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Vacances à Kiffos, carte postale #3

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Je sens que j’en ai trop dit ou pas assez sur cette histoire du café qui ferait fuir les guêpes. C’est on ne peut plus simple, bien que pas totalement évident à dégainer au débotté. En gros, prenez un petit contenant en fer ou pierre, quoi que ce soit supportant la chaleur en réalité, versez-y un monticule de café – nous mettons du Lavazza mais je pense que la marque ne joue pas un grand rôle dans l’affaire – et mettez-y le feu à l’aide d’une allumette (ou 15 si vous êtes en plein courant d’air). Le café se consume lentement, comme de l’encens. Et la fumée qui se dégage fait déguerpir les guêpes. Je n’y croyais absolument pas, je dois bien l’avouer, lorsque notre ami Christophoros, routard de la chose, nous a expliqué cette méthode 100% bio. Je veux dire, il existerait un moyen plutôt simple et écolo de se débarrasser de ces bestioles, et pendant ce temps on continuerait à mettre sur le marché des insecticides changeant à terme le sexe des poissons ?

No way.

Ben si. Ça marche. En lire plus »

Vacances à Kiffos, carte postale #2

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J’ai fait une tarte aux citrons, j’ai appris comment chasser les guêpes en faisant bruler du café, j’ai revu un vieil ami, dit au-revoir à une autre, j’ai mangé plusieurs salades grecques, je n’ai pas encore vu le soleil se coucher sur la mer, j’ai enduit de crème environ 3 km carrés de peau, j’ai regardé les bateaux, j’ai bu un café frappé « metrio » – moyennement sucré -, j’ai vu le chat du rabbin chasser un lezard (lezard: 0 – chat: 1), j’ai mitraillé le dit chat, j’ai instagramé mon petit déjeuner, j’ai mangé une grenade pas mure et du yahourt grec au miel, j’ai écouté Barbara à la nuit tombée en buvant du rosé, j’ai fumé des cigarettes sur ma serviette les doigts encore mouillés, j’ai pris ma douche avec les abeilles, j’ai gratté une centaine de boutons de moustiques, j’ai dit 145 fois « regardez comme c’est beau », « n’embête pas ta soeur », « arrête de ricaner », « promis on est presque arrivés », « on va jusqu’à la bouée ? », « encore une glace ? », « tu t’es lavé les dents ? », « cette fois-ci c’est l’heure », « le raisin est du jardin », « dommage que les figues ne soient pas mures », « tu as 13 ans quand même », « on en achètera » (des loukoumadès, des tongs, une rappe à citrons, de la biafine, une crème pour calmer les démangeaisons, du coton), « laisse un peu l’Ipad à ta soeur »,  « et si tu faisais un pâté ? », « joue un peu avec ton frère », « non, les raquettes, bof », « t’es con », « oui, quoi ? », « je n’sais pas », « c’est bien aussi parfois de s’ennuyer », « han, regarde ils font des mojitos, là », « demain on la fait cette promenade jusqu’au monastère », « ce soir je me lave les cheveux », « qu’est-ce que vous voulez manger ? », « je t’aime », « elle est mignonne », « c’est bien ma chérie », « tu mets le couvert ? », « tu nages bien », « chacun débarrasse son assiette »,, « étends ton maillot », « occupe toi de tes affaires » (cette dernière phrase ayant été administrée à moult reprises au sens propre comme au figuré). En lire plus »

Vacances à Kiffos, carte postale #1

 

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Après un voyage relativement éprouvant pour qui ne sait pas dormir les veilles de départ – tout particulièrement lorsque le réveil est programmé sur 3h du matin – et qui ne goûte pas excessivement l’avion, nous sommes donc arrivés dans l’antichambre du paradis, un confettis des Cyclades dont le nom est aussi bien gardé que le secret des Pim’s. Je n’ai en effet pas le droit de dévoiler le lieu exact de ma villégiature sous peine de représailles de mon amie M. qui en a fait sa résidence secondaire depuis une dizaine d’années et qui ne tient pas à ce que les charmes de sa terre promise ne soient trop révélés. Si vous êtes perspicaces néanmoins, vous trouverez l’information quelque part dans mes archives, il s’agit de notre deuxième séjour dans l’île sans nom. Mais une promesse est une promesse, sur ces pages, motus et bouche cousue (je n’ai pas la réputation d’être une tombe mais M. a de sérieux moyens de rétorsion, comme celui consistant à me priver à jamais de sa tarte au citrons – cueillis dans son jardin s’il vous plait – ou de la Revithia, soupe traditionnelle grecque dominicale aux pois chiches, qui certes fait péter comme un âne mais, cuite exprès dans le four du village et confite d’huile d’olive, vous emmène direct au Nirvana. Bref, nous appellerons donc notre havre de paix Kiffos la bien nommée. En lire plus »

Golden hour*

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Plus que cette photo, j’aime le souvenir du moment où elle a été prise. C’était notre dernier soir à Cadaquès, ultime promenade depuis l’hôtel jusqu’au centre du village, dernière « golden hour », instant magique où la lumière nous rend tous beaux, plus dorés qu’après n’importe quel bain de soleil. L’une des choses que je préfère en vacances, c’est ce rituel de fin de journée, la douche, les huiles prodigieuses ou laits hydratants qui sentent le patchouli, la fleur d’oranger ou le monoï, la tenue plus habillée que l’on passe, les bracelets qui tintent, tout cela pour honorer ce qui reste tout de même la meilleure invention de l’homme après le wifi: l’apéritif.

Je ne suis pas de celles qui passent des heures dans leur salle de bain, le matin je plie ça en cinq minutes, je ne fais jamais de gommages du corps, je n’hydrate jamais mes jambes, je peux porter du vernis écaillé durant trois ou quatre jours, en ayant honte, certes, mais pas assez pour trouver le courage d’aller acheter du dissolvant. Je ne dis pas que tout cela ne m’intéresse pas, j’imagine qu’il m’a fallu beaucoup d’années pour consentir à m’accorder un peu d’attention, à admettre que je le méritais un peu. Mais si j’ai « progressé », je reste en dessous de la moyenne. Sauf peut-être l’été, donc, après avoir fait la crêpe sur le sable et perdu ma dignité au moment même où je me suis assise en tailleur pour faire des pâtés. Ces jours là, je prends, depuis toujours, plaisir à ce qui n’est souvent qu’une corvée pour moi: m’apprêter. En lire plus »

« L’unique chose dont le monde n’aura jamais assez, c’est l’exagération » Salvador Dali

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Malgré notre légendaire propension à ne rien faire lorsque nous partons quelques jours tous les deux, nous avons finalement un peu bougé durant ce trop court périple. Il faut dire que les tentations sont nombreuses. Comment ne pas céder par exemple à celle de la maison de Dali, lorsque l’on a adoré comme c’est notre cas le musée de Figueras ? Bien nous en a pris, la demeure du maitre est à la mesure de son excentricité. Nichée au coeur de Port Lligat, minuscule anse à quelques encablures de Cadaqués, elle regorge des trésors du peintre et de sa muse et femme, Gala. Animaux empaillés, dont un ours polaire terrifiant, offert par un poète anglais dont j’ai oublié le nom, tapis à l’effigie du pape, bonhommes Michelin customisés, pierrots en faïence d’un goût douteux, patchworks de coupures de presse sur Dali, etc. La pièce qui m’a le plus émue reste l’atelier, bien sûr, dans lequel trônent ses deux derniers tableaux, dont l’un n’est encore qu’à l’état d’ébauche. Ses pinceaux semblent attendre qu’il revienne terminer son oeuvre et la vue depuis la fenêtre rappelle nombre d’arrière plans des portraits de Gala (ce que personnellement je préfère dans ce qu’il a peint). Les patios extérieurs sont une invitation à la rêverie et la piscine tout en longueur, bordée de coussins chamarrés est sacrément tentante, surtout lorsqu’on effectue la visite aux heures les plus chaudes. En lire plus »

Hola Cadaques

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On arrive à Cadaquès après une quinzaine de kilomètres qui en paraissent cinquante sur une route sinueuse de montagne dont il est difficile d’imaginer qu’elle mène à la mer. Et puis soudain ce petit port et ses maisons immaculées aux volets bleus s’offre à vous, comme un trésor qu’il faudrait mériter un peu. Je suis un public facile, vous me donnez des terrasses au bord de l’eau et deux ou trois ruelles bordées de bougainvilliers et je suis comblée. Mais là, franchement, ce fut le coup de foudre immédiat, cette sensation rare et précieuse d’avoir trouvé un de ces endroits qu’on n’oubliera jamais. Je ne sais pas s’il est encore trop tôt ou si, avec ses criques de galets, Cadaquès séduit moins que ses comparses de la Costa Brava, mais nous sommes presque seuls dans notre hôtel et rares sont les restos bondés le soir. Il règne du coup une absolue quiétude dans les rues pavées – et sacrément casse-gueule – de ce qui fut le havre de Salvator Dali. Comme si les encore rares touristes se mettaient au diapason de ce paysage parfait que seuls les cris des mouettes viennent troubler. En lire plus »

Little Marcel: au commencement il y a l’amour

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C’était la troisième fois que je participais à ce week-end organisé par Little Marcel. Deux jours pendant lesquels la marque présente la collection de l’année à venir et fait profiter à quelques joyeux élus – journalistes, blogueurs, mais aussi acheteurs, collaborateurs, etc – de cet environnement tout de même assez merveilleux du Grau du Roi, berceau de la griffe aux rayures multicolores et marcels tout doux. Bien évidemment, deux jours – à peine – c’est court pour se faire une idée précise. Mais lorsque trois années de suite vous êtes accueillie avec la même chaleur, la même simplicité, par une équipe quasiment inchangée, vous commencez à vous dire que c’est donc peut-être vrai, que chez Little Marcel il est question de mode, de business mais aussi du plaisir de bosser ensemble.

Je vous avais raconté comment à l’origine Lynda avait demandé à son mari un matin de lui créer un marcel noir et blanc et facile à laver,  frustrée qu’elle était de ne jamais en trouver des « comme elle aimait ».  Et de fil en aiguille, le succès est arrivé. Little Marcel aujourd’hui compte 70 salariés et des points de vente aux quatre coins du monde.

Cette année j’ai eu envie de vous parler de Lynda, justement, parce qu’il y a quelque chose qui me parle en elle et qui j’en suis sûre vous parlerait aussi.  Elle semble poser un regard assez sain sur la vie, le business, l’amour et la famille, ce qui je crois, dans le milieu du « chiffon » comme elle dit, n’est pas forcément toujours évident. (elle est aussi légèrement agaçante de beauté, je veux dire, le temps est-il vraiment le même pour tout le monde ou certaines personnes ont-elle un deal particulier avec celui qui gère tout ce qui est vieillissement ?)

Bref, voici ses réponses à mes quelques questions posées un verre de rosé à la main, un bout de fougasse dans l’autre (pour moi), (pour elle, un cigarillo). En lire plus »

Guadeloupe, mes dix coups de coeur

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Rentrée hier après une nuit blanche en avion – toujours cette application à rester éveillée en cas de crash – (je préfère être en pleine possession de mes moyens dans l’éventualité d’un bain impromptu au beau milieu de l’Atlantique). Officiellement, je suis ravie d’avoir retrouvé mes enfants et je suis regonflée à bloc pour affronter les nombreux défis qui ne manqueront pas de se présenter à moi dans les semaines qui viennent. En d’autres termes, j’ai la grosse patate.

Officieusement ? Je suis au bout du rouleau et il a fallu rassembler tout ce qui me restait d’instinct maternel pour monter dans l’avion à Point à Pître.

Je ne m’étendrai pas plus, j’ai bien conscience que mes plaintes ne trouvent que peu d’écho parmi mon lectorat pourtant si magnanime. Il n’empêche que j’ai eu bien du mal à être convaincante hier soir lorsqu’il a fallu remotiver les troupes à la perspective de la rentrée. Bizarrement, j’avais une certaine difficulté à croire moi même à cette phrase si chère à tout parent qui se respecte: « si c’était tout le temps les vacances on finirait par s’ennuyer ferme ».

Grosse mytho. En lire plus »

Guadeloupe, carte postale #4

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Lorsque je pars en vacances, je suis de
celles qui commencent à trouver que ça sent le sapin dès que la
moitié du séjour est dépassée. Ce qui correspond, pour un périple
d’une semaine, au mercredi. Impossible, passée cette date butoir, de
ne pas avoir dans la bouche un goût un peu amer, celui de la fin.
J’essaie de me raisonner, de me dire qu’après tout, en pleine
conscience et tout ce qui peut avoir un lien avec l’idée de cultiver
son jardin, le premier ou le dernier jour ont la même valeur, rien
n’y fait. Tout ça pour dire que depuis hier midi environ, je me
traine une légère angoisse, celle du retour. La seule perspective
qui ne me rend pas complètement dépressive, est celle de retrouver
mes trois choux. Mais sinon, sachant qu’à chaque fois que je
consulte mes mails – le moins souvent possible – je me retrouve
avec un papier en plus à écrire – pour avant-hier -, difficile de
ne pas entrevoir ce à quoi ressembleront les semaines à venir. En lire plus »

Stilettos sur la glace

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Avant dernier billet islandais, avant un retour à une activité normale (de quoi je vais pouvoir parler après ?). On en était donc à ce fameux glacier sur lequel on a débarqué à toute bombe. Déjà, moi, je n’avais jamais été sur un glacier, à part celui des deux Alpes mais ça ne compte pas parce qu’en hiver c’est un peu « Chatelet – Les Halles » aux heures de pointe. Un jour, j’ai failli grimper sur un autre mais comme j’étais quasiment décédée durant les SEPT « petites heures de montée jusqu’au refuge » (encore aujourd’hui je pourrais étrangler à main nue mon pote de l’époque qui m’avait embarquée dans cette galère) (ceci dit je crois que c’est réciproque), je n’ai pas vu la queue du glacier, ayant décidé de redescendre le lendemain sans passer par la case « je me lève à l’aube pour me taper un raidillon en rappel pendant quatre heures ».

Bref, je n’avais donc jamais vraiment vu un vrai glacier. Encore moins un de cette taille et auquel on accède en voiture (ma conception à moi de la randonnée parfaite). En lire plus »