Mois : septembre 2011

Et si on chantait ? Ou pas.

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Hier, Rose, qui n'a pas à proprement parler énormément progressé dans sa maitrise de la langue française et dont les déclarations nécessitent en général une traduction maternelle, m'a démontré qu'elle ne manquait malgré tout pas de ressources.

Alors que nous devisions gaiement avec le Machin dans le bus 64, elle a en effet partagé très distinctement son étonnement devant le comportement un peu étrange d'une jeune fille trisomique: "Non mais tu as vu MAMAN comme elle est BIZARRE la dame ?".

Bien que très émue par la construction parfaite de sa phrase – répétée trois fois au cas où mamencontreusement le papa de la dite jeune fille ne l'ait point entendue -, il m'est surtout revenu à l'esprit que les deux années à venir seraient certes pavées de joies immenses mais également d'une tripotée de grands moments de solitude.

Ce que je n'avais pas anticipé en revanche, c'est que la prochaine salve n'allait pas tarder à me tomber dessus. Se désintéressant de sa première cible, mon adorée s'est ainsi concentrée sur mon décolleté. Et considérant visiblement que le monsieur d'en face partageait un peu trop l'objet de son affection, elle s'est lancée dans une improvisation chantée (il m'a semblé reconnaitre l'air des Parapluies de Cherbourg mais je ne suis pas catégorique): "Les seins à maman, ils sont qu'à maman, ils ne sont pas à toua, ils sont à maman, les seins à maman, et en plus ils sont très groooooos…"

J'admets avoir été tentée de détourner son attention en direction de l'unijambiste qui venait de monter dans le bus.

A part ça, je suis donc pétrie d'inquiétudes quant à son intégration à l'école avec ses dix mots de vocabulaire, mais un peu moins qu'avant-hier.

Edit: sinon, je me suis fixée comme objectif en cette rentrée d'être un peu moins ridicule que pour celle, il y a huit ans, de mes ainés.

Edit2: Les chaussures canons de ma fille – et discrètes surtout – viennent d'H&M et coûtent une bouchée de pain (à savoir moins de 20 euros je crois, donc rien comparé aux 80 euros minimum de n'importe quelle paire de chaussure pour enfant) (je conseille régulièrement aux miens de faire ça comme métier plus tard: chausseurs pour gosses). C'est un basique du magasin qu'on trouve en toute saison, et dont les coloris et motifs changent régulièrement. En ce moment donc, elles sont roses ou argentées et comme la photo très saturée ne le montre pas, elles sont ornées de petites étoiles. H&M ne m'a absolument pas payée pour en parler, et par conséquent j'ajoute, pour plus de précision, que leur semelle ne résiste qu'assez peu de temps à une marche sur les talons (autrement dit les gosses qui trainent la gaudasse). Mais leur avantage considérable réside dans l'absence de lacets ou de zip, ce qui devrait, si mes pronostics sont bons, m'attirer la sympathie immédiate de la maitresse.

Edit 3 et après c'est vraiment tout: vous pouvez lire ma chronique "rentrée" sur La taille mannequin c'est démodé…

Non aux grossesses allégées !

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J'ai autour de moi quelques amies enceintes. Je passe sur l'envie parfois qui me prend de planquer un coussin sous mon ventre pour rejoindre leur club, je crois qu'on a tous compris qu'à 75 ans je me poserai encore la question du 4ème.

Mais là n'est pas le propos pour aujourd'hui, je ne voudrais pas qu'on puisse penser que je ramène toujours tout à moi.

Non, ce qui me met hors de moi et me donne envie de bouffer du gynéco, c'est la terreur que leurs médecins ou sage-femme semblent exercer sur mes amies et beaucoup d'autres quant au quotas de kilos autorisés.

Attention, je parle là de femmes ayant débuté leur grossesse avec un IMC à faire pâlir Kate Moss. Et qui, à 6 ou 7 mois affichent une prise de poids d'une bonne dizaine de kilos, ce qui ne les rend pas vraiment obèses. (je pense peser plus lourd qu'elles trois, même aujourd'hui).

L'une d'entre elles, brindille au ventre joliment rond et qui lorsqu'elle est de dos ressemble à une lycéenne, s'est entendu dire hier par son médecin – un gentleman – qu'il allait falloir sérieusement se calmer, si elle voulait "qu'on la reconnaisse à la fin".

Résultat: alors qu'elle aurait du ressortir avec la banane parce que son petit mec présente toutes les caractéristiques du bébé en pleine forme, je l'ai croisée les yeux qui piquaient et méga stressée à la perspective de la prochaine visite. Elle avait peur de se faire engueuler.

J'avoue, ça me rend hystérique. Ah c'est sûr, terroriser et culpabiliser les femmes pour une tablette de chocolat ou deux trois religieuses en trop, c'est hyper facile. Prendre du temps pour leur parler de leur moral, de leurs angoisses, de la façon dont elles appréhendent l'arrivée de leur enfant, c'est déjà un peu plus compliqué. Sans compter que l'anxiété, ça ne se pèse pas, c'est emmerdant.

Je ne nie pas que pour certaines, une prise inconsidérée de kilos peut représenter un danger, pour elles ou le bébé. Je n'ignore pas – ô combien pas – que retrouver sa ligne ensuite c'est difficile et déprimant. Je suis d'accord pour qu'on rappelle doucement aux femmes que l'adage de manger pour deux est un poil surestimé.

Mais je trouve d'une tristesse absolue que ces neuf mois soient dominés pour une grande majorité par la peur de grossir. Ce qui est tout de même un combat perdu d'avance parce qu'à moins d'être une ancienne Spice Girl maquée à un footeux tatoué, pondre un mastard de trois kilos implique nécessairement de s'enrober un peu.

Mais non, désormais, les femmes sont donc priées de procréer light. Je serais curieuse de connaitre les chiffres réels qui prouveraient qu'une prise de 20 kilos pendant la grossesse nuit à la santé, de la mère ou du nourrisson. Je voudrais bien qu'on compare ces risques à ceux du stress induit par les incantations diététiques des gynécos.

Dans ces moments là, je réalise que mon obstétricienne était réellement merveilleuse. Non seulement elle ne m'a jamais fait le début d'un sermon mais surtout, la seule fois où la question fut abordée – aux alentours du 28e kilos pris pour mes jumeaux – elle le fut sous cette forme: "Vous avez une idée de ce qui vous a fait grossir ces dernières semaines ? Est-ce que vous avez plus mangé parce que vous êtes tendue ?".

Ce qui avait déclenché des torrents de larmes salvatrices. Et qui avait réduit le nombre de casseroles de riz au lait ingérées quotidiennement.

J'avais du passer de 4 à 2. Grosse fierté.

C'est amusant, en y pensant, je crois que ma gynéco est la madame Jourdain du zermatage.

Voilà, c'était mon coup de gueule du vendredi. Leave les femmes enceintes alone, merde. Quoi.

Tout ce que je déteste

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 Hier, en revenant d'un rendez-vous, je me suis arrêtée une station avant la mienne pour ne pas avoir à monter les escaliers (l'escalator est en refection depuis environ 43 jours).

Je n'en suis pas particulièrement fière.

Mais vraiment, vraiment, s'il y a une chose que je déteste, c'est grimper les escaliers du métro.

Du coup, en marchant jusque chez moi, je me suis amusée à dresser la liste des dix trucs qui me gonflent par dessus tout (j'étais d'humeur badine).

Voici le fruit de mes reflexions. (J'ai été tentée d'en faire une vidéo mais j'en connais qui ont mis la barre trop haut).

– Je déteste les escaliers et tout particulièrement ceux du métro.

– Je déteste ce qui est visqueux et tout particulièrement ce qui est visqueux et qui se mange.

– Je déteste monter un meuble Ikea.

– Je déteste les insectes surtout quand ils sont plus de deux, j'ai l'impression que ça grouille, et ça je n'aime pas du tout, ce qui grouille.

– Je déteste parler à quelqu'un et avoir l'impression que j'ai une crotte de nez qui dépasse.

– Je déteste parler à quelqu'un qui a une crotte de nez qui dépasse. Surtout quand c'est une femme.

– Je déteste l'odeur des cendriers.

– Je déteste les derniers jours de vacances.

– Je déteste ne plus avoir de cigarettes.

– Je déteste détester ne plus avoir de cigarettes.

– Je déteste prendre du poids.

– Je déteste recevoir une critique négative sur mon travail.

– Je déteste avoir mal aux dents.

– Je déteste avoir des bulles qui grattent sur les doigts de pied.

– Je déteste les antibiotiques au goût de banane.

– Je déteste faire la queue.

– Je déteste les gens qui s'endorment dans le train et qui se mettent à ronfler. Surtout s'ils ont la bouche ouverte (je préfère un gosse qui crie tout le trajet, c'est dire).

– Je déteste les gens qui disent qu'ils n'aiment pas les cons, parce que je me demande si on ne l'est pas tous un peu, cons.

– Je déteste quand le téléphone sonne tard le soir et que mon coeur remonte dans ma gorge.

Voilà, c'est à peu près tout.

Je confirme, il y en a plus de dix.

Edit: Par contre j'avais adoré le rock énervé de cette nana, chanteuse des "Pouf", croisée aux Franco de La Rochelle. Il y avait du Catherine Ringer en elle. (j'allais pas mettre une photo de crotte de nez, en même temps).