une étude (dont je ne retrouve plus la source), qui montrait que, quand le recruteur était une femme, les filles jolies étaient désavantagées, alors qu’elles étaient avantagées avec un recruteur homme. Par contre le physique d’un candidat homme n’influait pas sur son recrutement, quel que soit le sexe du recruteur.

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  129. Elodie ^^ a dit…

    Ton article me parle… parce que je suis ronde, et malgré çà, je pense etre quelqu’un de bien… et que justement, çà ne compte plus tant que çà, parce que je suis quand meme bien ronde…
    Histoire de, çà ne m’empeche pas un certain flirt bien plaisant avec un collegue, bien foutu, fou-fou dans sa tete qui enchaine les soirées, alors que je ne devrai franchement pas lui plaire, n’empeche que…
    De même, dès le début les regles ont été posées, j’ai été embauchée parce que j’ai eu deux mois de stage (soit une formation et un boulot gratos pour le patron durant ce laps de temps) et clairement “parce que vous avez une jolie voix Elodie, et çà compte beaucoup pour une télévendeuse qui parle à des bouchers”… je ne sais pas qui est le plus stigmatisée pour le coup, la ronde à belle voix qui s’en sort grace à çà, ou le boucher benet qui pense pas forcément avec son cerveau ^^
    De toute façon, les temps ont bien changé, c’est un fait, les qualités “secondaires” sont en train de prendre le dessus, parce que la société devient futile et superficielle ^^ maintenant, faut juste réussir à s’adapter aux nouvelles regles du jeu, et jouer de ses atouts…

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  130. Anaelle a dit…

    Ouais c’est pas faux.. Même moi je le dis “En plus mon dentiste, mais il est CANON!!”.. Même moi j’aime poser mon regard sur une personne qui est a mes yeux belles. Par contre, le charme putain mais qu’est ce que c’est beau aussi… Et la personalité!! Tu vois il y a de l’espoir.

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