Mois : mai 2015

Réforme du collège, mon grain de sel

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Ce matin, il y avait Najat Vallaud Belkacem sur Inter, qui parlait de la réforme du collège. J’ai essayé, vraiment, de l’écouter calmement, de lui accorder le bénéfice du doute, de séparer les conneries et fantasmes qui circulent sur cette réforme de ce qui est vrai. J’ai lu pas mal d’articles pour me faire une idée, j’ai compris par exemple que non, le latin et le grec ne vont pas disparaitre, mais j’ai aussi compris que vu la façon dont cela sera organisé, ce seront les établissements qui décideront de proposer ou non ces matières dans un paquet d’options. Autrement dit je le crains, le latin et le grec vont de fait quand même devenir très anecdotiques. En lire plus »

J’aime #77

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« – C’est à chaque fois le même scénario. Je laisse les choses s’accumuler, j’attends, je repousse le moment de m’y mettre, j’y pense tous les soirs, je vois cette pile de factures, de contrats à signer, d’enveloppes à poster. Impossible d’être complètement sereine, c’est là, dans un coin de ma tête, tout le temps, une petite voix me le rappelle, constamment. Et puis un jour, soudain, je finis par m’atteler à la tache, péniblement. Et au fur et à mesure que la pile diminue, je le sens monter. Le soulagement. Une fois que tout est accompli, c’est…

– Oui ?

– C’est tellement… C’est bon.

– …  »

Donc, à en croire l’air très amusé de mon quelqu’un la dernière fois que je lui confiais mon énorme problème de procrastination, ce cycle infernal que j’ai mis en oeuvre reviendrait un peu à m’offrir des orgasmes administratifs. Je croyais que j’étais une feignasse, je suis juste une chaudasse de l’enveloppe.

A part ça, j’aime… En lire plus »

Le portnawak du jeudi

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J’espère que comme moi, vous êtes en totale empathie avec la pauvre Marine qui vient de découvrir à pas loin de 50 ans que son papa n’est pas un gentil papa. Même que, dingue, il serait raciste. Alors là laissez-moi vous dire que je suis également tombée de haut. Il ne manquerait plus qu’on nous apprenne qu’il a joui en torturant des arabes pendant la guerre d’Algérie et là ça serait le pompon.

OUF QUE SA FILLE AIT DÉCIDÉ DE TAPER DU POING SUR LA TABLE. En lire plus »

J’aime #76

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C’est fou comme il suffit de trois jours de plongée dans le quotidien pour que les bienfaits des vacances disparaissent dans l’instant. Tout juste si j’arrive à croire que la semaine dernière à cette heure là j’étais encore en train de me dorer la couenne sous le soleil de Malte. Il faut dire que les seaux d’eau pris sur la tête hier en allant chercher Rose à l’école se sont chargés de me rappeler à ma triste réalité de parisienne qui en mai ne fait absolument pas ce qui lui plait. Thanks god, ce mois est essentiellement placé sous le signe d’articles bien sympa à écrire et de scénarios à peaufiner. Je crois que je suis en passe vraiment de trouver ma zone de confort professionnelle. Je parviens enfin à refuser ce qui sera à coup sûr pesant et j’ai cette chance infinie de pouvoir me lever sans la boule au ventre à la perspective de telle ou telle mission qui ne me correspond plus. Je vous rassure, ça ne m’empêche en rien de procrastiner et de parfois me manger l’intérieur des joues jusqu’au sang quand les mots ne me viennent pas. Mais il n’y a pas un jour où je ne me dis pas que j’y suis presque, dans cet idéal d’une vie professionnelle qu’en plus je n’avais pas forcément rêvée, enfant en effet je crois que je ne me serais jamais autorisée à imaginer ça.

Voilà, à part ça, j’aime… En lire plus »

15 ans…

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La semaine dernière mes twins ont eu 15 ans. (ce qui ramène l’âge auquel je les ai eus à 14 ans et croyez-bien que je suis consciente qu’à un moment cette petite plaisanterie de mes soit-disant 29 ans ne pourra plus du tout tenir debout) (ce qui est ballot parce que sinon franchement ça reste assez crédible). Il ne vous aura pas échappé que nous étions un petit peu peinards à Malte au moment où nos enfants passaient ce cap. Ce qui fait de nous, au choix, des parents incroyablement cool ou particulièrement indignes. Et qui devrait en toute logique occuper une bonne partie de ma prochaine séance chez mon quelqu’un (parce que bien sûr, je me suis aperçue de ma boulette après avoir payé les billets d’avion et que si je me la joue super détachée là tout de suite, en réalité je me suis morfondue, pétrie de culpabilité, du matin jusqu’au soir de ce 27 avril). En lire plus »

Malte #3 – Mdina et The George hôtel

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Je vous ai un peu laissés en rade finalement, j’en suis bien désolée, mais le retour à Paris sous la flotte m’a quelque peu douchée. J’avais surtout deux papiers très sérieux à écrire dans la foulée de mes vacances et il n’est pas impossible que j’ai laissé une partie de mes neurones quelque part sur la promenade de Saint Julians. Sinon je ne vois pas comment expliquer la difficulté avec laquelle je me suis acquittée de ma tâche. Mais me voilà donc légère (hum) et longuement vêtue, prête à vous montrer mes dernières photos de Malte.

Nos deux derniers jours, nous les avons passés à ne pas faire grand chose et c’était délicieux. On a quand même été visiter Mdina, à dix kilomètres à peine de notre hôtel. Ce qui nous a en réalité pris la journée. Au retour en effet, le churros avait tellement pris la confiance avec tout ce qui est conduite à gauche qu’il lui a semblé superfétatoire d’écouter mes indications de direction. On a du coup mis une heure et demi pour rentrer. Quand on s’est extirpés de la yaris, nous avons convenu d’un commun accord que le mieux à faire était de décider que ce qui se disait dans l’habitacle d’une voiture était considéré comme hors mariage. Genre comme une sorte de zone de non droit, où les règles habituelles de bienséance ne s’appliquent pas et où il est possible par exemple d’évoquer une possible lobotomie de son conjoint sans que cela ne prête à conséquences. What happens in the car, stays in the car (especially when the wheel is on the right). En lire plus »