Catégorie : Je vous raconte ma vie

M’aime pas mal!

C'est l'histoire d'un garçon qui rentre un soir à la maison et entend sur son répondeur la voix de celle qu'il aime depuis dix ans lui apprendre qu'elle ne rentrera pas ce soir. Elle lui dit aussi qu'elle a résilié son abonnement de portable, qu'elle a pris toutes ses affaires et qu'il ne sert à rien d'essayer de la revoir.

 

Voilà, elle est partie et lui reste là, avec ses interrogations et son chagrin gros comme ça. Il reste avec tout cet amour qu'il n'avait pas fini d'éprouver.

 

Seul.

 

Seul, Vincent l'est aussi sur scène pour nous raconter cet après. Après la rupture, après la vie à deux, après la descente aux enfer. Cet après et cet avant aussi. Avant l'autre, la suivante, celle qui peut-être fera oublier l'échec cuisant d'une relation qu'on croyait éternelle.

 

Quand je dis qu'il est seul ce n'est pas tout à fait vrai puisque dans l'ombre, il y a un guitariste qui donne à ce spectacle une tonalité parfois douce, parfois amère, parfois espiègle. Comme la vie.

 

Vincent n'en fait pas trop, il dit les mots de l'amour perdu, et ces mots ne peuvent que parler à quiconque un jour est resté dans son fauteuil à ressasser jusqu'à la lie les mêmes questions: c'est quoi aimer, c'est quoi être à deux, c'est quoi être un homme aujourd'hui ?

 

Si vous avez envie de rire mais aussi un peu de pleurer, courez l'écouter à l'espace Comedia. Bon, bien sûr, c'est à Paris. M'enfin j'en connais qui vont venir rien que pour les macarons Ladurée. Alors moi je dis…

 

Quoi qu'il en soit, le spectacle s'appelle "M'aime pas mal" et il se trouve que l'auteur de la pièce, qui en est également l'acteur, Fabrice Herbault, est aussi le metteur en scène, avec Marie-Aline Thomassin, du futur succès théatral de la rentrée… "Dans la peau d'une grosse".

 

Vous pourriez vous dire que c'est de la publicité et vous auriez raison. Mais croyez moi, si je n'avais pas aimé, je ne vous en aurais pas parlé. Promis juré.

 

À partir du 18 mai et jusqu'au 15 juillet 2007, Vendredi, samedi et lundi à 19h00, Dimanche à 17h00
 
Au théâtre La Comédia : 6, impasse Lamier – Paris 11ème, Métro : Philippe Auguste (ligne 2), 01 43 67 20 47 

 

Pour en savoir plus: le site web du spectacle: http://www.maimepasmal.com/

Julien et ses bêtises

Bon, j'aimerais bien vous surprendre et vous parler du film incroyable qui passait sur Arte hier soir.

 

Le problème c'est que je n'ai rien d'une femme surprenante.

 

Et qu'au terme d'une journée harrassante, hier soir, je me suis vautrée devant… "Le droit de savoir" de TF1.

 

Naaaaaaaaaaaaaaaaaaan, je rigoleuh !

 

Bon, voilà, pas la peine de vous faire languir plus longtemps, sans surprise on s'est fait la nouvelle star avec l'homme.  En vieux habitués de la maison, en briscards de l'émission, sans dérision.

 

Et vous savez quoi ? C'était presque comme si c'était la première fois. C'est incroyable non ? On pourrait se lasser, on pourrait ne même plus rigoler aux blagues de Jérome Pitorin, on pourrait bailler quand la douce – trop ? – Gaëtane  chante Cindy Lauper, on pourrait en avoir assez de Dove le coké.

 

On pourrait, on pourrait… 

 

Ben sauf que pas du tout. 

 

Parce que moi hier j'ai juste rêvé d'être… la main de Marianne James. Pour que les petits doigts de Julien viennent me toucher.

 

L'homme fait mine de ne pas s'inquiéter de mon béguin parce que soit disant qu'il fait un mètre deux et qu'il pourrait être mon fils. Et bien franchement, je ne veux pas dire mais bon, il se fourre un peu le doigt dans le nez jusqu'au coude d'être pas jaloux à ce point là. Parce que le Julien hier, il a tellement tout déchiré la Nouvelle star que je serais incapable de vous dire ce qu'ont fait les autres.

 

C'est pas compliqué, Julien je l'ai aimé sur Britney, je l'ai aimé sur "La faveur de l'automne" de Tété – au passage petit bijou de chanson – je l'ai aimé sur la poupée qui dit non.

 

Et puis il a chanté "les bêtises" de Sabine Paturel.

 

Ouah, Sabine Paturel. C'est un peu comme Corinne Charby et Jacky Quartz, la petite Sabine, je l'avais complètement oubliée.

 

Et bien la pauvre, Julien l'a complètement enterrée. Définitivement. Comme l'a dit Manu Katché – qui déteste de plus en plus la terre entière – sur ce morceau, on était en Argentine et on attendait je ne sais qui dans un bar moite en buvant du mescale.

 

Voilà, Julien, tu pourrais bien être encore plus petit, on aurait toujours envie d'aller te triturer la barrette.

 

Ah, et quand même, en fait, on en a marre de Dove le coké.

Je ne vous le dirai pas

Bon, ceci n'est pas un billet. Etant donné que j'ai démissionné comme une grande de mon blog, sans que personne ne me demande rien, il m'est assez impossible de rédiger un billet.

 

Par conséquent, je ne vous dirai pas qu'hier la montée des marches de Brad, Georges, Matt et Andy, c'était juste à couper le souffle. Ok, Georges a trop maigri et ça se voit un poil qu'il a fait un truc à ses paupières. N'empêche que voilà, c'est tout de même Doug, nom d'un chien. Je tiens d'ailleurs à te demander pardon Georgie, parce que j'ai failli partir pour de pales copies qui ne t'arrivent pas au genou. Je ne crois pas me tromper que c'est peut-être à cause de ça que tu t'es laissé dépérir de la sorte. Alors arrête ça de suite et reprends moi ce petit ventre que j'aimais tant. Ce cou tout émacié, ce n'est pas toi, on dirait que tu as voulu copier ta copine Sharon. Soit dit en passant, Sharon, bouge de là.

 

Je ne vous dirai pas non plus que mon fils s'est exclamé en voyant Angelina Jolie, "à mon avis, elle doit manger des tonnes de malabars, elle !". Rapport à ses tatouages.

 

Je ne vous dirai pas que Dove est définitivement cocaïnomane, j'en suis désormais totalement convaincue.

 

Je passerai sous silence que sur "Etienne", la petite Julie à mon avis elle a eu chaud. Chaud dans le sens excitée. Et je ne reviendrai pas sur cet espèce de suicide grandiose de Julien sur "I put a spell on you".

 

Je ne m'étendrai pas sur le fait que l'homme ricane niaisement aux blagues débiles de Virginie Efira. Encore moins sur la façon dont il a louché sur sa poitrine.

 

Tout ça je ne vous le dirai pas parce que je suis un peu comme ces enfants après une grosse dispute, qui voudraient revenir mais qui en sont empêchés par une stupide fierté.

 

Non parce que franchement, j'aurais l'air de quoi si là, maintenant, je faisais un billet, même pas une semaine après des adieux plus déchirants que ceux des Compagnons de la chanson ?

 

Hein ? J'aurais l'air de quoi ? Je vous le demande !

 

Quand j'y pense, encore heureux que je l'ai pas écrit ce billet.

 

En revanche, il y a une chose que je veux vous dire, et là, je n'irai pas par quatre chemins: merci.

 

Edit: la photo je l'ai honteusement piquée chez Rue89, un site d'utilité publique, un de plus.

Le coup de la pause

Plus d'un an. Plus d'un an que j'écris ici tous les jours ou presque. ça n'a l'air de rien mais pour moi qui suis une dilettante patentée, c'est énorme. J'ai toujours été du genre à commencer des journaux intimes tous les deux mois sans jamais m'y tenir. Alors ce blog, en soi, c'est presque un miracle.

 

Plus d'un an à attendre, fébrile, vos réactions. A trembler d'être allée trop loin dans le sexe, trop loin dans l'intime, trop loin à gauche, trop loin dans le grand cri.

 

Plus d'un an à me nourrir de ces échanges, à regarder avec obsession – surtout les premiers mois – la courbe des statistiques. Je vous assure, il faut avoir tenu un blog pour connaitre ce sentiment de satisfaction stérile qui s'empare de soi quand on constate qu'on a doublé son nombre de visiteurs. J'ai beau mépriser la télévision et toute la philosophie mercantile qu'elle véhicule, je suis prise au piège de l'audimat, au même titre que Claire Chazal, Laurence Ferrari ou Virginie Efira.

 

Bref, plus d'un an.

 

Et alors ?

 

Alors aujourd'hui, je fatigue.

 

Je dirais même plus, je ME fatigue.

 

J'ai cette impression désagréable de tourner un peu en rond(e), de tomber dans le cri préfabriqué, de racoler parfois en parlant de cul – vous voyez, même là, en pleine introspection, je ne peux pas m'empêcher de glisser un mot adoré de google – ou d'être tellement apolitique de gauche que j'en deviens pénible.

 

Alors du coup, je crois que je vais faire une petite pause.

 

Pas forcément très longue, ou alors si. Je ne sais pas trop en réalité. Juste essayer de prendre un peu de recul, de me m'atteler sérieusement aux quelques projets sur lesquels je me suis engagée à tenir mes délais – sans me bananer sur les dates de rendu si possible – et aussi peut-être d'écrire sans attendre l'approbation de lecteurs invisibles.

 

Voilà. Aujourd'hui je crois que je suis tombée dans le piège tendu à toute personne commençant à avoir un tout petit peu de notoriété – en ce qui me concerne je crois qu'on peut parler de célébrité mais ma modestie légendaire m'en empêche. Ce piège, c'est cette obsession de plaire qui grandit jour après jour et finit par dénaturer ce qu'on est, qui on est.

 

Alors je vais recharger un peu mes batteries, redescendre sur terre, aller cueillir des champignons – euh… ça non en fait – m'occuper de mes loulous, etc etc etc.

 

Ah et puis aussi, je vais me marier. Sans vouloir transformer ça en événement interplanétaire, il faut malgré tout se pencher un peu sur la question, histoire que ça ne soit pas totalement catastrophique niveau organisation.

 

Ce n'est pas un adieu, tout juste un au-revoir. Si ça se trouve, le manque sera tellement fort que dans deux jours je suis là.

 

Ou pas.

 

Je vous embrasse fort.

 

Edit: Pour les apolitiques de gauche qui comme moi sont légèrement obnubilés par tout ce qui se trame en ce moment du côté de l'Elysée, je conseille la lecture de deux blogs qui me permettent aujourd'hui de croire en des jours meilleurs.

 

Le premier, c'est le blog de François Mitterrand qui vous parle de l'au-delà. Oui je sais, à première vue c'est étrange mais sans savoir qui se cache derrière, je pense que c'est quelqu'un de très bien informé. Et le style est très mitterrandien…

 

Le deuxième, c'est le Big Bang Blog, cornaqué par Daniel Schneidermann, ma référence journalistique du moment. Si vous aimez ses chroniques dans libé, vous apprécierez ses billets sur le net. Très utile pour lire entre les lignes et comprendre que désormais il va falloir chercher la vérité tous seuls comme des grands, sans compter sur la télé pour nous la donner…

 

Edit 2: La photo, c'est parce que pas mal de gens m'ont demandé par mail de la montrer, du fait que Bien dans ma vie était difficile à trouver ailleurs qu'en France ou dans certaines contrées éloignées de l'hexagone. Comme je n'aime pas trop l'idée de montrer ma bouille, elle ne restera pas très longtemps, une journée, je pense. Ce n'est pas exactement celle qui est dans l'article, mais je l'aime bien et puis c'est la première que le photographe, l'adorable Fabrice Guyot, m'a envoyée après ce mémorable shooting.

 

Edit 3: Pour le coup de la célébrité, je déconne, hein !

So lovely

A la nouvelle star, il y a un noir.

 

A la nouvelle star, il y a une fille avec des grosses fesses.

 

A la nouvelle star, il y a un très beau garçon… sensible.

 

A la nouvelle star, il y a une brunette un peu gentillette.

 

A la nouvelle star, il y a une nana qui ressemble grave à une squaw.

 

A la nouvelle star, il y a un barré à barrettes.

 

Et puis il y a aussi une diva énorme et déjantée, un producteur au nom de savon qui hier s'est "ennué", un pianiste libidineux et un batteur acariatre.

 

Ce n'est qu'un programme télé, un divertissement saturé en publicités, un monde fictif et idéalisé. Il n'empêche que c'est un condensé de la France que j'aime. Et rien que pour ça, moi je kiffe la nouvelle star. A bon entendeur salut, je dis ça je ne dis rien mais suivez mon regard.

 

A part ça, mon gold d'hier c'est "Destinée" chantée par Pierre et Julien tout en sensualité décalée. ça s'est terminé par une étreinte entre les deux et un retour backstage de Pierre, la main de Julien au cul. Et c'était hot.

 

A part ça, moi je serais Dove Attia, je serais super vigileante, parce que ça devient assez évident que plus personne ne peut le supporter. Manu Katché se retient mais on sent que ce n'est pas loin, Marianne James a manqué l'assommer d'un coup de cheveux et même la douce Virginie a l'air sur les dents quand il commence à parler…

 

A part ça, Tigane était vraiment, oui vraiment lovely. Et il a déchiré sur Billie Jean. Avec l'Homme, on est catégoriques, il se détache très nettement. Avec Julien qui m'a franchement laissée pantelante sur Stranger in the night. Et qui m'a fait pleurer aussi.

Je suis une célébrité, ne me sortez surtout pas de là

Je me dois aujourd'hui de vous informer d'une décision mûrement réfléchie. Je vais reprendre la cigarette. Oui, absolument. Et croyez moi, quand vous connaitrez les raisons qui me motivent, vous comprendrez. Limite si ça se trouve vous aurez envie de venir en griller une avec moi.

 

On parie ?

 

Alors voilà le pourquoi d'un tel revirement après presque cinq ans d'abstinence.

 

Vous vous souvenez qu'il y a quelque temps, je vous avais raconté comment par un bel après-midi d'été – beh oui, au cas où vous ne vous en soyez pas rendu compte, l'été a eu lieu cette année au mois d'avril, et présentement l'automne bat son plein. Vivement juin qu'on ait de la neige – comment donc, par un bel après-midi d'été je m'étais trouvée nez à nez avec Yannick Noah dans la cour de l'immeuble, en panne de moto.

 

Ce jour là, j'avais pensé – et mes copines aussi - que cette rencontre magique était le fruit d'un hasard divin.

 

Le lendemain, quand Antoine Decaunes a traversé la cour sous les yeux médusés d'un collègue, on s'est dit que dis-donc, tout de même, deux people en deux jours, pas mal.

 

Le jour d'après, Gérard Darmon est sorti de l'ascenseur. Bon, là, on a commencé à s'interroger. Journaliste, qu'est-ce que vous voulez, c'est un métier.

 

Mais c'est quand le Eric d'Eric et Ramzy a franchi la grille de l'immeuble qu'on a décidé de mener l'enquête.

 

Non parce que bon, on voulait bien croire qu'à la capitale on a plus de chances de rencontrer des stars, à ce niveau là c'était un peu comme si on vivait dans la ferme des célébrités sauf qu'en plus les people en question n'étaient même pas des ringards.

 

On n'a pas eu à chercher très longtemps. Encore une fois, journaliste c'est un métier. En vrai pros de l'investigation, on a donc demandé au concierge qui nous a donné l'explication de ce défilé de célébrités. Même si je ne peux rien vous dire, sachez que ma théorie initiale selon laquelle tous ces hommes venaient voir le spécialiste du cuir chevelu qui a sa plaque à l'entrée n'était pas la bonne.

 

 Pardon Yannick n'avoir imaginé que tu venais te faire coller des cheveux.

 

Bon, je ne vous la donnerai pas, l'explication, parce que voyez-vous, entre people on est super solidaires. Et que depuis que je suis dans Bien dans ma vie, je sais ce que c'est que la pression de la célébrité. Je ne veux pas cracher dans la soupe parce que sans mon public je ne serais rien. Il n'empêche qu'il faudra me passer sur le corps pour que je vende la mèche.

 

Juste je peux vous dire qu'il y a dans l'immeuble quelqu'un à qui tout le show-biz vient rendre visite un jour ou l'autre, pour des raisons professionnelle. Et que ce quelqu'un a eu l'idée de génie de s'installer au même endroit que les nouveaux locaux du média le plus austère et confidentiel de la planète. Non je ne travaille pas à "Carpes magazine" – si, ça existe - mais pas loin. Grace lui en soit donc rendue.

 

Bref, quelque part, je dois vous l'avouer, moi qui deviens hystérique quand je croise Danièle Gilbert à la Gare de Lyon, je vis un rêve. Et je pèse mes mots. Presque je pourrais penser que je suis morte et que mon paradis à moi c'est de fréquenter les people.

 

Bon, l'inconvénient, c'est que je n'ai pas 36 raisons de trainer dans la cour de l'immeuble. Pas même une en fait. Sauf quand je vais manger ou que je repars. Ce qui ne me donne pas beaucoup de probabilités de croiser Georges Clooney.

 

Pas comme les veinards de fumeurs qui n'en finissent pas de revenir en nous racontant qu'ils ont vu Gad Elmaleh ou Dominique Lavanant.

 

Alors que moi, je dois bien l'avouer, je n'ai au compteur que Yannick Noah.

 

Et Mimi Mathy.

 

D'accord, Yannick compte triple.

 

M'enfin bon, je ne vais quand même pas risquer de passer à côté de Charles Berling, Jean-Pierre Darroussin – c'est comme ça, Darroussin me fait des guilis au zizi ça ne s'explique pas – ou Gérard Lanvin, tout ça pour une bête histoire de cancer du poumon que si ça se trouve j'aurai quand même dans cinquante ans !

 

Par conséquent, c'est décidé, je reprends la cigarette. Pas question que ma collègue clopeuse profite de Marc Lavoine pendant que moi je me contente de Mimi Mathy.

 

Je sais, c'est complètement con. En même temps je n'ai jamais prétendu être une lumière.

Tu portais des foulards

Tu portais des foulards. Tous les jours, toutes les saisons. Cette habitude était ancienne, je me souviens qu'adolescent tu me piquais les miens. C'était ton excentricité, ces tissus bigarrés qui flottaient autour de ton cou.

Oui, si je ne devais retenir qu'un trait de toi, ce serait cela.

 

Viendraient ensuite ton rire aigu et cette façon de regarder les gens en penchant la tête lorsque tu étais gêné ou que tu voulais séduire.

 

Il y a quelque temps, ton frère m'a donné un de tes foulards. Mon premier réflexe a été d'y enfouir le nez pour t'y retrouver. Mais il n'y avait qu'une odeur mélangée de soie et de poussière. Je l'ai ensuite accroché à un cintre dans mon armoire, un peu désemparée, ne sachant pas trop que faire de ce vestige de toi.

 

Et puis la semaine dernière, j'avais un peu froid et le décolleté de ma robe était trop profond. Alors j'ai enroulé cette écharpe légère autour de mon cou, en me disant que si c'était trop étrange, je la remiserais au fond de mon sac.

 

J'avais peur que ce soit un peu morbide, j'avais peur que cela me rende mal à l'aise. Et c'est tout le contraire qui s'est produit.

 

Je n'avais pas retrouvé ton parfum en cherchant des effluves disparus mais là, tu étais à mon cou. Les premiers instants, les larmes sont montées, puis la tristesse s'est fait plus douce. Imperceptible et léger, tu m'as accompagnée toute cette journée.

 

L'idée de ta disparition sera-t-elle un jour supportable ?

La nouvelle star des vacances de l’amour

Alors chose promise, chose dûe, parlons un peu de la Nouvelle star, même si Hélène en a déjà fait un très bon compte-rendu hier.

 

Je dois tout d'abord vous avouer une chose, lors des précédentes émissions, j'avais été un peu déçue.

 

Bon, à ce stade du billet, ceux qui sont un peu perspicaces doivent se dire: "en même temps, la semaine dernière elle a pas regardé à cause du débat. Et la semaine d'avant non plus à cause de la fête chez Ginette".

 

Hum.

 

Hum hum.

 

En fait j'enregistre.

 

A y'est, fini de rigoler ? De toutes façons j'ai même pas honte d'autant que j'ai fait bien pire que ça.

 

Si, absolument. La preuve ?

 

J'ai déjà enregistré un épisode des "Vacances de l'amour".

 

Mais si, les Vacances de l'amouuuuuuuuur, la suite d'Hélène et les garçons ! Ok, on doit être douze en France à l'avoir suivi. Il se trouve que ça a été diffusé pendant que j'étais enceinte, scotchée sur un canapé pendant quatre mois. Par conséquent, j'ai regardé. Et j'ai enregistré l'épisode où Hélène réapparait après cinq années d'absence en Australie. Je ne m'étais quand même pas tapé 23 épisodes où on espérait son retour pour louper le dénouement pour une histoire de préparation à l'accouchement non plus ! Le pire c'est qu'en fait elle avait perdu la mémoire et qu'il a fallu douze épisodes pour qu'entre elle et Nicolas il se repasse quelque chose.

 

Bon, bref, vous conviendrez qu'enregistrer La nouvelle star, à côté, c'est un peu comme si j'avouais qu'aux toilettes je lis du Rimbaud.

 

Revenons à nos moutons, ou plutôt à nos candidats. J'étais donc assez déçue les dernières fois, parce que mis à part Julien, je les trouvais assez mous-mous les jeunôts. Même André ne me faisait plus vibrer. Faut dire que ses paris avec ses copains de Libé, ça commençait à tourner en rond.

 

Et puis hier, je me suis réconciliée avec tout ce petit monde. D'abord André qui a recommencé à faire des réflexions un peu libidineuses comme j'aime. Et puis Manu Katché qui fait rien qu'à engueuler le public de Baltard. Et aussi avec Dove qu'est vraiment con comme une chaise et c'est aussi pour ça qu'on l'aime – encore qu'à mon avis il est pote avec sarkozy – et évidemment avec Marianne James, qui a rappelé qu'elle était une soixante-huitarde et que les "colères saines" c'est toujours mieux que se foutre de la trombine des gens. Suivez mon regard du côté du Paloma qui mouille à Malte…

 

Côté candidats, là aussi, respect. Respect pour Tigane d'abord. Tigane c'est l'élégance un point c'est tout. Sa voix c'est du velours et jamais il crie, jamais il est vulgaire. En plus il a l'air intelligent. Et sur le duo avec Gaëtane, vrou, j'ai frissonné.

 

Respect aussi pour Gaëtane même si elle n'a tout de même pas l'air pour le coup d'avoir inventé le fil à couper l'eau tiède.

 

Sinon, grand grand respect pour Pierre. Ok Marianne, il lui manquait une tierce pour monter aussi haut que l'autre mec bizarre qui chante cette chanson d'habitude, Milka ou Suchard, là, chais plus. M'enfin tout de même, Pierre, c'est un miracle sur scène ! Je le trouve de plus en plus torride, bien que de plus en plus "lui même" à mon avis. Genre qu'il ne nous ferait pas trop de mal à nous les girls. Mais ça n'engage que moi.

 

Enfin, carrément la révérence pour Julien. Faire un carton comme ça sur une chanson d'Alizée, ce n'était pas gagné. Incroyable comme les paroles de ce morceau me sont apparues à la limite du supportable de l'érotisme. Julien hier tu étais ma lolita et c'est pas ma faute à moi si j'en voulais à ta barrette, mon lapin.

 

Voilà. L'homme a un faible pour Julie, celle qui ressemble à dove attia avec des cheveux, dixit les copains de libé de dédé. Moi je dis bof. En ce qui concerne Raphaëlle, vraiment je regrette mais il faut qu'elle apprenne à dire non à Joanna la styliste. Le poncho, ce n'était vraiment pas indispensable.

 

Et Soma… Comment te dire Soma ? Ben rien en fait.

 

Edit: Les filles, je vous demanderai d'être gentilles et de ne pas encourager l'homme. Je sais, vous ça vous fait rire, mais lui prend tout ça très au sérieux, il ne se rend pas compte, le pauvre. C'est un peu comme les enfants, si on rigole trop à leurs bêtises, ils ne savent plus s'arrêter. Et là, on est un peu confronté à ce genre de choses. Il est trop fragile pour gérer et croit vraiment que certaines d'entre vous veulent l'épouser. Il consulte le blog toutes les dix minutes pour voir si on lui a répondu et ne se sent plus pisser. Il a même dans l'idée de monter un blog concurrent. Bref, soyez mignonnes, ignorez-le, au bout d'un moment il se lassera, c'est mieux pour tout le monde

Moi, moi et moi

Autant vous prévenir de suite, ce billet est entièrement consacré à mon actualité. Je sais, c'est assez insupportable et limite il faudrait créer une nouvelle rubrique pour ce blog, genre "36-15 je m'la pète".

 

En même temps, public – je peux t'appeler "public" ? – faut savoir ce que tu veux. Maintenant que tu as fait de moi une star, maintenant que tu as créé de toutes pièces la bête de scène que je suis devenue, il faut l'assumer.

 

Donc, public, sache qu'à compter d'aujourd'hui, tu peux trouver dans tous les kiosques de France le "Bien dans ma vie" de Juin 2007 dans lequel un article m'est consacré. Je tiens toutefois à t'avertir, je n'ai pas vu l'article en question, il se peut donc qu'on y trouve d'énormes bêtises. Que veux-tu, depuis que je suis une people, j'éprouve un plaisir presque charnel à me confier à mes amies journalistes. Et comme je n'ai aucune morale, je suis prête à raconter n'importe quoi si je sens que ça peut faire vendre du papier.

 

Deuxièmement, public, j'ai une autre nouvelle qui est moins bonne. Prépare les mouchoirs parce que je sens que ça va même être un drame.

 

La pièce de théâtre est reportée.

 

Je sais, c'est dûr pour ceux qui avaient bloqué la date depuis des mois. Pour info j'en fais partie. Mais c'est comme ça, c'est la faute à Nicolas S. Oui, parfaitement. Le producteur – j'adore dire "le producteur", ça aussi c'est jouissif – a peur que les élections présidentielles et législatives captivent à ce point les gens qu'il n'aillent pas au théâtre. Du coup, il préfère qu'on commence en septembre, à priori le 17, et, chouchou sur le gâteau, dans une salle plus grande, toujours au Théâtre du Gymnase. Allez, arrête de pleurer, public, tu verras, ça va être trop bat'.

 

Enfin, dernière actu – je sais, c'est dingue, on se demande comment je fais pour être sur tous les ponts comme ça – mon deuxième livre des Courges sort le 6 juin et pour le précommander, tu peux cliquer . En plus dans ce livre intitulé comme l'image l'indique, il y a une guest. Yes. THE ClaireMM. Dont le texte sur la petite souris m'a tellement plu que je l'ai carrément pompé. Avec son nom à la fin quand même.

 

Bien sûr que c'est de la promo tout ça ! M'enfin, je ne peux tout de même pas compter que sur "Bien dans ma vie" pour assurer le service après-vente quand même, hein ?

 

Voilà, j'ai encore pas mal de succès à venir, mais je ne veux pas non plus te noyer sous ce genre d'infos, ça pourrait devenir gênant.

 

Edit: L'homme tient à préciser que je ne suis pas à proprement parler sur tous les ponts, que l'appartement est une porcherie, que les enfants sont à peine nourris et que j'ai la marque de l'ordinateur sur les cuisses à force d'y être greffée. Il ajoute qu'il n'est pas vraiment sûr de m'épouser si je garde ce melon qui me tient de courge en ce moment. L'exagère, non ?

 

Edit2: Demain je vous fais un brief Nouvelle star parce qu'avec THE débat de la semaine dernière que quand même merde, c'est ségo qu'avait gagné, on a pris un peu de retard. On en reparle demain donc mais d'ores et déjà, respect à Marianne James et ses allusions subtiles au fait qu'elle est de gauche et un grand ui à Julien. Je reviens en effet sur tout ce que j'ai dit la dernière fois, Julien c'est de la bombe. Le problème c'est que l'homme refuse de mettre des barrettes. L'autre problème, c'est Virginie Elfira. Je crois que l'homme vit une love story virtuelle avec elle.

Edit3: Dans le Bien dans ma vie il y a également les blogueuses Deedee, Caroline Daily et Sonia. Je ne l'ai pas précisé au départ parce que j'ignorais que nous étions plusieurs dans cet article et que je l'ai découvert en ouvrant "Bien dans ma vie".

Je me retire définitivement…

Mes lapinoux.

 

Ce matin, bien évidemment, j'ai la gorge serrée.

 

Depuis hier, je tourne et retourne tout ceci dans ma tête. Plusieurs solutions s'offrent à moi.

 

 

La première: Je me retire définitivement de la vie politique. On n'en parle plus, je retourne à mes régimes et mes magazines féminins et hop, à la poubelle mon engagement.

 

Mouais.

 

La seconde: Je deviens de droite. Du coup, j'ai gagné hier, je suis super heureuse, en plus je ne paie plus l'ISF. En même temps, aux dernières nouvelles, je ne le paie déjà pas. Et puis comment vous dire… En fait je n'y arrive pas. J'ai essayé, hein, de me convaincre que maintenant ça suffit de se prendre des tôles tous les deux trois ans et que la meilleure façon d'y remédier, c'est de passer de l'autre côté. Mais que voulez-vous, quand ça veut pas, ça veut pas. Pour tout vous dire, l'année dernière j'ai vraiment tenté de me dire que j'étais italienne. Rien à faire, Materrazzi et Sarkozy, même combat.

 

La troisième: Heu… En fait pour l'instant, là, de suite, je n'en vois pas trop. C'est un peu comme quand on rate son bac. L'idée de repiquer, le lendemain, elle est insurmontable. Il faut un temps pour pleurer. Juste pour pleurer. Mais quelque chose me dit que petit à petit, ça va aller mieux. Pourquoi ? Parce qu'il n'y a pas le choix.

 

Quoi qu'il en soit, je ne sais pas vous mais personnellement, j'ai trouvé que perdre avec un sourire pareil et rester debout comme l'a fait Mademoiselle Royal, et bien c'est juste la classe internationale.  D'ailleurs mon fils ne s'y est pas trompé en déclarant: "tu as vu maman comme elle sourit ? On dirait qu'elle n'a pas perdu. Tu sais, à mon avis, Nicolas Sarkozy, s'il aurait perdu, il aurait pas souri comme ça."

 

Voilà, tout est dit. D'un côté, il y a un homme qui vient de voir son rêve à lui, son rêve de quand il était petit se réaliser. D'un autre, il y a une femme qui ploie mais ne rompt pas. Et qui n'est pas effondrée parce que cette bataille, elle ne la livrait pas que par ambition personnelle. Et cette femme, et bien moi je l'ai trouvée royale. Sans jeu de mots et sans recul probablement me diront ses détracteurs. Alors je ne sais pas encore bien de quoi demain sera fait. Mais je crois que je suivrai le chemin qu'empruntera celle que j'aurais bien vue, moi, à l'Elysée. N'en déplaise aux éléphants qui m'ont réellement déçue hier soir.

 

Edit: C'est compliqué de continuer à tenir ce blog. J'aime nos débats, ils ont été incroyablement enrichissants jusqu'alors. Mais j'ai peur que l'amertume des uns et l'arrogance des autres ne finissent par l'emporter. Et puis je ne veux pas que cet espace ne soit plus qu'une arène politique. Alors ce blog restera militant, soyez-en sûrs. Mais après ce billet, il sera temps, vraiment, de tourner la page de ces élections. Je ne censurerai aujourd'hui aucun commentaire à condition qu'il soit respectueux. Par conséquent, les railleries et sarcasmes seront supprimés sans scrupules.