Six mois sans clope… Alors ?

IMG_4559

Six mois. Six mois que je n’ai pas touché une cigarette. C’est simple, je revis.

Je déconne.

Honnêtement je ne suis pas certaine d’être une publicité vivante pour l’arrêt de la nicotine.

Étrangement, je ne peux pas vraiment dire que la cigarette me manque, cet été c’était bien sûr difficile surtout au moment de l’apéro, le combo bière clope étant tout de même une des plus belles inventions qui soient. Parfois, dans la journée également, j’ai quelques réminiscences, principalement avant de me mettre à bosser, après mon thé du matin, ou lorsque j’ai terminé un boulot. Là j’avoue, je mettrais bien le feu à ma cigarette électronique. Au sens propre.

Mais par rapport à mes autres tentatives pendant lesquelles j’étais tentée régulièrement d’allumer tout et n’importe quoi (ah ça ne se fume pas un nem ? Permettez moi quand même d’essayer), je suis assez peu en proie à des pulsions difficiles à contrôler. J’imagine que la cigarette électronique pour le coup m’a pas mal aidée, surtout à vrai dire durant les moments de convivialité (quand on se bourre la gueule, quoi). Mais compte-tenu du fait que 1) je les perds aussi facilement qu’auparavant mes briquets (j’ai souvent le réflexe d’appeler ma clope avec mon téléphone pour la localiser) (oh wait, est-ce que je ne viendrais pas d’avoir THE idea, celle qui me ferait gagner un max de pognon ?) et que 2) cet objet est manifestement conçu pour te fuir dans la bouche après deux semaines d’utilisation, je suis, par la force des choses assez peu dépendante (même si je concède avoir plus d’une fois retourné tout mon canapé et fini par plonger dans les entrailles de mon fauteuil club pour tenter de retrouver cette fucking clope) (ce qui n’arrivera plus une fois que mon invention aura été déposée et commercialisée).

Je ne suis donc pas tellement dans un état de frustration. Non, ce n’est pas comme ça que je décrirais ce qui m’est tombé dessus durant ces six derniers mois. Je parlerais plutôt de…

DÉPRESSION.

Comme il me semble que je commence à en sortir, je peux plus facilement en parler, mais – et là je ne rigole pas trop en fait – j’ai vraiment eu l’impression de me perdre, de ne plus être vraiment là, d’avoir peur de tout, voire même d’avoir constamment peur d’avoir peur. Je n’ai pas fait une nuit complète depuis des lustres et j’ai tellement pratiqué la respiration abdominale que j’ai cru un soir m’être déboité une côte.

Pendant cette longue traversée du désert, c’est simple, mon seul réconfort je l’ai trouvé dans le chocolat « raisins secs/noisettes/amandes » de l’Atelier Nestlé. L’autre nom de la méthadone.

Le résultat vous vous en doutez n’est pas brillant pour mon IMC. Ce n’est pas aussi catastrophique que la dernière fois où j’avais hérité en quelques mois de dix kilos supplémentaires. Là je ne peux pas vraiment faire les comptes, ma balance n’a plus de piles, et je n’ai pas encore trouvé le temps d’aller en acheter. Mais en gros je suis un peu à l’étroit dans mes jeans (euphémisme quand tu nous tiens). Si ça s’arrête là, ce ne sera ma foi pas dramatique. Et je veux croire que j’ai fait le plus dur.

J’imagine qu’avoir fait du sport cet été, que continuer à faire en gros mon heure de marche dans la journée et que m’accrocher comme une moule à son rocher aux principes zermatiens m’ont permis de limiter la casse. Mais la vérité c’est que lorsqu’on fume comme je le faisais près d’un paquet par jour (plutôt 12 – 15 en réalité) on dépense pas loin de 300 calories sans rien faire (le pied). Donc pour ne pas grossir en arrêtant, il faut non seulement ne pas DU TOUT compenser par la bouffe (je dirais que c’est impossible) (à moins de plastiquer les usines Nestlé) mais en plus se bouger assez pour brûler ces fameuses 300 calories, et ce tous les jours. Bref, à moins d’appartenir à cette fameuse population bénie par mère nature – la pute – qui maigrit à la moindre contrariété, difficile de s’en sortir sans un petit extra.

Mais. Tout n’est pas si pire. Je veux dire, j’ai quand même un super teint. Et maintenant que je suis un peu moins secouée (je ne prends plus ma tension que deux fois par jour) je commence à me sentir tout simplement fière de moi. Et délestée de cette culpabilité qui m’assaillait à chaque taffe. Et moins essoufflée dans les escaliers.

Ah et aussi, j’ai des cuticules de MALADE.

Je sais que tout peut recommencer en cinq secondes, je sais que je peux être fermement convaincue là tout de suite de ne plus jamais céder aux sirènes des Vogues (bleues s’il vous plait) et finalement me faire avoir en croyant sincèrement qu’une bouffée, franchement, ça ne va rien changer. Mais là, tout de suite, je suis non fumeuse. Et par conséquent la pire des emmerdeuses avec ceux qui sont encore mariés avec « elle ». Parce que, et je ne me l’explique pas, ce que je ne sentais pas sur moi est devenu la pire des odeurs sur les autres. Ce qui là encore est assez nouveau, la dernière fois je pouvais suivre un fumeur dans la rue rien que pour profiter de ce qu’il recrachait.

Voilà, prochain bilan dans six mois, on verra ce qu’on verra. Si je peux donner un conseil à ceux qui sont tentés, entourez-vous et ne sous-estimez pas la dimension anxiolytique de la cigarette. J’ai eu la faiblesse de penser qu’il ne s’agissait que d’une mauvaise habitude, certes dangereuse pour la santé mais sans conséquence sur le comportement, l’opposant par exemple à l’alcool qui vous change une personnalité. En ce qui me concerne en tous cas, c’était faux, la cigarette était sans que je le sache mon Prozac.

Edit: et oui je vois toujours mon quelqu’un, je ne vais pas vous mentir, ça n’est pas une partie de plaisir à chaque séance et je n’ai pas encore vu la lumière mais j’essaie de ne pas sauter du train en marche.

 

141 comments sur “Six mois sans clope… Alors ?”

  1. Caroline une autre a dit…

    Bravo bravo bravo bravo bravo bravo bravo bravo bravo bravo bravo bravo
    Chaque seconde minute heure heure jour mois et bientôt année de passée, c’est toujours ça de pris
    Bonne journée

    Répondre
    • Sophie a dit…

      Bon en tout cas y a de l’oralité, besoin d’extérioriser son mal être et ce combat moi aussi à mon 6eme mois et tous ces inconvénients ! Pas de conseils, d’ailleurs mon médecin spécialiste ne m’en donne pas! Faut trouver les réponses en soi sans se prendre la tête ! Il me déculpabilise si je reprends, et pour mon mal être psychologique, cela est à traiter indépendamment du sevrage, déjà avoir le réflexe ou s éduquer à se faire du bien! Réapprendre à vivre une autre vie, devenir soi-même véritablement en lâchant-prise y compris sur ces procrastinations, se raisonner fameuse volonté cerveau cortex qui aide à relativiser! Pas ecouter que le reptilien ( ce qu’on entend beaucoup) accepter et relativiser ses émotions, sensations, pensées… C’est humain et un travail sur soi à pratiquer au quotidien, murir, grandir, pas juste addict, consommateur, dépendant… décider ce qui est bien pour soi,votre libre arbitre…pour la dépression attention de pas s’y attacher, c’est complexe et parfois faut être aidé, s’ aider aussi soi-même, essayer de vivre mieux et positivement, plys facile qd on le veut vraiment et avec des solutions: entretenir ses passions, estime de soi, equilibre, accepter de grandir plus être un bb…pas trop stigmatiser, qui ne ressent pas des émotions basses? Bon courage , et avec plaisir, ça ira mieux!

      Répondre
  2. Juhl a dit…

    Bravo !
    C’est la theorie des petits pas qui fonctionne le mieux !
    Plus qu’hier et moins que demain
    Chaque journee est une petite victoire a savourer !

    Take care!

    Répondre
  3. luna a dit…

    bravo à toi, merci pout ton témoignage.
    Je suis une fumeuse très occasionnelle ( 1 clope de temps en temps entre amis, avec un verre de vin ou mon café)(je suis une crapoteuse depuis la fax).
    Mon churros lui est un vrai fumeur. Il avait arrêté il y a 8 ans, ce fut dur, et j’ai eu parfois envie de le supplier à genoux de reprendre la clope rapport à son humeur de m####.Ìl a repris via un cigare, et puis des cigarillos et puis là je l’ai supplié d’arrêter (j’étais enceinte et l’odeur était insupportable). bref il a repris. il s’est mis à la cigarette électronique, mais du coup il fume les deux…en gros qd il ne peut pas fumer sa clope il prend sa « vaporeuse ».
    ouais.
    et je m’inquiète de le voir fumer, rapport au cancer des poumons dont son père est mort. pardon je plombe l’ambiance, je voulais surtout te dire bravo et surtout courage, malgré tout ce que tu décris. quelle force de caractère…donc tiens bon.

    bisous

    Répondre
    • Luna a dit…

      « Fac » et non « fax »…désolée, commentaire posté avant de partir à l’école tout à l’heure, du coup un peu décousu et surtout un peu trop perso 🙁
      Bravo vraiment à toi.

      Répondre
    • pascale m. a dit…

      J’ai déjà supplié monsieur de reprendre la clope tant l’ambiance à la maison était devenue insupportable. Je sais c’est pas charitable. Heureusement il tient bon depuis quelques années mais est toujours accro aux « pastilles », et s’il n’en a plus il est abominable!

      Répondre
  4. catherine21210 a dit…

    Tu tiens le bon bout.
    J’avais fait mienne cette petite phrase du toubib lors de la réunion au centre anti-tabac, il y a 36 ans (déjà !!!) :  » la cigarette la plus facile à refuser c’est la première ». Elle m’a bien aidé à ne pas replonger.

    Répondre
  5. Severine - Native du Monde a dit…

    Joli témoignage, magnant l »humour et le moins drôle aussi… Le fait de t’exposer très adroitement comme tu le fais, avec une lucidité déconcertante, est une véritable avancée dans ce difficile chemin. Bravo en tout cas et tu verras, c’est de plus en plus évident de tenir le cap. J’ai arrêté de fumer il y a plus de deux ans, et malgré quelques craquages en soirées, je n’ai pas été retentée.

    Répondre
  6. matinbonheur a dit…

    Bravo! Moi j’ai repris depuis 6 mois après + un break de + de 3 ans. Je croyais vraiment ne plus en être tant je ne supportais plus l’odeur ou les contraintes des pauses clopes de mon mec.
    Et puis j’ai eu besoin de nicotine (ou de prozac mais j’ai choisi la nicotine) pour passer le cap d’une étape difficile. Je vais pt’etre tester la vapoteuse mais je ne sais trop savoir laquelle choisir.

    Répondre
  7. ingrid a dit…

    si ..vraiment mais VRAIMENT QUOI…TU PEUX ETRE FIERE DE TOI !!! mille bravos !!!! 🙂 … il est certain que la cigarette permet d’enfouir pas mal de choses et calme les plus stressés… ce qui est bien, c’est que le bout du tunnel n’est pas si loin et qu’étant aidée, tu auras régler à la fois ton problème de cigarette mais également ton « toi » naturel enfouie sous la cigarette !! 🙂 …
    en tout cas, je te félicite et CONTINUE à t’accrocher…pour le coup, le jeu en vaut vraiment la chandelle !!! 🙂

    Répondre
  8. Laurie a dit…

    Bravo pour ces 6 mois ! J’ai arrêté une fois pendant 4 ans et une fois pendant un an et demi … A chaque fois, je me pensais assez sevrée et assez forte pour tenter la fameuse « cigarette plaisir » : Celle que tu vas fumer avec ton verre de vin à l’apéro entre copains parce bon, merde, tu t’es privée pendant 3 ans, c’est pas une petite cigarette de rien du tout qui va foutre tout ça en l’air … Et ben si ! J’ai repris de plus belle à chaque fois ! Tu le dis très justement, il faut faire attention, tout peut basculer en 5 minutes … Je crois que même après des années de sevrage, on reste toujours un fumeur … Bon courage à toi pour la suite !

    Répondre
  9. Maud a dit…

    Bravo Caroline…. Vraiment BRAVO. J’ai arrêté il y a 11 ans….. des kilos de plus au compteur, mais j’ai retrouvé le goût des aliments, je respire mieux etc….

    Répondre
  10. Geneviève a dit…

    Bravo, j’admire… Arrêt de la clope pendant 25 ans (grossesses puis vie de famille), j’ai repris de temps en temps depuis le départ de mon ex. Je confirme, la cigarette, ça a toujours été mon Pr*z*c… Depuis quelques mois, le craquage occasionnel est revenu de plus en plus souvent, toujours à cause des soucis. Là, je n’avais pas repris de clope depuis 2 semaines 1/2 quand j’ai craqué l’autre soir, fumant presque un demi paquet ! Il faut dire que j’étais en compagnie de fumeurs, ce qui se fait rare…
    Je n’ai pas racheté de paquet, j’ai un peu honte de taper les rares fumeurs que je croise, c’est ce qui me sauve… BREF, j’ai du mal !

    Répondre
  11. Cathclaire a dit…

    Bravo, j’aimerais tellement que mon mari suive ton exemple. Il a 50 ans et fume depuis ses 14 ans. Et la clope c’est vraiment son prozac.
    Bref félicitations !

    Répondre
  12. Sev a dit…

    Même expérience que toi, chaque arrêt de la clope (je ne les ai pas comptés) m’a plongée dans une déprime abyssale… le tout c’est de tenir, ne pas reprendre ne serait ce qu’une taf! BRAVO, lâche rien!
    PS : laisse tomber, j’ai déjà déposé le brevet pour la e-cigarette perdue qu’on peut appeler. Idem pour les clefs, le passe navigo, la télécommande et le doudou de ma fille…

    Répondre
  13. Thalina a dit…

    Chapeau bas Miss Caro !

    Je n’ai jamais été fumeuse mais j’imagine ce que ça représente en obstination et persévérance de décrocher.

    J’avoue que j’aurais aimé connaître la sensation bienfaitrice perçu sur les visages de mon entourage pendant les grosses phases de stress (pro notamment), quand le fumeur fini par allumer cette clope qui, en une milliseconde, envoi un signal au cerveau pour lui dire, « Non, tout n’est pas désespéré ».

    Voilà, j’aime pas l’odeur de la clope, mais ça, c’est sûr, j’aurais adoré :))

    Répondre
  14. lakritz a dit…

    Bravo !!! Je fête ce mois-ci mes 10 ans d’arrêt du tabac et je sais combien c’est difficile de le faire. Je te félicite et te rassure : tu as fait le plus dur. Et c’est d’ailleurs durant les 4 premiers mois d’arrêt que je me suis dit : plus jamais je ne refumerai, je ne veux pas revivre une deuxième fois un arrêt, c’est trop trop trop trop difficile. Tu as raison, la dépendance psychologique est bien le plus dur à surmonter. Et 10 ans après, je sais que je reste une fumeuse, ça reste à vie. Mon corps se souvient même si je n’ai plus du tout envie de fumer. Enfin difficile à expliquer… En tout cas, après 1 an, le combat était gagné de mon côté, vraiment, alors tu vois, la lumière est pour bientôt :))))) Couraaaaage et bravo encore !

    Répondre
  15. Cha a dit…

    Le « cranberries, noisette » des ateliers de Nestlé déboite sa mère aussi. En chocolat au lait bien sûr. La lumière, c’est long à voir avec les quelqu’uns. Peut-être que ce qui compte c’est le chemin… Bon courage !

    Répondre
  16. berengere a dit…

    bien trouvé tiens ce nouveau nom de la methadone ! moi je craque sur celui aux cranberries de l atelier !
    sinon bravo !!!! et comme cité plus haut notre prozac ce sont tes billets quasi quotidiens !!!
    bon lundi !

    Répondre
  17. Amelie marie a dit…

    Bravo, bravo, milles bravo. Je ne fume pas, mais pour avoir eu des amis fumeurs en tentative d’arrêt, j’ai constaté à quel point c’était une épreuve de le faire. Ça demande une putain de motivation de s’arrêter, de tenir sans. J’espère que le bénéfique te fera tenir la route, et pour les désagréments … qu’ils s’envoleront quand tu te sentiras mieux dans ce challenge (je ne savais pas du tout que fumer faisait consommer des calories !).

    Répondre
  18. Jute a dit…

    Ce chocolat déboîte effectivement, même si après 2 carrés seulement je suis à la limite de l’écœurement (en même temps vu le nombre de calories argh).
    Bravo Caroline, tu peux effectivement être très fière de toi, je suis désolée que cela s’accompagne d’un état dépressif mais vraiment c’est super pour ta santé …et tes cuticules 🙂

    Répondre
  19. adelles a dit…

    Je suis aussi un peu de ce genre-là, à me rendre compte que j’étais un peu déprimée quand finalement je commence à aller mieux. Bravo pour avoir affronté tes ténèbres et pour y avoir fait face avec ce quelqu’un.

    Répondre
  20. MelleCam a dit…

    Bravo ! Je pense que le fait de trouver l’odeur désagréable va aider à ne pas craquer… (C’est un point positif par rapport à la dernière fois, non ?).
    Toutefois, ça fait 5 ans que j’ai arrêté de fumer et pourtant j’ai eu / ai toujours envie de fumer toutes les heures de tous les jours depuis la naissance de ma fille il y a deux mois 🙁 Aujourd’hui étant le jour de reprise du travail et son premier jour officiel de crèche, il va sans dire que je fumerais bien un paquet entier dès que j’aurai arrêté de pleurer.

    Répondre
  21. Linda a dit…

    Hello Caro!
    Je suis trés admirative. La clope, les gosses, la maison, le boulot, le sport….moi qui ne sais pas tenir une (bonne) résolution…ou presque…
    Bravo et merci de nous conter tout cela de maniére si franche et si ouverte.
    Passe une jolie journée
    L’

    Répondre
  22. Adem a dit…

    Juste un mot : BRAVO
    Ne pas oublier qu’ une clope une soirée c est replonger pour de vrai … Ce que je fais depuis 2 ans chaque été.
    Un conseil : après avoir TOUT essayé des méthodes de la NASA à l’acupuncture dans ma pauvre paroi nasale dégommée par des sinusites à répétition, la meilleure aide, éprouvée sur TOUTES mes copines qui tiennent : l’hypnose … Franchement, le manque est franchement moins difficile et refumer provoque un espèce de dégoût qui pousse au vomito …

    Répondre
  23. Othilie a dit…

    Je partage avec toi un précepte qui m’aide à travailler au quotidien avec mes chevaux, et qui pourra, en chemin, t’aider à trouver « TA » lumière :

    « Progresser ce n’est pas nécessairement faire des choses plus difficiles, c’est d’abord faire les mêmes choses avec moins d’aides  »

    Pensées…

    Répondre
  24. Madame H a dit…

    Bravo !
    j’ai arrêté il y a presque 7 ans, je fumais comme personne d’humain ne peut fumer depuis mes 14 ans, je n’ai plus touché une clope depuis mon arrêt. Je suis une fumeuse qui ne fume pas depuis donc presque 7 ans.
    Je sais une chose : même si la vigilance doit être maintenue en permanence, tu as fait le plus dur, y compris en termes de prise de poids et de dépression.
    La suite va te paraître facile à côté !
    Bravo !

    Répondre
  25. Lily59 a dit…

    Vraiment, bravo… Je me demandais justement si tu avais tenu cet été. Vu le nombre de lectrices ici (et quelques lecteurs quand même, non ?) je pense que tu ne sauves pas seulement ta vie. Tu contribues aussi à sauver la vie de tous ceux qui, comme moi, trouve un exemple et une force dans ton témoignage. Les addictions font partie de la vie… et j’aime à penser que tout le monde en a au moins une (Y-a-t-il quelque part un être parfait complètement libre … ?). Mais pour maîtriser l’angoisse de vivre, si intime soit-elle, je crois que l’échange et le partage, si virtuels soient-ils, sont notre bien le plus précieux.

    Répondre
    • Othilie a dit…

      Oserai-je vous avouer la mienne ? Inavouable …

      J’ai toujours sur moi une paire de gants de travail qui sentent la sueur et le bourrin. Toujours. Il m’arrive très souvent, dans la journée ou dans des cas de crise d’angoisse ou de stress, de les sortir de ma poche ou de mon sac, et de plonger mon visage et mon nez dedans pour les renifler 😀 J’ai l’air totalement stupide et extatique dans ces moments là, croyez moi…

      Si non y’a aussi le Château La Dominique de Saint-Emilion, mais ça ça ne compte pas ! Ou bien ?

      Répondre
  26. Othilie a dit…

    Et pour la route, un 2ème précepte que m’a donné en cadeau mon grand-père dans les années 70, qui m’a tout appris jadis et grand cavalier devant l’Eternel aujourd’hui, et que j’ai enfoncé dans le crâne de mes filles :

    « Tu as parfaitement le droit d’échouer, mais tu n’as pas le droit de ne pas essayer ! »

    Répondre
  27. Val Làô sur la Colline a dit…

    Bravo !
    Pour moi cela fait 17 mois, je viens de reperdre le dernier kilo pris pendant les 12 premiers mois.
    Les nuits hachées, je n’en suis toujours pas sortie, ou plutôt, ce sont désormais des nuits dont je sors fatiguée, alors que je dors (je crois).
    Mais qu’importe, je crois que dans le domaine de l’arrêt de la tabagie, chacun vit son truc différemment.
    Ce que je veux dire, c’est que pour être passée par tout ça, j’ai de l’empathie pour ce que tu traverses. Alors encore bravo, et surtout, ne lâche rien !

    Répondre
  28. émishifoo a dit…

    je me reconnais complément dans ton post… il y a 5 ans 8 mois et quelques jours que je ne fume plus : ) toutes mes félicitations car c est une vraie bataille que tu mènes ! l envie est parfois encore la mais facile a oublier, le temps fait son effet.

    Répondre
    • Caroline a dit…

      si je savais 😉 Honnêtement les autres fois aussi je me suis sentie déprimée. Là pour être précise, ce n’est pas que je me sois sentie vraiment déprimée, plutôt hyper angoissée. Ce qui n’avait pas été le cas, pas à ce point là, les fois précédentes. Mais si ça se trouve ça n’est pas lié, va savoir…

      Répondre
      • Caro d'ardèche a dit…

        La peur du cancer, de la maladie, d’avoir peur, de devenir folle, de la mort au bout du compte, l’angoisse que ça génère….tout ça fait écho. Pourquoi on flanche maintenant et pas avant ? L’arrêt de la clope, une séparation, la mort d’un proche (ou de plusieurs), un harcèlement moral, un burn out… c’est parfois juste le déclencheur. Avec le temps je pense que ça arrive parce qu’on est dans le trop plein, que le « pot » des choses qu’on met de côté parce qu’on est « fort » fini par déborder. Le couvercle saute et c’est le moment de se dire « bon ok, y a plus de place il est temps de ranger un peu ». C’est super douloureux à vivre. Au début on veut pas, on peut pas, chaque jour est une montagne à gravir, manger, dormir, se laver, s’habiller et puis avec le temps on est de moins en moins essoufflé, la pente se fait moins raide, la peur s’estompe ou devient moins étrangère, l’angoisse aussi. Avec le temps j’ai fini par accepter que je ne serais plus jamais comme avant, que cette angoisse, cette peur fait partie de moi, que je peux vivre avec, l’amadouer, la faire mienne, aimer vivre à nouveau. Voilà c’est le temps où on se découvre et il faut le temps de refaire connaissance.
        Tout ça pour dire courage à chacun et chacune qui sont en bas de la pente, aimez-vous, la fragilité est aussi ce qui vous rend humain et beau.

        Répondre
      • Caro d'ardèche a dit…

        et une dernière chose mon »quelqu’un » me disait face à tous mes « pourquoi ? » commencez par aller mieux,une chose après l’autre et je me disais mais comment je peux aller mieux si je ne comprends pas pourquoi je vais mal ? et en fait j’ai commencé à essayer de trouver ce qui pouvez me faire du bien, me rendre supportable la vie et mon état (par la danse, ma fille, la photo, la marche). J’ai laisser un peu de côté les pourquoi. Maintenant que je vais mieux je trouve certaines réponses et je sais identifier les raisons qui peuvent déclencher les angoisses et la déprime mais surtout j’ai les moyens de les rendre « supportables », de les maintenir à un niveau tolérable pour moi. Voilà maintenant je me tais. Désolée si j’ai fait long.

        Répondre
  29. mmarie a dit…

    Chère Caro,
    Encore un bravo à enfiler sur le long collier de tous les précédents.
    J’ai vécu un arrêt du tabac très différent du tien (progressif, alors que j’étais enceinte). C’était il y a environ huit ans (non je n’ai pas eu de « dernière cigarette » en le sachant). Les envies – toujours passagères – se sont raréfiées. Et même si je sais désormais (pour avoir retenté une taff un soir de fête) que le goût du tabac m’a quitté (c’était ignoble, je n’ai pas insisté), il m’arrive encore d’avoir une fugace envie, dans des circonstances précises, disons de relâchement après un stress. Mais je sais que je n’aime plus ça du tout.
    Et surtout je suis contente d’être sortie de cette dépendance. C’est comme une liberté retrouvée.

    Bref. Continue, un pas après l’autre. Bientôt les avantages seront tellement plus présents que les inconvénients !

    Répondre
  30. Nathalie, L'heure d'été a dit…

    Croque des chocolats s’il le faut et surtout courage, continue. Tes pantalons sont peut-être un peu serrés en ce moment (chaque chose en son temps, comment tout gérer à moins d’être Wonderwoman ?), mais tes poumons doivent se sentir bien plus légers qu’auparavant. Bonne journée, je t’envoie plein de vitamine C avant l’automne. Bravo !

    Répondre
  31. Blanche neige a dit…

    Bravo !!!! Je te félicite, vraiment. Tu n’as pas craqué en six mois c’est exceptionnel.
    De mon côté ça va faire une an dans deux semaines que j’ai arrêté. Avec l’aide de la cigarette électronique jusqu’à il y a une semaine et je suis passée par plusieurs étapes. Au début l’odeur de cigarette m’écoeurait, j’adorais le petit gout sucré de la vaporette. Ensuite plus d’écoeurement de l’odeur de clope (à part la cigarette froide bien entendu, beuuuurk) et maintenant je n’aime plus la vaporette.
    Le hic c’est que j’ai quelques fois tiré sur une vrai clope lors de soirées sans batterie. Les premières fois c’était dégueu, ok, cool, mais la dernière fois, au secours, elle était bonne, comme avant. On n’est JAMAIS à l’abri d’une rechute. Saloperie de cigarette. Et + 5 kg j’ai plus rien à me mettre, bouuuuuh.
    Alors tiens le coup et surtout, ne touche jamais à une vraie clope, c’est le MAL !

    Répondre
  32. Marilune a dit…

    Félicitations, et pour avoir déjà tenu aussi longtemps, et pour avouer que, non, ce n’est pas une partie de plaisir, on en bave, mais ça vaut le coup, mais on en bave. Faut avoir le courage de dire qu’on a craqué sur d’autres trucs addictifs aussi, parce que la clope, c’est une addiction, et qu’il faut de la volonté pour taper du pied pour remonter, parfois, au moment où le cerveau se déshabitue rudement.

    Répondre
  33. Carole a dit…

    Tu vas devenir mon coach a suivre je pense, allez si Caro peut, je peux !! J’attends mon 3ieme, j’avais arrêté net pour la première a 23 ans mais n’ai pas réussi pour la deuxième il y a deux ans. La je me dis que c’est l’occasion de me défaire du diable … J’adore fumer, vraiment, avec la bière, le rosé, après un bon repas, le soir quand les gnomes sont au lit, dans la voiture quand je suis seule, quand je regarde la tv … Bref toujours une bonne occasion. Mais ces dernières années j’ai développé une putain de tendance hyppocondriaque et le simple fait d’en allumer une me plonge dans une angoisse de dingue avec toute la culpabilité qui va avec … Plus de plaisir, juste peur. Peur d’abandonner mes enfants, et je crois que si je continue je me ferai un bon cancer non pas grâce à la clope mais bien à cause de cette salope de culpabilité et sa pote la peur. Je vois une addictologue, je n’en fume plus que une ou deux, aujourd’hui je n’en fumerai peut être pas et comme toi l’effet sur mon petit psychisme est hallucinant. Je n’aurais pas d’enfant que j’aurais déjà sauté d’un pont. Heureusement ils sont là et me boostent a chaque manque de motivation. Écrire ce message aussi, allez j’y crois, aujourd’hui est le bon jour !
    Sur ce, très bonne journée et courage a toutes celles qui vont y arriver !!!

    Répondre
  34. Val a dit…

    Bon alors c’est sur, mon com n’apportera pas grand chose au schmilblick mais juste « BRAVO » et « COURAGE »
    (c’est un peu bon aussi à prendre non ?)
    Et des bisettes (aussi)

    Répondre
  35. sylvie a dit…

    Je te félicite, c’est vraiment super de tenir. Je ne suis pas fumeuse, j’ai essayé lorsque j’étais jeune fille et j’ai trouvé ça vraiment dégoutant, le goût, l’odeur, tout…. et je ne m’y suis jamais mise !!! Par contre ma fille, elle s’y est mise depuis 1 an environ, et ça me rend malade, pffff. Elle m’assure qu’elle pourra s’arrêter quand elle voudra…. tu parles…. Je sais que c’est pour faire « genre » avec les copains et les copines, mais en attendant elle y prend goût..
    Courage à toi et encore bravo 🙂

    Répondre
  36. magalou a dit…

    Tu n’a peut-être pas sauvé des vies (si ce n’est la tienne, comme tu le dis), mais tu démontres d’une belle volonté et une capacité à mettre en oeuvre des actes, alors que c’est parfois si difficile… sans parler du courage qu’il y a à parler ainsi de tout ça, des difficultés rencontrées, de l’état dans lequel ça met, … Bravo bravo bravo, Caro, je suis sincèrement admirative de ta démarche. Forza pour la suite !

    Répondre
  37. Ariane a dit…

    Je vis exactement la même chose, SAUF QUE j’ai arrêté depuis 8 mois et non pas 6. 🙂
    J’ai aussi cette sensation de commencer à sortir de la dépression. Je continue cependant à prendre ma tension plusieurs fois par jour et je n’ai jamais eu aussi peur de mourir d’une crise cardiaque que depuis que j’ai arrêté de fumer….(Et j’avais déjà bien la trouille avant….)(C’est ma phobie à moi que j’ai.)

    Quand l’angoisse me prend parfois, je m’imagine fumer une cigarette et j’en ressens le petit effet de détente.
    Mais je ne fume plus!
    Pas une seule taffe. Si je fume une clope, je re-fume un paquet dès le lendemain. Certitude.

    J’ai pris 12 kilos en 8 mois.
    12 kilos de gras.
    Que je n’arrive pas à perdre…. J’arrive juste depuis 2 mois à stagner. (Youhou!)
    Il faut que je me mette au sport. J’avais commencé le running l’année dernière et j’étais plutôt fière de moi. Mais la peur de l’infarctus me bloque.
    Je suis conne-conne-conne!
    (Et grosse)
    (Mais je sens bon….)

    Allez….depuis quelques jours, j’ai parfois des instants de sérénité. Alors je croise mes doigts grassouillets et j’espère que le pire est derrière moi.

    Bon courage dans tous tes combats. Ton edit me motive à faire de même.
    Et surtout….merci pour ton blog.
    Il y a quelques mois, je prenais moins de plaisir à te lire car j’avais parfois la sensation que tu te créais un personnage.
    Depuis un petit moment, je retrouve cette sensation de sincérité mêlée à un humour que j’adore.
    (Merci de noter que j’ai employé le mot « sensation » prouvant par la-même que j’ai bien conscience d’être peut-être à côté de la plaque! :))

    Répondre
    • Caroline a dit…

      j’aime bien ton commentaire parce que 1) il me rassure je ne suis donc pas la seule à être toquée du palpitant et 2) il est sincère sans être blessant. Je suis d’accord, je me faisais récemment la réflexion que je suis ces derniers temps dans une phase où mes billets se rapprochent peut-être plus de ce qu’ils étaient « au début ». Et en même temps, non, je ne suis pas non plus la même. Je ne crois pas que lorsque je parle de mode ou que je fais des billets légers je m’invente un personnage. Je crois qu’on est ceci ou on est cela à un moment de sa vie et qu’on a le droit d’aller et venir d’un personnage à l’autre. Mais oui, je pense que la thérapie me fait écrire différemment, un peu comme lorsque je voyais zermati. En revanche, je ne me vois pas écrire sur cette thérapie, parce qu’elle aborde des sujets bien plus intimes que ne l’était mon rapport à la bouffe. Mais elle me pousse probablement plus à l’introspection…

      Répondre
      • Ariane a dit…

        Tu sais….j’adoooore tes billets sur la mode/accessoires.
        Cette sensation de sincérité n’apparaît pas qu’à la lecture de tes billets plus intimistes.
        (Je te dois hélas d’avoir cliqué sur plusieurs liens….et d’avoir acheté!)
        (La robe pâquerette for example! QUI NE ME VA PLUS DU TOUT RAPPORT A MON GROS CUL DE J’AI ARRETE DE FUMER! On dirait une femme enceinte… Ou demis roussos)

        Répondre
      • Yakadi a dit…

        Caro, je te lis depuis trèèèèès longtemps… et quand tu as commencé à parler Zermati, tout ce que tu disais sur ton rapport à la nourriture me renvoyait à mon rapport à la cigarette. Nous avions échangé à ce sujet à l’époque.
        Depuis 3 ans, j’ai arrêté de fumer, pris quelques kilos, les ai reperdus, me suis mise au sport, et continue de te lire presque tous les jours. J’aime bien aussi quand tu écris plus « léger » mais la Caro de ces jours-ci me ressemble davantage.
        Bravo et tiens bon, ça en vaut la peine.
        (pardon pour ce comm. qui part dans tous les sens)

        Répondre
  38. Sarah a dit…

    Même si tu penses ne pas sauver de vie (à part la tienne) avec cet arrêt tu as le droit à nos encouragements, félicitations,etc… Une reconnaissance de cet arrêt et de tout ce que tu dépasses. 🙂
    J’ai jamais fumé, du coup c’est pas un truc que je vivrai un jour. Mais je suis de tout coeur avec toi.
    Sympa la photo de la vaporeuse sur la plage corse et un mégot de moins enfoui dans le sable…

    Répondre
  39. Sarah a dit…

    Je ne te connais pas (enfin, si je puis dire car je pense que je dois, à force de te lire, connaître la couleur de tes culottes;-) mais je suis vraiment fière pour toi !
    C’est un beau parcours, très courageux, car, comme tu le dis, on ne parle pas assez de la dimension psychologique des addictions, et pourtant, sinon ça ne s’appellerait pas une addiction.
    C’est formidable d’apprendre sur soi comme tu le fais. La vie (de tout le monde) est faite de joies souvent, mais aussi d’échecs de souffrances et de douleurs. L’important c’est ce que l’on en « gagne ». Alors gagner en apprenant à digérer ses douleurs, c’est un bel exemple que tu donnes.

    Répondre
  40. Claire a dit…

    Bravo et continue! Et je vais de suite aller tester le raisin sec noisettes amandes. J’aime beaucoup le lindt noir éclats de caramel ou le côte d’or amandes caramélisées pointe de sel.

    Répondre
  41. Marie-Cécile a dit…

    Bravo! Le plus dur est sans doute passé… Pour la clope comme pour les séances avec le quelqu’un. Et merci d’avoir partagé cette expérience avec humour, mais sans cacher les difficultés non plus – paradoxalement, prendre conscience de l’ampleur de l’addiction, moi ça me motive à arrêter pour de bon.

    Répondre
  42. Phoebe a dit…

    Tout d’abord, mille bravo (ça fait quoi au pluriel, bravo ?) !!!

    Ensuite, juste une petite réflexion : en sauvant ta vie, tu sauves aussi celle de tes enfants, de ton mari et de tes parents …
    Ou tout au moins, la qualité de leur vie.
    Je parle, hélas, d’expérience .

    Bravo, continue, tu as tout notre soutien et notre admiration sincère … (le pluriel car je parle au nom des lectrices qui ne commentent pas, mais qui n’en pensent pas moins !)

    PS : tout à fait d’accord avec le commentaire 55 d’Ariane, et merci de la réponse que tu lui a faite)

    Répondre
  43. Son Altière Splendeur la Princesse Héritière de Kurlande a dit…

    La clope, c’est un peu maman. ça donne à têter à intervalles réguliers, ça rythme, ça calme, ça console et ça régule. Plus la dépendance chimique, évidemment. ça rend fou d’arrêter ça, forcément.

    Bon, moi c’est pas pareil. Mon pedigree de sérénissime m’a permis de le rester dans l’épreuve, et comme dirait l’autre, jusqu’ici tout va bien. J’imagine que ça doit être très dur pour les roturiers, les pauvres, surtout en ce moment.
    Ah, les sans-clope.

    Le psy j’ai pas beaucoup aimé. Avec les sous, à la place, je me suis acheté un vélo qui ne va nulle part ce qui me permet tout aussi bien de mouliner dans le vide, je peux écouter France Culture pendant mes séances de thérapie par la pédale, voire même parler de mes angoisses à mon guidon. Je vais peut être rester folle, immature, angoissée et tordue, mais j’ai un joli cul et je bénis le sort de m’avoir fait croiser une psy conne comme un vélo.

    Répondre
  44. Mamou a dit…

    Bravo Caroline,
    Chez nous déjà plus de 20 ans sans cigarette, ça n’a pas été facile tous les jours. L’élément déclencheur à l’arrêt du tabac fut comme pour beaucoup d’entre nous le départ d’un proche. Et je pense que justement cette mini dépression peut être due à cette prise de conscience qui nous dit que si on continu……
    Courage et bonne route

    Répondre
  45. la carne a dit…

    Bravo!! j’en suis à mon 11ème mois! j’ai arrêté de compter les kilos après 5 en plus… pas de cigarette électronique… j’ai pété un plomb. Mon doc m’a aidée et mise sous AD. J’y suis restée 3 mois. depuis 5 mois, je ne prends plus rien. J’ai encore des envies parfois… parsouvent en fait. 🙂 mais je tiens. et je commence à être contente! 🙂 pour le teint, rien remarqué… par contre, je peux monter un escalier sans souffler comme une baleine! 🙂

    Répondre
  46. carole (capillairement freaky) a dit…

    Oh ca fait plaisir (enfin, oui et non, pas pour toi je veux dire) mais d’avoir une confession à 6 mois qui nous dis que si, c’est dure. Moi j’ai galéré pour arrêter de fumer, d’ailleurs, j’ai méga souvent replongé. C’est bien simple, en journée, aucun souci pour ne pas fumer, mais en soirée, avec mon verre de vin, une souffrance. J’ai donc arrété de sortir pendant un temps..oui, oui, coupé ma vie sociale pour couper cette satané habitude. Autant dire que la déprime me guettait également. Du coup, reprise, re-arrêt…
    Mais la j’en suis à la cigarette éléctronique, et un mois et demi sans réel envie, et que je refuse en soirée des clopes. je suis JOUASSE! 🙂
    Mais félicitations, c’est pas facile, mais il le faut^^

    Répondre
  47. Xochitl a dit…

    Et si tu essayais de fumer le chocolat ?
    Courage, courage, courage, le temps étant ton meilleur allié dans la bataille anti-clop. J’ai arrêté depuis 14 ans et je dois avouer qu’elle me manque encore mais je ne replongerai pour rien au monde pour l’instant car c’était tellement durs d’arrêter !!!! Par contre, je me suis promis que quand j’aurai 70 ans et que je commencerai à partir en vrille je recommencerai alors à fumer et à boire avec excès sans craindre les conséquences à long terme, le terme se rapprochant de plus en plus. Cela me donne une bonne raison pour accepter de vieillir : l’espoir de re-fumer enfin !!!

    Répondre
    • Cilce a dit…

      J’adooooore! Dans mon mood positivisme et réduction de la clope du moment (moins d’1 par jour, et surtout, plus de clopes au boulot…peut etre lie au fait que je n’ai plus de boss qui me fout la pression!? 🙂 ) je prends ce com’!
      L’idée est tout simplement geniale!

      Répondre
  48. Emmanuelle K. a dit…

    Bravo ! Ici ça fait 1 an 1/2 (je compte les 1/2, comme les enfants) sans clope, grâce à une grosse bronchite asthmatique qui m’a fait très peur. Pour l’odeur, c’est fou comme on vient à la détester !

    Une technique qui marche très bien sur moi en cas de grosse tentation c’est de m’auto-congratuler. Sérieux. Je me répète que je suis vraiment TROP COOL d’avoir arrêté comme ça du jour au lendemain, que c’est vraiment difficile ce que j’ai fait et que j’ai été super forte, que là encore, maintenant, je résiste et que c’est TROP COOL. Et ça marche ! Bon par contre pour les kilos, pas de solution, j’en ai pris 10. L’effet anxiolytique était clairement ce que je recherchais dans la cigarette, et j’ai vite trouvé un moyen de compenser (–> la glace, ma kryptonite).

    Bref, keep up the good work girl ! Tu déchires !

    Répondre
  49. peggy a dit…

    ton billet est rassurant tu ne peux pas savoir à quel point. Lorsque que j’ai essayé d’arrêté, je ne voulais plus sortir de mon lit le matin, je trouvais que ma journée allait être nulle. vraiment nulle. Je rêvais d’être à nouveau le soir pour pouvoir me coucher et ne plus penser à la clope. Et en plus, je me trouvais à pleurer de réagir comme ça. Résultat j’ai replongé. Et j’ai une trouille pas possible de tenter à nouveau. Je suis d’accord avec toi, la clope c’est comme du prozac. Maintenant que tu le dis, ça rassure. je vais retenter je crois. Merci de prendre le temps de partager ce que tu vis.

    Répondre
  50. Mnêmosunê a dit…

    Caro, je tiens à te féliciter, à te dire bravo, si on se connaissais je te prendrais surement dans mes bras en te disant que je suis fière de toi.
    Déjà parce que c’est pas facile (j’ai essayé d’arrêter quelques fois, mais là je sens que le bon moment va arriver, la pression + la clope je vais pas le tenir longtemps ce rythme) et puis parce que je crois qu’un peu d’indulgence, de bonté, de douceur et d’amour envers soi ne peut faire que du bien.
    Un des commentaires parlait des crises d’angoisse, du burn-out et de tout le tintouin, je n’aurais pas mieux dit. Mais ce que je voulais souligner, en fait, c’est que, là, mine de rien, tu prends soin de toi.
    Et je crois que pour tous ceux qui ont des vies plus ou moins ingérables, prendre soin de soi, même si c’est pour quelques petits kilos à cause du chocolat, je trouve que c’est positif.
    Et puis si tu ne rentres plus dans tes pantalons, tu peux mettre des robes, il parait que c’est diablement sexy les femmes en robe (demande l’avis du churros pour voir).
    Des bises pleines de bonnes ondes et de courage (même si on ne se connait pas)

    Répondre
  51. Nicefrany a dit…

    Bonsoir Caroline,

    Je te lis depuis très longtemps, depuis 2009 en fait, je me rappelle précisément du jour où tu es rentrée dans ma vue en tapant des mots clefs sur goo…. Depuis j’ai lu les archives précédentes , j’ai suivi avec passion ton aventure Zermati et je m’y suis essayée avec moins de succès que toi (je n’arrive toujours pas à distinguer faim et fatigue…) et puis tu as arrêtée la cigarette. Je ne me sentais absolument pas prêté il y a 6 mois mais comme je te lis eh bien au début de l’été (le 4 juillet jour de l’indépendance hi hi hi !) j’ai arrêté. J’ai fumé 2 paquets la semaine du 14 juillet car j’ai vu plein de potes de jeunesse et que je ne me voyais pas réussir à ne pas fumer avec eux puis à nouveau la semaine d’avant le 15 août (la 2ème semaine que je devais passer avec ma belle mère beaucoup de tes lectrices me comprendront j’imagine…) et depuis le 14 août rien, NAda , je n’ai pas utilisé les patchs que j’avais achetés ni ma cigarette électronique même si elle est toujours dans mon sac..en revanche, malgré un aspect control Freak avec la nourriture et de l’exercice physique j’ai déjà pris 2 kilos (or je taille déjà du 46 ma marge de manœuvre est faible !)

    Répondre
  52. Coco a dit…

    Suis en plein dedans. Vers le 3ème mois sans tabac. Super fière de moi, décrivant à qui veut bien m’écouter tous les bienfaits des mes journées sans mes 20 clopes. Jusqu’à la semaine dernière, où la moindre contrariété a commencé à me rendre hystérique, angoissée, insomniaque et folle, au point d’en faire de la tachychardie et de frôler la séparation tellement j’ai été plus odieuse chaque jour avec ma moitié. Et quand j’en ai parlé à la dame qui me fait mon entretien hebdomadaire chez Tabac Info Service, elle a dit que c’était normal, que l’arrêt du tabac est tout sauf une chose anodine. Alors cure de magnésium et augmentation du dosage des patchs, le temps que ça passe. Et te lire là, tout de suite, m’embête pour toi mais me rassure pour moi, c’est bien le début de la vie sans tabac qui me rend comme ça. Mais on est sur la bonne voie. Go on !

    Répondre
  53. Nicefrany a dit…

    En revanche, mon haleine est top , mes angoisses de ne pas voir ma fille grandir , l’odeur de mes cheveux, tout ça c’est top ! Et lorsque j’ai envie de craquer je me répète comme un mantra « je ne veux pas être la dernière » . Cette phrase a été le déclic de mon arrêt , je ne sais pas comment elle est arrivée à mon esprit ni ce qu’elle signifie vraiment (la dernière à arrêter ? et par conséquent la 1ère à mourir ?)
    C’est un fait, il faudrait non seulement ne pas compenser sur la nourriture mais diminuer sa ration de 300 kcal… ravie de voir que tu t’en sors, tu ne regretteras pas d’avoir arrêté !!
    Bises à bientôt

    Répondre
  54. Pauline a dit…

    Non fumeuse depuis toujours, je ne peux qu’imagine et ressentir à travers tes écrits…

    Je suis intimement convaincue que tu arriveras à surmonter tout ça, et que même si tu ne reperds pas les quelques kilos (qui te paraissent) en trop, tu resteras cette personne si souvent rayonnante sur tes dernières photos.

    Sinon, comme je disais, je ne suis pas fumeuse. En revanche, je suis dans un travail personnel d’écriture qui me stresse énormément et me donne des envies terribles de grignotage à haute dose. Pour éviter de prendre des kilos de danette, cookies et de chocolat sur les cuisses, je me venge sur des amandes nature, des pruneaux, des noisettes, des bâtonnets de carottes… certes, il ne faut pas sous-estimer le potentiel calorique de ces trucs là (notamment les lipides pour les amandes), mais c’est globalement moins ravageur et moins culpabilisant qu’une tablette de chocolat.

    Bon courage. Tu es sur la bonne voie.

    Répondre
  55. charlotte a dit…

    Je te dis un immense bravo!!!!!!!! Pour la depression, le reconnaitre et savoir que l’on en sort est un déjà un très très grand pas, alors félicitations pour ça également! 🙂
    Quant à « voir quelqu’un », ce n’est pas toujours agréable, le chemin est souvent laborieux et long, mais malheureusement parfois c’est nécessaire! Bon courage, et tu verras, le bout du tunnel apparait toujours!!
    Je t’embrasse!

    Répondre
  56. Margot a dit…

    Désolée, j’ai pas pu lire ton post, Garance Doré a posté un 25e billet sur sa nouvelle coupe de cheveux de il y a un ans, alors tu comprends, j’ai pas eu le temps! 🙂

    Répondre
  57. Margot a dit…

    non plus sérieusement, whaoh… outre l’arrêt de la cigarette, je suis réellement impressionnée par ta sincérité. Et essaie de te fiche des kilos, chaque chose en son temps, tu t’en occuperas plus tard! Deux fronts c’est trop dur.

    Et pour la lectrice qui dit qu’elle est « conne, conne, conne. Et grosse »… moi j’ai envie de rétorquer qu’elle est « dure avec elle-même, dure dure dure, mais sûrement très intelligente et belle », et j’ai bien envie de lui faire un bisou.

    (puis à toutes les autres aussi d’ailleurs).
    Non mais oh.

    Répondre
  58. Laure-d-c a dit…

    Félicitations Caro !
    Ce que tu fais est énorme et montre une volonté de fer. Qu’importent les kilos ce sont des années de vie que tu gagnes là…
    Quand à la dépression, si la cigarette masquait tes émotions il est normal qu’elles ressortent, non ?
    Et n’est-ce pas être humain que de ressentir.

    Je t’encourage à poursuivre tes efforts (on dirait un bulletin de premier trimestre, déformation professionnelle ! )

    Répondre
  59. Mireille a dit…

    Mon chéri fume et crache ses poumons le matin…j’ai décidé de ne pas lui pourrir la vie avec ça même si je lui glisse une petite allusion de temps à autre mais sincèrement j’espère qu’il aura (bientôt) le même courage que le tien…Je te dis bravo Caro
    Bonne journée ensoleillée

    Répondre
  60. Val (une autre) a dit…

    Ah mais dis-donc!
    Je tilte d’un coup d’un seul un truc : j’ai moi-même commencé à fumer « à l’occasion » d’une dépression un peu sévère, il y a un an. J’avais pas fait « franchement la relation » entre les 2. Rien sur cette planète ne pouvait me donner de réconfort (en tout cas, c’est ce que je croyais…), alors bon, le plaisir d’une bonne petite clope (voire d’un paquet), j’allais pas cracher dessus… Et puis tiens, si à l’occasion, je pouvais m’auto-détruire un peu, c’était encore mieux…
    Bref, le temps a fait son oeuvre – je veux dire le temps à VRAIMENT fait son oeuvre ( 😉 Baptiste) et j’ai arrêté les cachetons. Et puis la clope. Pile en même temps, dis-donc. Y a un mois, en gros.
    Alors, ok, la relation cause-effet semble être différente, mais y aurait une vraie relation que ça semblerait évident (à tel point que j’avais pas fait gaffe, mais c’est un autre problème…) Du coup, je me demande comment ça marche? Y aurait-il un médecin dans la salle qui pourrait m’expliquer? Ou bien, quelqu’un aurait-il les références d’un ouvrage très sérieux genre « la sérotonine pour les nul-le-s? »
    Ce serait tip top.
    Sinon, Caro, merci pour ce post et bon courage. T’es déjà sauvée de toutes les clopes que t’as pas fumées… Et puis, le truc de la pleine conscience, façon Zermati que c’est toi qui me l’a fait découvrir (remerci) ça marche pas mal quand j’ai envie d’une clope… Extraits de mes dialogues intérieurs : Pourquoi je veux fumer : parce que je m’ennuie? Prends ton portable et regarde les trucs à la con sur Facebook. Parce que j’ai un coup de flip? Est-ce que VRAIMENT cette fichue clope va résoudre mon problème (non) Parce que j’ai envie de réconfort? Envoie un SMS choupinours à quelqu’un que t’aimes… etc…
    Bises.

    Répondre
  61. Christine a dit…

    A lire absolument qu’on soit déjà dans le gribouillis noir de l’angoisse ou qu’on souhaite vivre plus sereinement ses émotions :
    « Guérir , Le stress, l’anxieté, la dépression sans médicaments ni psychanalyse » de David Servan-Schreiber

    Répondre
  62. Smouik a dit…

    Plusieurs petites choses qui me viennent… La première : BRAVO ! c’est écrit en gras, taille 72, même si ça ne se voit pas. Very impressive. Ensuite, tu es peut-être déprimée, mais tu es toujours drôle, j’ai failli m’étrangler avec « et j’ai tellement pratiqué la respiration abdominale que j’ai cru un soir m’être déboité une côte’….
    Maintenant, imagine un billet de 200 € tout neuf… Imagine le même billet un peu froissé. Imagine encore le même, froissé, sali… Bon, même dégueu, tu lui accorderas la même valeur, on est d’accord ? Imagine maintenant (c’est là où il faut un peu d’imagination…), que tu es ce billet de 200. Même un peu plus grosse et même un peu plus vieille (je parle bien sûr de dans 10 ans…), tu es toujours la même Caro avec la même valeur, on est d’accord aussi ? Donc, cinq kilos de plus pour un teint de lys, ça se discute et le moyen terme existe, même s’il n’est pas pour dans une semaine. En attendant, tu es toi, et c’est ce qui compte.
    Et enfin, ce que tu traverses en ce moment, même si c’est difficile (euphémisme comme dirait quelqu’un que je connais et qui écrit super bien), au bout du compte, tu n’imagines même pas à quel point c’est bon. Si. Juré. Et avant le bout, tu as le droit de tomber, de te faire mal, mais aussi de te relever et de prendre ton pied avec tout ce que tu grignotes chaque jour (en distance hein !)… Voilà, c’est dur de réconforter à distance, mais moi les gens parfaits qui font tout toujours bien, en fait je trouve ça hyper chiant… take care!

    Répondre
  63. Kalidhia a dit…

    Courage courage !
    En 6 mois, c’est très bien ce chemin (semé d’embûches certes) que tu as parcouru ! Bravo !

    Je te félicite d’autant plus que tu utilises une cigarette électronique car, on est discuté avec mon copain qui travaille en pharmacie (et ancien fumeur !), comportementalement parlant, ce n’est pas la meilleure alternative.
    Le plus important, c’est vraiment de l’utiliser en dernier recours et ne pas faire comme certains : l’utiliser à tort et à travers voire l’utiliser dans des lieux (bureau, métro etc..) – et/ou à des moments – dans lesquels tu ne fumais pas avant.
    J’ai des collègues qui avaient pris l’habitude de l’utiliser comme ça, du coup, ils ne parvenaient encore moins à se sevrer étant donné qu’ils avaient augmenté la fréquence d’utilisation. Et vu le fonctionnement de ces alternatives, on répond à la sensation de manque du cerveau par un apport immédiat et puissant de nicotine (donc on est toujours dans un système de réponse au manque et non pas dans du préventif).
    En plus, finalement, ils ne débarrassaient jamais vraiment du geste ! Pire que des minots accrochés à leur tétine !
    Finalement, c’était un cercle vicieux et ils craquaient !

    Donc un conseil, la cigarette : à utiliser vraiment en cas d’urgence voire privilégier plutôt les patchs qui diffusent légèrement, mais en continu, empêchant ainsi le pic du besoin « physiologique » de nicotine.

    Mais après .. c’est propre à chacun. Si tu as trouvé la bonne alternative et le bon rythme .. continue ! Tiens bon !

    Je sais que tu en chies (je vois mon chéri …) mais surtout n’en retouche pas UNE seule !
    Lui a craqué à plusieurs reprises en sous estimant les conséquences .. résultat des courses, il repartait de plus belle car une seule parvient à « réveiller les vieux démons » (et je peux te dire que c’est très dur de voir l’autre se mettre dans des états pareils par manque/frustration).

    Donc, tiens le coup ! Courage !

    Sophie.
    http://bulledekalidhia.wordpress.com

    Répondre
  64. natali a dit…

    le 23 mai 2006 j’arrête pour la 4ème fois de fumer. Après 3 arrêts d’un an environ pour chaqu’un de mes enfants. Mon boss me demande alors : mais pourquoi tu arrêtes, tu es malade ? « non, mais j’ai trop peur d’avoir un cancer.
    8 jours plus tard j’apprends que j’ai un cancer…du sein…lol.
    Aujourd’hui 8 ans après je pense que je ne fumerai PLUS JAMAIS même si parfois après un petit verre ou 2 j’en grillerai bien une petite.
    C’est quoi le rapport me diras-tu ?
    Et bien c’est cette fameuse culpabilité dont certaines parlent. Pendant mon cancer du sein je culpabilisais à mort (relol) à l’idée de mourir et de laisser mes enfants, mon homme et les milliards d’êtres humains qui m’aiment !. Mais je me réconfortais en me disant que c’était de la faute à truie mère nature qui m’a donné la capacité à élever en mon sein (c’est le moment de le dire) des cellules pourries. Alors qu’un cancer « du fumeur » c’est de ta faute, c’est toi qui comme une grande à grand renforts de bouffées sème les petites graines toutes pourries… Bon trêve de plaisanterie – le cancer c’est pas fun ni moralement ni physiquement mais alors si on ajoute en plus la culpabilité – et les regard des autres qui enfonce le couteau dans la plaie c’est plus possible.
    J’ai benni (je ne sais pas qui moi peut être) d’avoir arrêté de fumer juste avant, car sinon je fumerai toujours.
    Tiens bon Caroline et tu verras même si c’est vrai que c’est une béquille qui remplace le PROZAC – la béquille manque de moins en moins et tout doucement on trouve d’autres plaisirs immédiats – parce qu’il s’agit bien de çà non ?
    PS) ah la maison quelles joies tu vas y vivre – et sans TABAC 🙂

    Répondre
    • Geneviève a dit…

      Bravo vraiment pour ces mots VRAIS ! L’autre jour, ma gynéco après l’examen clinique me posait des questions plus personnelles sur ma vie (mon oeuvre…) Quand je lui ai dit que je fumais de temps en temps et que cela me culpabilisait, elle a VRAIMENT utiliser des mots crus pour me dire que je devais éviter absolument… Et moi, j’aime bien quand on me parle « brut de pomme », c’est plus efficace (pour moi)

      Répondre
  65. fred a dit…

    Bravo Caroline ! Quel joli cadeau , tu nous fais en te livrant ainsi !
    Bravo Caroline ! pour cet acte de courage et d’amour ! six mois que tu préserves ta vie, ta famille…
    Bravo Caroline ! pour accepter simplement d’être humaine et de le dire.
    Bravo et Merci pour ceux qui passeront ici et sauront tout simplement qu’ils peuvent aussi y arriver.

    Répondre
  66. 'Othilie a dit…

    Un autre truc pour la route et qui peut aider en cas de doute/panique/envie irrépressible : pense à Rose. Pense à tout ce que ce petit bout de fille a accompli de gigantesque en trois (?) ans : se tenir debout, marcher, parler…
    Pense à Rose et hisse toi à sa hauteur mentalement et dis toi « je vais y arriver aussi »
    Et si tu tombes, pas grave, relève toi, comme elle a fait chaque fois. Les enfants nous aident 😉

    Répondre
  67. Chag a dit…

    487 jours sans clope. Sans une seule putain de clope dans ma main. Ni avec le verre, ni après le cul, ni après le stress, ni après la colère, ni après l’effort.. Aucune clope dans ma main, mais des dizaines grillées pour de faux. Au début, pas un seul jour sans y penser. Et puis, un jour, on se dit que tiens, on n’y a pas pensé, aujourd’hui.
    En ce moment, avec un peu de recul, je me demande si je ne liste pas les futures excuses que je sortirai lors d’une éventuelle reprise. C’est fou. Je disais à une collègue que j’étais sûre qu’au prochain coup vraiment dur, la première chose que je ferai serait certainement de m’en griller une. Puis deux, puis cent. A croire que les non fumeurs ne se relèvent jamais de mauvais moments. Il y a aussi l’excuse bien pourrie du « non mais attends, je cours partout, j’ai trois mômes, je peux bien me faire un peu plaisir ». Mon cul, ouais. Le mieux, c’est que je me complaisais à dire « laisse tomber, en plus, j’ai arrêté y’a plus d’un an, je n’ai pas retrouvé de souffle, c’est des conneries tout ça ». Que dalle, j’ai couru. Le double d’avant, sans être essoufflée. J’y croyais pas.
    Après une très courte transition avec l’e-clope, j’ai tout arrêté. J’ai toussé comme jamais. J’ai craché des trucs dont je n’imaginais même pas l’existence. J’en ai tellement chié que je me disais que plus JAMAIS je ne reprendrai parce que je ne voudrai plus jamais arrêter. Mais c’est comme l’accouchement, on a tendance à minimiser les choses avec le temps.
    Bref. Ca fait chier de se dire qu’on est camée. Au sucre, à la clope. N’empêche que tu tiens un putain de bon bout. Et que t’as fait un sacré chemin. Promis, très bientôt, tu te diras qu’aujourd’hui, tu n’y as même pas pensé. Courage. You rock.

    Répondre
  68. Dorémi a dit…

    Je rejoins tardivement le chœur des encouragements : bravo ! En plus, c’est une chance, je crois me souvenir que vous vivez avec un non fumeur et ça facilite tout de même bien les choses. Je ne sais pas si vous suivez ou pas un traitement mais, en cas de crises d’angoisse, l’aubépine – en teinture mère ou en macérat de bourgeons – et le millepertuis sont très efficaces, sans les effets secondaires des anxiolytiques et des antidépresseurs qui, entre autres joyeusetés, font prendre du poids.

    Répondre
  69. Mathilde a dit…

    Bravo!
    Ce mot parait tout petit comparé a toutes ces opportunités de reprise que tu as eu pendant 6 mois, alors je vais l’écrire plein de fois…. Bravo bravo bravo bravo bravo bravo bravo bravo bravo bravo bravo bravo bravo bravo bravo bravo
    BRAVO!!!

    Répondre
  70. bb_online a dit…

    il y a 6 mois j etais encore une ex fumeuse …
    alors voire que 6 mois apres tu as repris le flambeau je trouve ca beau !
    je refume depuis pas mal de mois maintenant et un conseil :
    fuis les fumeurs, les situations ou tu pourrais craquer, les buralistes ouvert 24/7 … retourne en vacances et monte les escaliers en courant…et aussi : envoie les enfants loin quand tu sens qu ils deviennent trop chiant et le mari dans une autre galaxie quand ca sent la rouille … bref :sois egoiste ! et rappelle le leur que c est le prix a payer pour rester away of it as long as you can … keep up the good work !!!!

    Répondre
  71. Laura a dit…

    Mon premier commentaire sur ton blog (ne sait pas si je peux te tutoyer d’ailleurs!) mais je vais me permettre avec la sensation de te connaître!
    L’arrêt de la clope…. 1 an pour moi maintenant… Et 3 ou 4 mois a me rendre compte en prenant du recul… « C’est marrant j’angoisse vachement plus qu’avant…! »
    Du coup moi aussi je vais voir un quelqun qui malgré le fait d’y aller a reculon me fait beaucoup de bien! (Quelques joggings m’ont pas mal aidé a ne pas prendre les 8 fatidique kilos! Moi on m’a toujours répété 8kg en moyenne!)

    Rdv dans 6 mois et on ne l’entend jamais assez! Congrat’sss la non fumeuse!

    Ps: le kiff absolu : rencontrer des nouvelles personnes et leur dire qu’il y a un an tu fumais un paquet par jour, toujours la même réponse : ah bon tu fumais toi??!! Ouai ouai..

    Répondre
  72. Valerie a dit…

    Hello. Vu tous les services que ce blog me rend je me sens obligée ici d’annoncer une mauvaise nouvelle. Tu ne deviendra pas millionnaire. Malheureusement ton idée génial à est déjà prise. Mais si tu veux améliorer le concept….. Bref ça s’appelle le wist. Tu match un truc sur ta cigarette électronique ou tout autre objet que tu veux pister et une appli sur ton smart phone géo localise le truc …. Bon si tu perds ton portable c’est mort !! Ps: ceci n’est pas une pub je ne suis pas linventeur …. Juste une petite corse qui Grace a toi va chez zermati et s’en trouve un peu mieux …. Merci pour tout ….

    Répondre
  73. zezette a dit…

    j’ai dévoré vos post avec un grand plaisir, un bon gros plaisir comme quand je mange du chocolat (sauf que je ne n’ai pu me lecher les doigts forcement …..) . Non, je ne suis pas fumeuse (eh là, je me la pète ! Et ben non, car je suis possède une belle collection d’addictions ! et donc, je connais les petites joies dont vous avez parlées avec tant de sincérité et humour. Merci et vous êtes remplis d’humanité verte (avec moins de nicotine!) Merci et continuez de partager malgré les difficultés..

    Répondre
  74. nadege a dit…

    ET OUI LA CLASSE ! voila egalement 6 mois et 12 jours et …11h55 que jai tout arreter (la clope en fait)
    DESESPOIR OH DESESPOR les premieres semaines. Proche de linternement (sans blague mon 1er a 30ans…!) jai eu beaucoup de mal a traverser cela. « Sensible » d’avance du cerveau et mélancolique surtout; ce fut compliqué. depression totale. et personne ne comprenait ce mal être (un autre sujet).
    et puis un jour, les choses se sont inversées, le ciel était bleu et ouffff je ne voyais plus que cette période comme maléfique et horrible et regrettable. tout a cause de cette fameuse premiere cigarette a 14ans…..CEST A CAUSE DELLE, cest la clope qui crée ce mal etre, elle fait tout pour vous faire craquer. soyons forts. je conseille néanmoins vivement, aux 1ers symptomes, de consulter car elle peut nous envoyer treeeees loin cette p***

    Répondre
  75. Nalice a dit…

    J’ai 28 ans demain et j’ai fumé ma 1ère cigarette à 14ans . . . oui je peux dire que j’ai fumé la moitié de ma vie (et tiens, prends toi ça dans la tronche !)
    Je n’étais ce qu’on appelle une grosse fumeuse, j’étais à 8 clopes par jour en moyenne (sans compter les samedis et dimanches en soirée !!)

    Cela fait maintenant 5 mois que j’ai arrêté de fumer et je suis extrêmement fière de moi.
    Et même si je n’ai pas ressenti (et ne ressents toujours pas) ‘l’euphorie » dont parlais Allen Carr, je ne peux pas nier les biens faits d’être devenue ex-fumeuse.

    Par contre, depuis 3 semaines maintenant, j’ai comme qui dirait une F*CK*NG envie de fumer !
    J’ai pris 5 kilos en 5 mois alors que je fais attention à mon alimentation et qu’en plus je suis sportive, je suis énervée et particulièrement irritable, tu as beau te dire de ne pas y penser … c’est pire !
    Facteurs psychologiques ? Sans doute ! J’ai annoncé ma démission Lundi et je savais qu’elle n’allait pas être très bien acceptée.
    En plus, je suis malade ! j’ai chopé une crève pourrie que tout le monde a et qui me faisait dire encore ce matin : »Mais HEUREUSEMENT que tu ne fumes pas par dessus ! »
    Je me répète sans cesse que la cigarette n’y changera rien et que c’est un mauvais moment à passer mais rien à faire … cette saleté de tige cancérigène occupe une partie importante de mon esprit !
    Et c’est super frustrant parce que pour ma part, j’essaye de tout faire comme il faut mais ça reste là, dans ma tête et ce n’est pas facile tous les jours.
    Où en es-tu toi ? tu as tenu le choc ?

    Répondre

Laisser une réponse à Laura

  • (ne sera pas publié)

Vous pouvez si vous le souhaitez utiliser les balises HTML suivantes: <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <s> <strike> <strong>