Question de poids

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Je n’ai pas parlé depuis un moment de tout ce qui tourne autour de mes histoires de poids, parce que d’une part je crois en avoir assez dit sur le sujet durant toutes ces années mais aussi sans doute parce que depuis mon arrêt de la cigarette j’ai vu réapparaitre certains des démons que je pensais avoir définitivement chassés. A savoir que le chocolat me tend toujours aussi grossièrement les bras au moindre coup de mou.

Si mes années de thérapie avec Zermati constituent malgré tout un terreau solide et m’empêchent de retomber dans mes vieux travers consistant à me promettre tous les soirs de ne plus rien manger le lendemain (pour craquer vers 13h45 et me lâcher sur tout ce qui dépasse les 45% de matière grasse), j’ai incontestablement repris du poids. Premièrement parce que ce que je fumais représentait une certaine dépense calorique (si si, fumer c’est un peu du sport, je sais, c’est fou), deuxièmement parce que même sans m’en apercevoir, j’ai compensé, surtout au début.

Combien de kilos, je n’en sais rien, parce que depuis que les piles de ma balance sont tombées en carafe en août dernier, je ne suis pas remontée dessus. On peut appeler ça du déni ou on peut se dire que c’est de la sagesse. La vérité est sans doute au milieu. Disons que ce que je ne sais pas ne me fait pas mal et que j’ai décidé de ne pas me battre sur tous les fronts.

De toutes façons, les fringues restent le meilleur baromètre et j’ai pris environ une taille, passant du 40 au 42, donc environ 5 ou 6 kilos. Ce que j’avais anticipé, mon dernier arrêt avait été bien plus catastrophique avec un nombre à deux chiffres.

Je ne vais pas vous raconter d’histoires, ça ne me met pas en joie. Mais étrangement, ce n’est pas non plus un drame comme ça a pu l’être durant d’autres périodes de mon existence. Peut-être parce que j’ai eu aussi à gérer les crises d’angoisse post-sevrage et que s’il est désagréable d’avoir pris du cul, ce n’est rien comparé à cette conviction que j’avais, plusieurs fois par semaine, voire par jour, d’être à deux doigts de mourir. Je suis surtout heureuse de constater qu’en dépit de cette reprise pondérale, je ne suis ni tentée par une nouvelle diète protéinée à la con, ni paniquée à la perspective de l’été et des maillots sur la plage, ni en colère contre mon corps comme j’ai pu l’être. Petit à petit, les nuages de ces derniers mois se dispersent et je recommence à éprouver des plaisirs un peu disparus pendant la tempête, comme celui de parcourir de longues distances à pied dans Paris, mon casque sur les oreilles, ou de danser seule chez moi entre deux articles. Je n’ai pas couru depuis un moment mais je sens l’appel de mes runnings se faire plus pressant avec l’arrivée des beaux jours. Je suis lucide, il y a peu de chances toutefois que cela devienne une addiction (si seulement).

Je ne sais pas si je suis aujourd’hui à mon fameux set-point, celui « sans cigarette » ou si je peux espérer que mon corps accepte de se réguler maintenant qu’il a digéré l’information selon laquelle il ne peut plus compter sur une bonne taffe de Vogues bleues pour oublier cette fucking envie de sucre. L’avenir me le dira mais en toute honnêteté, c’est loin d’être la première information que j’attends de ces lendemains. Je suis bien plus impatiente de voir le résultat de ce travail d’écriture que nous accomplissons, A. B. et moi et dont je vous parlerai quand il sera achevé. Je suis bien plus curieuse de connaître le prochain projet en la matière, je donnerais cher pour savoir dans quel lycée mes grands atterriront l’année prochaine ou voir la bouille des futures nouvelles copines de Rose. Je ne tiens plus en place à l’idée de ces barbecues dont on rêve depuis qu’on a mis un pied dans notre maison. Toutes ces choses auront la même saveur, quel que soit mon tour de taille. C’est je crois le plus grand enseignement que j’ai pu tirer de mes séances avec ce cher Docteur Z. Le bonheur n’est pas inversement proportionnel au poids que l’on pèse, même si la vie est souvent plus simple quand on n’a pas les cuisses qui se touchent.

Ce qui ne m’empêche pas évidemment de conspuer tous les jours cette trainée de mère nature qui aurait néanmoins pu y aller un peu mollo sur le gras de mes hanches ou de mes bras.

Bref, je me sens comme presque arrivée sur un autre gué, celui d’un certain détachement. J’ai la sensation d’avoir rendu les armes, non par dépit ou lassitude de combattre, mais parce que je crois avoir accepté ce compromis. Pas tout à fait celle que je rêverais d’être, mais plus celle dont la carcasse était si lourde à trainer.

Je n’avais pas l’intention d’écrire ce texte mais je suis tombée sur celui-ci hier qui m’a touchée parce que nombre des mots de Salomé auraient pu être les miens. Je ne suis pas spécialement convaincue par les bootcamp à l’américaine, je sais que cela ne me conviendrait pas, mais visiblement c’est le chemin qui l’a menée à elle. Je crois que la vérité dans la quête de l’amaigrissement n’est jamais universelle, qu’il y a des voies pour tout le monde, qu’il ne sert à rien d’affirmer que telle ou telle solution n’est pas la bonne. Je reste fermement convaincue pour ma part que toute méthode impliquant la moindre privation, la moindre exclusion de certains aliments n’est efficace que sur le court terme. Mais après tout, chacun fait comme il peut, en fonction de ses forces, de son état d’esprit. Hier sur Facebook, Navie, une fille que j’aime vachement bien disait ceci:

 « Cette exhortation à « s’accepter comme on est » est tout aussi oppressante et culpabilisante que celle qui nous obligeait à ressembler à quelqu’un d’autre. Je propose qu’on se lâche tous mutuellement le cul, et qu’on se dise « Oh bah tu fais bien comme tu veux hein, le mieux c’est que tu sois heureux » »
Tope là copine.

159 comments sur “Question de poids”

  1. berengere a dit…

    Un super billet pour terminer cette semaine ! J ai ces dernières années accepter plus facilement quelques rondeurs que je nr l avais fait jusqu’à présent! Là avec ma grossesse, bien que n ayant pas pris de poids (je sais c est hallucinant et la petite se porte comme un charme) je me sens terriblement feminine et même accoucher là tout bientôt ne me fait pas peur à l approche de l été (débardeur. ..maillot….toussa toussa)
    Sinon avec cette phrase : la vie est souvent plus simple quand on n a pas les cuisses qui se touchent….you made my day !!!!!!!
    Très bonne journée !

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  2. Fab a dit…

    Merci Caro pour cette belle réflexion pleine de sagesse! C’est bon de cesser de culpabiliser, de se prendre la tête pour qqs grammes en plus…..Merci de le rappeler! Bonne journée à toi!

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  3. isacool a dit…

    beau message Caro, c’est chouette le mode slow life que tu empruntes…. je fais un chemin parallèle, avec des hauts , des bas, la vie quoi! mais tant que je reste dans des tailles de vêtements qui ne me permettent pas d’entrer dans n’importe quelle boutique et d’acheter (ou pas) , je me sens privée de ma liberté….
    enfin, néanmoins, tu as raison, les bonheurs de la vie sont autres, les passions, les amours, les vibrations ne sont jamais liés à notre poids…. j’ai mis du temps à l’accepter, à poser la culpabilité (bon j’avoue, elle est toujours pas loin quand même…) et j’ai moi aussi un quelqu’un qui m’aide à voir la vie de dessus, et pas au microscope de mes petits défauts…
    Bref, tu es vraiment sympa de partager ton baromètre émotionnel avec nous, avec moi, et j’admire ta justesse de ton et de ressenti…. merci donc de ce joli billet qui respire le chemin….. allez, vite les barbecues dans votre nid, les rires des enfants, l’écriture à 6 mains…et l’été!!!! belle journée à toi et à toutes!

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  4. Geneviève a dit…

    Quel billet réconfortant… S’accepter, se réconcilier avec son corps et avoir conscience de ce qui est bon pour soi (que ce soit la marche, le jardin, les enfants qui grandissent).
    Je repensais hier aux mosaïques et je me disais que j’avais sûrement bien changé; je ne sais même plus quand c’était.
    Avec ma formation, je n’ai pas marché depuis 3 ou 4 mois. Bien sûr, j’ai repris du poids (et en plus j’ai refumé quelquefois 🙁 ); ce qui me réjouit maintenant que c’est fini, c’est que je vais retrouver mes grandes balades en attendant de trouver du boulot. Le principal, c’est que cette formation était vraiment bien !

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  5. Denis a dit…

    Le plus important c’est quand même la clope, ensuite il parait qu’il faut un an pour ne plus compenser après l’arrêt. Mais ça joue beaucoup, sans clope les aliments (et l’alcool) prennent une place super importante. Là où avant un petit café clope pouvait me nourrir, j’ai vraiment besoin d’un repas.
    Pour fêter un truc je mange quelque chose que j’aime, par exemple ce soir vendredi je sais que je vais avoir envie d’un verre de vin et d’un saucisson . Et quand j’ai pas le moral, je mange aussi… Là où avant c’était le rôle de la clope.
    On peut pas lutter sur tous les fronts.

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    • cillya a dit…

      c’est clair , j’ai arreté de fumer il y a presque 14 ans pourtant depuis la fin de repas reste chez moi un probleme car avant je prenais une clope et maintenant c’est forcement un carré de chocolat ….et pareil en cas de fringale c’est plus dure à gerer sans clope ….meme si pour rien au monde je ne retournerais en arriere je me serais bien passé des 8 kg que j’ai pris pendant mes 2 premiere années d’arret ( et en faisant attention … 🙁 ) bref un soit poids avec + 8kg soit presque 2 tailles ça fait mal mais la vie sans tabac c’est à ce prix et ça en vaut la peine !

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  6. Calim a dit…

    « Le mieux c’est que tu sois heureux …  » ne serait-ce pas aussi une exhortation ? Faire croire que l’on peut être heureux, tout le temps … bah non , c’est pas possible ça 🙂 désolée 🙂

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    • Caroline a dit…

      ce n’est pas exactement ce que sous-entend cette phrase, ce n’est pas une exhortation à être heureux, moi je le lis plutôt de la façon suivante: « le mieux c’est ce qui te rend heureux ». Évidemment qu’on ne peut pas être heureux tout le temps. Mais ça peut être une quête, d’être heureux. Enfin, moi c’en est une. Pas la seule, mais c’en est une. Mais en effet, faire croire aux gens qu’ils peuvent être heureux tout le temps serait un énorme mensonge.

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  7. Ava a dit…

    Tu me fais tellement de bien… Et c est exactement ce que j ai fini par me dire aussi: quel champ de ta vie (enfin, ma) serait plus heureux si j etais plus mince, plus belle?
    Ben… Aucun. Mon mec et mes enfants ne m aimeraient pas davantage. Mes potes non plus. Je ne serais pas meilleure ds mon travail. Je ne serais ni plus intelligente ni plus drole ni plus riche.
    En revanche, ce qui changerait ma vie, ds tous les domaines, ce serait de me lacher la grappe. Et de la lacher aux autres tiens.

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  8. HeLN a dit…

    Bonjour Caroline,
    La sérénité qui se dégage de ton texte se retrouve dans ton attitude sur les dernières photos que tu as publié, attitude qui te rend vraiment belle. Notamment, les séries prises par ta fille lors de votre pause déjeuner et par Violette sont vraiment révélatrices : tu as, sur ces clichés, un maintien et une « fierté » qui ne trompent pas ; être bien dans son corps et dans sa tête, ça rend les gens beaux, quelque soit leur physique
    J’espère que tes projets d’écriture aboutiront comme ils le méritent.
    Belle journée!

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    • Caroline a dit…

      merci ça me touche 🙂 Même si je ne suis pas sereine tout le temps, loin de là, je ne voulais pas nécessairement envoyer ce message là, je suis plus dans une sorte de détachement que de sérénité.

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  9. marieal a dit…

    ah oui, il me parle ton billet…moi je zermatte encore, tout doucement, à mon rythme… je perds donc aussi tout doucement, à mon rythme, sans plus vérifier à quelle vitesse ça va. Là j’ai bien vu depuis mes soucis administratif pour l’adoption, que ça s’arrêtait, voire que ça remontait ( je fais à la taille des pantalons aussi) mais je m’en fous, il y a des choses plus importantes , en effet, et en ce moment le chocolat est mon doudou….
    par contre, je suis assez raccord avec ce que dit Salomé, j’ai eu un bel exemple cette semaine du discrédit que l’on peut apporter aux personnes en surpoids: j’ai appris qu’un de mes collègue, un type imbuvable, il est surnommé Dr House et je trouve encore que c’est trop gentil tant son incapacité à interagir avec les autres est importante, à chaque fois qu’il parle de moi pour dire qu’il est pas d’accord et me jeter du discrédit me nomme la grosse conne…visiblement, il insiste sur le mot « grosse »…
    j’ai supporté beaucoup de choses de ce mec qui sape systématiquement auprès des équipes avec qui nous bossons à 8, c’est sa seule façon d’interagir, le travail que nous produisons. Mais là, c’est clairement le fait que je sois grosse qui selon lui, justifie ma supposée incapacité et c’est clairement moi et pas mon autre collègue qui partage les responsabilités qui prend…j’ai beau savoir que ce n’est pas vrai, que je ne suis pas seule, ça me chamboule…j’ai beau me démener en quatre et faire mon max pour qu’on m’aime, je suis grosse et ça marche pas pour ce genre de mec.
    et si je faisais comme avant, je me jetterai sur le chocolat, mais heureusement il y a Linecoaching et je reste à peu près sereine face à la bouffe.

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    • Caroline a dit…

      Ah mais je suis totalement d’accord, c’est pour ça que je dis en riant mais pas tant que ça que la vie est plus simple quand on n’a pas les cuisses qui se touchent. Ce serait bien naïf et bien hypocrite que de prétendre que les gros ne sont pas discriminés. Et je comprends dans ma chair la blessure de l’insulte qu’on t’a rapportée. Il faut avoir été un jour traitée de grosse pour savoir à quel point ça mord. Quand parfois j’ai des mots avec quelqu’un, qui que ce soit, j’ai toujours la terreur que le « G-Word » sorte. Je crois que je préfère une claque que de me faire traiter de grosse, tant j’ai pu souffrir de ça. Alors ton collègue, j’ai envie d’aller lui exploser la tête.

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    • Lili a dit…

      Marieal, moi, je suis persuadée que les personnes qui attaquent sur le physique le font parce qu’elles sont elles-mêmes tétanisées par ce qu’elles pensent donner comme image… Cela n’excuse pas du tout son comportement. Ce que je veux dire par là, c’est que essayer de plaire, comme tu le dis ‘faire le max pour que les gens m’aiment’ ça ne marche jamais avec les gens comme ça, car c’est d’abord avec leur propre attitude/image qu’ils ont un problème. Et à mon humble avis, il t’envie… surtout si tu réussis professionnellement et que tu lui sembles à l’aise dans tes baskets… Alors courage ))

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    • ingrid a dit…

      je ne comprends même pas qu’à l’heure actuelle… des adultes puissent encore agir comme ça … il a un truc refoulé avec sa mère qui était forte ???

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    • Audrey V a dit…

      Et tu ne l’as jamais calloté ce gros con?! Oui j’ai bien dit gros car c’est l’empleur de la connerie dont il est question avec des sales types comme çà!

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    • Audrey V a dit…

      J’ai pas suivi ton blog lors des premières années, mais j’ai cru comprendre les soucis que te posais ton corps.
      Franchement je ne vois qu’une jolie maman de 29 ans sur tes photos…et puis bientôt on pourra toute défiler pour KL puisque la loi l’obligera à trouver des mannequins aux cuisses qui se touchent :)))
      je côtoies beaucoup de sportives qui parlent énormément de çà. Des filles minces, très minces qui ont du mal à s’accepter, j’aimerais bien savoir si c’est l’émancipation des femmes qui est la cause de ce mal être (notre corps nous appartient) ou si nos grands-mères et arrière grands-mères avaient aussi ces problèmes?
      Je m’interroge car je n’ai jamais ressenti çà, mais j’ai deux filles, dont une de 10 ans qui m’a fait des réflexions bizarre sur son corps en se comparant aux copines.

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      • Flo a dit…

        C’est surtout la faute des médias et surtout la surexposition de la minceur voire la maigreur… A chaque époque sa représentation de la beauté. Aujourd’hui le beau c’est le mince (mais dans les faits, finalement, beaucoup d’hommes aiment les rondeurs), à une époque c’était le surpoids. Dans d’autres cultures c’est encore comme ça..

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    • Geneviève a dit…

      Est il possible de lui répondre ? De le remettre fermement à sa place ? Les autres collègues sont ils solidaires avec toi ?
      Je ne comprends pas que des gens se comportent encore comme ça au boulot…

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        • marieal a dit…

          merci à tous pour vos coms…je le sais, c’est un gros con et il n’a d’ailleurs jamais osé m’attaquer de face; il s’en prend aux infirmières qui m’apprécient, c’est là qu’il est vicieux parce qu’au travers de ses attaques, il fait un travail de sape: gros= incapacité= dévalorisation de la personne et de son statut ( je suis responsable de service).
          C’est d’autant plus rageant qu’il sait que mon surpoids actuel est lié aux traitements hormonaux secondaires aux FIV, et que je suis loin d’être une passive qui mange des loukoums devant la télé ( je fais du triathlon…et quand bien même je serai une passive d’ailleurs! ). Mais je ne suis pas sensée être au courant de la façon dont il m’appelle, c’est plus cette association systématique que font certains: obésité ou surpoids= absence de volonté, personne peu fiable – qui me hérisse au plus haut point.

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          • Geneviève a dit…

            Est ce possible ou « utile » pour toi de lui dire: « Je sais la façon dont tu parles de moi et c’est tout à fait déplacé et déplaisant » ?. Tu n’as pas à « justifier » ce surpoids auprès de ce type; en revanche, il a à s’excuser de son attitude je crois. Maintenant, je ne sais pas quels sont vos rapports hiérarchiques et mon commentaire est peut être déplacé …

          • Flo a dit…

            Ahhh les stéréotypes… Difficiles à changer, voire impossible! Bossant dans un service hospitalier de nutrition, je suis justement en plein dans une recherche sur la stigmatisation des gens en surpoids… Et il est clair que lorsque ce sont les comportements de la personne qui causent une maladie (ici le surpoids, mais ça pourrait très bien être l’alcoolisme, ou la toxicomanie, ou le VIH), plein de stéréotypes se mettent en branle, puisque la personne est jugée « responsable » de ses comportements. A la différence près, que pour le surpoids, cela se voit, et tout le monde peut se sentir concerné à un moment, donc cela peut faire encore plus peur (enfermer les gens dans des cases rassure). Mais le problème est lorsque la personne intériorise ces stéréotypes, en se disant que oui elle est faible, oui elle est coupable… Alors laisse ce « gros » con (et oui toi aussi tu l’emploies pour renforcer ton insulte), dans son mal-être, dans son manque de tolérance, et dis toi que si il est aussi irrespectueux, c’est qu’il a tout d’abord un problème avec lui-même (ou peut-être avec sa mère comme disait une dame). Et continues à être convaincue de tes qualités, tes défauts, qui ne se réduisent certainement pas à ton corps! Bref, aies pitié de lui, pas de toi 😉

          • marieal a dit…

            je tenais juste à apporter une petite précision: je suis intimement persuadée que ce type a un grave problème d’estime de lui et que c’est là qu’est son problème. Je le sais, je fais avec et je tiens à distance autant que faire ce peut toutes ses tentatives de dévalorisation des autres quel que soit les moyens qu’il emploie. Je ne suis pas seule dans cette histoire, heureusement; je voulais juste témoigner de la facilité avec laquelle on peut essayer de s’emparer du surpoids pour amener une image négative de l’autre.

  10. Stephanie a dit…

    J’avais lu un article en anglais très bien foutu aussi et qui disait grosso modo « je suis grosse et je m’accepte, et si un jour j’ai envie de maigrir je l’accepterai aussi, parce que la double contrainte de devoir être mince mais également de devoir s’en foutre d’être grosse, c’est invivable ». Et c’est pas faux. On a le droit d’être obèse et de se sentir sublime et le droit d’être enrobée et d’avoir envie de changer. Et l’inverse. Et ce qu’on veut tant qu’on est bien dans ses baskets. Ou ses talons de 12.

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  11. Blandine a dit…

    Ce sera ma QOTD: Le bonheur n’est pas inversement proportionnel au poids que l’on pèse, même si la vie est souvent plus simple quand on n’a pas les cuisses qui se touchent.

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  12. verolilas a dit…

    ça, c’est la sagesse des 29 ans!
    Tout est dans le regard de l’autre mais aussi dans le regard que l’on porte sur soi!
    Je pense que ce regard devient plus bienveillant avec l’âge….je suis très mince et m’énerve encore régulièrement sur ma nutellite persistante! Alors qu’il y a 15 ans j’aurais tué pour me faire refaire le nez!
    Effectivement, tu fais comme tu le sens et comme tu veux!

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  13. ingrid a dit…

    Quand j’ai des coups de « mou » côté zermatage..mon truc à moi c’est de me replonger dans son bouquin ! 🙂 .. et ça me rappelle à l’ordre assez bien en général ! 🙂 .. en tout cas, bravo à toi pour l’arrêt de la cigarette, c’est une super avancée et franchement la bonne résolution pour ta santé !! 🙂 .. c’est une vraie cochonnerie ce truc ! 🙂
    bon après je te confirme qu’on peut devenir accro au footing.. ça va faire bientot un an que je me suis mise… et franchement quand je cours je me sens trop bien ..et ça me manque quand je ne peux pas y aller ! 🙂 .. bon.. j’aurai pensé ressembler à une déesse après un an de footing et avec tous les sports que je fais à côté et bah pas du tout.. sur ça Zermati ne mentait pas..le sport ne fait pas maigrir… parce que forcément..on va manger plus..mais en tout cas.. ça aide à se sentir bien dans ses baskets ! 🙂

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    • Geneviève a dit…

      Je vais faire ça ce soir tiens… replonger dans le bouquin de Zermati.
      Après du travail tout le WE, un petit cafard du à la fatigue beaucoup je crois, je bois une bière (la 2ème en vrai) en DÉVORANT des Pr*ngles sour cream & onion, mes préférés…

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  14. Suzanne a dit…

    Ah bah bravo, c’est pas évident de « s’accepter », surtout si j’en juge par les billets d’il y a quelques années, c’est un sacré chemin parcouru.
    J’en suis même pas au début, je cherche encore l’entrée, question poids. Mais putain, se convaincre que c’est parce que le tissu est merdique que mes jeans sont troués à l’entrejambe, alors qu’à côté de ça une bonne amie me dit que je suis « charpentée » (et toi t’as le tact d’une brosse à cheveux, morue) ou ma gyneco, cette vieille sorcière, me déclare que si je veux un autre enfant, va falloir que je maigrisse (pour info 1,63m je fais du 42 j’étais loin de me considérer comme obèse) au risque sinon de mettre mon bébé en danger, c’est pas évident du tout.
    J’ai quand même changé de gyneco. Et en fait, j’en ai plus. Si quelqu’un a un nom à me filer, 13e, 5e, 14e (rive gauche powa) je suis preneuse.
    Comment ça c’est pas un site de petites annonces, ici ?

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    • Caroline a dit…

      putain je te conseillerais bien la mienne, best gynéco EVER, mais elle ne prend plus de nouvelles patientes depuis dix ans (faut dire que c’est la seule je pense sur Paris en secteur 1, 28 euros la consulte). Mais je vais demander à ma copine Zaz, elle est très contente de la sienne je crois, dans le 14ème. ça me rend dingue ce genre de remarque, comme si on mettait en danger son enfant quand on fait du 42. C’est devenu n’importe quoi les suivis de grossesse. Je veux bien qu’il faille surveiller le diabète, qu’il faille faire attention aux femmes vraiment obèses, mais ne parler en permanence que de ça, c’est insupportable d’autant plus que c’est contre productif. Quand aux remarques comme celles de ta copine, no comment. Par contre, ôte moi d’un doute, c’est bien parce que le tissu est merdique que les jeans s’usent à l’entrejambe, non ?

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      • Gabrielle a dit…

        Juste pour rire réflexion de la mienne à 2 mois de grossesse « vous avez déjà pris 1 kilo ! Vous êtes au courant que vous n’êtes pas censée prendre les 3 premiers mois ??? » Elle m’a scotchée … il n’est pas exclu que j’en change prochainement parcelle que ça promet … (précisons que je rentre encore dans mon 38 …)

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        • Caroline a dit…

          Ah oui quand même. Non mais en même temps j’ai l’impression que ça se généralise. Mon mari est allé voir un ORL parce qu’il ronfle (= je lui ai mis un flingue sur la temps pour qu’il trouve une solution) et avant même de l’examiner le gars lui a dit de maigrir. Il fait 78 kilos pour 1m77. Bien sûr, il n’est pas filiforme, mais il est loin d’être gros. Surtout, depuis il mange deux fois plus. Efficace.

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          • Ce'Nedra a dit…

            Ah certains médecins qui connaissent la raison de ton problème (au choix : ton poids ou le stress, voire les deux) avant même que tu aies eu le temps d’expliquer ce qui t’arrive…

            J’avais emmené mon mari consulter un généraliste pour de terribles brûlures de l’estomac nocturnes, balèzes au point que le type de SOS médecin appelé à l’arrache s’était résolu à le piquer à la morphine… On n’avait pas commencé à expliquer que ce « charmant docteur » se mettait à parler à mon mari comme à un débile, lui demandant combien de fois il avait mangé au fast food durant le mois passé (« Heu…zéro? »), ne croyant pas sa réponse et lui disant que la solution à ses problèmes résidait dans « le volume de l’assiette » (Mon mari mange moins que moi, qui suis une femme et mets du 38-40…).
            Une visite chez le gastroentérologue et une cœlioscopie plus tard, on découvrait qu’il avait une gastrite lui provoquant des ulcères…

            Et je confirme que les suivis de grossesse deviennent délirants… J’ai pris 17 kilos à chacune de mes grossesses, sans jamais m’être goinfrée, et mon gynéco ne me croyais pas. Il m’avait prédit du diabète gestationnel, alors que mon examen de contrôle a au contraire montré une glycémie inférieure à la normale. Et ,’ai systématiquement reperdu mon poids en 3 mois 1/2. Mais ça, peu importe : je n’étais qu’une goinfre qui ne savait pas se tenir, à ses yeux…

        • Justine a dit…

          Et moi, cet automne, j’ai eu droit lors de ma 1ère visite à « maintenant, dans LES prochains mois, c’est soupe et compote tous les soirs »…
          Compte-là dessus et bois de l’eau!

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          • Jade a dit…

            Ohlala… je mesure ma chance d’avoir une gynéco qui, quand je lui ai avoué que je préférais qu’elle ne lise pas à haute voix le montant affiché par la balance, ma répondu « si vous voulez, mais vous savez, il n’y a rien à reprocher à votre silhouette » !
            Et elle aussi est au tarif 28euros… Courage, les bons médecins existent

      • celote75 a dit…

        Je confirme : ils mettent des tissus plus fins au niveau de l’entrejambe, c’est prouvé (j’ai fait littéraire)
        Merci pour cette phrase : « Le bonheur n’est pas inversement proportionnel au poids que l’on pèse, même si la vie est souvent plus simple quand on n’a pas les cuisses qui se touchent » (et quand les cuisses se touchent, vive la crème Nok les filles!) 🙂
        PS : je suis aussi très intéressée par les coordonnées d’une bonne gynéco dans le 14e/15e!

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        • Kiliana a dit…

          J’adore ce blog!!! Encore mieux qu’un forum 🙂 Merci Celote pour le conseil, je vais essayer la crème Nok, c’est sûrement moins visible que les caleçons sous les jupes pour éviter les frottements 😉
          Ce billet plein de sérénité m’a fait grand bien, juste avant midi, c’est parfait!! En même temps, je n’ai jamais été très complexée par mes kilos, donc jamais fait de régime draconien. Juste un régime hyperprotéiné arrangé à ma sauce (pas de sachet, mais de la bonne viande bien cuisinée!!) pour perdre les 15 kilos qui restaient de mes grossesses et revenir à une taille 42-44 (ce qui pour moi est une taille normale pour mon 1m62, je crois que je suis loin des stéréotypes…) au lieu de mon 48. Comme je n’ai jamais eu de remarque désobligeante sur mon poids, je crois que je ne l’ai jamais mal vécu, c’est une vraie chance. Ma mère avait des kilos en trop (pas obèse, juste bien enrobée) mais n’a jamais fait de régime, ni ne s’en plaignait, c’était normal, peut-être cela m’a-t-il aidé.
          J’aurai aimé transmettre cette sérénité à ma fille mais je crois que ce sera dur car elle me demande déjà à 9 ans si elle grosse…!

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      • Kaylee a dit…

        Mais oui, c’est parce que le tissu est merdique que les jeans s’usent à l’entrejambe, même quand ils ont un prix à 3 chiffres, que la marque commence par L (la marque des cow boys, puisqu’au départ les jeans étaient faits pour eux) – c’est toujours l’entrejambe côté cuisse gauche qui craque petit à petit d’abord – pourtant, quand je mesure mes cuisses, elles ont toutes les deux la même circonférence…

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    • Fmior03 a dit…

      Si tu ne trouves pas ton bonheur dans le XIVè, Vè, XIIIè, j’en ai un tip top dans le XVè (La Motte-Picquet Grenelle), que j’ai quitté à regret en quittant Paris… dis-moi si tu as besoin, je te passerai ses coordonnées 🙂
      Mon suivi annuel et mes grossesses ont été extra avec lui 🙂

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    • Marilune a dit…

      Suzanne, j’ai eu mon deuxième bébé en faisant un bon 48, et je n’ai jamais eu la moindre remarque (je m’en suis faite moi même, la culpabilité, bien sûr) du corps médical, parce que mes analyses étaient bonnes, moi j’étais bien, le bébé aussi, et tout s’est très bien passé. Alors tu as eu bien raison de claquer la porte de ta gynéco (signé : une qui n’a vraiment pas de chance avec ses jeans aussi….Tous troués, dis donc!)

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      • Lucie a dit…

        Je réagis juste sur cette histoire de jean troué : mon compagnon, athlète s’il en est et vraiment sans aucun surpoids, use tous ses jeans à l’entrejambe. Je suis beaucoup plus ronde et ce n’est pas mon cas (les miens, ils pètent… aux genoux… oui oui). Et on achète la même marque de jeans. Donc l’expérience est quasi scientifique.
        Conclusion : je crois que c’est juste une question de morpho 🙂

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        • Lucie a dit…

          Oups je me rendais pas compte que mon nom allait apparaître en entier, je ne suis pas terriblement accrochée à l’anonymat mais si vous pouviez faire en sorte que seul mon prénom apparaisse, Caroline, ce serait génial (je ne peux pas faire la modif moi-même hélas).

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          • Anneso a dit…

            Il m’est arrivé la même chose ici il y a quelques mois (ça va que c’est pas un site sado-maso ou FN),ça m’a perturbée aussi.

    • Justine a dit…

      Pfff… la culpabilisation de m* J’imagine que ça ne doit pas être évident d’entendre une vieille sorcière te sortir ça, surtout dans le cadre d’une consultation gynéco où on est rarement au top de son avantage et de son bien-être.
      En tout cas, rassure-toi: moi, avec 1,63m aussi et un 42 ou 44 c’est selon… et bien ça ne m’empêche pas de vivre une super grossesse avec un bébé qui n’a aucun problème. Je me sens bien dans ma peau et ma tête et c’est ce qui compte avant tout.
      Et même si je sais qu’il faut que j’évite de prendre ma part de chocolat de Pâques et que je ne fais pas partie de celles qui perdront leur ventre de grossesse dans les jours qui suivent l’accouchement. Ou même que les « 9 mois pour faire, 9 mois pour défaire » se rapprocheront probablement plus du 9 mois ++ pour défaire. Eh bien j’y vais étape par étape. Pour l’instant j’entre dans le 3è trimestre, la question de l’après-accouchement ne m’effleure pas, si ce n’est pour me dire « wahou, on va être 5 maintenant! »

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      • Suzanne a dit…

        Merci à toutes pour vos réponses, c’est rassurant de savoir qu’on est pas la seule (à acheter des jeans pourris) et qu’il existe des gyneco qui ne culpabilisent pas leurs patientes au sujet de leurs kilos.
        Et Caro, 28€, purée la perle rare en effet. Je payais 70 pour entendre la vieille bique me degoiser ses sornettes…
        Je trouve ça en effet assez dingue aussi, cette culpabilisation, je devais prendre 9kg maximum, par exemple. Les rdv du suivi de grossesse étaient super détendus (avec pesée tout habillée : même en plein hiver j’y allais à jeun et en petite robe)

        J’ai regardé sur le net et il y a une gyneco rue Bobillot, avec un nom assez long ? C’est elle ?

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      • koket a dit…

        Très intéressée par cette liste je suis allée jeter un œil sur les gynéco de ma région. Quelle surprise que d’y trouver mon ancienne gynéco qui avait suivi ma première grossesse. A la fin du premier trimestre j’étais ressortie de son cabinet en pleurant tellement elle m’avait engueulée car j’avais pris un kilo. UN putain de kilo!!! J’enrage encore maintenant, presque 12 ans après. Elle m’avait recommandé d’arrêter les cerises et les melons (véridique!). A l’époque je rentrais dans un 34, 36 et ma grossesse n’avait commencé à se voir qu’au bout de 7 mois!!! Avec du recul je me dis que c’est justement ce « manque de poids » (le double sens de l’expression est voulu) qui était inquiétant…

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    • nesto a dit…

      Sauf erreur de ma part, sur le site de Daria Marxx il y avait une liste des gyneco « fatfriendly » et aussi gay friendly, transfriendly etc faudrait que je retrouve ça 😉

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    • loune a dit…

      gynéco assez standard et pas très bavarde, mais qui a quand même du bon sens (la dernière fois que je suis allée la voir, en notant mon poids sur la fiche de suivi, elle a d’abord dit « +3kg depuis la dernière fois… » je m’apprêtais à devoir me justifier, mais elle a du réfléchir à ma taille, a relevé les yeux, m’a regardé et rassurée en répétant « +3kg, tout va bien » et hop est passée à autre chose) si ça t’intéresse, elle est au centre médical Italie 2 rue bobillot, Mme D. (en cas de doute, appelle le centre médical en précisant au secrétariat que tu voudrais prendre rv mais aussi que tu cherches qqun qui ne te dise pas qu’il faut absolument perdre du poids quand on fait du 42 et qu’on souhaite un autre enfant… je pense que ça fera sourire la secrétaire 😉 )

      Répondre
  15. ridee rieuse a dit…

    Voila un billet qui fait du bien. Moi aussi je me suis battue avec mes kg. Pendant des années, je n’ai pas mis de jupe (mollets un peu forts) j’avais l’impression de ressembler à Russell Crowe dans Gladiateurs.
    Après 10 jours en Andalousie, il y a 2 ans, tapas et apéros, je ne pouvais plus fermer mes chemisiers. Un petit tour chez WW et les kg sont repartis. J’applique toujours leurs principes mais je ne pèse pas et je ne compte pas les points.
    Ce que j’ai appris, c’est l’équilibre de l’assiette. je mange plus de féculents. Ca cale bien et on pense moins au chocolat.

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  16. Charlotte a dit…

    Merci pour ce billet plein de sincérité. J’aime beaucoup la dernière phrase, c’est tellement vrai !!

    Quant à « Je suis lucide, il y a peu de chances toutefois que cela devienne une addiction (si seulement). », ça va me faire ma journée !! Je te comprends tellement :-). Je suis addict au chocolat, par contre le running, non, toujours pas !

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  17. Margot a dit…

    pfiou,il est fort ton texte!
    On sent que t’as passé un cap là.
    ça me donne envie de te faire la bise (même si on ne se connait toujours pas vraiment…).
    Ah j’adore.

    Répondre
  18. Laurence a dit…

    Je me souviens comme si c’était hier de mots échangés avec toi au moment de l’entrée au collège de tes twins, quand je te parlais justement de ce collège où mon numéro 1 avait passé 4 formidables années avant d’entrer au lycée. Mon numéro 1 a eu le bac l’an dernier et il est étudiant (mais moi j’ai 28 ans, c’est ça le principal !), et ma numéro 2 est dans le même lycée que son frère. Si tu veux papoter lycées, je serai demain au forum des lycées que nous organisons à la mairie du 5e. Et sinon, tes mots résonnent très fort même si je ne t’écris que pour des choses qui ont à voir avec les enfants…

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  19. Jade a dit…

    J’aime cet article !

    Je fais partie de ces nanas qui « complexent pour rien », et pourtant, ça me fait souffrir aussi. Comme toi ça fait longtemps que j’ai laissé tomber la balance, je me fie à mes vêtements ! Les chiffres c’est trop cruel…
    Et puis c’est par vagues. Cette semaine, je me trouve canon, alors que la semaine dernière, en visionnant des rushes sur lesquels j’apparais, j’étais désespérée (en plus de ça je portais des vêtements qui ne me mettaient pas en valeur). Je m’exhorte à me dire que ce qui compte, c’est mon film, mon projet, ce qu’il raconte, plutôt que ma bobine et les fringues que je porte dedans…

    Je ne sais pas si tu as lu cet article de madmoizelle, qui parle justement du paradoxe entre le désamour de son corps et l’incitation à l’aimer, à ne pas se priver, etc, qui peut aussi devenir une pression. Au cas où, voici le lien :

    http://www.madmoizelle.com/culte-minceur-paradoxes-339511

    Merci et bonne journée !

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  20. amelstos a dit…

    Que ça doit être agreable de se sentir presque arrivée de l’autre côté du gué ! Honnêtement, je n’ai jusque là jamais eu de problème de poids (j’en ai eu d’autres, des problèmes, vive les crises d’angoisses au point d’en vomir !) mais là, enceinte pour la 1ère fois, on me met la pression sur mon poid. Pour la 1ère fois, je dois me contrôler, faire attention, surveiller la balance (+12 kilos pris au milieu du 7èmr mois, pour un poid de départ plutôt mince, 1m65, 55 kg). Bref, je sens que doucement je tombe dans la culpabilité, l’hypercontrôle, et l’échec. J’espère retrouver ma sérénité alimentaire apres et même si je trouve dingue qu’on pousse les femmes enceintes à devenir control freak, je n’arrive pas à me raisonner et à m’en foutre. Bref, on est pas sortis de l’auberge !

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    • Caroline a dit…

      non mais one more time, ne les écoute pas !!! tu vas prendre 15 kilos et alors ? en partant d’un poids comme le tien je ne vois vraiment pas où est le problème. Ferme les écoutilles et profite de ces deux derniers mois.

      Répondre
      • Fmior03 a dit…

        +++!! J’ai pris 14 kilos à chacune de mes grossesses… en commençant à 73. La barre des 80, pas évident. Mais mince, cela n’est que pour une durée donnée, l’essentiel étant que tu passes une grossesse sereine! Les kilos, ils partiront après, plus ou moins vite, plus ou moins, mais les 9 mois avec baby inside, cela n’est pas le moment de se mettre la pression, sauf souci de santé bien sûr. Pour info, en dépit de tous les kilos pris, pour ma part, aucun diabète gestationnel.

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          • berengere a dit…

            Mais le diabète gestationnel n’a rien à voir avec le poids (de depart ou pris sur la grossesse) est hor-mo-nal comme la diabetologue qui me suit se plaît à me le dire ! Du coup pas de culpabilité et des glycémies capillaires parfaites ( j’ai même pas l impression de me restreindre ! Juste je mange mieux !!!)

      • amelstos a dit…

        Merci Caro, c’est vrai qu’on peut vite tomber dans un engrenage restriction/pulsion et je trouve dingue que cette pression puisse venir du corps médical ! J’ai relu hier soir le billet que tu avais posté à ce sujet en 2011 je crois, ça m’a remonté le moral ! Bises

        Répondre
    • Gabrielle a dit…

      Pour info, les québécois recommandent une prise de poids entre 11 et 16 kg (source naitreetgrandir.com un site santé approuvé par l’institut de santé publique du Québec … ça change de doctissimo 😉 )
      Bon j’ai beau savoir ça (et être pharmacien) j’ai quand même été bien touchée par le ton culpabilisateur de ma gyneco …
      En tout cas merci Caro !! Cet article et les commentaires tombent à pic exorciser les propos de cette gyneco …

      Répondre
    • Justine a dit…

      Oui ne les écoute pas! Ca me rend dingue.
      C’est ma 3è grossesse, et mon poids de départ était plus élevé que pour les autres et la gynéco que j’ai consulté a constaté que j’avais pris d’avantage pendant ma 2è grossesse que pour la 1ère.
      A aucun moment, elle ne s’est dit que ça avait sans doute un rapport avec le fait que j’avais dû être au repos pendant ma 2è grossesse donc que forcément j’avais fait moins d’exercice pour pouvoir la mener à son terme sans problème.

      Répondre
    • la grande isa a dit…

      En matière de surveillance de poids durant la grossesse, j’ai aussi eu l’impression d’être bien fliquée, et pourtant je suis « longiligne » comme on dit… et je n’ai pas pris plus de 10-12 kg… Et bien bref, le résultat de tout ce flicage, c’est que j’ai mis 6 bons mois à comprendre que mon médecin traitant, et non ma gynéco, cette fois-ci, ne surveillait pas mon poids de peur que je sois en surpoids, mais parce que je n’avais pas assez de réserve pour l’allaitement. Donc je suis passé du statut de « possiblement trop grosse à très certainement pas assez rembourrée ». Alors les gynécos, il faut oser leur mettre les points sur les « i ». Car après, c’est sur tout notre corps (la résistance physique, le punch, l’immunité…) que se répercutent les privations et pas juste sur les cuisses ou le tour de taille. Il n’y a pas que l’apparence !

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  21. Fanny a dit…

    J’aime beaucoup le ton de ton article. Ce détachement.
    Je sais que tu n’attends pas de compliment mais je trouve ces photos de toi, et donc toi dessus, très belle. (même si on attend pas de compliments, on en reçoit jamais assez).

    J’aime beaucoup la philosophie générale.
    Et puis, je ne suis pas grosse, je fais un banal 40, mais souvent, je me suis pris des réflexions « on dirait pas que ton copain mange plus que toi » (ahah…ah?? c’est une blague?) ou bien « tu es bien en forme » ou en « chair »…
    Je ne suis pas grosse, mais comme je ne fais pas un 36 les gens me voient ainsi.
    Alors je me mords les doigts pour ceux qui ont un tour de taille bien plus élevé que le mien…

    Répondre
  22. Camille a dit…

    Bonjour Caroline, billet tres bien écrit tu as bien raison en disant que chacun a son propre parcours/chemin et aussi en disant que les privations ne servent a rien. Il vaut mieux se faire plaisir un petit peu chaque jour ou tous les deux jours plutôt que de craquer une fois (et beaucoup) et culpabiliser après a mort….sachant que c’est dur ensuite de reprendre de bonnes habitudes. Je repasse mon bts diététique en septembre prochain et je ne prône absolument pas la privation !! Chacun a son propre mode de fonctionnement et il faut jongler avec cela. Bonne continuation en tous cas 🙂 j’aime toujours autant te lire. Et la j’avoue je suis curieuse de voir votre nouveau projet de vie: LA MAISON de rêve !!!

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  23. Elodie a dit…

    Moi je crois que tu es quand même plus sur le chemin de la sagesse que celui du déni. Je plussoie Navie et sa citation, j’ai eu aussi le même ressenti à un certain moment sur cette nouvelle exhortation à « s’assumer au naturel », cernes et bourrelets compris. Ca m’avait tellement gonflé que j’en avais pondu un billet http://blogs.lexpress.fr/styles/aparte-beaute/sassumer-a-tout-prix-au-naturel-lautre-diktat-beaute/ « Le mieux c’est ce qui te rend heureux », je suis assez d’accord avec ça.

    Répondre
    • Caroline a dit…

      On est d’accord, tout ce qui relève de l’incantation est insupportable. Ce qui serait reposant en fait c’est qu »on » arrête de nous dire ce qui est bien pour nous et ce qu’on doit penser. d’autant que souvent on fait surtout ce qu’on peut avec ce qu’on a.

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  24. Soeur Anne a dit…

    J’ai décidé un moment de me moquer de ces histoires de poids. trop de régimes m’ont saturée définitivement, avec chaque fois quelques petits souvenirs sur les hanches.
    Mlais à force de m’en moquer, les tailles de vêtements en ont pris un coup, alors, après un an de sophrologie, j’ai décidé d’aller voir une diététicienne, qui s’adapte à mes habitudes… Ceci ne résout toujours pas cette manie de manger n’importe quoi de gras et qui sort de la boîte à fromages ou à gâteaux apéro à 18H ou 19H, mais je sens que tout doucement, le déclic arrive. Hier, j’ai ressenti LA sensation de satiété après une salade composée. je ne pouvais/voulais plus manger. Quel bonheur !
    Le plus dur, c’est bien de pacifier son rapport à la nourriture.

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  25. JARDIN ANGLAIS a dit…

    Merci Caroline pour ce billet qui montre qu’il est possible de devenir un jour bienveillante envers soi-même, comme on le serait envers sa meilleure amie. Le dénominateur commun que j’ai pu relever concernant les « mangeurs non régulés » dont je suis, c’est une hypersensibilité couplée à un quotient émotionnel complètement à la ramasse. Ces foutues émotions dont on ne sait que faire : là est la question. La réponse ? Pas encore trouvée mais j’y travaille. Belle journée !

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  26. Cel a dit…

    « Toutes ces choses auront la même saveur, quel que soit mon tour de taille ». Cette phrase devrait être encadrée et dite et redite à tout bout de champs. On devrait même en abuser autant qu’on abuse du chocolat. Vraiment.

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  27. Mel (une autre) a dit…

    Je suis très touchée par ce billet, comme beaucoup de personnes qui te lisent je crois. Sans doute parce que le poids, ça recouvre tellement de choses, l’estime de soi, la confiance en soi, l’image de soi, l’état d’esprit du moment. Les inquiétudes, les angoisses sournoises que tu crois avoir vaincues alors qu’elles ne sont que refoulées…
    Je n’ai pas arrêté de fumer et pourtant j’ai recommencé à compenser des trucs en mangeant (et donc je prends du poids), c’est pénible. D’un autre côté, dans ces moments-là, le chocolat en plus me fait tant de bien sur le moment !
    Grosse envie de manger en me respectant, mais pas le courage de faire vraiment la cuisine (au-delà du bricolage quotidien sans imagination vite fait bien fait). Je rêve qu’on me fasse à manger, qu’on me prépare des bonnes choses (savoureuses et parfois saines, quoi). 🙂

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  28. Mit ´ a dit…

    Tu me fais penser à ce témoignage d’une femme qui racontait sa galère perte de poids , essais , dans un bouquin dont j’ai oublié le titre… Et un jour je suis passée à autre chose , disait-elle , constatant que c’était là la clé : sortir de l’obssession de maigrir . Elle a tout jeté , ses méthodes , ses casseroles spéciales , n’a plus foutu les pieds dans la cuisine . Elle est devenue journaliste , a trouvé des centres d’interets autres que la bouffe , s’est épanouie … Avec quelques kilos de trop , je ne sais pas la suite …. Une plongée vers la vie , la vraie … La solution est là disait -elle , prendre plaisir à autre chose ….
    Ce que tu vis on dirait !! Bravo , et bravo pour la clope .
    Bonne journée !

    Répondre
  29. Ninanana a dit…

    Contrôle du poids…je connais…Boulimique, je suis, depuis 30 ans…Taille 38 ou je sombre…Là, je suis au 40…My God…Ton billet me parle particulièrement en ce moment où je me surprends à ressentir une certain détachement envers mon poids…Je ne vais pas me mentir non plus, les 6 kilos pris en 6 mois, ne m’enchantent pas…mais on va dire que je les tolère mieux, que je suis, non pas résignée, mais plus encline à m’accepter telle que je suis, plus bienveillante avec moi même …L’apanage de l’âge peut-être…les 2×25 que je craignais tant m’auraient-ils apporté la sérénité !!! Par contre, pas question d’arrêter de fumer, ça je n’en suis pas capable…pas encore… même si je flippe à mort…Alors chapeau bas !!!

    Répondre
  30. quelqu'un d'autre a dit…

    Comme j’aimerais arriver à ta sagesse … Je lutte contre mon poids depuis l’enfance, j’exècre mon corps que je pense être à l’origine de ma transparence aux yeux des autres. J’ai lutté : diètes protéinées, soupe au chou, concombre/thon, et autre régime à la mode ou plein de promesses … que de kilos perdus ! et combien repris …

    Mon médecin m’a dit : maintenant que vous arrivez à 29 ans (les mêmes que les tiens), vous pouvez soit choisir de ne rien faire avec le risque d’être recomposée en kit dans une dizaine d’années (prothèses de genoux, de hanche …), soit tenter la chirurgie pour enrayer les problèmes de santé inhérents à l’excès de poids. J’ai choisi la seconde solution … J’ai donc été opérée, on m’a retiré 4/5ème de mon estomac. En 1,5 mois, j’ai déjà perdu 15 kilos. Forcément, je ne peux quasiment plus rien manger ! Mais qu’y ai-je gagné ? Faim permanente, frustration, tristesse de ne plus pouvoir partager ces moments de convivialité autour d’une table, et ce corps que je ne vois pas changer et qui me dégoute chaque jour un peu plus (flasque et mou, beurk) … ET je m’interroge : le regard des autres est-il à ce point important qu’il faille se mutiler pour espérer rentrer dans la norme ? Que faudra-t-il que je fasse pour qu’un jour ce corps ne m’empêche plus d’accéder aux plaisirs de la vie ? M’aimer un peu, j’aimerais tant juste m’aimer un peu et trouver un peu de repos, pour que les regards méprisants ne m’atteignent plus …
    Te lire aujourd’hui me donne de l’espoir : tu as réussi, c’est donc possible. Merci.

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    • Eva au Chocolat a dit…

      Quelqu’un d’autre, je te souhaite sincèrement d’arriver à t’aimer davantage, tu m’as l’air d’être une personne qui le mérite vraiment…
      Bisous virtuels.

      Répondre
    • Margot a dit…

      « Quelqu’un d’autre », plein de bisous. Je suis sûre que tu vas y arriver. J’imagine que tu peux toujours partager les moments de convivialité en mangeant plus lentement que les autres, même se j’imagine bien qu’au début c’est frustrant… mais il serait si dommage de renoncer à ça!
      Je suis certaine que ton corps n’est pas dégoûtant! Aucun corps n’est dégoûtant!

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      • marieal a dit…

        quelqu’un d’autre, puis je te conseiller d’aborder ton alimentation actuelle sous l’angle Zermati- Apfeldôrfer? certes, tu as moins envie de manger avec ta gastrectomie mais tu peux encore trouver du plaisir à t’alimenter en petite quantité avec ce qui te plait et retrouver la sérénité alimentaire comme ça aussi…perso, ça fait 6 mois que ça porte enfin ses fruits cette méthode zermati, j’ai enfin fait la paix avec mon alimentation mais aussi et surtout avec mon image; Il n’est jamais trop tard…

        Répondre
        • Kaylee a dit…

          Je vais bientôt célébrer mes 1 an de Apfeldorfer-Zermati… Leur approche m’a réconciliée avec moi-même, et je n’ai qu’un regret, c’est de ne pas les avoir « connus » avant.

          Répondre
          • Kaylee a dit…

            C’est d’ailleurs grâce à Caro, que j’avais vue dans une émission sur France 2 – Infrarouge, que j’ai été positivement convaincue.

  31. Cécile a dit…

    L’été approchant, je suis allée voir une diététicienne il y a trois semaines pour essayer de gommer (un peu) les kilos qui se sont accumulés sur les 4 ou 5 dernières années. Même si je ne suis pas spécialement mince, je n’ai jamais fait de régime. Je suis d’une nature plutôt « ronde », va-t-on dire, mais là, la perspective de moi en maillot de bain m’est totalement insupportable ! Et repasser un été où je développe des trésors d’imagination pour ne pas me mettre en maillot me fatigue déjà… Donc diététicienne (en même temps que ma grande fille de 18 ans qui elle aussi veut mincir un peu). Elle n’a pas porté de jugement (c’est déjà ça) mais a tranquillement proposé un objectif de perte de poids tout à fait raisonnable (bien en dessous de ce que je voudrais perdre, mais elle a sûrement raison). Depuis, je suis en « rééquilibrage alimentaire », sans interdit particulier mais plutôt des recommandations. Les deux premières semaines se sont bien passées, sans craquage. Mais la 3e, je sens que c’est déjà plus difficile. Et surtout, ne voyant pas de résultats très flagrants dans mon miroir, j’en suis déjà à me dire que vu mon âge (29 ans 1/2 et des brouettes 🙂 ), ça va pas être facile facile… Or cet été, il y a une piscine commune là où nous avons loué. Oh my god… Comment faire pour passer de la maison à l’eau sans que personne ne me voit ??! Enjoy !

    Répondre
    • marieal a dit…

      que dirais à ta meilleure amie si elle te disait qu’avec un léger problème de poids, elle n’osait pas se mettre en maillot de bain?…parle toi comme tu parlerai à ta meilleure amie…

      Répondre
    • Petitelinou a dit…

      Oh non, ne te prive pas de piscine parce que tu n’aimes pas ton reflet dans le miroir! Enfin, tu as un peu regardé sur les plages les autres femmes en maillot? Tu en as vu beaucoup des femmes de 29 ans et maman roulées comme Cindy Crawford?
      Personne ne va faire gaffe à ce petit bourrelet qui te semble énorme. Personne, si tu affiches ton plus beau sourire! 🙂

      Répondre
  32. Cécile a dit…

    S’aimer un peu, comme en rêve « quelqu’un d’autre » juste au dessus de mon commentaire. Là est probablement un des secrets pour commencer à vivre plus légèrement d’abord dans sa tête puis dans son corps qu’on aura accepté. Sans souffrir d’un sur-poids important, j’ai passé ma vie à me morfondre sur mon physique alors que franchement, quand je vois les photos de l’époque où j’avais 29 ans 1/2 pour de vrai, ben c’était pas si mal. Comme me le dit une amie très sage (et lucide), « tu ne vas pas passer ta vie entière à réaliser qu’il y a quelques années tu n’étais pas si mal ?! Alors réjouis-toi de ce que tu es maintenant ! ». Carpe diem…

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  33. emmicat a dit…

    comme je me reconnais aussi dans ces mots, chère caro… (je me permets)
    ce n’est pas l’arrêt de la cigarette mais des soucis plus important que d’habitude et un mal de dos qui m’empêche de m’adonner à mes activités sportives (et plaisirs) régulières qui mine de rien m’aide grandement à stabiliser mes envies, je le sais mais le constate à nouveau. alors oui, j’accepte, tout en restant attentive à ne pas dépasser certaines limites que je me suis fixée car je sais qu’à un moment mr déni peut ressortir du bois! alors mon pantalon-test, régulièrement je l’enfile…
    votre parcours, bien qu’il se soit déroulé temporellement après le mien, m’a été bien précieux lors des moments de doute ou d’abattement. j’ai beaucoup aimé nombres de ces billets de l’époque, et vous suis d’ailleurs toujours régulièrement aujourd’hui.

    merci donc!

    et zou, une petite glace au soleil! 😉

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  34. Reine a dit…

    Entre fin 2013, et mi 2014 , j’ai pris 9 kilos en 9 mois , sans vraiment de raison, (ok, changement complet de boulot, et grand évènement émotionnel familial) ..je n’ai pas vraiment lutté , juste attendu que mon corps décide (trop occupée pour entreprendre quoi que ce soit) ….et là presqu’un an après , je reperds doucement…sans faire d’effort particulier (mais à Pâques , je n’ai pas mangé TOUS les chocolats qui traînaient, hein)
    J’aimerais dire que je n’en ai pas souffert, et que j’était aussi heureuse avec mes 9 kilos en +(honnêtement , ça n’a pas changé grand chose, car je suis grande, c’était mon image que je n’aimais pas) j’avoue: c’est un grand soulagement et un grand bonheur de pouvoir remettre ses fringues en 40 ……… et ça me donne la banane …le soleil revenu aussi ,
    Bon week end à toutes et à Denis …..terrasses en vue ce we non?

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  35. Nathalie, L'heure d'été a dit…

    Quel joli billet…
    Je retiens d’abord que tu as stoppé la cigarette depuis un bon moment maintenant… ce n’est pas rien, quand même ! Si je comprends bien les expériences autour de moi (je n’ai jamais commencé à fumer, mais j’ai des moments dans l’année où je me ronge les ongles… à chacun sa façon de passer son stress sur quelque chose), trouver la force d’arrêter de fumer est quelque chose de tellement difficile… Alors bravo. Juste bravo. Et le 42, c’est un joli chiffre aussi. Je trouve que tu rayonnes à travers ton blog… tant dans les images postées que dans tes billets.
    J’aurais tendance à te dire Vive le barbecue, Vive la nouvelle année scolaire de tes enfants, Vive le chocolat parfois aussi (on en a une tonne chez nous… because of The fameuses Cloches de Pâques…. Enfin la vérité, c’est que nous avons toujours du chocolat chez nous…) ! Profite bien de ce Printemps.
    Bises,
    Nathalie

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  36. lilipuzzle a dit…

    C’est juste pour dire que j’adore la phrase de Navie.
    C’est (je trouve) très profond, et dit très simplement.
    Comme beaucoup je pense, je constate parfois que je cherche à cocher les bonnes cases, à tout bien faire, à optimiser les choses qui me concerne, alors qu’au fond est-ce vraiment ça le plus important? Est-ce vraiment la manière de prendre plaisir à vivre? Ou de « bien » mener sa vie ?Mais c’est pas facile de lacher prise et d’assumer vraiment de ne faire certaines choses que moyennement, voire pas bien du tout.

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  37. Kro a dit…

    Autant de sagesse à seulement 29 ans !!! 😉

    Merci pour ces mots…après la naissance de mon deuxième, j’avais évidemment du poids à perdre. J’avais lu tes récits sur Zermati et clairement je pense que tes mots ont fait leur chemin. J’ai refusé de faire un régime, je voulais enfin devenir bienveillante envers mon corps.
    Alors je me suis inscrit en ligne sur le site du Dc Zermati, j’ai suivi sa méthode et j’ai maigri tranquillement, sereinement, en continuant à avoir une vie sociale, à faire des gâteaux et à les manger !
    Bref tout ça pour dire que finalement poser sur soit un regard plus doux permet en fait de réaliser plus de chose je crois !

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  38. Smouik a dit…

    J’aurais tendance à dire, en lisant ton billet et tous les com’, que le mieux, bah, au fond, c’est quand tu fais ce que tu peux…
    Et c’est déjà beaucoup. On fait tous comme on peut, pour les enfants, le taf, les sentiments, et il n’y a jamais rien d’évident ni d’acquis, je crois que ça n’a pas de sens de se dire « si j’avais su… », au fond, on SAIT les choses, pouvoir est une autre paire de manches, alors cahin caha, on y vient, ou pas… C’est pour ça que j’aime ton blog, je suis sûre qu’il y en a beaucoup qui te lisent qui se disent que, déjà, elles ne sont pas seules dans telle ou telle situation, rien que ça,c ‘est énorme. Pouvoir partager ses souffrances, mesurer ses efforts, s’encourager mutuellement, sans jugement, sans contrainte, j’y crois plus finalement qu’à toutes ces injonctions qu’on lit ici ou là…

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  39. Une fille a dit…

    Je te rejoins quelque peu par la pensée en ce moment. Dans le miroir, ces deux dernières années, je n’ai vu qu’une fille qui avait des problèmes de poids, une fille qui affichait dans ses bourrelets son manque d’assurance, ses faiblesses… bref, tout ce qui me rend humaine. Un jour, il y a peu, mes filles m’ont attrapé pour me dire que j’étais la plus douce maman de la terre (les rondeurs peuvent avoir du bon ;-)) et mon fils s’est pointé derrière avec un « bah, ouais, t’est belle, maman ». Et là, j’ai vu ! J’ai vu un gamin de 10 ans et demi, bientôt 11, et je me suis souvenue que j’avais arrêté de fumer quand il était dans mon ventre. Je me suis dit pour la 1ere fois « 11 ans sans clope, t’as réussi ! » J’ai bien moins honte de mes bourrelets, du coup 😉

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  40. Sofinet lov Guisane a dit…

    Lâcher prise et sérénité… bravo à toi…
    Quand aux révélations sur le mystère des jeans systématiquement usés à l’entre-jambes, je dis « dans mes bras ! ». Vous m’avez toutes fait ma journée !

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  41. Goutdefood a dit…

    J’avoue ne pas avoir lu tous le commentaires, mais si la question de la gynéco se pose toujours, il y en a une tres bien placé de Catalogne, dans le XIVe. Courage, moi aussi, celle de l’époque a poussé des cris quand elle a découvert que j’étais enceinte : 57 kg pour 1m60. Quelques années plus tard, j’en fait beaucoup plus et je rêverais de retrouver mon poids d’alors.
    En tous les Caro, quel que soit ton poids actuel, ta sérénité est ta plus belle arme de beaute. Vive le gras entre les cuisses !

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  42. Julia a dit…

    Bonsoir à toutes et tous,
    Quand je vois l’énergie folle que nous mettons à lutter individuellement contre ces commentaires hallucinants de bêtise et de malveillance plus ou moins assumée, voire revendiquée, je ne vois qu’une solution possible à long terme :
    Interdire, à l’école notamment, tous les commentaires moqueurs, même juste un peu, et particulièrement ceux qui touchent le physique, en expliquant bien évidemment pourquoi ! Exactement comme on interdit de se taper dessus, parce que ça fait largement aussi mal…
    Ça me paraît aussi important que l’air qu’on respire.
    J’ai le souvenir d’un dîner pro où une « charmante » jeune femme, après avoir été invitée à partager une assiette de fromage par une collègue, lui en a laissé les 3/4 parce que, je cite  » ça se voit que tu manges plus que moi « .
    Argh ! Stupéfaction générale de la tablée…Et là, c’est parti tout seul, on lui a demandé si elle n’avait pas honte de faire une remarque pareille !
    J’ai réalisé qu’elle n’avait juste pas vu la grossièreté inouïe de sa remarque, parce que beaucoup se le permettent et que tout ça devient horriblement banal. Alors que la honte doit être du côté de celui qui blesse, toujours !
    Elle a présenté des excuses à ma collègue, et j’espère qu’elle a emporté avec elle des pistes de réflexion…
    Ma collègue a caché sa peine, mais on en a parlé une partie de la soirée, visiblement cette remarque était loin d’être la plus dure qu’elle avait entendue…
    Alors il faut expliquer encore et encore, à l’école, à la maison, au travail, en appeler à l’empathie et mais aussi proscrire et sanctionner s’il le faut, pour que ce soit bien clair et que les choses puissent changer un jour !
    Bon weekend à toutes et tous !

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    • Geneviève a dit…

      C’est exactement ce que je pensais en lisant plus haut le commentaire de marieal. Il est URGENT de DIRE clairement aux gens qui font ces remarques blessantes que ce n’est pas acceptable.
      Des 4-5 années difficiles qui viennent de passer pour moi, je crois que j’en retiens ça: s’affirmer face aux démolisseurs professionnels, aux briseurs de rêves, aux pisse-vinaigre, bref, aux méchants !

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  43. 40andsowhat a dit…

    On devient sage avec le temps et avec les expériences ! Et tant mieux, cela nous permet d’apprécier chaque instant, de savourer la vie tout simplement. Bravo pour cette lutte contre la clope ! Et les kilos on s’en fout.

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  44. tallulah06 a dit…

    je t’admire d’être arrivée à ce stade de maturité. Pour ma part j’oscille entre satisfaction d’avoir enfin stabilisé mon poids après tellement d’années de yo yo à courir les nutritionnistes, et tristesse de voir que ce poids est bien au dessus des standards , proche de l’obésité en terme d’imc. ça m’ empêche de m’habiller comme je veux et limite mes performances sportives (bien modestes mais quand il faut gravir les montagnes je peine énormément).

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  45. Flore a dit…

    Si ça peut te rassurer, tu fais vraiment bien de ne pas te mettre à la diète. Je bosse dans un service de nutrition à l’hôpital et je vois les ravages qu’ont fait les régimes sur le corps et le moral des patients… Formes de maltraitances infligées à soi-même (et personne, absolument personne, ne peut tenir un régime sur du long terme, donc reprise de poids inévitable)…
    Par contre je peux constater qu’une hygiène de vie à peu près saine sans se mettre trop de pression (repas équilibrés, excès « modérés ») et surtout du sport régulier (30 min par jour ou tous les deux jours, de marche ou autre, nul besoin d’être dans la violence ou l’intensité) sont très efficaces sur tous les plans, avec des effets durables… Mais avant tout ça, ce qui est important c’est de comprendre la relation entretenue avec la bouffe, accepter ses vulnérabilités, déculpabiliser, trouver des palliatifs autres… Bref être davantage bienveillant envers soi-même, prendre soin de ce qui nous permet de marcher, de respirer, de vivre: notre corps!
    Tu as l’air d’être sur le bon chemin 😉 Bravo et merci pour tous tes articles tous plus géniaux les uns que les autres (ce sens de l’auto-dérision que tu as est tout simplement divin à lire et toujours très sensé!).

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  46. Elisabeth2 a dit…

    La vraie question est finalement de se demander pourquoi nous sommes autant attachés à notre image.
    Détachons-nous en et plus rien ne pourra nous blesser.
    Ce n’est jamais ce que disent ou font les autres qui nous blesse, c’est notre manière d’y réagir.

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  47. Rose a dit…

    Fidèle lectrice anonyme, je n’ai pu m’empêcher de réagir à ce billet et ses commentaires qui me parlent tant . A presque deux fois 29 ans, je m’aperçois que l’essentiel de ma vie a tourné autour de ces problèmes de poids et de nourriture ! Comme Cécile,je réalise en regardant certaines photos anciennes que « je n’étais pas si mal » alors que j’avais à l’époque une bien piètre opinion de moi-même.Et je me félicite que ma fille, qui n’a pas une taille 36, semble si bien dans sa peau.Période up pour moi car je suis linecoaching depuis un mois et demi et que çà me réconcilie un peu avec mon corps. Moi qui croyais tout connaître de la diététique, j’ai réalisé qu’on pouvait manger autrement et sans frustration. Pourvu que çà dure…..Un dernier mot pour dire que j’apprécie beaucoup vos écrits et que je regarde avec plaisir Parents mode d’emploi.

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  48. Félixe a dit…

    Je connaissais bien Salomé…avec le recul, je ne peux pas dire qu’elle ait jamais été une amie. Quand je me suis fait plaquée par mon ex, elle m’a éjectée purement et simplement parce que je n’étais pas assez cool pour elle. Elle m’a dit un jour au téléphone que « notre dernière rencontre n’avait pas été concluante »… très froide, j’ai eu l’impression d’être une de ses clientes et qu’elle parlait d’un contrat.

    Bref, je ne suis aucunement émue par son témoignage car je sais qui se cache derrière.

    Si tu veux modérer mon post, je comprendrai…Ca me fait juste du bien de l’écrire.

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  49. batice71 a dit…

    Très beau billet dans lequel je me retrouve sauf pour la partie cigarette (non fumeuse mais accro aux plaisirs de la table) et avec plus de kilos à perdre… La fin de ton billet me parle encore plus car pour avoir connue les régimes avec privations, oui, on perd beaucoup mais la phase de stabilisation est inexistante et on reprend tout voire plus (notre corps emmagasinait au cas où on recommencerait…).
    Aujourd’hui, je travaille le fond plus que mes formes, le pourquoi de cette prise de poids avec l’aide aussi de mon quelqu’un et ça marche pour moi. Comme dit mon quelqu’un, on ne vit pas sous cloche et avec une vie sociale normale, les légumes vapeur sans assaisonnement n’y ont pas trop de place !

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  50. carlotta a dit…

    très beau billet. Je n’ai pas arrêté de fumer mais indéniablement j’ai pris des kilos ces derniers mois, mais je n’ai plus envie! plus envie de bouffer des soupes dégueulasses, d’immondes barres diététiques, d’insipides légumes l’eau et je vomis le fromage blanc 0% par tous les pores de ma peau et en même temps je suis verte de jalousie devant la « ligne » impeccable de ma meilleure amie, cette s…(devinez le contenu de son frigo!)
    Il va falloir assumer mes contradictions et mon corps sans doute trop mou, trop gros mais qui est le mien et qui ne m’empêche pas d’être coquette et de parfois me trouver belle dans mon regard et celui des autres. La route est longue dans l’acceptation de soi et pour le maillot de bain c’est pas gagné 😉

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  51. Madame Pivoine - Natacha a dit…

    Je ne sais pas si tu me liras Caro car j’arrive bien après la bataille mais depuis ma condition de femme taille 52 (tu remarqueras que je n’écris pas o…..se, mot absolument stigmatisant, indécent, dégualasse dans certaines bouches, je te l’assure) je trouve bon nombre des commentaires, une certaine partie de ton texte ainsi que celui de Salomé très blessant. Je sais bien que cela n’est pas votre intention.
    Je m’explique : quand Salomé dit qu’elle se trouve belle en ayant perdu ses kilos en trop, lorsque tu dis que on est toujours mieux avec les jambes qui ne se touchent pas, lorsque tout le monde te rabâche que l’important c’est d’assumer, je me trouve où dans tout cela?
    Ce qui en résulte c’est qu’être gros c’est mal. Point.
    Tout ce que je lis, là ce sont des luttes pour perdre du poids, pour assumer, ou pour faire avec l’épouvantable défaut des kilos. Même Smouik (mais je t’aime quand même, tu sais) qui écrit qu’on doit faire ce qu’on peut. On doit faire MALGRE.
    Je SUIS ce qu’il ne faut pas être. Au nom de quoi? C’est écrit où qu’on est mieux mince que gros?
    Bon sang de bois. C’est dur.

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    • DOMINIQUE a dit…

      Natacha, rien à dire de plus sur ton post, si ce n’est que le mot « malgré » est très bien choisi, et correspond bien à ce que tu ressens.
      Mais une autre chose attend tout le monde : la vieillesse. Je vais avoir 60 ans, et cheveux blancs (que je refuse de teindre), peau qui devient plus fine, ridée, ligne de la mâchoire en zig zag, etc… Réflexions : mais vous devriez vous teindre les cheveux, ça rajeunit, tenez un échantillon de crème raffermissante, etc… Regarde les publicités sous cet angle, tu comprendras !
      Il FAUT être mince ET jeune pour être dans la norme. Pas sortie des ronces, comme dirait Caro.
      Alors oui, comme dit Smouik, faut faire avec. Pour ma part, je supporte très bien ma vieillerie, c’est un fait, point barre. Et vouloir paraître plus jeune n’est qu’un leurre qui enrichit les charlatans.
      Rien ne vaut un sourire, même avec des rides.

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      • Nade a dit…

        Comme toi, Dominique, je m’approche de la soixantaine et je refuse de teindre mes cheveux blancs… et je me suis plusieurs fois pris des remarques plus ou moins désobligeantes, la pire venant de mon père qui trouvait qu’une femme qui ne se teint pas les cheveux est une femme négligée ! merci papa…

        Répondre
        • DOMINIQUE a dit…

          Là, c’est une question de génération. Un jour où je râlais parce que je devais faire le ménage (et que ça me gonfle), mon père m’a gentiment dit « mais c’est le lot des femmes ». Ben voyons !
          J’aime mes cheveux blancs.

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          • Mel (une autre) a dit…

            Ma belle-mère appelle ça (toutes les tâches ménagères) : « faire son travail de femme ». Ça me donne envie de hurler à chaque fois.

      • Geneviève a dit…

        C’est vrai qu’en approchant des 60 (dans 2ans 1/2 pour moi), on est souvent, pour « les autres » une espèce de vieille chose…
        Je fais une couleur (légère, pour moi par pour planquer mes cheveux blancs), je ne me maquille pas, j’ai des rides etc…
        En lisant tous les commentaires, ce qui revient souvent c’est qu’il faut s’accepter, s’aimer (un peu quand même). Je crois que je m’accepte assez, que je fais des trucs bien de ma vie mais, en plus de m’aimer à peu près, j’aimerais bien être aimée aussi, ça aide. Le regard « des autres » qui compte tant, c’est souvent le regard « de l’autre » au singulier.

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  52. isa a dit…

    Je ne retiendrai que l’arrêt du tabac, bravo!
    Et passer de la taille 40 à 42, c’est insignifiant et franchement, qui va aller regarder l’étiquette de ton pantalon?

    J’oscille aussi entre 42 et 44 mais je ne sais pas trop me fagoter, je suis hyper mal à l’aise dans mes vêtements, ça existe ça?Si je ne pouvais vivre qu’en pyjama….
    Je lis pas mal de commentaires sur la plage. Je ne vais plus à la mer parce que voilà, je ne me sens pas à l’aise en maillot.
    J’aimerais bien lancer la mode d’aller se baigner en tee shirt et pantacourt comme je l’ai vue chez les jeunes filles kanak. Mais voilà, ça ne se fait pas. Des fois, au nom de la liberté , on impose un standard aux femmes, c’est le maillot de bain sinon rien. Mais moi qui adore nager, (j’ai la mer à 10 kms), je n’approche plus l’eau et je suis malheureuse.

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    • DOMINIQUE a dit…

      Isa, tu les connais, ces gens qui font des commentaires ? Je suppose que non. Alors, « les chiens aboient, la caravane passe ». Que peuvent te faire des commentaires de la part de gens que tu ne connais pas. Ils ont sans doute un pois chiche dans la tête, ça fait du bruit quand ils la secouent, c’est tout.
      Plus facile à dire qu’à faire, mais ne te prive pas de ce plaisir. La vie est courte.

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  53. melolimparfaite a dit…

    Tu sais je me disais aujourd’hui « wohhh qu’est-ce que j’ai grossi ! » (à vue de photos), puis ensuite je me suis aperçue que niveau visage j’avais pris un bon coup de vieux aussi… Et ça m’embête carrément plus, parce que là les régimes des rides ça n’existe pas (enfin si les injections mais j’ai moyen envie de rester figée). Bref ma conclusion a été « ben puisque tout fout le camps… consolons nous ! » Mais il y a des périodes où ça me mine plus que d’autres. Là je sais que j’ai compensé à mort cet hiver donc j’assume mais je sens qu’avec la saison « dénudée » je vais moins assumer

    Bisous

    Répondre
  54. Geneviève a dit…

    Bonheur ce matin, après 3 mois 1/2 de « sevrage » de marche pour cause de formation et stage, je viens de faire mes 15 bornes toute seule comme une grande et je ne suis même pas fatiguée (alors que j’ai bossé tout le WE). Je sais que le mieux être est à ma portée ! 🙂 Pas à portée de main mais plutôt dans mes pas 😉

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  55. Audrey a dit…

    Bon moi j’arrive après la cavalerie mais j’ai fait une pause web qqs jours 😉 Juste pour un xème avis en plus mais voilà, ça me turlupine. J’ai toujours été plutôt ronde (en fringues 42-44 en général), sans balance à la maison la plupart du temps et relativement zen avec mon image. J’avoue que oui, même, j’aimais bien mes poignées d’amour et mon corps dodu. Et surtout la bonne bouffe et les bonnes soirées avec des amis.
    Depuis fin septembre, je suis malade et je n’arrive, en résumé, plus à manger de « solide ». J’ai perdu une quinzaine de kilos (entretemps on a acheté une balance) et les médecins ne trouvent pas vraiment d’explication, on tâtonne dans tous les sens de rendez-vous en rendez-vous.
    Je suis claquée, indépendante (commerçante donc pas possible de prendre de congé maladie) et j’en ai ras-le-bol. Tout le monde me complimente sur ma « nouvelle ligne » et mon côté « resplendissant » et moi j’ai juste envie de les encadrer ces gens. Ca part d’une bonne intention, mais quelle association….
    Parce qu’en fait on peut être rond et en bonne santé hein. Et on peut aussi ne pas avoir choisi de perdre du poids. Je sais c’est fou 😉
    On pourrait juste nous foutre un peu la paix avec nos corps, non?
    Alors merci pour tes billets sur le sujet 🙂

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  56. Chloé a dit…

    Un petit truc par rapport au tabac et à la prise de poids.

    Très souvent quand on arrête, nos chères amies n’ayant jamais fumé expliquent que ce n’est qu’une question de volonté et qu’il « n’ya à qu’à » manger moins, ne pas compulser, faire plus de sport…

    ..

    Il y a une étude récente qui montre en fait que quoi que l’on fasse en arrêtant de fumer, la flore digestive est modifiée, la prise de poids est INEVITABLE (et on repert si on mange la flore intestinale de fumeurs, beurk, bref).

    du coup, arrêt du tabac faut partir en sachant et en acceptant que l’on va grossir, sinon on va comme moi droit dans le mur et on reprend..

    Répondre
  57. sabine a dit…

    J’arrive après la choucroute mais top génial gynéco à Paris 15 qui relativise +++ sur le poids et qui n’en fait pas toute une montagne en cas de grossesse « oh ce n’est pas moi qui vous embêterai avec ça »….

    Répondre
  58. veronique a dit…

    Bonjour
    J’ai lu avec beaucoup d’intérêt vos articles sur Dr Z et vous. Ces articles m’ont fait prendre conscience que le discours des dietéticiennes (je n’ai vu que des diététiciennes jusqu’ici…), relevant apparemment du simple bon sens était en fait assez pernicieux. Mes propos n’engagent que moi et mon expérience.
    Bref, j’ai sauté le pas et me suis inscrite sur le site des Dr Z&A. J’ai la question suivante, j’espère qu’elle ne sera pas indiscrète : vous parlez dans vos chroniques d’un quelqu’un que vous allez voir… Est-ce une démarche que vous avez menée conjointement à votre « régime », votre « régime » vous a t il fait prendre conscience qu’une démarche était nécessaire ? Je m’interroge pas mal à ce propos car me sentant exposée et agressée (a-graissée ?) en ce moment, je fais du gras… La réponse est peut-être dans ce message en fait…
    Merci en tout cas d’avoir partagé ces expériences avec nous, cela me fait réfléchir bien plus que je ne l’imaginais, venant plutôt chercher de la distraction sur les blogs tels que le vôtre.
    Bonne journée

    Véronique

    Répondre
  59. Carolin_e a dit…

    Oui, oui, j’ai pris du retard et je ne lis donc cet article qu’aujourd’hui, en espérant que tu sois notifiée quand tu as des commentaires, sinon ben tant pis pour moi.
    Ce problème d’acceptation de soi me parle énormément, alors que je n’ai jamais dépassé les 62 kilos (mais je suis pas très grande) et que je fais aujourd’hui une taille 38/40. Et comme je suis descendue plus bas (après ma première grossesse, si si…) dès que je reprends un peu je me cache…
    Bref, tout ça pour dire que pour moi la seule chose qui marche pour me remettre bien psychologiquement c’est me bouger : et en lisant ton article je me suis demandée si tu avais pensé à te mettre au vélo d’appartement ? Moi, c’est un peu mon psy à moi et ça fonctionne bien sur mon moral ! Le gros avantage, c’est que tu peux en faire en matant des séries, tout ça sans culpabiliser du coup ^^

    Répondre
  60. bbonline a dit…

    si on jugeait la beaute aux radios des poumons tu serais maintenant sur le podium a defiler pour KL! un corps un peu plus rond est tellement plus beau avec une belle peau , des dents tjs la , une haleine fraiche et des cheveux qui sentent bon jusqu au Prochain shampoing! un visage lumineux et la possibilite de monter les escaliers en courant a 60 est bien plus rejouissante et payante qu un jean slim taille 40 qui ne comblera jamais les rides, marques, et odeurs laissees par cette putain de cigarette! alors continue les efforts! j ai beaucoup de mal moi meme a y arriver – j ai reussi et echouer tellement de fois …. mais ma voix a moi est la ecig et la course a pieds… et qlq craquages qud on se dispute avec le cheri et qu il va sur le balcon s engriller une! je suis une vraie emmerdeuse quand je ne fume plus mais je crois qu en fait je suis juste moi… sans film artificiel dans lequel me draper qand mon monde semble m echapper! mais quoi de tel que de vivre vraiment avec ses frustrations et ses bonheurs taille relle!

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  61. Camille Pages a dit…

    Bonjour Caroline,

    Je trouve votre article d’une grande inspiration pour moi encore en plein tumultes avec ma pathologie boulimique. Savoir qu’il est possible de s’en sortir et lire des témoignages de gens qui en sont sortis sont deux niveaux différents d’une forme de soutien moral de prime importance.
    De plus coupler cela avec un combat contre l’addiction au tabac témoigne d’une force de caractère rare, je te présente mes plus sincères félicitations.
    J’ai pour ma part décider de créer un blog pour sortir du silence au sujet de ma boulimie et surtout faire taire cette honte qui me dévorait. Peut-être pourrais tu passer jeter un oeil, me donner ton avis ou le diffuser. Toute aide, visant à montrer que nous ne devons pas nous sentir seuls face à cet ogre que sont les TCA est la bienvenue. Je te souhaite bonne continuation dans ton combat

    Camille

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