Attention, vous entrez en zone d’effort

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Un grand merci pour vos commentaires d'hier, j'avoue, j'avais peur de tomber à côté, de ne pas avoir su exprimer ce que j'avais ressenti. Confidence pour confidence, je ne suis, personnellement, pas vraiment satisfaite de ce texte, mais vos émotions me l'ont fait aimer.

Une fois n'est pas coutûme, j'écris ce billet juste avant de partir au boulot, à l'arrache, donc, parce qu'hier était une de ces journées où il aurait fallu rajouter quelques heures. Vous dire que je compte les jours est un euphémisme, mener de front ancien job et nouvelles missions tient du défi impossible. Or je ne suis pas femme à défis.

Il n'empêche que je pensais, hier soir, à ce que nous avait expliqué le formateur de super managers lors d'une session cet automne (j'étais, il parait, donc, manager et le suis d'ailleurs encore jusqu'à jeudi).

Outre le fait que les petits tests de personnalité qu'il nous avait fait passer avaient révélé que j'étais de la catégorie des empathiques/bordéliques/intuitifs/extravertis ("Nnnon… non mais je… je vous assure Caroline, on PEUT être un bon manager avec un profil comme… comme le vôtre", avait bredouillé le formateur, la chique coupée par la bourde monumentale commise par mes responsables en me bombardant chef adjointe de truc et de machin), outre, je reprends, donc, le fait qu'il était apparu comme assez évident que j'étais l'exemple même de l'erreur de casting pour tout ce qui est autorité naturelle, j'ai retenu quelque chose d'essentiel lors de cette formation.

Alors que très franchement, je n'y croyais pas une seconde, étant très réfractaire à toutes ces choses qui peuvent s'apparenter à du coaching.

J'y ai appris, disais-je (on aime la digression ce matin, on étant un con comme chacun sait), que nous naviguions tous, professionnellement et personnellement parlant, entre notre "zone de confort" et notre "zone d'effort". S'il est utopique d'imaginer pouvoir éviter la zone d'effort – la vie n'est pas un chemin pavé de roses – (ou alors qui piquent), il est également insensé de concevoir de pouvoir se maintenir en zone d'effort chaque jour que Dieu – le traitre – fait.

Zone de confort, zone d'effort, chacun la sienne. Pour moi, professionnellement, l'effort consiste à ranger mon bureau, donner des ordres, accepter de n'être pas aimée parce que chef, faire les plannings des congés, être impartiale. Pour d'autres, l'effort résidera dans l'animation d'une réunion, l'entretien en face à face avec un collaborateur en difficulté, la délégation, etc. A chacun sa merde, en somme.

Toujours est-il que ce matin là, il y a comme un signal qui s'est allumé dans ma tête. J'étais, à 90% de mon temps cantonnée dans une zone d'effort. Ma zone de confort, à savoir l'écriture sur ce blog, les interviews, les rencontres, la rédaction de mes dépêches, devenait portion congrue, bouffée par ces autres tâches qui au fil des mois s'étaient rajoutées.

Le lien avec les séances zermatiennes m'est apparu par ailleurs évident. Je crois que le formateur – que je ne remercierai jamais assez, même si je ne suis pas convaincue que son objectif initial était de me faire démissionner – et le docteur Z sont sur la même longueur d'ondes. La restriction, la contrainte, ça ne marche qu'un temps. A trop se forcer à être ce qu'on attend de vous plutôt que d'accepter ce qu'on est, intrinsèquement, on se perd, on se noie et au final on se laisse déborder par ce qu'on voulait justement combattre.

Je crois que c'est la leçon la plus enrichissante qu'il m'ait été donné d'apprendre. C'est rare ce sentiment d'avancer, grâce à un ou des tiers. J'ai eu la chance en 2010 de rencontrer ces deux personnes, qui, sans jamais me "conseiller" ou me "coacher", m'ont fait prendre conscience d'une évidence: j'avais négligé, par idéologie judéo-chrétienne, probablement, ma zone de confort.

Je ne sais pas si j'ai été très claire, la "zone de confort" ne signifie pas "ne rien foutre". C'est ce qui définit le cadre dans lequel vous vous sentez au maximum de vos capacités en éprouvant cette émotion tellement mais tellement sacrifiée par le monde du travail alors qu'elle est fondamentale: le plaisir.

Potemkine dans le métro

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Mardi dernier, je suis partie de chez moi à la bourre et me suis retrouvée dans le métro à une heure où d'habitude je suis déjà arrivée au bureau. La portion de la ligne 8 que j'emprunte quotidiennement était étrangement plus vide qu'à l'accoutumée, ce qui m'a permis, exceptionnellement, de m'asseoir plutôt que d'écraser mon nez contre la porte en ayant la nausée à l'idée de tous les autres collés au même endroit avant le mien.

J'étais donc assise, en face d'un couple très chic d'une soixantaine d'années comme on en voit beaucoup dans le 7e arrondissement. Chaque passager était plongé dans sa propre activité, lecture du journal, envoi de sms, curage de nez, etc. Un trajet matinal normal, sans heurts ni surprise, en somme.

A la station Madeleine, un musicien est entré et a commencé à gratter sa guitare. Je n'ai même pas pris la peine de me retourner, consternée à l'avance d'entendre massacrer une énième fois ces pauvres Beatles qui n'ont pas mérité ça ou, pire, de subir un djobi djoba endiablé par un gars chantant encore plus mal que les Gipsy Kings. Challenge.

Je ne me suis donc pas retournée, disais-je, mais j'ai immédiatement reconnu les premières notes de Potemkine, une chanson de Jean Ferrat qui me met des frissons dès la première strophe. Un choix peu commun pour un troubadour de la ratp, mais pas de quoi non plus s'extasier.

Et puis il s'est mis à chanter.

Je ne saurais trouver les mots pour décrire ce qui s'est alors passé dans cette rame de métro entre Opéra et Invalides, un mardi matin aux alentours de 9h45. La voix était tellement chaude qu'elle a semblé tous nous réveiller d'un coup. Ce n'était pas exactement celle de Jean Ferrat. En fermant les yeux, j'aurais plutôt pu jurer que Reggiani était là, reprenant la chanson de l'Ardéchois. Je n'osais pas bouger, de peur que le miracle s'arrête. Quand il a attaqué le refrain, tremblant quelque peu dans les aigus des dernières syllabes de "potemkine", j'ai commencé à sentir mes yeux piquer (il devient assez évident que je suis en pleine dépression nerveuse). J'ai alors croisé le regard de mes convenables voisins d'en face, subjugués eux aussi et celui de ma voisine, cette dernière traversant probablement également une mauvaise passe, à en juger par les larmes qui coulaient carrément sur ses joues.

C'est quand je me suis retournée que j'ai lâché les vannes. Toute remplie de mes idées préconçues à deux balles, je m'attendais, j'imagine, à voir un homme d'une certaine stature, un Jean Ferrat réincarné avec la gueule cabossée de Reggiani. Au lieu de quoi j'ai découvert que le propriétaire de cette voix incroyable, l'interprête inspiré de ce Potemkine plus beau que l'original était un homme de taille moyenne d'une quarantaine d'années et noir comme l'ébène. Il se balançait au rythme de sa mélopée, un énigmatique sourire sur les lèvres. Il fermait les yeux et manquait tomber à chaque secousse du métro, flottant dans son pantalon en tergal marron trop grand pour lui. Un funambule fragile, qui, s'il avait chanté faux aurait eu des allures de clown. Sauf qu'il nous tenait dans sa main, là, tous autant que nous étions.

A Invalides, les dernières notes se sont évanouies, se mêlant au cri des portes qui se ferment. Il a commencé à circuler entre les sièges un gobelet à la main et je crois pouvoir affirmer que tous les passagers ont donné la pièce. Encore plus inédit, des merci et des bravo ont fusé, discrètement d'abord, presque du bout des lèvres, puis avec plus d'assurance lorsque les uns et les autres nous avons constaté que nous avions tous été touchés par sa grâce. "Il faut enregistrer, monsieur, votre voix, vraiment…" a bredouillé ma voisine. "C'était magnifique", suis-je pour ma part parvenue à articuler en ravalant un sanglot (je SAIS qu'il faut que j'aille voir quelqu'un).

Il nous a remercié avec ce même sourire un peu triste et a disparu avant que j'ose lui demander la permission de le prendre en photo et de l'interviewer. J'aurais voulu connaitre un peu de son histoire et la partager avec vous, comprendre pourquoi Potemkine, lui confier que les paroles de cette chanson avaient résonné en moi un peu plus fort ce matin là au lendemain des émeutes des Tunisiens. Lui dire que c'était un petit miracle que d'avoir déridé ces gens si convenables, de nous avoir extirpé de notre monde de morts-vivants. J'aurais voulu lui raconter que ces larmes qui avaient fait céder la digue m'avaient fait un bien fou, qu'elles m'avaient rappelé que la vie ce n'est que ça, des instants de grâce inattendus, des accidents de parcours entre deux stations de métro.

Je ne sais pas si j'ai réussi ici à retranscrire ce moment magique, peut-être que le mieux, c'est d'écouter la chanson et ses paroles. Moi qui me réjouis de ne bientôt plus prendre le métro quotidiennement, je rêve à présent de retomber sur ce Jean Ferrat africain à la voix du beau Serge. Pourvu qu'il continue à ne pas tomber…


 

 

 

Psychologies magazine, le maquillage et les pourquoi pas

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Lorsqu'on m'a proposé ce sujet, "Pourquoi se maquille-t-on ?", j'ai dans un premier temps cru à une blague. Comment moi, la cancre absolue en beauté, pourrais-je répondre à cette question, qui plus est intelligemment ? Sur quatre pages.

Angoissage.

Et puis je me suis rappelé que le journalisme ne consistait pas à écrire uniquement sur ce qu'on connait. Voire même que parfois, être très proche de son sujet c'est un peu parasitant.

Dans ce cas précis en tous cas, autant vous avouer que je partais vierge comme Marie. Et comme souvent lorsqu'on ne s'y attend pas, je suis allée de rencontres en rencontres. Une ancienne top model de chez Chanel reconvertie en psychanalyste, une maquilleuse indépendante parlant de ses illustres clients avec une tendresse émouvante ou encore une femme de 78 ans qui tous les jours sacrifie au même rituel beauté et qui continue depuis la mort de son mari, pour elle, parce qu'elle n'est pas elle sans son rouge aux lèvres.

Surtout, j'ai parlé avec cette esthéticienne qui travaille exclusivement auprès des femmes malades de cancer pour essayer de leur redonner un peu d'amour d'elles-mêmes. Je ne l'ai pas vue, nous avons juste échangé au téléphone. Un instant dont la brièveté ne m'a pas empêchée d'être extrèmement touchée. Elle s'excusait de ne pas trouver les mots pour m'expliquer à quel point ce qu'elle accomplissait allait pour elle bien au delà de l'esthétique. Pourtant, ses hésitations et ses silences traduisaient à elles-seules son immense respect pour ses patientes et la dimension spirituelle de ce maquillage réparateur. "Le geste compte plus que le résultat", m'a-t-elle confié dans un souffle.

En raccrochant, j'ai pensé que j'avais touché du doigt ce que pouvait être la bonté.

Et aujourd'hui, lorsque j'ai ouvert mon Psychologies Magazine (février) et que j'y ai vu mon article, je me suis souvenu de cette phrase d'une chanson de Vanessa Paradis, vue lundi soir en concert:

"Parfois on regarde les choses telles qu'elles sont en se demandant pourquoi. Parfois on les regarde telles qu'elles pourraient être en se disant pourquoi pas".

Tous les matins en ce moment, je réalise que j'ai entrouvert la porte de ce pourquoi pas. Et cette pensée fugace, qui n'exclut pas quelques suées dans la journée, me remplit d'un immense bonheur.

Edit: Les taches sur le papier sont les empreintes laissées par les miettes de mon croissant ce matin. On ne se refait pas.

Edit2: Pour celles qui voudraient le lire, j'imagine que l'article sera prochainement en ligne sur le site mais je ne l'ai pas trouvé pour l'instant.

Dernière ligne droite (mais pentue)

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Un grand merci pour tous ces compliments hier sur ma nouvelle tête. Je reviendrai vous parler de ma frange après un rodage de quelques jours, parce que je sens que c'est un sujet qui mérite qu'on s'y penche à fond.

Pas grand chose à part ça, si ce n'est que pour fêter ma prochaine quille, les enfants ont décidé de m'offrir une sorte de jubilé en tombant malade à tour de rôle depuis vendredi. Certes, on pourrait se dire que les jours enfants malades, là, ça ne va pas poser de problème.

Sauf qu'on se rappellera que j'avais opté pour la stratégie du "ne partons pas fâchés".

Bref, je prends ça comme une tentative, certes naïve et maladroite mais néanmoins partant d'un bon sentiment, de mes enfants de me convaincre définitivement que j'ai pris la bonne décision. C'est vrai que dans mon tableau des moins et des plus avant de me jeter à l'eau, il y avait "ne plus à s'étriper le matin à 8h12 avec le churros quand le thermomètre monte au dessus de 38,5 et qu'aucun de nous deux ne peut rester jouer les garde-malade".

Ceci étant dit, pour avoir joué les infirmières avec le machin hier, je ne suis pas si sûre d'avoir très envie que ça se reproduise trop souvent. C'est que ça commence assez tôt le syndrôme masculin du "j'ai le nez bouché, mal à la gorge et je vais donc MOURIR, en plus que ça fait MAL".

Voilà, fin de ce non billet, écrit à l'arrache avec Rose hilare des bulles de compétition qu'elle fait avec son nez au moindre éternuement. Ah ouais quand même.

Edit: photo prise à Montsouris, notre petit Central Park à nous. Elle n'a en effet rien à voir avec la choucroute, mais je l'aime bien, c'était un joli moment, agrémenté de crèpes au nutella, de chocolat chaud valrhona et de cidre fermier pour moi.

Edit2: L'artiste à l'origine de ma frange s'appelle Michel et la coloriste, Karine. J'ai un peu hésité avant de vous donner les coordonnées exactes parce que bon, c'est le genre de bon plan qu'on aurait presqu'envie de se garder pour soi. Mais vous n'avez été que bonté hier, je ne serai donc aujourd'hui que générosité. Le salon de coiffure est au 49 rue Pigalle et le site internet est par ici…

J'ajoute que le balayage, deux fois moins cher que chez coiffirst ou dessange est vraiment très très réussi.

 

Que la frange soit avec toi

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Samedi matin, à l'heure où blanchit la prairie, j'ai traversé Paris pour aller chez le coiffeur. Pas n'importe lequel, attention. Ayant laissé ma personnalité quelque part dans les vieux cartons de 2010, j'ai tout bonnement contacté THE Hair-artist de la blogosphère, j'ai nommé Michel, the famous one, alter ego capillaire de Violette, mais aussi de Nadia et de tout un tas d'autres stars on line.

Je sais, je sais, je sais, on est toujours l'influencée de quelqu'un.

Je suis donc partie avec dans un coin de ma tête cette impression d'être légèrement pathétique (mais qui ne poursuit pas inlassablement le rêve impossible de rencontrer celui qui te fera VRAIMENT ressembler à la photo de la bombasse bien coiffée que tu lui montres en rougissant me jette la première brosse à la figure). Un peu honteuse mais aussi assez excitée à l'idée que peut-être, on ne sait jamais, les miracles existent, j'en ressortirais plus jolie qu'en y entrant..

Je vous raconte ?

9h00: Je cherche mon itinéraire sur Internet pour trouver mon chemin. Il faut dire que Chez Privé, le salon blogueuse's friendly, c'est un tout petit peu à l'opposé de mon quartier chinois. Une heure de métro pour aller se faire couper les tifs, on est à la limite du raisonnable.

9h02: En même temps je traverse bien Paris depuis des années pour aller voir ma gynéco. Aux dernières nouvelles un frottis c'est un frottis et pourtant plutôt mourir que de laisser qui que ce soit d'autre inspecter mon frifri pendant que mes pieds sont dans des étriers. Comparativement, le risque de se louper pour un coiffeur est bien plus élevé. Ce qui justifie amplement mon épopée. CQFD.

9h12: Je pars de la maison en prévenant toute la famille qu'il se pourrait qu'on me confonde avec une autre à mon retour. Rapport que je vais poursuivre dans mes bonnes résolutions de 2011. A moi la frange, quoi.

9h23: Le churros m'envoit un texto d'encouragement: "que la frange soit avec toi". L'amour c'est ça aussi.

9h45: Je m'arrête à Saint-Lazare et je pars, comme il se doit, dans la direction opposée de celle que j'aurais du emprunter.

10h23: Après avoir arpenté une dizaine de rues en espérant déboucher par miracle sur la pigalle street et demandé mon chemin à 25 personnes, j'arrive essouflée et penaude dans un salon tout ce qu'il y a de plus normal (j'avais un peu les foies de me sentir under-looked). Je me demande néanmoins si le fait de m'être perdue dans un périmètre de 12m carrés n'était pas un message de mon ange gardien. Du style: "tu es malade ou quoi ? La FRANGE, toi ? Je te rappelle que tu nous chies une armoire dès qu'on te coupe plus de 3 cm sur les pointes. Repars immédiatement dans le 13e arrondissement, pauvre dinde". (mon ange gardien et moi avons des relations cordiales mais on aime se parler sans détour) (ce qui explique que je lui ai répondu, avec le sourire, de la fermer et d'aller bouffer ses morts) (tribute to Caro(roca) et Gomar).

10h25: Karine, la douce coloriste, me demande ce qu'on fait.

10h26: "On planque ces connards de cheveux blancs qui font rien qu'à se reproduire comme des lapins", je lui dis.

10h28: Karine me dit qu'elle ne les voit pas mais que pour vraiment les cacher, va falloir y'aller sur le balayage, quand même. Karine est diplomate mais pragmatique, ça me va.

10h32: Je signe une décharge à Karine et lui donne carte blanche pour dézinguer tous ces signes extérieurs de quarantenaireattitude. En avant pour le blond platine.

10h33: Michel arrive et me demande ce qu'on fait.

10h35: J'explique à Michel que je crève d'envie d'avoir une frange depuis environ trois ans mais qu'à chaque fois la réponse des coiffeurs est sans appel: ça ne m'ira pas du tout.

10h36: Michel est homme à relever les défis, je le sens. Il plie une mèche devant mon front et regarde attentivement.

10h37: Michel est catégorique, ça va très bien m'aller.

10h38: Je n'en suis pas si sûre mais je suis dans un salon de coiffure et donc incapable d'exprimer le fond de ma pensée. A mon avis je fais une intolérance à la laque, ce qui explique ma propention à approuver toute suggestion émanant d'un coiffeur, du soin pour cheveux secs à 200 euros à l'achat d'un fer à lisser (d'une utilité évidente sur mes tifs raides comme la justice).

10h40: Je précise à Michel que je porte mes lunettes 24h/24, au cas où ça entrerait en ligne de compte dans son diagnostic de visagiste diplômé.

10h42: Michel recommence l'opération de la mèche pliée, cette fois-ci avec mes lunettes.

10h43: Michel n'est plus du tout certain que ce soit une bonne idée.

10h45: Karine pense aussi que sans lunettes c'est mieux.

10h47: La dame à côté de moi hésite.

10h49: Tout le salon de coiffure s'interroge et me scrute pendant que michel tient ma mèche en l'air.

10h52: Je suis très à l'aise.

10h53: Cellule de crise Chez Privé. Chacun donne son avis, personne n'est d'accord. Les passants entrent dans le salon et s'immiscent dans la conversation. Les voitures s'arrêtent en double file, on est à deux doigts du mouvement de foule. La tension est insoutenable. Soudain, de la fumée blanche sort des casques chauffants. Michel arrive et déclare solennellement: "habemus frangeam".

10h54: Mon ange gardien est consterné.

10h55: Michel m'avertit qu'il va donc couper. Il y reviendra ensuite mais pour le balayage c'est mieux que la frange soit déjà là. Il me demande de respirer profondément.

10h56: Le malaise vagal n'est pas loin. Je demande si le salon est équipé d'un défibrilateur.

10h57: Au moment où il approche ses ciseaux, je préviens Michel que j'ai des milliers de lecteurs et que je peux faire et défaire n'importe qui en deux mots sur mon blog. Je dis ça je dis rien, rajouté-je.

10h59: Michel me dit qu'il en a vu d'autres. Il semblerait que Violette n'ait pas été la moitié d'une chiante le jour où elle est passée à l'acte et que ça l'ait comme qui dirait immunisé contre les caprices d'influentrices. Il ne tremble pas et il coupe.

11h02: Je suis complètement frangée.

11h03: Ça ne fait pas mal c'est déjà ça.

11h04: A première vue ce n'est pas atroce. Sachant que je ne porte pas mes lunettes pour l'instant ce qui a) ne me permet pas d'avoir un cliché très net de la situation et b) ne m'en dit pas beaucoup plus sur le résultat final une fois mes bésicles chaussées.

11h05: Avant qu'il n'aille plus loin dans la coupe, Je montre fébrilement à Michel une photo de Kate Moss dans le dernier Grazia. "Je veux ÇA", lui dis-je dans un souffle.

11h06: Michel confirme que c'est exactement ce qu'il envisage de faire.

11h08: Je suis à deux doigts de tout plaquer pour vivre une grande histoire avec Michel.

11h10: Je me demande à quoi ressemblera ma prochaine collection chez Topshop.

11h13: Michel n'a pas de cocaïne. Qu'est-ce que Kate ferait dans cette situation ?

11h14: Karine s'attaque au balayage. Et elle ne fait pas de quartier. M'est avis que mes cheveux blancs ne doivent pas trop se marrer.

11h56: Je pense que même mon cerveau est blond désormais. Ça m'arrangerait qu'on me rince, là.

11h58: La shampouineuse appelle Karine. Je sens de l'inquiétude dans sa voix. Soit j'ai des poux, soit la peau de mon crâne s'est décollée.

11h59: Karine dit à la shampouineuse que le résultat est exactement celui qu'elle espérait. Je reprends ma respiration mais me promets de passer toute la famille au paranix au cas où.

12h00: Michel m'installe et m'explique qu'il va donc dégrader, alléger, donner du volume.

12h03: Un jour il faudra qu'on m'explique pourquoi il faut t'enlever la moitié des cheveux pour te donner du volume.

12h15: Michel fignole la frange mais la laisse volontairement assez longue parce que c'est comme ça que c'est beau.

12h17: Je demande à Michel s'il va falloir que je revienne régulièrement pour la recouper.

12h18: Michel est un peu gêné de m'avouer que je viens de mettre le doigt dans un engrenage sans fin et que oui, il faut prévoir de revenir assez souvent.

12h19: Je serais prête à jurer d'ailleurs qu'elle a déjà repoussé.

12h20: Dieu merci j'ai démissionné, je ne vois pas comment un plein temps aurait été compatible avec l'entretien de ma frange.

12h23: Putain, j'ai démissionné.

12h24: C'est génial.

12h25: C'est affreux.

12h27: C'est gén… Ok, focus sur la frange, caro.

12h29: C'est atroce.

12h30: Je veux dire, la frange.

12h34: Je ne ressemble pas du tout à Kate Moss. Ce qui était prévisible, on est d'accord.

12h35: Ce qui l'était moins c'est que je devienne le sosie de Christine Bravo.

12h37: Croisée avec celui de Patrick Juvet.

12h40: Frou-frou, frou-frou…

12h42: Qu'on m'achève.

12h43: "C'est super, j'adore", je dis à Michel (toujours cette allergie à la laque).

12h45: Michel est ravi. Il me dit que finalement, même avec les lunettes ça le fait.

12h46: Je n'arrive pas à me rappeler si Christine Bravo avait des lunettes.

12h48: Mon ange gardien se roule par terre et me demande entre deux hoquets de rire si je vais aller m'installer au Mexique.

12h50: Le point positif c'est qu'on ne voit plus ma crevasse ride du lion. Je viens d'économiser 300 euros d'acide hyaluronique.

12h51: Le point négatif c'est qu'on ne voit plus que mon nez.

12h52: Si je me mets un peu de profil et que je baisse la tête, ce n'est pas si moche.

12h53: Ça ne va pas être pratique pour marcher, cela dit.

12h54: Michel m'assure que je suis superbe et que ça me fait perdre 10 ans. En même temps il ne va pas me dire que je ressemble à s'y méprendre à une animatrice télé alcoolique et tricarde.

12h55: Je paie et je manque m'évanouir en constatant que ça me coûte la moitié de ce que je lâche chez coiffirst. Alors que franchement, le balayage est magnifique. Et la coupe aussi. Je veux dire, s'il n'y avait pas ce nez, ces lunettes et cette ressemblance troublante avec Patrick Juvet Christine Bravo, ce serait superbe.

12h56: Je remercie tout le monde et je promets à Michel que je réfléchis pour le fer à lisser.

12h57: Je n'en reviens pas d'avoir résisté à l'appel du fer à lisser.

12h58: Je sors dans la rue.

12h59: J'ai l'impression que tout le monde me montre du doigt en rigolant.

13h00: Je me cache derrière ma frange dans le métro. 

13h56: J'arrive à la maison.

13h58: Le churros ouvre la porte. "Ben c'est très bien. Tu ne ressembles pas du tout à Christine Bravo".

14h12: J'ai beau remonter le fil, je ne retrouve pas le moment où j'ai dit au churros que je ressemblais à Christine Bravo.

Je vous laisse, j'ai une super idée de talk show et il faut que j'appelle Sonia Dubois pour voir si elle serait ok.

Edit: Donc démissionner c'est fait, couper ma frange, c'est fait… Si quelqu'un pouvait ordonner mon internement d'office avant qu'il me prenne l'envie de me piercer le clitoris ou de sauter à l'élastique du haut de la tour Eiffel ça m'arrangerait, merci. Vivement 2012.

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Edit2: En vrai de vrai, ma frange c'est un peu comme ma démission. Une heure sur deux je trouve ça génial. Et le reste du temps je trouve ça atroce.

Amber, Dude and Luce

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Vendredi soir, donc, je suis allée voir Amber and the Dude à la Bellevilloise. Gros coup de coeur déjà pour l'endroit, que je découvrais douze ans après tout le monde mais après tout on s'en fout. Le restaurant est superbe, avec des oliviers plantés au milieu de la salle et de grandes tables super conviviales. J'ai eu envie que ce ce soit l'été pour aller boire un verre sur la terrasse qui semble surplomber Paris (mais je n'en suis pas sûre, je ne l'ai vue que de nuit).

A part ça, donc, Ambre était magnifique et inspirée. Elle avait un sacré mérite parce que chanter au milieu des gens qui boivent et qui mangent, comment dire ? Difficile. Vivement les vraies salles de concert où le public est là pour écouter de la musique et danser, en somme. Il n'empêche qu'au bout de quelques morceaux, le silence s'est fait et que les gens n'avaient d'yeux que pour les solaires Ambre et Dude.

La cerise sur le gâteau, ce fut donc cette surprise, la venue de l'ancienne coloc d'Ambre à la Nouvelle Star et accessoirement vainqueure de la dernière édition du télécrochet. Luce.

Je lui prédis à elle aussi un bel avenir, sa présence sur scène est immédiate et forte. Elles ont chanté un Faith de Georges Michael endiablé et super sexy. J'étais à deux doigts de monter sur la scène pour move mon booty avec elles.

Après, mes deux grands, que j'avais emmenés et qui n'avaient encore jamais vraiment vu leur baby-sitter chérie (ex baby-sitter en vrai) en live, ont même eu droit à la photo de fans avec Luce. Un grand merci à cette dernière pour sa gentillesse, c'était chouette de constater que son accent chantant et son apparente simplicité n'étaient pas feints à la télé. Une vraie belle personne à qui je souhaite le meilleur.

Mardi, Amber ant the Dude seront au Bus Palladium, je ne sais pas encore si j'aurai la possibilité d'y retourner, mais je vous invite à y aller, en toute objectivité, parce que m'est avis qu'on n'a pas fini d'en entendre parler, de ces deux là.

Merci à Zaz pour les photos 😉

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Mon bazar vert: les gagnantes du concours

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"Donc tu choisis 3 chiffres entre 1 et 239. Et tu t'arranges pour tomber sur des numéros qui a) donnent les bons résultats, b) ne veulent pas tous un collier c) ne correspondent pas à des anti-concours qui par conséquent ne participent pas au biniou."

Le churros m'a regardé comme une poule à qui on aurait donné un iphone.

Après environ 45 combinaisons, nous avons décidé qu'on s'en foutait des bonnes réponses (à savoir que l'écrivain c'était plutôt Jaenada mais qu'en même temps j'aime beaucoup Bukowski).

On a fini par y arriver mais le churros vient de partir avec les gentils messieurs en blanc. Il faut dire qu'il a grave décompensé. Il n'arrêtait pas de crier "charbonnier ! J'ai tiré le charbonnier !" au brancardier. Je crois qu'on l'a perdu.

C'est pas demain la veille qu'il y aura du concours ici à nouveau.

A part ça, les gagnantes sont:

194: Fannykiki: le bracelet

165: Caro d'Ardèche : le collier

112: Martylo: les boucles d'oreilles

Envoyez-moi un mail pour que je vous mette en contact avec les filles de mon bazar vert !

Je reviendrai dans le we pour vous raconter combien Ambre a assuré hier. Même que y'avait une surprise et qu'elle était trop cool la surprise.

 

Viens voir mon bazar vert (avec du concours inside)

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On est vendredi et c'est en soi une excellente nouvelle. Et en plus, y'a du cadeau aujourd'hui. Oui, encore. D'ailleurs ça m'intéresserait de savoir si ça vous plait ou pas ces concours. Je veux dire, au vu du nombre de personnes qui tentent leur chance, j'ai l'impression que oui, mais finalement, c'est assez difficile de savoir si la majorité silencieuse s'en bat la nouille, s'en agace ou s'en réjouit.

Je vais faire un sondage, tiens.

Un jour.

Bref, du cadeau joli joli joli. Pourquoi ? Parce qu'Adeline, créatrice du portail "Mon bazar vert" me l'a proposé. Et Adeline, même si je ne la connais pas, a déjà un atout de taille: elle est lyonnaise. De surcroit, elle entre dans cette catégorie que j'aime bien soutenir, à savoir les filles qui en ont.

Pas des couilles.

De l'audace.

Elle a quitté son boulot de journaliste (tiens tiens tiens…) pour créer, avec Jessica un site, né, je la cite, "d’une envie commune de proposer aux femmes une approche ludique et engagée de l’écologie, du développement durable et de la conso verte". Au programme: mode, culture, éducation, cuisine et cosmétique.

Allez-y, c'est bien fichu, c'est frais, c'est sincère, c'est citoyen. Et c'est une mine d'infos qu'on ne lit jamais ailleurs. Franchement, je suis assez bluffée par la qualité de ce webzine.

Mon bazar vert c'est aussi un portail shopping visant à promouvoir de jeunes créateurs éthiques et responsables.

Header shop

C'est là que j'en viens à l'objet de ce concours. Les filles de MBV mettent en jeu trois adorables bijoux de la marque PACHAMALU.

Pachamalu
– Une paire de boucles d'oreilles CUCARRON LILAS
– Un collier CORBALU ROUGE
– Un bracelet ZAPOTE ROSE

Pour cela, répondez à ces trois questions:

– Adeline et moi aimons toutes les deux un écrivain, lequel ?

– Que chasse Christian Holl ?

– Citez trois créateurs dont les oeuvres sont vendues sur Mon bazar vert shop ?

Et voilà.

Edit: Okazou y'en a qui se le demanderont (style amphigourique) je ne touche RIEN sur ce concours, ni ne reçois quoi que ce soit. Il n'est pas exclu qu'un jour je collabore à ce magazine mais pour l'instant ce n'est pas le cas et ce n'est certainement pas dans ce but que j'en fais la promo.

Edit2: Mettez dans votre commentaire si vous préférez un collier, un bracelet ou les boucles d'oreilles. Sachant qu'il n'y en a qu'un de chaque en jeu, vous me suivez ?

Blogueuse need despérément de la vitamine C

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Je serai brève (en général, quand un orateur commence comme ça, je décède d'angoisse, c'est à tous les coups le signe qu'il va s'éterniser). Donc je serai brève, disais-je.

Jusqu'au 4 février, je suis en préavis. C'est une période étrange, pendant laquelle on croit que les journées vont se dérouler dans la plus grande zénitude étant donnée l'absence totale d'enjeu. Après tout, on est déjà presque parti.

Sauf qu'en réalité, venir à son bureau et peigner la girafe des heures durant, c'est absolument terrifiant d'ennui. Sans compter que pour les collègues, c'est moyennement sympa. En même temps, difficile de s'investir alors que dans votre tête – et dans celle des autres – vous n'en êtes plus. Pour l'ego c'est compliqué d'entrevoir la vie sans vous telle qu'elle prendra forme une fois votre bureau débarrassé de votre innomable bordel. Pour le moral, c'est un peu lourd aussi de réaliser qu'en effet, la terre continuera de tourner. Même si de regrets il n'y a pas. La page se tourne et laisser derrière soi huit ans de sa vie et tous les amis qui vont avec ne peut se faire sans un pincement au coeur.

Parrallèlement, de peur de me retrouver le 6 février assise en pleurs sur mon canapé sans autre perspective que de m'enfiler des séries sur mon ordinateur, je mets en route des collaborations. Bien évidemment, je ne dis non à rien pour l'instant. La règle d'or des pigistes étant de ne pas mettre tous ses oeufs dans le même panier.

On ajoute à ça les enfants (pendant que je tape ce billet, rose me tire les cheveux et escalade mon fauteuil en hurlant qu'elle veut que je remplisse sa mini théière grosse comme un dé à coudre. Je l'ai envoyée à son frère qui ne veut pas lâcher son manga. Non, sa soeur non plus ne souhaite pas coopérer. Il faut dire que c'est la 20ème fois qu'on remplit sa p. de théière. sdfgsdfhndgh,ndxgh,ngdx. Nan, ce n'est pas un bug de mon ordi, c'est helmut qui vient de s'asseoir sur mon clavier. Hiiiiii. C'est rien, je me ferai greffer une cornée demain).

En résumé je suis à deux doigts de l'explosion, et hélas, pas de foufoune.

Qu'on ne s'y trompe pas, ces mots n'ont pas pour objet de susciter la pitié ou la compassion. Je me doute que vous avez chacun et chacune de quoi faire de votre côté. Je n'ai pas le monopole de la débordatitude. Non, c'était juste pour pousser mon grand cri et espérer qu'il résonne dans les méandres de l'internet. Aussi pour m'excuser à l'avance de ne pas être forcément à la hauteur de vos attentes dans les jours à venir. Ce blog reste une priorité, peut-être plus que jamais. Mais je ne sais pas mentir ni jouer la comédie et là tout de suite maintenant, je suis totalement incapable de vous donner plus que ça.

J'ajoute que mon métier, d'hier et d'aujourd'hui mais aussi de demain, consiste à écrire. Mais il s'agit d'une écriture qu'on pourrait qualifier d'encadrée. Les articles sont en général des commandes, qui doivent respecter un calibrage, un angle défini à l'avance et ont pour objectif de correspondre à la ligne éditoriale du journal. Les livres aussi, sont visés et validés par les éditeurs. Ce blog est le seul espace sur lequel je peux faire ce que je veux. Sans en référer à qui que ce soit. Si je ne souhaite pas qu'il devienne ma source de revenu principale (outre le fait que c'est tout de même compliqué en pleine crise de la pub) c'est justement parce que je ne veux pas me contraindre à donner ce qu'on attend de moi, à plaire au plus grand nombre. Tout ça pour dire que je me souviens, dans mon billet de démission, l'une d'entre vous a lancé sur le ton de la plaisanterie (mais quand même) "tu veux dire que maintenant c'est nous tes patrons ?". Je n'avais pas répondu, mais je le fais maintenant:

Non.

Je sais ce que je vous dois, sans lecteurs un blog périclite. Je ne veux donc pas tenir ce discours consistant à vous envoyer voir là bas si j'y suis lorsque vous émettez une critique. Mais je veux pouvoir prendre le risque de décevoir ou de déplaire. Sans avoir peur de perdre un employeur. Des employeurs, je vais en avoir plusieurs et j'aurai sûrement la trouille à un moment ou à un autre de perdre leurs faveurs. Vous, je ne veux surtout pas vous voir comme ça. Sinon, écrire ici deviendra une contrainte. Par conséquent, je continuerai à regimber en grognant comme un ours mal léché quand on viendra essuyer ses pieds crotteux sur mon paillasson sans que ce soit justifié.

Il n'empêche que je vous kiffe, à part ça.

Edit: Je présente par ailleurs toutes mes excuses à celles qui m'ont envoyé de merveilleux mails ces derniers jours restés lettres mortes pour l'instant. Je promets de répondre dès que je sors de l'oeil du cyclone.

Edit: Ma théorie se confirme. Ne jamais commencer un discours ou quelque autre speech par cette damnée phrase: "je serai brève". Echec assuré.