Les enfants sont formidables

Hier soir, alors que je mangeais tranquillement sans rien demander à
personne ma glace smoothie banane fraise de chez picard qu'en plus y'a
85% de fruits dedans et que donc je me demande si vraiment c'est
correct d'appeler ça une glace, mon fils, chair de ma chair, me demande
de son air candide:

"Et… comment ça se passe, maman, dès que le bébé est sorti tu reprends ta taille normale ?"

Sous le choc, j'ai craché un morceau de ma compote glacée.

Ensuite, j'ai rassemblé ce qui me reste de sang froid pour ne pas pleurer instantanément et j'ai invoqué la mère parfaite qui sommeille en moi – comme une bûche, elle sommeille, celle là – pour lui répondre le plus naturellement possible. Ben oui, s'agirait pas de l'induire en erreur sur la nature hystérique de la femme.

Bref, j'ai expliqué que… non. Non on ne reprend pas sa taille normale en deux minutes, pas même en deux semaines et d'ailleurs parfois, jamais. Mais c'est pas grave parce que ce qui compte c'est tout l'amour qu'on porte à son enfant et que de toutes façons, le plus important c'est la beauté intérieure. Mais au final, bien sûr, sa maman finira par perdre son aspect de montgolfière, suffira juste d'être patient.

Et au passage, tant qu'à faire passer un message de paix et d'amour, mieux vaudrait qu'au retour de la maternité de sa mère, il évite de faire remarquer qu'en effet, tout n'est pas revenu à sa place. Même si c'est vrai et qu'il ne voit pas ce qu'il y a de méchant. Parce que voilà, même si sa maman SAIT que le plus important c'est la beauté intérieure, elle risque d'être un peu sensible à ce moment là de sa vie. Et que du coup, même, elle pourrait s'énerver. Et aussi pleurer.

Elle continuerait à l'aimer, bien sûr. Mais bon, mieux vaut ne pas tenter l'affaire, quoi.

Assez surpris qu'une question aussi anodine ait eu pour conséquence un discours aussi long que chiant, mon fils m'a regardé blasé – en fait je crois que pour ce qui est de l'hystérie féminine c'est cuit – et lancé que bon, "c'était juste pour savoir".

Et bien maintenant tu sais.

Mon amour.

Edit: Bien sûr, tout ça ne vaut pas pour cette salope d'Angelina qui a sûrement tout perdu des 4 kilos pris pour ses jumeaux qu'elle a visiblement portés dans les seins ou pour Nicole Kidman qui a probablement accouché d'une fashion polly à en croire les photos prises deux semaines après son accouchement. Merci les filles. Sympa la solidarité.

 

Bon anniversaire ma Cindy

Aujourd'hui, c'est l'anniversaire de Cindy. Enfin… de ma copine Stéphane, quoi.

25 ans. C'est pas beau ça ? Presque 32. Ou alors 37. Chais plus. Ce qui est sûr, c'est qu'il ne les fait pas.

Outre
le fait qu'il est persuadé que ma biquette va lui faire l'immense
honneur de naitre en ce jour béni histoire de devenir sa jumelle à
quelques années près, je crois qu'un petit clin d'oeil ici ne pourra
lui faire que plaisir, parce qu'une grande partie de vous est aussi son
public chéri.

Et Stéphane, c'est une grande, qui donne TOUT à son public, comme en témoigne cette photo…

A part ça, dans le genre supra cadeau d'annif, on a appris hier qu'à priori on continue au Lieu à partir de la rentrée jusqu'à noël. Je tiens à remercier Coco et Jean-Luc, les proprios, qui nous facilitent grandement la chose. Je crois qu'ils sont ce qu'on appelle des gens biens. 

Voilà, mon Stéphane, je t'embrasse, je te dis merci, pour tout cet amour que tu dépenses sans compter, seul sur ta scène. Je te dis que je te aime fort, que cette aventure est une de celle qui nous change pour toujours. Je ne sais pas quel est le destin de Cindy, mais je sais que le tien est dans une salle de théâtre, ma Catherine. 

Edit: Toujours là comme vous pouvez le constater, de plus en plus fatiguée ce qui explique mon manque d'ardeur dans les commentaires. Ce qui ne signifie pas que je ne vous lis pas, bien au contraire. Merci pour votre présence tendre et rassurante… 

Je couve, donc je cyber-achète

Non, rien de rien, toujours rien, ma soeur Anne je ne vois rien
venir, pas la queue d'une cerise de contraction. Pourtant il y a deux
jours, au moment même où les enfants devaient prendre le train pour
rentrer à Paris, pan, des coups de poignards dans les reins, le ventre
qui se tord et ça toutes les dix minutes. Branle bas de combat, appel à
Lyon, retrait des enfants du wagon ou presque et rassemblement des
affaires, slips filets et super-couches compris.

Une fois le train bien parti… Pof, calme plat.

La petite est farceuse.

Ou alors elle ne voulait pas que sa tranquilité soit perturbée par l'arrivée des aînés.

Je ne sais.

Mais
depuis, j'ai le ventre aussi détendu que possible. Entre temps les
grands sont finalement revenus, la famille est au complet et attend.
Attend. Attend. Atteeeeeeend.

Quand à moi, pour faire passer le temps, je surfe et une fois n'est pas coutume, je dépense mon argent… 

Tout ça à cause de Punky qui a mis THE info capitale sur son blog y'a deux jours: American Vintage solde tout son stock en ligne à 50%.

Bon, moi, American Vintage, je suis ultra méga fan. En gros ce sont les mêmes matières que Zadig et Voltaire en moins cher – quoi que, pas soldé, c'est assez honteux malgré tout – avec des formes plus accessibles à toutes (= le L ne correspond pas à un 32 et les robes sont parfaite pour cacher tout ce qui dépasse du pantalon).

J'adore leurs longues tuniques que je mets sur des leggings ou des jeans, leurs débardeurs si doux qu'on croirait qu'ils ont été lavés 6789 fois alors qu'ils sont neufs. En plus, tout ce que j'ai acheté chez eux tient bien mieux que Z&V.

Bon, on est d'accord, c'est de la sape cool, pas ultra chic, pas hyper conseillée pour des rendez-vous d'affaires. Mais je peux vous dire que les ticheurtes un poil transparents que je superpose ont un effet boeuf sur l'homme. Et que même enceinte de neuf mois je suis à l'aise dans leurs liquettes.

Voilà, au risque d'être lourde, je ne touche pas un radis des marseillais créateurs de la marque comme leur nom ne l'indique pas.

Mais j'en parle parce qu'à 50% ça devient très intéressant et qu'en ce qui me concerne, ces petits hauts sont mes basiques de l'année.

Ouais, mes basiques.

Quoi, on peut pas être légèrement enrobée, très enceinte et un peu vieille et malgré tout parler comme une rédactrice de mode ?

Ben si, on peut.  

Tout est bon dans l’huile d’olive

Alors ça fait déjà une semaine ou presque que je te parle de ce cours de préparation à l'accouchement.

Mais que s'est-il donc passé pendant ces deux-heures qui mérite un tel teasing, te demandes-tu donc ?

Pas grand chose à vrai dire.

Si ce n'est que l'homme a manqué dans un premier temps s'enfuir, puis s'évanouir, puis être massacré par moi même…

Pour ce qui est de la fuite, je peux le comprendre, on est en effet arrivés à la bourre dans une salle pleine d'utérus remplis à ras bord et de périnées bien détendus du gland.

Et pas une seule paire de couilles. Ou alors bien planquées dans les utérus en question mais donc d'aucun secours pour mon gaillard paniqué.

Heureusement, par la suite, deux autres gars se sont pointés. Le premier, Fayçal, un grand brun ténébreux et le second, Walter, hollandais de son état et fervent opposant à la péridurale comme on le verra plus tard.

Le tour de table une fois fait, on est entrés direct dans le vif du sujet avec la première question d'une primipare très renseignée: "Est-il vrai qu'en massant régulièrement son périnée, on prévient les déchirures entre le vagin et l'anus ?".

 Là, tu imagines que l'homme a changé de couleur et a frôlé le malaise vagal. Ensuite je pense qu'il a été légèrement excité rapport que la sage-femme, jeune et jolie, a montré, geste à l'appui et jambes écartées comment en effet prévenir l'épisiotomie en massant délicatement cinq minutes par jour avec une bonne vieille huile d'olive la portion de périnée qui se situe à l'arrière du vagin. En précisant qu'il fallait, pour que ce soit efficace, enfoncer deux doigts dans la vulve et que le mieux c'était encore que ce soit le partenaire qui s'en charge. 

A ce stade là, Fayçal était quant à lui en hyperventilation avançée. 

Depuis, l'homme me poursuit avec sa bouteille d'huile d'olive avec un air lubrique qui paniquerait même Brigitte Lahaie.

Je peux te dire que plus jamais je bouffe une tomate mozarella. 

Après, le portable de mon cher et tendre s'est mis à claironner comme un con en plein exposé sur l'engagement du bébé et cours sur la poussée. Non content de mettre deux heures à le trouver, il n'a rien trouvé de mieux que de décrocher et de sortir précipitamment pour raconter, hilare, à son pote Jef, où il se trouvait. 

Par contre pour ce qui est de s'éloigner de la porte, ça, il a pas eu l'idée.

Ce qui m'a fait vivre deux longues et douloureuses minutes pendant lesquelles on a tous profité des gloussements de celui qui parait-il est le père de mes enfants – mais rien n'est moins sûr quand j'y pense -, sur le mode: "Ouais c'est l'enfer, que des gonzesses en cloque qui racontent des horreurs, là on en est à la poussée, c'est glamour je te dis pas, un conseil, refuse systématiquement d'aller à ce genre de conneries, parce qu'après pour qu'un jour t'arrive à nouveau à bander, t'as du boulot, ah ah ah…".

Ah Ah Ah.

J'ai fini par sortir, pour conseiller amicalement à Jean-Marie Bigard de se barrer avec son téléphone histoire que je ne meure pas d'humiliation.

Je te dis pas la maitrise de moi même dont j'ai eu besoin pour ne pas lui casser la gueule en le traitant de tout un tas de noms pas amicaux pour le coup. Et ça uniquement parce qu'au contraire de lui, je SAVAIS que de l'autre côté de la cloison, c'était comme si on y était.

Voilà. Ensuite, il est revenu et je peux te dire qu'il a plus moufté, d'autant que si les utérus sur pattes avaient pu le tuer d'un seul regard elles l'auraient fait. Terminés les coups d'oeil envieux du début lancés au seul mâle assez courageux pour se pointer. Le masque était tombé. Finalement, le leur ne venait pas, mais au moins elles pouvaient garder leur dignité.

En même temps, le mien, il n'a pas levé la main quand la sage-femme a demandé qui était contre la péridurale.

Au contraire de Walter.

Que j'ai pris en grippe direct, t'imagines.

Genre lui il savait. Que par exemple, le fait de souffrir ça t'aide à accueillir ton enfant. Et aussi que le travail du coup il se fait plus vite. Et patati et patata. A mon avis, Walter, à la moindre carrie il pleure sa mère. Mais nous, on peut accepter d'être écartelées sans anesthésie.

Sa femme aquiescait, fière de son mari si brave. Mais elle a demandé douze fois si elle aurait mal. 

Ben oui ma cocotte. Mais t'auras qu'à te venger sur Walter. A mon avis ça soulage.

Bref, après un débat philosophico-prise de chou sur pour ou contre la péri – perso je n'ai pas d'avis tranché, je ne supporte juste pas qu'on m'explique que si je choisis de ne pas avoir mal je suis d'emblée une mauvaise mère, après chacun fait comme il voudra – on a fini par une séance de relaxation.

Là encore, l'homme s'est distingué en se couchant de tout son long, mobilisant une douzaine d'oreillers alors que Fayçal – en état de choc depuis le dessin au tableau des grandes et petites lèvres qui s'effacent lors de la dilatation – et Walter s'étaient assis discrètement au côté de leur épouse.

"Ben quoi, si tu veux que je me relaxe, faut que je sois bien, non ?", qu'il m'a dit après que je lui ai administré mon regard n°13, celui qui en gros signifie "t'as décidé de me tuer aujourd'hui ? J'ai fait quelque chose de mal, c'est ça ? Quoi qu'il arrive tu peux te brosser pour un quelconque rapport sexuel d'ici les vingt prochaines années". 

Oui, en effet, un regard, ça peut en dire long. T'as pas idée.

Pour finir, il s'est redressé d'un coup au moment où la sage-femme a annoncé qu'on allait faire une promenade dans notre corps histoire de bien sentir toute la souplesse de notre périnée.

Voilà, depuis tout va bien entre nous sauf qu'il y a des mots qu'on ne prononce plus à la maison.

Comme vinaigrette, genre. 

 

 

Les caprices de pimprenelle…

Salut l'internenette !

Juste un petit mot pour dire que tout va bien et que pas le bout d'une ombre de la queue d'une contraction.

Donc je continue ma couvade en attendant le retour de mes lardons ce soir.

Tout était rodé à la perfection, on avait fait en sorte d'être sans enfants pour que l'arrivée de la demoiselle soit facilitée (genre pas de question à se poser sur ce qu'on fait des grands si ça arrive à 3h du mat en plein désert amical parisien, vive les naissances entre le 15 juillet et le 15 août) mais forcément, vu que pimprenelle est du style qui n'en fait qu'à sa tête – une tendance qui semble se confirmer -, elle a manifestement décidé qu'elle ne pointerait pas le bout de son nez sans son public.

Bref, je sens qu'on va bien s'amuser.

Bonne fin de week-end… 

Edit: Un grand merci à Fabienne qui m'a envoyé cette photo prise en Vendée. C'est le genre d'attention qui me fait monter les larmes aux yeux direct. Et pas qu'à cause des hormones.

Histoire d’eaux

Bon alors figurez-vous que si je n'étais pas là ce matin, c'est pour une très bonne raison.

J'étais à la piscine.

Oui madame.

Farpaitement.

Avec l'homme.

Et nos bonnets de bains. Même que le mien c'était celui de ma fille et qu'on aurait dit une kippa.

Rose.

Ouais ben rigolez, rigolez, n'empêche que je crois que je vais emménager à la piscine de la Butte aux cailles, rapport que l'apesanteur c'est un peu le must quand on approche comme moi des 100 kilos. Et ce n'est pas vraiment une métaphore si tu vois ce que je veux dire.

En fait depuis le début de la grossesse je me dis que je vais y aller toutes les semaines. Résultat, à huit mois et demi je me lance. En même temps, tous les ans je pense m'inscrire au gymnase club, jamais je le fais. Donc là je suis plutôt sur la bonne pente.

Et puis si je n'y allais pas, figure-toi que c'était à cause d'une peur idiote, de celles qu'on avoue pas trop.

Allez, à toi je le dis. 

J'avais la trouille de perdre les eaux dans la piscine et de ne pas m'en rendre compte.

C'est bon, je sais, c'est con, je le sais d'autant plus que je n'ai rien trouvé de mieux que de me confier lors du cours de préparation à l'accouchement suivi mercredi, au milieu de 15 nanas hilares et d'une sage-femme qui ne l'avait manifestement encore jamais eue, celle là.

Quelque part faudrait pas qu'elle se plaigne non plus, parce que j'hésitais entre ça et le "est-ce que c'est vrai qu'on fait caca en même temps qu'on accouche ?".

Cela-dit celle ci, parait que TOUT LE MONDE se la pose.

Et que la réponse est tout de même souvent oui.

Bref, après avoir été rassurée sur cette histoire d'eaux qu'on perd – en fait si jamais ça arrivait, parait que ça continuerait même une fois sortie de la piscine, donc on s'en rend compte – je suis allée avec l'homme et nos capotes à cheveux nager – ou plutôt flotter – dans les eaux douces de la piscine de la Butte aux cailles.

En plein air et sans chlore ou presque. Parce que si tu sais pas je vais te l'apprendre, à la Butte, y'a une source. Et c'est avec cette eau pure que la piscine est remplie. 25 000 ans qu'elle a, la nappe d'eau. A 582 mètres sous tes pieds. T'imagines ? Ben non, t'imagines pas.

Et même, tu peux amener tes bouteilles pour faire le plein pour pas un rond. Attends, pas dans la piscine, faut pas déconner non plus. Non, au robinet sur la place devant les bains de la Butte. Ce qui donne un air bien rétro à cet endroit que j'aime d'amour, genre retour au lavoir d'antan et cie.

Voilà, après avoir fait la planche en regardant le ciel de Paris, on est allés manger dans un tout petit resto italien de rien du tout qui s'appelle l'Etape et qui te propose à midi une formule à 10 euros avec plat plus dessert. Si tu y vas un jour, tu prends des rigatoni à la siciliana, s'il te plait.

Avec des aubergines fondantes, des courgettes, de la sauce tomate, de la mozarella séchée en copeaux et de la tapenade maison dessus. 

Et comme avant, t'as nagé, tu n'es même pas emmerdée au niveau de l'huile d'olive.

Voilà, promis, très vite je reviens sur cet épisode de la préparation à l'accouchement, mais chais pas, en ce moment, j'aime bien faire ces petits carnets de vacances. J'espère que ça ne te rase pas trop.

 

L'Etape: 22, Rue du Moulin des Prés, 75013 Paris, Tel : 01 45 65 05 39

 

Toujours là…

Et oui, I'm still here… Et ma foi, heureuse de l'être !

Si
ce n'est que je m'inquiète un peu pour la prise de poids finale, ces
quelques jours de parenthèse enchantée avec l'homme en vacances sont
l'occasion de tous les excès alimentaires. Et que je te fasse une
mousse au chocolat de la mort, et que j'aille manger un sundae caramel,
et que je te prenne un dessert au resto à chaque fois, et que je ne
sache plus reconnaître un légume rapport que le dernier mangé était un
avocat et que ça date.

Forcément, au bout d'un moment, faut pas rêver, ça finit par se voir.

Bref, ma petite chérie, pour le bien être futur de ta maman, faudrait peut-être voir à sortir de là, hein.

Sinon, dans la série je m'éclate à Paris, je vous conseille d'aller voir "Bons baisers de Bruges" avec Colin Farrell, un chouette film pseudo-noir pseudo-drôle qui m'a réconciliée avec le cinéma rapport que deux jours avant j'étais allée me fourvoyer dans une salle projetant "Voyage aux Pyrénées". Après dix premières minutes réjouissantes, tu as juste envie de conseiller à Sabine Azéma d'aller se coiffer. Et tu as beau trouver les Pyrénées magnifiques, tu te dis qu'un décor ça ne suffit pas à faire un film.

Pourtant j'aime les frères Larrieu.

Et je ne te parle même pas de Jean-Pierre Daroussin, hein.

Même que je t'ai dit que j'avais mangé avec lui une fois ?

Ouais, je sais, je t'ai déjà dit.

Voilà, après le ciné, si tu vas au MK2 bibliothèque – je vois pas comment tu fais si tu vas pas là bas rapport que c'est the best cinéma – tu peux aller manger à la Zygothèque, le seul resto sympa du coin, rue de Tolbiac. En dessert tu prendras une brioche perdue aux pralines. Et après tu pleureras sur tout ce gras que tu vois là, sur tes hanches.

Edit: Je suis là aussi aujourd'hui, si ça te dit. 

Edit: A part ça je vous raconte demain ou très vite la mémorable séance de
préparation à l'accouchement où j'ai réussi à trainer l'homme hier.

Annie Leibovitz, une femme moderne

Bien décidée à faire venir désormais mademoiselle pimprenelle, je
commence depuis quelques jours à arpenter les rues parisiennes dans
l'espoir de déclencher je ne sais quoi au niveau de mon périnée.

Du
coup, moi qui avais l'activité intellectuelle d'une huitre depuis un
mois ou deux – je suis devenue accro à "Un diner presque parfait", ça
te donne une idée des dégâts – je suis redevenue une femme Barbara
Gould, au courant des dernières tendances de la capitale et capable au
débotté de te donner le nom d'une exposition inratable, un conseil
cinoche imparable ou l'adresse d'un resto où te faire péter la panse en
ce début d'été un peu morose.

Bref, I'm back. A deux à l'heure et les pieds en canard, certes, but I'm back.

Je commencerai donc par te parler de l'exposition qui m'a fait craquer dimanche…

Celle sur Annie Leibovitz qui se tient à la merveilleuse Maison européenne de la photographie. Je tiens de suite à te préciser que je ne suis pas une spécialiste de la photo et que en gros, en la matière, j'aime ou j'aime pas.

Et là, j'ai adoré.

D'abord parce qu'Annie Leibovitz est avant tout photographe de stars et que l'on retrouve des clichés vus dans les féminin, du style Demi Moore enceinte ou Johnny Depp et Kate Moss sur le point de faire l'amour – à moins que ça ne soit juste après – dans un des palaces qu'ils aimaient alors à dévaster.

Ou tout simplement Brad, du temps où il ne consacrait pas sa vie à repeupler la planète…

 

 

Bref, mon côté liseuse en cachette des voici et cie ne pouvait qu'être satisfait.

Mais l'expo ne s'arrête pas là, je dirais même que l'autre versant est peut-être le plus passionnant et émouvant. Parce qu'Annie Leibovitz a aussi consacré sa vie à immortaliser le quotidien d'être aimés. Notamment celui de ses parents, frères et soeurs ou de sa première fille, Sarah, adorable lutin aux yeux démesurés.

Ici le père et le frère d'Annie Leibovitz, dans une symétrie émouvante…

Il y a enfin surtout des dizaines de portraits de sa compagne, Susan Sontag, morte en 2004 d'un cancer. L'amour qui se dégage de ces clichés sans concessions – la série faite pendant tout le traitement de Susan est saisissante d'humanité, d'humour et de tendresse – te prend aux tripes et fait finalement paraitre le reste bien secondaire.

Là on la voit pénétrer dans Petra, comme une entrée au Paradis, quelques années avant sa mort…

Ces deux vies, celle de la femme privée et celle de la star de Vanity fair, Vogue et Rolling Stones s'entremêlent, se complètent et parfois s'affrontent. J'en veux pour exemple le contraste incroyable entre les photos de Demi Moore enceinte – magnifique mais esthétiquement parfaite – et celle d'Annie prise par Susan Sontag qui ne cache rien de la cellulite, du poids, des seins lourds et de la fatigue. Devinez celle qui m'a le plus touchée ?…

 

  

 Edit: Après cette visite enchantée, je te conseille évidemment d'aller rue des rosiers pour un voyage gratuit à Tel Aviv. Tu mangeras un fallafel, tu t'en mettras plein les doigts malgré la petite fourchette fournie avec le sandwich pita et ensuite tu iras chez Finkelstein t'acheter le meilleur cheesecake à la griotte qui existe sur terre. 

Edit2: I know, c'est un billet pour les parisiens. Ou ceux de passage. M'enfin à 39 semaines je ne vais pas aller visiter la rade de Brest, malheureusement. 

Edit3: Rien à voir, mais tu préfères cette police de caractères ou celle d'hier ? Paske moi, chais pô… 

The Liste de livres de l’été

L'année dernière, je vous avais proposé une sélection de bouquins pour l'été et je crois que vous aviez apprécié. En même temps c'est normal, je suis un peu un leader d'opinion, tu vois ? Du coup, comme je suis du genre à aimer leader l'opinion, hop, je recommence.

Je tiens à préciser que ces livres ne sont pas forcément récents, pas forcément des chefs-d'oeuvre, ils sont pour moi des exemples types d'ouvrages plaisir, de ceux qu'on déguste sur une chaise longue à l'ombre d'un figuier ou sur un transat sur la plage, ou dans un lit, à la fraiche, bien calée sur de gros oreillers, nue sous un drap blanc avec pour lumière les rais de soleil à travers les persiennes.

Des livres de sieste, quoi, ou un peu plus que ça.

La liste n'est pas exhaustive, j'aurais pu ajouter tous les romans d'Alison Lurie par exemple. Et aussi tous ceux dont j'ai déjà parlé sur ce blog, dans la rubrique "Envie de livres ?"

Les polars.

Passage du désir, de Dominique Sylvain. Et tous les autres opus de cette série. Publiés dans la même collection que les Vargas et dans une veine un peu similaire, plus légère toutefois. Les deux enquêtrices sont truculentes: une vieille flic à la retraite un peu obèse et très râleuse et une américaine ultra-sportive, masseuse le jour, strip-teaseuse la nuit. Tout se passe dans le quartier du Canal Saint-Martin à Paris et les intrigues sont drôlement bien menées.

 

 

 

 

 

L'étrangleur de Cater Street. D'Anne Perry. Pour ceusses et celles qui aiment les polars historiques. On est plongés dans l'Angleterre victorienne, une des héroines, Charlotte, est une femme au foyer qui refuse sa condition et qui ne peut s'empêcher de mettre son nez dans les affaires de meurtre sordides qui ont le don de se multiplier autour d'elle.  Elle est accompagnée dans ses enquêtes par son mari, Thomas Pitt, policier de son état et donc méprisé par sa belle-famille aristocrate. Il y a aussi une série mettant en scène William Monk, un policier sombre et amnésique dont on tombe évidemment amoureuse…

 

 

 

 

Le retour du professeur de danse, d'Henning Mankel. J'ai craqué sur ce livre récemment. Il est sombre et montre à quel point la suède est encore traumatisée par son rôle plus qu'obscur pendant la seconde guerre mondiale. Si vous avez aimé Millenium, goûtez à Henning Mankel, en plus je trouve que c'est bien mieux écrit… Et dieu sait comme j'ai apprécié Millenium !

 

 

 

 

 

 

Les orpailleurs de Thierry Jonquet. Suivi de Moloch. Un des polars français qui m'a le plus fait vibrer et trembler. Je crois que les personnages principaux ont ensuite été adaptés à la télé dans une série sur France 2 mais je n'ai jamais vraiment regardé. Sur fond de relens de seconde guerre mondiale, l'inspecteur Rovère et la juge Nadia Lintz enquêtent sur des meurtres en série sordides. Cela se passe à Belleville et une fois de plus, quand on est parisien, c'est chouette de reconnaitre certains endroits…

 

 

 

 

 

Les sagas ou épopées

 

Dalva de Jim Harrison. C'est l'histoire d'une femme de 40 ans, belle et passionnée qui part à la recherche de ceux qui lui ont été arrachés. C'est aussi l'histoire des derniers indiens, c'est aussi un personnage principal, le Montana, qui vous prend aux tripes. On se baigne dans les rivières qui coulent au milieu des montagnes, on guette les grands aigles, on y est et c'est tout. Il y a eu dans ma vie de lectrice un avant et un après Dalva. 

 

 

 

Le quatuor d'Alexandrie. De Lawrence Durell. Bon, soyons honnêtes, l'homme s'est arrêté à la 12ème page et n'a jamais réussi à s'y remettre. Au même titre que pas mal de mes amis. Moi j'ai adoré cette saga en quatre tomes qui se passe à Alexandrie au début du 20ème siècle. Chaque épisode consiste en réalité à raconter l'histoire du point de vue de l'un des personnages. C'est virtuose, c'est brillant, c'est l'orient. Mais apparemment c'est un peu difficile d'accès.

 

 

 

Les qui se passent à New-York

 

Les enfants de l'empereur de Claire Messud. Ceux qui ont aimé "La belle vie" de Mc Inernay aimeront celui-ci. C'est la peinture féroce d'un milieu intellectuel et presque aristocrate qui règne sur Manhattan à la veille du 11 septembre. Evidemment, tout va exploser en même temps que les tours, qu'il s'agissent des couples illégitimes en passe de se former, des mariages annoncés ou des ambitions des uns et des autres.

 

 

 

 

Bright Light Big city de Jay Mc Inerney. Le premier roman de cet écrivain que j'adore. Et toujours la description des nuits new-yorkaises, des faux semblants, des miroirs aux alouettes que sont la célébrité, la richesse et les nez poudrés d'une jeunesse dorée qui dans les années 80 – 90 se perdait dans les boites de nuits et de perdition.

 

 

 

 

 

Histoire de l'amour de Nicole Krauss. Nicole Krauss est la femme de Jonatan Safran Sfoer. Ici on fait la connaissance de Leo Gursky, un excentrique qui fut serrurier dans une vie antérieure
avant d’émigrer aux États-Unis et de
devenir un écrivain animé par une intarissable soif de vivre. Puis on découvre Zvi Litvinoff, juif polonais
qui a fui sa terre natale en 1941 pour se réfugier au Chili. Il est
l’auteur d’un livre unique intitulé L’Histoire de l’amour, où
toutes les héroïnes ont la particularité de s’appeler Alma Singer.
Enfin, apparait une certaine Alma Singer – comme
la fiction fait bien les choses – orpheline de père dont la mère est
traductrice. On a d’ailleurs confié à sa maman la tâche de traduire de
l’espagnol un roman intitulé… L’Histoire de l’amour… Trois destins qui se croisent et s'entrecroisent. Magnifique.

 

Vive les feux dentifrice

Suis toujours dans les parages, mais pas de billet aujourd'hui, je m'autodéclare en week-end ! Surtout je suis en train de vous concocter, comme l'année dernière, une liste de bouquins pour l'été et mine de crayon – hin hin hin – ça prend pas mal de temps.

Alors je vous souhaite un long et bon we prolongé, une chouette fête nationale et tout et tout. Ici à Paris on a vachement de la chance, une bonne partie des despotes du Moyen-Orient seront là pour nous tenir compagnie avec en tête Bachar El Assad, et ça moi je dis, c'est chouette. A ta santé, Rafik Hariri, notre cher ami.

Allez, pensons plutôt aux feux dentifrices comme disaient encore il y a peu mes enfants. Les mêmes qui aujourd'hui trainent la patte pour me parler au téléphone, rapport "qu'on a rien d'autre à te dire à part qu'on s'amuse bien".

Si, quand même, ma fille était très préoccupée de savoir "comment on sait que le bébé arrive ?". Non "parce que si tu sens rien, il risque de tomber par terre dans la rue, maman".

Ne t'inquiète pas mon amour, je crois que ces événements là, on les sent passer, péridurale ou pas… 

Plein de baisers et dès que ma short list est finalisée, je la mets en ligne. 

Edit: Je suis une dingue des feux d'artifice. Je recommande particulièrement celui de Lyon tiré au-dessus de la Saône, une merveille.