La blogosphère s’aggrandit

Il y a des amitiés fulgurantes. Dans la blogosphère peut-être plus qu'ailleurs. Comme je me plais souvent à le dire – oui, quand je fais une trouvaille je suis du genre à l'user jusqu'à la corde – la blogosphère est un accélérateur de sentiments.

 

En même temps c'est normal. On commence par se connaître par l'écrit, par ce qu'on dévoile de plus intime. On se fait rire, on se fait pleurer, on se séduit par les mots, on se dit le plus important très vite. Alors, quand on se voit après s'être lues, même si l'image qu'on s'était faite de cette autre derrière son écran est différente de la réalité, c'est trop tard, on s'aime déjà.

 

Seulement voilà, parfois, c'est trompeur. Parce qu'on ment beaucoup derrière son écran. Qu'on s'invente un personnage qui est parfois bien loin de ce qu'on est. Et puis la blogosphère, c'est la vraie vie… en pire. Comme tout ce qui va trop vite, trop fort.

 

Alors certaines amitiés qui avaient décollé comme une fusée explosent en plein vol.

 

Et puis d'autres, qui ont débuté sur la pointe des pieds, plus doucement, plus timidement, s'avèrent être pleines de promesses et de surprises. Au fil du temps, on prend ses marques, on se renifle, on s'apprivoise. Celles à qui je pense se reconnaîtront j'en suis sûre, deux d'entre elles ont fait de ma soirée de samedi un grand éclat de rire. Faut dire que le détournement des titres des bons vieux "Martine", tout de même, c'est à se faire pipi dessus. Mais j'y reviendrai, là j'étais partie pour un billet "émotion".

 

Pourquoi tout ce déferlement sirupeux depuis dix minutes, vous demandez-vous ? Parce que ce que je voulais notamment vous dire aujourd'hui, c'est que l'une de ces amies en devenir vient d'ouvrir un blog. Il s'agit d'une certaine Claire, que vous lisez ici quotidiennement ou presque. Mais si, vous savez, ClaireMM !

 

La première fois que je l'ai vue, c'était chez Ginette, lors de la première soirée "Courges". Elle a descendu l'escalier qui mène au bar et je crois que si on ne lui avait pas sauté dessus à ce moment là, elle serait repartie aussi sec. Elle était venue toute seule, profitant d'un week-end à Paris. Ben oui parce qu'un des M accolés à Claire, il veut dire Munich. Hey d'ailleurs, le deuxième M, il veut dire quoi, Claire ?

 

Ce soir là, il y a eu comme une évidence, on a parlé sans gêne, comme si on s'était quittées la veille. Et puis on s'est un peu mailées, et puis Claire a écrit un commentaire hilarant sur la petite souris qu'elle oublie tout le temps. Et puis elle m'a fait l'honneur de me le "prêter" ce texte pour qu'il figure dans mon livre sur les Mères indignes. Et puis on s'est revues, peu de fois. La dernière, je lui ai d'ailleurs fait faux bond, honte à moi.

 

Et puis je l'ai un peu tannée pour que ses mots ne viennent pas juste se glisser pour mon plus grand plaisir dans les commentaires de mes billets. Parce que Claire a du talent, c'est sûr, notamment pour parler de ses enfants, qu'elle a nombreux, et aussi de toutes les petites choses de la vie.

 

Voilà, j'ai été un peu longue, j'avais envie de dire plein de choses, et puis vous savez n'est-ce pas qu'il est des ruptures dont il est douloureux de parler, des amitiés qu'il est délicat d'expliquer. Vous savez tout ça parce qu'encore une fois, ce monde virtuel ne l'est pas et que dans la vraie vie, c'est compliqué, parfois, aussi. Non ?

 

Allez voir Claire, laissez-lui un petit mot, je sais que ses petites histoires vont vous plaire. C'est par ici:

 

http://mere-pas-top.mabulle.com/ 

 

Edit: Je confirme, cette illustration a déjà servi. Mais voyez-vous, la tanche que je suis en informatique – un QI de sole meunière et encore – a été fichue de saturer sa bibliothèque photos disponible sur Mabulle. Du coup, je tente de faire un peu du recyclage, en attendant de trouver une solution !

Tu chipotes

La scène se passe un samedi après-midi, dans le salon. Il est en train de remplir des papiers de sécu, elle pianote sur son clavier, l'ambiance est calme. Du genre de calme qui pourrait précéder une tempête, en même temps…

 

 

 

Il: Je te remplis ta feuille aussi ?

 

Elle: Ouais, si tu veux bien, merci

 

Il: Ok. Bon, donc, date de naissance, 21 mars 71…

 

Elle (regard noir):…

 

Il: Ben si, c'est ça ?

 

Elle: Ben non, c'est pas ça.

 

Il (commençant à comprendre que ça sent le roussi): Attends, tu es bien née en 71 ?

 

Elle: Oui.

 

Il: Et en mars, ça j'en suis sûr aussi.

 

Elle: hin hin.

 

Il: Ben alors ?

 

Elle: Ben alors y'a 31 jours en mars, hein. Et il se trouve que je ne suis pas née le 21.

 

Il: Le 22 ?

 

Elle: Génial.

 

Il: Ben dis-moi ! Je suis sûr que je ne suis vraiment pas loin, en plus.

 

Elle: Non mais t'inquiète, à force de faire tous les jours, tu tomberas dessus.

 

Il: Le 20 ! C'est le 20 ! Oh, franchement, je m'étais trompé d'un jour. On ne va pas en faire une maladie, hein ? A UN jour près, je trouve que tu chipotes.

 

Elle: …

 

Il: Si ? On va avoir LA conversation ?

 

Elle: Je ne vois pas de quelle conversation tu veux parler. Je n'ai qu'une chose à te dire. Que tu te sois trompé d'un jour ou de deux mois, c'est pareil. Onze ans qu'on est ensemble. Onze ans. Manifestement pas assez pour retenir UNE date.

 

Il: Donc on va avoir LA conversation.

 

Elle: De toutes façons, ces choses là ne comptent pas pour toi, j'ai bien compris. Je suis sûre que tu ne te souviens même pas de quand on s'est embrassé pour la première fois.

 

Il: A y'est. On est en plein dedans.

 

Elle: Alors ? Tu t'en souviens ? Et la demande en mariage ? Hein ? Et le jour de notre mariage ? Il y a moins de six mois, ça n'a peut-être pas eu le temps de disparaitre de ton disque dûr, si ?

 

Il: Mais tu sais bien que ça ne veut rien dire. Je suis comme ça, les dates, les anniversaires… C'est pas important, si ?

 

Elle: Non, tu as raison Jean-François.

 

Il: Heu, Jean-Philippe tu veux dire ?

 

Elle: Oh, tu sais comme je suis… Les prénoms et moi ça fait deux. Et puis à trois ou quatre lettres près je trouves que tu chipotes hein.

Protégons nos filles des vilains papillons

Bon, vous allez finir par penser que le week-end c'est caritatif, médical et compagnie. En même temps, il est bon parfois de s'arrêter cinq minutes sur certaines informations capitales.

 

Et puis autant je répugne à vendre des crèmes de beauté ou autres soutiens-nénés, autant me faire le relais de causes que je juge bonnes, ça me semble assez louable. Ouais, louable, paaaarfaitement madame.

 

Donc, cette info, c'est Venise, fidèle parmi les fidèles, qui me l'a envoyée. Elle fait écho à un post que j'avais écrit il y a quelques mois et qui avait déclenché pas mal de réactions.

 

Venise, disais-je donc, m'a envoyé un mail pour me rappeler que le premier vaccin préventif contre les virus responsables de la plupart des cancers de l'utérus est disponible en France et ça depuis 2006. Il est recommandé pour les jeunes filles dès 12 ans et empêche les vilains papillons de préparer le nid d'un cancer qui survient souvent des années – sept en moyenne - après la contamination. Venise me dit qu'elle va emmener sa fille et qu'on devrait toutes faire pareil. Je sais que je le ferai quand le temps sera venu parce que moi les papillons m'ont déjà bien assez emmerdée comme ça pour que je les laisse s'en prendre à ma fille.

 

Vous allez me dire, ouais, elle est pas fraiche ton info. 

 

Sauf que. Sauf que voilà, jusque là, il y avait un hic, voyez-vous. Parce que ce vaccin coûte la bagatelle de 500 euros (trois injections plus les consultations) et qu'il n'était pas remboursé par la sécurité sociale. Et c'est là que ça devient intéressant. Depuis cet été, ça y'est , la caisse nationale d'assurance maladie le rembourse à 65%. Bon, quelque part je trouve que ce n'est pas assez, parce que si tu n'as pas de mutuelle, c'est encore trop cher pour certaines.

 

M'enfin c'est mieux qu'avant où cette prévention était réservée aux seules personnes qui en avaient les moyens. Voilà, je n'ai de leçons à donner à personne alors je ne vais pas vous dire ce que vous avez à faire. Je voulais juste que l'info selon laquelle désormais on avait plus besoin d'être riche pour se protéger du cancer de l'utérus vous soit parvenue…

 

Edit: Allez, bon match moi je dis. Et en passant, je suis fière de vous. Si on additionne ceux qui veulent plaquer Sarko, ceux qui veulent faire chouiner Madrange, heu, Laporte et ceux qui veulent faire haka avec Chabal, on obtient presque 80%. Des gauchistes et des obsédées sexuelles. Voilà ce que vous êtes. Savez quoi ? Je ne vous en aime que plus.

 

Edit2: J'ai supprimé le nom du vaccin, alertée par une lectrice qui me dit qu'il ne faut pas faire de la pub pour les médicaments. En même temps, ce n'est pas vraiment de la pub je pense, mais dans le doute…

Leçon de tendance: le ite bag

Dans la série "Leçons de tendance", j'ai envie de te parler d'un sujet incontournable. Le sac à main. Attends, pardon, pas le sac à main. ça c'est pour les filles complètement pas tendance justement. Non, quand t'es une femme de staïle, t'as pas un sac t'as un "ite bag".

 

Et ton ite bag, il faut qu'il t'ait coûté un bras sinon deux. Ou alors que tu l'aies déniché dans une petite boutique du 6ème arrondissement qui travaille le cuir de kangourou en toute confidentialité et qui pour l'instant comme elle est pas connue vend encore des ite bags à moins de 3000 euros. Ben oui je te rappelle que le cuir c'est bien plus cher que le pétrole de nos jours.

 

Donc bref, le ite bag, c'est plus qu'un accessoire, c'est le prolongement de toi même. Alors si t'en es restée au bon vieux sac acheté chez un vulgaire maroquinier genre qui te plait à mort parce qu'il est pratique, tu vas direct jeter le prolongement de toi même dans la Seine. Parce qu'un sac tendance – traduction approximative du ite bag – ça peut avoir un certain nombre de qualités mais ça ne doit SURTOUT pas être pratique.

 

Exemple ? Le top de la hipness du moment, c'est la pochette. Mais attention hein. Pas forcément la petite. Non non, t'as le droit d'en avoir une bien grande pour y mettre tout ton bordel. Ce qui n'est pas une si bonne nouvelle. Parce que tenir d'une seule mimine une pochette qui contient ce que tu mettais avant dans un sac de 50 mètres cube c'est pire qu'une épreuve de Koh Lanta. Bon, tu fais ce que tu veux en même temps.

 

Moi perso, je ne cède pas au diktat de la pochette parce que je veux bien un sac pas pratique du genre que la hanse il lui manque un centimètre pour rester callée sur ton épaule et que tu coup elle glisse toutes les douze secondes, mais la pochette quand t'as deux enfants, c'est juste pas possible vu que t'as que deux mains. Et que tu peux crever pour que l'un de tes deux mouflets renonce au challenge consistant à être celui qui aura justement la main qui te reste dans la sienne. En plus, je ne sais pas toi mais moi déjà à la base je suis du genre à oublier mon sac. D'où quand même l'intérêt d'une poignée voire d'une bandoulière que tu peux enrouler à ton poignet et qui se rappelle à toi quand tu te lèves parce que tu es arrivée à ta station.

 

Il n'empêche que si t'as pas de pochette en ce moment c'est un peu comme si tu ignorais que la low boot était devenu aussi basique que le beurre de ton frigo.

 

Bon, je te rassure, il y a des alternatives. La première c'est donc le ite bag siglé d'un couturier qui peut facile te coûter une mensualité de cet appartement que tu ne t'achèteras jamais, tu vois ? En général, il porte un nom qui est souvent un chiffre et je sais que ça a l'air dingue mais quand t'en as un c'est comme si d'un coup tu étais devenue genre franc maçon. Les gens te respectent parce que tu fais partie des filles qui en ont. Je rigole pas, il y a deux ans l'homme m'a offert un ite bag, le Lune de Vanessa Bruno. Tu me crois ou pas, les premiers temps on m'arrêtait dans la rue ou les magasins pour me féliciter. Un peu comme pour un nouveau né. Bon après, ça s'est arrêté parce que mon lune il s'est usé et qu'avec la grosse tache de stylo qui avait coulé, il n'était plus trop staïle.

 

L'autre alternative, ben… en fait y'en a pas.

 

Si, en somme, c'est de décider que tu t'en bats la moule d'avoir un it bag à 200 000 euros surtout que de toutes façons, ton sac, ça finit toujours par être Pearl harbour à l'intérieur. A croire qu'il y a un farfadet qui s'y planque et qui en ton absence prend un malin plaisir à te jouer des tours trop drôles du genre à sortir ton tampax de son emballage puis à en nouer la ficelle avec le fil du casque de ton lecteur MP3. Ou à planquer ta carte orange dans une cachette secrète que lui seul connait et ça toujours au moment où les hommes en vert débarquent à douze dans le métro. Ne parlons pas des clés que tu ranges toujours consciencieusement dans la même petite poche pour pouvoir les trouver super facilement le soir quand tu rentres, les bras chargés de sacs de chez Picard qui te brûlent les doigts parce que putain les surgelés c'est froid. Clés qui ne sont JAMAIS dans la petite poche en question au moment où tu veux les récupérer. Et, preuve de la présence d'un esprit maléfique, s'avèrent être dans la poche de ton imperméable alors que tu es SURE que jamais tu ne les y avais mises. Bien sûr je ne m'étends pas sur le fait qu'avant de constater qu'elles étaient dans ta poche, tu as auparavant fini par poser par terre tes surgelés et méthodiquement vidé l'intégralité de ton sac sur le trottoir pour dénicher ces garces de clés.

 

Inutile également d'évoquer les innombrables trésors que tes adorables marmots se font une joie de te donner lors des ballades au square et qui finissent de donner à ton sac sa spécificité: marrons, pierres extraordinaires, bouchons de bouteilles, minuscules billes jaunes dont tu ne sais d'où elles proviennent mais que tu hais parce qu'elles disparaissent et que ton fils se roule par terre de rage quand tu lui avoues qu'elles se sont volatilisées, chewing-gum machés que chouchou  – alias Nicolas Hulot junior – refuse que tu jettes parce qu'il a lu que ça POLLUAIT les trottoirs, kleenex totalement usagés des DEUX côtés et qui finissent par se coller à ton agenda ou, cerise sur le sac à main, sucettes tant bien que mal remises dans leur emballage et qui copinent instantanément avec le tampax décaloté.

 

Bref, pour accueillir tout ce petit monde parrallèle, crois moi, point n'est besoin d'aller donner l'intégralité de ton codevi à un magnat du luxe.

 

En plus, parfois, il se produit des petits miracles et tu deviens sans même l'avoir cherché, une fachionista. Je t'explique. Avant de partir en vacances cet été, je me suis dit que pour le voyage, il serait judicieux d'acheter un genre de besace pleine de poches histoire pour une fois d'être bien organisée, avec les passeports des enfants d'un côté, les lingettes post-vomi de l'autre, les billets d'avion facilement localisables, de même que ceux du ferry, etc etc etc. Je suis donc allée à Monoprix et je me suis résignée à acheter un sac affreux en nylon rembourré qu'on aurait dit que c'est un anorak, m'a dit ma fille chérie. Plein de poches qui se sont avérées du reste absolument inutiles, sauf pour ce salaud de farfadet qui s'en est donné à coeur joie croyez moi. Bref, à 29 euros en même temps, je ne pouvais pas espérer ressembler à une fille tendance.

 

Sauf que.

 

Sauf que le Elle de la semaine dernière l'écrit noir sur blanc. La seule alternative à la pochette cette année c'est le sac doudoune.

 

Putain.

 

J'ai un ite bag les filles.

Haka moi !

Je suis bien embêtée. Je ne sais plus trop si je suis pour la France, voyez-vous. Je veux dire, au rugby. Non parce que le Sébastiounet, il est mimi hein.

 

M'enfin, est-ce qu'il sait, lui, faire le haka ?

 

Parce que je suis désolée mais vous avez déjà vu un truc aussi érotique, vous ? Je sais, je sais, parait qu'au départ ils faisaient cette petite polka avant d'aller boulotter le cerveau de leurs ennemis. Je sais, c'est devenu une sorte de folklore, limite du marketing.

 

Toujours est-il que je ne sais pas trop pourquoi – en fait si mais je ne vais pas vous faire un dessin – mais quand ces grands gaillards commencent à arquer leurs jambes et à faire mine qu'ils vont trancher la gorge de leurs adversaires, je serais prête à m'offrir en sacrifice, moi.  Beh ouais, c'est pas joli joli.

 

En même temps, je crois vraiment que ce qui m'attire en eux c'est leur fragilité intérieure.

 

Ou pas. 

 

Désolée Chabalounet. Mais faudrait penser à t'endurcir un peu, tu comprends ?

 

Edit: le titre est obscur, je sais. Mais vous avez échappé à un certain nombre d'obscenités ce matin, donc ne vous plaignez pas…

 

Edit2: Sur Dailymotion, y'a plein d'extraits de Haka, quand j'ai un coup de mou je m'en tape un ou deux.

Mea Culpa

Ceci est un mea culpa. Hier, je suis, je crois, tombée dans le panneau du politiquement correct. J'ai foncé tête baissée, faisant mentir Hachette: je suis en réalité une courge. Oui, j'avoue, j'ai pêché par naiveté en pensant que vraiment, ce petit film publicitaire était d'utilité publique. En fait, après avoir lu vos commentaires, je me suis juste rendu compte que j'avais été vite en besogne et que voilà, j'avais été totalement truffe. Un vrai jambon, pour filer la métaphore culinaire.

 

Parce que oui, Dove fait définitivement de la pub. En se servant de ce qui est le plus sensible chez nous – je dis "nous" au sens générique, j'ai conscience que toutes ici vous n'avez pas d'enfant – notre culpabilité maternelle.

 

Et aujourd'hui, je réalise. D'où qu'un publicitaire me dit que JE dois parler à ma fille ? Hein ?

 

D'où qu'on nous donne une leçon de "comment élever sa fille" dans un monde qui nous matraque en effet de toute part ? D'où surtout, c'est une marque de cosmétiques – à laquelle en plus je dois vous le dire, je suis allergique au sens propre du terme, à savoir que ça me file des plaques et des boutons – qui vient m'expliquer tout ça ?

 

Et d'où je suis assez cruche pour m'en faire le relais ?

 

D'où, hein ?

 

La réponse, je l'ai bien sûr. je me suis faite eue. Parce que voilà, cette culpabilité existe et qu'ils ont su frapper au bon endroit. Maintenant, le seul point positif est d'avoir pu parler de "ça", de nos peurs de mères et de nos enfants qu'on voudrait étreindre et protéger de la souffrance.

 

Alors qu'au fond de nous, on le sait bien qu'ils se cogneront aux murs comme nous nous sommes cognés. Et que notre rôle de mère consiste peut-être justement parfois à les laisser se cogner…

A toutes nos filles…

Il y a quelques jours, j'ai reçu un mail me demandant si je voulais participer à une nouvelle campagne de la marque Dove. Bon, là je me suis dit, ok, je sais, je suis la diversité mais y'a des limites à l'abnégation et moi en culotte sur des 4×3 dans toutes les rues de France et de Navarre, franchement même pour l'amour de toutes les femmes de la planète c'est no way. Et c'est pas la peine de fredonner Julie Pietri, ça ne marche pas.

Je m'apprêtais donc à expliquer tout ça à la gentille dame mais avant j'ai bien relu le mail et forcément je m'étais comme qui dirait légèrement trompée. En fait, ce qu'on me proposait c'était juste de m'envoyer en avant première pour que genre vous soyez à la pointe de l'actu, un petit film réalisé par Dove pour dénoncer le matraquage visuel imposé à nos petites filles…

Vous savez ce que je pense de la pub. Vous savez qu'en général je ne suis pas dûpe. Mais très honnêtement, s'il est une publicité qui a oeuvré dernièrement pour la cause des femmes je crois que c'est celle de Dove et de ses girondes en culotte. Et puis le film précédent qu'ils avaient réalisé, souvenez-vous, montrait comment grace à photoshop on transformait une fille banale en cover girl. Rassurant, non ? Bref, j'ai dit oui pour recevoir le film et je l'ai d'abord visionné, décidant de ne le mettre en ligne que si je pensais qu'il apporterait quelque chose. Et ma foi, je trouve que oui. Parce que j'ai une petite fille, peut-être. Une petite fille que j'ai vu hier rentrer son ventre inexistant devant la glace du salon. Une petite fille que je surveille comme le lait sur le feu pour lui éviter les souffrances vécues moi même à l'adolescence. Une petite fille que je rends probablement malgré moi totalement obsédée par la nourriture, ce qu'il faut ou non manger. A mon corps défendant…

 

Alors, parce qu'il est de plus en plus difficile d'accompagner nos filles sur le chemin de la féminité en toute sérénité, je vous propose donc de regarder ce petit film, et d'en discuter, si vous le voulez…

 

 

 
 
Edit: ClaireMM, j'ai toujours en tête ce post à quatre mains, c'est juste que j'ai du mal à l'écrire. Je vais finir par ublier ton mail, je crois…

Matraquage

<object width="346" height="296"><param name="movie" value="http://moviestore.campaignforrealbeauty.com/moviestore/dsef07/embed/dovefilms.swf?flvLoc=http://moviestore.campaignforrealbeauty.com/moviestore/dsef07/Onslaught_FR.flv&seekTime=15&freeze=true&cc=fr"></param><param name="wmode" value="transparent"></param><embed src="http://moviestore.campaignforrealbeauty.com/moviestore/dsef07/embed/dovefilms.swf?flvLoc=http://moviestore.campaignforrealbeauty.com/moviestore/dsef07/Onslaught_FR.flv&seekTime=20.5&freeze=true&cc=fr" type="application/x-shockwave-flash" wmode="transparent" width="346" height="296"></embed></object>

Love botte

Alors aujourd'hui, ma cocotte, j'ai envie d'inaugurer une nouvelle rubrique. Un genre de guide des tendances rien que pour toi. Pourquoi ? Parce que j'ai remarqué que mes copines blogueuses, souvent, font le point sur les meust-have de la saison. Et que je trouve ça pas mal, moi, de savoir ce qui est in ou aout.

 

Non parce que figures-toi que ce n'est pas évident. Genre les leggings, si tu sais pas que ça ne s'appelle plus des caleçons, tu crois que c'est un truc enterré en 87. Alors que vu que ça a changé de nom, et bien pas du tout ma fille, c'est limite devenu un basique.

 

Un basique, pour info, c'est un truc qui n'a plus besoin d'être à la mode pour être un meust-have vu qu'il est devenu comme qui dirait un élément incontournable de ta penderie. Un peu comme la farine, le sucre ou l'huile, tu vois ? Voilà, le legging, le tee-shirt blanc ou le petit pull noir, ce sont les oeufs, le beurre et le lait de ton frigo, en gros.

 

Bref, donc, rassures-toi, je ne vais pas non plus te faire une démo, photos devant ma glace à l'appui, de ce que je considère comme les it de l'hiver. Non n'insiste pas. Autant certaines le font super bien, autant mes photos sont merdiques et puis tu vois, j'ai beau être devenue une top model, j'ai encore un peu de mal rapport à mon image.

 

Par contre, je te propose de décoder les tendances et surtout te dire, si tu es comme moi, à savoir légèrement embarrassée par quelques kilos en trop, ce que tu PEUX porter cet hiver parmi les meust-have.

 

On va commencer par THE gros buzz de l'hiver, le truc que tu pensais pas un jour que tu te les rêverais, à savoir: les Lowboots.

 

"Les quoi ?" que m'a demandé ma copine Stéphane quand je lui en ai parlé.

 

"Ben la lowboot, quoi, la botte courte, ballot !", que je lui rai répondu.

 

 "Ahh, tu veux dire des bottines ?" qu'il m'a fait avec une grimace.

 

Voilà. Ma copine stéphane est du genre à en être restée aux caleçons, tu vois ? Parce que la bottine ça craint, c'est la pompe à Jeanne Mas et plus personne ne veut ressembler à Jeanne Mas depuis environ 20 ans. Alors que la low boot, c'est juste la chaussure que tu vas porter tout l'hiver et te faire sentir femme, qu'à côté Nicole Croisille c'est un travelo.

 

Attention, avec la lowboot, y'a deux options: plates ou haut perchées. Bien sûr tu fais ce que tu veux. Tu peux la porter plate, pas de problème. Mais sans vouloir te commander, c'est pas malin si t'es un peu courte sur pattes ou que t'as le mollet dodu. Je sais, je sais, les talons, c'est pas évident. Mais je te jure, ça te flatte. C'est comme le coup du vernis, tu vois ? Tu crois pendant des années que tes doigts boudinés ils méritent pas que tu les mettes en valeur. Et le jour où tu le fais tu t'aperçois que mine de rien, y'a comme un mieux.

 

Et bien avec tes gros mollets, c'est pareil, ma fille. Tu crois que c'est perdu d'avance et que faute d'avoir des jambes galbées au moins tu gagnes en confort avec tes Camper été comme hiver. Sauf que ce que tu ne sais pas si t'as pas essayé, c'est que le talon, c'est un attrape-mec. Que dès que tu en mets, tu marches pas pareil – souvent malgré toi, c'est sûr – et que même si ton mollet c'est de la gelly, c'est scientifique il a bien plus fière allure si tu cambres ton pied.

 

En plus, il semblerait que ce soit bon pour la circulation. Et ne me raconte pas d'histoires, je le sais, que souvent t'as les jambes en béton. Crois moi pas si tu veux pas, mais je te jure que j'ai remarqué que j'ai moins mal les soirs ou j'ai mis des chaussures de filles. Une histoire de retour veineux. Et ça même si évidemment je meurs des pieds ces jours là rapport à tout le poids de mon corps qui se concentre sur mes doigts de pied qui a) ne sont pas habitués, b) pas programmés pour ça vu qu'il leur manque au bas mot une phallange.

 

Donc voilà, pour finir, la lowboot, tu discutes pas, tu l'achètes avec des talons – pas plus de 5 centimètres non plus sois pas folle – et de préférence sobre parce que moi j'aime moyen les noeuds noeuds et les clous clous mais ça je te l'accorde, c'est une histoire de goût.

 

Ah, dernière chose. Même si t'aimes pas trop le concept de la botte courte rapport que ça te donnes envie de chanter en rouge et noir malgré le changement de nom, tu adhères sans réfléchir.

 

Pourquoi ? Parce que je te rappelle que ça fait trois ans que le meust-have c'est la botte. Trois hivers que toi et moi on est discriminées du mollet. Et oui ma poulette, j'en viens au principal: la lowboot, c'est un meust-have dans lequel tu rentres sans retenir ta respiration ou risquer l'amputation. Et ça, pardon mais moi je dis merci la bottine.

 

Allez, la prochaine fois je te parle du jodhpur.

 

Nan, je déconne.

 

Edit: T'as remarqué la drôlerie du titre ? Nan je veux dire, lowboot, love boat… Non ? Ok.

 

Edit 2: Pour celles qui voudraient relire ce que j'ai déjà écrit sur la torture de la botte, c'est là

 

Edit 3: Bon, l'homme me dit que "Love Boat", on comprend pas du tout le jeu de mot et que "Love Botte" c'est achement plus spirituel. Comme je suis pas une femme libérée, j'obéis à mon mari.

Du sexe dans la ville ! Yeeees !!!

Allez, juste une petite note un peu positive pour la fin du week-end, parce que j'ai bien conscience d'avoir plombé l'ambiance ces derniers jours…

 

Elles reviennent. Pour un film. Je sais que ça n'aura échappé à personne mais voilà, bêtement, ça me réjouit. Même si elles sont un peu vieilles maintenant pour jouer les trentenaires – j'ai envie de dire: et alors ? – même si parait-il elles se détestent, même si on sent bien que c'est pour exploiter le filon. M'en fous, moi tout de même, j'aime.