Les sept piliers de l’échec

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Il y a quelque temps, j’ai connu un revers professionnel. Je ne vais pas développer sur le fond, pour des raisons de confidentialité, mais je me suis dit que je parlais souvent ici de ce qui marchait, moins de ce qui parfois ne fonctionnait pas. C’est même un sujet que j’ai abordé avec mon quelqu’un, cette application que j’ai à ne pas montrer mes failles (pleurer devant un tiers est pour moi de l’ordre de l’impossible, il n’y a qu’avec mon mari que je me laisse parfois aller) (ceci n’inclue pas mes chouineries devant n’importe quelle comédie romantique, je parle là de la chiale où l’on mouche, renifle, sanglote, grimace etc). Du coup, quand ça va pas, je me terre dans un coin et je suis aux abonnés absents. Je ne sais pas particulièrement d’où ça vient, mais c’est ainsi, je suis de celles qui ont à coeur de ne pas montrer leurs bleus à l’âme. Par fierté sûrement, par peur aussi sans doute qu’à entrouvrir la porte, les vannes cèdent.

Mais donc, là, j’ai chu. Et ça m’a fait mal. Et après avoir essayé de lutter contre le chagrin, je me suis dit que ça suffisait. Que peut-être parfois il fallait accepter que ça te laboure le ventre. Et curieusement, ça m’a aidée. Enfin, disons que ça m’a permis de traverser plus rapidement la turbulence. Je ne sais pas si ça peut aider, mais voilà les différentes phases par lesquelles je suis passée…

  • Première phase : l’hébétement. Non, ça n’est pas à moi que ça arrive. PAS A MOI. J’entends pas, j’entends pas, j’entends pas. Regarde, je me CACHE. Tu me vois, tu me vois pas. Tu me vois, tu me vois pas.

 

  • Seconde phase: l’effondrement. Ouh là là, ça ne va pas très bien. J’ai trois ans, je veux me moucher dans les jupes de ma mère, je ne suis qu’une merde, ma vie est fichue, la maison va être mise sous hypothèque, j’ai une douleur irradiante dans le bras, cette fois-ci c’est la bonne. Je suis tellement triste que je n’ai pas de larmes. Ah si en fait. Ah oui quand même. Vous reprendrez bien un peu de morve ?

 

  • Troisième phase: l’auto-flagellation. C’est normal, tout est de ma faute, j’ai trop cru, c’est bien fait pour moi, c’est un bon message de l’univers. Ah il est bien dégonflé ton melon, pauvre femme, va. J’aurais du, j’aurais pu, si j’avais, si je n’avais pas… Et puis de toutes façons, je suis grosse. Et vieille. Et mauvaise mère. Laissez-moi avec Jiji, il mangera mes restes quand je serai morte de faim. Parce que oui tiens, je crois que je n’aurais plus jamais faim. Une fois ce pot de glace terminé.

 

  • Quatrième phase: La colère. Non mais en fait, c’est pas juste, je ne suis pas contente DU TOUT, je suis très très très colère, j’emmerde l’univers et ses messages à la con, qu’il aille se faire cuire le cul. En plus j’ai bien réfléchi, c’est PAS MA FAUTE.

 

  • Cinquième phase: La combativité. Ok, si c’est comme ça, je vais tout défoncer, je vais me refaire, je vais enfin le terminer ce bouquin, et puis aussi rappeler truc, et machin. Et au pire j’ai mes semis de radis. Malin ça. La terre, elle, ne ment pas. (noter ça quelque part, ça sonne bien).

 

  • Sixième phase: La résilience. Phase impliquant le ressassement de tous les mantras chers aux blogueuses, citation estampillées Pinterest comprises. Si ça ne s’est pas fait c’est que ça ne devait pas se faire. Ce qui compte, c’est le chemin, pas la destination. La vie a plus d’imagination que moi. Moins on possède, moins on désire. Sois le changement que tu veux voir dans le monde. La vie, ce n’est pas d’attendre que l’orage passe, c’est d’apprendre à danser sous la pluie. Passe moi une bière.

 

  • Septième phase: Le rebond. Mais c’est tellement génial que ça me soit arrivé. Je suis mille fois plus forte désormais. Je suis amour et miséricorde. Viens univers, on va parler. Je te mettrai du tulle gras. Je vais écrire un livre sur le sujet. Mange, plante, chiale. Je vais faire une conférence Ted. Je vais casser l’internet. Je vais devenir la prêtresse de l’échec. Lao Tseu je vais t’exploser. Spielberg a déjà les droits, ne vous fatiguez pas.

 

Bref, plus sérieusement, ça n’est pas scientifique tout ça, mais je crois que parfois il faut vraiment aller au fond de la piscine pour pouvoir y mettre un bon coup de pied et remonter. Que même si ce que j’ai vécu n’est pas si grave, que tout est relatif et que rien n’est jamais complètement irréversible, ben oui, de temps en temps, on se plante. Et que oui, c’est important de se remettre en question, mais également de purger le chagrin, d’être vénère et de se mettre en position foetale en attendant que ça passe. Parce que oui, comme me l’a dit une autre prêtresse, « c’est un moment dégueulasse, mais ça passe ».

173 comments sur “Les sept piliers de l’échec”

  1. Marie de Levallois a dit…

    Ton texte est incroyable ! Je pense que tu as raison : tu peux faire des conf sur le sujet : ton approche changera de celle de tous les gourous de la win 🙂

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  2. Sarah Sariette a dit…

    Ça passe, en effet, car ça passe toujours.
    Vous pouvez rajouter dans la case « mantra » :
    Un jour, on en rira. Ok, là tu en ch*** mais un jour, JE TE PROMETS, on en rira.
    Ça peut aider.

    Baci

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  3. Valérie de haute Savoie a dit…

    Il y a certains blogs, certains comptes twitter, qui ne sont remplis que de pourquoi moi, lezotres sont trop méchants etc. et c’est bien aussi pour cela que j’aime ton blog qui parle de la vie cette misère sans te lamenter. Ma philosophie à moi que j’ai construite depuis cinquante neuf ans, c’est que ce qui m’arrive, même ce qui n’est pas drôle drôle, et doit me faire changer parfois complètement de route d’ailleurs, doit être absolument digéré afin de pouvoir continuer à avancer (et je digère vite, la vie est trop courte pour la consacrer à des trucs qui la pourrissent). Parfois aussi je me dis que ce n’était sans doute pas bon pour moi (lorsqu’un truc me passe sous le nez) et que je trouverai mieux ensuite et c’est souvent, très souvent le cas.
    Mais là, je suis désolée pour toi, j’espère que cela sera justement de l’ordre du bien mieux offert ensuite.

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  4. Gigi la M. a dit…

    Merci .
    Juste merci en fait .Pour tout .Pour le rire , encore et toujours , pour le style ,c’est clair , tu DOIS écrire ,et puis pour tout le reste .Cette humanité , cette générosité .Et ben moi , ça m’aide à vivre .

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  5. Karine a dit…

    Bonjour ,
    Ca me fait vraiment penser aux phases par lesquelles passent les personnes atteintes de cancer ou de très graves maladies. Avant d’être capables d’affronter la maladie et d’envisager les traitements, il y a un vrai parcours psychique du combattant.
    Bonne journée

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  6. Rouletabille a dit…

    J’adore la litanie des mantras Pinterest ! Post génial, parce qu’au delà d’être très très drôle, il sonne si vrai, et utile.

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  7. Marineblabla a dit…

    Comme pour toute déception, comme pour chaque blessure, on retrouve des étapes de deuil. Deuil des espoirs qu’on avait, deuil des projections qu’on avait lancées.

    Je rejoins complètement Valérie de Haute Savoie, je mets un point d’honneur à digérer les choses, et à ne pas entasser de regrets.
    J’ai la même (sale ?) tendance que toi à penser mourir d’une attaque cardiaque, à sentir l’AVC arriver à chaque instant. Et la seule solution que j’ai trouvée, c’est de me dire « ce n’est pas grave, au fond de moi je suis heureuse et je n’ai pas de regrets, alors si la grande faucheuse vient me cueillir là tout de suite, ce n’est pas si grave ».

    Ca vaut ce que ça vaut, hein.

    Merci pour tes mots Caro, tu es toujours juste. Ton article est touchant, sans nous lancer une pile de mouchoirs à la trombine, merci.

    Et bonne journée à tous 🙂

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  8. Nigelle a dit…

    Merci, ça fait du bien de lire ça : tout le monde dit que c’est bien déchouer, que ça nous rend plus fort, mais on ne voit jamais les autres le faire…
    J’aime beaucoup « passe moi une bière » ;o)
    Et sinon, moi j’ai beaucoup de mal à dépasser la phase 3… Je n’avais jamais pensé à mieux réussir mes échecs !

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  9. Mélisse a dit…

    Salut Caro et le rade,

    Merci Caro de partager ce billet avec nous : tu as la pudeur et l’élégance de souhaiter que ton blog soit un partage de jolies choses et de trucs drôles. Tu as du hésiter avant de publier ceci et en peser chaque mot.
    Merci parce que ce que tu racontes décrit tellement bien le chemin de ce qu’on vit quand on se mange un mur (sauf les mauvaises fois où les 2 dernières étapes traînent des pieds). On se sent si prochement humaine de toi.
    C’est un billet de force vivante à conserver comme une bonne dose de vitamines à prendre le jour requis.

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  10. Geneviève a dit…

    J’aime moi aussi la « litanie Pinterest ! » 😉
    Je me retrouve bien dans les étapes que tu décris et j’ai beaucoup aimé l’image de la 4 ème étape (colère): « ’emmerde l’univers et ses messages à la con, qu’il aille se faire cuire le cul », image reprise à la 7ème étape (le rebond): « Viens univers, on va parler. Je te mettrai du tulle gras »…
    Tu m’as bien fait rire (alors que l’échec, on est bien d’accord, ça ne fait pas rire du tout).

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  11. Linda a dit…

    Comme il est chouette ce billet!! A garder et à relire de tps en tps. Je trouve trés impréssionnante cette capacité que tu as à mettre des mots sur tes émotions et ainsi à nous les faire partager comme si nous buvions un thé, (ou une biere 😉 ) toutes les deux à la terrasse du bistro que tu aimes (dont j’ai oublié le nom sorry ).
    Alors pour tout cela merci. Et oui tu dois écrire, d’ailleurs il est là le petit, je le sens pointer son nez, n’est-ce pas??
    Des bzoos
    Passe une jolie journée, passez tous et toutes une jolie journée
    L’

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  12. mielbiscotte a dit…

    ah, c est vrai que du manière générale, on parle pas de  » comment je me suis pris le rateau de ma vie ». du coup sur un complot général, personne n en parle. Merci pour ce texte. jusqu’a lire ton blog, avant je pensais pas qu’on pouvais parler avec précision , trouver les mots et l émotions juste pour évoquer toutes les petites humiliations et petites victoires que la vie nous réserve. Et ce qu elles modèlent en nous, ce qu’elles disent de nous. Lire tes billets me fais du bien et maintenant je lis tous les commentaires, ce que je ne faisait jamais avant car je m aperçois que la communauté que tu as crée est d une richesse incroyable.
    je part sur une phrase que je vous partage qui définit les murs que je me prends avec une régularité digne d une montre d horloger.
    cette phrase m’est chère car mes murs à moi que je me prend sont essentiellement relationnels ( relation pro et relation amicale, et relation parents enfants, et compréhension de couple dans l essence même de ce qu’est l autre. pas des murettes, des murs de l atlantique. et ça fait mal. du coup cette phrase sur  » l échec relationel  » dans le sens compréhension de l autre dans sons essence me parle
     » le fait est que comprendre les autres n est pas la règle dans la vie. L histoire de la vie, c est de se tromper sur leur compte, encore et encore, encore et toujours, avec acharnement, et après y avoir bien réfléchit, se tromper à nouveau. C est même comme ça qu’on est vivant, on se trompe. Peut être que le mieux serait de renoncer à avoir tort ou raison sur autrui, et continuer rien que pour la ballade. Philip Roth, Pastorale américaine.

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  13. Saralie a dit…

    Merci Caro de partager cela, aussi.
    Ça me fait penser à la phrase drôle et si touchante de Juliette dans le film Tout pour plaire (interprèté par Mathilde Seigner si j’ai bonne mémoire) : « Moi mon créneau c’est l’échec : rater tout ce que j’entreprends c’est la chose que je réussis le mieux. »
    J’y pense quand je suis en pleine phase 3 d’auto-flagellation, j’en ris à travers mes larmes et je me dis que je suis pas la seule à éprouver ce sentiment, alors ça va déjà un peu mieux…

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  14. Christelle L. a dit…

    « C’est un moment dégueulasse mais ça passe » même si on le voit pas forcément tout de suite rien de plus vrai !!

    A se répéter dans les moments down. Merci.

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  15. Pétunia a dit…

    J’ai les yeux qui brillent (j’ai la larmichette facile).
    Un jour il faudra vraiment que je t’écrive pour de vrai, pour te dire à quel point je suis admirative de ta façon d’écrire, de ce que tu montres ici de ton recul, auto-dérision.

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  16. marieal a dit…

    Merci, elle est juste géniale ta publication du jour…la vraie qualité de tes écrits, c’est de savoir nous faire rire de tout, de tes joies mais aussi de tes peines, de tes deuils, et comme je te le disais l’autre jour, de toutes tes faiblesses…si tu ne pleures pas en public, peu de gens ont la capacité de parler et de s’exposer comme tu le fais ici, de reconnaitre leur « faillibilité », c’est peut être finalement plus utile et plus productif puisque tu nous fais avancer en même temps…
    en tous les cas merci encore, j’ai bien rigolé de me reconnaitre dans ces étapes que j’ai du traverser quelques fois moi aussi.

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  17. Suzanne a dit…

    Et en plus (de ce qui est dit précédemment) ça marche avec non seulement différentes sortes d’échecs mais aussi avec les coups durs.
    « Mais non, ça marche pas, ça a pas d’pattes »
    Merci maman, intervention très pertinente.

    Je trouve malgré tout qu’on a beau savoir en général que ces différentes phases sont temporaires, ça n’empêche pas de morfler à chaque fois.
    Et de morver aussi.

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  18. Fofo a dit…

    Tu n’es pas passée par la phase « Les raisins sont trop verts, et bons pour les goujats ? » Non mais en fait c’était probablement nul, ce truc, et ils ne me méritent pas ?

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  19. amelstos a dit…

    Après un très gros chagrin d’amour il y a quelques années, j’ai expérimenté la tristesse profonde et le deuil de la relation amoureuse de ma vie (je le croyais en tout cas). Et ça a plutôt pas mal marché parce que ma meilleure amie, au lieu de me dire que ça allait s’arranger, m’avait annoncé le soir même « tu vas en chier grave ». J’étais bien d’accord avec elle et c’était ça qui me rendait le plus triste : j’allais mettre du temps à m’en remettre et j’allais en chier. Bon, et bien le fait d’être lucide et de la savoir m’a aidée à un point incroyable : je n’ai pas lutté contre ça, j’ai accepté d’en chier, de me terrer, de pleurer, je suis passée par toutes les phases et je me suis regardée tout le long avec bienveillance. Un an après c’était fini, le deuil était fait et j’étais repartie. C’est l’expérience la plus bénéfique de ma vie. En revanche je sais que ça ne marche que pour les trucs tristes mais normaux (une rupture, ça arrive), pas pour les truc où la douleur est au delà de l’imaginable… Quant à l’échec, je l’ai suffisamment expérimenté pour savoir que c’est merdique mais que bon, y’a pas mort d’homme.

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    • amelstos a dit…

      En revanche, je trouve ça étonnant que tu dises qu’ici tu ne parles pas de tes revers …je me faisais la réflexion que justement, ici, tu ne te présentais pas toujours sous ton meilleur jour : j’ai souvent l’impression que tu de déprécies pour nous faire rire peut être mais tu nous racontes souvent les trucs honteux ou pas géniaux qui te sont arrivés. Tu nous parles aussi beaucoup de tes failles et de tes travers et je me disais justement récemment qu’ici tu n’étais pas tendre avec toi même…

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  20. Smouik a dit…

    Alors là, je dis CHAPEAU ! Parce que tu as décrit très précisément et sans la connaître (ça j’en suis quasi sûre à te lire), ce qu’on appelle la courbe du changement (visible en tout un tas de schémas sur le net). Et je crois que c’est encore plus efficace quand on l’expérimente et qu’on l’analyse soi-même que lorsqu’on te l’explique… Sincèrement, respect, j’imagine que le travail avec ton qqun te fait avancer plus vite que tu ne penses. En tout cas, je suis d’accord avec Valérie de Savoie, rien de tel lorsqu’un problème ou qqchose de douloureux se pose, que de le regarder en face pour le digérer…

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  21. lavieacinq a dit…

    Exactement comme toi! A une différence : je peux pleurer devant n’importe qui si le besoin s’en fait sentir (même si aux premières larmes je sors de la pièce)…. J’ai le pleure trèèèèès facile et, finalement, ça m’aide beaucoup à dépasser mes déceptions ou mes désillusions…. Et puis, la colère aussi!! Je peux la ressentir très fort et pfouuuu, ça passe!
    Merci pour ce superbe texte!!

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  22. mammouth a dit…

    Reste que ton talent d’écriture est indéniable. Il est où l’enfoiré qui t’as mis en échec? on va lui faire son compte.
    Je rigole, mais n’empêche que y’en a qui reste collé à l’étape vengeance pendant des années voire toute une vie. Faudrait leur parler du rebond.

    J’adore la phase Pinterest. Danser, pourquoi pas, chanter certainement (mais bon, je fais ça presqu’en permanence au grand dam des enfants). Plus jeune, j’aimais bien faire du vélo sous la pluie.

    J’ai parfois des journées « life is a bitch and then you die », mais elle se raréfie depuis que je fais du yoga.

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  23. delphine a dit…

    mais quel talent, mais quelle merveille : c’est juste, c’est vrai ,c’est profond, c’est vécu, ca résonne un max, c’est incroyablement drôle!!!
    merci, merci , merci MERCI

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  24. ana100 a dit…

    Merci pour ce message, c’est salutaire de pouvoir rire du malheur des autres avec eux et non pas dans leur dos, donc sans culpabilité…

    Ce qui me frappe toujours c’est que ces 7 étapes il ne sert à rien de les théoriser, il faut les traverser avec ses tripes. Vous avez déjà essayé de dire à une amie en plein chagrin d’amour que ça va passer? Elle ne peut pas l’entendre, même si au fond d’elle-même elle sait pertinemment que dans quelque temps, ce qui lui restera de ce grand fatras de désespoir, c’est le sentiment qu’elle aurait pu s’en passer.

    J’aime particulièrement la phrase selon laquelle il faut « accepter que cela laboure le ventre ». J’ai constaté que parfois se concentrer sur les manifestations physiques du chagrin ou de l’angoisse, les individualiser, ça aide à s’y plonger à fond et ensuite à passer autre chose. Mieux que de les laisser sous le tapis, où on les sentira toujours sous nos pas.

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    • Christelle a dit…

      oui tu as raison, d’ailleurs la vraie empathie consiste à dire à celui qui vit le truc de merde : « oui tu es en train de vivre un truc horrible et c’est super dur » et ensuite se taire!

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  25. ludiwine a dit…

     » tout passe, même le pire », phrase fetiche d’une collègue assistante sociale.
    en tout cas tu as reussi à me faire marrer. alors merci!

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  26. Cristl a dit…

    C’est un texte qui me parle … Tout au long de notre vie, on se cogne parfois. Et quelques fois les coups qu’on prend sont plus difficiles à encaisser alors on cherche pourquoi.
    Je pensais que la maturité aidant je serai plus apte à gérer cela et je me rends compte que quelques fois, on tombe très bas alors que les choses ne sont pas si graves que cela (enfin presque) et qu’il faut tout un cheminement pour accepter les choses ( et quelques fois pas ).

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  27. Val Lao sur la Colline a dit…

    A part la 3e phase, j’ai connu à peu près le même processus face à la maladie, mais depuis 26 ans que je me coltine cette maladie indolore mais (très) pénible, je retombe régulièrement à la phase 2 puis 4, etc… ce sont des cycles. Bon, je ne suis pas très phase mantras, non plus, qui ont le don de m’agacer, car je déteste les injonctions au plus haut point, et c’est comme ça que je lis les mantras : « SOIS HEUREUSE ! » Mais merde à la fin, FOUTEZ-MOI LA PAIX avec votre quinoa* !
    Désolée, je digresse, en tout cas, tu trouves toujours le moyen d’être drôle, et je pense que l’humour et l’autodérision peuvent sauver à peu près toutes les situations. Alors rien que pour ça, bravo.
    *en vrai, j’aime le quinoa, mais c’était pour l’exemple 😉

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    • Frenchie au Canada a dit…

      Je suis d’accord pour les mantras, surtout quand ils viennent des autres et que nous n’avons rien demandé. Parfois j’ai envie de dire « mais laissez-moi souffrir, le moral remontera en temps voulu ».
      C’est important aussi le temps des larmes et de la colère…

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  28. Caro d'ardèche a dit…

    Moi dans ce cas-là, je me recule un peu et je me chante le refrain du chercheur d’or d’Arthur H :
    « Tout est bon
    Ici ça va
    Je suis vivant
    Ici c’est chaud
    Je suis sauvé
    Ici ça va
    Je suis vivant »
    Je suis vivante …..

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    • Daphné a dit…

      Mais oui Caro, ce texte est incroyable ! Un vrai bijou; malgré tous nos rêves perdus, malgré toutes nos bosses, on est bel et bien vivants. Je suis si heureuse de retrouver cette chanson ici, merci.

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  29. Sibylle a dit…

    Mais tu sais que tu ne le sais pas mais que en vrai tu es bouddhiste ? (oui moi aussi j’ai une plume) ; le bouddha n’aurait rien renié de tes mantras (sauf peut-être « Passe moi une bière » ;-), quoique…) 🙂

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  30. Poune a dit…

    Bravo, une fois de plus, de « formaliser « (ça, c’est moche) ce qui intuitivement est là, mais que je ne pouvais pas « poser » ( ton talent c’est de trouver les mots justes et ce n’est pas donné à tout le monde, hélas ;-)).
    Bravo aussi de susciter chez tes lectrices des réactions qui apportent autant que ton texte: oui, quand ces 7 étapes sont passées, on peut se retourner et souvent, se dire « tout ça pour ça ??? »

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  31. Lor a dit…

    En te lisant je me rends compte que l’échec est un sujet très intéressant, qui révèle beaucoup de ce que nous sommes, mais si difficile à aborder dans notre société lisse et instagrammée (il ne l’était pas forcément non plus à une époque plus « pudique »).
    Ayant connu deux personnes (des hommes) qui se sont suicidés suite à des échecs professionnels, je me dis que c’est un sujet dont il faudrait parler plus.

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  32. flo a dit…

    J’écoutais ( et je regardais…) hier justement un homme politique qui me « parle » pas mal.J’ai pas de  » quelqu’un » alors je prends ce que j’ai sous la main!

    Au sujet de la culture, Il disait » Notre culture, ce n’est pas la précaution, c’est le risque. Prenez des risques, plantez-vous, c’est pas grave. Au contraire, on ne réussit pas de grandes choses si on n’a pas échoué avant, si on ne s’est pas relevé d’un échec »

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  33. Daphné a dit…

    Si l’échec est rude, sais-tu à quel point tu aides nombre d’entre nous ce matin avec tes mots ?

    J’ai toujours à cœur d’essayer de semer des paillettes dans la vie, par politesse pour les autres, et pour ne pas montrer mes failles mais je pourrais essayer de changer ça aussi. Je pourrais déposer cette armure de temps en temps – ne parle-t-on pas du repos du guerrier ?

    Allez, je m’allège un peu ce matin, pas besoin d’un bouclier pour filer visiter Porto en amoureux !

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    • Val Lao sur la Colline a dit…

      Hé bien moi j’aime bien les failles. Je trouve difficile le dialogue avec les personnes qui se blindent, qui font comme si tout allait bien alors que non, ne montrent que la plus jolie face, celle de l’apparence, alors que la plus touchante est souvent l’autre, celle qui doute, qui se trompe, qui n’est pas parfaite, pas si lisse.
      Bon évidemment, je ne parle pas des geignards qui se lâchent en rivière de pleurs à la moindre escarmouche… mais ceux qui de temps en temps laissent une porte ouverte à leurs faiblesses, et acceptent de s’y laisser voir.
      En un sens, c’est ce que fait souvent Caroline sur un plan personnel et qui le fait avec beaucoup d’humour. Ici c’est un revers professionnel, une gamme d’elle qu’on ne connaissait pas, et c’est tout aussi drôle à lire pour nous, que cela a dû être frustrant pour elle…

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      • Daphné a dit…

        Mais on a aussi besoin d’une écoute bienveillante pour se confier ainsi – j’ai pris les mots de Caro ce matin comme une belle marque de confiance en nous. Ce billet suscite tellement d’échanges passionnants, et après tout, nous ne serions pas aussi riches sans nos échecs.

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  34. Bibi a dit…

    Merci Caro pour ces étapes qui retracent bien (et avec humour) ce qu’on peut ressentir en cas d’échec. C’est un sujet auquel je suis sensible car jusqu’à 20 ans, je voulais être parfaite (quel orgueil !) et ne pas l’être (tiens, je ne le suis pas ? mais quelle surprise !) m’a demandé du temps pour l’accepter. Bon quelques baffes et un échec pendant mes études m’y ont aidée… 😉
    Aujourd’hui, je reçois beaucoup de jeunes en entretien de motivation et souvent, lorsque leur parcours est chaotique, ils ont du mal à le présenter, un peu honteux de dire qu’ils se sont trompés / qu’ils ont échoué… Alors qu’au contraire, je suis très sensible à ces CV car quelqu’un qui s’est planté et qui a su rebondir a beaucoup plus de maturité et de capacité à se remettre en question. Je le leur dis à chaque fois et à chaque fois, ils sont surpris.
    Bref, je continue à détester me planter (faut pas pousser non plus) mais je reste persuadée que sur le long terme, ça rend moins con, moins sûr de tout savoir, plus ouvert et tolérant envers les autres…
    Sur ces bonnes paroles, je vous souhaite une belle journée un peu ensoleillée (en tout cas, dans mon coin) !

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  35. Caroline a dit…

    Un immense merci pour vos commentaires. Si ce billet peut vous aider ou simplement vous faire sourire alors mon pari est remporté. Quant à moi il m’a aidée, je dirais même qu’il m’a fait passer de l’étape 6 à l’étape 7 en fait.

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    • Bredele a dit…

      you’re welcome ! même si je poste à la traine. Je rouspète toujours un peu quand mon mari me sort ses grandes théories mais dans le fond il a raison (même si je ne l’avouerais que sous la torture et seulement après de longues heures de réflexion). Je fini par appliquer et ça marche plutôt pas mal c’est vrai
      Bisou

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    • mimilapetitesouris a dit…

      j’en profite pour dire merci, aussi, pour tout ça. C’est hallucinant, cette communauté qui échange, simplement, en bonne intelligence, et qui crée du lien, même virtuel (c’est plutôt rare sur le net, non?). Ca fait vraiment chaud au cœur, et pour cela, MERCI !

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  36. Corinne (Couleur Café) a dit…

    Tu as bien pointé les différentes étapes, pour moi, j’ai tendance à traîner en longueur et en durée sur la phase de la position foetale. J’arrive toujours à me reprendre mais parfois, çà prend vraiment vraiment du temps ! Oui, on se casse tous la figure un jour ou l’autre, et l’essentiel c’est de prendre cette gifle comme un moyen de rebondir, encore plus fort, et encore plus loin !!
    Sinon, je vois qu’on consulte les mêmes citations Pinterest 😀

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  37. Sarah a dit…

    Je vais l’enregistrer votre billet, ou l’imprimer et le ranger bien plié dans une petite boîte pour les jours où, ou l’accrocher sur le miroir, ou… je sais pas, mais merci 🙂

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  38. Jessica a dit…

    Super billet drôle et à la fois tellement sérieux et qui me parle, moi qui suis un peu bloquée entre une phase 4 et 5 en ce moment – sad, I know, mais au mois je sais vers quoi aller ;-))
    Les radis et la terre ne ment pas m’ont bien fait rire moi qui suis à fond dans le jardinage en ce moment.

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  39. Nathalie a dit…

    Oui Caroline, tu nous aides ! Vraiment ! Te lire, refléchir, avoir le coeur qui tremble et finalement pouvoir en rire, c’est merveilleux ce talent. Et c’est toujours tellement chouette de lire les commentaires! Merci et gros serrage dans les bras!

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  40. Christelle a dit…

    je remarque, dans mon entourage, qu’il y a une pudeur à ne pas montrer ses échecs. On est dans cette société où il faut être fort. Et bien moi je suis de celle qui n’a que très peu de pudeur, si je vais pas bien, ça se voit direct (quand je vais bien c’est pareil remarque!). J’ai déjà pleurer devant mon patron, mes collègues de boulot en pleine réunion, mes amis, des inconnus, dans la rue et j’en passe… J’ai mis du temps à assumer cette bête sauvage, et maintenant, avec l’âge j’ai accepté. Je suis comme ça. Ma supérieure m’a même dit l’autre jour c’est bien comme ça, ça montre que vous êtes sensible et pas indifférente (elle a la larme facile, elle aussi). Je suis surtout vivante, humaine, sensible! Peut-être parfois je manque de dignité, mais c’est plus fort que moi.

    Concernant l’échec j’ai une devise à laquelle je m’accroche dans les 4 premières phases : il n’y a pas d’échec, juste des expériences. Et ça marche. Parce que la vie, pour tous, est une montagne russe et aller contre les moments down plutôt que les accueillir c’est ne rien apprendre de la vie, c’est triste. Il n’y a pas plus malheureux que ceux qui refusent de voir leurs « échecs », leur « peurs », leurs « fausses routes » Avant je les enviais, ils paraissaient tellement plus fort que moi, aujourd’hui je les plains. (Anémone?)

    Très beau texte, qui parle à l’hypersensible, mais j’avais jamais mis tous ces mots sur ce que je connais si bien. Merci

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  41. Cremdemarrons a dit…

    Moi j’aime bien cette phrase de Voutch, qui me revient un peu spontanément dans les moments difficiles « Tout finit toujours par s’arranger, même mal »

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  42. Mimosas a dit…

    Excellent ce billet…
    Hier en arrivant au travail, j’avais quelqu’un qui m’attendait (je passe les détails du qui, pourquoi etc) et au fil de la discussion le monsieur me confie qu’il passe un sale moment et là il me lâche surement ce qui devait lui peser et comme j’attire les confidences, j’ai pas été déçue…
    – cancer aux deux seins de sa femme
    – son ex femme lui annonce qu’elle part vivre avec son nouveau chéri à quelques centaines de kms
    – du coup ils doivent renoncer à l’achat de la maison dont ils avaient signé la promesse d’achat – parce qu’avec ses enfants qui ne seront plus là qu’aux congés, il n’a plus les mêmes besoins. Donc renonciation donc appel au proprio de leur maison actuelle pour lui dire que finalement ils restent là, mais oui, mais non parce que le proprio a vendu la maison et qu’en septembre il faut qu’il soit parti…
    là ils attendent les résultats de l’opération de sa femme pour savoir quel protocole ils mettent en place….
    c’est pas la merdasse ça ?
    je me demande si je vais pas lui imprimer ton texte Caro, ça l’aidera peut être…
    Des fois l’univers nous fait bien ch…. er quand même 🙁
    Mais bon ….

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    • Caroline a dit…

      Ah ben c’est clair que ça relativise bien. Et hélas je ne suis pas sûre pour le coup que mon texte puisse le réconforter. Je fais la différence quand même entre une déconvenue professionnelle, même sacrément chiante, et l’épreuve de la maladie d’un proche. Ou disons que le laps de temps entre chaque phase est sacrément plus long 🙁

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      • Mimosas a dit…

        🙂 comme tu dis ça relativise bien.

        je suis d’accord ce n’est pas dans le même registre, mais l’histoire des étapes, j’aime bien le concept. Mais bon je vais le laisser tranquille surtout… et je l’écoute quand il a besoin de parler à une oreille neutre 🙂

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        • Juliette a dit…

          Bonjour Caro, bonjour tout le monde !
          Je me permets de répondre ici, parce que cela fait écho en moi.
          Aujourd’hui ton texte me touche et je m’y reconnais, et, même si c’est impossible de savoir, je pense que de le lire alors que je traversais les premières phases à cause d’un petit enfoiré de crabe m’aurait sûrement aidé, en tout cas encouragé et éclairé.
          Merci Caro pour ta plume et ta générosité

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  43. Eponine a dit…

    La terre ne ment pas
    ça tu l’as piqué à Scarlette O’Hara, qui est très forte en semis de radis.
    en plus tu as déjà le Clark Gable alors tu vois, tout va bien !

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  44. mmarie a dit…

    Le mantra « pinterestable » auquel je m’accroche souvent, c’est « This too shall pass » (brodé au point de croix, je le visualise, car ainsi il m’est apparu, ainsi je l’ai épinglé).
    Merci Caro. Je te lis avec un plaisir tous les jours renouvelé, depuis de très longues années, en commentant à peu près jamais. Mais là l’écho est tel que je ne peux pas ne pas me manifester.
    Billet exemplaire de l’équilibriste talentueuse que tu es, entre fond, forme, profondeur, humour, résonance.
    Bref, merci.

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  45. Justine a dit…

    « se faire cuire le cul » … c’est une expression « vintage » ça? 😉

    Et sinon, ce billet me parle, en partie du moins. Quand ça ne va pas… ne rien montrer… au risque que ça aille encore plus mal finalement… Bref, merci d’avoir osé partager cela avec nous.

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  46. Sarah a dit…

    Si vrai, sincère, juste, ça me parle.

    Quand on fait partie de ces gens qui ont un mélange de complexe de supériorité (je suis la plus forte, je vais tous les niquer, I beleive I can fly) à un énorme complexe d’infériorité (je ne suis qu’une merde, ça va bien finir par se savoir), la vie n’est pas toujours facile facile.

    L’année dernière, ça allait vraiment pas fort, et je me suis mise à pleurer pour un oui ou pour un non devant des inconnus. L’horreur. Moi qui ai par exemple toujours « détesté les filles qui pleurent au bureau ». Je me suis rendu compte à cette occasion que mon corps parlait à ma place. Pas simple à gérer, mais parfois ça nous oblige à regarder la réalité en face.

    Merci encore pour tout ce qui est écrit ici, qui permet, avec humour, finesse et recul, de me faire vivre quelques minutes d’introspection tout en me divertissant : chapeau.

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  47. Fred b a dit…

    Toutes ces étapes, ça ressemble aux étapes de récupération traversées lors de mon premier vrai chagrin d’amour. Et au fond, entre un échec professionnel et un échec sentimental, les différences sont plus ténues qu’il n’y paraît. À mes yeux, les blessures d’amour propre causées par un rejet sont parmi les plus difficiles à cicatriser. Surtout si, à la base, l’estime de soi n’est pas une seconde nature. Alors bravo d’avoir vaincu tout ça.
    Allez, un petit mantra Pinterest pour la route: No rain, no rainbow 😉

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  48. agnesdelyon a dit…

    Merci pour ce très beau texte qui sonne si juste.. sur cette notion de toucher le fond, mon quelqu’un m’a dit un jour qu’il ne fallait pas avoir peur de tomber, mais qu’il fallait toujours regarder vers le haut pour mieux rebondir… on souffrirait moins si on lâchait plus facilement les vannes…

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  49. zenaide a dit…

    Bravo pour ce beau texte.
    Pas trop le temps de développer, mais j’ai juste envie de mettre un lien vers un article du Bondy Blog, qui me paraît avoir un lien avec ce que tu écris et qui me met les larmes aux yeux aussi. C’est à propos de cette fille qui a eu la caméra d’or à Cannes. Moi, je dis tant qu’il y a des gens comme elle (et comme toi), y’a de l’espoir, Go, go, girls !!!

    http://bondyblog.liberation.fr/201605222243/cannes-est-a-nous/#.V0VtYSHwBQE

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  50. Soeur Anne a dit…

    Au delà de la justesse de ce que tu dis et la façon dont tu l’exprimes, je me rends compte que je viens juste de dépasser le stade « Passe-moi une bière ».
    Ton texte me touche beaucoup, humour compris, même si je suis du genre à éclater régulièrement en sanglots. Déconvenue professionnelle ou personnelle, le chemin est le même.

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  51. Nine a dit…

    L’humour de ce billet est dingue ! Surtout sur un sujet pas vraiment lol.
    Moi aussi je déteste vraiment pleurer devant les autres et je suis consternée lorsque ces fucking larmes arrivent quand même à passer les barrages…Mon seul mantra serait de profiter de la vie comme si chaque jour pouvait être le dernier, mais dans les faits on est parfois rattrapé par la ‘gestion quotidienne’ de nos vies, qui fait que j’oublie parfois d’appliquer ce précepte…
    Ah oui, ça a déjà été dit mais j’ai effectivement visualisé Scarlett avec la terre de Tara dans son poing à la lecture de ‘la terre ne ment pas’. En même temps, retourner à ses racines et à sa ‘terre’ me paraît un bon endroit pour repasser de la position foetale à la position debout après un échec

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  52. Henriette a dit…

    Moi je dirais que ce post (super bien écrit et drôle) est la 8è phase: le dévoilement de soi 🙂 loin d’être impudique ou complaisant il ne peut que consolider les choses et permettre de repartir. Accepter de parler d’un échec aux autres (je ne parle pas d’en parler à son psy ce qui est différent) c’est finalement qu’il n’est peut-être pas si grave (il n’est pas grave au point de le dissimuler à toute force) et je trouve que, paradoxalement, accepter de parler de ses faiblesses restaure une certaine confiance en soi (il faut du courage et si on y arrive alors c’est un succès)…. et en plus cela peut aider les autres…

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  53. marie a dit…

    Merci Caro pour ce texte d’une sincérité et d’un justesse formidable.
    Merci à toutes pour vos commentaires qui illustrent bien que même si nos chemins de vie sont différents, ils passent tous à un moment ou à un autre par une section de montagnes russes. On monte + ou – haut ; et on descend + ou – bas..
    Mon cher prfof de yoga me dit souvent « falling is learning ». C’est un peu « pinterestesque », mais ca marche auusi dans la vraie vie.
    Bises à toutes

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  54. Maïré a dit…

    Non que ce post ne soit pas sérieux et impliqué, mais histoire de ne pas subir l’échec sur le jardinage, j’ai trouvé une appli qui a l’air pas mal pour les novices comme nous (j’assoiffe ou je noie mes plantes, l’entre-deux je connais pas !)

    http://www.groww.fr/

    Si jamais ça peut servir à faire fleurir les balcons et les jardins…
    Merci pour toutes tes pensées Caro, elles sont lumineuses même si parfois sombres. Parce qu’elles éclairent toujours un chemin vers une réflexion.

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  55. Tan a dit…

    Au-delà de l’humour indéniable, superbe texte.
    J’essaie souvent de me dire « ça va passer », même si sur le moment, quand l’emmerdement est là, c’est dur d’y croire. Mais ça finit toujours par passer, plus ou moins dans la douleur.

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  56. Reine a dit…

    Quand j’étais ado, j’avais une camarade de classe qui avait déjà tout compris à 14 ans….elle pleurait avec une telle facilité chaque fois qu’elle avait un chagrin , ou vivait une situation inconfortable. Tout le monde la charriait mais , finalement , tout le monde (surtout les garçons!!) faisait attention à elle, à ne pas la chagriner , même les profs étaient moins abrupts. Elle était très sereine en fait.
    ça me fascinait cette propension à rendre public ses larmes et l’expression de son chagrin. Car comme toi, je ne pleure que très rarement. Parce que j’ai toujours le sentiment d’embarrasser les autres , de les gêner….et j’ai toujours le sentiment qu’étant une privilégiée (j’ai un toit, je mange à ma faim et même plus, et je suis en bonne santé) , c’est presque de l’indécence ces larmes….

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    • Tan a dit…

      Je comprends très bien le sentiment d’indécence que ça peut avoir, mais dans mon cas, c’est vraiment quelque chose que je ne contrôle pas. Je pleure très facilement, même dans des moments où je voudrais arriver à maîtriser mes émotions. Comme si c’était un moyen d’expression de mon corps…

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      • Reine a dit…

        Et je t’envie Tan , sincèrement ….je pense que cette « expression de ton corps » empêche d’autres expressions plus nocives , genre maladies psychosomatiques….moi c’est ma gorge que mes émotions attaques….angines à répétitions, voie cassée, et hypothyroïdie pour couronner le tout….j’aurais préféré pleurer des torrents ….

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    • Stéphanie a dit…

      C’est TOTALEMENT ça, les gens qui expriment tout sont « chouchoutés » moins malmenés, quand tu es le genre roc qui encaisse les gens pensent qu’ils peuvent te balancer n’importe quoi à la figure ça glisse et que tu peux tout surmonter sans souffrir.
      Hello people I’m dying inside.

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      • busycaro a dit…

        Je me sens tres proche de ce billet et de ton commentaire. Je suis jalouse des gens qui arrivent a parler de leur douleur… pendant ce temps la, tout le monde me confie la leur en pensant que je suis forte, limite insensible. C’est dur a porter

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  57. lilipuzzle a dit…

    Merci Caro pour ce billet. C’est parfaitement juste. Et universel? En tout cas, on est très nombreuses à s’y reconnaître. Tu arrives si bien à nous toucher, avec de la pudeur et de l’honnêteté, et sans grosse tête.
    J’adore le mantra « passe moi une bière ». Il ne faudrait surtout pas que je l’aie trop sous les yeux celui-là!!!

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  58. mylene a dit…

    Intéressant.
    Avec mon recul d’expatriée depuis plus de vingt ans, cet article me rappelle que la honte liée à l’échec, ben c’est bien une notion française. J’enseigne dans une école anglaise où justement on encourage le plantage, le ratage – pour mieux apprendre et se relever. On a même un thème chaque trimestre – ce trimestre-ci, c’est ‘Resilience’. Ou comment célébrer le fait de s »être ramassé(e), et de s »être relevé pour mieux continuer.

    !Adelante!

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  59. mammouth a dit…

    J’ai dit que j’avais adoré la pinterest résilience, mais le « Viens univers, on va parler.  » va me faire ma journée.
    J’ai toujours aimé chez toi ton sens du recul en mode humoristique. Un sens de dérision salutaire.

    Rien que pour pouvoir la placer, à ma prochaine déconvenue, je crois que je vais passer à la case rebond plus rapidement.

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  60. Kaylee a dit…

    Merci Caro pour ces propos, pour la description de ces 7 étapes, description si aidante et si juste, étapes qui peuvent si bien aider à se relever sans trop de dommages.
    Je vais les faire lire à quelques personnes narquoises de mon entourage : celles qui estiment qu' »on tombe, on se relève et on n’en parle plus, pas de quoi en faire toute une histoire ».
    Et à mon fils, en prévention, lui qui doute et hésite si souvent.

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  61. Constance a dit…

    Caroline,

    Une seule fois, j’ai commenté sur votre blog que je suis pourtant tous les matins et encore c’était pour un jeu-concours !
    Mais là, quel écho ! Suis justement en pleine 7ème phase, avec des petits retours à la 4ème de temps en temps.

    Merci donc pour ce Bouddha-post, très vrai et drôle !

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  62. violette.b a dit…

    Superbe texte qui allie clairvoyance , humour et bienveillance , merci car ainsi nous échangeons , nous blaguons et en parler c’est aller mieux ( mantra Inside ) .

    Cette année, j’ai connu un échec professionnel tout à fait inattendu, ce n’est pas le premier échec de ma vie loin de là , mais IL ébranlait mes principes et ma conscience , j’ai bien traversé toutes les phases décrites et la vie professionnelle va si vite que ce qui était vérité en Janvier , ne l’est plus en Mai …. mais je voudrais ajouter que si j’ai bien dealé avec l’échec, mon corps a parlé …..j’ai le dos plein de psoriasis ,ah ah , et là tu comprends que tu ne maitrises pas tout .

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  63. Anne a dit…

    Billet génial! (Oui, comme d’hab en fait!) Chaque vendredi soir quand je dirais à mon mari « passe moi une bière » je me dirais que je suis en pleine résilience 😉

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  64. Thalie65 a dit…

    Magnifique billet parce qu’il aborde un sujet intimement douloureux, que nous traversons tous à un moment ou à un autre mais conté avec tellement d’humour qu’on en ressort ragaillardi.
    Pour le plaisir de te lire : Merci Caro, vraiment

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  65. Marje a dit…

    J’ai mis quelques heures avant de me lancer dans la lecture de ce billet dont je devinais le thème … J’avais peur qu’il me blesse encore plus le caliméro qui est en moi. Il n’a aucun humour et se complaît depuis pas mal de temps en phase 3. En mm temps, il ne faut peut-être pas demander à un canard de compter jusqu’à 7. J’aurais pourtant dû savoir que ce billet me ferait rire, pleurer, réfléchir à mes propres échecs et à mettre des mots sur ce qui me fait si mal ♥ Merci …

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  66. Christelle a dit…

    Avec le temps et l’expérience des coups durs (très existentiel me concernant!!) ,le « passe moi une bière » est dorénavant un des premier truc que je fais, en stade 2 donc! Je me pose dans le fauteuil, anéantie et je bois un coup (voir 2 ou 3) en pleurant. Quand j’ai le courage, j’appelle un pote qui vient partager le moment et on arrive même très rapidement à en rire.

    Après je dors et ensuite seulement j’attaque la paroi!

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  67. Michaela a dit…

    Même si on s’en passerait largement, les plantages à une échelle plus ou moins grande sont hélas statistiquement inévitables.
    Ce qui change, c’est justement l’attitude et un grand merci pour ton article!
    Pour moi, ne serait-ce que de se douter, qu’il y a une suite (logique??) dans la digestion de la merde et donc, qu’en théorie, ça ira vraiment mieux après x phases me réconforte quelque part.

    Sinon, parlant des conférences TED, il y est passée justement une sur la célébration des échecs: https://www.ted.com/talks/astro_teller_the_unexpected_benefit_of_celebrating_failure?language=fr

    Et sinon 2 (et rien à voir), je ne sais pas où en sont tes semis de fraises (jamais tenté), je te propose des fraises des bois douces et parfumées ET à la résistance et production d’une mauvaise herbe. A chaque saison j’en jette des kilo des pousses non sollicitées. Juste un signe et elles sont à toi.

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  68. Cam a dit…

    C’est tellement vrai tout ça, sauf que je suis assez nulle pour surmonter les épreuves de la vie. Par exemple, je connais très bien toutes les étapes que tu évoques ci-dessus, je les ai toutes plus ou moins vécues depuis mon (premier) chagrin d’amour (il y a déjà 1 an). Sauf que j’ai l’impression de les vivre en boucle sans parvenir à passer à autre chose, enfin ça finira bien par arriver j’imagine. Même si présentement je n’y crois pas et que je pleurerais bien un petit (gros) coup en rédigeant ce message. Et que je crois toujours que la meilleure solution serait qu’il revienne…

    J’en profite pour te remercier pour ton blog que je lis quasi depuis le début et avec toujours autant de plaisir. Je ne sais pas pourquoi d’ailleurs, nous sommes différentes (âge, situation…) mais ce que tu partages ici est universel sans doute.

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  69. caroline melkonian a dit…

    Incroyable cet article, on dirait que c’est moi qui parle! je me suis plantée en beauté l’année dernière et depuis le mois de novembre je vis tout ce que tu décris! je me reconnais dans chaque phase! Je suis actuellement bloquée à la phase mantra et j’espère très vite passer a la dernière et remonter la pente pour de bon! ça fait du bien en tout cas de se sentir comprise! Bon courage a toi!

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  70. Mehl a dit…

    Je suis toujours dans ma bonne résolution de commenter plus !
    Il est trop bien ton article. c’est fou à quel point il est réaliste.
    Je m’y retrouve tellement, je trouve ça incroyable. On est tous unique mais il y a vraiment des schémas qui nous régissent.
    Bref, merci !!!!!!

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  71. Frenchie au Canada a dit…

    Merci pour cet article et merci à tous ceux qui ont partagé leurs propres expériences dans les commentaires. C’est vraiment intéressant de voir que certaines choses sont universelles.
    Pour ma part je suis une grande pleureuse (aucun contrôle) et ma façon de digérer les choses c’est d’en parler, encore et encore pendant 1 ou 2 semaines, à des gens différents histoire de « comprendre » et de « donner un sens » à ce qui se passe. Je me donne un peu de temps pour faire ça, et puis je rebondis, je n’aime pas rester sur un échec et m’apitoyer.
    Je me rappelle aussi souvent à moi-même que dans la vie, quand une porte se ferme une autre s’ouvre (Vintage Pinterest). Et que rien n’arrive par hasard, qu’il y a toujours quelque chose à apprendre de toute situation. J’ai aussi la chance d’avoir dans ma vie un homme qui m’aide à rire de tout. Et c’est tellement important de savoir garder un sens de l’humour fasse a la dureté de la vie (qui est quand même un sal^pe parfois).
    Et finalement, je finis en disant que le sport a vraiment été salvateur pour moi et me permets de mieux gérer mes émotions et d’exprimer mon stress sainement.

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    • Christelle a dit…

      Frenchie au Canada!! dans mes bras, j’ai exactement la même technique que toi, et parfois je plains mon entourage quand je m’étale comme ça, mais pas possible de faire autrement c’est comme ça que j’arrive à me sortir du trou.

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  72. Selki a dit…

    Bonjour Caro, bonjour les Radieuses,

    Depuis hier j’essaie de rattraper les billets en retard ! Pas grand chose à rajouter aux commentaires, juste merci d’écrire aussi bien 🙂
    Ma devise (que j’ai piquée à Scarlett) demain le soleil brillera, et en l’attendant comme beaucoup je pleure des torrents, j’emm…… les copains, copines et puis ça passe 🙂
    J’aime beaucoup la photo, on peut croire que tu es seule, mais tous ces pas autour de toi pourraient être autant de personnes qui t’aiment et t’aident à supporter les mauvais moments. Je ne sais pas si je suis très claire, ce soir je sors la bière !!!!
    Bonne fin de journée tout le monde

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  73. Maud a dit…

    En vla un ptit texte qui fait du bien ! Il a une raisonnance ( néologisme pour mon correcteur d’orthographe je crois) bien particulière vu toutes les volées professionnelles que je viens de me prendre en plein poire depuis quelques mois.
    Ce n’est pas tant les différentes étapes ( quoique la partie sur « je suis une grosse nulle » raisonne bien , on dirait mes mots) que le fait qu’il me donne la sensation de ne pas être seule et même, oui j’ose! d’être un peu comprise!.

    ce qui mine plus le moral c’est d’avoir l’impression d’être seule à rater. d’avoir l’impression qu’autour de soi tout n’est que force, réussite, challenge quand toi tu te sens minable et incompétente.

    Donc a mon petit niveau ce texte me fais du bien et m’aide à passer les étapes. Je crois qu’en te lisant j’avance et je saute même des étapes: je passe de la 3 à la 5 !!!!

    Kiss!

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  74. Amandine a dit…

    « Plus je me plante, plus je pousse » (un rapport avec tes carottes, tes radis ou tes fraises, à toi de voir ;-))) ou comme disait Mandela:  » Je ne perds jamais car soit je gagne, soit j’apprends ».
    #mantra#onenvoitpartoutencemomentmaisçafaitpasdemal

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    • mammouth a dit…

      Perso, je n’irais pas aussi loin dans la formulation. Ça ne me fait pas du bien de toucher le fond, non. En plus, c’est seulement une fois remontée que je sais que je ne vais plus m’enfoncer davantage. Et puis, selon le fond, je ne suis même pas certaine d’en ressortir grandie chaque fois voire d’en ressortir totalement. Même si le but est, bien sûr, de remonter, et une fois sortie, de ne plus replonger.
      C’est jolie les mantra Pinterest, mais ne nous voilons pas la face, en vrai, je n’ai pas besoin de merde pour grandir. Je me passerais très bien des fonds de cuve. Seulement, la merde est inhérente à la vie, intérieure et extérieure. Mon but est plutôt d’éviter le fond. Donc, j’essaie de mieux gérer les souffrances mentalement pour ne plus en être affectée et restée sereine malgré l’adversité.
      J’ai fait quelques progrès au fil des ans, mais à la vitesse où je vais, je crains fort de voir encore plusieurs fond de puits.
      Mais je comprends ton message, Sandrine.

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  75. Mel (une autre) a dit…

    Un billet qui me parle, comme à toutes celles (et ceux ?) qui sont venues commenter, et sans doute aux autres aussi. Le truc vraiment très très chiant, en ce qui me concerne, c’est qu’au propre comme au figuré, je mets un temps fou à cicatriser. Alors j’ai appris à accepter de traverser les épreuves, de pleurer toutes les larmes de mon corps (en cachette), mais bordel, si je pouvais cicatriser plus vite, ça m’arrangerait bien. En tout cas, j’ai constaté à plusieurs reprises (et encore maintenant) que lors d’un coup dur, je peux compter sur mes amies, et ça, c’est plus précieux que tout !

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    • Suzanne a dit…

      Comme je te comprends, j’ai d’ailleurs très peur de connaître un jour un « véritable » échec ou coup dur, peur de ne pas réussir à m’en remettre rapidement.
      C’est long la resilience parfois.

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  76. Coline a dit…

    J’aime vraiment bien ce post.
    Les petites claques à l’égo, parce que c’est ça finalement, ça fait quand même mal.
    Mais ça passe.
    Tout passe.
    Et se mettre en boule, à tous les sens du terme, c’est assez judicieux en attendant..

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  77. Violette a dit…

    J’adore ton message Caro! J’adore ton blog! J’adore cette « communauté »! A nulle autre pareille <3
    Oui je sais, là je suis un peu pressée…mais merci, à toi Caro et à vous toutes…!

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  78. Estelle 13 a dit…

    Mon dieu , mais que j’ai ri !! La phase ultime de sagesse c’est d’autodérision, on dirait bien en lisant vos billets Caroline . Merci ! Merci !

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  79. Sa Magestouille de Kurlande a dit…

    Pour avoir un peu travaillé la question de la confiance, de l’échec, de l’estime de soi, de la prise de risque depuis quelques temps, j’en suis arrivée à la conclusion qu’il serait d’utilité publique, en France, de monter des formation à la plantade dès la maternité, avec un accompagnement de l’enseignement du foireux jusqu’à la piqûre finale.
    En évitant bien entendu de confier la chose à l’éducation nationale.

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  80. Role a dit…

    Encore un beau billet, tu sais si bien utiliser les mots pour décrire les ressentis. Ton texte tombe à point. Ce n est pas le boulot qui me fait connaître les phases que tu decris mais un bête accident domestique qui me fait vivre la douleur, la culpabilité et la combativité. Merci encore pour ce que tu donnes de toi à travers tes mots/maux

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  81. Delph a dit…

    Ces différentes étapes me font penser aux étapes du deuil… (je suis psychologie magazine….)

    Et J’aime beaucoup cette idée d’apprendre à danser sous la pluie! Merci c’est joliment écrit.

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  82. Flore a dit…

    Justement, je crois que c’est dans une conférence TED (ou dans les mails de « matin magique », je ne sais plus…) que j’avais entendu que l’échec faisait intégralement partie du chemin de la réussite, et qu’il ne faut pas le voir comme un processus dissocié de celle-ci. (Et mon mantra quand ça ne va pas: « pour qu’il y ait des hauts, il faut des bas »).

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  83. Hélène a dit…

    Auriez vu vécu ma vie ces derniers mois?
    La spirale des mauvaises nouvelles vous prend comme un tourbillon jusqu’au jour où on accepte de lâcher du lest, d’accepter la situation. C’est à ce moment là que les choses se dénouent et que les idées et les propositions viennent…
    L’an dernier, j’ai vécu un licenciement. Je vivais à 30km de mon lieu de travail. J’avais un abonnement dans un parking municipal et je ne voulais surtout pas y renoncer (au cas ou je retrouve un boulot dans la même ville).
    Après quelques mois, j’ai arrêté la location.
    C’est alors que j’ai trouvé de nouvelles opportunités professionnelles.
    Comme quoi, le lâcher prise est fondamental!
    Bonne soirée!

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  84. Kath de Belgique a dit…

    Alors chapeau bas l’artiste. Et que ta déconvenue nous amène ce billet et bien ce n’est plus une déconvenue mais bel et bien une opportunité (aka résilience). Je comprends parfaitement ton dialogue avec l’univers- par contre les 7 piliers auraient peut-être mieux portés le nom de 7 étapes (je ne suis pas poète) . Question de voir le bout du tunnel et de ne pas devoir porter ces 7 merdes à la fois. Genre ok , je suis à l’étape 2 youhou plus que 5 et j’y suis. Je sais ce n’est pas vraiment vrai. Mais bon on se comprend. Autre- pas- tout à fait- connerie (vérifiée personnellement sur des faits graves) après la pluie vient toujours le beau temps. Au moment où on me l’a dit j’aurais giflé / griffé/ mordu / tué / (au choix) la personne, deux ans après je lui ai donné raison. Comme quoi !

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  85. DOMINIQUE a dit…

    Comme j’aurais aimé être à côté de toi pour te soutenir dans cette épreuve. Bien sûr on rebondit, bien sûr on apprend, bien sûr… mais que c’est dur.

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  86. Rose a dit…

    Superbe texte. Comme vous toutes, j’ai subi quelques déconvenues dans ma vie et lire un tel texte et ses commentaires m’aurait , je pense, fait beaucoup de bien.

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  87. Madame H a dit…

    Quand le père de mes enfants qui avaient 2 et 4 ans à l’époque m’a plantée du jour au lendemain pour aller vivre avec une amie à nous, j’ai vécu ces 7 étapes, qui ont pris plus ou moins de temps, et qui parfois se sont un peu mêlées entre elles …
    Quand mon père est mort, après ce qu’il est convenu d’appeler une longue maladie et qui signifie surtout des mois et des mois de souffrance pour lui, et d’assistance à son chevet pour moi, j’ai vécu aussi plus ou moins ces étapes aussi (oui même l’auto-flagellation …)
    Ce que je retiens de tout ceci, c’est que certes ces épreuves n’étaient pas indispensables à ma vie et à sa pleine et entière réalisation, loin s’en faut, mais que tout passe en effet, même les ananas, même si ça pique, et surtout j’ai appris à savoir quel niveau d’endurance et de courage je pouvais atteindre .
    Et ça , c’est ce qui me permet aujourd’hui de traverser la vie avec confiance.
    Merci pour ton post qui résonne si bien en nous, et merci à toutes les commentatrices qui ont encore plus enrichi ce texte et nos ont nourri nos réflexions sur ce si vaste et si difficile sujet.

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  88. Jane B. Root a dit…

    À 55 balais je les ai déjà traversé un grand nombre de fois, les « 7 étapes du deuil ». Au sens propre comme au sens figuré. J’en ai enterré des gens aimés très jeunes et plus vieux, et des illusions perdues !
    Je les ai rencontrées la première fois quand mon fiancé est mort quelques semaines avant notre union, en 84 je crois. Un psy me les a fait découvrir. Il m’a donné une boussole en me disant  » vous allez traverser ça »

    Ca a été comme un GPS muni d’une lampe torche quand j’ai eu atteint le fond.

    Une feuille de route à laquelle je me suis accrochée et que je ressors à chaque fois au fil des ans, des deuils et des déboires.

    Simplement savoir intellectuellement que « maintenant tu va en arriver à l’étape 3 et tu vas ressentir ça… » est aidant et rassurant.

    C’est un système de navigation dans la brume et le brouillard qui ne me quitte jamais.
    Par contre posséder la feuille de route ne préserve en rien de la douleur. Il faut toujours la traverser. Seul.

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  89. Véro Bisontine a dit…

    A chaque fois que c’est possible, lorsque je rencontre un revers de médailles (on ne parle pas de gros tracas), je me demande toujours:
    – Est ce que c’est grave?
    Et souvent, en y réfléchissant bien, cela ne l’est pas (je veux dire ce revers ne vient pas mettre à mal mon équilibre); cela heurte, peine, fait cogiter….mais dans le fond, une fois la peine atténuée, la vie reprendra son cours.

    Et j’ai aussi une phrase qui me sied bien : courber l’échine et attendre que l’orage passe…(et c’est le mot attendre qui est le plus difficile à accepter).

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  90. Christine a dit…

    Ou comment évacuer un bon gros ananas en 7 phases… et sans péridurale !
    Caro, tu n’imagines même pas à quel point le mordant, l’intelligence et la tendresse de ton écriture m’aident au quotidien. C’est incroyable ce génie que tu as pour raconter les grands bonheurs ou les sales petits revers de la vie avec humour, autodérision et recul. Ça sonne vrai, c’est bien raconté et ça incite à faire un petit point sur soi-même. Bref, comme diraient les psys, c’est drôlement « aidant ». Psys qu’au passage je n’ai jamais fréquenté : le mantra maternel, sèchement asséné dès qu’une larme affleurait à la paupière de l’un de ses 3 enfants étant : « tu t’écoutes ! » <= comble du mauvais goût dans ma famille : exprimer ou, bien pire, montrer sa détresse. Résultat : un frère drogué, une sœur internée, et moi, qui fait comme je peux et qui connais le drame de l’œil sec (hormis quand Laura traverse un pur drame dans la Petite Maison dans la Prairie, s’entend). Je ne sais pas pleurer : j’ai bien trop peur de me noyer dans ma propre morve, et je m’applique tellement à ne rien montrer et à ne pas « m’écouter » que je me serais peut-être déjà « noyée de l’intérieur » sans l’aide de ton écriture si pleine de vie, d’intelligence et de cocasserie. En dévoilant tous ces pans de ta vie, tu m’invites souvent à m’interroger et donc à m’écouter un tout petit peu. Merci. Merci aussi pour les aides bienveillantes apportées par la communauté que tu as su fonder. Je sais que ça fait pôv’ fille qui n’a pas d’amis. J’en ai, mais disons que je suis plus douée pour les écouter que pour parler de moi.
    Tout ça pour dire que le crétin qui t’a fait encaisser un échec -suffisamment cuisant pour t’amener à t’interroger sur un éventuel appauvrissement de ta plume, le con magistral !- ne mérite même pas d’aller se faire bouillir le cul : il est passé à côté d’un pur génie, l’abruti.

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    • Nocléa a dit…

      Quel beau texte Christine ! Je n’aurai pas pu écrire mieux, c’est exactement ce que je ressens… même type d’éducation malheureusement, dont on ne sort pas indemne… J’ai fait une thérapie qui m’a bien aidé suite à une dépression il y a quelques années, mais les mots de Caro sont si vrais et justes, qu’ils font toujours écho 🙂

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      • Christine a dit…

        Nocléa, je t’envie. Pas pour la dépression, mais pour avoir eu le courage de suivre une thérapie. Cette simple idée me paralyse. J’ai les boyaux de la tête bien trop encombrés de vieilles blessures pas digérées (en cas de cagade, je passe direct de la phase 1 –hébétement- à la phase 3 –auto-flagellation, mais je suis bien infoutue d’aller au-delà). Du coup, j’appréhende de laisser quiconque se pencher sur tout ce fatras pour gratter un peu. Si j’ouvre une vanne, je redoute de dégringoler pour de bon, emportée par le flot -et de ne jamais remonter à la surface. Bref, j’ai l’ananas qui se présente par le siège, on dirait… Mais j’aimerais bien savoir comment ça se passe, une thérapie, en vrai. Je vais fouiller dans les archives de Caro pour voir si elle raconte cette expérience quelque part (en espérant que son récit me semble rassurant).

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        • Nocléa a dit…

          Je n’ai pas vraiment eu le choix en fait. Je me suis pris la dépression en pleine tête, il fallait que je m’en sorte, surtout que mes enfants étaient encore petits… J’ai vu un psy pendant 2 ans, couplé à un traitement d’antidépresseurs et un arrêt de travail de plus d’un an. Ça m’a beaucoup aidé, mais j’ai gardé un certain contrôle, je n’ai pas tout lâché… Ce qui fait que des années après, je continue toute seule mon travail d’introspection, tout n’est pas résolu loin de là, mais j’ai quand même beaucoup progressé ☺

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  91. bea a dit…

    je pense que c’est la cheminement normal de toute personne pas trop sure d’elle et qui a du cœur ! sinon tu passes directement à la phase 4 …. Maintenant, j’essaie de réduire au maximum les périodes de la phase 1 à la phase 4, quitte à les passer en 1 heure ! 🙂

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  92. Xochitl a dit…

    Bon manuel pour arriver à se remettre de l’accouchement d’un ananas dodu.
    Merci beaucoup Caro pour ce post qui amène à réfléchir tout en rigolant. Au-delà de la légèreté, de l’autodérision et de la drôlerie de tes propos on sent le douloureux vécu. J’aime beaucoup ton rapport sado-maso avec l’univers : tu te permets de lui griller le cul pour ensuite le tartiner du tulle gras, j’adore ! BIG HUG

    NB : j’espère que le ou les responsables de l’échec professionnel qui à donner naissance à ce billet ananas le liront, ils vont regretter leur décision.

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  93. Mireille a dit…

    Merci Caro pour ta capacité à nous faire rire de nous-même.

    Dans l’Ecume des Jours, Boris Vian écrit :
    « – J’ai le sentiment que toute ma vie dépend de cet instant précis. Si je le rate…
    – Moi je pense le contraire. Si on rate ce moment, on essaie celui d’après, et si on échoue on recommence l’instant suivant. On a toute la vie pour réussir. »

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  94. Violette a dit…

    Merci beaucoup pour cet article.
    Moi qui suis en remise en question perpétuelle, toujours prompte à me trouver nulle, lire ce post me met du baume au coeur, vraiment.
    Alors merci!

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  95. Nadia a dit…

    Salut Caro ! Et bien il a fallu que je parte de Paris à La Rochelle pour connaître une telle mésaventure, j’y suis encore, plutôt à la 6ème étape…mais j’ai bien passé les précédentes ! J’ai des projets plein la tête, et une énergie qui revient après 7 mois, 7 mois quand même….. mais à la clé – mon petit pathos à moi que j’ai – harcèlement moral, burn out et accident de voiture. Je ne suis pas encore au stade où j’en rigole…. allez, ça va venir j’en suis sûre, j’ai encore quelques galères devant moi mais je vais y arriver ! Merci pour ce post sympa qui m’a fait bien rire !

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  96. Apache a dit…

    Même chose ici. La semaine dernière, j’ai eu besoin de m’effondrer à ma manière, prendre le temps de faire le deuil d’un échec pro. 4 jours durant, j’ai été au fond de mon trou. J’en avais besoin. Ce qui m’a irritée, à la fin, c’est la clique d’amis qui ne respecte pas ce besoin de « prendre le temps de mal vivre le truc » et s’impatiente de nous voir aller mieux…

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  97. Fmior03 a dit…

    Ce post me parle , où combien, au moment où je suis en préavis de licenciement pour insuffisance professionnelle, après 20 ans dans un grand groupe sans souci et à un poste pour lequel on est venu me chercher alors que cela se passait très bien à mon poste précédent… la fin a été ponctuée de nombreux passages chez le médecin, le corps parle quand l’esprit pense que ça va aller.
    Et là, en quelques semaines à la maison, tout va beaucoup mieux en dépit des incertitudes pour l’avenir. Comme quoi, c’est bien cet environnement pro qui était nocif… alors les étapes se succèdent très rapidement, c’est inattendu et surprenant.

    Il y a longtemps, au moment d’un chagrin d’amour, j’avais fini par me dire « le pire dans un chagrin d’amour, c’est qu’on y survit ». Je crois que cela s’applique à beaucoup plus qu’un chagrin d’amour…

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