Mois : décembre 2012

Ma vie, mon oeuvre, mes amours

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Parce qu'on n'est jamais si bien servie que par soi même, voici un billet à forte teneur en personal branling. Pour vous dire que j'ai le plaisir de signer un premier article dans l'Express Style.fr. J'ai déjà eu l'occasion de dire ici combien j'appréciais la façon dont Géraldine Dormoy parlait de la mode, avec un oeil qui diffère de ce qui se fait dans la bloguerie. Elle est aussi l'exemple assez singulier d'une blogueuse devenue journaliste et même plus, puisque c'est elle qui est aux manettes de l'Express Style. Je suis hyper flattée et touchée qu'elle ait pensé à moi pour y écrire un article un peu "psy" et je me réjouis, vraiment, de cette nouvelle collaboration.

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Par ailleurs, dès le 16 janvier, vous pourrez trouver chez votre libraire ces deux petits bouquins illustrés par Astrid M et écrits donc par ma pomme. Ils ont une saveur particulière pour moi parce que c'est la première fois justement que je vois des dessins accompagner mes textes. Et aussi parce que chaque lettre de ces abécédaires est l'occasion d'une mini nouvelle. On reste dans quelque chose d'assez léger et qui ne révolutionnera pas l'histoire de la littérature, mais c'est malgré tout différent de ce que je fais d'habitude. Et puis ces deux livres je les ai écrits en entendant le bruit des vagues de la Méditerrannée, pendant que les enfants et le churros faisaient la sieste. C'était à la fois un peu difficile de ne pas être complètement en vacances cet été et en même temps ce rendez-vous quotidien avec mon clavier n'était pas désagréable, je me prenais presque pour une écrivaine, il ne me manquait que le plaid et le feu de cheminée pour être dans mon fantasme number one, celui de l'auteur isolé dans une masure en bord de mer, buvant des litres de thé tout en couchant sur le papier ses riches idées.

Ok, je n'ai pas vraiment encore écrit mon oeuvre majeure, mais après tout, peut-être que ces chroniques ici et ces petits livres sont très exactement ce pour quoi je suis faite ?

Dans le magazine Pleine Vie, j'ai aussi écrit un dossier sur la spiritualité avec l'aide précieuse de certaines d'entre vous et notamment Pascale, Lysiane, Anne et Maryse. Je les cite elles parce qu'elles ont un site, mais merci aussi aux autres témoins (smouik smouik :-).

Enfin, dans le Psychologies Magazine daté du mois de décembre j'ai tenté de répondre à cette question bien plus philosophique qu'elle n'y parait: "Les paillettes sont-elles indispensables à la fête ?"

Voilà, à part ça je suis complètement orpheline à l'idée de ne plus avoir ma dose hebdomadaire de Borgen, l'une des meilleures séries des dernières années, illuminée par la présence de son actrice principale qui en plus est complètement francophone. J'avoue, elle provoque en moi des émotions assez similaires à celles éprouvées avec Shane (pourtant complètement différente). Si ça se trouve je suis séristiquement gay ? Sérieusement, si vous n'avez jamais regardé Borgen, les deux saisons sont disponibles en DVD et c'est un super cadeau à (s') offrir. C'est intelligent, féministe, politique et aussi romantique.


 

C'est tout je crois pour aujourd'hui. Demain il y aura du cadal ici, ainsi que le lendemain et peut-être même le surlendemain. Avant une petite trêve des confiseurs, histoire de recharger un peu les batteries et de revenir, qui sait, avec la version 3.0 de PDR. Ou pas, vous savez ces choses là (entendre tout un tas de procédures informatiques auxquelles je ne comprends que pouic et que j'ai donc confiées à une personne compétente en la matière) prennent du temps. En attendant, je vous prie une nouvelle fois de m'excuser pour les commentaires avalés, les caprices de pépère l'antispam et tutti quanti. En vous répétant une nouvelle fois que jamais au grand jamais je ne supprime vos propos à moins qu'ils ne soient très insultants.

 Edit: la blouse jolie est l'oeuvre de Morgane Sezalory. C'est fou non comme un simple col peut tout changer. J'aime la mode comme ça en fait, quand un détail qui n'en est pas un nous fait sentir subitement un peu particulière.

Livres pour enfants: la chronique de Marje #7

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Bon les gars. Marje avec Noël, elle rigole pas. A savoir que sa chronique, elle fait un petit peu.. 50 pages. Et ça n’est pas une façon de parler, if you see what I mean. Franchement, s’il n’y a pas un éditeur ou un rédacteur en chef qui finit par la contacter pour lui confier une rubrique dans un mag ou carrément la responsabilité d’une collection, c’est que les gens sont vraiment cons.

Ce qui est une possibilité.

Ceci étant dit moi je me réjouis de la myopitude du tout venant parce qu’en attendant elle est rien qu’à moi, Marje. Et un peu à vous.

Comme Typepad, qui est déjà sous tranquilisants et à deux doigts de la cure de sommeil – sachez que JE NE SUPPRIME AUCUN COMMENTAIRE ET QUE JE MAUDIS SUR DOUZE GÉNÉRATIONS L’ANTISPAM QUI VOUS AVALE DES PAVÉS DE JOLIS MOTS TOUS LES JOURS – risquait de me jeter son tablier à la figure si je mettais l’intégralité de la chronique, j’ai coupé la poire en deux et vous propose ci-dessous une première moitié. Et demain, je mettrait l’autre moitié pour les plus grands.

Et juste là, parce que oui cette fois-ci ça a marché, vive le petit Jésus, les fichiers PDF, l’intégrale ou la liste en format tablette.

Je propose qu’on fasse une hola virtuelle à Marje, sinon.

La chronique de Marje est ici en format intégral
Téléchargement Carobloglijechron7top

et ici en format tablette (super mise en page Marje !)
Téléchargement Minitablocaroblog7

Allez, c’est parti…

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Christmas issue…

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Je suis très fière de moi. Cette année je n'ai presque pas terrorisé mes enfants pendant la décoration du sapin. C'est assez étrange, ce côté control freak de la guirlande. Alors que je n'accorde que très peu d'attention à tout ce qui est ameublement, ordre, ménage, design et compagnie, je me transforme, je l'avoue, en christmaszilla au moment de l'accrochage des boules. Je pense que ça renvoie à quelque chose au niveau de la castration, un oedipe mal géré. Je ne vois que ça.

Concrètement, ça se traduit par une certaine difficulté à les laisser disposer des décorations comme ils l'entendent (sachant qu'en général ils l'entendent par "toutes les boules concentrées dans dix centimètres carrés d'une branche") (si possible à l'arrière du sapin). Sans compter le goût tragiquement mauvais du machin qui tient CHAQUE ANNÉE à nous ressortir l'affreuse boule en plastique remplie de billes en polystyrène fabriquée au CP. Jusqu'à ses 11 ans, merci la respiration abdominale, j'ai consenti à ce qu'elle cotoie les miennes, mes précieuses, choisies avec amour. Mais là j'ai décidé qu'il fallait enfin lui dire la vérité: "Ta vilaine boule gâche MON sapin".

Une partie de moi savait qu'elle était en train de briser le coeur de son enfant mais l'autre jubilait à la perspective de s'être enfin débarrassée de cette verrue. C'est celle là qui a gagné. La mauvaise. En même temps Winicott parle de mère "suffisamment" bonne, hein.

Allez-y, dites-le, je suis un monstre. La Mac'Miche du sapin. La Monica Geller de Noël.

La seule chose qui me rassure c'est que malgré cette légère tendance impérialiste, mes enfants réclament tous les ans qu'on recommence et me supplient de "faire comme d'habitude, tous ensemble, tu sais, avec tes chansons de Franck Sinatra".

C'est dingue quand même l'amour filial. Un jour je le paierai, c'est certain.

En attendant, dans ta face, la vilaine boule en polystyrène. NIAHAHAHAHAHAHAHAH.

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Muffins à la framboise qui déboitent

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Alors vous me l'avez demandée à corps et à cris, la voici. J'ai trouvé cette recette de muffins aux framboises dans un vieux numéro de Marmiton magazine et elle fait un tabac à chaque fois. En été je prends des framboises fraiches mais en hiver bien sûr je vais chez mon pote Picard et prends des surgelées. D'ailleurs je crois que je ferai toujours ça désormais parce que 1) ça revient beaucoup moins cher et 2) elles ne s'écrasent pas du coup.

Bref, il vous faut donc:

250 g de farine

1 sachet de levure

50 g de cassonade

150 g (mais moi j'en mets plutôt 100 g) de sucre

2 oeufs

100 g de beurre

200 g de framboises

Dans la recette initiale il y a aussi une cuiller à soupe de confiture de framboises mais moi je préfère sans.

Vous avez besoin de deux saladiers. Dans le premier, vous mélangez les oeufs, les sucres et le beurre fondu. A la fin vous y ajoutez les framboises.

Dans l'autre, farine et levure que vous amalgamez bien.

Vous balancez ensuite le mélange humide sur le mélange sec. Plaf. Vous ruinez probablement votre chemisier blanc si comme moi vous n'avez pas la présence d'esprit de mettre un tablier ou un vieux nanard quand vous cuisinez. Et là, c'est le secret parait-il, vous mélangez, mais GROSSIEREMENT. Plus y'a des grumeaux et mieux c'est. Si, comme moi, vous n'avez pas fait décongeler les framboises, vous obtenez une pâte assez épaisse, type pâte à cookies, à cause de la solidification du beurre (j'imagine). Probable que de vrais patissiers, genre la sérénissime Mercotte – je te kiffe Mercotte, tu le sais hein ? – me fouetteraient à coup de batteurs à oeufs et m'expliqueraient que c'est un crime de lèse majesté de procéder ainsi, que le froid des framboises ralentit l'effet de la levure, etc. Mais la vérité c'est que l'intérêt, donc, c'est que les framboises ne s'écrasent pas. Et aussi qu'à la cuisson ils gonflent en effet un peu moins. A l'arrivée, une texture mi-muffins mi-financiers (alors que y'a pas d'amandes, dingue) que j'adore. D'ailleurs voyez, l'image d'entrée de billet c'est avec des framboises fraiches et celle-ci dessous avec des surgelées. Et bien ça ne rend pas pareil. (dans les premiers il y a aussi un peu de confiture de myrtilles, ce qui explique la couleur un peu violette par endroits) (bonjour, je suis la créativité) (Poke SBEP).

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Quoi qu'il en soit, vous avez de quoi faire une bonne dizaine de muffins. Laissez les cuire à peu près 20 mn à 200° et mangez les froids ou tièdes c'est comme vous voulez. Avec un thé c'est encore mieux.

La prochaine fois j'essaie d'y ajouter des morceaux de chocolat blanc.

Galeries Lafayette: l’appli

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Billet sponsorisé

Je ne suis pas une super geek, mais je dois bien avouer qu'un objet a révolutionné ma vie toute entière depuis deux ans (vous noterez mon sens de la mesure). Mon Iphone. En premier lieu cette incroyable fonctionnalité me permettant de remplacer à jamais mon agenda papier – que je ne remplissais que de façon très aléatoire, comptant sur ma mémoire d'éléphant pour honorer mes rendez-vous (ah aha ha ha aha) – et de synchroniser les infos avec celles de mon ordinateur (non sans quelques bugs, encore une fois toutes mes excuses à toutes les personnes m'ayant attendue une heure ou plus en raison d'un léger souci justement de synchronisation).

Au delà de ces fonctionnalités ce base, ce qui vraiment m'a rendue dingo de mon bigo, ce sont les applis. J'avoue, j'en ai tellement que mon téléphone est en surchauffe et qu'il va falloir que je me résolve à le nettoyer un peu. Mais c'est comme ça, savoir où part l'avion qui passe au dessus de ma tête ne sert absolument à RIEN mais me remplit d'une joie bizarre (suis-je bizarre ?).

Des applis inutiles, donc, j'en ai une palanquée, sans compter celles téléchargées à mon insu par ma progéniture (on parle de cet instant gênant où en pleine réunion mon téléphone s'est mis à brailler "ça fait longtemps que tu n'as pas joué à Temple Run !" ? Non, on n'en parle pas).

Mais j'en ai aussi qui sont tout bonnement indispensables. Si.

Par exemple celle des Galeries Lafayettes qu'on m'a proposé de tester et qui m'a sauvée, oui SAUVÉE de l'ennui dans la salle d'attente de la seule dermatologue de Paris qui n'a pour journaux que des revues d'architecture (boooring) et deux Femina d'avril et juin 2004. En surfant sur l'appli des Galaf, j'ai pu me faire tous les catalogues téléchargables et rêver à toutes ces choses que je n'aurai sûrement pas à Noël mais SI ON DEMANDE PAS ON N'A RIEN.

J'ai aussi pu vérifier que le magasin de Lyon Part-Dieu serait ouvert le dimanche avant Noël, ce qui pourrait m'éviter un incident diplomatique en cas de cadeau manquant (et donc éviter l'achat improbable en mode SOS à la maison de la presse du bled à côté de chez mes parents) (ma mère peut vous en parler, elle est l'heureuse propriétaire d'un buste de Cléopatre en placo déniché un 24 décembre à 20h par mon père il y a quelques années. Un grand moment).

Bref, cette appli est gratuite et vous pouvez la trouver là.

Edit: pour moi les Galeries Lafayette du Bd Haussmann, c'est avant tout la représentation exacte que je me faisais petite du magasin du roman de Zola, "Au bonheur des dames". Une de mes premières émotions littéraires et un émerveillement lorsqu'à 20 ans j'ai pénétré sous la coupole.

De choses et d’autres

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En ce moment Rose m'aime beaucoup. Enormément, à la folie, même: "Presque autant que Tata " (sa nounou).

Je le vis très très bien.

A part ça, petit billet en coup de vent pour vous dire que c'est le commentaire n°152, de Siellise, qui a gagné les BO "Les petites mains". Un grand bravo à elle. Je sais que Laurie a passé une journée la tête dans les nuages grâce à vos messages et qu'en plus de nombreuses paires vont se retrouver au pied d'un sapin le 25 décembre, ainsi d'ailleurs que quelques pochettes bien jolies aussi.

Sachez qu'il reste encore quelques modèles, mais pas des tonnes, Laurie ayant décidé et je trouve ça très bien, de faire des éditions limitées. Elle travaille déjà sur sa collection printemps été et je me ferai un plaisir de venir vous en parler à nouveau. Je sens que d'ici quelque temps elle va devoir trouver un plus grand atelier, la fée.

Dans les jours à venir il y aura encore quelques concours, avec un superbe sautoir à gagner, mais aussi un portefeuille et des étoles. J'avoue profiter de cette période pré-christmas pour vous proposer ce type de billets. Ça se calmera par la suite, même si je vais essayer de préparer quelque chose d'un peu chouette pour fêter les 7 ans du blog, avec je l'espère une migration terminée vers WordPress et donc la fin de ces galères de coms assez pénibles pour tout le monde.

Sinon, histoire de continuer sur ce mode tout et n'importe quoi, je lis actuellement "La vérité sur l'affaire Québert" de Joël Dicker et ma foi j'aime beaucoup, le bouquin rassemble deux genres que je prise : polar et college book.

Ah et aussi, ma copine Ludivine de Chastenet joue dans une pièce de l'avis général hilarante, "La maitresse en maillot de bain" au Café de la Gare. Au cas où vous auriez envie de théâtre, je vous invite à réserver. Moi j'y vais dans les jours à venir et je trépigne d'impatience.

Qu'est-ce que je voulais dire encore ? Ah oui, dimanche je me suis ridiculisée à Just Dance 3 à la Wii. Mais ça n'est pas ça qui fut le plus douloureux. Non, le plus douloureux fut de devoir convaincre les ados qui se bidonnaient en regardant leurs mères essouflées après deux minutes à se trémousser sur Marcia Baila que SI, CETTE CHANSON DES RITA MITSOUKO A BIEN ÉTÉ UN TUBE INCROYABLE À UNE ÉPOQUE OÙ LA TÉLÉVISION N'ÉTAIT PLUS EN NOIR ET BLANC.

Entre ça et ma fille qui m'aime presque autant que sa nounou, en vérité je suis en dépression. Heureusement qu'il y a les couchers de soleil de dingue en ce moment sur Paris et aussi les pichets de Margaritas accompagnés de Burritos du Sole et la luna. Ça aide un peu.

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Edit: ce soir a lieu une vente en ligne des Composantes à 21h, pour celles qui comme moi n'ont pas pu se rendre à la boutique éphémère.

 

Idée cadeau #4: des boucles d’oreilles « Les petites mains »

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La première fois que j'ai vu Laurie, j'ai pensé à un elfe. Jusque là, Rose ne supportait pas trop que nous sortions le soir (= elle prenait un malin plaisir à vomir de rage sur toute personne censée la garder) et nous devions user de stratagèmes malhonnêtes pour nous échapper en loucedé, ce qui me gâchait toutes mes soirées, rongée que j'étais de culpabilité. Et puis Laurie, donc, est arrivée et Rose l'a immédiatement adoptée. "C'est elle la plus belle", a-t-elle décrété (elle est un peu superficielle).  De fil en aiguille on a sympathisé et j'ai découvert qu'en plus d'être une baby-sitter ultra responsable, et pleine de ressources (du genre à vraiment préférer passer la soirée à jouer avec les gamins plutôt que de les coucher le plus vite possible histoire de mater un film) (c'était je dois l'avouer ma conception du job quand j'avais son âge), Laurie est surtout une créatrice.

Après avoir étudié la reliure à l'école Estienne, elle a fait ses premières armes chez Hermès, excusez du peu. Aujourd'hui, elle anime des ateliers artistiques pour les enfants et parrallèlement, a lancé sa marque de bijoux, mais aussi de maroquinerie et bien sûr de reliure d'art, sur commande. Il faut l'entendre parler du cuir, de la dorure, des beaux livres. Il y a de la poésie dans la passion qui l'anime.

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Ces boucles d'oreilles, sujets de ce billet, sont le fruit d'une technique hyper pointue inspirée de l'origami. Pour les réaliser, Laurie s'approvisionne en papier népalais dans une minuscule échoppe du quartier asiatique et plie, replie et replie encore. Le résultat est… aérien. Ma grande ne quitte pas les siennes, tant elles sont légères et surtout différentes des babioles fabriquées à la chaine des Claire's et compagnie. Et malgré une apparente fragilité, elles sont hyper solides, le papier népalais, réalisé à partir de l'écorce d'un arbre, le lokta, poussant au Népal entre 2600 et 3400 m d'altitude, ayant une texture assez proche du cuir, en fait.

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Personnellement je suis hyper frustrée, parce que mes oreilles, percées sur le tard à 25 ans, n'ont jamais toléré finalement la moindre boucle. J'ai fini par lâcher l'affaire et laissé les trous se reboucher. Privée de créoles, dormeuses et donc aujourd'hui des créations de Laurie.

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Bref, à la maison on aime Laurie et ses petites mains et on suit depuis le début son aventure. Pour elle c'est très impressionnant je crois de vous montrer pour la première fois son travail, elle me confiait samedi avoir une boule dans le ventre à cette idée et en même temps hyper hâte.

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Comme c'est bientôt Noël, elle m'a proposé de vous faire gagner une paire de ces BO. Il suffit pour cela que vous alliez regarder tous les modèles et que vous mettiez dans les commentaires le lien vers celui qui a votre préférence: monture sur fil argenté ou doré, papier aux motifs incas, étoilé ou doré, à vous de choisir. Comme à son habitude, le churros tirera l'une d'entre vous ce soir. Une vraie force de la nature, cet homme.

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Voilà, vous savez à quel point j'admire les personnes qui se lancent ainsi, encore plus lorsqu'il s'agit d'une aussi jeune fille. On parle souvent de la génération Y, de son côté un peu dilettante. En ce qui me concerne à son âge je n'avais pas un tiers de la maturité de Laurie, qui bosse sans relâche et mène sa barque vaillement. Moi je dis qu'elle est belle la relève.

Edit: Vous pouvez aussi, si vous le souhaitez, vous inscrire à l'un des ateliers que Laurie anime, pour les enfants ou les adultes.

 

Et dans mon âme il brûle encore…

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EDIT de 10h32: Le compte Paypal que beaucoup d'entre vous avez demandé à Vanina d'ouvrir est désormais opérationnel: il est identifié avec cette adresse: vaninahaha@gmail.com.

J'avais prévu un tout autre billet pour aujourd'hui, un billet bijou, même qu'il y en avait un à gagner. Un billet qui me tient à coeur parce que la créatrice se trouve être la baby-sitter de mes enfants et l'une des plus douces et gentilles personnes que je connaisse. Mais après toutes ces émotions d'hier, je crois que je vais attendre lundi.

Je n'ai pas de mots pour exprimer la joie procurée hier par vos commentaires et les mails que j'ai reçus. Vous avez été nombreux(ses) à proposer un hébergement, un cadeau, une piste pour du boulot à Vanina. Je sais qu'elle est submergée d'émotion elle aussi et que non seulement elle devrait être à l'abri pour quelques semaines (même si la semaine à venir est encore un peu incertaine, à partir du 14 elle a donc une solution jusque fin janvier) mais que surtout, après des mois à se cogner aux murs, elle a retrouvé un peu d'espoir.

Je sais bien que le soufflé ne restera pas longtemps aussi gonflé, qu'une actu en remplace vite une autre et qu'on zappera, moi la première, parce que c'est comme ça. Mais je sais aussi qu'hier, chacun(e) d'entre vous avez fait quelque chose. Ne serait-ce qu'en montrant votre sollicitude.

Ainsi que je le suggérais récemment dans un billet, j'ai appris cette année que la seule chose qui pouvait donner un peu de sens à ce qui n'en a pas, c'est bien cela, se tenir les uns contre les autres pour s'empêcher de tomber. C'est un peu ce qu'on a fait, là, non ?

Voilà, hier vous avez redonné un peu de couleur à la vie qui n'en a pas toujours assez. Et le plus beau c'est que je suis certaine que tous ceux qui ont proposé leur aide ont gagné un petit supplément d'âme. Parce qu'il n'y a sûrement rien de plus valorisant que l'impression d'avoir été quelqu'un de bien, même un instant, un instant seulement.

Ce blog va retrouver son activité normale, mais dès que j'aurai des infos sur la création du compte paypal permettant à qui voudra de faire un geste pour Vanina et ses filles, je vous le ferai savoir. Je vous laisse en attendant avec les instagrams de ces derniers jours, pris à Turin notamment. Et je vous souhaite un beau week-end.

Non sans vous prévenir de la tenue d'une très belle vente éphémère dans le 11è, d'une boutique virtuelle que j'adore et qui s'appelle Les Composantes. Une source d'inspiration pour ceux et celles qui seraient en panne d'idées pour des cadeaux de Noël. Je vous en reparle très vite, mais samedi, donc, si ça vous branche, les infos sont ici. Et que ceux qui penseraient que ça n'a rien à voir avec le reste se détrompent. Il se trouve que derrière les Composantes se cache une personne à coup sûr magnifique. Et si vous avez un peu d'imagination, je suis certaine que vous devinerez en quoi elle est si magnifique. Peut-être même que vous comprendrez pourquoi je parle d'elle justement ici. Et si ça n'est pas le cas, ça n'est pas grave, moi je sais…

Bonne journée

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Edit: en toute modestie je crois pouvoir affirmer que mes muffins à la framboise étaient tout simplement une tuerie qui tabasse.

Histoire ordinaire d’une maman et ses filles à la rue

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C'est l'histoire tristement banale d'une descente aux enfers. Celle de l'une d'entre vous, l'une d'entre nous, devrais-je même dire. Ici, elle commente sous le pseudo de Blanche Neige, en vrai elle s'appelle Vanina. Je ne connais pas tous les tenants et aboutissants de ce qui s'est passé, mais après avoir vécu au Canada avec son mari et ses enfants, elle s'est séparée de son conjoint et est revenue avec ses deux filles à Paris. Quittant du même coup son job de décoratrice d'intérieur en espérant trouver l'équivalent en France.

Sauf que pour l'instant, Vanina n'a pas de travail. Et que de fil en aiguille, ne pouvant pas pour l'instant récupérer ce qui lui revient de son ancienne maison au Canada, elle se retrouve sans logement, ballotée d'hôtel en hôtel, du 115 à d'autres services municipaux, la peur au ventre de devoir se résoudre un jour à dormir dans un foyer ou la rue.

Je me dis que la seule chose que je puisse faire, c'est relayer son récit ici et en appeler à la générosité de l'un ou l'une d'entre vous. Vanina ne veut pas la charité, elle voudrait du travail. D'une manière plus urgente, elle rêve de pouvoir offrir un toit à ses filles pour la période de Noël. Elle doit libérer un appartement provisoire aujourd'hui et tremble à l'idée de passer les fêtes dans un hôtel.

Je me doute bien que vous n'avez pas forcément un logement en rab à prêter pour la période des vacances scolaires. Moi même cette année c'est compliqué, pas de vacances pour le churros. Je dis bien prêter, parce que pour l'instant Vanina n'a pas les moyens de payer un loyer. Mais elle ne demande que ça, de payer un loyer. Sauf que vous connaissez le cercle vicieux de la malchance. Pas de travail, pas de logement. Pas de logement… pas de travail.

Je me suis dit que si on ne demandait pas, on ne risquerait pas d'obtenir quoi que ce soit. Vanina a osé me demander et après avoir passé un peu de temps à m'interroger sur la façon dont je pouvais procéder, j'ai donc sauté le pas et écrit ce billet.

L'idée n'est pas de faire pleurer dans les chaumières, ni de faire une quête. L'idée c'est de voir comment éventuellement on pourrait, dans un premier temps, lui dégoter un toit à Paris ou ses alentours – ses filles sont scolarisées dans le 13è – et dans un second, peut-être un travail. 

C'est un peu con sans doute mais sait-on jamais, magie de Noël, toutes ces choses, quoi.

Si vous avez ça sous la main, écrivez-moi à cfrancfr(at)yahoo.fr