Travailler, oui, mais avec modération. Non ?

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Il y a quelques jours je déjeunais avec deux charmantes jeunes femmes et nous devisions de la difficulté parfois de concilier vie professionnelle et maternité. Un sujet qui revient souvent sur la table pour peu qu'on soit entre mamans qui bossent (ça et l'orgasme vaginal mais là il était trop tôt). Mes deux comparses étant un poil plus jeunes que moi – trois fois rien – et de surcroit en poste, elles avaient nécessairement plus de raisons de s'en faire que moi aujourd'hui. Le fait d'être à la maison le plus clair de mon temps et d'avoir désormais des enfants plus grands – même si Rose n'a que quatre ans ce qui fait d'elle encore un nouveau né bien entendu – rend cette quadrature du cercle bien moins problématique qu'elle ne le fut pour moi des années durant.

Est-ce la vieillesse qui me fit parler ? (je vais bientôt avoir 29 ans je vous le rappelle). Je ne sais pas mais je me suis entendue prévenir avec gravité mes consoeurs déjà bien stressées de ne pas arriver à s'en aller avant parfois 19h30, qu'elles devraient faire attention. "Le temps perdu ne se rattrape plus", ai-je glissé, en profitant pour leur coller vite fait bien fait une petite citation de la grande Barbara (le boulet. Mais comment serai-je à 40 ans ? j'ai intérêt à faire gaffe).

Et d'enfoncer le clou en racontant combien personnellement j'avais eu la sensation de rater des moments fondateurs, surtout avec Rose d'ailleurs. J'ai eu en effet la chance avec mes grands de bénéficier d'un congé de maternité d'éléphante et de travailler à l'époque dans une structure semi-publique où chaque minute supplémentaire était décomptée. Je me souviens des stratagèmes pour pointer à 18h00, du manteau enfilé lentement à 17h50, du pas de cardinal grabataire jusqu'à la pointeuse, et de l'allure vive avec laquelle une fois la carte entrée dans la machine, nous filions vers le RER.

Mes twins, donc, je les ai vus grandir, tout au moins les trois premières années de leur vie. J'arrivais à 18h30 à la maison au plus tard, quand ça n'était pas avant, ce qui me laissait le temps de profiter d'eux avant de les coucher (ok, en vrai je comptais souvent les minutes là aussi pour les coller au lit, les jumeaux, toussa toussa). Mais sur le papier, si je voulais, je pouvais jouer aux barbies et faire des puzzles.

Pour Rose, ça n'a pas été la même chanson. Les deux années qui ont suivi sa naissance ont été particulièrement difficiles au boulot. Non seulement il me fallait refaire mes preuves après mon congé mais en plus l'agence dans laquelle je bossais vivait elle même une certaine mue, impliquant un rythme plus intense, des permanences le soir et souvent, même, du travail à emporter à la maison. Durant cette période, il n'était pas rare que je ne voie carrément pas Rose durant deux jours. Je partais alors qu'elle dormait et rentrait après qu'elle se soit couchée. Bon, ce que j'écris n'est pas tout à fait exact, en réalité je la voyais… la nuit, puisque la douce enfant avait manifestement compris que c'était le seul moment où j'étais disponible. Disponible mais pas vraiment disposée, hélas.

Je n'ai pas quitté mon boulot pour cette raison, mais ce fut l'une des croix dans la case des + quand j'ai pris ma décision. Et j'avoue savourer tous les jours le fait d'être avec les enfants le soir, d'avoir le temps d'écouter les histoires des grands, de les regarder, profiter de leur présence. Ils m'exaspèrent, me cassent les couilles, je leur répète toutes les cinq minutes que j'ai l'air d'être là alors qu'en fait non, je suis au travail, mais la vérité c'est que je profite jalousement de cette sensation de proximité.

Ceci étant dit, je ne prêche absolument pas pour un retour des femmes à la maison et je sais bien que tout le monde ne peut pas choisir ce modèle un peu batard consistant à transposer son bureau sur son canapé. Je n'exclus absolument pas de repartir un jour au turbin, peut-être même que ça me fera des vacances. Et à moins de gagner des centaines de patates au loto, je n'envisage pas non plus d'arrêter de travailler. Donc, comme je m'en suis par la suite excusée auprès de mes amies, loin de moi l'idée de les faire culpabiliser. On fait comme on peut et en ce moment dans les entreprises, on ne peut pas beaucoup. Il n'empêche que parfois, il est sûrement bon de se rappeler que le temps perdu en effet ne se rattrape plus. Que ces drôles de bestioles que sont nos enfants poussent comme des champignons et qu'un jour, de toutes façons, ils prieront pour qu'on ait des réunions tous les soirs. Alors dans la mesure du possible, je crois que c'est pas mal de se rappeler que personne ne mourra parce qu'on est vraiment parti du bureau à 18h45. J'ai toujours été la première à ne jurer que par la qualité du temps passé avec les enfants, plutôt que la quantité. Mais pour qu'il y ait de la qualité il faut un minimum de quantité, je crois.

Et tout ce que j'ai écrit vaut aussi pour les hommes. Récemment, mes grands sont tombés à bras raccourcis sur leur père après avoir réalisé qu'il ne connaissait le nom d'aucun de leurs enseignants ni de leurs copains, à part les deux ou trois qui squattent régulièrement chez nous. Forcément, depuis deux ans, on compte sur les doigts d'une main les repas du soir qu'il a effectivement partagés avec nous. Ce n'est pas à lui que j'en ai voulu tous ces mois – même s'il a pris pour les autres – mais à ceux qui lui mettaient la pression pour rester toujours plus tard sans voir où était le problème. Et ce billet est d'ailleurs surtout destiné aux chefs, à ceux et celles qui ont ce pouvoir de dire à leurs salariés que là, ça suffit, la vie, ça n'est pas ça, ça n'est pas QUE ça. Enfants ou pas, rajouteré-je. Parce que d'une manière générale, je ne suis pas certaine que l'être humain soit fait pour être pressé comme un citron par des gens qui un jour où l'autre le jetteront comme une merde.

Je pense toujours à cette pub suédoise je crois, où l'on voit un gars sur son lit de mort, avec en sous-titre "Est-ce que vous croyez vraiment qu'à ce moment là de votre vie vous vous demanderez si vous avez accordé assez de temps à votre patron ?". Ça me calme, en général (alors que je ne suis déjà pas hyper enervée, faut bien l'avouer).

Edit1: Ce billet n'est ni une ode à la femme au foyer, ni un manifeste anti-patrons. Juste une réflexion personnelle qui ne fait pas forcément avancer le débat, si ce n'est pour dire que travailler c'est bien, mais que la vie ne se résume pas à ça.

Edit2: Mais je suis bien d'accord que quelque part c'est aussi un luxe de se poser ces questions et que bon nombre de gens aujourd'hui ne demanderaient pas mieux que partir tard du boulot, ça voudrait dire qu'ils en ont un.

Edit3: comme je n'allais pas illustrer ce billet avec des photos de matériel de bureau, je me suis dit que j'allais en profiter pour vous montrer d'autres mignonneries vues dans ce bureau de presse. Ces chaussures en entrée de billet sont des "Minorquines" et j'avoue avoir craqué. Elles existent aussi en rose:

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Et puis aussi il y avait ces sabots "Bosabo", trop meugnons

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 Et enfin ces lampes et guirlandes de la marque Mimi Lou (caverne d'ali baba pour qui kiffe la déco pour chambres d'enfants). Je vous parle de tout ça parce qu'à chaque fois ce sont des maisons artisanales, françaises ou pas, mais vraiment artisanales et j'aime bien ça, l'idée de ne pas toujours montrer que des trucs faits à la chaine par milliers (la fille qui s'habille chez Zara, H&M et Monoprix).

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138 comments sur “Travailler, oui, mais avec modération. Non ?”

  1. Geneviève a dit…

    Ce billet est … très très juste. J’ai eu la chance d’être instit” et donc “au même rythme” ( à quelques heures de boulot près) que mes enfants. Ce n’était pas forcément facile d’avoir (l’air d’avoir) du temps. Tu fais tout le boulot de maison en plus… MAIS, comme tu le dis “pour qu’il y ait de la qualité il faut un minimum de quantité, je crois.” Ce temps avec les enfants, c’est ce qui a permis de construire notre relation aux enfants et moi, relation qui n’a pas pu se construire aussi bien avec leur père, SUR-SUR-Surinvesti dans le boulot.

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  2. cec jeune mariee a dit…

    J ai devancé ce problème avant d avoir des enfants, ma solution à été courage, fuyons…..
    On s est installés aux paysbas il y à cinq ans, et maintenant mon mari et moi profitons beaucoup de notre fille de deux ans , et bébé deux qui arrive en février sera au même régime… mon Mari commence tôt et va la chercher tous les jours à la crèche à cinq heures, moi je suis rentrée à 18:15. On à tous les deux un congé parental de deux vendre par mois donc ce jour la mademoiselle est avec papa ou maman.
    Et je suis considérée comme une maman qui bosse énormément car ici le temps partiel des mamans est la norme et ne dérange…. que mes boss, japonais et français ;)
    Bien sur il y à d autres désagréments à vivre ici mais je profite au quotidien de cet équilibre boulot / vie de famille et cela compense tout le reste .

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  3. Marje a dit…

    Je viens d’écrire un long billet qui a disparu … C’est dommage car cette présence parentale (enfin maternelle) est un sujet qui m’intéresse ! Attention c’est mercredi, courez, courez Mesdames au sport, au solfège, faire les courses, acheter les couches …

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  4. AnnedeStrasbourg a dit…

    Ne t’excuses pas de ns faire la “leçon”, il fait au contraire que ceci soit dit et redit: bosser est épanouissent jusqu’à ce que ce soit un risque.Et pr en avoir fait un tt petit peu l’expérience,ce n’est pas d’avoir consacré ta vie au boulot qui te tient chaud quand tu tombes gravement malade.Ce qui ne veut pas dire qu’il faut être tiré au flanc mais savoir prendre de la distance et se rappeler que nos enfants n’auront plus jamais 2 ans (même si présentement,je préférserais qu’il en est 15 vu la nuit qu’il ns à fait passer…),dc prenons un peu le tps de les regarder grandir!

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  5. cathy a dit…

    ça serait juste bien si les hommes se posaient les mêmes questions que nous … Je ne regrette pas ce temps passé, mais fichtre, que les charges quotidiennes sont pénibles (vaisselle linge, course, couches… quand elles sont uniquement pour votre pomme sans compensation de reconnaissance!

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  6. Marie a dit…

    J’aime bien te lire, même quand les sujets me concernent un peu moins (pas d’enfant à déclarer, faute de prince charmant…) mais j’ai eu une douce pensée pour ma regrettée maman qui adorait les minorquines… :)

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  7. Le Chat perché a dit…

    Même si moi non plus ce sujet ne me concerne guère (ni enfant ni boulot, on est donc loin du compte !), je le trouve intéressant et sensé…
    Je regrette juste un peu qu’à ce jour, vouloir travailler chez soi (ou femme au foyer, ou travailleuse à domicile quel que soit le job) soit encore vu de façon si ambigue, voire critiqué.
    Cela dit, lorsque j’aurais les enfants (si…), je pense que je ferai mon maximum pour profiter d’eux autant que possible, et tant pis pour les pressions sociales. Parce qu’effectivement, la qualité prime sur la quantité, mais quelle qualité peut avoir un moment qui n’existe pas ?

    (juste horrible le coup de la pub suédoise. Ouah !)

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  8. maman chérie et adorée a dit…

    Quand Numéro Trois est arrivée, j’ai pris un congé parental, d’abord de six mois. Ces six mois, je les ai passé à chercher une solution de garde pour mes trois enfants, sans succès (je travaillais à l’hôpital en faisant des gardes de jour et de nuit). Du coup j’ai prolongé le congé parental et une fois que j’avais abandonnée l’idée de trouver une nounou, j’ai apprécié différemment ma vie de maman et au fur et à mesure je me suis rendue compte avec Numéro Trois de tout ce que j’avais raté avec Numéro Deux et Numéro Un. Pour finalement me dire que je ne pourrais plus jamais retourner travailler à l’hôpital loin de mes enfants. Je le ferais peut-être de nouveau quand ils seront grand tous les trois et qu’ils seront contents d’avoir un peu moins leurs parents aux fesses, mais je suis même pas sûre, parce que entre temps j’ai tellement pris goût à être avec les enfants, que je garde ceux des autres aussi!!! Le top quoi!

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  9. Isa a dit…

    La mienne a 9 ans et cela devient plus facile pour pleins de choses, déjà elle rentre seule le soir et puis elle est plus autonome , et arrive même à m’aider sur pleins de choses … mais malgré tout , je trouve cela très difficile de concilier vie perso, quotidien , administratif et boulot. J’ai tendance à penser que c’est plus un problème de société que de maternité. Nous avons aujourd’hui beaucoup de mal à prendre du recul par rapport à nos emplois …

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  10. Cetroinzust a dit…

    Sujet sensible ici aussi… Mais pour la raison inverse: mon boulot, c’est ma drogue, ma came a moi, mon truc en plumes (malgre le stress, l’incertitude, etc.). On envisage les petits, on y pense de plus en plus (surtout Cher&Tendre qui ne me pousse pas mais aimerait beaucoup qu’on cesse de s’entrainer et qu’on se lance pour de bon dans les melanges de genes) mais j’ai une trouille monstre de ne plus pouvoir bosser comme je le souhaite. Parce que oui, mes projets professionnels passent en premier et que je ne m’imagine pas, pour l’instant au moins, autrement.
    Pas simple non plus… On verra sans doute le moment venu et on avisera !
    D’ailleurs, j’y retourne !

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  11. peregrine a dit…

    Je crois que tu as abordé les choses sous le bon angle.Il ne s’agit pas de culpabiliser en mettant en avant toutes sortes de carences ressenties par les enfants, en effet, ils se remettent très bien de leur éducation si leurs parents font ce qu’ils peuvent et restent bienveillants…
    Par contre, c’est pour les parents que ça peut devenir dommageable… Et c’est souvent quand on passe du temps avec eux qu’on se rend compte de ce qu’on loupe et du bonheur qu’on peut aller chercher, là, sous nos yeux…
    Joli post en tout cas ;)

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  12. Mum is Geek a dit…

    Qu’il me parle ce billet !
    Je suis devenue instit pour profiter de ma fille…J’ai passé le concours alors qu’elle n’avait que 2 semaines…
    Quant au papa, il souffre tant de ne pas voir beaucoup ses “grands” issus d’une 1ère relation, qu’il a d’abord trouve un job dans notre rue, avant de se mettre à bosser à la maison pour profiter de sa fille qu’il emmène et va chercher à l’école tous les jours !
    Notre fille nous voit tant (mais comme tu le dis, parfois, nous ne sommes pas vraiment là…), que nous avons adopté des stratégies, comme d’inviter des petits copains à la maison, pour qu’elle ne soit pas tout le temps qu’avec nous…
    Evidemment tout le monde ne peut pas être instit ou bosser à la maison, on fait comme on peut…

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  13. Alabama a dit…

    j’ai à présent cette chance immense de pouvoir accompagner et aller chercher mes enfants à l’école (du moins celui de l’âge de Rose). Et tous les jours , tous les jours quand je tiens sa petite main potelée dans la mienne (le collégien, lui a lâché la mienne -quand même-)je remercie cette chance.
    Plus tard , je choisirai , si je peux, un travail plus …, moins…, mieux pour moi.

    Mais j’aurais partagé tout ça avec eux. Ce sera pris.
    Et de cette main dans la mienne restera l’empreinte comme celle d’une bague longtemps portée.

    Merci pour ce billet

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  14. Cécile - Une quadra a dit…

    J’ai l’impression qu’on est souvent partagées, frustrées de ne pouvoir bosser comme on le voudrait, de ne pouvoir passer assez de temps avec les enfants…

    Au boulot j’ai pris l’habitude de demander au collégues si ce qui les fait stresser était vital pour quelqu’un.
    Après avoir passé 8 ans dans un job où des vies pouvaient dépendre de ma rapidité/qualité de réaction/décision je relativise l’importance des choses.
    Il y a en effet des dates et limites impératives mais bien souvent il y a des aménagements possibles qui permettent une qualité de vie améliorée.
    Après à chacun de trouver son équilibre, c’est parfois difficile.

    Pour les chaussures elles me font penser à la version pour enfant de mes chaussures fétiches de l’été, les ibencencas, spécialité ibériques du coin de mon second chez moi ;-)
    http://www.zapatosybotas.com/blog/tag/ibicencas/

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  15. miss Julie a dit…

    Ohhh comme je te rejoins!!
    Tu as eu tout bon lorsque tu as décidé de changer de style de vie. Vu que tu en avais les compétences, cette nouvelle orientation t’aura permis de ne pas passer à coté de ces belles années.

    Ton avenir est sans doute un peu plus incertain, tes revenus plus en dents de scie mais tu es revenue à l’essentiel, et ça, à mon sens, ça n’a pas de prix!! Enjoy…:-)

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  16. Virginie a dit…

    Je me disais, il y a peu, que la réforme des rythmes scolaires serait bien plus simple si comme au Danemark, on considérait qu’un type qui quitte le boulot après 17h est juste un type pas très doué qui n’a pas réussi à finir son boulot à temps. Il est un peu méprisé et pas du tout valorisé.

    C’est en tout cas ce que nous avait dit la famille danoise avec laquelle nous avions échangé notre maison avec elle il y a 2 ans. Elle était effarée de l’heure à laquelle finissaient et l’Homme et les enfants.
    Je me dis que si on allait un peu dans ce sens-là, ce ne serait pas mal. Que ce soit ceux qui finissent tard qui soient mal vus. ça changerait un peu.
    Et quand j’entends que les Français ont perdu le sens de la valeur travail, ça me fait doucement marrer. Surtout quand on cite le Danemark en exemple…

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  17. MY SHABBY FRENCH LIFE a dit…

    Trop forte la pub suédoise, comme j’ai une mémoire de lapin je m’en remets une petite couche histoire d’être sûre de mémoriser “Est-ce que vous croyez vraiment qu’à ce moment là de votre vie vous vous demanderez si vous avez accordé assez de temps à votre patron ?” Évidemment je ne peux qu’agréer, puisque j’ai choisi de ne pas perdre ma vie à la gagner, remarque il valait mieux parce qu’ayant choisi la peinture, justement valait mieux pas rêver. Bon en plus, je n’ai pas d’enfant, donc ça aide aussi à faire des choix !

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  18. Elolou a dit…

    Tu prêches une convaincue!!! Au troisième enfant, j’ai fait une croix sur une “carrière”. Je ne regrette pas cette décision même si, au quotidien, je dois faire face à mes contradictions…IL faut simplement (j’ai dit simplement?) veiller à ne pas s’exclure du monde social.
    En attendant, le monde du travail est en grande partie régi par des hommes et pour des hommes, ce qui ne facilite pas notre “intégration”…Patience et longueur de temps…

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  19. Marion Chocolat et Vieilles Dentelles a dit…

    il ne faut pas non plus trop culpabiliser, ma mère est toujours partie tôt et rentrée tard du boulot, ce n’est jamais elle qui nous a amené à l’école ni préparé le dîner le soir. Mais je ne m’en plaît pas, je n’ai aucunement l’impression d’avoir été délaissée. Il y a les weekend, les vacances et savoir qu’on nous aime et qu’on se préoccupe de nous malgré tout.

    maintenant je m’inquiète plus pour elle, pour ce rythme infernal qu’elle a et qui influe sur sa santé et sa sérénité.

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  20. Marie Grain de Sel a dit…

    J’aime beaucoup ton billet ! Pour moi ce n’est pas un manifeste pour la femme au foyer. Enfin, on le lit comme on le sent, mais j’y vois surtout un message pour tous : la vie passe vite et mérite-t-elle les heures supp’ et/ou le travail apporté à la maison ? Les dîners annulés à la dernière minute ? Les enfants qui grandissent (beaucoup) trop vite et qui nous file entre les doigts ? Oui, c’est sans doute un luxe d’être à la maison et d’être avec ses enfants. Mais ce que tu écris, notamment à la fin, sur les patrons (et la pub suédoise), ça m’a toujours portée, même avant les enfants. Et tu vois, ma boîte à coulé, mes patrons sont partis : heureusement que je ne leur ai pas tout donné au détriment du retse. Heureusement que ceux que j’aime sont toujours passés avant. Et ça ne veut pas dire tout sacrifier : parce que j’ai bien réussi (avant que tout capote, ok… mais c’était pas de ma faute si cette foutue boîte a fermé ;-)). Merci pour ces jolis mots (comme toujours) !

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  21. silvia a dit…

    Oh combien ce sujet me parle, moi qui vois mes enfants de 13 et 8 ans (mon bébé) grandir bien trop vite.. j’ai de la chance, je travaille à 70%, j’ai congé le mercredi et finis à 16h00 le boulot! je mesure cette chance et vraiment j’admire les mamans qui travaillent à 100% d’arriver à tout concilier!

    sinon une parenthèse, j’ai vu hier soir “comme des frères” et j’ai a-do-ré! ça faisait longtemps que je n’avais vu un aussi beau film, merci de nous l’avoir recommendé!

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  22. sissie a dit…

    juste un copié collé : tout est dit :

    “Parce que d’une manière générale, je ne suis pas certaine que l’être humain soit fait pour être pressé comme un citron par des gens qui un jour où l’autre le jetteront comme une merde”

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  23. DOMINIQUE a dit…

    On a des enfants quand on est jeune, et on débute aussi dans la vie professionnelle. Donc… il faut tout concilier comme on peut.

    Et beaucoup d’énergie pour les trois vies : boulot, enfants, maison.

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  24. Valérie de Rennes a dit…

    Je vivais jusqu’il y a peu sur un rythme de folie.
    Je viens d’être licenciée économique, et finalement, j’ai un peu honte de le dire, mais si il n’y avait pas le côté irréversible de la perte de ce boulot avec des collègues que j’adore, ça m’irait plutôt bien !
    J’ai du temps… Pour tous les jours emmener les enfants à l’école, aller les chercher, et presque tout le temps les prendre à la maison pour déjeuner (bon sauf le grand collégien quand même…)
    Bon forcément, si on pouvait m’assurer d’un nouveau taf en CDI dans quelques mois, je serais quand même un peu plus sereine sur le fond…!
    Et puis comme c’est récent, je me sens un peu “en vacances”, au mois de janvier je pense que je vais déchanter !…

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  25. c-rendipity a dit…

    Hum… oui… Je n’ai pas encore d’enfants et ce n’est pas avec mon boulot actuel que je vais me lancer dans l’aventure (et puis, accessoirement, j’ai pas de mec !) puisque je bosse de nuits et le week-end essentiellement. Je suis bien consciente qu’ils ont besoin de temps et à la fois je deviendrais folle à ne pas bosser, du coup je cherche à travailler de jour. Pourquoi pas à temps partiel également ? Des enfants, oui, un jour, mais à certaines conditions. En tous cas je te tire mon chapeau de travailler à la maison, ça doit être super difficile de se motiver parfois. Très mignons les ptits trucs déco sur les photos. Bonne journée Caroline.

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  26. elphie de Rennes a dit…

    Bonjour Caro
    Encore bravo pour ce billet tellement juste ! Le but en effet n’est pas de culpabiliser mais simplement d’être vigilant, et de savoir prendre un peu de recul pour regarder grandir ses enfants. J’ai toujours travaillé à temps complet, mais j’ai quelques regret sur le fait par exemple de ne pas avoir pu passer des mercredi avec ma fille ou partager des sorties scolaires ou autres…. mais malgré tout je ne crois pas qu’elle m’en veuille. Aujoourd’hui elle a 16 ans, je la regarde encore grandir mais… tu as raison sur une chose : Le temps perdu ne se rattrape plus” ! et le temps passe tellement vite !
    C’est vrai aussi que les hommes ne se posent pas la question de cette manière et surement avec moins de culpabilité… Oui à l’épanouissement personnel par le travail, mais il existe une autre vie en dehors du boulot !
    Bonne journée à toutes.
    Bonne journée à toutes

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  27. Alice a dit…

    Le noeud du problème. Oui.
    Ici il se pose de manière moindre car, rappelons le : la vie en province se vit sur un rythme vraiment différént: le trajet entre la maison et le boulot est de 7min en voiture et l’Epoux part bosser à l’hôpital à pieds, en 5minutes maxi.
    Donc, comme en général, le boulot se termine vers 17h (on peut faire du rab jusque 18!!) ben on profite vraiment du temps à la maison, et ça c’est bien. En fait, il n’y a pas de perte de minutes inutiles. Tout est intense et quelquefois j’adorerais pourtant glisser des interstices “pour moi”, genre un peu plus que 45minutes midi pour gérer le linge et le lave-vaisselle à vider.
    Dr vrais problèmes. Vraiment. Vive la vie en province :)

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  28. Corinne (Couleur Café) a dit…

    Le genre de discours par lequel j’ai assomé mon ancien chef au moment où j’allais quitter le Cabinet. Le boulot, c’est fantastique d’en avoir, mais il n’y a pas que çà ! Je me souviens encore de ses yeux tout ronds et de son sourire figé !! Le fait qu’il ait refusé d’être mon ami sur fb quelques mois après en dit probablement long sur comment il a pris les choses !

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  29. Mathilde a dit…

    Mon mari et moi avons fait le choix de fuir comme “cec jeune mariee”. Nous sommes allés nous installer en Norvège. Etant enseignante, j’ai un rythme proche des enfants, mais je travaille très loin de la maison. Malgrés une heure de train pour rentrer chez moi, j’arrive au plus tard à 17h45 à la maison (les soirs où j’ai 2 heures de réunion après la classe). Mon homme travaille à la maison et donc il s’occupe de nos filles qui finissent la classe à 14h30. On a le temps de jouer, de faire les devoirs tranquille, le piano tous les soirs, tranquille, et le plus important, mes filles sont couchées tous les jours entre 18h45 et 19h30, ce qui leur fait des nuits de 11 ou 12h. Et ça je trouve que c’est important.J’ai aussi un congé de maternité de 9 mois pour la troisième, plus 3 mois pour le papa. Et ça c’est trop bon aussi.

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  30. Malou Cheveux Courts a dit…

    Je n’ai pas d’enfant mais je refuse de travailler trop. Parce que j’aime ma vie à côté, ma vie avec mes amis, ma vie avec mon homme, ma vie au cinéma, ma vie au théâtre, ma vie au resto, ma vie au bar, ma vie tout simplement, pas ma vie au travail…

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  31. Marie de briançon a dit…

    “J’ai toujours été la première à ne jurer que par la qualité du temps passé avec les enfants, plutôt que la quantité. Mais pour qu’il y ait de la qualité il faut un minimum de quantité, je crois.” oui oui oui.

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  32. berengere a dit…

    j’aime beaucoup ce billet !
    perso j’ai arreté de travailler avant juste avant d’avoir ma 1ere fille…la seconde a 4 ans et l’envie de retravailler me titille drolement (bon je cherche doucement !!! et attends surtout l’opportunité qui me correspondra, oups !) mais c’est clair que je viserai un tps partiel puis ensuite on verra….avoir du tps pour moi puis pour mes filles (je les colle au centre aere de tps en tps quand meme !), ça me plait bien j’avoue !cette situation reste un luxe et je le sais
    sinon autre sujet…je craque pour ces beaux nus pieds et mimi lou fait aussi de superbes stickers pas cucul la praloche du tout ! on retrouve cette marque dans le magasin au pays des miniz sur annecy (j’en avais parle dejà) et c’est une fam d’h&m/monop/zara qui le dit !!

    bon mercredi !

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  33. Puyette a dit…

    Nous n’avons pas encore d’enfants (bientôt, un jour, j’espère?) mais j’ai la chance en ce moment de bosser à la maison, et j’ai surtout la chance d’avoir un homme qui a toujours dit non sur le fait de finir tard au boulot.
    Du coup, il a eu trois employeurs différents, et il n’est jamais parti après 18h (allez, 18h15 les jours où il se réveille trop tard). Oui, il part SI tard parce qu’il arrive à 10h15 (je trouvais ça injuste à une époque ou moi, je faisais du 8h-18h xD )
    Je me dis que du coup, quand on aura des enfants, il passera du temps avec eux, avec nous ^^
    Bref, toussa pour dire que je suis bien d’accord avec toi sur tout ton billet, et que nion, nous ne devons pas entièrement donné notre vie au travail : on y passe déjà suffisemment de temps !

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  34. steph a dit…

    C’est marrant car…. j’ai choisi de travailler à la maison pour profiter de mon ainé de 11 ans et des jujus de 7 ans mais comme j’ai créé ma société, il y a bien des fois ou j’ai le sentiment d’avoir moins de temps que lorsque je travaillais dehors…. Ton billet va me faire réfléchir; Je l’emporte dans un coin de ma tête. Merci pour cette piqure de rapel….

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  35. steph a dit…

    J’ai oublié de te dire…. On part cet été aux US avec la compganie qui t’a emmené en voyage en Islande comme ça on fera un stop de 5j dans cette île que mon mari rêvait de voir depuis des années !! Merci Caro !! Encore……. pffff…… lol !!

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  36. Caroline a dit…

    j’aime beaucoup que vous insistiez toutes sur le fait 1) que point n’est besoin d’avoir des enfants pour avoir ce point de vue, parce que c’est aussi ce que je voulais faire passer et 2)qu’en général, ce ne sont pas forcément les enfants qui souffrent de ce manque de temps passé avec leurs parents. les enfants ont une capacité d’adaptation incroyable. Mais en revanche, en tant que parents, on peut un jour se retourner et se dire que merde, qu’est-ce qu’on a fait ?

    Par ailleurs, ce qui me frappe aussi et me navre, c’est qu’on ne puisse pas avoir les deux. Une “carrière” et l’impression d’avoir été là quand il le fallait pour les enfants. Personnellement par exemple, je sais qu’en étant partie de mon ancien boulot j’ai fait une croix sur cette carrière. J’étais rédac chef adjointe et aurais pu probablement devenir rédac chef. Mais le prix à payer me semblait trop élevé. La vérité c’est aussi que ça ne me tentait pas plus que ça, le management et toussa. Mais je trouve qu’on ne devrait pas avoir à choisir, pas comme ça. Sachant donc, je le précise bien, qu’en ce qui ME concerne ce choix ne s’est pas fait sous la contrainte ou pour ces raisons. Mais je connais tellement de femmes qui décident de repartir à la maison ou de faire une croix sur la progression dans leur boite…

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  37. Caledonie75 a dit…

    “je ne suis pas certaine que l’être humain soit fait pour être pressé comme un citron par des gens qui un jour où l’autre le jetteront comme une merde.” C’est arrivé 3 FOIS à mon mari… d’être pressé comme un citron à s’en faire un ulcère et puis de se faire virer comme un malpropre pour une raison fallacieuse. Résultat : 2 PROCES aux prud’.

    Je suis entièrement d’accord avec toi !!! Je crois que même si on aime son boulot, point trop n’en faut !!!

    Tiens, j’ai une amie qui a été embauchée en début d’année dans ton ancienne agence, et effectivement elle nous raconte que les journées sont très longues et le travail intense. Peu compatible avec une vie d emère de famille. Et d’ailleurs, elle m’a dit que le turn over y était assez important…

    J’espère que dans son nouveau job le churros sera moins “pressé” comme un citron… !

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  38. mammouth a dit…

    J’ai fait le choix de rester à la maison justement parce que je me suis dit que l’enfance ne revient pas et je ne voulais pas en manquer des bouts. J’avais envie d’être présente et disponible pour eux. Je ne manque donc rien et j’apprécie ma chance.

    Pourtant, quelqu’un m’a dit dernièrement que je prenais trop de place dans leur vie ou vice-versa. Bulls, je dis. J’ai toujours envie d’envoyer chier les biens-pensants (j’avoue le fait qu’il était psy n’arrangeait pas son cas). J’ai choisi de me consacrer à mes enfants. Mais dans notre monde moderne, pour une femme, c’est la nouvelle hérésie. Le sacro-saint épanouissement personnel qu’on élève au rang de graal m’énerve. On fait des enfants, on essaie de les éduquer. On fait des choix de vie personnel et on espère au mieux.

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  39. Miss Blemish a dit…

    C’est difficile de trouver le juste équilibre. Je suis encore jusqu’au cou dans mes études donc, bon, je n’ai pas encore ce genre de problèmes mais, quand je pense à l’avenir, je ne peux pas m’empêcher de me dire “merde, tous ces efforts,toutes ces années de travail pour pouvoir m’éclater dans mon job et devoir tout mettre entre parenthèses pour mes enfants ?”. Cela peut sembler terrible mais je sais que si j’ai des enfants un jour, je voudrais leur donner autant d’amour, d’attention et de tendresse que j’en ai reçu et tout ça prend du temps. Avoir des parents présents, sur qui on peut compter, et que l’on peut appeler à toute heure en sachant qu’ils répondront présent ça n’a pas de prix. Mais je ne suis pas sûre que cela soit compatible avec toutes les vocations professionnelles…

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  40. mysukalde a dit…

    oh, comme je te suis… Je crois qu’on un réel souci culturel, en France, sans doute ailleurs aussi. Dans tous les boulots que j’ai fait, même constat effarant : réunions inutiles qui trainent en longueur, collègues qui s’observent du coin de l’oeil en faisant semblant de bosser passé 18h, pour ne pas être le premier qui se lèvera…
    J’ai lu quelque part que 70% du temps travaillé en entreprise est consacré à des tâches qui ne rapportent que 30% du chiffre d’affaire. Beaucoup de patrons devraient garder ça en tête. Je le dis d’autant plus facilement que je suis patronne ! Une fois que ce qui devait être fait est fait, chacun chez soi. La plupart du temps, je suis dispo pour récupérer ma fille à la crèche à 17h, oui, c’est possible ! Pour moi, si on doit tout le temps rester tard, c’est qu’on n’est pas très efficace…

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  41. La Papote a dit…

    Ton billet est juste et vrai mais tellement compliqué à mettre en oeuvre…
    C’est pour ça que je n’ai jamais voulu passer mes diplômes pour être patronne car je sais que j’aurais eu du mal à ne pas faire passer le boulot avant ma vie de famille et que ça m’aurait miné !

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  42. Gigi a dit…

    Bonjour Caroline, Bonjour à toutes,
    J’ai choisi ce mode de vie depuis 10 ans …. Mais que dire de ce drôle de regard que me jette les gens lorsque j’ose leur dire mon choix …l’amour, le besoin charnel et presque vital que j’ai à m’occuper de mes filles ? En 2012, une femme qui travaille au fond de son jardin, qui aime s’occuper de ses deux gamines (ok, 17 et 14 ans) …. Je me sens comment dire ? Une GROSSE MERDE !!!! Mais quand mes deux gonzesses me disent que je suis vraiment une maman extraordinaire et que la vie de leurs copains/copines, elles en veulent pas …. je me sens une peu fiérote quand même !
    Bonne journée à toutes.

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  43. Lza a dit…

    Je suis une femme et j’espère prochainement une Maman et je me pose bcp de questions sur tout ça. je suis la génération Y, celle qui veut l’équilibre, au contraire de mes parents, ses baby boomers qui kiffaient grave leur entreprise. J’ai plein de rêves mais pas celui de passer ma vie dans la même boîte. Je cherche, comme tant d’autres, l’équilibre entre une carrière épanouissante et une vie de femme et de mère, j’ai qqs exemples autour de moi alors je veux y croire… mais le chemin n’est pas pavé de roses (scouze my jeu de mots). Ton billet me parle, nous parle (et j’adore la fin : j’allais pas mettre de sphotos de matériel de bureau…)

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  44. matinbonheur a dit…

    J’ai commencé à réfléchir à cet équilibre famille/boulot avant l’arrivée de bébé (faut dire qu’il s’est fait un peu désiré). J’ai lâché un job avec responsabilités (horraires à rallonge et pression qui vont avec) pour devenir assistante maternelle. C’est la solution idéale chez nous, pour concilier maternité, vie de famille et boulot. D’autant plus que mon homme est chef de cuisine et travaille le soir, donc on se voit l’après midi.
    Je ne sais pas pour combien de temps, on continuera comme ça mais pour l’instant je crois que j’ai fait le bon choix.
    J’aime l’idée qu’on peut se créer une vie qui nous ressemble même si cela suppose sauter le pas de l’inconnu et se remettre en questions.

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  45. lollipop a dit…

    aaaaaaaaah mon sujet du moment ! Maman de jumelles de 11 mois, avocate à mon compte, je paye cher de m’être arrêtée…5 mois (impensable dans cette profession ou l’on commence son congé mater le jour où l’on accouche) mais suis heureuse d’avoir profiter de mes bébés et d’en profiter encore car je quitte à 17h30 pour aller les chercher à la crèche ! Financièrement c’est une petite galère mais je sais que je ne le regretterai pas !Et le papa et super présent ! c’est lui qui prend les congés enfants malades (en même temps, moi je n’en ai pas !!)
    De toute façon, le boulot, c’est seulement quand arrivent des choses graves que l’on relativise et c’est con ! Faudrait mieux relativiser qd on peut profiter du bonheur !

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  46. Elosyia a dit…

    Je trouve ton billet très intéressant et très juste. Concernant le temps accordé au travail, je suis d’accord avec toi qu’il ne faut pas se “tuer à la tâche” pourtant, si on me prenait 4 ans en arrière j’aurais un discours totalement différent, j’ai beaucoup donné de moi-même dans le cadre d’une expérience pro, la reconnaissance n’était pas du tout là, mais c’est pas grave, je continuais à m’investir plus que de raison. Puis le harcèlement moral est arrivé au cours de cette même expérience, j’ai été pressée comme un citron et je suis ressortie lessivée et vraiment à bout. Depuis j’ai retrouvé une activité, je suis très investie, mon travail est reconnu à sa juste valeur et mes patrons sont très contents de moi. Ce qui a changé c’est que je ne prends plus le travail comme une fin en soi et que j’aime me rappeler que j’ai une vie à côté et que ça aussi ça compte, beaucoup, beaucoup et que je ne me laisserais plus envahir au nom du sacro-saint travail parce que rien ne devrait supplanter ma vie sociale, amicale et conjugale !

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  47. la belette a dit…

    La première année de ma fille, au cours d’un mémorable dîner (pas pour les raisons attendues), j’ai “indiqué” à mon mari qu’il faisait comme il voulait, mais qu’il passait à côté de moments personnels qu’il ne rattraperait jamais. Electrochoc, le lendemain il pointait sa fraise pour chercher notre fille chez la nounou qui s’est étonnée “Ya un monsieur qui veut prendre votre fille, c’est qui? “. !!!!!

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  48. booh81 a dit…

    Billet poignant, très juste…J’ai choisi le métier de professeur des écoles pour ces raisons. Le congé parental jusqu’aux 3 ans de mes enfants pour ces raisons également. Même si ce n’est pas toujours facile d’être EXCLUSIVEMENT mère au foyer depuis 3 ans et demi, je suis consciente d’avoir une chance inouïe, car j’ai PU faire ce choix, sans aucune incidence sur ma “carrière”. Bonne journée!

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  49. Mel a dit…

    Je pourrais en écrire des tartines sur ce douloureux sujet. Ce qui continue à me faire mal, c’est que toutes ces questions, le fait de jongler en permanence avec boulot, enfants, maison, de chercher à tout “concilier”, ce sont les femmes qui se les posent la plupart du temps. Et qui en souffrent.
    Pour ne pas rester dans les généralités, je vais évoquer ma situation : quand mon enfant est né, je travaillais déjà à la maison (et je n’arrivais déjà pas à faire comprendre à mon entourage que j’exerçais une véritable activité professionnelle, parce que quand on est la maison, on ne fait rien, c’est bien connu…). Ça a été le début de la fin. Impossible de tenir mes délais, je n’ai pu reprendre le travail que lorsqu’il a commencé la crèche, à huit mois, et comme il a été très souvent malade la première année, il a passé plus de temps à la maison qu’à la crèche. J’ai perdu toute motivation pour mon travail (que j’aimais pourtant), me suis sentie abandonnée, et n’ai absolument pas “profité” (je n’aime pas trop ce verbe mais n’en trouve pas d’autre) de la petite enfance, que j’ai vécu comme une suite de contraintes. Et j’avoue que je ne regrette pas cette époque du tout.

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  50. Mel a dit…

    Chacun-e vit les choses différemment en fonction de sa situation. Je suppose que si j’avais bossé à l’extérieur, j’aurais peut-être été frustrée à l’idée de manquer quelque chose. Peut-être. Je ne le saurai jamais. Mais ce que je sais, c’est que l’éducation et la société m’ont inculqué un énorme sentiment de culpabilité et que je me bats tous les jours avec ça. Et que la plupart des hommes n’ont pas cette culpabilité chevillée au corps.
    Je ne suis pas pour le partage de ce sentiment de culpabilité, mais pour une évolution des mentalités et un changement dans l’organisation des temps, du travail… Une utopie sans doute.

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  51. SmouikSmouik a dit…

    je te rejoins entièrement sur ton 2ème paragraphe. En revanche, je modèrerais ta phrase “les enfants ont une capacité d’adaptation incroyable” avec “mais ce n’est pas toujours sans souffrance”… Pour le reste, chacun fait comme il peut mais n’oubliez pas, pour celles qui sont salariées, d’utiliser vos droits à la formation qui peut être une vraie planche de salut parfois…

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  52. inidil a dit…

    Pour rebondir sur le commentaire de Geneviève, mais du point de vue de l’enfant que j’étais (je ne peux pas encore parler du point de vue des parents, on verra dans quelques lonnnnnngues années), je pense en effet que le temps de présence joue beaucoup sur la construction de la relation. Ma mère étant mère au foyer (elle avait arrêter de travailler à ma naissance, au 2e enfant, par choix ou pas, je ne sais pas vraiment) et mon père travaillant en horaires décalées (début d’après-midi à très tard le soir), il était très peu présent. Durant toutes mes années collège/lycée/fac, je ne le voyais que le we. Du coup, même si ce n’est peut-être pas la seule raison, j’ai toujours été plus proche de ma mère (et encore aujourd’hui à 27ans), les relations avec mon père ont été beaucoup plus conflictuelles pendant longtemps. C’était toujours à ma mère que je demandais la permission pour quelque chose, c’était elle (et c’est toujours) qui connaissait mes amis, mes profs etc. Je ne saurais dire si mon père a souffert de ça (il n’est pas vraiment du genre à s’épancher…), mais aujourd’hui encore, même si je m’entends beaucoup mieux avec mon père (depuis mon départ de la maison il y a 4 ans, ya pas de secret hein….), c’est à ma mère que j’irai raconter mes soucis, et c’est elle qui m’appellera pour prendre des nouvelles. Donc oui, le temps perdu ne se rattrape pas… en tous cas jamais complètement…
    (Désolé pour le pavé, pour mon premier commentaire ici j’ai fait fort…)

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  53. Marion a dit…

    Je crois que ma mère arrivait super bien à faire semblant d’avoir bcp de temps pour nous. Avec le recul, je me suis rendue compte qu’elle n’avait jamais vraiment eu de temps…mais elle a drôlement bien réussit à nous le faire croire. Super maman quoi!

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  54. Cathy du Gard a dit…

    J’ai compris exactement cela à 42 ans ; mon fils avait 15 ans et je n’avais rien vu passer …
    Maintenant je rattrape le temps avec ma petite-fille … et que c’est bon !!

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  55. Tartocitron&nutella a dit…

    Caledonie75, nos experiences se rejoignent: exactement le meme scenario pour mon mari. Le dernier licenciement a ete celui de trop: ayant des enfants en bas-age, nous avons decide de faire de gros efforts financiers (changement assez radical de style de vie) pour qu’il devienne pere au foyer. Nous ne vivons que les premieres heures de cette nouvelle vie et nous demandons parfois si nous avons fait le bon choix. Ton billet Caroline, ainsi que les commentaires achevent de me conforter.

    Caroline, comme je te l’ai deja dit, tes billets collent souvent aux problematiques de ma vie… j’en viens a me demander si tu n’as pas mis des micros dans mon salon :-)

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  56. mammouth a dit…

    Le concept de qualité versus quantité, c’est l’argument bidon pour se déculpabiliser de ne pas être là. C’est quand qu’ils ont besoin de qualité les enfants? Pas avant 19h00? Quelle qualité quand tu rentres du boulot crevée? Le 17h00-20h00, c’est l’heure de tous les dangers. Tout peut arriver. Va pour la qualité que les week-ends alors, préférablement avec la gardienne, hein, car pour notre épanouissement personnel faut sortir sans les enfants. Non, pour les enfants, les moments importants sont légions et quotidiens.

    Est-ce à dire que les enfants qui n’ont pas la présence d’un parent à la maison n’iront pas bien? Non. Que ceux qui l’ont iront mieux? Non plus. On voit des enfants avec des parents présents et bienveillants “mal tournés” et d’autres vivant des enfances difficiles s’en sortir avec grâce. Je ne sais pas pourquoi. C’est ainsi. Question de résilience peut-être. Certains se plaindront de l’absence des parents travailleurs, d’autres non. On fait des choix de vie personnel et on espère au mieux. Seulement voilà, il faut être réaliste. On ne peut pas avoir le beurre, l’argent du beurre et le sourire du laitier. Y’a ben rien que 24 heures dans une journée.

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  57. leyleydu95 a dit…

    J’adorerais avoir des formations ou prendre un congé formation mais ,si mon patron est d’accord pour que je me forme,il ne veut pas que je sois absente!

    Je travaille dans une entreprise de 7 personnes et je n’ai aucun binome qui fait mon travail en mon absence!
    J’ai proposé de me former le samedi ou sur mes jours de RTT pour ne pas géner l’entreprise mais mon patron a fait le mort et a choisi de former un commercial pendant un an et demi à la langue de Shakspeare (ce commercial a pour secteur le grand ouest en France donc je ne sais pas trop à quoi l’anglais va lui servir).Je précise que dans les petites entreprises,il ne peut y avoir que 10% des effctifs qui peuvent être formés en même temps (on est 7,je vous laisse calculer…)
    J’aimerai insister plus mais je n’ai pas les arguments et je ne veux pas perdre mon boulot qui me permet d’être à la maison à 17h45 et de profiter de mon fils.

    La carrière ET l’épanouissement familial,ce n’est pas pour tout de suite par chez moi !!

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  58. kalatum@gmail.com a dit…

    Tu feras juste que ce qui te motive, enfants et boulot ça marche on y arrive chacune fera les compromis qu’elle pourra, mais c’est tout à fait possible et cela ne traumatise pas les enfants, qui n’ont pas besoin d’une maman trop “mère poule”, arretez la culpabilisation et foncez vers ce que vous aimez, un enfant préfère une mère épanouie qu’une maman qui est tout le temps sur son dos…l’éducation ne peut être parfaite, mais il faut vivre et pensez à soi et donnez l’exemple de quelqu’un qui agit, qui travaille, qui se construit, pour que vos enfants fasse de même eux aussi et pensez aux pères…passez le relais les filles !!! (maman de 2 ados 17 et 19 ans, free lance et maman imparfaite de deux enfants supers ;-)))

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  59. helenefougerousse@hotmail.fr a dit…

    Moi j ai trouvé une solution, je travaille la nuit, donc presente le jour pour assurer le quotidien, les sorties avec l ecole, recuperer les enfants a 16 h 30, mais voila c est un piege pour mon entourage je suis disponible, la fatigue s accumule et c est difficile de faire marche arriere donc pas forcement la bonne solution mais y en a t il une??? La qualite plutot que la quantite oui, chacun fonctionne comme il peut le tout c est d avoir le choix non?

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  60. ava a dit…

    oh alors là tu ne pouvais pas être plus dans mon quotidien et mes préoccupations de tout de suite… en pleine recherche de nounou pour mon numéro deux, même pas deux mois, j’aimerais que le critère numéro un soit la compétence de la dame, mais malheureusement, qu’elle accepte mes horaires (jamais avant 19h30) reste le premier. et je sais pourtant, pour avoir vécu le truc avec ma fille de 4 ans que quand on passe ensemble moins de deux heures par jour, il n’y a ni quantité, ni qualité… il y a la course le matin et la course le soir et une maman exangue, épuisée, frustrée, qui a l’impression de rater de tous les côtés. il n’y a pas assez de temps dans une journée pour passer onze heures au travail et garder un temps riche et doux avec ses enfants (et le mari il lui reste quoi comme temps, au mari???). ce que j’essaie de faire, c’est alterner. je reste un soir tard, après 20h. et le lendemain je dégage à 18h. et ah, oui, je n’ai plus eu une pause dej depuis 2008… mais ça ne mange pas, une maman journaliste, c’est bien connu…

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  61. SmouikSmouik a dit…

    sincèrement, si tu lui proposes d’être formée en dehors des temps de boulot, je ne vois pas bien en quoi ça le gêne, d’autant que les financements par les organismes auxquels il cotise prennent généralement en charge la totalité du montant de la formation. Ou alors, il dit non par ignorance. C’est souvent le pb des TPE et je te parle en connaissance de cause, nous sommes 4 dans la boîte…

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  62. booh81 a dit…

    A Mel, ton comm me touche beaucoup.

    Mes parents ont toujours beaucoup travaillé : nourrices, centres de loisirs, garderie, études, colonies de vacances… Je ne l’ai pas bien vécu. Mon frère oui. Résultat : je suis mère au foyer pour quelques années encore, incapable de confier mes gosses,, alors que mon frère reproduit notre schéma parental avec ses enfants sans le moindre remord. Bref, ça dépend des enfants et de leur histoire.

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  63. BelleMèreMaman a dit…

    oui oui oui! Il faut arriver à concilier les deux si on doit travailler. Personnellement je jongle mais je fais attention à passer du temps avec les enfants et à être disponible pour eux quand je suis là. Ma mère m’a donné un bon exemple. Elle travaillait baucoup certes mais quand elle était là, elle était vraiment avec nous. Je connais des mères qui ne travaillent aps mais qui sont collées à leur tv une bonne partie de la journée…

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  64. helene a dit…

    Encore une fois, BRAVO !!! J’ai toujours tellement peur d’avoir l’air d’être réac quand j’essaie d’expliquer ça. Une fois de plus tu as su mettre les mots sur mes pensées. Merci et bonne journée (quoi, c’est mercredi et tu rêverais de les voir à l’école !)

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  65. Tan a dit…

    Tout ça résonne tellement en moi en ce moment… L’arrivée imminente de notre premier bébé me fait me poser des tas de questions sur le travail, les horaires, l’organisation.
    Ça fait déjà un moment que je pense me mettre à mon compte un de ces jours, mais ce qui me fait le plus peur, au-delà du salaire aléatoire et de la disparition des avantages du salariat, c’est de ne pas arriver à gérer mes horaires, de devoir travailler soir et week-end, et aussi de ne plus voir personne de la journée (mon boulot à mon compte = moi et mon écran d’ordi, basta, aucune rencontre, aucun contact extérieur).
    Je suis actuellement à 39h par semaine, avec 1h à 1h30 de trajet par jour (bien qu’en province, rapport au commentaire plus haut !), je n’arrive pas à savoir si j’arriverais à gérer les demandes et à maîtriser mon emploi du temps.

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  66. madamepimpin a dit…

    Comme ça me parle Caroline… bien que je ne sois hélas pas mère.

    Il y a un peu moins d’un an j’étais une jeune bécasse hyperactive, working girl effrénée, passionnée par son boulot, qui apprenait sa grossesse après l’avoir attendue 7 (déjà trop longs) mois. La jeune bécasse s’est entendue dire que la grossesse n’est pas une maladie, tire toi dessus ma fille, tu continueras tes allers-retour province / capitale toutes les semaines, tu n’auras pas droit au taxi tu prendras le RER, tu porteras ta valise et tu prendras l’avion de 21h, comme tout le monde. La bécasse a voulu prouver que même pas peur, qu’elle pouvait suivre les machomen avec qui elle travaille tout en gérant la saucisse.

    Sauf qu’il y a 9 mois, à l’écho des 12SA, la bécasse a vu qu’il était trop tard pour ralentir. Bébé décroché sans raison apparente. Je sais bien que ça aurait pu arriver même en restant couchée pendant ces trois mois et je n’accuse personne de ce coup du sort. Mais… ça m’a fait grandement réfléchir à ce thème que tu abordes.

    Aujourd’hui je suis peut-être toujours un peu bécasse, j’attends encore qu’un bébé accepte de se nicher dans mon corps. Mais je me suis fait la promesse, et je la tiendrai, que la prochaine fois je n’écouterai que moi. Depuis ça le travail est devenu secondaire. Je considère que c’est bien le seul effet positif de cette saloperie de fausse couche (on se console comme on peut) (ça fait cher la leçon) et je suis sûre que mes futurs enfants (pourvu que la cigogne m’entende enfin) n’y perdront pas au change.

    Je lis ton blog tous les jours sans trop me la ramener, mais là pour une fois, ça me parle tellement que j’ose…

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  67. Tan a dit…

    D’un autre côté j’ai tellement envie de voir grandir notre fille, d’être là aux heures d’entrée et de sortie, etc., que je crois que ça va quand même finir par faire pencher la balance un de ces quatre, d’autant plus que mes conditions de travail au bureau sont loin d’être géniales et de me retenir à tout prix !

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  68. juriste-in-the-city a dit…

    Ce billet me parle puisqu’aujourd’hui, c’est l’anniversaire de mon fils qui fête ses 6 ans.
    J’ai beaucoup travaillé jusqu’à ces derniers mois et ne pas accompagner mon fils à l’école et ne pas pouvoir aller le chercher le soir commençait à devenir pesant. Je suis maintenant au chômage depuis plusieurs mois et même si cette période n’est pas la plus simple à vivre, j’en profite pleinement en m’occupant de mon Loulou. Je sais que dès que je reprendrai le boulot, le rythme de fou repartira avec … alors, je profite de chaque instant.

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  69. Tan a dit…

    PS : mon homme se pose plus ou moins les mêmes questions, il est très présent et fait plein de choses à la maison, et s’il pouvait il prendrait probablement lui un congé parental. Sauf que son salaire est un peu plus élevé que le mien et qu’on ne tiendrait pas financièrement…

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  70. Mel a dit…

    Si tu arrives à mener ta barque come ça kalatum c’est formidable, mais je dirais que ça dépend de plein de choses : de ta personnalité, de ton histoire, des circonstances, de l’engagement ou non du conjoint/partenaire (s’il y en a un), etc.
    La venue d’un enfant au monde, c’est un véritable bouleversement, ça remet tout en question, et il faut avoir les ressources nécessaires en soi et autour de soi pour trouver ses marques.

    @booh81: je comprends ce que tu veux dire. Je me souviens d’une femme (une amie d’amie) qui avait décidé de se consacrer à ses trois enfants pour les mêmes raisons que toi.

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  71. agatha a dit…

    Habitant dans le Nord , donc près de la frontière belge , j’ai une amie qui travaille “à cheval” entre France et Belgique flamande ( c’est à dire qu’elle bosse en france , directrice commerciale sur la France mais que sa boite a son siège en Belgique près d’ Anvers et qu’elle y passe un ou 2 jours par semaine ) .
    Donc pourrait on m’expliquer pourquoi en Flandres , dans un grosse boite à 18_h , il n’y a plus âme qui vive dans les bureaux , employés , techniciens , cadres ou boss (parfois il rallonge jusque 18h30) ,exceptée la femme de ménage qui du coup commence à 18h et pas à 20 ou 22 heures , car côté flamand le repas du soir se prend tôt . La Belgique flamande marche plutôt bien et je pense qu’il se passe la même chose en Hollande , ou Norvège etc … Les réunions se font le midi ( c’est vrai que du coup,pas de repas d’affaires avec resto qui s’éternisent) , mais le boulot est fait .

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  72. agatha a dit…

    J’avais même un copain norvégien ingénieur qui me disait que dans sa boite on considérait qu’un cadre qui ne faisait pas son boulot dans les 40 heures de travail hebdomadaire n’était pas un bon cadre , pas concentré , et que quand on bosse à plein pendant ce temps là , après le cerveau ne suit plus ( bon peu-être cela a evolué car c’était il y a 25 ans , mais en France mon frère ingénieur faisait déjà ses 50-60 heures semaine .).
    Avouez que bon nombre de mamans et de papas français apprécieraient un tel traitement

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  73. Mel a dit…

    Je comprends ton dilemme, Tan, il me semble qu’il est essentiel d’être bien entourée et de ne pas avoir à porter tout ça toute seule.
    Parce qu’on a beau dire, la naissance d’un enfant fait souvent surgir de sacrées inégalités dans les relations hommes-femmes, même dans des couples théoriquement égalitaires.
    A ce sujet, je recommande vivement la lecture de “La femme gelée”, d’Annie Ernaux, qui aborde la question avec une justesse incroyable.

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  74. totoche a dit…

    Quand mon ainé était petit, j’ai géré ma semaine de responsable de magasin avec week-end décalé tant bien que mal. A la naissance de ma fille, j’ai cash levé le pied. Rentrer à 20h/20h30 tous les soirs, bosser le samedi etc, c’était plus possible.

    Après un congé parental de 3 ans, j’ai trouvé une alternative. J’ai passé mon agrément et je suis devenue nounou. Plus de problème de grève de transports/école/cantine au choix, plus de dilemne pour savoir qui poserait sa journée enfant malade (de toute façon je ne pouvais avoir aucune raison valable pour être absente … vive les patrons)

    Je ne dis pas que bosser à la maison, je le ferai longtemps, mais depuis 3 ans je jongle et gère mieux mes 2 pitchounes. Je les vois grandir (et raler aussi) tout en gardant une activité indispensable à ma santé morale et à mes finances

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  75. felixeb a dit…

    J’ai vraiment VRAIMENT apprécié la petite nuance qui précise que le temps hors boulot, on peut aussi le prendre si on a pas d’enfants.
    Le fait de considérer que quelqu’un qui n’a pas d’enfants n’a pas de raison de vouloir rentrer chez lui le soir ou profiter de son week-end m’exaspère tellement. Cela et tout ce qui tourne autour de la même idée : il n’y a de salut que dans le mariage et la famille ou le travail. Sinon, on est un fainéant immature. Et si on est une femme, on n’est pas “une vraie femme”.
    Cela va avec le fait aussi que quand on est prof et célibataire (du moins administrativement), aucun autre lien (famille, amis, engagement dans la vie local etc) ne compte professionnellement et qu’on peut donc vous envoyer un peu n’importe où, hein, vous n’avez pas de raison de vouloir rester quelque part.
    (Je ne parle même pas pour moi qui ai choisi de partir, mais le principe, en lui-même me dérange tant)
    Bref, les vieux restes de Vichy qui traînent encore sans que ça ne gêne personne, ou presque.

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  76. Fanny G. a dit…

    Je dis OUI !
    Actuellement, j’attends patiemment que les employeurs se rendent compte de ma génialité, c’est à dire que je cherche un boulot… et pourtant rien ne m’oppresse plus que l’idée de devoir rentrer dans une routine “boulot dodo”, qui m’a l’air inévitable et oppressante. Pas encore d’enfants, je pense déjà que je me mettrais en mi-temps quand j’en aurais, tellement je trouve indispensable d’être là pour les voir grandir.
    J’ai vu un jour une pièce de théâtre “éloge de l’oisiveté”, qui prônait le travail pour 4h par jour, ce qui laisse un temps considérable pour s’épanouir ailleurs que dans le travail.
    En bref, ce billet me parle à 100% (comme souvent d’autres sujets).

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  77. feufollet43 a dit…

    Ce qui ressort finalement de toutes ces discussions entre filles sur le manque de temps et la difficulté de conjuguer vie de travil et vie de famille, c’est que … il n’y a souvent que les femmes pour se poser ces questions !!! C’est quand même hyper rare, les blogs de mecs où les auteurs se demandent comment ne pas culpabiliser de rentrer tard le soir. Et les articles de conseils pour aider ces messieurs à mieux équilibrer leur vie professionnelle et leur vie de père et époux … La culpabilité, deuxième nature des femmes ?

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  78. mammouth a dit…

    Ce qui m’interpelle dans ton com, c’est pourquoi avoir senti le besoin de mentionner que tes enfants sont supers dans ton argumentation? J’ai des enfants supers aussi et je suis à la maison à temps plein. C’est probablement pas pour ça qu’ils le sont. J’aime à penser que, si, un peu tout de même, car c’est mon choix de carrière, mais au fond, est-ce que ça fait une différence vraiment? Ça dépend de l’enfant et je le saurai bien plus tard.

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  79. mammouth a dit…

    Ce qui m’agace, c’est l’équation sous-jacente que mère au foyer = mère poule ou mère frustrée. Je suis à la maison, ce qui ne veut pas dire que je ne suis pas épanouie ni que je suis plus mère poule que les mamans qui travaillent (souvent le contraire, je dirais), et je constate qu’une maman qui travaille est tout aussi tout le temps sur le dos de ses enfants les rares moments où elle est à la maison avec eux, qui sont, je le rappelle, moins souvent que ceux qu’elle passe au boulot avec des collègues; des collègues qui peuvent être tout aussi chiants que des enfants et qui se comportent souvent comme tel. Juste que eux, on ne peut pas leur donner une torgnole, c’est bien dommage.

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  80. mammouth a dit…

    Blagues à part, excusez ma vive réaction, mais j’en ai un peu marre de ce genre de généralité à la tout-va d’un côté comme de l’autre. Selon moi, un enfant a besoin d’une grande présence parental. Cette grande quantité, c’est bien si elle est souvent de qualité. Mais même si souvent criante, même frustrée, la quantité, c’est parfois mieux que rien du tout. Ça dépend juste de l’enfant et on peut pas le savoir à l’avance, malheureusement. Et puis, ceux qui s’occupent des enfants des autres ne sont pas nécessairement plus épanouis ni plus calmes ni moins frustrés même s’ils ont choisi ce métier. La quantité compte beaucoup, surtout dans la petite enfance.

    On fait le choix de vie qu’on pense pour le mieux pour notre situation, notre caractère dans un moment donné de notre vie. Puis on trouve le courage de le changer quand ça va plus.

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  81. aurélie a dit…

    Dès le premier enfant j’ai pris un temps partiel à 90% pour pouvoir partir plus tôt le soir…. et ne pas arriver à 20 heures …. en ayant la même charge de travail. Je bosse moins en terme d’heures mais pas en terme qualitatif puisque maintenant j’ai deux enfants et plus de papa…. donc seule avec les enfants et un job!
    Je suis maintenant à 75% après un congé parental d’une année où j’ai apprécié de profiter de bébé mais au bout d’une année j’étais heureuse de retourner au taf! Maintenant disons que les français sont en retard sur l’alliance vie privée-vie pro. Fais des enfants mais tu vas bosser moins tard, donc tu ne seras pas augmentée comme les autres (c’est ce qu’on me dit à moi en vrai) vu que tu as la chace d’être à temps partiel, oui mais ma paye aussi elle est à temps partiel.

    Bref bref, c’est très compliqué surtout en région parisienne avec les transports, les nounous chères et pas disposées à t’arranger mais on y arrivera …. un jour!

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  82. mammouth a dit…

    Je comprends ta réaction. On aimerait se sentir plus libres de nos choix. Le salut comme tu dis passe par ce que la société est.

    Pour moi, comme j’ai dû en donner l’impression, ce qui m’irrite, c’est cette idée d’épanouissement personnel de la femme moderne qui doit obligatoirement passer en dehors de la maternité et de la famille et beaucoup dans la vie professionnelle. J’ai choisi de fonder une famille. Pour moi, c’est un projet de vie à deux. Gros projet qui me laisse peu de temps pour autre chose, pour l’instant. C’est bien ainsi.

    En effet, le salut dans notre société semble être la famille et le travail. Mais qu’est-ce qu’il y a d’autres en fait pour occuper de façon satisfaisante à temps plein nos journées?

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  83. Val a dit…

    Comment te dire à quel point ce post me touche de près… Je suis une avocate (de province certes)mais relativement chanceuse car j’ai un patron qui a des enfants petits qu’il souhaite voir (un peu)… et je ne pars qd même pas avant 19h (ce qui semble un luxe dans ma branche, pour avoir fait d’autres cabinet qd j’étais nullipare, je sais de quoi je parle).
    Et s’il est vrai qu’avec un 2ème enfant, la culpabilité grandit encore (d’autant que le 1er est entré en crèche à 2 mois 1/2 et que la grande mange/ se douche/ se couche trop tard pour profiter de me voir…), j’ai renoncé il y a 2 ans à un poste salarié à temps partiel (pour une salaire net à peine moindre que mon actuel temps + que complet) pcq je m’ennuyais et que mon métier c’est avocat et rien d’autre.
    Parfois je m’en veux de cet “égoisme” mais le reste du temps j’espère que je montrerai à mes enfants qu’il est qd même fondamental d’avoir la chance de pouvoir exercer un métier qu’on aime et qu’on a choisi. Même si le prix à payer est parfois un peu fort.
    Bref, dans mon état de mère aimante et présente mais active et épanouie est pétri de contradictions…
    Merci pour cette réflexion (vais encore finir tard moi !!!)
    Bises

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  84. agatha a dit…

    Puisqu’on parle de quantité de temps et de qualité auprès des enfants ; on peut poser en France la même question entre la quantité et la qualité de temps passé au boulot . Qu’est ce qui compte le plus le nombre d’heures passées au travail , ou le nombre d’heures où on a été très concentrée et très efficace au travail ? car je ne suis pas sûre qu’une mère ( ou un père d’ailleurs ) soit toujours hyper concentré quand il voit l’heure tourner le soir , qu’elle (il)commence à gamberger ,”merde , les transports , la nourrice , la fermeture de la garderie etc …”, le travail est il toujours très productif (puisque c’est le terme à la mode)?

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  85. Doro a dit…

    Haaaaaan … Pourquoi tes billets tombent si souvent justes ??!!!! J’ai quitté mon job fin 2010 et tes réflexions me paraissaient déja si similaires aux miennes à propos du travail … Et là je reprends le taf lundi prochain après 6 mois de chômage et j’ai un cafard, mais un cafard, de laisser mes 2 pitchounes ( 6 et 9 ans) après 6 mois à en profiter au maximum, à faire les devoirs, emmener aux activités, lire des histoires, cuisiner, faire des câlins … BOUOUOUHHHH !!! (bon sinon j’ai aussi conscience d’être très chanceuse d’avoir retrouvé un emploi en ce moment hein …)

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  86. Marje a dit…

    Ce billet me fait gamberger depuis ce matin. En ce qui me concerne, si je pouvais remonter le temps, je ne ferais pas les mm choix. Je choisirais un métier plus intense avec un salaire plus intense. Je “sous-traiterais” la logistique familiale (linge, ménage, courses ….). Je passerais peut-être moins de temps avec mes enfants mais je profiterais vraiment d’eux. Je crois que de nombreuses femmes à temps partiel gère le quotidien et pas nécessairement l’épanouissement de leurs enfants. En fait, je voudrais être un homme. Ne pas avoir d’horaires, rentrés tard, ne voir mes enfants que douchés, nourris, libérés de leurs devoirs … Voilà je veux être un homme …Je sais que ce commentaire va froisser certaines lectrices, je m’en excuse par avance et j’enfile mon kevlar !
    Mammouth, lundi, je serai au Salon et je vous concocte une sélection de Noël hummmm !!!!

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  87. Mel a dit…

    “On fait le choix de vie qu’on pense pour le mieux pour notre situation, notre caractère dans un moment donné de notre vie. Puis on trouve le courage de le changer quand ça va plus.”
    Bien d’accord avec toi là-dessus !
    Pour le reste, tu as raison quand tu affirmes qu’on ne peut pas faire de généralités : ce qui te convient à toi aujourd’hui ne convient pas forcément à une autre. Tant mieux si tu es épanouie dans ton rôle de mère au foyer, simplement pour d’autres l’épanouissement sera ailleurs, d’autres encore ne seront pas en position de choisir et devront faire avec.

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  88. Mel a dit…

    @mammouth (suite) Je te cite encore “J’ai choisi de fonder une famille. Pour moi, c’est un projet de vie à deux. Gros projet qui me laisse peu de temps pour autre chose, pour l’instant. C’est bien ainsi.
    En effet, le salut dans notre société semble être la famille et le travail. Mais qu’est-ce qu’il y a d’autres en fait pour occuper de façon satisfaisante à temps plein nos journées?”

    Je suis sûre que de nombreuses personnes te citeraient plein d’exemples d’activités satisfaisantes qui ne sont en lien ni avec le travail rémunéré, ni avec la famille.

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  89. Bibiche a dit…

    “Je me souviens des stratagèmes pour pointer à 18h00, du manteau enfilé lentement à 17h50, du pas de cardinal grabataire jusqu’à la pointeuse, et de l’allure vive avec laquelle une fois la carte entrée dans la machine, nous filions vers le RER”. J’ai vu le film en lisant ces lignes ! trop juste ! et pour ce qui concerne la conciliation boulot/minos, j’ai choisi, mais c’est d’autant plus simple que la passion ne m’anime pas (au boulot je veux dire …)alors j’arrive à l’heure et je pars à l’heure et s’il faut rester pour de vraies raisons (qu’en rentrant je me sente vraiment pleinement détachée de mon boulot, l’esprit disposé pour les miens) je suis capable de rester, aussi… mais faut pas me demander le même soir de préparer une quiche hein !

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  90. Cloclo a dit…

    Coucou!

    Euh… un petit détail me chiffonne. Un petit détail que j’hésite à faire remarquer ici, n’ayant pas eu le temps de lire tous les commentaires pour voir si quelqu’un d’autre l’a déjà fait. D’ailleurs trouver des fautes d’orthographe sur ce blog est si rare que je me demande si c’en est bien une.
    Mais je crois bien que le mot “rajouteré” n’est pas français. Si on veut dire “je rajoute” dans une phrase qui nécessite une inversion sujet-verbe, on met “rajouté-je”. Mais je crois que dans cette phrase du conditionnel présent passerait mieux: “rajouterais-je”.
    Bref, voilà, détail mais bon… Vive la langue française!
    J’attends vos réponses et/ou corrections!

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  91. fmior03 a dit…

    Ah, l’éternel dilemne…
    Mathilde me fait rêver avec son récit: la Norvège, je connais très bien, et à chaque fois que j’y vais, je me dis qu’ils ont tout compris à la qualité de vie…
    J’ai psychoté et pleuré sur ma carrière futurement avortée quand j’attendais ma grande: pensez-vous, je n’allais plus pouvoir faire des journées 8h30-19h30! Et finalement, on s’y est fait, et mon chef aussi! Je pars tous les jours à 17h20, avec parfois encore l’impression d’avoir pris mon après midi alors que j’arrive à 7h30…
    Mais même si j’ai frôlé l’arrêt cardiaque avec mes 1h de transports en commun parfois chaotiques, ça vaut le coup pour les retrouvailles avec mes petits loulous, les sourires de Petit Homme et même les chouineries de Mademoiselle Chérie.
    La naissance de Petit Homme a été l’occasion de passer aux 4/5è, donc je fais le boulot de 5 jours en 4 mais je suis plus efficace et je peux profiter de mes chéris (ou de mes journées!!) si je veux!
    Peut-être cela a-t-il aussi à voir avec le fait qu’on (Petit Homme et moi) est passés pas loin du pire à sa naissance… ça remet les idées en place.
    Il y a encore du boulot pour que ça rentre dans la tête du monde de l’entreprise, mais j’espère bien qu’il finira par comprendre que cet équilibre est un atout et non un risque!

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  92. From Montreal a dit…

    je n’ai pas encore d’enfants mais, comme cet autre commentaire issu d’une maman qui est aux Pays-Bas, j’ai devancé le probleme en m’installant au Québec : je suis chez moi a 17.00 tous les soirs, et le congé maternité dure.. UN AN !!! Tout est fait pour la vie personnelle.
    Je n’encourage pas un exode massif, mais que des methodes similaires, issues de Scandinavie ou ailleurs, soient implantées en France !

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  93. DOMINIQUE a dit…

    Je rebondis sur fmior03 (si j’ose dire) : les 35 heures, pour le travail de bureau où bien souvent il n’y a que des femmes, ça a été un vrai progrès. Avoir ses mercredi après-midi pour les mères avec enfants, le lundi matin pour les bringueuses, ou pour moi : cumul de deux jours par mois pour aller voir mes parents à 600 km. (avec week-end inclus, quand même). Et justement, tout le monde a joué le jeu : les dossiers bouclés avant de partir, “testament” inclus (tu vas avoir un coup de fil de Untel, laisse pisser et dis-lui de me rappeler demain).
    Alors, ça me fout les boules cette critique récurrente des 35 heures.

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  94. ladymarlene a dit…

    Merci dominique de rappeler que les 35 heures n’ont pas été la CATASTROPHE que la droite nous décrit sans arrêt. Non, elles n’ont pas fait couler l’économie.Simplement, les boites n’ont pas joué le jeu.

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  95. Tite_bulle a dit…

    Ici c’est tout l’inverse ou presque.
    Je suis enceinte, c’est prévu pour avril, j’ai la chance rare de pouvoir bénéficier d’un écartement pour protection et d’un congé d’allaitement jusqu’aux 6 mois de l’enfant (congé de maternité rikiki en Belgique sinon)…
    Après je retournerai à mon métier que j’adore. Celui de sage-femme. Et je sais déjà que ça sera au papa de gérer le dépot à la crèche et la reprise pcq moi je ne serai très souvent pas disponible. Ni aux repas du soir ni… Bref avec des horaires variables je vais louper plein de moments.

    Je songe déjà à passer de nuit mais en attendant c’est le papa qui réfléchit à prendre un temps partiel, c’est lui qui posera ses congés pour enfant malade, c’est lui aussi qui ira le chercher en cas de fièvre ou autre…

    Bref du coup c’est surtout lui qui se demande cmt il va gérer, moi je me repose entièrement sur lui pour ça :)

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  96. Caroline a dit…

    cloclo tu as totalement raison, n’importe quoi mon “rajouteré-je” !! je voulais écrire “rajouté-je” et me la péter, c’est réussi.

    Mammouth, moi je crois qu’en réalité il n’y a en effet pas de bons et mauvais choix. Du moment où on y trouve à peu près son compte, tout va bien. Après, moi j’ai tendance à toujours avoir peur pour les personnes qui font de leur vie de famille presqu’un “job” ou un “projet à temps plein”. Parce que les enfants grandissent vite, qu’un mariage ça peut s’interrompre et que je suis du genre à redouter d’être seule et sans ressources. Mais loin de moi l’envie de juger. En revanche je te trouve un tout petit peu catégorique dans tes affirmations quant au bien être de l’enfant directement relié au temps de présence de sa maman. Je connais des enfants très épanouis avec des parents très actifs, des enfants très épanouis avec leur maman à la maison mais aussi l’inverse dans les deux cas. Je crois qu’il faut éviter au maximum toute culpabilisation, ça ne fait de bien à personne…

    Marje, je comprends ce que tu écris, quand tu dis que tu voudrais être un homme, c’est quelque chose que j’ai pu ressentir moi aussi !

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  97. Marine92 a dit…

    Ralala, tu touches à peu près à un questionnement actuel chez moi.
    Je viens d’être promue à un poste que je convoite depuis 2 ans.
    Alors bien sûr, je vais bosser au moins une heure de plus chaque jour (soit environ 12h d’absence par jour), je vais bosser le samedi et j’ai un pré-ado de 12 ans…

    Moi aussi le boulot c’est ma came, c’est le job que je voulais tant, mais c’est aussi et surtout un moyen d’avoir une vie agréable pour mon fils et moi. Ici on a pas de plan B!
    Alors j’avoue que je culpabilise de passer encore moins de temps avec lui mais en même temps mon fils ne souhaite pas que je prenne mon jour de repos le mercredi.
    Il aime son mercredi après midi peinard à la maison, il a ses habitudes.

    Quand je lui ai demandé si mes absences n’étaient pas trop lourdes, il m’a répondu: mais Maman, je SAIS que tu t’occupe bien de moi, arrête de stresser…

    Alors quand tu parles de qualité, je crois que je suis en plein dedans et le minot le vit plutôt pas mal ;)

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  98. DOMINIQUE a dit…

    D’après ce que je peux savoir, vu mes 39 ans (hum), il n’y a pas de bonne ou de mauvaise solution, en ce qui concerne la conciliation de la vie de famille et le boulot. On fait ce qu’on peut, rarement ce que l’on veut, on navigue le plus souvent au jugé. En essayant de préserver l’essentiel, mais il y en a pas mal, d’essentiels.
    Pour revenir aux 35 heures, merci Ladymarlene, la boîte dans laquelle je travaillais a parfaitement joué le jeu. Sauf que l’on ne proposait pas l’heure en moins par jour. Trop contraignant à gérer au quotidien, vu les impondérables (devis urgents, installations imprévues, réunions à préparer, etc.). Faut dire que l’on avait un DRH… socialiste.

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  99. felixeb a dit…

    En fait, ce n’est pas vraiment tout mélanger que de rappeler que si le régime de Vichy n’a pas inventé le concept, loin de là, il a très largement participer à l’encrage de ce double impératif en France: famille et travail. La fête des mères en est un exemple très parlant. Et que, oui, s’il reste quelque chose de ce régime aujourd’hui, c’est bien cette double injonction et tout son substrat dans la pensée commune.

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  100. felixeb a dit…

    ( et j’ajoute rapidement que c’est tellement réussi que rappeler le nouveau souffle donné à cette idéologie par ce régime par ailleurs honni est toujours qualifié de point Godwin alors que non non, c’est un point de vue très défendable historiquement et sociologiquement)

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  101. felixeb a dit…

    Ah mais attention, je ne retourne pas l’injonction que je trouve insupportable… Soyez mère au foyer, business woman ou globe trotter, peu me chaut, justement, tant que c’est ce qui est épanouissant pour vous.

    Enfin, qu’on se comprenne. Je n’ai rien, ni contre la famille, ni contre le travail EN SOI. Tous deux peuvent être des vecteurs d’épanouissement comme d’alienation. Je revendique juste la possibilité de pouvoir aussi m’épanouir en dehors de cela justement. J’aime mon travail, vraiment, j’aimerais juste pouvoir y passer moins des 50h hebdomadaires que j’y consacre actuellement(au bas mot). Et, non, le jour où je prends du temps hors de mon travail, ce n’est pas pour m’occuper d’un mari ou d’enfants, mais pour voir des amis, des proches, pour être seule, pour profiter du silence sur la tasse de thé, pour écrire, pour me balader, pour flaner, pour trainer sur l’ordi. Et pourquoi pas ? Pourquoi ne serait-ce pas satisfaisant ?

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  102. Freg a dit…

    Pas eu le temps encore de lire tous les coms, c’est vrai que l’équilibre entre travail et famille (enfants) est difficile a trouvé. Il ne faut non plus trop s’investir avec les enfants pour ne leur en vouloir lorsqu’ils partent. Rien n’est simple.

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  103. uneautresteph a dit…

    Merci Caroline pour ce billet qui met des mots ultra justes sur mon ressenti, et plus, qui me prend aux tripes ! Comme toi j’ai décidé de transposer mon bureau sur mon canapé (+ table basse envahie) après des années de “confort salarial MAIS frustration”… Sauf qu’ il y a trop de jours encore où le boulot déborde dans tous les sens du terme et bouffe mon énergie au détriment de chéri et enfants (et copines, et frigo, et coiffeur, et loisirs, et caisse du chat, et j’en passe…). Comme quoi même en étant son propre patron on peut être esclave de son travail ! Tes propres réflexions me donnent justement le petit coup de pied aux fesses dont j’ai besoin pour arriver j’espère un jour à trouver enfin ce putain de juste équilibre !! (à 42 ans, c’est pas foutu docteur, j’espère ?)

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  104. DOMINIQUE a dit…

    @ Caro d’ardèche : la seule solution pour contourner Pépère-le-coupeur-de-coms.
    Tu écris ton commentaire, TU LE COPIES, puis tu envoies. Si ça foire, tu recommences : tu te mets dans le pavé des commentaires, tu colles, et hop, tu renvoies. Si ça foire… etc.
    Un peu casse-pieds, mais la joie de baiser ce @^#((}=%%%µ de Pépère fait du bien.
    A tel point qu’il risque de me manquer.

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  105. mammouth a dit…

    Pour le choix, c’est ce que je dis dans tous mes comm du jour, c’est ni bon ni mauvais du moment que ça va avec nous et notre entourage.

    Pour ce qui est du job de mère à temps plein, c’est le même que de s’investir dans un job professionnel à temps plus que plein, l’argent en moins. Tu me diras, c’est là que ça coince. Je te dirai oui. C’était angoissant quand j’ai dit aurevoir à mes clients. J’ai périodiquement des soubresauts d’insécurité financière. En cas de divorce, je me retrouve dans une situation financière difficile. C’est vrai. C’est le risque que j’ai pris en décidant de rester à la maison toutes ces années et je l’assume la plupart du temps.

    Pour le reste, à moins d’être fonctionnaire, on peut toujours perdre son job et se retrouver sans ressources. Mon avantage: je sais que mes enfants partiront et je peux juger quand ils auront moins besoin de ma présence et donc me préparer au changement. Je le fais déjà d’ailleurs. J’ai entamé divers projets depuis le printemps dernier justement parce que je considère qu’ils ont grandi et que j’ai besoin de plus d’espace pour moi-même.

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  106. mammouth a dit…

    Pour la quantité, mon intervention découlait d’une irritation sur le sempiternel cliché qualité versus quantité qui semble le plus souvent servir de justification pour se sentir mieux et de la diabolisation de la mère frustrée qui accompagne l’argument.

    Je ne suis pas convaincue qu’un parent qui râle parce qu’il voudrait aller s’épanouir ailleurs qu’à la maison, c’est pire qu’un parent supposément épanoui au travail qui se culpabilise ou regrette trop souvent de ne pas être là. N’idéalisons pas non plus la qualité outre-mesure. Les tous-petits ont besoin de beaucoup de présence (et juste pour dire, je n’ai pas parlé de la présence de la mère, simplement d’une présence). Si ce besoin n’est pas comblé, cela ne veut pas dire qu’ils grandiront croches.

    Je n’ai pas pensé que mon message serait interprété comme culpabilisant, loin de moi cette idée. D’ailleurs, mes autres comms étaient clairs qu’aucune méthode ne garantit le bien-être des enfants. Je remettais le bénéfice de ma présence en question pas plus tard qu’hier. C’est pourquoi le sujet du jour est tant venu me chercher.

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  107. mammouth a dit…

    Bien sûr que c’est satisfaisant. Mais je pensais que tu parlais d’activités à temps plein autres que le travail et la famille pour occuper tes journées entières et non des loisirs. Je comprends que tu veuilles travailler moins pour profiter du temps pour toi. Je trouve aussi ces temps-ci que je travaille trop et que j’ai besoin de plus de temps pour moi.

    J’essayais de dire que moi je ressens souvent la pression inverse de toi dans la société individualiste d’aujourd’hui: celle où ce n’est pas bien vu de se consacrer à sa famille et aux autres parce que ce n’est pas sain de ne pas s’épanouir ailleurs. Comme quoi les perceptions changent selon notre angle et la fenêtre par laquelle on regarde la vie.

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  108. mammouth a dit…

    Je m’excuse si mon ton aujourd’hui a semblé un tantinet agressif. Le sujet de trop travailler me turlupine ces derniers temps. Par les temps qui courent, la marmaille râle en permanence, se querelle régulièrement, réagit vivement (c’est un euphémisme) à un rien. Et je ne sais pas pourquoi. Vous me direz que les enfants, c’est régulièrement chiants de toute façon. Mais j’ai l’impression que ma disponibilité et ma présence ne servent à rien. Que toute l’énergie et le temps que je mets à essayer de créer une ambiance harmonieuse à la maison ne sert à rien. Surtout si, au final, je n’arrive pas à appliquer mes préceptes et suis celle qui hurle, tape du pied et claque la porte. J’en arrive à la conclusion que je pourrais être beaucoup moins aimante voire carrément agressive tout le temps et beaucoup moins présente et que, tout compte fait, ils s’en sortiraient très bien.

    Ces jours-ci, j’ai l’impression de conduire dans le brouillard où les autres semblent connaître la route; je regarde la carte parentale et j’ai le sentiment que les codes pour la déchiffrer et qui me permettraient de trouver le bon chemin m’échappent totalement.

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  109. Marje a dit…

    Mammouth, je suis dans la mm voiture que toi ! J’ai l’impression que ma vie est centrée autour du bien-être des enfants et pourtant l’ambiance est chaotique, ça rale, ça boude, je rale, je boude et je crie aussi …La carte parentale est illisible ! Courage …

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  110. ladymarlene a dit…

    Tout se négocie ! Perso,ce qui m’exaspère, c’est que la droite n’a que ça comme arguments pour justifier la situation économique actuelle : les 35 heures et n’essaie pas une seconde de voir où elle (au pouvoir depuis 10 ans) s’est ramassée….

    Est ce qu’un jour, un homme politique dira “là, on s’est trompés, c’est vrai…”

    L’erreur est humaine !

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  111. Carole Nipette a dit…

    C’est peut être un luxe en effet de ce poser ce genre de questions mais ce n’est pas une raison pour ne pas se les poser… J’ai bossé comme une dingue entre 25 et 35 ans environ, ne comptant pas mes heures etc (oh purée tu m’as vendu du rêve avec ta pointeuse !!) et j’en suis rapidement arrivée à la conclusion que me tuer au travail ce n’était pas pour moi ni ce que doit être la vie. j’ai toujours été claire avec moi et les autres, je bosse parce qu’obligée mais ma vraie vie c’est tout ce qu’il y a en dehors (je ne nie pas passer de bons moment au bureau, c’est autre chose). Inutile de dire que ceci a été accentué puissance mille depuis que je suis devenue maman et de surcroit maman d’enfant unique… Mon boulot fait que je bosse souvent le soir, je rentre ma fille dort et que là je sature vraiment… je suis donc en pleine réflexion sur l’avenir…
    Et puis cette mentalité de bureau en France où plus tu fais d’heures, mieux tu te fais voir m’horripile, le travail est fait c’est ce qui compte non ?
    Clairement la vie est courte et le temps que tu passes avec ton enfant l’est encore plus…

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  112. English teacher in progress! a dit…

    Ce billet me parle tellement! N’ayant pourtant pas encore d’enfants je passe pourtant beaucoup de temps à me demander comment j’arriverai à laisser mon enfant pour retourner travailler. Je suis pourtant professeur donc je sais que j’ai la chance d’avoir un emploi du temps relativement sympa, mais quand je vois la quantité de travail que je ramène chez moi je me dis que je ne sais pas si je ne finirai pas par être frustrée de ne pouvoir m’occuper de mon enfant. Peut-être est-ce “la faute” à ma maman qui nous a accordé à mes frères et moi tout son temps en choisissant d’être mère au foyer. J’ai vécu tant de belles années grâce à elle en sachant qu’une oreille attentive était et est toujours là pour nous. Mais je sais qu’elle a sacrifié une partie de sa vie pour nous car son travail à elle n’est ni reconnu ni rémunéré et que se passera-t-il quand viendra l’heure de la retraite pour mon père?
    La société française doit je pense faire un sérieux travail sur la relation entre famille et travail. Il y a tant d’autres pays bien plus évolués que nous sur ce sujet.

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  113. delphine hilbert a dit…

    Voici ma faible contribution. Ma mère était au foyer mais pas par choix du tout, et mon père medecin de campagne sans patient car peu humain, et comme le cabinet medical était à la maison il était très présent… présent physiquement et non présent pour nous les 4 filles… C’était disputes conjugales au quotidien, et une maman insomniaque qui ne prenait pas du tout à coeur sa vie de maman. Autant vous dire que je l’ai très mal vécu. Maintenant j’ai deux enfants, je travaille mais à 3/4 et 12h à chaque fois (je suis sage-femme) du coup je vais 2 fois part semaine au boulot. Mon mari est très présent aussi. Je prends aussi du temps pour moi (la petite de 2 ans va quand même chez la nounou 3 fois par semaine) mais je ne peux m’empêcher de douter : est-ce que ce que je fais je le fais bien ? Ce qui est sûr, c’est que le temps que l’on passe avec ces enfants s’il n’est pas vraiment consacré à ses enfants il ne vaut rien, il fait même du mal. Quand je voulais voir mes copines qui habitaient à plusieurs km et que je demandais à ma mère de m’y emmener elle me répondait toujours : “il n’y a pas marqué taxi ici, prend ton vélo” en montrant son front. J’adore le com de Marine92, qui s’enquiert du bonheur de son fils auprès de lui, car finalement lui est le mieux placé pour répondre. S’investir auprès de ses enfants et avoir une belle relation avec eux, voilà ce que j’essaye de faire.

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  114. ln a dit…

    Je suis d accord avec cette réflexion, et même n ayant pas d enfants je me demande tous les jours comment mieux gérer mon temps…dans les com les 3 solutions les plus citées si on continue à travailler sont : travailler à domicile, devenir instit ou assistante maternelle…ça laisse quand même peu de choix ! C est quand même dingue qu’ hormis ces solutions les horaires sont plus que difficilement gerables !

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  115. NuNue a dit…

    Moi je suis très contente de voir mon fils tous les soirs. Je ne rentre jamais trop tard. Après, au bout d’une heure avec lui, j’ai très très envie de le mettre au lit.
    Tout est dans l’équilibre, ne pas les voir de la semaine, et passer tout le Dimanche scotché à eux, c’est pas mon truc. Un petit peu chaque jour ça me va.
    Ce qui est moche c’est que c’est à la mode de faire des horaires à rallonge. Je ne compte plus le nombre de collègues qui se vantent de rester tard, de ne pas avoir pris leurs congés. Je leur demande à chaque fois s’ils n’ont pas choses chouettes à faire dans la vraie vie.
    J’en avais discuté avec un ami Serbe, et chez lui, tout le monde termine à 15h et passe du temps en famille. Le boulot n’est pas une fin en soi. Honnêtement, si je bossais 3 heures de moins dans ma journée, je serais toute aussi productive :)

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  116. En passant... a dit…

    Un petit commentaire empli d’imprécisions mais une information intéressante il me semble : j’ai lu quelque part (où ?) que dans certains pays (lesquels ? ceux du Nord, forcément..?)il est mal vu de partir tard le soir car cela est interprété comme étant le signe d’une personne mal organisée qui ne sait pas gérer les priorités ! En France, comme chacun le sait, il est à l’inverse bien vu de quitter son travail à des heures indues pour montrer qu’on en fait beaucoup… De l’eau ajoutée à ton moulin !

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