Dis, comment on fait pour devenir journaliste ?

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Je reçois souvent des questions par mail. J'avoue, je suis en dessous de tout pour y répondre, d'autant que souvent ce sont les mêmes interrogations. Je me dis que pour me faire pardonner, parfois je pourrais rédiger un billet qui ferait office de mail groupé.

Une des questions les plus récurrentes pourrait être résumée ainsi:

"J'ai envie d'être journaliste, qu'est-ce que tu me conseilles ?"

De faire plutôt ingénieur.

Sans rire, j'éprouve toujours un peu de mal à encourager qui que ce soit à se diriger vers ce métier. Dire qu'il est sinistré est en deça de la vérité. Je parle surtout pour la presse écrite, c'est le secteur que je connais, mais je crois qu'en télé ou radio, la précarité est probablement encore plus de mise. Sinistré, disais-je. A savoir que la presse généraliste souffre, voire agonise depuis des années. Ça se traduit par des rédactions de plus en plus exangues, des CDI de plus en plus rares et des conditions de travail bien plus difficiles qu'avant.

Attention, je ne dis pas que c'est la mine non plus. D'autant qu'il faut bien l'avouer, les journalistes pour certains ne l'ont pas volé. Des années durant ils se sont reposés sur leurs lauriers, ont un peu oublié ce qu'était leur métier – rapporter l'information, pas la commenter à tout va, et puis un peu la chercher, l'info, pas recracher celle qu'on voulait bien leur donner – et aussi leur déontologie.

Mais le fait est que le concept de "newsroom" s'est généralisé, consistant à faire bosser un journaliste sur à peu près tous les supports d'un groupe de presse – ce qui évite d'embaucher – et lui laissant de moins en moins de temps pour l'investigation.

Mais revenons à nos aspirants journalistes. Le secteur n'est pas en grande forme, à l'exception peut-être de la presse pro, mais même cette dernière, après avoir beaucoup prospéré ressent les  effets de la crise. Sans compter que le web devient de plus en plus un réflexe et que le modèle économique en la matière n'a toujours pas été trouvé.

Reste la pige. Solution que j'ai choisie personnellement depuis deux ans, après huit ans en agence de presse spécialisée. Ce statut me plait bien parce qu'il me permet d'écrire pour des supports très différents les uns des autres (et après avoir pondu de la dépêche sur l'enseignement supérieur matin, midi et soir pendant des années, je vous jure que c'est agréable). Je ne parle ici que de "psychologies magazine" parce qu'il correspond le plus à ce que je fais sur ce blog mais en réalité je pige régulièrement pour cinq ou six autres titres. Et croyez moi il faut bien ça pour se faire un salaire. Parce que si la pige marche paradoxalement pas mal en ce moment – vu que les journaux n'embauchent pas, ils externalisent plus -, il faut en faire beaucoup pour en vivre. Ce qui signifie jongler en permanence avec deux ou trois deadlines différentes, mener simultanément plusieurs "enquêtes", ce qui peut parfois donner lieu à quelques emmêlages de pinceaux (je me souviens d'un article sur la masturbation que je préparais en même temps qu'un sur les masters à l'université et d'un grand moment de solitude avec un interviewé que j'avais confondu).

Je suis en train de me dire que je n'ai pas vraiment répondu à la question ou pas dans le bon sens. Mais c'est un peu voulu. Parce que pour comprendre ma boutade du début, je voulais vous parler de ce quotidien du journaliste qui n'est pas ultra riant. Qui consiste de plus en plus à rester sur sa chaise, à faire de la veille sur internet et, les jours un peu foufous à passer un ou deux coups de fil.

Tableau un peu sombre ? Oui, mais c'est fait exprès. Parce que ma réponse à cette question en réalité, c'est que ce métier on le choisit que si on sent que c'est ça ou rien. Parce qu'il ne faut pas en attendre la fortune, rarement la reconnaissance et souvent en revanche l'angoisse, parce qu'il y a de la pression un peu tout le temps. Même quand on écrit un article pour "Carpe magazine" (ça existe). Parce que se faire le relais de la parole de quelqu'un c'est une responsabilité. Qu'une fois imprimés, les mots, on ne peut plus les changer. Qu'on n'est jamais à l'abri d'une erreur, d'un interlocuteur de mauvaise foi, bla bla bla. Sans parler de l'angoisse de la page blanche, de l'angle qu'on n'arrive pas à trouver, etc.

Mon premier et probablement seul conseil c'est donc celui-ci: bien y réfléchir et ne pas se faire d'illusions, rares sont ceux qui travailleront vraiment à Libé ou au Monde. Nombreux seront ceux qui officieront sur des sites web consacrés à l'actualité des mutuelles, de la formation professionnelle, du cours du blé ou du marché des machines à laver.

Si et seulement si même la perspective d'un CDD à "Secrétaire magazine" vous fait bander, alors foncez. Et si ça se trouve, un jour, vous finirez par réaliser votre rêve et voir votre signature dans le journal que vous considériez comme le graal. Même que ce sera bon, trop bon.

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(mon premier article dans Le Monde, il y a un an, traduit en anglais en plus, je crois que j'ai mis deux semaines à m'en remettre) (à la fin il valait mieux d'ailleurs, que je m'en remette, parce que plus personne ne pouvait me saquer dans mon entourage) (je vous rassure en fait à chaque fois que je vois ma signature dans un journal j'ai encore cette joie de gamine devant le sapin de Noël. C'est à ça que je vois que j'ai trouvé ma voie.)

Quant au meilleur parcours académique pour y parvenir, c'est cliché mais clairement faire un IEP n'est pas une mauvaise idée, ça permet de s'ouvrir à pas mal de thématiques, de prendre l'habitude de structurer sa pensée, de rédiger, de parler en public, etc. Et l'école de journalisme n'est pas inutile non plus, même si le métier est l'un des rares encore que l'on peut apprendre sur le tas. La meilleure selon moi c'est l'ESJ de Lille, dont j'ai magistralement raté le concours il y a bien longtemps de ça. Le CFJ – que j'ai intégré en formation continue pour ma part (autrement dit pas la voie royale) -, l'école de Sciences-Po paris, le CUEJ de Strasbourg, sont aussi de très bonnes boutiques. En tout, une douzaine d'écoles sont reconnues par la profession, ce qui leur confère un certain gage de qualité. Et puis il y a les autres qui sont selon moi des fabriques à chômeurs. Honnêtement, je ne comprends pas bien qu'on continue à autoriser la création de nouvelles écoles quand on connait l'état du secteur. Mais en même temps, je sais aussi une chose: je ne changerais de métier pour rien au monde.

Alors voilà, si vraiment vous n'avez pas changé d'avis, lisez, lisez beaucoup, de journaux, de livres, de BD, même. Lisez, écoutez, posez des questions. Tentez la voie académique classique et si vous avez une vocation sur le tard, et bien ne lâchez pas l'affaire, proposez des sujets aux journaux qui vous font rêver et foncez.

C'était long et je ne suis pas certaine que vous ayez été bien nombreux à lire jusqu'au bout, mais voilà, pour ceux et celles qui s'interrogeaient, j'espère que ça a peut-être répondu à quelques questions. Je me ferai un plaisir de donner des précisions dans les commentaires à qui voudra.

Mais en gros si je résume les grandes idées:

– Il faut être très motivé

– Il faut aimer soi même lire les journaux

– Il faut faire des études plutôt généralistes et si possible une école, ne serait-ce que pour le réseau qu'elle permet de se constituer

– Il faut être conscient qu'on commence rarement avec un CDI au Monde.

– Il faut faire une croix sur l'ISF, on le paie rarement à moins de s'appeler PPD.

– Il faut être prêt à supporter les ego surdimensionnés, ils sont légion dans la profession.

Promis demain je parlerai maquillage. Ou pas.

 

 

91 comments sur “Dis, comment on fait pour devenir journaliste ?”

  1. Desperate Teacher a dit…

    Ça manque un peu de fesses et de paillettes je trouve, mais bravo pour le Monde, en anglais en plus? Total respect (il y a un an certes mais mieux vaut tard tout ça tout ça non?) Bonne journée à toutes! xx

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  2. Desperate Teacher a dit…

    Ah non je retire ce que j’ai dit, j’avais lu trop vite, du cul y’en a!! (Même si un voile pudique est jeté sur la méprise sûrement cuisante sur le coup mais sûrement aussi très drôle à raconter quelques temps après)

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  3. m a dit…

    Tu travailles à l’Onisep toi ? Conseillère d’orientation alors ? Ton billet est vraiment intéressant. J’espère que certains de mes élèves le liront avant de choisir leurs voies … Bonne journée

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  4. Cetroinzust a dit…

    Ca ressemble furieusement au bilan que je pourrais tirer pour des apprentis chercheurs : jongler entre des tas de projets, des egos -souvent- un peu trop imposants, du stress, de l’incertitude plein les poches (et au fait, on sera ou dans six mois ?) mais aussi s’eclater avec des idees, des eclairs de genie, de la lecture (beaucoup), de l’ecriture, de la paillasse, du terrain. Du bonheur, quoi.
    Et oui, la motivation est, je crois, le nerf de la guerre. Histoire de se donner les moyens d’arriver ou on veut aller.
    Bonne journee !

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  5. M. de Hamburg a dit…

    Gloups, je suis en formation journalisme!
    Mais c’est différent car c’est pour bosser en Allemagne, et la presse écrite s’y porte un peu mieux qu’en France. Je ne changerai de voie pour rien au monde. Je ne m’attends pas du tout à un CDI chez « Le Monde » allemand pour commencer ma carrière, mais je dois dire que si les rédactions françaises restent de marbre à mes demandes de stages, du côté allemand, il pleut des ouis! Plutôt encourageant donc.
    Caro, je dois dire que tu as ta petite part de responsabilité en ce qui concerne cette vocation au journalisme 🙂 Par contre le franco-allemand, ça remonte à plus loin…

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  6. Marie a dit…

    Merci pour cet article, voilà un « portrait » du journalisme que l’on ne voit pas souvent. Non pas qu’on nous vende du rêve en école (je suis passée par un iep), mais les cours de « sociologie du journalisme » ne disent rien sur la réalité du quotidien, les cdd, les piges etc…Après, la Culture G est importante, mais le risque de rentrer dans une standardisation de l’écriture est là aussi. L’évolution des médias enfin faussent les perceptions de la réalité journalistique: tout comme avoir un appareil photo ne fait pas forcément de soi un photographe, (aimer) écrire ne fait pas de soi un journaliste. Bref, j’ai changé de voie 🙂

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  7. Coline a dit…

    dix ans de journalisme
    après des études de droit
    j’ai adoré
    la pige multisupports
    presse hyper-hyper spécialisée
    fiscalité du particulier
    droit de l’environnement
    droit des assurances

    je dirais qu’avoir des compétences juridiques assez spécialisées
    et de les vulgariser en tâchant de ne pas devenir vulgaire
    être capable d’écrire pour des pro pointus
    mais aussi pour des particuliers
    ça m’a beaucoup aidée à ne jamais manquer de taf
    quitte à être bien charette à certains moments
    à jongler comme toi de sujets en support

    je dirais aussi que
    si on a toujours peur de manquer
    pigiste c’est pas confort
    et pourtant,
    c’est le miracle
    ça s’enchaîne tout le temps

    qu’il faut se monter un bon carnet d’adresses
    et surtout se tenir au courant
    bien anticiper pour pouvoir proposer soi-même des sujets

    j’ai fini rédac chef d’un support pro
    dans un grand groupe

    puis j’en ai eu marre de faire du journalisme dans un fauteuil
    de vivre à Paris
    et j’ai senti aussi que le vent tournait
    concentration à marche forcée
    de moins en moins d’indépendance
    faut pas fâcher les annonceurs
    j’avançais en âge
    je me suis dit : « tu ne pourras pas toujours choisir »

    Je suis devenu enseignante
    fonctionnaire quoi
    ça tombe tous les mois
    mais là non plus
    parenthèse Onisep
    faut pas le faire pour la thune
    je gagne 4 fois moins qu’avant

    j’avais adoré être free-lance
    j’avais adoré être rédac chef
    j’adore enseigner
    le luxe quoi
    le vrai

    je suis bien d’accord avec toi
    faut pas se lancer comme dans une alternative à mannequin ou footballeur…
    mais c’est un métier assez bandant je trouve

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  8. tallulah06 a dit…

    ayant aussi une formation IEP je voulais devenir journaliste mais j’ai echoué aux concours d’entrée dans les écoles reconnues de l’époque (Paris, Lille, Strasbourg, Marseille), donc j’ai fait comme les autres (mes amis de l’Iep) je suis devenue fonctionnaire et ma foi je m’en porte plutôt mieux financièrement je pense, mais je n’avais pas la vocation de journaliste chevillée au corps comme toi, je t’admire pour ton parcours.

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  9. Isabelle - laminutedeco a dit…

    Tu as bien résumé la situation.
    Personnellement, après sciences-po et le cuej, j’ai commencé dans un magazine sur… Les bassins de jardin et les serpents. Autant dire que je ne suis pas restée longtemps. Après avoir bossé 7 ans comme secrétaire de rédac dans un grand magazine de déco, je suis devenue pigiste et ce n’est pas évident.
    Mon conseil : ne choisir ce métier que si on est véritablement motivé.

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  10. DOMINIQUE a dit…

    J’ai bêtement pouffé en pointant les banques avec Cher et Tendre. Je lisais ton article en douce. Il a eu l’air surpris qu’un solde négatif me mette en joie.
    Mais oui, on te lit jusqu’au bout car ta profession est fascinante, que tu le veuilles ou non. Et puis Le Monde, quoi. Combien d’exemplaires as-tu acheté ?

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  11. Joelle a dit…

    Cetroinzust, on ferait le même métier ?
    Caro (je me souviens d’un article sur la masturbation que je préparais en même temps qu’un sur les masters à l’université et d’un grand moment de solitude avec un interviewé que j’avais confondu). Alors là, j’aurais aimé être cette interviewée… Dans mon université on va créer un pôle Assurance Qualité, parait qu’il faut dire « pôle AQ » ! Tu vois serais restée à l’A.. ça t’aurais promis de grands moments non ? Bref comme disait un anglais qui n’avait pas encore bien maitrisé l’ensemble des expressions françaises « on n’est pas sorti des verges ».

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  12. Mag a dit…

    D’accord je ne serais pas journaliste, mon mari travaillant dans un journal on ne va pas prendre le risque de se retrouver tous les 2 au chomage dans quelques années…

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  13. carlotta a dit…

    C’était mon rêve étant plus jeune, mais j’avais une idée très précise (et pas réaliste du tout!) qui étaiit d’écrire des articles dans des magazines féminins (ma maman est une acccro à « elle », marie-claire », « cosmo »…) bon mes études n’ont pas été à la hauteur de mon ambition: je finis prof! Mais bon comme je voulais ausssi faire du théâtre c’est un bon compromis 😉

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  14. SmouikSmouik a dit…

    ça reste malgré tout un beau métier… et comme pour tant d’autres, l’important, c’est l’envie ! Et pour Le Monde, là quand même, respect…

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  15. Peregrine a dit…

    Journaliste, j’aurais adoré je crois… Mais je suis devenue éduc, et elle est dans l’éducation et la pédagogie ma passion à moi. C’est génial quand on trouve ce qui nous fait vibrer!!

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  16. Marion Chocolat et Vieilles Dentelles a dit…

    ah ba je ne regrette pas de ne pas avoir voulu m’orienter dans cette voie.
    Ecole de commerce c’est un peu la merde aussi.
    Ce qui m’énerve aujourd’hui c’est qu’on doit déjà être heureux d’avoir un taf, même mal payé, même en dessous de ses compétences.
    On va être positif car la « Crise » si on reprend le sens dumot n’est censée qu’être passagère…

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  17. madamezazaofmars a dit…

    C’ est le métier que j’ ai toujours voulu faire. J’ ai tenté deux fois le concours de l’ école ed journalisme de Marseille quand j’ avais 20 ans, mais je l’ ai loupé. Et puis les réalités de la vie, les factures, tout ça, ont fait que j’ ai du rentrer dans la vie active. ca reste un de mes plus grands regrets de ne pas avoir réussi

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  18. Nat-Mimo a dit…

    han, les jours un peu foufous, je bois le café sur le pas de la porte de l’agence pour voir passer quelqu’un…

    ou je négocie avec un corres’ pour qu’il me laisse un sujet à mettre en ouv, plutôt qu’en vie locale, histoire d’écrire quelque chose. Parce qu’entre pilotage, mise en page, et relecture… j’ai l’impression d’être secrétaire.

    vive la pqr.

    (nan mais fuyez, les gens, fuyez. la presse écrite licencie tous les jours)

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  19. Céline a dit…

    C’est incroyable ça, ces « cours de sociologie du journalisme » où ne parle pas de l’état de la profession. Faut se voiler pas mal la face pour n’y voir que les paillettes, non ?

    Quand j’ai commencé, il y a deux ans, je savais très bien dans quoi je m’embarquais et, du coup, je trouve que je m’en sors mieux que ce à quoi je m’attendais.

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  20. Joelle.....une autre a dit…

    Je ne peux que confirmer ce que vous dîtes pour avoir vécu tout cela avec ma fille aînée. « La voie royale », IEP, ESJ Lille, et au bout, des piges ( attention, ce n’est pas dévalorisant du tout à mes yeux, bien au contraire, mais il y a toujours l’espoir d’intégrer une rédaction si possible prestigieuse !). Mais elle a ça dans la peau, et finalement ça lui convient très bien, elle reconnaît maintenant qu’il est plus intéressant de côtoyer tous les milieux, tous les sujets, d’autant qu’elle a ouvert son horizon en se spécialisant dans le photo-journalisme. C’est vrai, elle ne paiera jamais l’ISF, mais elle s’en moque, elle fait ce qu’elle aime.
    Bonne journée Caroline, et merci pour vos articles si variés, intéressants et drôles aussi, qui me font me précipiter sur l’ordinateur tous les matins.

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  21. Le Chat perché a dit…

    Eh bien, voilà qui me donnera de quoi répondre à la prochaine conseillère pôle emploi qui essaiera désespérément de m’orienter vers le journalisme à ma prochaine visite de suivi mensuel !
    Après quand je lis les commentaires et que je regarde autour de moi… ça chie un peu dans presque tous les corps de métier.

    La classe quand même, d’avoir son nom écrit dans le journal. Je ne sais pas pourquoi mais pour moi, c’est plus légitimement source de fierté que des e-articles. Peut-être simplement parce que ça me paraît plus difficile d’accès.

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  22. Le blog de a dit…

    Comme comédien, ce sont des métiers qui font rêver, pourtant ils sont très difficile et il ne faut pas avoir faim. Question de passion. Faut t’il avoir un métier qui paye ou un métier dans lequel on s’épanouit…

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  23. polluxette a dit…

    Aaaaaah j’ai voulu être journaliste,grand reporter, j’admirais Marine Jacquemin tous les soirs…jusqu’ à ce que la nana du cio me sorte que c’était très dur, que c’était bouché et que ca na marchait qu’au piston, donc en gros que c’était reservé à une caste ….ouai, elle motivait des vocations hein?!….

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  24. valiere a dit…

    Bonjour,

    Première fois que je commente… un grand merci pour cet article, je fais partie de celles qui ont leur vocation sur le tard, ou plutôt qui se l’avouent sur le tard… alors, je vais continuer à envoyer des articles aux journaux et magazines qui me plaisent. Bref, essayer de rester au plus près de ses désirs !;)

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  25. Marion a dit…

    Excellent article. Ancré dans la réalité en tout cas! 🙂
    J’ai écris un post récemment sur la réalité d’être pigiste quand on sort d’école. ( http://iamnotajournalist.wordpress.com/2012/09/27/pigiste-ou-pigeon-meme-combat/ ) .C’est la merde si je puis me permettre!
    Je me rappelle encore ma mère me dire: « le journalisme, la communication…il n’y a pas de travail. Tu ferais bien de faire une école de commerce ». Et malgré la dure réalité du marché, je n’ai jamais regretté mon choix 🙂

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  26. Gina a dit…

    Juste pour compléter, la presse pro est pas mal sinistrée aussi; pour en être c’est vraiment, vraiment la galère (crise éco + développement du net et problèmes à créer des modéles économiques sur le web). Et niveau formation, nous dans mon titre de presse pro on est TOUS ingénieurs… avec des formations de journalistes payées par ma boîte après, mais sans être ingénieurs dans le domaine que l’on traite je ne pense pas qu’on pourrait faire illusion auprès de nos lecteurs hypers exigents. Le bon côté c’est que si un jour nos titres se cassent la gueule (probable…) on pourra rebondir sur notre formation initiale.
    Niveau paye, je suis payée deux fois moins que mes petits camarades de promo à diplôme égal.
    Niveau plaisir, et pour moi c’est ça qui compte, je m’y plais vraiment !

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  27. EllaO a dit…

    la statisticienne que je suis tique à mort sur la photo choisie… Qui est un bon exemple d’article vendeur pour pas grand chose par manque d’investigation.
    On peut aussi raconter n’importe quoi en une du Monde…

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  28. mouette a dit…

    Hello… Passée par là… je valide l’intègralité si ce n’est la partie sur les écoles… C’est assez parisien de penser que hors ESJ/CFJ/ à la limite cuej… point de salut…
    Sauf que certaines autres filières (Bordeaux pour moi) s’en sont longtemps sortis mieux parce qu’elles ne vendaient justement pas du rêve à des apprentis « Jacquemin »… Du coup, nous tombions moins de haut à la sortie et étions plutôt dans la logique « step by step » que certains de nos jeunes amis parisiens qui se « permettaient » de refuser des CDD en province… 15 ans après, ceux de mes copains de promo qui étaient « bons  » déjà à l’époque ont fait leurs chemins… Moi, je n’ai jamais connu le chômage dans le journalisme.
    Reste que dès que j’ai pu, j’ai bifurqué, même si je sais que c’était à peu près la seule chose que j’adore faire, mais à quel prix ? Pour moi, c’est tranché.
    Et aujourd’hui, si l’un de mes enfants émettait l’idée que peut-être, éventuellement.. Je serais moins enthousiaste que mes parents pour moi (eux-mêmes dans la profession)…

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  29. Marie Grain de Sel a dit…

    Ben moi j’ai lu jusqu’au bout et je ne suis même pas journaliste 😉 C’est très intéressant et pour travailler quand même dans ce secteur (attachée de presse) depuis quelques années je confirme que c’est un métier en souffrance parce que la presse va mal. Ceci dit, j’ai lu plein de choses qui peuvent s’appliquer à mon métier dans ton billet. C’est très intéressant ce que tu écrit ! Et Chapeau pour le Monde ! Dis, tu l’as encadré quelque part chez toi au moins? 😉

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  30. Mysukalde a dit…

    A 20 ans j’étais persuadée que le journalisme était ma vocation… et puis je me suis rendue compte que non. Et je suis passée du côté obscur : la com. Que j’envisage aujourd’hui à ma façon, et où je m’éclate… mais de là à parler de vocation. Il est très probable que je change encore, que les casseroles finissent par m’appeler de plus en plus fort. Qui sait ? J’aime me dire que rien n’est gravé dans le marbre.
    Ta parenthèse hilarante sur le master masturbateur… terrible !

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  31. Lily59 a dit…

    Merci beaucoup… (je suis de celles qui t’avaient posé la question…)
    En fait, si j’ai bien compris, journaliste, c’est un peu comme sociologue (ma première passion !): on rêve de devenir Bourdieu, et on finit par commenter des sondages sur l’usage des dentifrices…
    J’avais quand même une petite question en plus (je suis chiante, je sais…) : il m’a semblé, en lisant beaucoup de blogs, que certain(e)s avaient d’abord créé et fait vivre un blog, avant de se lancer au bout de quelques années dans une carrière de journaliste free-lance… Penses-tu que le blog soit une bonne porte d’entrée ?
    Je suis bien consciente qu’il y a des milliers de blogs qui vivotent pour quelques réussites (comme la tienne) qui j’imagine se comptent sur les doigts d’une main… mais je me pose quand même la question, car il se trouve que je ne travaille pas du tout dans ce secteur, et qu’il me semble qu’il faut un minimum de réseaux avant de se lancer…
    En tous cas, merci beaucoup pour ce partage d’expériences : outre la découverte miraculeuse (ou presque) du bon Dr Zermati, la lecture de ton blog m’a appris une très belle chose : qu’il n’est jamais trop tard pour choisir sa vie !

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  32. Caroline a dit…

    Alors merci pour le Monde 😉 en fait depuis j’écris régulièrement pour eux des papiers sur l’enseignement supérieur (je crois que dans le numéro d’aujourd’hui il y a des articles de ma blanche main mais pas sûre). Et vous savez quoi ? A chaque fois j’en suis toute heureuse. Mais finalement pas plus que pour mes autres publications, ce qui compte pour moi c’est d’avoir du boulot 🙂

    Lily59, la question que tu me poses est intéressante et appelle là aussi une longue réponse. Le truc c’est qu’en effet parfois un blog peut donner une porte d’accès à un journal. Je pense à Géraldine Dormoy qui est devenue journaliste pour l’Express.fr notamment par le biais de son blog il me semble. Ou Deedee chez Cosmo.fr. Mais pour deux exemples comme ceux-ci, il y en a beaucoup où en fait d’être journalistes, les blogueuses écrivent des chroniques pour des sites web, payés en factures (ce que je fais aussi parfois). Ce n’est pas que je ne considère pas ça comme du journalisme, mais en tous cas ça ne donne pas accès à la sacro-sainte carte de presse. Pour avoir celle-ci il faut travailler pour des titres ayant le statut d’organe de presse. Et là il faut en général un peu plus qu’une expérience de blogueuse je pense. Bref, beaucoup de chemins mènent à rome, peu te donnent vraiment un accès au Vatican 🙂

    Quant à mon nom, le vrai, c’est Caroline Franc. J’ai pris un pseudo, Caroline Desages, quand j’ai commencé à piger et écrire des bouquins, parce que j’étais « planquée » à mon boulot. Depuis, j’ai gardé une espèce de double, je suis Desages pour la presse féminine et mes bouquins et Franc pour mes papiers « éduc ». Un peu schizo, mais au moins ça sépare bien les choses et puis je suis « connue » (au sens « identifiée ») avec chacun des deux noms dans ces deux secteurs, difficile d’en changer…

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  33. Puyette a dit…

    Même si l’article était long, même si les commentaires l’étaient aussi, tout ce que tu racontes, et les commentatrices aussi est super intéressant.
    Globalement, dans un métier difficile comme celui-ci avec les nouveaux médias etc, il faut s’accrocher pour bosser dans son milieu : si on aime, si on adore, on s’accrochera pour y parvenir.
    Bravo à toi pour ta perséverance et aux journalistes présent(e)s ici !
    Plus jeune, j’ai voulu faire une école de journalisme dans les Alpes-Maritimes, mais les frais d’entrée m’ont légèrement refroidie xD Du coup, j’ai fait un master de communication et maintenant, je suis commerçante : j’ai mis du temps à me trouver, c’est très dur comme boulot mais bon, fallait s’y attendre, mais j’aime tellement travailler dans ce domaine là que je m’accroche tous les jours (et je touche du bois tout le temps xD ), je deviendrais pas riche, mais au moins, je bosserais dans le domaine qui me plait ! ^^

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  34. Plum' a dit…

    Bonjour, toujours très intéressant de voir le parcours d’une personne qui vit sa passion à fond. Faire ce qu’on aime est essentiel pour son épanouissement 😉 (un peu neuneu comme réflexion, je suis dans la ouate brumeuse ce matin après le vaccin contre la grippe 😀 )

    Juste une parenthèse : après la journée de la gentillesse aujourd’hui c’est celle du diabète..je sais c’est moins motivant. Nous sommes 3 millions en France et cela va en grandissant hélàs. Je suis diabétique de type 1, moins courant que celui de type 2. Il existe environ 700 000 personnes qui ignorent qu’ils sont porteurs et en cette journée certaines villes proposent des petits tests à faire, au cas ou..Fin de ma parenthèse.

    Bonne journée

    Plum’

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  35. berengere a dit…

    Moi j aurais bien voulu être journaliste mais aussi prof et scripte et assistante de je ne sais pas quoi et vendeuse et même legiste en fait mon soucis c est que j ai jamais su quoi faire alors je me suis diversifiée et là ca tombe bien je suis ce qu on appelle mère au foyer ! Je pourrais actuellement être personal shopper en revanche ou « spoileuse de série Us »!!!

    Bon mercredi

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  36. DOMINIQUE a dit…

    Zut, mon commentaire super important a encore été mangé. Oublié de copier avant d’OSER cliquer sur « envoyer ». Plouf, dans les méandres de l’Internet.
    Car, pour contourner la commentairophagie de ce blog, je copie avant d’envoyer. Sauf aujourd’hui.

    Je vais mettre le poulet au four.

    Répondre
  37. L31 a dit…

    Bonjour,
    Même remarque que mouette, il n’y a pas que les écoles parisiennes (ou lilloise!)…Pour compléter ton papier je me permets de dire qu’il y a 12 écoles reconnues par la profession en France et que ce sont celles-là qu’il faut tenter si on a le voeu fou de devenir journaliste! (et bien sûr éviter toutes les formations privées à la gomme que tu cites par ailleurs). Je suis diplômée de l’école de Toulouse (une des douze) et si je galère (aussi parce que j’ai pour l’instant choisi de privilégier ma vie privée), beaucoup de mes camarades de promotion s’en sortent, notamment en télévision… A l’instar de ce que dit Mouette, je pense que les écoles moins prestigieuses vendent peut-être un peu moins de rêve et que du coup les élèves qui en sortent ont un peu plus les pieds sur terre… Mais je peux me tromper!
    Ceci dit, je tiens à te dire que j’aime beaucoup ton blog que j’ai découvert il y a quelques années… lors d’un stage en PQR!!!

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  38. Elosyia a dit…

    C’est marrant, ça fait quelques jours que je me dis que je vais me replonger dans les articles du blog pour relire ce que tu disais sur les piges et sur le métier de journaliste et là Paf, un article aujourd’hui sur le sujet. Ah ah, je pense y voir un signe favorable à mon projet pro (oui éternel optimisme je suis).
    Et sinon, j’ai une question (peut-être as tu déjà répondu dans ce sens à un précédent commentaire, je regarderais plus en détail ce soir les autres coms). Pour proposer des piges à un journal où tu ne connais personne :
    -est ce qu’il faut téléphoner d’abord ?
    -est ce qu’il faut envoyer un mail au rédacteur/rédactrice en chef et dans le corps du mail, mettre le titre et l’article en entier que l’on veut proposer ?
    Sachant que je pense proposer des articles à la presse dite féminine et je ne sais pas trop comment m’y prendre.
    Voilà, voilà. Bon bah j’espère que je ne t’embêterais pas trop avec mes questions. J’en profite pour te remercier pour cet article.
    A plous ! Bonne journée !

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  39. Elosyia a dit…

    Ah, mais dis donc, toi aussi tu fais partie du club des sociologues qui rêvaient de faire des études qualitatives portant sur l’humain et qui se retrouvent à faire des tests consos sur des produits ménagers divers et variés. Welcome, j’ai longtemps été dans la même situation, même si j’ai un peu changé de voie depuis quelque temps 🙂

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  40. Caroline a dit…

    L31 et Mouette, vous avez raison, les 12 reconnues par la profession présentent des gages de qualité, je vais le préciser dans le billet. Je ne voulais pas non plus faire une longue liste. Mais je maintiens que 12 écoles (+ les autres pas reconnues) formant à un métier qui mène le plus souvent au chômage, c’est encore trop…

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  41. Magali a dit…

    J’ai envie d’ajouter une chose à ce très bon (et réaliste) post… J’ose? Quand on a la passion de la presse, de l’info et que l’on veut être journaliste (avé la carte, oui, oui), on n’est pas forcé d’être rédacteur. On peut aussi être iconographe, maquettiste ou secrétaire de rédaction (non, ce ne sont pas les secrétaires du rédac’ chef!). Des métiers passionnants aussi (et un peu bouchés également, faut bien l’avouer, mais qu’est-ce qui n’est pas bouché en ce moment, hein?). Merci Caroline, c’est toujours un plaisir de te lire, sujet léger ou pas.

    Répondre
  42. Ju a dit…

    Merci Magali de rendre notamment hommage aux secrétaires de rédaction…on se demande comment on arriverait à boucler un magazine et respecter des deadlines sans nous.

    Répondre
  43. Caroline a dit…

    Ju et magali, vous avez totalement raison de parler des SR, maquettistes, icono. D’ailleurs les SR sont des journalistes, ils ont la carte de presse et sont formés dans les écoles de journaliste. Après, il semblerait que les coupes budgétaires sont encore plus cruelles avec ces métiers là. Dans mon ancienne agence, il avait été décidé de supprimer les SR, purement et simplement. Alors que c’est un métier essentiel on est bien d’accord…

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  44. Magali a dit…

    Oui, je connais bien ces coupes budgétaires pour les avoir subies récemment. D’une équipe de huit SR (pour un hebdo), nous sommes passés à quatre… Inutile de dire que la qualité du mag s’en ressent méchamment. Mais je garde la foi!

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  45. mouette a dit…

    On est bien d’accord… Et je connais beaucoup de journalistes de presse écrite qui ne seraient RIEN sans les SR… Il faudrait écrire un livre sur les bourdes des rédacteurs… pas capables de pondre un titre ou un intertitre… De même pour les journalistes télé infoutus de faire un montage digne de ce nom…

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  46. Dorémi a dit…

    Je m’apprêtais aussi à ajouter un commentaire en ce sens : journaliste est un terme générique (comme docteur, d’ailleurs) et Caro parle là des rédacteurs. Cela dit c’est aussi la galère pour les autres journalistes, encartés ou non : correcteurs, secrétaires de rédaction, iconos et sûrement d’autres dont la fonction ne me vient pas à l’esprit (pas taper)… Peut-être les maquettistes sont-ils ceux qui s’en tirent le mieux ?
    De plus en plus souvent c’est le secrétaire de rédaction qui, en plus de son propre boulot, assure non seulement la relecture mais aussi la mise en pages des papiers. Les places deviennent donc rares.
    Après une formation de correctrice j’ai commencé à exercer comme SR en 1999 et je croyais vraiment avoir trouvé ma Voie (oui, oui, avec une CAP) mais de fil en aiguille j’ai dû m’éloigner de la presse et travailler surtout à domicile – dans l’édition où, là, c’est carrément la misère – et maintenant que j’aimerais réintégrer une rédaction je peine à trouver la moindre pige…

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  47. Caro d'ardèche a dit…

    Ton post me rappelle les nombreuses questions que je me suis posée après avoir choisi une formation photographie, après y avoir répondu j’ai laissé tomber cette orientation professionnel, trop peu de débouchés, un monde majoritairement masculin dans lequel faire sa place demande une énergie pharaonique, pas ou peu de reconnaissance, peu de job…. J’ai choisi de continuer en « loisir » et sans contrainte. Respect à toi pour ton choix qui en dit long sur ta force de caractère ou ta dinguerie 😉 ou les deux :))
    Sinon Est-ce notre ami Jeff planqué derrière Le Monde? Si ce n’est lui il lui ressemble.

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  48. Dorémi a dit…

    Zut, l’exemple du SR qui assure la correction et la mise en page c’est du vécu mais, en gros, je voulais surtout parler de la tendance qui veut qu’on demande à une personne d’abattre le boulot de trois.

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  49. lillejenny a dit…

    Ca me fait sourire ton billet puisque l’an dernier au Congrès des milieux documentaires du Québec, on parlait justement de la frontière entre bibliothécaire (documentaliste) et journaliste. Un journaliste qui fait de la recherche, est-ce que c’est un bibliothécaire ? Un bibliothécaire qui rédige et publie (pour un site web de bibliothèque ou d’entreprise), est-ce un journaliste ? La différence est bien mince. Moi-même, étant technicienne en documentation (sorte de BEP option bibliothèque ou archives), je fais énormément de recherche et je suis aussi appelée à rédiger pour le site web de la bibliothèque pour laquelle je travaille. On s’entend que les nouvelles ne font pas la une des grands journaux de Montréal. Je suis d’accord sur le fait qu’il y a une grande responsabilité à publier des mots. Pas question d’écrire n’importe quoi. Sur ce, bonne recherche et bonne rédaction !

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  50. Kalix a dit…

    Et on peut faire le même constat sur le métier de photographe, en presse comme en institutionnel c’est la sinistrose absolue … des images pourites et les tarifs qui vont avec …
    Il faut fuir aussi ce métier là !

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  51. Xochtil a dit…

    J’ai tout lu, c’était très intéressant.
    On pourrait faire un constat très semblable pour les métiers de la recherche : coupe sombre dans les budgets, baisse drastique du nombre des postes, pas de risque de payer l’ISF, des ego surdimensionnés… mais des sujets passionnants, des très intéressants, le sentiment de faire quelque chose que l’on aime, le plaisir de chercher et miracle de parfois trouver un indice, une idée nouvelle et la satisfaction de la développer, de la voir grandir et partager. Et là, le jeu en vaut la chandelle !!!
    Alors si passion il y a, nourrissons-là. On peut changer de voie et il vaut regretter un choix que de regretter de ne pas l’avoir fait.

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  52. Chag a dit…

    Ouais non mais alors attends. Si la Cooking Mama aux cookies mous de la mort devient schizo, je veux bien manger mes craies grasses. Ou mes Tampax.

    Dans ce cas, il vient d’où, le « Desages » ? Tu l’as ploufé dans l’annuaire de 95, ou bien il y a un vrai truc derrière (je pense à du croustillant, le reste, c’est moins funky-groove) ? Ou bien tu te sentais sage au pluriel…

    Tu as trois heures.

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  53. Caledonie75 a dit…

    J’ai aussi fait le CFJ en alternance après une maîtrise de droit. Je trouve que ce n’est pas si mal comme porte d’entrée car si tu te démmerdes bien, tu peux faire ton alternance dans un média généraliste ou spécialisé reconnu… et peu-être y rester ensuite ! C’est arrivé pour quelques-uns de ma promo. Ou en tout cas, garder des piges régulières et avoir une bonne carte d evisite pour commencer, ce qui n’est pas superflu vu l’état particulièrement sinistré de la profession.. !

    Mais une question me titille Caroline, dis-moi, sans parler de ce que peux te rapporter ton blog ou tes bouquins, ton « salaire » pigiste est-il à peu près égal aujourd’hui à ton salaire d’avant, en agence ????

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  54. My Little Discoveries a dit…

    Bonjour, ton billet est tellement vrai!!
    Journaliste de formation et après 5 ans à faire autre chose en Angleterre, me voilà fraîchement arrivée à Toulouse où je recherche de nouveau du boulot dans ce domaine. Plus ou moins par piston – puisque c’est quand même comme ça que ça marche la plupart du temps – j’ai obtenu un CDD dans le journal local…Mais oh mon Dieu, je ne veux surtout pas qu’ils me rappellent!!! Les conditions de boulot, c’est tout simplement du n’importe quoi! Je crois que je préfère faire autre chose que de faire du pseudo-journalisme comme ça… Je pense que tu verras très bien de quoi je veux parler.
    Sinon demain je parlerai sur mon blog de la Master Classe France 4, dont le 1er numéro diffusé mardi soir avait entre autres pour invitée la journaliste Florence Aubenas. Ses interventions étaient très intéressantes et m’ont beaucoup parlé, je la recommande aux lectrices qui te questionnent su sujet du journalisme.
    Encore bravo pour ce billet et bonne journée!

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  55. ladymarlene a dit…

    Que penses tu des DUT communication information option journalisme ? C’est le métier que veut faire ma fille, elle a certes 11 ans mais elle nous a dit en CE1 que c’était ce qu’elle voulait faire. Je sais, pour m’être un peu renseignée, que ce DUT existe à la fac descartes. Merci d’avance !

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  56. J.Dauphin a dit…

    Bizarrement, au lieu de me décourager, je me sens d’attaque. Encore faut-il que je rentre dans l’école que je veux (le Cuej, en l’occurence, pour l’intérêt au monde allemand) – Merci de cet article sans fioriture !

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  57. La Tallectuelle a dit…

    Mon frère voulait être journaliste depuis le collège.

    Pi finalement, il a fait une école de comédie musicale.
    Ma mère stoïque a dit « d’façons, ça coûte aussi cher qu’une école de journaliste pour des débouchés ausssi incertains ».

    Pour l’instant, ça le fait pas bouffer, mais on se marre bien en allant le voir dans des petites pièces à l’humour potache …

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  58. Ninie Pouce a dit…

    Ma soeur voulait faire ce métier et elle a abandonné, trop difficile, trop « fermé ».
    De mon côté, j’adore lire et écrire mais je préfère le faire via mon blog (et en tirer quelques bénéfices par-ci par-là) plutôt que de le faire professionnellement, de peur d’être dégoûtée un jour.

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  59. fredonzeweb a dit…

    merci des renseignements, mon minot va faire son stage de 3ème au Dauphiné Libéré local puisque sa dernière trouvaille c’est journaliste scientifique… mais chut, je vais le laisser rêver pour l’instant…

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  60. dtttrpahqy a dit…

    Inferior preliminary contest
    Sport netDispatch Beijing time on March 22, contest of Asian cup preelection spread out a group to surpass contention the 2nd round 2015. In C set match, assume personal command advocate the Yu Dabao that comes on the stage by right of the reserve below the case that the Chinese team of stadium of dragon of field Changsha congratulate takes advantage of actor much person in second half is grabbed before the door shoot excommunicate to kill mate absolutely. Advanced two rounds afterwards, chinese team is gotten the better of lose accumulate 3 minutes, terminative come 9 years deeply the record of Iraqi team. Accumulative total of the phase when the first half austral the A heart of Iraqi team fills fizzles out two pieces the card is driven out to come on the stage. Welcome a state the Sun Ke of team head show is behaved not common. When filling the 3rd minute, shoot at be being grabbed before big treasure door infiltrate press chirp to kill ball of get the upper hand of absolutely.
    The Chinese team that first-run 1-2 defeats nike air max 2013 Saudi Arabia team was greeted 2015 inferior first of preliminary contest advocate field match, adversary is a battle one ball is small get the better of Indonesian Iraqi team. In newest FIFA rank, achieve the history new small Chinese group has compared Iraqi group low 15 seating arrangement. This battle is medium Yi is surpassing engage in a battle the 15th times of two nations group, team of the China before this with 5 get the better of 2 smooth 7 lose summary department disadvantageous position, actually from 2006 inferior 1-2 of field of preliminary contest guest not enemy after Iraqi team, the country is sufficient be opposite 6 times recently in both sides in battle 2 smooth 4 negative have no get the better of accomplishment, and block equestrian tall head Chinese group since assume office exclusive advocate suffer a defeat even if be defeated to fall in Iraqi line base, and this also is close come two years the country is sufficient in advocate of field lose a ball exclusively.
    This battle, although Ka Maqiao is delayed use 4231 model and still included to amount to 7 to come from constant group player, but head hair battle array has however relatively upheaval. Hair of Yang Xu head takes up the post of Chan Jian head, gao Lin is answered remove dozen of left advance guard; Sun Ke of Shun day young general welcomes a state team head is beautiful, take up the post of right half back; Base of nation of Guizhou support of the people manages at the sea the waist before duty, partner of Li Xuepeng and Zhao Peng hits full back; Iraqi team respect, the veteran that gives battle to cross 100 on behalf of national group Eunice continues to present as leading role a hair, in sending a battle array first nevertheless, have amount to 7 90 hind player. The skin in two names handsome Mi Luhe visits the spot to watch fight, zhang Jian of director of center of Cai Zhenhua of deputy director general of national sports total bureau, sufficient canal also appears on bleachers to supervise operation.
    First half begin only 37 seconds, chinese team finished first time shoot, yang Xu is answered around wrong way bottom line pass, reinforce shoot did not kick the road in Sun Ke to missing good opportunity. The 2nd minute, corner kick opens far end on the right side of Sun Xiang, zhang Lin Peng is inserted on grab a dot to slant piece. The 3rd minute, a Dena 50 left foot is suddenly cold outside rice shoot dozen of goal right on blind angle, ceng Cheng flies to attack the ball personally the bottom line is saved danger. Immediately, yang Xu right Lu Chuanzhong, attack of heart of made of baked clay benefit is kicked to foul when Gao Lin flies to prepare to hit be high up in the air personally. The 9th minute, shovel of the field after Zhang Lin Peng turns over Dayike to be warned by yellow shop sign. After 1 minute, inferior Xin Dajin receives Walide inside area arc the inclined head that pass a ball studies right way a top is tall. The 12nd minute, sun Ke is answered Eunice is laid to also be warned by yellow shop sign in putting.
    The 17th minute, move of big range of the field in Zheng Zhi sends an essence to grow definitely pass a ball, in after Sun Ke right way takes a ball to had buckled Dayike, be being passed, yang Xu is in the top of head 10 meters to play the earth to hit goal left next blind angle, exert Er single hand seals the ball a bottom line. The 21st minute, the road side this square half of a game or contest austral A heart shovels Sun Ke to take yellow card a piece. The match is immersed in later ankylose. The 31st minute, yang Xu is answered do, gao Lin the 25 long shot outside rice are blocked to slant a bottom line, left corner kick opens Sun Ke piece, tower Yi digests point of fall of rescue sb from a siege not beautiful, long shot of Zheng wisdom periphery is hit slant. The 35th minute, remove a foot to be blocked in battle of civil strife of region of ban on maritime trade, sun Ke shovel is shot also fail to be kicked. Right way corner kick opens Sun Ke to be carried nearly, knock of Yang Xu calcaneal shoots force to be not worth.
    The 43rd minute, zhang Lin Peng is inclined pass, gao Lin is blocked with ham shoot, exert Er single hand attacks, yang Xu is inserted on small angle shoot is hit in edge net to slant. After 1 minute, ha Shenmian powerful head attacks the door to be confiscated by Ceng Cheng. The phase when filling, gao Lin carries a ball to break through, ha Dabo fouls in handball of large reserve margin, sun Xiang first time advocate punish, but the shift before Salemandi has yellow card, the shift before Sun Xiang shoots Adena to be carried again again is sealed, as a result Adena has yellow card again by be ordered off the field for foul play, and Adena is hit by the ball get hurt after costal region ministry, the rage austral heart of the A after rising leaves. Zheng Zhi again advocate when punishing, zhao the rising sun is contended for when grabbing the seat, foul also be warned by yellow shop sign, shoot of Zheng wisdom free kick is blocked to fly off bottom line. First half match, chinese team and Iraqi team maintain 0-0 to make the same score score to enter half of a game or contest to rest.
    Second half spot begins to rain, and Iraqi team is opposite personnel undertook adjustment, the law enlighten on force sb to pay levies or do corvee in order to assure hind prevent a number. The 51st minute, yang Xu receives Zhao the rising sun to grow the head that pass a ball to answer do, be high up in the air of large reserve margin smokes Gao Lin shoot tallish. As a result of little the team hit the Iraq of one person sturdily to be defended firmly strike back, because this China team gains offensive instead,the opportunity decreases. The 55th minute, sun Xiang stretchs a leg inside this square forbidden zone tripping Eunice, australian book advocate juridical Williams Mu this reject to sentence the ball that punish a dot. The 60th minute, after west costal region breaks through Sun Ke 28 right leg shoot is tallish outside rice. Immediately, iraqi team strikes back nearly burst open the door, tower Yi overcomes left costal region to fill in continuously, ha Shen falls in Li Xuepeng’s close-fitting circumstance forcibly interest is shot dozen slant.
    The 64th minute, chinese team hits the group with a wonderful essence of life to bump into a wall to cooperate, shoot is sealed to block up by Sha Keer extraordinarily brave on the right side of Zheng wisdom forbidden zone. Immediately, zhao the rising sun is changed by Chen Tao. Spot rain sign is not right now little. The 65th minute, yang Xu’s head attacks a top tall. Immediately, yu Hai receives Sun Xiang to open the head of left corner kick that give to attack the door to slant piece. The 71st minute, the Lu Chuanzhong side Zhang Lin Peng , a-surname forest head grabs a spot, yang Xu contends for a top not if really. Immediately, yang Xu 20 write down outside rice smoke shoot tallish. The 73rd minute, substitution all is made adjust inside two teams short time, iraqi team veteran Eunice is changed, chinese team changes two people to mix Yu Hanchao repeatedly Yu Dabao at the same time on dispatch.
    Because pluvial power is very great, field has had seeper 15 minutes finally. The 84th minute, at Han Chao left Lu Chuanzhong is defended the player is blocked fly off bottom line. After 1 minute, iraqi team also gave out quota of people of the last substitution, the intent that defends with all one’s strength does not pass apparently again. The rate controlling a ball of the Chinese line that holds number dominant position right now is achieved 58% , but attack lack tactics however. The 88th minute, chen Tao advocate punish shoot of right leg of ball of meaning of predecessor of large reserve arc to slant a bit a right pillar. When filling the 2nd minute, grab inside a-surname forest forbidden zone shoot be destroyed to give a bottom line by full back of the other side. When filling the 3rd minute, chen Tao is left before corner kick opens the door, dive of Zhang Lin Peng contends for a top, yu Dabao close quarters is left the base is small shoot excommunicate to infiltrate ball of get the upper hand of. Final, the Chinese nation group of much person beats Iraqi team to obtain with 1-0 precious 3 minutes.
    Chinese nation group (4-2-3-1) : ? Ceng Cheng of soak ?- ; Full back: Peng of Zhang Lin of Zhao Peng of Li Xuepeng of 3- Sun Xiang, 23- , 4- , 5- ; Hind waist: 7- Zhao the rising sun (65 19- Chen Tao) , 10- Zheng Zhi; In: Sun Ke of Yu Hai of 18- Gao Lin, 21- , 13- (75 20- Yu Hanchao) ; Forward: 9- Yang Xu (75 11- Yu Dabao)
    Iraqi nation group (4-2-3-1) : Door general: In cloth of Sa of 23- exert Er; Full back: Made of baked clay Li Desa of Sha Keer of Yibulaximu, 14- , 23- straps 6- A Dena, 2- Mu; Hind waist: 8- Sa Leman, 9- inferior laborious (46 3- Aerbagutefadile) ; In: A of gram of 11- tower Yi, 17- pulls Ha Shen (85 4- blocks Haduyibulaximu) , 21- Ha Dabo; Forward: 10- Eunice (horse of 72 15-A Lei He)
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  61. IDRISSA BAGAYOKO a dit…

    je suis etudiant a la faculté des lettres langues arts et de la science humaine (FLASH)de bamako(MALI) j’etudis la LETTRE MODERNE et depuis a bas ages je reve de devenir journaliste la communication a toujour été mon choix mais malheureusement il n’ya pas d’ecole de journalisme au MALI seulement quelque université cela demande aussi des moyens mais je crois que tot ou tard je le serais………………mercià vous tous

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