Groupe Saint-Luc: Pour que l’omerta cesse

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Je l’avais évoqué il y a quelques années dans un billet sur mon rapport quelque peu conflictuel avec l’Eglise. De 1980 à 1986 environ, j’ai appartenu à un groupe de scouts de la banlieue lyonnaise, appelé « Groupe Saint-Luc ». Je n’aimais pas tellement y aller, mais j’y avais néanmoins quelques amis et je concède y avoir appris à me débrouiller. Mais l’ambiance quasi militaire, l’uniforme et les camps souvent fatiguants pour la petite fille pas sportive que j’étais n’étaient pas ma tasse de thé. Ce qui l’était encore moins à vrai dire, c’était le Père Bernard Preynat, chef du groupe scout. Un homme à l’autorité incontestable, certains diraient charismatique, moi je le trouvais surtout tyrannique et cassant (il trouvait assez drôle de m’appeler « la grosse (suivi de mon nom de famille) » devant les autres, ou « la mère (même chose) », je n’avais pas tellement besoin de ça pour me sentir mal à l’époque mais passons). Du haut de mes dix ans, je ne réalisais pas alors que j’étais chanceuse de n’attirer de sa part que des railleries. J’étais d’ailleurs jalouse de mes petits camarades garçons qu’il semblait préférer aux filles (dont il n’avait à vrai dire rien à faire). Il les aimait tellement d’ailleurs que je l’ai vu à plusieurs reprises partir dans sa tente avec certains, qu’il élisait parfois comme ses préférés. Il tenait alors l’enfant sous son bras, le serrait fort ou lui passait la main dans le dos.

Je n’avais pas conscience de ce qui pouvait se passer ensuite pour le pauvre gamin mais j’avais tout de même la sensation que ça n’était pas bien normal. Je n’en ai pas parlé à cette époque parce qu’encore une fois, pour une enfant totalement ignorante de tout ce qui touchait à la sexualité, il était tout simplement impossible de se faire une idée de ce qui se tramait.

Une fois partie du groupe, le hasard a voulu que je devienne amie avec des garçons qui fréquentaient eux aussi « Saint-Luc » mais que je n’avais que peu connus quand nous y étions. Et là, très vite, ils ont parlé des attouchements auxquels se livrait le « père » en toute impunité. Aucun d’entre eux n’avait été molesté mais ils racontaient tous comment ils serraient leur ceinture au max pour que le prêtre ne puisse pas glisser sa main dans leur short. Et puis des rumeurs ont commencé à enfler sur des agressions. En 91, le père Bernard Preynat a été prié de quitter le groupe Saint Luc. Et personne, dans les gens qui avaient fréquenté ces scouts, n’ignorait la raison. Des parents s’étaient plaints à l’évêché et ce dernier avait enfin consenti à entendre. Mais croyez-vous que l’homme ait été déféré devant un juge ou banni de l’église ? Que non. Il a été envoyé dans une paroisse de la Loire, où très vite il a pu être à nouveau en contact avec des enfants. Alors même qu’il avait été assuré aux plaignants que ça ne serait pas le cas.

Aujourd’hui, des années plus tard, plusieurs victimes ont décidé de parler. Ils se sont rassemblés au sein d’une association, outrés que l’Eglise n’ait pas pris en compte leur souffrance et ait laissé cet homme cotoyer des enfants après tout ce qui était connu. Je tiens à préciser que ce prêtre a avoué à deux reprises dans des lettres aux parents ses méfaits, il ne s’agit pas uniquement d’accusations, mais de faits reconnus.

Sans vouloir entrer dans des détails trop intimes, il se trouve que toute cette affaire réveille en moi le deuil d’une personne immensément chère à mes yeux dont je ne saurai jamais si elle fut elle aussi victime. Surtout, quand je lis les échanges entre les parents et les représentants de l’Eglise, je suis pleine de colère. On y lit entre les lignes la peur que tout ça s’ébruite, on y parle de pardon, d’oubli, etc. Mais pour pardonner, il faudrait déjà que cet homme s’excuse et demande ce pardon. Pour pardonner, il aurait fallu que justice soit rendue.

Encore une fois, je n’ai personnellement pas eu à souffrir dans ma chair de ces agissements. Mais lisez les témoignages de ceux qui sont passés entre ses mains et vous comprendrez. Si je vous en parle aujourd’hui, c’est parce que cette affaire doit sortir du secret dans lequel elle a été conservée trop longtemps. Ceux qui se sont tus, qui ont failli à leur mission de protection des enfants doivent rendre des comptes. Il y aura dimanche dans l’émission 7 à 8 sur TF1 un reportage sur les victimes du groupe Saint-Luc. J’espère que tout ceci n’est qu’un début et que la parole va vraiment se libérer, pour paraphraser le site internet dédié à ce scandale. Surtout, j’espère que si par malheur d’autres enfants, dans les paroisses fréquentées par ce « prêtre » après 91 ont été eux aussi agressés, ils pourront parler. Parce qu’il n’est pas certain que les cas les plus anciens ne soient pas prescrits (mais ça je n’en sais rien je n’y connais rien).

Voilà, j’aurais aimé me passer d’écrire ceci d’autant que je sais d’expérience qu’il n’y a pas plus agressif sur la toile que certains extremistes cathos (j’en ai fait les frais il y a des années quand j’avais annoncé ma volonté d’être débaptisée). Mais c’est ma maigre contribution à ce combat courageux que livrent François, Alexandre, Axel, Bertrand, Pierre, etc. A eux je veux dire mon admiration.

Edit: Je ne censure jamais les commentaires à moins qu’ils soient insultants mais là je n’hésiterai pas à fermer la discussion si des sceptiques ou autres défenseurs aveugles de l’Eglise dépassent les bornes.

Edit 2: J’annoncerai la gagnante du concours jeudi dans un post plus léger. Je n’ai pas de mots pour vous dire à quel point vos témoignages sous ce billet d’anniversaire me touchent.

178 comments sur “Groupe Saint-Luc: Pour que l’omerta cesse”

  1. Niña a dit…

    Tout mon soutien aux victimes, aux « victimes collatérales » et à toutes les personnes concernées. En espérant que leur combat aboutisse, parce qu’il n’y a rien de plus injuste que l’impunité.

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  2. Ariane a dit…

    Merci pour votre billet.
    J’imagine combien il est difficile de raconter ces épisodes que l’on a vécu enfant, en les regardant avec ses yeux d’adulte. Je suis catholique pratiquante (je crois que c’est pour ça que j’aime autant votre blog : au moins vous ne vous gênez pas pour dire les choses). Il n’y a rien de plus infamant que ces prêtres pédophiles qui ont agi en toute impunité pendant des années. Ils le sont évidemment pour les enfants qu’ils ont abîmés avec tant de constance. C’est infamant pour leurs supérieurs qui ont fermé les yeux. Ils le sont pour les fidèles qui, eux, font ce qu’ils peuvent pour être bons en suivant leur foi. Ces prêtres sont une honte, et c’est indispensable qu’on le dise. Petit à petit la parole se libère dans l’Eglise, le pape François a l’air prêt à ne plus soutenir ce silence.
    C’est indispensable! Merci d’apporter votre pierre à l’édifice!
    Et puisque ce sont mes petites armes à moi, je prie pour ces victimes de prêtres pédophiles.

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  3. Shakti a dit…

    J’adresse toute mon admiration à ses victimes qui ont su, malgré tout, construire leur vie.
    Et je leur souhaite que justice soit rendue.

    La colère me prend toujours lorsque je lis des récits tels que les leurs, et surtout l’impunité qui a, depuis toujours, protégé les monstres.

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  4. IsaBdx a dit…

    Difficile d’ecrire quelque chose …. Merci Caro de le faire pour eux.

    L’effroi quand je pense à ces petits garçons.
    Tout cela me donne envie de vomir.

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  5. amelstos a dit…

    Chère Caro, j’espère de tout cœur que les victimes de ces agissements atroces trouveront du soutien et que ces actes ne resteront pas impunis. Pour mémoire le délai de prescription de l’action pénale est porté de 20 ans après la majorité de la victime si l’agression sexuelle a été commise sur une personne mineure de moins de 15 ans ou sur un mineur par un ascendant, une personne ayant autorité, ou par plusieurs personnes. C’est-à-dire que la victime peut porter plainte jusqu’à ses trente-huit ans. Bises

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  6. Corinne (Couleur Café) a dit…

    Je suis comme toi, ulcérée par la façon dont l’Eglise protège leur « image » au détriment de tant de vies gâchées, et ose sans vergogne de parler de pardon ! J’espère aussi que ce n’est que le début de la libération de la parole partout dans le monde !

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  7. Laurie a dit…

    Bonjour Caroline,
    je suis assez chamboulée en lisant votre post car j’ai moi aussi fait partie des scouts de Saint Luc et je me souviens très bien du père Bernard qui nous serrait trop fort dans ses bras. J’étais une petite fille, l’histoire s’arrête là me concernant. Je n’ai entendu parler des raisons de son départ que bien plus tard presque par hasard, de façon très floue. Je crois que je ne réalise vraiment qu’aujourd’hui. A 40 ans il est temps… Vous avez raison d’aider les victimes à être entendues et d’exprimer haut et fort votre soutien. Je suis avec vous et en plus avec eux, et j’ose espérer qu’aucun extrémiste n’y trouvera quoi que ce soit à redire.

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  8. Agatha a dit…

    L’horreur a l’état pur car des parents qui confient en toute confiance leurs enfants à des adultes ne devraient jamais avoir à craindre de tels actes !
    L’église , avec ce nouveau pape, semble enfin décidée à bouger , à faire le ménage : pourvu que cela ne soit pas qu’un feu de paille qui s’éteindra lors du changement de pontife .
    Je ne connais pas le délai de prescriptions de tels actes , mais il ne devrait pas en avoir , car les enfants devenus adultes mettent souvent très longtemps à avoir le courage de porter plainte pour que justice soit enfin faite .

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    • Sarah a dit…

      la prescription pour le viol (pénétration de toute sorte) qui est un crime est de 20 ans après les faits si la victime était mineure. Dans le cas d’une agression sexuelle (pas de pénétration, c’est un délit) sur un mineur commise par quelqu’un ayant autorité (le cas dont on parle), la prescription est également de 20 ans, la victime peut porter plainte jusqu’à ses 38 ans.

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      • agatha a dit…

        là pour moi , c’est incompréhensible ! s’il y a viol d’un enfant de 5 ans , il y a prescription à ses 25 ans . S’il y a attouchement , à ses 38 ans ! la loi mériterait d’être modifiée , non ?

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        • Caroline a dit…

          (je me permets d’intervenir… déformation professionnelle, je suis avocate) La prescription est la même s’agissant d’un viol ou d’une agression sexuelle sur mineur.
          La victime peut porter plainte jusqu’à ses 38 ans.

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          • Caroline a dit…

            pour être encore plus précise, la prescription est de 20 ans à compter de la majorité de la victime pour les infractions suivantes:
            – de viol,
            – d’attouchements sexuels commis lorsqu’elle avait moins de 15 ans,
            – ou d’attouchement commis par un ascendant, une personne ayant autorité, ou par plusieurs personnes.

  9. Kiliana a dit…

    Toutes mes félicitations pour ce billet très courageux. Les commentaires peuvent effectivement être très houleux quand on aborde un sujet aussi sérieux mais j’admire ta liberté d’expression.
    J’envoie tout mon soutien aux victimes avec l’espoir qu’ils reçoivent des réponses et que justice soit faite.
    Un film à voir sur le sujet: Spotlight

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  10. isamag a dit…

    J’étais allée sur le site dédié suite à ce que j’avais vu sur FB ou IG …
    Je trouve désolant e silence si long, si honteux.
    Je sais assez précisément ce que peuvent ressentir ces enfants victimes devenus hommes …
    Je pense à eux, je pense à vous.
    Merci

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  11. Sarah a dit…

    « mais pour pardonner, il faudrait déjà que cet homme s’excuse et demande ce pardon »
    en effet, le pardon ne se donne pas, il s’échange.

    Mais je crois que là le sujet va bien au delà du pardon, car le pardon ne répare pas tout.

    Oui, au sein de l’Eglise il y a des abus et de la pédocriminalité, oh oui. Oui l’attitude d’omerta qui a souvent fait office de réaction est scandaleuse, et oui aussi les hommes et femme de l’Eglise, ou les croyants en général sont souvent, très souvent, les plus choqués de cette omerta, car elle salit évidemment l’image d’une Eglise qui n’a pas toujours besoin de s’en reprendre une couche. Pas toujours facile d’être croyant de nos jours…

    Les violeurs ont une stratégie. Une couverture, ils n’agissent pas inocemment et contre leur volonté.
    La pédocriminalité est sans doute ce qu’il y a de pire dans la stratégie d’un prédateur (si on peut faire une échelle de valeur dans l’horreur) car elle détruit souvent assez irrémédiablement quelque chose de l’enfance.
    Les pédocriminels sont partout, dans tous les milieux. Beaucoup au sein des familles. Globalement partout où c’est « facile » d’accéder aux enfants. Beaucoup dans les organisations d’enfants évidemment aussi puisqu’ils ont besoin d’enfants pour revivre quelque chose de brisé de leur vie à eux (les violeurs ont souvent eux aussi eu des enfances où ils ont vécu des abus : coups, inceste…). Beaucoup là où c’est facile que les autres se taisent. Quand on voit les drames qui se jouent dans les familles où tout le monde sait mais personne ne bouge pour ne pas « détruire la famille », on croit rêver.

    Libérer la parole est la première étape d’une reconstruction pour les victimes. Que les coupables soient enfermés, éloignés, condamnés évidemment que c’est important, ce sont des salauds. Qui savent très bien ce qu’ils font. Mais que les victimes puissent se libérer par la parole, c’est très très important. Je leur souhaite de mettre le plus de lumière possible sur cette histoire, seule la lumière fait reculer l’ombre.

    Si mes mots de croyante pouvait apaiser les « extrémiste catho » (oui bien sûr qu’ils existent)…. j’en serais heureuse. Je crois que l’idée n’est pas d’accuser ou de défendre aveuglément l’église, mais de toujours condamner l’horreur et surtout, quand on sait qu’elle a lieu… ne pas être coupable de complicté.
    Se taire quand on sait c’est de la complicité, et la loi est la même pour les papis déguelasses que pour les hommes d’église.
    Un crime est un crime. Et quand on voit ou qu’on sait, on doit agir. C’est ça, normalement, être catho.

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    • Mélisse a dit…

      Merci Sarah. ça fait du bien de lire des propos chrétiens (me demande si les cathos intégristes relisent – de temps à autres – le sermon sur la montagne…)
      Partout où les enfants sont facilement accessibles en effet : famille, école, groupes religieux.
      C’est terrible aussi pour les gens qui s’occupent d’enfants « sainement » … j’ai des amis instits qui sont ULTRA vigilants à ne jamais rester seuls avec des petites filles (ils pensent moins aux gamins pour l’instant), du genre à annuler une sortie piscine s’il n’y a pas de femme pour le vestiaires filles (collègue, personnel de la piscine, mère d’élève). Ils n’aiment pas en parler du coup mais je crois qu’au delà de se protéger eux-mêmes du soupçon, ils ne veulent pas qu’un soupçon puisse perturber « leur » classe.
      J’ai vu aussi des pères devenir subitement « distants » avec leur propre fille suite à un drame dans le quartier/l’entourage. C’est déchirant.
      Et j’imagine que dans les groupes religieux, les gens qui sont là pour s’occuper d’enfants doivent commencer à bien « jongler » entre la prudence & leur mission.
      C’est aussi un dommage collatéral… tous ces adultes normaux qui marchent sur des oeufs…

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    • Justine a dit…

      Merci à toi aussi Sarah. Ca fait du bien de lire tes mots. Ouf! Il n’existe pas que des cathos extrémistes. Malheureusement c’est d’eux qu’on parle le plus ou qu’on entend le plus.

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    • Selki a dit…

      Merci de tes mots Sarah, Je n’aurai pu aussi bien écrire, moi la catho absolument plus pratiquante mais croyante mais tu l’as très bien fait et ton dernier paragraphe reflète ce que je pense aussi.
      Mélisse, je suis allée relire le sermon sur la montagne, une piqûre de rappel est parfois nécessaire, merci !
      Et je connais UN assistant maternel qui marche lui aussi sur des oeufs et qui est également ultra vigilant.

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  12. SwissGirl a dit…

    Cette histoire me donne la gerbe. C’est juste terrible, et encore plus insupportable que ces actes abjects aient pu être reproduits encore et encore parce que certains ont voulu mettre un voile là-dessus. Il y a une chose que je n’arriverai JAMAIS à comprendre, c’est pourquoi certains criminels sont protégés par la loi du silence quand leurs victimes les dénoncent. Je veux dire, je suis bien évidemment triste que la honte et la peur empêchent les victimes de dénoncer les agressions et crimes subis. Mais je suis révoltée de voir qu’une fois cette honte et cette peur surmontées, il y a autre chose, d’indicible et de plus puissant qui fait obstacle à la reconnaissance et au jugement des atrocités. Entourer ces situations affreuses d’un secret pour ne pas faire de vagues, c’est nier les faits et les douleurs. Et pour les victimes, pour les risques de nouvelles victimes, pour l’humanité toute entière ce n’est pas tolérable. Alors oui, battons-nous contre ça, au nom de ceux qui ont souffert et souffrent encore de ces horreurs.

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    • Charisma a dit…

      Le fait de protéger ces criminels est un crime aussi odieux, à mon sens. Et malheureusement, on voit cela très fréquemment, et dans tous les milieux.
      Le big boss de la société de mon mari (énorme boîte pharma) a été prié de partir exercer sa merveilleuse personnalité ailleurs. Il est friand de harcèlement sexuel, deux de ses subalternes ont fini en dépression, une avec tentative de suicide, après des harcèlements sans fin, au point d’essayer de forcer les portes de leur chambre d’hôtel lors de déplacements pros, bref, un homme charmant. Il se trouve qu’en fait, il est parti de sa précédente énorme boîte (avec plein de thunes oeuf corse) pour la même chose. Il est maintenant à la tête d’une nouvelle énorme boîte. Bien entendu, il ne recommencera pas. Aucun risque.
      Je suis horrifiée devant chaque exemple de choix de silence dans ce genre de cas.

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  13. Nathalie a dit…

    Merci Caroline pour ce post. Il est essentiel de liberer la parole etde ne pas laisser ce genre d’individu bien au chaud sous une chappe de silence.C’est vraiment ecoeurant de penser que ce type est resté en poste auprés d’autres enfants bien protégé par sa hiérarchie.Il faut bien du courage a tous ceux qui sont victimes pour traverser ces moments et vraiment j’espè Autre chose : il faut vraiment etre un vrai connard pour appeler un enfant « gros » …merci encore pour ton blog il est nécessaire!!!! Des bisous!

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  14. bobette a dit…

    Je viens d’une famille très catholique du côté de ma mère. Elle me racontait du haut de ses 82 ans qu’à son époque, un curé de paroisse tout ce qu’il y a de plus respectable était soupçonné de pédophilie. A l’époque, personne ne disait rien, il ne fallait pas faire de bruit!! C’était dans les années 40.
    Autant te dire que je suis révulsée que tout cela ait pu se produire il y a si peu de temps. Ne pas laisser passer, l’impunité de ces agissements ne doit exister pour personne. Je suis non croyante, détachée de l’église mais je crois que ceux qui l’aiment vraiment, les vrais catholiques, ne peuvent que combattre ce qui l’a gangréné de l’intérieur pendant des années. je rejoins Sarah : Ce combat est juste pour tous.

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  15. Nathalie a dit…

    Bon voilà ce qu’il se passe quand je commente en plein boulot! Il manque des mots, des phrases…j’espère que la souffrance de ces gamins sera reconnue par la justice et que ce sale type sera condamnée… Mais ceux qui savaient et qui ont llaissé faire? Pour eux ? Quelles sanctions???

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  16. Marie a dit…

    Que dire? Je suis consternée, désolée et immensément triste…Je suis catholique et ancienne scout, j’ai adoré ces années de scoutisme qui m’ont formé et fait grandir. J’ai aussi fait partie d’aumôneries, de club cathos etc…en y rencontrant que des personnes attentives et bienveillantes.
    Cela me bouleverse de lire ces témoignages, de savoir que des actes atroces ont eu lieu dans un groupe scout, cela correspond si peu à l’image que j’en ai!! Toute ma compassion aux victimes….

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  17. Mélisse a dit…

    Tu as très bien fait Caro. Et quand bien même tu aurais compris à l’époque, ce sont les différents adultes concernés qui sont responsables.
    Sinon, sauf erreur, la prescription c’est « majorité + 10 ans ».
    En revanche : pour financer mes études j’étais surveillante d’internat (au siècle dernier). J’espère que ça a changé : pas un internat sans gamine concernée et 0 formation pour les pions… Heureusement, j’ai croisé plusieurs collègues qui, comme moi, avait cherché l’info du « que dire ? Que NE SURTOUT PAS DIRE ? » à une ado qui te raconte ça..

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    • Sarah a dit…

      les années de prescription sont de 10 ans sauf si les faits sont commis par quelqu’un ayant ascendant / autorité, or c’est ici le cas. On considère que c’est pire dans la stratégie du coupable comme acte, et pire pour la victime (et évidemment bien plus dur encore dans parler quand la personne a un rôle d’adulte référent pour toi puisqu’a priori tu es sensé lui faire confiance, tu peux ne pas tout de suite te dire « le mec débloque ». Enfin, si, mais c’est plus compliqué, parce que c’est ton père, ton grand père, ton chef scout, ton prof… du coup souvent tu as besoin de plus d’années pour réaliser puis pour en parler)

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    • Tan a dit…

      C’est totalement hors sujet mais je viens de lire ton commentaire d’hier, félicitations !!! Je suis sincèrement très heureuse pour vous. Que du bon pour la suite !

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  18. Madame H a dit…

    C’est dégueulasse, à gerber !
    Désolée, mais c’est tout ce qui me vient en lisant les témoignages des victimes …
    Tout mon soutien à eux tous , bien entendu

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  19. Isabelle a dit…

    Je n’ai pas de mot, je ne sais comment dire à quel point toute agression, notamment sexuelle, tout attouchement, frôlement, domination d’enfants et de jeunes gens par des adultes, me glace, me fait gerber, me donne des envies de vengeance. Ça s’est passé, et ça continue. Aujourd’hui les enfants en parlent peut-être plus facilement, leur parole est peut-être mieux écoutée. Mais ces personnes nuisibles savent comment manipuler les enfants et les obliger au silence. Et quand ils parlent, enfin, il faut savoir écouter. Ou même décrypter, comprendre le comportement de nos enfants.
    Régulièrement, à bon escient j’espère, je rappelle à mes enfants que PERSONNE n’a le droit de leur faire mal, de les toucher, leur sexe, leur corps, c’est à eux, personne ne peut venir voir, toucher… Y compris avec les copains de l’école, on ne tripote pas, on laisse les gens tranquilles aux toilettes… Sans créer de crainte envahissante, j’essaie de leur faire prendre conscience du périmètre en dessous duquel on pénètre leur intimité.
    A voir « Mouchette » de Robert Bresson.

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    • Fred a dit…

      J’ai fais moi aussi les frais d’un pédophile en 1991.Le contexte était différent de ce qu’on connus les victimes de ST LUC.Toute cette histoire a fait remonter a la surface ce qui m’est arriver un matin lorsque je me rendais au collège des MARISTES.J’ai eu les larmes aux yeux en lisant les différents témoignages sur le site « la parole libérée,parce que je sais ce que l’on peut ressentir en tant que victime.

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      • DG a dit…

        Bonjour,
        Je viens de voir votre témoignage. Je travaille pour Mediapart sur cette enquête. Vous pouvez me contacter si vous avez des informations ou des pistes. Cela peut être de façon anonyme bien sûr. Bien à vous, DG

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  20. Mino a dit…

    J’ai beau être catholique par ma famille et tradition, je ne me fais aucune illusion sur le résultat de ce « procès »….. Il avouera, puis il sera discrètement mis au placard quelque part ou on n’entendra plus parler de lui.
    Je suis complètement révoltée par l’attitude de l’Eglise Catholique depuis sa création.
    En fait, je suis Chrétienne, et cela est amplement suffisant.

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  21. Wafa a dit…

    J’ai envie de vomir. Depuis que je suis mère c’est ma hantise et j’avoue que je ne sais pas comment gérer ça. Comment prévenir des enfants, tous petits des dangers potentiels sans leur mettre en tête des idées ou leur faire peur. Je ne comprendrais jamais qu’on puisse faire ça à un enfant.

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  22. Audrey Moreau a dit…

    La prescription ne devrait pas exister pour des crimes de ce genre et il est révoltant de voir à quel point l’Eglise ferme les yeux dans ce genre d’affaire.
    Je compatis sincèrement pour toutes les victimes et je souhaite que leurs démarches aboutissent. Il est indispensable que justice leur soit rendue.

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  23. Tan a dit…

    Impossible d’imaginer ce que ces enfants ont dû vivre, et comment se construire correctement après ça. Ça me révolte, ça me révulse. Bravo d’en parler et de soutenir leur démarche, en espérant que la médiatisation fasse avancer les choses.

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  24. Stecha a dit…

    Ce groupe a toute ma sympathie et mon soutien. Cette omerta au sein de l’Eglise a fait suffisamment de dégâts pendant des années, pour qu’on arrête de considérer qu’il faut du pardon, de l’oubli…. N’importe quel adulte laïc aurait été déféré depuis longtemps devant un tribunal, mais un prêtre, non. Cela doit cesser. (la responsabilité des papes qui ont fermé les yeux, on en parle?? Aucun n’a jamais été jugé pour avoir fermé les yeux devant ces crimes. On en a même béatifié un, tiens. Hypocrisie)

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  25. bibiche a dit…

    Tu as bien fait de faire ce billet, je ne savais rien de cette ignoble affaire.
    Je pense tout de même que la religion n’a rien à voir avec l’ignominie des hommes, parfois immondes et souvent lâches…

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  26. margo a dit…

    Le problème est aussi, à mon sens, qu’on ne parle que des prêtres qui se sont conduits comme des gros dégueulasses comme celui dont il est question ici.
    Quid de tous les curés qui sont de bien braves hommes et qui ont laissé des souvenirs doux sans ambivalence dans l’esprit des enfants qui les ont côtoyés? (je pense au Père Philippe de la paroisse saint Urbain de la Garenne qui nous donnaient les clés du presbytère pour qu’on organise des boums le mercredi et qui prêtaient une oreille très attentive à nos malheurs, en cas de besoin).
    Un peu comme si parce qu’il y a des papas incestueux tous devaient être regardés avec méfiance.
    Il faut de la mesure, comme en tout, et de la justice, surtout pour que tout cela cesse.

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    • Sarah a dit…

      C’est quand même un peu normal non de parler des gros dégueulasses ? ça ne veut pas dire que tous sont des gros dégueulasses. ça veut dire qu’il y a un sacré dysfonctionnement dans l’institution, et je crois que c’est ça le problème qu’il y a eu. Comme quand tu découvres que tout le monde savait que la maîtresse battait les élèves mais qu’elle est passé d’école en école sans que cela ne soit jamais « traité ».
      Globalement regarde l’actualité, on parle beaucoup plus de tous les dysfonctionnements du monde que de tout ce qui s’y passe bien…

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    • mimi a dit…

      euh, non, désolée, le problème n’est pas de ne pas parler des prêtres qui font bien leur travail, mais de ceux qui abusent des enfants. Remettons bien les choses dans l’ordre.
      Et que dire de tous ceux qui font bien leur travail, mais savent des choses et ne font rien, se taisent ?
      C’est tellement facile de regarder ailleurs et de se féliciter de ce qui va bien plutôt que d’aborder ces sujets extrêmement graves, et pour lesquels la justice a tant de mal à œuvrer parce-qu’on ne parle pas de ces choses la !
      Ce ne sont jamais de bien braves hommes qui ont fait avancer les choses, toujours des gens révoltés en lutte contre un pouvoir…

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  27. CAROLINE a dit…

    Ce billet me touche aussi, mes deux garçons (aujourd’hui 14 et 12 ans) ton été victimes d’un pédophile il y a bientôt 4 ans, c’ était un ami proche, il pratiquait des attouchements ; il me les gardait chez lui de temps en temps le we, ce qui me permettait de sortir un peu, l’esprit tranquille … il les couvrait de cadeaux et leur passait tous leurs caprices, c’était la fête pour mes garçons,(que j’ai adoptés et qui ont un vrai manque d’affection pathologique)
    Ils n’ont pas voulu témoigner lorsque j’ai porté plainte et la plainte a été classée sans suite à ma grande consternation, parce que les garçons n’avaient pas parlé et que lui a nié … un an après il les avait « pistés » lorsqu’ils revenaient de l’école avec la nounou et se trouvait régulièrement dans le tram à l’heure qu’il fallait etc … la police n’a voulu intervenir … grande amertume de ma part
    Je ne suis toujours pas tranquille et j’espère qu’un jour, mes garçons parleront
    On ne se méfie jamais assez de son entourage

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    • Sarah a dit…

      wow… ton histoire me serre le coeur.
      Au moins tu sais, et tu peux tenter de les protéger. C’est compliqué de parler quand tu es petit. Un jour ils en sentiront peut être le besoin…
      quand on est petit on ne comprend pas que c’est grave.

      Répondre
      • CAROLINE a dit…

        merci Sarah … en effet ils n’ont pas compris que ce n’était pas normal et acceptaient ça comme une contrepartie de l’avalanche de privilèges qu’ils avaient chez lui, notamment en matière de nourriture, une surabondance de gateaux, glaces etc .. (il savait très bien sur quel registre il jouait)
        c’est ce qui m’a alertée d’ailleurs

        Répondre
      • CAROLINE a dit…

        C’est terrible en effet de ne pouvoir rien faire, je ressens toujours une énorme colère (j’ai rêvé des millions de fois que je le tuais) et je suis loin de la sérénité (ne parlons pas du pardon qui est impossible pour moi)

        Répondre
        • Isabelle a dit…

          Oui, mais vos garçons savent que vous vous êtes révoltée contre cet homme. Quelle que soit la façon qu’ils auront de réagir plus tard à ces agressions, ils vous savent à leur côté.
          Une connaissance voit sa fille, adolescente aujourd’hui, sombrer. Elle n’a jamais voulu reconnaître les abus sexuels dont a été victime sa fille, de la part du père. Elle s’est séparée de son mari, mais a continué à envoyer ses enfants en we chez leur père. Je ne comprends pas, je n’arrive pas à imaginer ce qui peut la pousser à continuer de tourner le dos à sa fille.

          Répondre
    • Geneviève a dit…

      Terrible…
      Terribles aussi les agissements du prêtre dont tu parles Caro.

      C’est quelque chose qui me terrorise en fait. J’ai fréquenté dans une école un collègue pédophile (il a été condamné), je connaissais bien sa femme et ses jeunes enfants… Je n’ai JAMAIS imaginé qu’il pouvait être pédophile et je ne savais pas pourquoi il me mettait mal à l’aise, pourquoi je ne l’aimais pas…

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  28. anonyme a dit…

    Je préfère commenter en anonyme aujourd’hui…Margo, je n’arrive pas à entendre l’argument selon lequel on ne parle que de ceux qui se conduisent mal, et pas assez de ceux qui sont cools, je ne vois pas comment on peut faire le rapprochement…ça me paraît hors sujet.

    Ayant été victime d’attouchements répétés quand j »étais pré-ado, non par un prêtre mais par un proche, je sais ce que c’est que de ne pas pouvoir en parler, de ne pas oser, parce que ça foutrait un bordel monstre dans l’écosystème familial/communautaire. J’ai aujourd’hui 35 ans et je pense avoir réussi à me construire malgré tout mais cette tâche reste là, quelque part au fond de moi.
    Alors oui, Caroline, merci de faire passer ce message, tous mes soutiens à l’association, et pourvu qu’il y ait une justice…prêtre ou non, il a fait du mal, à un point qu’il n’imagine probablement pas.

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    • Anonyme a dit…

      Je publie également en anonyme. J’ai vécu ça aussi quand j’avais entre 8 et 10 ans : La tâche dont tu parles reste là effectivement, mais si on ne parle pas ça recommence sur un autre enfant. J’en ai fait l’amer constat.
      On pense que tout va bien, qu’on a été la seule. Et si en plus ton psy (c’est mon cas) arrive à te convaincre que comme c’était fait par un adolescent il y a peu de chance que ça se soit reproduit tu te dis que tout va bien, vraiment.
      Et puis patatra tu découvres que ça s’est reproduit, et que toi devenue adulte tu n’as rien vu venir et tu n’avais rien dit. Cette culpabilité tu ne l’effaces plus… et la tâche s’est largement agrandie, crois-moi.

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      • Sarah a dit…

        C’est effarant de voir, rien qu’à l’échelle des commentaires à quel point ces actes nous touchent nombreuses ! Dingo. J’ai passé une journée épouvantable de souvenirs d’angoisses et de culpabilité (toujours elle;). C’est dur de constater que même si on va bien, même si on a « géré », une marque reste à vie. Un message d’espoir pour les pauvres maman ont le poids de cela pour leurs enfants, moi, ça m’a rendue forte. Fragile toujours quelque part mais bien forte par dessus. Je sens que je vais passer une bonne nuit …

        Répondre
          • anonyme a dit…

            Oui, c’est terrifiant. Et même si ça arrive souvent parmi les connaissances, ce n’est pas toujours été le cas. J’ai, en ce qui me concerne été agressée deux fois dans la rue. La seconde, ado, par un exhibitionniste, mais surtout, la première fois, enfant, tripotée par un inconnu dans un parking. Ma soeur m’a sauvée, et ma mère n’a jamais compris.
            Je suis assez d’accord avec l’idée que des agresseurs, il y en a partout. Le problème avec l’Eglise, c’est que même quand ils sont confondus, ils ne sont pas sanctionnés. Et ça c’est grave.

          • Mimi_pompon a dit…

            Jai pour ma part, enfant aussi été abordée par un gros tare en Mercedes qui m’a dit qu’il me donnerait 10 francs si je lui « suçais la bite ». Ce que j’ai transformé, pour mes parents, en « si je lui disais ou j’habite », tellement impossible de répéter ces mots là à tes parents ! Parents pas bien attentifs que ça a fait rigoler….

  29. Ninapia a dit…

    « « Nous avons fait notre catharsis depuis longtemps, on est juste des lanceurs d’alerte, on le fait pour l’enfance à venir », explique un membre de l’association. » Lu dans la presse lyonnaise…
    Terrible et tellement courageux…
    Elevée dans une famille catholique très pratiquante, j’ai fait toute ma scolarité dans des école/collège/lycée catholiques + les guides (scouts au féminin !) etc…et des doutes, des mini-scandales vite étouffés, y en a eu quelques uns hélas durant toutes ces années …Et ce qui me révulse , c’est qu’aujourd’hui où la parole est quand même plus libérée que dans les années 70/80 ( ou tout au moins les parents, en général, croient leurs enfants et surtout ne leur intiment pas de se taire…,) les victimes doivent encore se battre pour faire reconnaître les faits, pour que justice leur soit rendue, pour que de telles ignominies ne se reproduisent pas encore et encore …Certes, le pape François avance un peu…mais c’est bien plus que ça qu’il faut faire, il faut lever cette chape de plomb et faire un grand nettoyage au sein du clergé, et que le scandale explose et que soient punis, jugés et mis hors d’état de nuire, tous ces pédophiles qui gangrènent l’église catholique depuis des décennies….
    Jamais eu assez confiance pour inscrire mes 3 enfants au scoutisme …même si ça aurait bien plu à un de mes garçons…Et je ne suis guère étonnée que les églises se vident jour après jour insensiblement…L’hypocrisie et la loi du silence entre autres en ont éloigné plus d’un….Je n’y mets plus les pieds moi non plus depuis belle lurette…
    Pour finir, pensées et soutien à ceux qui se battent et je leur dis toute mon admiration aussi…

    Répondre
  30. M. de Berlin a dit…

    Merci pour ce billet bouleversant. Je suis choquée par le manque de justice et le laisser aller total dans cette affaire. Je viens de voir dans un article du Progrès que ce même père Preynat officiait il y a quelques mois encore dans un village voisin de celui dont je suis originaire, à quelques km de chez mes parents dans la Loire. L’article raconte comment il a célébré sa dernière messe tranquilou avant de prendre vraissemblablement sa retraite. Je lui souhaite de la passer derrière les barreaux.

    Répondre
    • M. de Berlin a dit…

      Je viens de lire des précisions dans un article glauquement (vu le contexte) intitulé « Le père Preynat passera la main fin août »: « Il rejoindra ensuite Lyon, la capitale des Gaules (!) pour intégrer le Sedif, le service diocésain de la formation. C’est ici que sont formés des laïcs pour devenir catéchistes, où encore animateurs en paroisse et dans les hôpitaux. »

      Répondre
  31. Daphy a dit…

    Merci Caro pour ce billet… Triste à en pleurer, il est vrai. A l’époque, les enfants n’étaient pas crus. Mais c’est une honte que cela ait été si longtemps caché alors qu’il y a eu des écrits, et des plaintes… Et maintenant, combien de vies gâchées, parce qu’on a pas su dire à temps, l’indicible… Alors merci à toi pour l’écriture de ce billet, afin qu’ici ou ailleurs, la parole soit libérée, et que ceux qui ont commis ces attouchements, assument leurs actes.

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  32. Val Làô sur la Colline a dit…

    Même période que celle dont tu parles, un prof du collège où j’étais a eu les mêmes agissements envers les garçons, auxquels il massait ouvertement les épaules pendant les cours. Malheureusement, il est allé bien plus loin en les attirant chez lui, sous couvert de cours de musique (il était prof de lettres mais donnait aussi – réellement – des cours de musique en-dehors du collège).
    Village, école laïque, les langues se sont déliées plus vite que dans l’histoire que tu racontes, et cet enseignant purge une peine de prison depuis des années déjà.
    Mais les blessures infligées sont elles, indélébiles.
    Je suis totalement athée et n’ai reçu aucune éducation religieuse. Je crois cependant le pardon ou un concept qui s’en rapproche, est un bien qu’on se fait avant tout à soi-même. Bien sûr, pardonner n’est possible que s’il y a eu réparation.
    Je souhaite bon courage dans leur combat à ces anciens petits garçons.

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    • Geneviève a dit…

      Instit’ pendant 30 ans en école laïque, il y a le même silence et le même désir de « planquer » de tels agissements. Que ce soit le maire du bled, l’inspecteur, peu de gens (responsables ?) dénoncent ces faits (école laïque ou confessionnelle, même lâcheté)

      Répondre
  33. Une anonyme a dit…

    Le sujet de ton post d’aujourd’hui me touche particulièrement. Ma fille a été agressée sexuellement à l’âge de deux ans et demi dans sa garderie. Après une enquête pendant laquelle nous n’avons rien pu prouver (il a passé le détecteur de mensonge avec succès, ce qui ne veut strictement rien dire mais la police s’en est contentée), il est reparti travailler auprès des enfants. Et j’étais la pestiférée de la garderie d’avoir oser dénoncer. J’en étais malade. 2 ans plus tard, la seule garderie de ce quartier fermait, bizarre non.
    Je précise que c’est ma fille de deux ans et demi à l’époque qui m’a raconté ce qui lui s’était passé avec ce monsieur. Après renseignements il s’avère qu’un enfant de cet âge ne peut ni inventer ce genre de faits, ni s’approprier l’histoire de quelqu’un d’autre.
    Nous avons eu beaucoup de chance qu’elle parle car peu d’enfants le font. Grâce à cela nous avons pu la faire suivre et tout est rentré dans l’ordre psychologiquement, pour elle.
    Je garde toujours en moi la culpabilité de ne pas l’avoir protégée, et je redoute le moment où je devrais lui en parler quand elle sera en âge de l’entendre.
    Ces pervers me font vomir.

    Désolée Caroline, j’ai changé mon pseudo aujourd’hui car je ne veux pas qu’on me reconnaisse. Cette histoire est assez touchy pour moi.

    Répondre
    • Sarah a dit…

      Je ne sais pas si cela peut t’aider, tant ce que vous avez du traverser en tant que parents est odieux, mais je crois que les enfants même tous petits n’oublient pas, et d’ailleurs peut être que cela restera un sujet non tabou chez vous, et que la parole restera sans doute libre avec ta fille sur ce sujet.
      ET CE N’EST PAS TOI LA COUPABLE ! Non non non, ce n’est pas toi la coupable. On ne peut pas protéger ses enfants absolument, c’est insupportable, mais c’est comme cela. Les éduquer en leur donnant confiance en nous, continuer à leur apprendre que les gens normaux sont dignes de confiance, et être à l’écoute.
      Je vous envoie plein d’affection émue.

      Répondre
      • Une anonyme a dit…

        Le truc c’est qu’elle était en garderie en milieu familial avec une femme absolument géniale mais je l’en ai retirée pour la mettre dans une vraie garderie justement de peur qu’il ne se passe quelque chose car parfois le mari de cette femme était à la maison. En fait je l’ai mise dans la gueule du loup.

        Répondre
        • Sarah a dit…

          Comment pouvais tu le savoir ?! Non, vraiment je persiste à penser qu’on se trompe de combat en se sentant coupable (je me doute bien que c’est presque impossible de ne pas se sentir coupable quand nos enfants vivent des drames pareils, mais peut être que tu peux « officiellement » lutter contre cette culpabilité naturelle), le seul coupable c’est l’homme dont tu parles.
          Même pour ta fille, c’est important que tu le saches. ça pourrait entacher votre relation à vous, elle pourrait se sentir obligée de porter ta culpabilité… non vraiment, c’est horrible, c’est odieux, mais ce n’est pas de ta faute.
          En tant que maman tu en auras d’autres des raisons de te sentir coupable, mais là laisse sa culpabilité à la victime. En te disant que c’est toi qui l’a mise dans la gueule du loup c’est comme si tu te disais que tu as été complice de ça, mais non, mille fois non. Il n’y a pas de circonstance atténuante, il n’y a pas d’autres coupables que les coupables.
          Toi tu aimes ta fille, c’est précieux, et il n’y a pas à se sentir coupable d’être une mère qui aime ses enfants. Même quand nos décisions portent à conséquence. On n’aurait pas du le mettre dans tel avion, l’envoyer chez tel copain, le laisser aller à l’école tout seul… c’est la vie. Notre rôle de parents c’est de continuer la vie dans un chemin le plus droit possible, pour leur transmettre la confiance dans la vie…
          Ah la la ce que c’est dur toutes ces souffrances partout…
          Mais il faut bien continuer de croire en l’Homme non ?

          Répondre
          • Anne Onime a dit…

            Merci Sarah.
            Prévenir c’est merveilleux mais c’est pas du 100% et ça ne le sera jamais.
            Faire soigner après … & puis que les parents aussi se fassent accompagner.
            J’ai eu de la chance : on m’a crue tout de suite, c’était délictuel et pas quelqu’un que j’ai dû revoir après les 5 années bof-bof. Mais mes parents ne m’ont pas envoyé chez un pédopsy et eux n’y sont pas allé non plus. Ils m’ont ensuite surprotégée (double peine : je n’avais plus le droit de rien). Ils ont cru bien faire comme tous les parents qui aiment leurs enfants : je ne leur en veux pas à eux. J’ai vu plusieurs quelqu’un une fois adulte et J’AI DECIDE de laisser courir la prescription.
            Je n’arrive pas à pardonner à « l’autre gros con », la plupart du temps je m’en fiche & j’ai une vie plutôt pas mal, merci. Surtout depuis que j’ai décidé que je serai heureuse et plus jamais une victime quoi qu’il m’arrive.

  34. DOMINIQUE a dit…

    Déjà, je me demande comment un adulte peut trouver un quelconque plaisir sexuel en tripotant des gamins. J’avoue humblement que je n’arrive même pas à l’imaginer.
    Alors, un prêtre, un instituteur ou un quelconque adulte ayant la responsabilité d’enfants qui s’amusent à ça, c’est pour moi du martien.
    J’ai fini le secondaire chez des curés : la plupart étaient d’inoffensifs gâteux gentils, souvent compétents dans leur matière, et totalement innocents concernant la vie « civile ». Complètement désarmés quand le lycée est devenu mixte (ce dont nous, les filles, avons lâchement profité en foutant le bordel). Je dis cela juste pour appuyer sur le fait que beaucoup de prêtres vivent dans leur propre monde et que ce genre de comportement leur est totalement étranger.
    Et puis, un curé qui ose traiter une petite fille de « grosse » ou de « mémère », ne peut être qu’un salopard. Certainement pas un prêtre habité par sa mission.
    Quant à ces histoires d’omerta de l’église catholique, c’est gerbant. Comment enrayer ce phénomène si les coupables sont impunis avec la bénédiction de leur hiérarchie ? Quel mépris pour les gens.
    Heureusement, même s’il a une forte opposition des haut gradés assis sur leurs certitudes (et leur tas d’or), le nouveau pape a l’air de vouloir faire quelque chose, et lâcher les chiens. Espérons qu’il n’aura pas une crise cardiaque trop tôt.
    Bref, tu as raison Caroline de soulever ce débat.

    Répondre
  35. Anna Chiara a dit…

    J’ai vu ça dans le 20 minutes d’hier, du coup j’ai laissé ce matin même un commentaire sur leur site. Vous pouvez faire de même les commentaires sont publiés après validation.

    J’en profite juste pour dire qu’il est possible de faire un don à l’association pour les aider.

    Répondre
  36. Fred b a dit…

    En lisant les témoignages des victimes du groupe Saint-Luc, ce qui me bouleverse (outre bien sûr les horreurs qu’ont eu à subir ces enfants), ce sont les dégâts occasionnés par cette affaire au sein des familles. Car des enfants ont prévenu leurs parents et ils n’ont pas été écoutés. L’un d’entre eux dit même qu’il a été mis au ban de sa propre famille pour avoir dénoncé les agissements du prêtre. C’est la double peine….

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    • Une anonyme a dit…

      Pour certaines personnes il est plus facile de faire comme si rien ne s’était passé que d’affronter la dure réalité. Quand ma fille s’est faite agressée, elle nous a parlé de deux enfants qui étaient présents et ont subi la même chose. Nous avons évidemment prévenus les parents de ces enfants qui n’ont rien voulu savoir. Et il était évident qu’ils avaient eux aussi subi puisque nous connaissions « bien » une des enfants qui etait la meilleure copine de ma fille, elle avait exactement les mêmes réactions que ma fille. Terrifiée qu’un homme l’approche. Même le père de ma fille qu’elle avait pourtant l’habitude de voir tous les jours et de jouer avec lui.
      C’est très difficile d’affronter, mais je crois que je m’en serais voulue toute ma vie d’avoir fait comme si rien ne s’était passé.

      Répondre
      • GM a dit…

        Il est très difficile pour un parent d’entendre son enfant raconter ce genre d’agression. Mon fils a été agressé quand il avait dix (par un inconnu dans l’ascenseur de notre immeuble). Il m’a raconté que le type s’était masturbé devant lui. Le lendemain devant la police où nous avions été porté plainte, il a essayé d’en raconter plus et je l’ai tout de suite interrompu en lui disant que ce n’était pas ce qu’il m’avait raconté la veille. Maintenant, je pense que ma peur d’entendre plus grave était trop grande et que l’entretien était mal conduit (je n’aurais pas dû être là, je crois que l’on a fait de gros progrès dans les commissariats). Ce n’est que quand il a eu 17 ans qu’il a pu me dire qu’il s’était passé « plus » (en fait il avait refusé de lui faire une pipe – si je l’avais su à l’époque, comme je l’aurais félicité pour son courage – et s’était retrouvé avec l’objet du délit dans sa main). Bref, je me suis longtemps reproché de ne pas l’avoir laissé parler, mais comprenez comme c’était dur à entendre. Par ailleurs je sais que mes explications à la sortie du commissariat lui ont fait beaucoup de bien : « Pourquoi c’est moi qui raconte et toi tu signes ? » « Parce que tu es mineur, que tu n’es pas responsable comme un adulte. Moi je suis adulte et responsable de toi. Mais dans une société, tous les adultes sont responsables de tous les enfants, ils ont la responsabilité de les protéger, c’est pourquoi il est si grave qu’un adulte fasse du mal à un enfant alors que son rôle est de le protéger. » Je crois que, avec ses mots, je l’ai vraiment aidé à ne pas se sentir coupable mais bien victime.

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  37. Smouik a dit…

    Bravo pour ce billet… L’omerta, qu’elle soit sur la pédophilie en général ou celle de l’Eglise en particulier, ajoute un carcan de plus à porter à celles et ceux qui en sont les victimes. Idem pour l’inceste.
    Pauvres gosses…

    Répondre
  38. Anna Chiara a dit…

    Au-delà des témoignages (poignants…) je vous « conseille » la lecture des aveux. C’est absolument terrifiant de voir comment ce pédophile en revient à se plaindre et à s’estimer lui-même victime parce qu’on lui demande de partir plus vite que prévu… Ca permet de comprendre que ces gens-là ne se sentent jamais coupables, eux…

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    • Caroline a dit…

      oui ces lettres sont à dégueuler et montrent toute la lâcheté et la petitesse de cet homme qui je peux te le dire nous inondait de sermons plus terrifiants et culpabilisants les uns que les autres…

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      • Anna Chiara a dit…

        Je veux bien te croire. Ce sont de grands manipulateurs très « doués » dans leur genre… Totalement égocentrés, narcissiques… mais bien souvent charismatiques.
        Le travail psychologique à faire pour les victimes afin de comprendre que ce n’est « pas de leur faute » est tellement long et difficile. J’ai vraiment une pensée pour ces petits garçons devenus grands…

        Répondre
  39. StephanieGab a dit…

    Merci Caro pour cet article. En France, il existe un centre, un seul, spécialisé dans la prise en charge des traumas associés ou non à des délits sexuels : l’Institut de Victimologie – Centre de Psychotrauma, 131 rue de Saussure, Paris 17ème. Il est dirigé par le Docteur LOPEZ et le Docteur SABOURAUD-SEGUIN, spécialistes de la question. Il accueille les personnes ayant souffert de traumatismes (inceste, agressions, accidents, attentats…) et leur permet aussi de connaître leurs droits et les possibilités ou non d’obtenir réparation, quelle qu’elle soit. Je me permets de donner ces informations en tant qu’individu.

    Répondre
  40. L'IGEENE a dit…

    Bonjour Caro,

    J’ai toujours eu un doute moi aussi. Mais les secrets d’alcôve sont bien gardés. Et l’omerta en l’occurrence a probablement fait des ravages.
    E. faisait-il partie de ce « Groupe Saint-Luc » ? Je devine que c’est lui dont tu parles et j’en tremble.
    Je n’en saurais jamais rien, mais cela m’emplit d’une colère sans bornes. Je n’irai pas à la pêche aux infos, cela ne sert à rien, mais mon intuition me vrille le ventre et des allusions qu’il m’a faites à l’époque, me reviennent, lancinantes.
    Si ce que je pense s’est passé avec E. ce genre de personnage sans être entièrement coupable de destruction de vie, n’en portent pas moins une grande part de responsabilité sur des êtres en devenir.
    Je serai dimanche devant l’émission 7 à 8.
    Et tenterai de garder ma colère pour moi, n’ayant malheureusement plus personne pour témoigner.
    Mais je voudrais pouvoir agir. Si seulement je le pouvais….
    Merci d’évoquer ce sujet, si douloureux soit-il.

    Répondre
      • L'IGEENE a dit…

        Merci.
        Ma colère est d’autant plus grande qu’elle est aveugle et sans réponse.
        Mais je crois que c’est pour cela – au-delà du fait que je suis athée mais cela n’a pas grand chose à voir, et même si je sais que c’est une décision totalement partiale et subjective – que jamais, jamais, pour lui, son petit ne fera partie des scouts.

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  41. Alicebzh a dit…

    C’est beau et fort Caro. Bravo à toi de t’engager de cette manière.
    Quelle horreur pour ces enfants devenus grands. Et c’est typiquement ce que je hais dans le catholicisme, le vote pêche, pardon, culpabilité mais le tout dans le silence et l’omerta.
    Encore une fois même sur un blog de mode et de tranches de vie ce genre de discours a sa place !

    Répondre
  42. Mélisse a dit…

    Je viens de parcourir le site de l’association : c’est très très bien fait et je trouve la démarche parfaite. Ce que je trouve bouleversant : aucun ne me semble être dans la haine ni dans la vengeance et pourtant…

    Qu’il faut de courage à ces hommes et à celles et ceux (dont toi Caro) qui les soutiennent !

    Comme évoqué dans un précédent commentaire j’ai été pionne à la dernière décennie du siècle dernier : la parole se libérait beaucoup et j’espère avoir aidé celles qui m’ont parlé (pas de garçon, j’espère que les internes masculins concernés ont trouvé « leur » oreille).
    J’ai eu connaissance de plusieurs autres (dossier, cas ? victimes ? non … ) depuis que je suis enseignante mais beaucoup moins. A chaque fois, j’ai fait de mon mieux (aka remercier l’élève pour sa confiance, et – s’agissant d’histoires déjà traitées par la justice et les parents – informer, avec l’accord de l’élève, les personnels concernés : prof principal, CPE, infirmière etc… et puis traiter l’élève normalement (notation, exigence) mais la faire accompagner à l’infirmerie dès le début d’une crise d’angoisse).
    Parmi les jeunes-filles concernées j’ai eu des nouvelles de quelques-unes : elles construisent bien leur vie, parfois avec une sorte de rage revancharde. La plus belle nouvelle fut : « merci, vous m’avez redonné confiance en moi » … ce à quoi j’ai répondu que je n’avais pas fait grand-chose, c’est elle qui avait fait tout le boulot. J’espère que les autres sont – elles-aussi – « guéries ».

    En revanche, depuis, un truc m’inquiète : suite aux polémiques sur les « faux souvenirs induits » https://fr.wikipedia.org/wiki/Faux_souvenirs_induits & cet innommable fiasco de l’affaire Outreau… j’espère que la parole des victimes continue d’être écoutée.

    La concision, c’est toujours pas pour 2016

    Répondre
  43. L'IGEENE a dit…

    Le trouble m’envahit et les fautes s’éparpillent, je m’en rends compte à la relecture, tant pis.
    La colère et l’émotion se moquent de l’orthographe.
    Les témoignages que je viens de lire sont terrifiants et ne font que conforter mes soupçons.
    Mais, en ce qui me concerne, il vaut mieux que je referme le couvercle.
    Je n’en suis pas moins heureuse de voir ces victimes enfin oser parler et briser les « tabous »…Égoïstement, j’aurais aimé que cette association voit le jour il y a 10 ans…Peut-être….

    Répondre
  44. Biquette a dit…

    Merci Caroline d’aborder ce sujet douloureux.

    Comme beaucoup de lecteurs de ton blog je suis atterrée par les agissements de cet être malfaisant ,odieux et qui apparemment n’a pas pris la mesure de ce qu’il a fait subir à des garçonnets innocents et complètement à sa merci.

    Je sais que certains considèrent que ce n’est pas grave « une petite caresse » affectueuse… C’est ce que j’ai entendu dire lorsque j’ai été moi-même, à l’age de dix ans, victime d’un proche. Je sais quel fardeau on porte pendant des années, de culpabilité, de peur, d’incompréhension..Je n’ai jamais oublié, ni pardonné.

    .Alors de tels faits me donnent envie de hurler de rage! Comment accepter qu’un adulte prenne du plaisir sur le corps d’un enfant? Peut on imaginer ce qui se passe dans la tête d’un petit garçon ou d’une petite fille qu’un proche utilise comme un objet, en lui faisant croire qu’il l’aime? Comment va se construire la vie affective et sexuelle de celui qui a été nié, sali et qui souvent ne comprend rien à ce qui lui arrive?

    L’attitude de l’épiscopat est tout aussi condamnable que celle de ce « sale individu ». Comme l’est celle des parents qui ne croient pas, parfois, leurs enfants…

    Ce prêtre doit être jugé et puni. Ce qu’il a fait est criminel.

    Répondre
  45. kath de Belgique a dit…

    Merci Caroline, tu sais également pourquoi ce billet me touche énormément. Il n’y pas que l’église mais ce qui est certain c’est que la majorité des abus sexuels sont commis par des adultes proches des enfants.

    Répondre
  46. Xochitl a dit…

    Je viens de lire quelques témoignages sur le site de l’association, c’est bouleversant ! Quant aux lettres du fameux père elles sont à vomir. Il s’y présente presque comme une victime. Je ne sais si la pédophilie est définie comme une maladie psychiatrique ou pas mais c’est hallucinant de penser à ces hommes d’église (ou des enseignants) qui profitent de leur charge pour abuser ceux qu’ils sont censés protégés et éduqués. Et sont, en plus, couverts par leur hiérarchie.

    Répondre
  47. Nathalie a dit…

    ……. Je suis sans voix…..
    Que, si jeune, tu aies été témoin sans comprendre vraiment d’actes aussi abjects
    Que des actes aussi abjects aient pu être commis si longtemps,
    Que ce type ait osé écrire à des parents de victimes pour leur demander de sauver sa carrière….. (« mais que va dire ma mère?? » OSEF!! Quelle horreur cela a dû être de recevoir une telle lettre!!!)
    Qu’il ait pu tranquillement continuer sa vie un peu plus loin comme si de rien n’était…

    J’ai lu les témoignanges… Ce type, qui osait t’appeler « grosse » (lire ça m’a emplie de dégoût, presque autant que le reste!! Quelle méchanceté doublée de bêtise crasse), et qui se permettait d’abuser de jeunes garçons sans en éprouver trop de remords, un être bien bas, qui pourtant avait l’air de jouir de tellement d’admiration de la part des adultes qui le côtoyaient…

    Je souhaite beaucoup de courage à ces victimes! Que leur combat leur apporte réparation, si cela est possible, et qu’il serve à faire avancer les choses…

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  48. Sofinet lov Guisane a dit…

    Encore une fois ton blog est d’utilité publique…
    Catholique plus franchement pratiquante, j’ai fait mon parcours de communion, confirmations, catéchisme, aumônerie, camps d’été avec divers pèlerinages, … et jamais je n’ai été confronté à un geste mal placé, une situation ambigüe, … J’aimais cette ambiance si particulière.
    Du haut de mes 43 ans, je prends conscience aujourd’hui de la fragilité des enfants mis en confiance. Je regarderai les témoignages ce soir, pas certaine que le faire là au bureau soit une riche idée !

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  49. Aurelie a dit…

    Bonjour Caro, je viens de lire les témoignages . C’est horrible ces non-dits .
    En tant que maman, c’est la chose qui me fait le plus peur pour mes enfants , vraiment .
    Catho ou pas catho, tel n’est pas le débat clairement.
    Comment sensibiliser nos enfants même petits sans leur faire peur , je ne sais pas … Si une psy lit ces quelques lignes et peut nous conseiller .
    Merci

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  50. HeLN a dit…

    Bonjour Caroline,
    J’espère que la médiatisation de ces faits permettra que cet individu soit jugé pour ces délits. Ce qu’écrit Biquette plus haut est tellement vrai au sujet des « petites caresses » que d’aucun considérerait comme « pas graves. »
    Bravo à ces hommes d’avoir brisé le silence, bravo à eux pour avoir osé mener ce courageux combat.
    La lecture de certains commentaires laisse transparaître qu’un drame supplémentaire s’est noué, aussi je souhaite vraiment de tout cœur que l’Association La Parole Libérée pourra bénéficier de l’Influence de ton blog et obtenir que la justice se saisisse de ce dossier.

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  51. stephdelyon a dit…

    J’ai passé un long moment hier sur le site de l’association et vient de réaliser que je suis actuellement assise à 100 m de cette église. celà me met mal à l’aise et me glace le sang…comment être sure que ses propres enfants parleront immédiatement s’ils sont confrontés à une telle situation? Je trouve cela angoissant .

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  52. charlotte a dit…

    Des parents qui refusent d’écouter ou de croire leur enfant abusé:……….imaginer cela revient à prendre la mesure du « retournement de cerveau » dont sont « victimes » ces gens là .
    Cela nous éclaire sur la nature humaine si fragile face à cette puissance charismatique du gourou: que son assise et sa puissance soient religieuse, spirituelle, éducationnelle (instits médecins ) voire politique (ou les pédophiles amateurs de petits garçons et protégés car « puissants » existent également).

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  53. MissCoquelicot a dit…

    Tu as bcp de courage Caroline, bravo à toi, merci d’en parler, les témoignages sont à vomir…. si la justice est bien faite, il passera sa retraite en prison

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    • Caroline a dit…

      honnêtement je n’ai pas l’impression d’avoir fait quoi que ce soit de courageux en écrivant ce billet. Ceux qui sont courageux ce sont les membres de cette association, qui osent enfin parler et se battre pour que la vérité soit dite. Je n’ai été qu’un témoin trop jeune à l’époque pour comprendre et ensuite j’ai enterré ça parce que j’ai probablement cru que ça ne servirait à rien d’en parler. Alors non, je ne suis pas courageuse et je regrette surtout de ne pas avoir pu parler publiquement de tout ça avant.

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      • HeLN a dit…

        Je crois que tu n’as pas de regrets à avoir, et que ta visibilité est nettement plus élevée ici, sur ce blog et aujourd’hui, que ce qu’elle aurait pu être par le passé. Les effets n’en seront que décuplés, c’est certain.

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      • agatha a dit…

        tant que les victimes directes n’en parlaient pas officiellement , tu n’aurais pas pu en parler , puisque pour toi ce n’était que des pressentiments quand tu étais enfant , et plus tard que des « propos rapportés » si tu les avais racontés .

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  54. Carole Nipette a dit…

    J’ai découvert tes tweets et le site et justement je me disais qu’un billet chez toi aurait aussi de l’impact… sans me douter que tu avais été « témoin » et même victime de la méchanceté gratuite de cet odieux personnage qui n’a jamais dû comprendre le sens du mot chrétien (et je ne suis ni chrétienne ni religieuse mais je me fais une idée de ce que ça doit être un chrétien)
    d’ailleurs je ne comprends pas non plus pourquoi on le couvre et au contraire ça ferait du bien à l’Eglise… que de vies brisées, c’est une horreur sans nom…
    dans la dernière saison de Ainsi Soient-ils, la pédophilie a été abordée non pas pour blâmer mais comment faire l’impasse sur ces faits avérés et protégés? il y en a encore qui ont trouvé à critiquer et malheureusement si ce n’était qu’un cliché ce serait rassurant mais ce n’est pas le cas… je ne comprends même pas que des « hommes de dieu » puisse en protéger un autre qui a commis ces atrocités…
    Je pense qu’un passage sur TF1 va enclencher d’autres choses…

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    • Selki a dit…

      Malgré les efforts et les paroles du Pape François, j’ai bien peur que l’omertà continue et pourtant, que oui ça ferait du bien à l’Église, mais il existe aussi dans cette institution une hiérarchie, des avantages, je n’ose dire le prestige de la robe mais ….. Espérons que l’ordure en question, (ses lettres sont à vomir), va être lâché par cette Église et qu’il croupira le restant de ses jours en prison.
      Et que ses victimes soient reconnues en tant que telles.

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  55. Mel (une autre) a dit…

    C’est bien que cette association ait vu le jour et que les personnes concernées aient osé témoigner. Je trouve insupportable qu’une figure d’autorité, jouissant qui plus est du respect de sa communauté, abuse de son pouvoir de la sorte ! J’ai lu ses lettres, il ne pense qu’à sauver sa peau, c’est vraiment lamentable !

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  56. Luladivine a dit…

    De telles histoires me mettent hors de moi. Quelle ignoble façon de couvrir ces actes affreux, en passant les enfants par pertes et profits pour sauvegarder la « sainte » réputation de l’Église…

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  57. Soeur Anne a dit…

    j’étais allée lire les témoignages, après ton premier message sur FB, et ça serre le coeur. Ces ex-petits garçons sont « abîmés » à vie. Je les imagine, seuls, petits, perdus avec leur douleur et leur honte.
    Je suis catholique, quoique plus pratiquante, et je retrouve via cette omerta ecclésiastique tout ce qui m’a révoltée il y a quelques années. Ce côté où l’important, c’est la paraître et l’entre-soi, alors qu’il ne devrait être question que d’amour et de foi.
    Je constate aussi, après avoir relayé et expliqué ce message sur FB, que ça n’intéresse quasiment personne. Ca m’a choquée. Beaucoup choquée. Quasiment pas de réaction. Et pour le coup, ça ne donne pas foi en l’être humain.

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  58. Michelle a dit…

    Quel gros minable d’abuser de son pouvoir sur des enfants, tellement facile…Le seul espoir pour ces adultes (à présent) et d’être RECONNUS victimes dans ce procès même ceux pour qui il y a prescription. Il y aura un jugement donc reconnaissance, même si le jugement arrive bien tard… Toute ma compassion va à ces enfances brisées. Que l’âme de cet individu soit torturée « at vitam aeternam » pour tout le mal qu’il a engendré.

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  59. Nine a dit…

    Je sais, notamment pour avoir assisté à 2 / 3 procès en assises pour viol sur enfants, à quel point être victime d’abus ou d’agressions sexuelles peut être déstructurant et un poids à porter pendant de longues années voire toute une vie. Comprendre que l’on puisse commettre de tels actes en soi est difficile.
    Difficile aussi de comprendre ces mères qui ne ‘voient’ pas les faits ou qui ‘n’entendent’ pas la détresse de leurs propres enfants.
    Difficile de penser que des défaillances du système peuvent permettre à des personnes , ayant été condamnées pour des faits de pédopornographie ou agressions, de continuer à exercer auprès d’enfants (je pense notamment à cet enseignant de l’Isère dont on a beaucoup parlé l’année dernière).
    Mais encore plus difficile de comprendre cette Eglise qui sait, mais ne prend pas les mesures à la hauteur des dégâts causés…Je pourrais éventuellement saisir (et encore) que l’Eglise ait souhaité ne pas s’entacher d’une histoire de la sorte au grand jour mais comment a-t-elle pu oser renvoyer de nouveaux enfants ‘dans la gueule du loup’ ? Si la seule sanction interne à l’Eglise consiste en une mutation, il y a de quoi se poser des questions quant à la réelle charité chrétienne de certains dans la hiérarchie de l’Eglise…
    J’ai été élevée dans le catholicisme qui est normalement fondé de beaux préceptes. Je me réclamerai peut-être à nouveau de cette religion lorsque l’Eglise et tous les catholiques les appliqueront…Je sens que ce n’est pas pour tout de suite, tout de suite.

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      • DOMINIQUE a dit…

        Nine, la haute hiérarchie de l’église est comme nos chers politiques : « faites ce que je dis… ». Et il y a de braves sans-grade qui croient en tout ça, obéissent et triment pour une foi que ces grands hiérarques tripatouillent à leur façon.
        J’ai connu et je connais des curés qui se dévouent à leur paroisse en toute sincérité, et avec beaucoup d’abnégation. Alors je pense à eux aussi, qui doivent se sentir bien seuls et amers face à ce laxisme qui ne peut qu’être condamné.

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  60. jelevisjerougisjepalisasavue a dit…

    Bonsoir Caro,

    J’interviens peu, même si je te lis depuis des années, mais ce soir, à la lecture de ton billet, j’ai juste envie de hurler ma colère et mon dégoût! Les deux lettres d’aveux de cette ordure me révulsent et, par curiosité malsaine peut-être, j’ai tapé son nom dans Google : et, là, m’apparaissent ses photos ou des articles expliquant presque élogieusement comment il s’est installé dans sa nouvelle paroisse. J’en ai la nausée…

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  61. Anne Claire a dit…

    Vous avez raison.
    Je suis catholique pratiquante et avocate. Rien ne peut être pire pour une victime que l omerta. La difficulté surtt de se reconstruire tient au fait qu il faut que la justice soit fait, pas la vengeance, et que le statut de victime soit signifiée.
    Il n y a pas de crime plus odieux que celui ci, et, de plus difficile à supporter pour un enfant.
    Il y eu a eu bcp.
    La parole doit être libératrice. Et l église doit prendre ses responsabilités. J ose penser que les choses évoluent au sein de l église.

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  62. Rose a dit…

    C’est aussi pour ce genre de billet que je viens régulièrement te lire, parce que tu es capable de nous faire rire mais aussi de nous faire réfléchir, de nous parler de sujets variés sans jamais donner de leçon. Merci Caroline

    Répondre
    • Mélisse a dit…

      à Marje & à d’autres : je crois aussi que, via ce genre de « prise de conscience » on peut essayer, je dis bien essayer, de réagir quand on sent « un clignotant bizarre autour de nous »
      –> je ne sais pas comment l’expliquer mais ces moments où tu t’as l’impression qu’un truc tourne pas rond, que les réactions d’un gamin te paraissent un tantinet glauques, ce genre de truc.
      Attention ! Je ne dis pas de faire faire un signalement illico ! Ni de psychoter non stop : cela nuirait à la majorité des mômes qui vivent une enfance normale !
      Simplement, quand on a un mauvais pré-sentiment laisser traîner ses oreilles, voire faire le 119…ou autre, j’avoue que j’ai jamais eu de sirène d’alarme « dans le civil » (dans l’Educ’ Nat’ normalement, on sait à qui parler de ses doutes… normalement)

      Répondre
  63. marieal a dit…

    Ces témoignages sont bouleversants…j’avoue ne pas comprendre pourquoi les parents n’ont pas tout simplement saisi la justice des hommes pour protéger leurs enfants en voyant que l’Eglise ne faisait rien?

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    • Caroline a dit…

      parce que je pense qu’à l’époque on ne saisissait pas la justice « pour ça » et aussi parce que tout ça s’est passé dans un petit milieu très bourgeois, très « entre soi », très tradi. Et que cet homme avait une emprise sur ce milieu incroyable. ça n’excuse rien mais ça explique pas mal de choses je pense.

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      • Geneviève a dit…

        Oui on comprend mieux en lisant la lettre d’un parent… Les parents ont eu CONFIANCE; Dans ce prêtre d’abord, n’imaginant pas une seconde que cela arrive.
        Ils ont cru, et c’est déjà « réparateur » (je voudrais trouver un autre mot), leur fils et ont immédiatement enlevé leur fils du groupe, parlé au prêtre en question et alerté la hiérarchie. Là encore, ils ont eu confiance pour s’apercevoir plus tard que rien n’était vraiment fait…
        Quel gâchis, quelle tristesse…

        Facile à dire mais il y a une seule chose à faire dans ce cas: porter plainte, TOUT de SUITE…

        Répondre
        • marieal a dit…

          oui mais 11 ans… 11 ans entre les premiers courriers et le deuxième…11 sans réponse j’imagine? j’avoue que le témoignage de la victime rejetée par sa famille ma glace le sang…
          il y a 20 ans mon instit de mon école dont j’aurai tant aimé être la chouchoutte moi aussi a été inculpée pour pédophilie. Je travaillais alors à la Réunion et mes parents sont arrivés par avion dans les 15 jours pour m’en parler, mais surtout pour vérifier avec moi qu’il n’y avait pas lieu de porter plainte. Je me rends compte maintenant de ce que ça représente de craintes pour eux, et encore plus pour mon père qui était déjà un peu atteint de l’Alzheimer et n’aimait plus trop voyager…ils me l’ont avoué, ça faisait 15 jours qu’ils angoissaient alors qu’ils m’avaient déjà posé la question par téléphone 15 jours plus tôt. Heureusement, ils ont pu profiter du séjour sur place sans problème.

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  64. Mouchette a dit…

    Merci d’en parler. Moi, je ne l’ai jamais fait, à personne. En écrivant ici c’est la première fois que je l’exprime, et ça m’arrange d’avoir un pseudo. Pourquoi a-t-on honte ? J’étais si petite, j’étais scout, enfin jeannette, et il était chef scout, il avait quoi, 20 ans peut-être ? Je n’ai pas compris ce qui m’arrivait. J’ai compris en grandissant. Mais jamais, jamais, je n’ai pu le dire, l’écrire, à qui que ce soit. Sauf aujourd’hui, voilà. Je l’aurais écrit, un jour.

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    • Sarah a dit…

      J’ai pas mal de copains qui se sont fait tripoter à Stan. Oui cest chaud. Carrément… Putain ça me met en rage en fait que ça ait pu être aussi accepté par les enfants dont la seule défense est de serrer sa ceinture et faire des détours pour éviter le pervers. Comment peut-on oser leur reprocher d’être devenu bouffeur de curé ?!!

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  65. béné a dit…

    Eh bien… Ce post me touche beaucoup. J’habite dans la Loire, dans cette ville où ce prêtre livrait son enseignement depuis plusieurs années et que j’ai côtoyé à maintes reprises. Croyante, pratiquante et animatrice d’aumônerie pour des lycéens, j’ai été bouleversée il y a quelques mois quand les journaux sont sortis… On en a parlé, on a évidemment tout de suite pensé aux groupes de catéchisme qu’il animait… J’espère comme tu le dis que ce groupe aidera, si par malheur il y en a, les autres victimes à se libérer.
    Cela me dégoûte à un point démesuré…
    Mais cela me donne aussi la force de continuer ma petite mission, de répondre aux questions des jeunes, de leur dire qu’ils ont le droit de douter, de critiquer, que je ne leur dirais jamais ce qui est bien ou mal, que je m’en fous qu’ils n’aillent pas à la messe tous les dimanches, surtout s’ils s’y ennuient mais que j’adore toujours quand on se fait la raclette de Carême pour l’idée du partage, que j’aime leurs coups de gueule mais aussi les temps de silence, les fous rire, les réflexions, les prières et tout ce qui fait que, à notre échelle, on essaie de faire vivre l’église de 2016 et pas celle d’il y a des milliers d’années…
    En tout cas je transmets tout mon soutien à cette association et ne manquerait pas d’en parler autour de moi!
    Merci, une nouvelle fois!

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  66. Bea de F a dit…

    Bonsoir Caro, ton billet réveille d’un coup des souvenirs, ma meilleure amie de l’époque faisait partie de cette section scoute, et les bruits couraient.., d’autant qu’il avait été déplacé Non loin dans un établissement privé en ce temps là réservé aux filles ….Toutes mes pensées vont à ces hommes doublement abusés…

    Répondre
  67. Sarah a dit…

    Je n’ai pas besoin de lire les temoignages pour comprendre a quel point cette histoire est sordide et dramatique pour les victimes de ce pretre. Malheureusement ce genre d’histoire est trop courant dans l’Eglise (et je dis ca en tant que catho), le plus grave etant le silence de la hierarchie et le fait que non seulement ce pretre n’ai pas ete remis a la justice mais en plus transfere dans une autre paroisse ou il a pu tranquillement continuer. Je trouve aussi tres choquant la maniere dont il te parlait, appeler une gamine la grosse est tout simplement inacceptable, et rien que pour ca il n’aurait pas du etre laisse en charge d’enfants/ados. Malheureusement l’omerta sur la pedophilie n’a pas seulement cours dans l’Eglise ceci dit. La honte ressentie par les victimes et la volonte d’etouffer ces affaires de la part des differents responsables fait que souvent il faut des annees avant qu’enfin la parole se libere (quand cela se fait).

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    • Edith (de Savoie !) a dit…

      Bien évidemment, Sarah, qu’il n’est pas nécessaire de lire les témoignages pour s’indigner. Et d’accord aussi que c’est hélas, trop courant. J’ai le souvenir d’une affaire similaire en Maurienne, il y a quelques années.

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  68. lavieacinq a dit…

    Une horreur….. D’une tristesse infinie…..
    Quand on sait comment des vies peuvent être gâchées, foutues et que parfois…. La parole ne se libère jamais…..
    La colère, immense!! Une envie de frapper fort….. voila ce que m’inspire ton texte Caro….Comme l’homme peut-être petit, vil, lâche, méprisant….. A vomir.
    Comme je suis contente et apaisée d’en avoir fini avec la religion (je viens d’une famille croyante et pratiquante, j’ai été scout d’Europe, fait toutes les cérémonies possible et baptisé mes enfants…… Ce que je regrette immensément!!), après un long et douloureux travail de réflexion!
    J’espère du fond du cœur que ce travail de parole va porter ses fruits, que ces enfants devenus grand arriveront à trouver leur place (bien que certains n’y soient pas arrivé…), qu’un peu de paix et de sérénité feront place à la dégueulasserie…..

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  69. Natacha a dit…

    Je suis athée. Je comprend qu’on croit en un Dieu ou en des dieux et je le respecte. Je suis loin d’être une spécialiste mais il me semble que le message de la plupart des religions est un message de paix, de bonté et de respect. Le souci c’est que les êtres humains ont créé des systèmes hiérarchiques autour de ces messages et que qui dit hiérarchie dit pouvoir, entre-soi, et possiblement égos démesurés. Et quand il y a des choses qui dérangent, bin on évite d’en parler parce que ça fait tâche et parce que personne n’a envie de perdre ses prérogatives et ses avantages. Au détriment de l’Humain, qui devrait être au centre de leurs préoccupations (et non pas leur cul! désolée je suis vulgaire).
    Il n’y a pas de mot pour décrire ce que je souhaite à ce type abjecte, cette crevure, et à ceux qui l’ont protégé (parce que désolé mais il n’y a pas d’autres mots). Nous serions aux US, ils pourraient être inculpés de complicité ces connards!
    Alors toutes mes pensées vont à ces petits garçons qui ont vu leur enfance souillée, à toi Caro qui a subi ses moqueries indignes de la part d’un « éducateur » (et de n’importe qui d’ailleurs soit dit en passant). Les gestes peuvent faire tellement de dégâts mais on oublie des fois à quel point les mots peuvent aussi être destructeurs.

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  70. Natacha a dit…

    « Si je pars ainsi quel choc pour moi, je trouve que ce serait vraiment dur. »… Sincèrement ? on s’en tape! Quel choc pour LUI ???? Mais putain et ces enfants à qui il a fait subir des horreurs ? Et leur choc à eux ? Quand on est un adulte, et quand on commet de tels actes, on en assume les conséquences! J’espère de tout coeur qu’il va se retrouver devant un tribunal!

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    • ES a dit…

      Oui, quand on lit les courriers de cette ordure, on a l’impression que c’est « moi moi moi », il ne pense qu’à ses petits soucis, sa réputation… et pas du tout à toutes ses victimes (et il n’a pas l’air de se rendre compte que dans un contexte « normal », c’est devant un tribunal qu’il aurait dû se retrouver !)

      J’espère que justice sera rendue (et qu’on l’empêchera de sévir à nouveau, car même âgé il pourrait encore faire souffrir d’autres enfants…)

      Pensées pour Mouchette.

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  71. FARGET a dit…

    Je parle à titre purement personnel, mais je suis membre actif de l’Association La Parole Libérée. Je n’ai pas été victime du père Bernard pour qui j’avais énormément de respect et d’admiration, mais j’ai décidé de mettre les quelques compétences que j’ai au service de l’Association, (j’ai aidé à réaliser le site), comme tu le fais aujourd’hui et je crois qu c’est ce que nous avons finalement retenu du scoutisme, cette solidarité de tous les instants, ce désir d’aider les autres, d’être présent et désintéressé. Je ne t’ai pas connu au GSL ou j’ai été chefs pendant quelques années, mais ma femme que j’ai connu la bas, se souvient très bien de toi…Merci pour ce que tu fais, si chacun fait un peu…alors à nous tous nous pouvons faire bouger les choses pour ce que cela ne se reproduise plus et pour que justice se fasse. Merci. Fabrice Farget-Broisin

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  72. la girafe a dit…

    J’ai suivi ton conseil et je viens de lire les témoignages… C’est glaçant. Je travaille au quotidien avec des adolescents et j’ai parfois été confrontée à des victimes de pédophilie : ces enfants, même s’ils parviennent souvent, avec un rare courage, à se construire en tant qu’adultes, restent définitivement marqués. De plus, en tant que croyante, je suis écœurée de la manière dont les autorités ecclésiastiques ont minimisé le problème et manifestement menti aux enfants et à leurs familles…

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  73. 69110 a dit…

    Voici un billet qui fait remonter des années en arrière… car l’évêché a su très vite ce que faisait le « père Bernard ». Des parents l’ont informé. C’était il y a… environ 33 ans environ, dans mon souvenir.
    Voici un billet qui fait remonter des années en arrière… car des gens qui le connaissaient par la paroisse ont défendu le père Bernard alors qu’il était muté. Il avait réussi à se poser en victime.
    Voici un billet qui fait remonter des années en arrière, quand sur la même place un autre corps jouissant d’une forme d’autorité (et il ne s’agit pas d’enseignants) ne se comportait pas de manière parfaite avec les jeunes filles.
    Mais tout cela était une autre époque, quand la poussière était reléguée sous les tapis. Quand la peur du scandale étouffait la bourgeoisie. Quand le viol, l’attouchement, les traumatismes subis paraissaient minimes au regard de l’Image du clan et, surtout, quand une famille implosait en plein vol si elle décidait de dénoncer un coupable car alors – elle « trahissait la lignée » plus qu’elle ne la sauvait.
    En tous cas, un article intéressant sur l’évolution de la définition du viol : http://www.liberation.fr/societe/2014/02/20/la-definition-du-viol-une-longue-construction-juridique_981774
    Merci de ton article, Caroline, lequel montre que les coupables ne l’emporteront pas au paradis…

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  74. lalie a dit…

    Je tombe sur cet article et je réagis car cela fait écho à quelque chose qui est d’actualité chez moi:ma petite fille âgée de 5 ans en grande section de maternelle a été harcelée sexuellement par un prof de son école,il n’est pas passé à l’acte physiquement car ma fille a su nous parler avant qu’il ne mette ses « promesses » à exécution….nous n’avons eu d’autre choix que de l’enlever brusquement de son école en pleine année puisque le seul souci de la directrice était de ne surtout pas ébruiter l’affaire,souci relayé par le rectorat et l’EN.Nous avons du assurer la garde jusqu’à la fin de l’année,trouver seuls en urgence une école pour sa rentrée en CP,en plus de toutes les démarches (police,rectorat,pédopsy,etc).Nous sommes 10 mois plus tard toujours sans AUCUNE réponse concrète de l’EN,à peine un « il est pataud » (alors que ses propos sont très explicites) et un très agressif « que voulez vous puisque votre fille est scolarisée ailleurs (grâce à nos démarches)?? »A savoir que nous avons accumulé un dossier à charge,que j’ai rencontré fortuitement ce prof en ville et qu’il m’a tout avoué,qu’il est toujours en poste auprès des camarades de ma fille de cp qu’il assiste dans la classe quand ils se changent pour le cours de sport…donc malheureusement il n’y a pas que l’église qui ne sait pas réagir,je dirai même que les 1ers coupables sont les parents eux-même,de ne pas savoir protéger leurs enfants,car les parents de la classe de ma fille savent et continuent d’envoyer leurs enfants se déshabiller devant ce prof!Tout ça se passe en 2016 à Paris….

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      • lalie a dit…

        Geneviève,je n’ai pas mis tous les détails de l’affaire sur mon commentaire mais bien entendu nous nous sommes rendus au commissariat ou nous avons pu déposé une main courante « seulement » car le prof n’est pas (n’a pas eu le temps) passé à l’action,il a harcelé ma fille de propos à caractère sexuel (inacceptable pour nous, « pataud » pour l’EN) mais n’a pas mis ses propos à exécution (il lui avait promis de le faire le lundi suivant mais notre fille,prise d’une forte angoisse nous a tout dit le we avant).J’ai ensuite entendu la ministre de l’EN à propos du harcèlement scolaire qu’on pouvait désormais porter plainte pour cela mais c’est comme souvent un décalage entre les promesses et la réalité.D’autresparents ont quitté l’école pour les mêmes raisons mais n’ont pas fait de démarches officielles à mon grand regret,je ne pourrais pas vous expliquer pourquoi ,je cherche encore.Croyez bien que depuis 10 mois j’ai multiplié les démarches,en vain.J’ai même appelé le numéro du harcèlement scolaire où on m’a gentiment répondu que ce numéro ne marchait pas si le harcèlement venait d’un prof,il faut que ça vienne d’un élève….sans commentaire.Les policiers m’ont bien parlé de l’omerta dans les écoles,qui finalement semble être la même que l’église en 1980…comme quoi.

        Répondre
        • Mouchette a dit…

          Je suis horrifiée à la lecture de votre témoignage. Continuez à alerter, si besoin en passant par les médias…? C’est révoltant, c’est à pleurer de rage. Je vous envoie toutes mes pensées de sincère soutien.

          Répondre
          • lalie a dit…

            Merci Mouchette c’est très gentil.j’ai essayé de contacter des journalistes mais en pleine actu chargée (attentats…) ça passe à la trappe visiblement.Ma fille est à présent scolarisée dans une super école car nous avons remué ciel et terre,elle va bien,nous avons laissé une trace à la police,au rectorat…si jamais.Mais je ne décolère pas du déni de l’EN et de la lâcheté des parents d’élèves.

  75. Féline a dit…

    Victime d’attouchements sexuels répétés pendant plusieurs années lorsque j’étais petite fille, ce post ne réveille plus de douloureux souvenirs (mon quelqu’un m’en a libérée il y a quelques années via des séances d’EMDR) mais ce dégout profond de ce qu’il peut y avoir de plus ignoble dans le Saint homme, et ça, cela ne ne m’a jamais quittée. A 19 ans, j’ai parlé à ma mère… Je n’ai eu en retour que le silence et l’indifférence. Je ne connaissais pas mes droits, les lois… J’ai songé à porter plainte. Mais je ne savais plus si je devais oublier pour mieux me réparer ou accuser pour obtenir justice et bien sûr éviter à d’autres enfants de subir le même sort. Face à la non réaction de ma propre famille, ma mère, mes grands-parents, je n’ai pas trouvé la force de me battre, j’ai pris le parti de vivre avec! Il m’a volé mon innocence, le droit d’être en paix avec mon corps, et tant de choses encore. Lorsque je suis devenue mère à mon tour, j’ai été envahie par une peur sans nom… Peu à peu, j’ai réalisé que ma famille m’a simplement privée du droit à une protection sans faille et d’un amour inconditionnel. Ne me parlez pas de pardon, je n’ai aucune envie de pardonner, ni à l’un et surtout pas aux autres! J’ai 40 ans, j’ai fait la paix avec mon âme à défaut d’y parvenir avec mon corps (que je continue à maltraiter malgré moi). Je pense avoir acheté tous les bouquins existants à lire à mes twins pour les sensibiliser tôt à ce sujet et les inciter à parler immédiatement s’ils devaient croiser la route de l’un de ces prédateurs. Lorsqu’ils ont eu 6 ans, je leur ai raconté mon histoire, parce que c’est à cet âge que mon enfer avait commencé. Ils en ont 12, j’espère leur avoir donné quelques armes. Je n’ai confiance en personne lorsque je les confie, personne; alors je prends sur moi pour ne pas virer parano mais je reste vigilante, en alerte permanente… Mon pire ennemi était un proche de ma famille, il partageait nos repas dominicaux, nos réveillons de Noël. Il est mort impuni, il m’a laissé une colère sourde. C’est l’amour de mon mari qui me répare encore aujourd’hui (et un peu l’aide de mon quelqu’un quand même aussi), c’est lui qui m’a poussée à parler, il y a 21 ans. Je comprends tellement tout ce que ces victimes peuvent ressentir, le secret, la honte, la culpabilité, le soulagement d’être enfin entendues, le besoin de se reconstruire… au fil des ans… Je pense à tous ces petits garçons, ces ados, abimés par un malade et des silences accablants. Je leur souhaite que une vie plus douce.

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  76. Katell a dit…

    Bonjour,
    J’ai été très touchée par tous ces témoignages et je n’arrive pas à comprendre qu’un adulte responsable puisse ainsi abuser de sa position. Mes mots me semblent bien dérisoires mais je voudrais juste transmettre mon soutien aux victimes. J »admire leur courage de parler et souhaite sincèrement qu’ils arrivent à se reconstruire.

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  77. Pretty Woman a dit…

    Tout à fait d’accord avec les commentaires exprimant l’horreur et les difficultés de compréhension liées à ces pratiques déviantes venant de personnes à qui l’on confie des enfants. A noter que le choix professionnel de ces personnes est bien évidemment lié à leur déviance ce qui leur donne un motif « légal » pour être au contact d’enfants/adolescents. Attention, je ne dis pas que tous les professionnels travaillant auprès d’enfants sont des pervers en puissance, loin de là.
    Mais que dire des proches/familiers qui eux aussi exercent leur perversion sur les enfants au sein de leur famille, ce qui représente une grosse majorité de cas.
    J’ai été victime d’attouchements de la part d’un proche, j’avais 8 ans quand ça a commencé et presque 12 quand j’ai pu en parler. J’ai mis des années à comprendre que je n’étais pas fautive et surtout que je n’étais pas sale…
    Les représentants de l’église font tout pour taire ces faits par peur du scandale ; c’est la même motivation qui a conduit mes parents à m’imposer silence au cri de : « il ne faut rien dire, sinon ton grand-père ira en prison et ce sera de ta faute ! ». Jamais oh grand jamais le sujet n’a été réabordé ensuite. Mais tous les jours, je cotoyais mon agresseur avec la peur qu’il se venge puisque j’avais rompu le secret qu’il m’imposait.
    A l’époque, pas de psy, pas de suivi, pas d’accompagnement. On faisait avec mais les dommages sont là, irréversibles. Je ne me plains pas car j’ai peu subi au regard d’autres victimes.
    Que dire de la sexualité après de tels actes ? J’ai eu la chance de rencontrer un homme doux, qui a su composer avec mes refus. De là à dire qu’il comprenait que ça m’ait autant marquée, il y a une grande marge. Et puis il y a 5 ans, il a été juré d’Assises et toutes les affaires jugées lors de cette session l’ont été à huis clos, toutes concernaient des faits de pédophilie. Il est sorti de cette expérience profondément marqué, choqué et, 35 ans après, il comprend enfin ce que j’ai traversé.
    Alors non il ne faut pas se taire, non il ne faut pas laisser les choses en l’état.
    La première chose que j’ai faite est de mettre mes enfants en garde, c’est le premier stade de l’éducation préventive à mon avis. Ne pas faire comme si cela ne pouvait pas leur arriver, les prévenir sans les affoler non plus bien sûr. Il existe de très bons livres pour expliquer tout ça aux enfants, servons-nous en.
    Merci pour cet article et ton témoignage, Caroline.

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  78. brun2 a dit…

    Hello Caro, comme promis, je commente sur ton blog!!! Je dois être la 200 000 à le faire je crois, et je n’ai pas choisi le post sur le gâteau marbré ni essayé de gagner le manteau…non, moi c’est juste pour te dire qu’un nom de la parole libérée on te fait une sacrée « grosse » (je crois comprendre qu’on peut prononcer ce mot maintenant :)) bise et on te remercie pour ton super coup de pouce. Cadeau : rencontre avec ta cousine!
    A très vite.

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  79. Mamou a dit…

    Vu dans 7/8 cette dame qui sort de la messe et qui n’y croit pas une seule minute. Ses enfants ? mais bien sur qu’elle les confiait sans problème au prêtre !!!!! il n’y avait pas plus gentil que lui ! chercher l’erreur…

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    • Fred a dit…

      Ca m’a mis dans une colère noire d’entendre cette intervenante osé protéger ce pretre qui est un maniaque et un pervers.Comment elle peut cautionner de tels agissements sous prétexte qu’il apparaissait comme un très bon pretre!!!!!!!!!!!!!!! Impossible de rester stoique lorsqu’on entend cette dame s’exprimer.C’est une honte et elle devrait se taire a tout jamais.

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  80. cavalerie67 a dit…

    Pretre, instits, profs, animateurs, entraineur de sports, oncles, parents même. Les Pretres n »ont, hélas pas le monopole de cela ne l’oublions pas, avant de se ruer sur les Cathos ou l’Eglise.

    10 ans de groupe Saint Luc. 10 ans d’années merveilleuses. Epargné par le Père. Je prie pour les victimes, je condamne ces ACTES ignobles et scandaleux. C’est terrible. Je ne juge pas l’homme. Je prie aussi pour le Père. Que Dieu, en cette année de la miséricorde, lui fasse comprendre ses actes. Qu’il demande pardon aux victimes. A ces enfants en qui il a abusé de leur confiance. Mais pas de « pilori ». Que le procès qui aura lieu surement apporte la paix à chacun. Brun 2 aussi.

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  81. blandine a dit…

    Les articles sur ce scandale se multiplient depuis qq jours : c est bien tardif, sans doute, et ne repare rien, mais j espère que cela contribuera à ce que justice soit faite. Quant à ce que l Église fasse le ménage chez elle, ma foi (sic), je n y crois pas vraiment mais j espère que l avenir me donnera tort!

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  82. Jacques a dit…

    Bonjour,

    Je prends connaissance seulement maintenant de votre billet.

    Je suis catholique pratiquant, plutôt traditionnaliste (mais rassurez-vous pas agressif), j’aime l’Eglise, et je dois dire que cette affaire me fait de la peine.

    Tout d’abord et surtout pour les victimes. Je vous renvoie au « coup de gueule de l’abbé GOSJEAN sur un plateau télé, qui dit bien mieux que moi ce que je vais tenter d’exposer ici. Il dit notamment à juste titre que ces enfants avaient confiance parce que c’était un prêtre, et que cette confiance a été trahis de la pire des manières. Il n’est pas tendre avec ces criminels car il a raison: l’Eglise se doit d’être irréprochable.

    Je crois que depuis Benoît XVI les choses vont dans le bon sens, la chape de plomb a été levée, et la vérité retrouve son empire. Et puis si ça fait mal ce n’est pas grave, ce qui compte c’est que le mal fait aux petits soit réparé. L’abbé GROSJEAN toujours cite une parole du Christ qui colle parfaitement à la situation (Luc 17-1 et s.): « Il dit à ses disciples:  » On ne peut supposer qu’il n’arrivera pas de scandale; mais malheur à celui par qui ils arrivent! Il serait plus utile pour lui qu’on lui suspende autour du cou une pierre de meule et qu’on le lance dans la mer, plutôt qu’il ne scandalise un de ces petits. Prenez garde pour vous-mêmes. Si ton frère vient à pécher, réprimande-le, et s’il se repent, pardonne-lui.  »

    Et c’est bien ce travail qui est entrepris aujourd’hui. Reste à savoir ce que le Cardinal a fait ou n’a pas fait, il n’en demeure pas moins vrai qu’il a récupéré la patate chaude de ces prédécesseurs, et je trouve qu’il fait face. Maintenant laissons la Justice des hommes agir, celle de Dieu viendra en son temps.

    Ces actes au sein de l’Eglise choquent au plus haut point, car elle se doit d’être une balise dans notre monde difficile. N’oublions cependant pas que les faits qui nous intéressent se produisent majoritairement au sein de l’Education Nationale et surtout au sein des familles (mon propos n’est pas ici de limiter la responsabilité de l’Eglise).

    Et remettons nous dans le contexte des années 70-80 où le Journal Libération offrait une tribune à des gens qui demandaient la légalisation de la pédophilie.

    Bref c’est douloureux et compliqué, mais je ne crois pas qu’il faille faire un procès en sorcellerie à l’Eglise, car il y a une volonté de sa part de dire la vérité, pour l’enseigner avec plus de légitimité

    Enfin je crois que l’Eglise a manqué de rigueur dans le discernement des vocations

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