Quand le corps décide…

On parlait dans le billet précédent du corps, de ces notions d’acceptation qui sont parfois assez ambiguës. Je me suis souvenue que mon quelqu’un m’avait récemment glissé que l’on ne pouvait pas mettre son corps de côté comme s’il n’était qu’une enveloppe embarrassante. « Il faudrait le traiter comme un ami, comme un allié, prendre soin de lui, lui accorder ce plaisir dont il a besoin », me disait-elle (en gros, hein, je ne prends pas de notes).

Des mots qui avaient résonné, mais qui ne m’ont pas non plus fait changer mon approche pour autant, hélas. Je me suis tellement construite avec cette conviction que l’esprit primait sur le charnel que c’est difficile de s’en défaire. 

Mais récemment, mon corps s’est manifesté de manière si étonnante que je vais, je crois, être obligée de revoir quelque peu mes positions. La première, ce fut ce 5 juillet dernier, jour de l’opération de ma fille. Depuis des semaines déjà, j’appréhendais bien sûr cette échéance, mais au delà des craintes « normales » que toute mère peut ressentir à la perspective qu’on ouvre en deux sa fille pour lui implanter des barres de fer le long de sa colonne, j’avais cette angoisse concernant ces cinq heures, voire un peu plus, pendant lesquelles nous serions suspendus au coup de fil libérateur du chirurgien. Au départ, nous pensions devoir rester à l’hôpital, mais très vite le personnel médical nous l’a déconseillé. Ma fille n’allait en effet pas conserver sa chambre, puisqu’elle resterait en réa puis en soins intensifs et trainer dans les couloirs de Robert Debré n’était pas la meilleure façon de gérer le stress. « Rentrez-chez vous, on vous appellera, vous ne pourrez de toutes façons pas la voir avant 21h », m’a dit l’infirmière qui la préparait pour le bloc.

Alors, aux aurores, on a accompagné le brancard jusqu’à la grande porte (ceux qui savent, savent). On a serré les dents et on l’a embrassée. Et une fois les battants refermés, on s’est regardés, complètement désemparés. Il faisait beau, on a décidé de prendre un café en terrasse. Je crois qu’on a du échanger trois mots ou quatre. Et on est rentrés chez nous, en maudissant ces minutes qui s’égrenaient si lentement. Dans la voiture, je tentais de me rappeler de l’emplacement des anxiolytiques achetés pour mon dernier voyage en avion, bien décidée à m’en enfiler deux ou trois dans le cornet, tant je sentais mon coeur s’emballer et la panique affleurer. Et puis contre toute attente, ça n’a pas été nécessaire. Il m’est arrivé quelque chose que je n’avais pas imaginé une seule fois dans tous les scénarios que j’avais élaborés: nous sommes arrivés chez nous et, comme une automate, je me suis allongée sur mon lit. Et moi qui dort difficilement sur commande, encore moins lorsque je suis étranglée de peur, j’ai sombré. J’ai sombré dans un sommeil sans rêve, comme… anesthésiée.

C’est la sonnerie de mon téléphone, que j’avais gardé dans la main, qui m’a réveillée, presque cinq heures plus tard. A l’autre bout du fil, le chirurgien, qui m’annonçait que tout s’était bien passé, qu’elle venait tout juste de se réveiller.

Ce jour là, mon corps a été mon allié. Il a décidé, tout seul, de m’épargner, comprenant sans doute que je ne pouvais pas, littéralement, rester consciente une minute de plus. Plus étonnant encore, je pense qu’il s’est mis en veille à l’heure exacte ou presque où ma fille a été endormie. Je ne crois pas spécialement dans ce fameux instinct maternel, je suis bien placée pour savoir que ça n’est pas si simple, la naissance de mes jumeaux n’ayant pas été pavée de roses. Mais là, j’ai réellement eu la sensation d’avoir été « connectée » à elle.

Ou peut-être que j’étais tout simplement épuisée après ma nuit sur un fauteuil d’hôpital, vous me direz. Mais encore une fois, je suis cette personne capable de rester éveillée 22h dans un avion de peur de lâcher prise.

La seconde fois où mon corps s’est manifesté, c’était il y a une dizaine de jours. Je suis partie chercher Rose à Lyon et j’ai donc laissé ma grande pour deux jours à Paris avec son père. C’était la première fois depuis trois semaines que je consentais à la quitter plus de quelques heures. Et à peine installée dans le train, mon estomac s’est mis à se tordre.

Je n’entrerai pas plus dans les détails, mais je commence tout juste à me remettre de cette espèce de gastro ultra violente. Point besoin d’avoir bac plus 12 en psychologie pour se dire que j’avais sans doute besoin de « lâcher » quelque chose. Mais là encore, le timing m’étonne. Comme si mon corps avait attendu patiemment que je me l’autorise, pour me mettre aux arrêts…

Si ça se trouve, dans quelques semaines j’aurai oublié tout ça et je continuerai à regarder cette enveloppe corporelle avec dédain et indifférence. Ou peut-être pas.

86 comments sur “Quand le corps décide…”

  1. Sophie a dit…

    Oui, le corps parle.
    Quand ma fille a été hospitalisée je n’ai plus eu mes règles.
    7 mois d’hospitalisation, 2 ans qu’elle souffre de cette maladie terrible et toujours pas de règles pour moi.
    Gros choc émotionnel me dit le médecin.
    Courage à toute votre famille.

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  2. Fmior03 a dit…

    Oh, comme il me parle, ce post…
    À te lire, je trouve que ton endormissement brutal ressemble à un effet de choc. Cela m’est arrivé dans un contexte différent (accident qui aurait pu très mal se terminer) et je crois que c’est effectivement un réflexe de préservation du corps et de l’esprit incroyable. On ne PEUT PAS encaisser cette tonne d’émotions brutales alors on se met en off.
    Des expressions comme « en avoir plein le dos », « ne pas digérer » sont finalement tellement justes.
    Mon corps est comme pour toi un ami que je déteste régulièrement, mais son intelligence m’impressionne, j’apprends à l’écouter.
    C’est précieux, dans ce contexte, que tu vois régulièrement quelqu’un, ils mettent souvent des mots sur des choses que l’on ne sait pas exprimer et surtout, le fait que ce soit eux qui les verbalisent les sortent de nous.
    Bon courage dans cet été chaotique.

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    • Camille a dit…

      J’ai toujours été fascinée par la force de l’inconscient, et ses répercussions sur notre corps. Cet endormissement profond, en réponse à un choc traumatique trop fort m’a ramenée un an en arrière, quand après avoir vécu cette terrible soirée du 14 juillet à Nice, j’ai couché ma fille de sept ans, ses lèvres encore noires de peur, et qu’elle s’est endormie en quelques secondes. Je suis restée à l’affût du moindre sursaut toute la nuit, sans qu’elle ne cille…
      J’ai le souvenir également de ma grand-mère qui, sous anesthésie générale, s’est mise à parler couramment l’anglais qu’elle avait appris dans sa petite enfance et complètement oublié depuis plus de soixante ans…
      j’espère Caroline que ta fille se rétablit bien et que rapidement, cette période ne sera plus qu’un souvenir dont vous retiendrez essentiellement les aspects positifs. Bon courage à vous !

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  3. Lise a dit…

    Alors là tu prêches une convaincue 🙂
    Avec toujours cette petite larme au coin de l’œil quand tu parles de tes enfants <3 (surtout quand les miens sont à mille bornes de moi)

    Muchos besos

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  4. Alice a dit…

    Je suis certaine que le corps parle et Que si on l’écoute il nous protège autant qu’il nous met en garde.
    Reste à savoir l’écouter… et quand on n’en l’aime pas difficile d’instaurer un climat de confiance.
    J’espère que ta gastro n’est qu’un mauvais souvenir aujourdhui ?

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  5. amelstos a dit…

    Oui, il parle. Un an après un traumatisme bien larvé, j’ai commencé à avoir « mal au ventre » puis pendant des mois après. Une sorte de gastro au long cours. Et on tombe souvent malade au moment où on lâche tout. Nos corps nous disent tellement plus que ce qu’on veut bien admettre…. J’espère que ta fille se remet bien de cette opération. Bises

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  6. L a dit…

    Je ne peux qu’approuver les mots de cette amie. J’ai moi-même détesté mon corps et lui ai trouvé tous les défauts du monde pendant des années, jusqu’à me jurer que je passerais sur le billard à la minute où j’aurais les moyens, j’ai développé des TCA et je l’ai beaucoup abîmé, j’en ai été malade. Et puis il y a quelque temps, on a fait la paix. Je me suis enfin rendue compte que c’était mon outil le plus précieux, que je m’en servais pour réfléchir, marcher, manger, danser, que je lui parlais comme à un ennemi alors que j’aurais dû lui parler comme à un confident, que j’aurais dû être reconnaissante de tout le travail qu’il faisait pour moi quand il aurait pu décider de me faire payer mes bêtises, et on a décidé de devenir copains. Et ça va beaucoup mieux.

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  7. Maud a dit…

    LE corps qui se manifeste toujours à un moment clef de notre vie je connais bien (absence de regles à cause d un choc, perte de poids hallucinante à cause d’un décès pourtant je mangeais etc….) Le corps et ses mysteres, le corps et sa magie…

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  8. Mentalo a dit…

    Je suis persuadée de ces connexions… si on les laisse s’exprimer. Et si on ne le fait pas, le corps finit par avoir raison. Il y a 6 mois, refusant de prendre en compte un burn out évident et imminent, je me suis fracturé l’épaule à Londres. Pause forcée de 3 mois qui m’a carrément sauvée. Je garde des premières semaines un souvenir extrêmement flou, ponctué de respirations quotidiennes en forêt, auxquelles je m’astreignais.

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  9. anna a dit…

    Très touchée à lecture de ce post, j’ai eu aussi le cœur serré en visualisant le bisou avant le passage des grandes portes.
    Et pour la suite, quand j’ai lu « gastro violente » et « train », mon cœur s’est à nouveau serré pour toi (ton corps aurait pu avoir la gentillesse d’attendre que tu sois au calme chez toi pour se relâcher !)

    J’espère en tous cas que petit à petit les choses vont mieux, tant du côté des douleurs de ta grande fille que du côté de ton corps.

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  10. Petite Madame a dit…

    Oh comme votre article me bouleverse ! J’en ai la chair de poule et les larmes aux yeux (encore une fois : le corps…).
    Merci Caroline. Belle semaine à vous et à tous ceux qui vous sont chers !

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  11. Sarah (l'autre) a dit…

    Juste prendre le temps, à un moment qui vous convient, de le remercier, lui adresser un petit mot aimable. Ça peut paraître idiot mais je vous certifie que ça fonctionne. J’ai passé un demi siècle à tenter de modeler, dominer le mien. L’amenorrhee sans « raisons  » je connais. Mais aussi une grossesse « miracle  » à 45 ans alors qu’ainé conçu par FIV avec de reels problèmes physiologiques des deu côtés pour nous obliger à y avoir recours. Alors mon corps de bonhomme michelin, il a sans doute ses raisons pour être ainsi. Entre autre de n’avoir pas été assez respecté par son occupante mais il tient toujours la route, il me porte et me supporte, et de cela je ne peux que lui être reconnaissante.

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  12. bea a dit…

    oui, j’en suis convaincue, et depuis je suis plus à l’écoute de moi même, et la sensibilité de ton écriture me touche toujours autant.Merci

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  13. Val Lao sur la Colline a dit…

    Je suis convaincue de ce que tu dis. Vraiment. Avec le recul sur ma propre expérience, je suis aussi arrivée à cette conclusion que le corps parle.
    Pour moi la première fois, j’avais 23 ans. Ma mère, alors encore bien jeune, plus jeune que moi aujourd’hui, elle avait 46 ans, est gravement tombée malade. Très. Vraiment.
    Pour diverses raisons, à ce moment-là, sans réfléchir, c’est moi qui suis devenue le pilier de la famille. Je suis revenue m’installer chez mes parents, et j’ai tout géré. Mon père démuni, ma grand-mère, ma soeur, le quotidien de la maison, et bien sûr les visites à l’hôpital, les câlins à ma mère, le masque des soins intensifs, les caresses et les mots, la gestion du stress, bref. Tout. C’était il y a 25 ans, j’en ai encore la gorge serrée.
    A son retour chez eux, j’ai encore été là. Parce qu’elle était bien faiblotte, encore alitée, avec des soins infirmiers bi-quotidiens.
    Et puis elle a commencé à aller mieux, et puis bien.
    Là, avant même de repartir de chez eux, je suis tombée malade. Une mononucléose carabinée, 42°C de fièvre pendant une semaine. Histoire de dire que bon, ça suffisait, à moi de rester allongée !
    C’est ma mère qui s’est occupée de moi, à me changer les draps 3 fois par jour, me nourrir etc. Bah oui quoi, les rôles avaient repris leur place 😀 !
    La 2e fois que mon corps m’a parlé, ça a été pour ma 2e grossesse. Mon premier accouchement a été atroce (j’ai failli y passer hein) mais la naissance de mon aînée m’a tellement comblée que j’ai mis cette expérience négative dans un coffre bien fermé de mon cerveau. Lorsque j’ai été enceinte la 2e fois, tout s’est réveillé, toutes les alarmes se sont mises en place. Je ne me suis sortie de ce calvaire qu’avec l’aide de la sophrologie. Le 2e accouchement a été merveilleux.
    Je m’arrête là, mais des histoires de corps qui parle, notamment parce que je fais beaucoup de sport, j’en ai plein d’autres.
    Pardon d’avoir été si longue.
    Bonne journée Caroline

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      • bobette a dit…

        Ton article Caroline, me parle énormément. Je surréagis quand il s’agit de la santé de mes enfants, c’est terrible, déroutant et très dur à supporter. C’est une souffrance dans ma vie. Je sais pourquoi, mais je ne sais pas faire autrement. Alors, ton anesthésie pour ne pas souffrir au delà du possible, j’y crois carrément.
        Et Val Lao, ton message me touche beaucoup aussi…

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        • Daphné a dit…

          Je me souviens de tes mots, Val Lao : « oui, mais toi tu es forte » – comme si on nous désignait une place qui nous destine à agir différemment des autres.

          Heureusement sans doute que notre inconscient nous aide aussi à en sortir pour ne pas se retrouver enfermés dans cette image que les autres nous renvoient.

          Ton histoire me touche beaucoup, tu sais.

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  14. Mireille a dit…

    Tout d’abord je t’embrasse. Ensuite…au décès de mon père (père avec lequel je n’avais plus de contact depuis 7 ans) j’ai pris le TGV pour me rendre a son enterrement…et j’ai cru que j’allais devoir appeler le Samu en gare di Nord tellement j’étais malade (vomissements diarrhée…) et dans un etat de faiblesse…alors que j’allais bien quand je l’avais pris ce fichu train!

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  15. La fille de l'encre a dit…

    Un an après le décès de ma mère, mon corps a tenu mais plus du tout ma tête … j’ai vécu une véritable perte d’identité, je ne savais plus qui j’étais … et ça a duré de nombreux mois … j’ai failli perdre tout ce qui faisait ma vie …
    Je crois que le corps ou l’esprit ne sortent pas indemnes de ces traumatismes et nous le font savoir un jour ou l’autre, surtout lorsque l’on a lutté contre les signes pour les enfouir sous le quotidien, si pratique pour cacher nos peines.

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  16. Anonyme Amandine a dit…

    « ceux qui savent, savent »… cela m a rappele le lit roulant de ma fille, en 2014, disparaissant derriere les grade porte vers le bloc a Necker, pour une petite operation cardiaque… Nous ne sommes pas parisiens, mais plutot que d attendre dans les couloirs on est aussi alle boire un verre, dans une brasserie parisienne d un grand boulevard alentour. Son papa et moi sommes separes mais on est reste tres tres ami et pourtant la non plus, impossible de parler alors qu on est des bavards lui et moi.
    Je n ai pas de souvenir de comment mon corps a reagit a cette periode, je crois que mon cerveau a range ca bien loin comme tous les moments difficiles de ma vie auxquels je ne pense pratiquement jamais, mais moi je crois a cette connexion, comme celle qui faisait que j ouvrais les yeux et entendais ma fille pleurer en reve 3 minutes avant qu elle se le fasse vraiment… Sachant que je reveillais quand meme son pere pour qu il se leve et rester au chaud aux plumes ;-)))

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  17. Magali a dit…

    La deuxième histoire me rappelle quelque chose, j’ai fait un voyage en Inde il y a quelques années, et j’ai été très mal psychologiquement durant le séjour de quelques semaines. On arrêtait pas de croiser des étrangers qui nous racontait leurs 1, 2 ou 3 jours dans la chambre d’hôtel, fièvre et compagnie, le grand classique des voyages en Inde, tout le monde ou presque y passe. Mal comme j’étais (mais dans l’esprit, je me disais mais comment se fait-il que ça ne m’arrive pas aussi ? On est rentré, l’avion est arrivé tôt le matin. On a mangé, dormi un peu… L’après midi, je courais aux toilettes et c’était parti pour bien plus de 2, 3 jours d’ailleurs. Je serais toujours étonnée de la façon dont mon corps s’est autorisé à lâcher prise une fois seulement rentrée en France, comme si ça aurait été trop dur à supporter avec le mal-être constant que je ressentais là-bas.

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  18. virginie a dit…

    on parle de ce jour il y a 3 mois ou mon mari m’a annoncé qu’il avait un cancer, un qui pue vraiment, et où dans la seconde je n’ai plus eu du tout mal au dos. Ce mal qui m’empechait de dormir depuis plusieurs mois, pour lequel j’allais chez le kiné 2 fois par semaine, qui me bouffait la vie…? Depuis, pffff, plus rien. La priorité est ailleurs… Oh il est là, pas loin ce mal. Il repointera le bout de son nez au moment qu’il aura choisi… Alors oui, je te comprends, et je suis à la fois surprise et pas, comme toi…

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  19. DOMINIQUE a dit…

    Mes grands parents paternels étaient venus passer une semaine chez nous. Ma mère serrait les dents face à sa belle-mère, disons… difficile. Bien. Mais le pire : on était début mai 68. Plus de trains, plus de carburant, impossible de rapatrier mes grands parents à Bordeaux… ils sont restés un mois, ma grand-mère tous les matins assise dans l’entrée de la maison, avec sa valise et son chapeau (rien que de me souvenir du chapeau, j’angoisse), les yeux furieux regardant fixement le mur. Toute la journée (sauf pour les repas, faut pas déconner).
    Quand ils sont partis, mon père et ma mère sont restés une semaine au lit, terrassés par une gastro foudroyante.

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  20. Kitty a dit…

    Je devais subir une Hystérectomie (c’est la seule solution proposée par ma gynécologue comme solution à une endométriose).
    J’avais très peur de cette « amputation », la veille de mon opération j’ai rêvée qu’on me coupait une jambe …
    Alors, mon corps a dit NON, et je suis tombée dans le coma quelques minutes après l’injection de l’anesthésie ! (allergie au curare)
    Eh oui, mon corps a refusé qu’on me coupe un morceau 🙂
    Je me suis réveillée 3 jours plus tard, mon utérus toujours là !
    Merci pour tes articles, j’avais « oublié » cette histoire qui m’est revenue dans la figure.
    Merci pour ta compassion

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  21. Daphné a dit…

    Quel plaisir de te lire à nouveau.

    Je suis rentrée du Canada ce week-end et ton texte me fait repenser à certains trucs là-bas. Quand on est arrivés devant le parlement à Ottawa, il y avait des centaines, peut-être des milliers de gens qui faisaient du yoga sur la pelouse devant. Puis, devant le parlement du Québec, on a découvert un sublime potager, et des ruches sur le toit.

    Alors oui, je sais bien que c’est plus complexe que ça; mais je me dis qu’aborder ces symboles d’une nation en les reconnectant à notre corps et à la nature, c’est aussi une manière de valoriser l’essence même de la vie.

    J’ai repensé à tes photos de fleurs et de nature pendant ces semaines d’hospitalisation. Et j’ai aussi repensé à ces études qui montrent à quel point cette reconnexion à la nature fait du bien au corps et à l’esprit, pour évacuer le stress, l’angoisse.

    Tes mots résonnent en moi, et je me dis que nous ne pouvons pas nous dissocier du monde qui nous entoure, et que la beauté se trouve partout, si on sait ouvrir les yeux et mettre nos sens en éveil. Parce que notre corps, nore terre, se rappellent toujours à nous.

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  22. Nan a dit…

    Ma mère et toute sa famille, juifs polonais, ont passé une partie de la guerre cachés par une famille admirable.
    Ma mère avait entre 19 et 21 ans.
    Pendant 2 ans personne n’a été malade, la petite sœur de ma mère, n’a jamais pleuré, réclamé…
    Une fois libérés par es soviétiques, toute la famille s’est couchée.
    Ma mère à souffert d’un rhumatisme articulaire aigu , ma grand-mère a eu ds problèmes cardiaques…
    Leurs corps n’avaient pas le droit de faiblir, cela les aurait peut-être conduit à la mort ainsi que leurs protecteurs.

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  23. Banane a dit…

    Est-ce que ton corps pourrait papoter 5 min avec le mien, stp?
    La gastro je m’en passerais volontiers, mais l’idée de dormir comme une masse lors du prochain passage au bloc de mon fils, je suis hyper partante!
    Ca ne devrait pas avoir lieu avant la fin du printemps prochain et pourtant j’ai déjà la super boule au ventre en y pensant.
    Ca laisse quelques mois à mon allié insoupçonné pour comprendre la marche à suivre. 😉

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  24. Diline a dit…

    Les posts que tu écris sur des rapports à ton corps, à ton poids, sont passionnants. Ils me font cogiter à tous les coups! Au delà de l’histoire personnelle de chacun(e), il me semble que nous sommes aussi prisonniers(ères) d’une conception très française du corps et de ses liens avec l’esprit, le psychique, l’intellect. Je crois qu’en France, et dans d’autres contrées sans doute, le corps à effectivement pour vocation d’être maîtrisé, beau, mince, comme s’il n’était qu’une enveloppe morte, en quelque sorte, une façade à montrer au monde. Je me sens quant à moi plus proche des femmes du nord, et e leur approche du corps, ée la santé, ée la beauté, qui me semble plus saine.le confort est important, contrairement à la parisienne juchée sur ses talons ultra hauts, en jean si serré qu’elle rentre le ventre à mort pour l’enfiler, la fille nordique est avant tout à l’aise dans ses vêtements, sa beauté est plus naturelle, elle fait un peu attention aux produits qu’elle applique sur son corps, préfère une huile naturelle bio à un lait de soin Lancôme rempli de cochonneries… bref, elle pense aussi au bien être, à l’intérieur de son corps et pas seulement à l’extérieur. Ok c’est très cliché comme discours mais je pense que nous aurions quelques leçons à prendre.
    Je suis très très d’accord avec ton quelqu’un, et aussi tout à fait d’accord avec ce que tu écris dans ton post précédent, sur l’importance démesurée accordée aux apparence, à la beauté. Et le reste? Et tout le reste? Merci pour tes posts si justes, je pends beaucoup e plaisir à te lire

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    • Kitty a dit…

       » parisienne juchée sur ses talons ultra hauts, en jean si serré qu’elle rentre le ventre à mort pour l’enfiler, » … effectivement c’est très cliché !

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  25. marieal a dit…

    comme toi, j’ai souvent fait passer l’esprit avant le reste, imposant à mon corps des séances de sport pour « décompresser » alors que j’étais épuisée (après une nuit de garde par exemple).
    et puis un jour, un osteo qui me dit que mes douleurs de dos et la sciatique qui vont avec, c’est parce que j’en ai « plein le dos »…plein le dos des FIV menées en même temps que la fin de vie de mon papa avec son Alzheimer, et le traitement de l’hépatite C de mon mari qui a fait tous les effets secondaires connus des traitements suivis ( eczéma des pieds à la tête, rétinite, anémie, perte de 20% de son poids, décompensation psychiatrique, tout y est passé)
    et que c’est à mon tour de prendre soin de moi.
    j’ai arrêté les entrainements violents sportifs et j’ai découvert le yoga et la méditation à ce moment là ; j’ai appris à m’écouter un peu plus, ce qui m’a permis d’améliorer rapidement l’état de mon dos ( et de perdre du poids aussi, ce qui n’avait jamais été le cas en faisant des heures et des heures de course à pieds)
    en ce moment j’ai plein de problèmes qui s’accumulent à nouveau, et si l’esprit tient bon, je sens que mon corps est prêt à me lâcher de nouveau, alors que j’ai laissé tombé progressivement cette année ma pratique jusque là quotidienne de yoga.
    ça fait quelques semaines que par moment, mon dos couine doucement, que je suis fatiguée. ( et que je grossis!) .. ton post vient à point me rappeler qu’il faut que je prenne soin de lui,
    merci

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    • Marieal a dit…

      Le lendemain du jour où j’écrivais ces lignes je me suis coincée le dos…et la je suis dans la salle d’attente de l’ostéopathe en attendant qu’il me délivre !

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  26. Smouik a dit…

    Très émouvant ton témoignage. Et de même que ceux qui savent, savent de quoi il retourne lorsque leur enfant disparaît derrière des portes battantes d’hôpital, maintenant tu sais aussi lorsque ton corps te parle. Et oui, c’est difficile de changer de manière de fonctionner mais je pense qu’avant même de pouvoir chérir son corps, il y a l’étape clé de lui faire confiance et de l’écouter. À mon sens, le reste suivra…
    Merci encore une fois pour tes textes qui viennent mettre des mots sur nos propres vécus ou ressentis, je crois que c’est vraiment d’un grand bénéfice 🙂

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  27. Sylvie a dit…

    Mon mantra depuis des années : ton corps te parle écoutes le…toutes mes amies l ont entendu un jour ou l autre…quand à moi je fais souvent la sourde oreille le concernant…un jour peut être…
    Merci pour tes articles toujours parlants…

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  28. Mel (une autre) a dit…

    Comme beaucoup d’autres ici, je suis très touchée par tes billets sur le corps et par les témoignages qu’ils suscitent.
    Je n’ai pas commenté depuis un moment, ce n’est pas de l’indifférence, bien au contraire. Cela me renvoie à certaines choses dont je ne souhaite pas forcément me souvenir. Mais je compatis et je pense bien à ta Grande.

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  29. Sofinet lov Guisane a dit…

    Oh combien ton post tellement émouvant me parle…
    Tenir coûte que coûte, je connais… Ne pas écouter son corps je connais aussi…
    Alors, oui, je suis l’abonnée de la crève en vacances… tu sais quand tu lâches enfin prise…
    Pas plus tard qu’en congés en juillet, 10j sur le carreau avec angine carabinée, trachéite, … et symptômes de grippe. Bref, alitée et bonne à rien pendant que la famille était à la plage !
    Idem fin juin où après avoir tenu bon jusque la fin d’année plus qu’éprouvante de mes fille, en famille et au boulot, je me suis retrouvée avec un torticolis aigü le lendemain de la kermesse que j’organisais…
    Sans faire de psy caricaturale, il faut bien admettre que mon corps me parle aussi et que je devrais l’écouter plus…
    Mon ostéo vue en juin et juillet était effarée par mon état, tendue à mort, et m’a glissé quelques phrases à méditer pour m’aider à ouvrir les yeux et m’écouter…
    « Pas étonnant ce torticolis, vous en avez plein le dos ».
    Elle a énormément travaillé sur mon ventre pour m’aider « à digérer » tout ce qui bloquait.
    Et m’a incitée à m’écrire une lettre, dans laquelle déverser tout ce que j’ai en moi, que je n’arrive pas à dire à mes proches, tout ce qui est coincé au fond de la gorge (tiens donc…).
    Bref… Je ne développe pas plus… mais j’y crois à fond et suis bluffée que ton corps t’ait fait ce cadeau de pseudo-anesthésie salvatrice !
    J’espère par ailleurs que Lou se remet doucement, et que ses douleurs se font plus rares…

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    • Sofinet lov Guisane a dit…

      Et sans doute, réflexion faite, ton corps savait-il qu’il devait reprendre des forces pour être plus disponible dès le réveil de ta grande…

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  30. Jess a dit…

    Oh mais tellement ! Je connais si bien ce cloisonnement de corps et de l’esprit.
    Parfois quand c’est vraiment nécessaire le corps ou même le cerveau mais sans passer par le mode conscient prend le relais.
    Dans mon cas ce fut après un burn out professionnel : me retrouver dans un immeuble de bureaux (moquette, faux plafonds, et machine à café) déclenchait une migraine ophtalmique (que je pensais être un AVC parce que bon ça a plus de gueule qu’une migraine quand même !)
    C’est passé (ou pas car il faut dire je ne fréquente plus trop les bureaux) quand j’ai réalisé que c’était la sonnette d’alarme de mon corps, genre «sors-toi d’ici, pas question qu’on retombe là-dedans ! »
    Bref savoir écouter ce que le corps a à nous dire et le bichonner pour qu’il aille bien, ça semble en effet une bonne idée !

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  31. Nathalie a dit…

    Cet article me parle. Vraiment. Tu as raison, il faut y faire attention, le corps c’est aussi la dernière chose qui déraille je crois, quand les autres signaux n’ont rien donné, alors, il se met en off. Je ne sais pas ce que le corps essaie de dire à mon mari à chaque retour de vacances, lui non plus apparemment, mais je suis d’accord avec toi. Il y a forcément un truc. Bonne journée à toutes et prenez soin de vous.

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  32. Ce'Nedra a dit…

    Oh oui, le corps parle…
    J’assiste depuis enfant, assez impuissante, aux aléas médicaux plus ou moins graves de ma mère. Des problèmes réels, douloureux, mais à l’origine psychosomatique puissante, pour la plupart d’entre eux. Et son refus absolu de soigner l’esprit, son acharnement à collectionner les médicaments, à vivre à travers ses maux, jusqu’à en avoir fait le centre de son existence, maintenant que tous ses enfants son partis…
    Je trouve cela triste, dans des cas comme celui de ma mère, mais aussi rassurant dans l’absolu, ce lien, cette cohérence, ce « tout » que nous formons. On ne choisit pas les parties de nous-mêmes qui constituent notre être, notre identité ; on ne peut pas « s’asseoir » sur son corps ou son esprit. A un moment ou un autre, ils sont toujours là pour se rappeler à nous, et c’est bien.

    Et surtout, le corps peut aussi parler de façon agréable.
    En changeant de travail, en acceptant de gagner moult moins d’argent pour enfin me sentir à ma place, retrouver du sens au mot « travail », être dans le réel, l’immédiat, la vie quoi, ma santé a considérablement changé : beaucoup moins de problèmes de dos, plus de gros soucis aux yeux (Je ne pouvais plus mettre de lentilles depuis des années à cause de kératites, j’avais même dû faire de la rééducation chez l’orthoptiste… Tout ça : envolé.)… J’ai également passé mon premier hiver depuis biiieeennn longtemps sans choper tout ce qui passé (Avant, l’hiver, j’étais malade H24 pendant minimum 2 mois, voire plus) et pour la première fois depuis 6 ans (!), je n’ai pas eu à souffrir de réactions allergiques au printemps.
    C’est tellement « gros », quand on y pense, que je peinerais presque à y croire, alors que je l’ai vécu et continue de le vivre dans ma propre chair!

    Bref, désolée pour la longueur, mais tout ça pour dire que oui, le corps parle, et pas toujours de façon négative.

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  33. Atibi a dit…

    Je suis convaincue de la mise en « auto-protection » dans certaines circonstances ; je suis (très) sujette au mal de mer, lors d’une traversée en voilier qui pourtant s’est faite dans la douceur la plus totale, j’ai dormi en gros 16 heures sur 24, je me réveillais pour manger, et étais d’une inefficacité confondante… mais je n’ai pas été malade !!
    Plus triste, ma maman a eu à prendre en charge sa maman à elle (ma grand-mère donc) avant qu’elle n’obtienne une place dans une institution prenant en charge les personnes souffrant d’alzheimer. La charge a été lourde, partagée avec ses frères et soeurs certes, mais elle était la plus disponible et en a donc assuré une bonne partie. Cela faisait deux semaines à peine que ma grand-mère avait obtenu une chambre quand ma maman a fait un AVC qui l’a laissée très handicapée après une semaine entre la vie et la mort. Dans l’année qui a suivi, ça a été mon tour de réagir aux événements ; j’ai attrapé à peu près tous les microbes qui passaient par là pendant l’année qui a suivi, moi qui n’était (comme ma mère d’ailleurs…) jamais malade !! Cerise sur le gateau quelques années plus tard, après les soucis de santé de papa, j’ai développé une hypothyroïdie.
    Alors effectivement, je crois aux réactions du corps aux maux de l’esprit.
    Et quand notre esprit nous le permet, on met ou remet un pied devant l’autre et on avance, parce que c’est la vie !
    Je souhaite beaucoup de bonheur (du courage vous en avez, on le lit régulièrement !) à votre belle famille.

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  34. Lucie a dit…

    Le voyage en train a dû être atroce.
    Pour ma part, migraineuse, mon crâne menace d’exploser lorsque quelque chose me « prend la tête ». Les décès de proches, les événements sur lesquels je n’ai aucune prise, les soucis me donnent la sensation qu’une main de fer me broie le cerveau.

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  35. Blonde paresseuse a dit…

    Le jour où j’ai annoncé à mon ex que je voulais le quitter, j’ai dormi comme jamais plus depuis des mois. Comme si tout à coup, mon corps avait accepté d’annoncer cette décision et d’en assumer les conséquences…

    En revanche, je suis sujette à des otites depuis quelques années, alors que je n’en avais jamais souffert auparavant. Mon quelqu’un m’avait dit « quand on a des otites à répétition, c’est qu’il y a quelque chose qu’on ne veut pas entendre… »
    Je cherche encore ce que je n’ai pas voulu entendre ces derniers mois… sans réussir à mettre le doigt dessus.

    Je te souhaite à toi aussi (en plus de la grande) un bon rétablissement. Pour avoir eu une seule fois dans ma vie une gastro, je sais à quel point ça laisse complètement épuisé.

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  36. charlotte a dit…

    J’ai un rapport extrêmement difficile avec mon corps. Je le dissocie de mon esprit et la plupart du temps c’est un « truc » que je mets de côté. Pendant mon hospitalisation, j’ai travaillé et travaille encore avec une psychométricienne qui m’aide à relier mon corps et mon esprit. Et je suis obligée d’admettre que les 2 sont intrinsèquement liés, et qu’aucun n’a plus de pouvoir que l’autre. (et pourtant, Dieu sait que j’essaye de contrôler mon corps). Mais comme me l’expliquait ma soignante, plus on essaye de contrôler, de ne pas s’écouter, plus notre corps nous envoie des signaux et au bout du bout…. la crise de panique..

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  37. MarieG a dit…

    Notre corps nous parle, mais je crois qu’il est le messager que notre esprit/cerveau utilise ‘in fine’ pour nous faire entendre ce que nous ne voulons pas entendre par les canaux habituels – L’esprit et le corps ne font qu’un.
    Je ne suis pas étonnée que tu aies dormi le temps de l’opération de ta fille, même si ce n’est pas dans tes habitudes: d’une part, il devait y avoir un passif de fatigue, d’autre part il valait mieux pour ton mental que tu dormes plutôt que tu t’inquiètes, et enfin, mais là je suis plus dans la supposition, c’était peut-être une manière de te rapprocher de ta fille; tu l’as écrit, tu as dormi comme anesthésiée.
    Si on savait meiux gérer nos émotions et nos forces vitales, notre corps parlerait moins. Je vais avoir 60 ans et j’ignore ce qu’est le processus de la ménopause, même si je n’ai plus mes règles.
    Il y a une dizaine d’années, j’ai eu un gros choc émotionnel au travail. Disons que mon chef m’a joué un très très vilain tour en me faisant porter le poids d’une faute que je n’avais pas commise, pour sauver sa peau. J’ai été profondément choquée par son attitude que j’ai qualifiée de trahison. J’avais mes règles; elles se sont arrêtées dans les deux heures qui ont suivi notre discussion et ne sont plus jamais revenues.
    Je ne m’en plains pas, ça m’a épargné les bouffées de chaleur, les cycles irréguliers et autres joyeusetés de cette période.
    Faites de beaux rêves – et revoyez souvent vos priorités

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    • DOMINIQUE a dit…

      MarieG, cette histoire d’aménorrhée interviennent dans des circonstances quelquefois inattendues : a tel point que dans les prisons pour femmes, on leur donne systématiquement des serviettes lors de leur admission. Les femmes, après la garde à vue ou l’arrestation et quel que soit leur cycle, ont leurs règles les premiers jours de leur incarcération.
      Moi, ça m’est arrivé pour le bac : deux mois sans règles avant l’épreuve.
      Notre corps nous transmet, quels que soient les faits, bénins ou tragiques, des messages. A nous de les écouter !

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  38. kath de Belgique a dit…

    Pour rajouter de l’eau à ton moulin. Je suis victime depuis l’âge de 12 ans (oups cela fait longtemps) de crises (qui peuvent durer de 1 mois à 2 ans) de maladies auto-immunes (voir doctissimo, je les ai toutes eues). Jusqu’à ce que …. mon mari parte du jour au lendemain (comme V.Sanson est partie chercher un paquet de clopes) (et laissant là Michel B.) (sauf que mon mari ne fumait pas) (je me perds) avec la babysitter de 20 ans ma cadette (j’avais 40 ans). Tous mes médecins en alerte (rhumato, dermato, endocrinologue, ophtalmo) (entre autres). Et depuis son départ pour le moins inopiné et déterminé : plus rien ! Je croise les doigts, cela fait 15 ans que cela dure. Le corps parle, évidemment.

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  39. tallulah06 a dit…

    incroyable ton histoire, et certaines des commentaires aussi. Je n’ai pas d enfant donc jene connais pas ce genre de connection. Mais parfois j’aimerais bien que mon corps et mon esprit se connectent, je peux être extremement fatiguée mais mon esprit ne veut pas lacher prise. Ca me gache la vie, je redoute de quitter ma maison car je sais que je dormirai pas ailleurs. Je ne peux même pas dormir avec un autre être vivant dans la pièce, animal ou conjoint, ca ne passe pas.

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  40. Mariesouricette a dit…

    Bien sur que le corps nous transmet des messages à travers ses symptomes, sur ces sujets en complements de ta demarche je te conseille le blog d ‘Estelle Daves (qui a mon avis gagne a etre lu une fois qu on a avance sur son propre cas ) ou le livre « la blessure d abandon » de memoire qui explique, en gros, comment la carapace qu on se construit pour passer du bebe hyper emotionnel a l adulte peut parfois etre trop lourde et se fissurer a des endroits precis… Pour ma part j ai regle des problemes d herpes labial recurrent en acceptant de dire ( meme simplement a moi meme) ce que je gardais avant enfoui ( parce que pas toujours tres glorieux ou socialement acceptable). Enfin si tellement d expression d emotion pour le nom d une partie du corps ce n est pas pour rien: en avoir plein le dos, avoir le ventre noue, la gorge serree, etc etc…

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  41. sarah a dit…

    Très beau billet, merci! ça m’a fait une boule dans la gorge de lire ça juste maintenant…
    Mon amie d’enfance est hospitalisée pour anorexie, je le vis très mal et m’inquiète beaucoup. Depuis une semaine j’ai des blessures dans la gorge, comme des aphtes mais en plus gros, qui refusent de guérir. Le médecin m’a dit que ce genre de blessures apparat très souvent chez les personnes à qui on pose une sonde alimentaire. Tout est dit…

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  42. charlotte a dit…

    Oui le corps parle, notre prof de psycho nous avait dit que les expressions genre « ça me gonfle », « j’en ai plein le dos » est ce n’est pas par hasard ! Moi même le boulot me gonfle terriblement en ce moment et j’ai pris deux kilos je ne sais pas d’où !

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  43. Nathalie a dit…

    Joli billet qui me parle autant que mon corps. Et résonne encore en moi le lendemain du décès de ma maman qui a été le dernier jour de ma vie où j’ai eu mes règles. J’étais pourtant bien jeune pour être ménopausée mais la « machine » s’est mis en arrêt. Et ce que je pensais passager est devenue une éternité…

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  44. Jane B. Root a dit…

    Quand la tête décide. Beaucoup d’expériences intéressantes ici relatées. La tête est puissante, elle est le conducteur du corps, alors que souvent nous n’en sommes que les passagers clandestins. Un jeune médecin naguère me l’a bien confirmé. J’ai fait une chute spectaculaire en compétition sportive sur un contrebas de concours complet d’équitation. Ma jument a trébuché à l’abord, on a roulé en contrebas dans le fossé, deux mètres plus bas, cul par dessus tête toutes les deux. La dernière chose, couchée sur le dos dans le fossé et dont je me souviens avant de perdre connaissance, c’est cette immense masse noire qui m’arrive dessus par les airs, puis le noir. Les secours arrivés immédiatement sur le lieu m’ont dit que la jument ne m’a jamais touchée, elle a roulé juste à côté de moi. Je n’avais aucun mal. Mon « absence » a duré à peine trente secondes d’après eux. Le médecin de garde sur le terrain me l’a confirmé : la tête sait mettre sur off pour encaisser un choc brutal et se protéger. Notre corps est une mécanique extraordinaire. Depuis j’en prends grand soin.

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        • DOMINIQUE a dit…

          Merci, Jane. Ben oui, c’est important, non ? Et félicitations pour la « belle saison » à vous deux.
          J’ai connu une petite fille (pas moi) qui ignorait complètement dans les westerns les cow-boys qui se faisaient occire, mais dès qu’un cheval tombait… le drame. Il fallait tous les arguments du monde pour qu’elle se calme. Résultat, plus de westerns chez eux. In-ter-dit.

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          • Jane B. Root a dit…

            Oui c’est important. Tellement que je leur consacre douze heures par jour. 😉 Je crois que j’ai consacré bien plus de temps à mes chevaux qu’à mes enfants… J’ai toujours vu le veto avant le médecin ! D’ailleurs mon veto est un excellent médecin. Chez les animaux aussi le corps parle beaucoup.

          • DOMINIQUE a dit…

            J’avoue avoir un vétérinaire au top pour mes chats. Le pauvre, en 20 ans, il en a vu ! Et quelquefois, son avis tranché, net, ses conseils sans fioritures, ses verdicts quelquefois sans appel, j’aimerais qu’un médecin en soit capable.
            Et j’aime aussi quand pour le dernier chat recueilli, le chaton Lulu, il dise qu’il a une bonne tête, après l’avoir regardé longuement dans sa cage. J’arrête, sinon je t’en parle pendant une heure !

  45. Carole Nipette a dit…

    Mais tellement… on s’adapte et le corps nous rappelle à l’ordre ou nous aide à surmonter des caps difficiles… la première fois que mon corps m’a parlé, j’avais tout juste 13 ans et j’ai trouvé ma grand mère par terre, il a fallu l’hospitaliser… j’ai eu mes règles le jour même…
    quand ma fille a eu des soucis, pas graves au final, j’ai toujours été étonnée d’assurer physiquement des jours de suite dans des conditions pas géniales mais ce corps ne m’a pas fait défaut, il savait à quel point je devais être forte !
    il n’y a que quand je bricole trop qu’il me dit « eh oh, tu n’es pas en béton armé » 🙂

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  46. Eleanor Rigby a dit…

    Elle me parle ton histoire de gastro.
    Mon meilleur ami est décédé d’un cancer il y a 14 ans. J’ai eu l’impression de vivre Hiroshima de l’intérieur. J’étais dévastée. Après l’enterrement, je n’ai pas pu remettre les pieds au cimetière, trop douloureux. Et puis, petit à petit, j’ai remis un pied devant l’autre. J’ai mis 8 ans à retourner sur sa tombe. J’ai fait ça un dimanche, sans rien dire à personne. J’avais passé le weekend seule chez mes parents (mon mari étant resté à la maison pour je ne sais plus quelle raison) et, sur un coup de tête, j’ai fait un crochet par le cimetière avant de rentrer à la maison.
    Et bien, je n’ai jamais pu faire la route. En sortant du cimetière, j’ai commencé à être prise de sueurs froides, au bout de quelques kilomètres, il est devenu évident que je n’arriverai jamais chez moi, et j’ai tout juste réussi à garer ma voiture devant chez mes parents avant de tomber dans les pommes puis de me mettre à vomir comme jamais.
    J’ai passé 8 jours alitée chez mes parents. Officiellement, gastro carabinée. Personnellement, je crois que tout ce que j’avais verrouillé pendant 8 années a débordé d’un coup.
    Prends soin de toi.

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  47. Virginie Neleditesapersonne a dit…

    J’ai TELLEMENT d’exemples à te donner sur le sujet ! Pour moi la prise de conscience s’est faite grâce au médecin qui me suis depuis quelques années (une femme formidable). Ecoutez votre corps, il vous parle. Et c’est finalement assez simple. J’ai eu des angines récemment par exemple, après avoir passé du temps en famille où les non-dits sont légions. Mon médecin me dit « qu’est ce que vous n’avez pas pu dire ? »… Et elle tombe TOUJOURS dans le mille. Une fois je lui avais répondu « oui enfin là mon fils avait un virus, c’est sur que c’est ça ». Et elle m’a répondu « Mais regardez-moi. Je suis toute la journée en contact avec des virus, heureusement je ne les attrape pas tous ! de la même façon, vous n’attrapez pas tous les virus de vos enfants : ceux qui se déclarent arrivent dans une zone du corps plus fragilisée ».
    Bref, j’en ai fait de nombreuses fois l’expérience, et oui je confirme, le corps nous parle et peut souvent décider pour nous ! Comme tu dis, à nous d’en faire un allié 😉

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  48. olympe a dit…

    Du vécu pour moi aussi… je suis une méga cérébrale qui a tendance à tout tenir à distance en moulinant, analysant, disséquant mais je douille physiquement ! je suis pour ma part spécialiste des symptômes forts de mort imminente : à moi la boule dans la gorge qui m’empêche de déglutir, de respirer, d’avaler, les sensations d’étouffement, le coeur qui s’emballe et qui va s’arrêter dans la minute, les lancement foudroyants à gauche ou dans la tête, crise cardiaque, AVC, anévrisme ??? et quand la grosse crise s’éloigne, je peux aussi soigneusement cultiver les multiples symptômes atypiques, qui mis bout à bout, m’ouvre les perspectives d’une grave maladie rare et fatale. Sans parler des « vraies », hypothyroïdie notamment. Je me soigne mais le chemin est long pour accepter d’exprimer mes émotions plutôt que mes raisonnements !

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  49. Milky a dit…

    J’ai eu les larmes aux yeux plusieurs fois en lisant ce post puis les commentaires… Beaucoup d’intensité de partout, alors du coup je suis OBLIGÉE de raconter mon histoire, même si c’est un peu gênant : devinez qui s’est payé une crise d’hémorroïdes carabinée (sans être du tout coutumière de cette pathologie, et sans présenter aucun des facteurs de risque habituels, à part l’hérédité) moins de 36 heures après avoir retrouvé la mère de son amoureux en vacances ?
    Nous avons tous les deux pensé à la psychosomatisation : était-ce parce que j’en avais déjà PLEIN LE CUL de ma belle-mère ? (qui m’agace, certes, mais quand même, douiller à ce point à cause d’elle m’a paru un peu disproportionné).

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  50. Moi a dit…

    Caro,
    Je ne poste quasiment jamais de commentaire, mais je lis ton blog depuis des années, je suis la jeune fille au manteau bleu qui était venue te saluer à Bastille, en mai 2012 lors de la victoire de FH.
    Ce billet résonne hyper fort car j’ai vécu quelque chose de semblable l’année dernière. Alors que mon compagnon et moi étions en train d’acheter ensemble un appartement et que vraiment je flottais sur un petit nuage amoureux de projets d’avenir, lui de son côté questionnait complètement notre relation sans que je ne le voie ou en ai conscience. Ca a été assez brutal, il y a eu moins d’un mois entre la signature du compromis et notre rupture.
    Mais pendant ce mois, alors que je ne voyais rien, j’ai eu une sorte de gastro foudroyante (je ne suis jamais malade). Je tombais dans les pommes, je ne pouvais rien avaler, j’avais des chutes de tension qui m’empêchaient de me tenir debout ça a duré quatre jours qui correspondent exactement au moment où il s’est mis à douter. Et alors que depuis des années j’avais de l’eczéma sur les mains, derrière les oreilles et sur les paupières il a disparu du jour au lendemain après cette maladie.
    C’était il y a un peu plus d’un an et l’eczéma n’est jamais revenu.
    La rupture a été difficile, j’ai beaucoup beaucoup beaucoup pleuré, et je ne suis pas encore complètement remise de l’anéantissement de toute la vie que nous avions ensemble, mais ça va beaucoup mieux.
    Je suis de nouveau amoureuse et mon nouveau couple va très très bien et j’ai de nouveau des projets d’avenir (trois fois « nouveau » en une ligne, je laisse cette répétition involontaire).
    En tout cas, je suis vraiment persuadée sans l’expliquer que le corps « voit » des choses et les exprime à sa manière. C’est passionnant.

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    • Moi a dit…

      Assez incroyables tous ces témoignages de « gastro » foudroyantes accompagnées de sueurs froides. C’est exactement ce que j’ai vecu…

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  51. Sarah a dit…

    Si joli de lire ces textes si ciselés, si justes, pudiques et touchants à la fois (celui ci comme le précédent, que je découvre en même temps, vacances obligent)
    Prenez tous soins de vos corps imparfaits cet été ! j’espère que vous aurez droit à un petit répit ensoleillé quelque part …

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  52. Emma a dit…

    Bonjour Caroline,

    Merci pour ton article.

    Depuis que je vois un quelqu’un, mon corps est devenu très bavard.

    J’avais enfin abordé, en séance chez ma psy, un souvenir douloureux de mon enfance : mon frère aîné passait ses journées à me dire que j’étais grosse et cela faisait beaucoup rire notre mère qui me reprochait de ne pas avoir d’humour. Le lendemain de cette séance, j’ai passé trois jours clouée au lit avec un gigantesque migraine puis une gastro. Comme si la souffrance de mon enfance était revenue et avait été expulsée. Quel soulagement !

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  53. Lavieenrouge a dit…

    J’ai bien aimé cet article, et tous les commentaires. Je crois que dans cette société on nous abuse tellement que si on ne se comporte pas comme elle veut, on s’en veut et on se sent terriblement dévasté. J’ai eu de l’asthme pendant 20 ans. J’avais un traitement, mais j’en étais à 20 % de capacité respiratoire. J’ai été voir une pneumo, très gentille, très fantasque aussi. Elle m’a donné un médicament deux en un ( je connaissais déjà les molécules des deux produits) le soir même plus d’asthme. Je suis venue la voir trois semaines plus tard, on a fait les tests, elle n’en revenait pas. Je suis revenue pour un contrôle six mois plus tard et toujours bien, et 100 % de capacité respiratoire. Elle était très surprise. Ce que je n’ai pas pu lui dire c’est que lorsque je l’ai rencontré pour la première fois, j’avais enfin quelqu’un en face de moi qui voulait que je guérisse VRAIMENT. Je me suis guérie parce que je voulais tellement lui faire plaisir et du coup je n’avais plus envie de me condamner.

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  54. Cloudy a dit…

    Quel beau billet.
    Le corps a des ressorts insoupçonnés, qu’importe au fond la manière dont vous continuerez ensemble.
    Ce sont ces instants là qui comptent… je crois.
    Douces pensées

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  55. La semaine d'une gourmette a dit…

    Ah, oui, le corps parle, il crie même.
    A 23 ans, j’ai rencontré mon futur (ex) mari. Après 6 mois, alors que j’ai toujours eu, avant et après, une digestion d’enfer, je me suis tapée un syndrôme du colon irritable avec en plus (alors que du coup je ne mangeais pas grand chose) 7kg de plus en un an, moi qui avais un poids super stable. Je n’ai pas voulu (su ?) écouter, malheureusement, je me serais épargnée 5 ans de malheur.
    Et il y a un peu plus de 10 ans, reconversion professionnelle (j’en avais un peu marre de mon métier et mon boulot venait de déménager dans un endroit infernal), après 6 mois je me suis fait une triple fracture de la cheville en pleine ville, à plat, en tombant devant un trottoir… Là aussi, je n’ai pas voulu entendre, il m’a fallu encore 1 ans avant de consigner ce nouveau métier aux oubliettes et de recommencer l’ancien (mais ailleurs).

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  56. Phoebe a dit…

    bon bah on se sent moins seuls non ?! Perso j’ai grandi avec une mère dépressive et humiliante (t’es grosse, t’es moche, tu me fais honte) ce qui n’est pas facile pour la construction de soi. N’ayant pas vraiment le droit à la parole j’ai développé un sens de l’humour et de l’autodérision mais intériorisé les colères, les frustrations, les désaccords. A tel point que que mes douleurs d’estomac étaient tellement intenses (à en pleurer) que j’étais convaincue d’avoir un ulcère. résultat de la fibro: RAS
    Je ne parle pas des psoriasis, zonas, intestins capricieux et crises d’angoisse
    une éducation est dfficile à refaire alors même adulte je continue à étouffer tout ça. Pour éviter les médicaments, j’ai consulté il y a un an un praticien de médecine chinoise. elle m’a expliqué que mes organes internes s’étaient calqués à mon comportement externe, ils s’étaient ralentis, recroquevillés, faits discrets. elle m’a expliqué que peu importe les régimes, mon corps actuel n’avait pas la capacité et la force pour une perte de poids, que le rééquilibrage serait long. L’osteo a fait le meme diagnostic en une séance
    Alors écoutez votre corps le plus tôt possible et prenez soin de lui….

    Répondre
  57. Marion a dit…

    Bonjour
    J’ai lu, et j’ai souri à cet instinct maternel auquel je ne crois pas tellement,nt mais qui se rappelle à moi régulièrement malgré tout. Et je vais rapidement raconter un de ces exemples qui ne me concerne pas tant en tant que mère, mais en tant que fille de ma mère.
    2è accouchement, j’habite à 4h de route de ma mère, je rentre à la maternité le matin, elle le sait. Rien ne se passe la journée, je me fais déclencher le soir, je sais, je sens que la césarienne sera une fois de plus au rdv. Je dis à ma mère par texto d’aller dormir, vers 23h, que je lui enverrai un sms quand sa 2è petite fille sera là.
    Naissance nocturne. SMS qques heures plus tard aux mamies, le temps d’émerger et de sortir du bloc (coucou la 2è césarienne, je t’attendais !)
    A 7h ma mère m’appelle et me dit « je me suis réveillée en sursaut à 3h22, à quelle heure est elle née exactement? »


    3h24.
    Le lien est là, le sera toujours je pense. Ton corps te l’a rappelé, et c’est plutôt rassurant je trouve.

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