Catégorie : Leçons de mode

Leçon de séduction

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Samedi soir nous étions invités à l'anniversaire de notre ami J. Rien de très huppé, hein, un repas à huit avec les mêmes et on recommence. Mais depuis que mon bureau se situe à moins de dix mètres de mon canapé (en réalité mon bureau EST mon canapé) (et inversement), j'ai rarement l'occasion de faire des frais de toilette. Je mets certes un point d'honneur à m'habiller tous les jours ET à me maquiller un minimum mais hormis quelques rendez-vous à l'extérieur, je fais rarement péter le chemisier en soie.

J'avais donc une envie subite d'élégance ou tout au moins de mise en avant d'un semblant de féminité. Peut-être aussi en raison de dix jours consécutifs à nettoyer le vomi de Rose. ("moi dans mon ventre j'ai plein de GLAIRES", s'est-elle exclamée dans la file du Monoprix vendredi, sous vos applaudissements)

Bref, trêve de digressions, j'avais envie de faire ma Catherine Deneuve. Et d'en mettre plein la vue au Churros. Histoire qu'il oublie définitivement cet épisode de pyjama-bassine-à-dégueulis.

Je n'ai pas lésiné sur les moyens. Jupe crayon taille haute hyper entravante, bottes avec talons de douze ultra douloureuses et blouse légère noire ostensiblement transparente. Don Draper, reprends un whisky, la nuit va être longue. Même ma culotte et mon soutien-gorge étaient coordonnés ce qui arrive uniquement lorsque la lune est en capricorne et que mars et jupiter sont alignés. Quand je suis descendue dans le salon, non sans avoir pris le temps de froisser – défroisser mes cheveux et de crayonner mes yeux en un smokey eyes à faire pâlir de jalousie les plus grandes beautistas de l'internet, je dois avouer que j'étais sûre à 100% de voir mon époux tomber à la renverse (ses érections ont tendance à lui faire perdre l'équilibre) (oui j'ai beaucoup de chance).

Au lieu de quoi, il m'a jeté un coup d'oeil distrait et s'est replongé sur son fil twitter (on travaille beaucoup sur le sujet mais on a un problème d'addiction).

Rose quant à elle m'a longuement fixée, puis rendu son verdict: "tu es très belle maman. Mais tu fais quand même un peu peur".

Ce qui a déclenché un fou rire immédiat du churros qui là d'un coup en a oublié son micro-réseau à la con. Je passe rapidement sur le psychodrame qui a suivi ("tu n'aimes pas ma tenue ou quoi ?" – "si si" – "attends, c'est bon, après 15 ans, je sais exactement quand tu aimes ou quand tu n'aimes pas" – "mais si, tu es très bien" – "très bien, mais pas whaou" – "mais si, whaou" – "ok. Comment elle s'appelle cette pute ?" – "mais enfin, tu délires ou quoi, tu es parfaite. Très belle" – "j'ai compris, je vais me changer" – "mais noooon" – "c'est parce que j'ai grossi ?" – "pas du tout" – "ou alors c'est que je suis vieille". "Pfffffffffff" – "Tais-toi".)

Pour la faire courte, je suis allée me changer, ai opté pour une autre blouse, en plumetis noir cette fois-ci et un short, noir également. J'ai gardé les bottes. Et le churros a semblé trouver ça mieux, sans pour autant non plus en faire des tonnes. Je n'étais pas dévastée mais j'ai tout de même vidé deux bouteilles au bas mot à moi toute seule chez nos copains pour noyer mon désespoir. Du coup j'ai ricané grassement pendant une heure quand Frédé a trouvé que mon fondant marrons-chocolat ressemblait à un gros cul. Ou en tous cas qu'un anus s'y était planqué. Classe.

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Le lendemain, vous vous doutez que ma mise fut sommaire. Autant la veille, sur une échelle de 1 à 10, je me serais accordé un 8 (un 8 à mon niveau, je précise), autant là, même un 2 eut été cher payé. Jean pourri, yeux de panda (la couette démaquillante ne marche pas à tous les coups), haleine chargée et t-shirt Petit-Bateau. Propre, par contre.

Et là, pof, le churros me voit et me fait son regard "je vais te faire bouffer l'oreiller". Certes rassurée quant à l'avenir de notre mariage, j'ai tout de même tenté de sonder les tréfonds de son âme pour comprendre en quoi ma gueule de biais et mon allure de pochetrone pouvait avoir le moindre attrait en comparaison de mon outfit ultra élaboré de la veille. "En fait, l'hyper-féminisation te fait peur, c'est ça ? Tu me rabaches que tu adooores le style années 50, les nanas moulées dans des jupes au genou avec talons aiguilles mais je t'ai fait te sentir un tout petit garçon en me déguisant en femme fatale. Tu es comme tous les hommes finalement, tu étais en DANGER. Peur de la castration, c'est tout. A moins que ce soit mon maquillage ? Pas assez naturel ? Je manquais de subtilité, c'est ça ? Et nia nia nia et nia nia nia".

Il m'a laissée soliloquer et quand je me suis tue, il m'a mis une main aux fesses et m'a répondu: "non, c'est juste que ton t-shirt, là, il est un peu trop petit et il me donne envie de te toucher les seins. j'adore".

Mad-Men staïle: 0 – Petit-Bateau: 1.

Moralité, et ce sera mon premier conseil cadeaux de Noël (peut-être le dernier d'ailleurs parce qu'au vu de ma piètre récolte pour l'instant en ce qui concerne mes propres achats je me demande si je vais honorer mes engagements à ce sujet), achetez aux filles que vous aimez des t-shirt petit-bateau. Si possible une taille en dessous de ce qu'elles portent d'habitude. La couleur et la forme du col importent peu. L'essentiel étant qu'ils vous moulent les seins. Ah parce que oui, le mieux c'est de vous en offrir un, les girls. On n'est jamais si bien servi que par soi même.

Froid, moi ? Never.

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La dernière fois, avant un rendez-vous où j'étais en avance, je suis entrée chez Damart à Châtelet. Depuis un moment déjà je voulais essayer ces maillots de corps qui soit-disant tiennent si chaud que froid, moi, jamais.

Et bien laissez-moi vous dire que choisir un Damart c'est drôlement compliqué. Ça m'a rappelé l'épisode du duvet pour le machin qui partait en colo. Où comment être frappée du syndrôme décisionnel : est-ce que je prends celui qui protège du froid niveau 4, au risque de transpirer méchamment ou bien je privilégie une protection moindre, plus confort à Paris mais d'aucune utilité au cas où je m'envolerais de manière impromptue à Stockholm (on sait jamais).

Et au niveau de la coupe, manche longues ou manches courtes ? Et pourquoi pas ce débardeur noir, tout con, si con qu'on dirait pas un damart ? En même temps, avoir chaud au ventre certes ça compte, mais si les épaules ne sont pas couvertes, est-ce que ça marche quand même ? 

Et question style, est-ce que j'y vais à fond en privilégiant les modèles mamie à dentelles – tellement 2012 – (non ?) ou je joue la carte de la sobriété (tellement Ines, mais si, Ines, l'auteur de cette si profonde réflexion, "quand on est au Bon marché, on a l'impression que rien ne peut nous arriver" (euh,si, un découvert ?)).

Mon cerveau a fumé, je me sentais perdue dans les méandres du doute. Finalement, l'heure de mon rendez-vous approchant, je me suis pointée à la caisse avec l'équivalent du PIB de San Marin en tricots de corps. Comme toujours, dans l'hésitation j'avais pris un peu de tout. Ce n'est pas comme si on vivait l'hiver le plus doux depuis 1956 ou comme si on nous prédisait de toutes façons un réchauffement climatique inexorable.

J'étais en train de me demander si je n'allais pas tout reposer et repartir en loucedé (ça m'arrive souvent dans les magasins à vrai dire de laisser tomber à deux secondes de payer, l'angoisse du gardien de but devant la machine à carte bleue, j'imagine) (ou une révélation soudaine: je n'ai pas VRAIMENT besoin de ce quatorzième jean qui en plus me fait un gros cul), quand trois vieilles dames ont commencé à me brancher. "C'est votre premier damart ?" m'a interrogée la première, une sorte d'excitation fébrile dans les yeux. Alors que j'acquiescais, la seconde s'est presque jetée dans mes bras pour me féliciter, pendant que la troisième me faisait jurer de ne surtout pas les repasser, "ça fiche en l'air le principe actif ma petite fille". "Mais à part ça c'est increvable. Et on ne peut plus s'en passer. 23 ans que je viens tous les ans", a-t-elle murmuré comme on livre un secret inavouable. "Et puis c'est ravissant, non ?", a renchéri la plus coquette, entrouvrant, rougissante, sa chemise pour me montrer son caraco en dentelle vintage, cuvée 1978.

Après cette intronisation en grande pompe vous imaginez bien qu'il m'était impossible de me débiner.

Depuis, il fait 22° en moyenne à Paris et je pourrais limite ouvrir une sucursale de vente de thermolactyls dans le 13è.

Mais peu importe, je fais désormais partie du crew Damart et ça je peux vous dire que c'est tout de même autre chose que de posséder des bottes à franges Isabel Marant.

Edit: Photo prise accidentellement par Rose et qui m'évitait de vous en coller une de moi en tricot de corps. La veste sans manches que je porte est une de ces pièces (monop, what else) qui ne servent pas à grand chose (pas assez chaude en hiver et trop le reste du temps, sauf par miracle quand il fait environ 14°, ni plus ni moins) mais dont je ne me lasse pas tant j'ai l'impression qu'elle me donne un style hyper pointu (c'est en général le cas des trucs sans manches, non ?) (surtout quand ce sont des trucs CENSÉS avoir des manches).

Edit2: il me vient à l'esprit qu'on pourrait imaginer que ce billet fusse une commande sponsorisée. Que nenni.

Ça c’est CHIC !

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Hier j'étais donc invitée à une séance de relooking par Cristina Cordula. L'objectif: immortaliser le travail de miss magnifaïque qui soublimait la fameuse petite robe noire sur chaque participante.

Ce que je n'avais pas compris en réalité c'était que moi aussi je venais pour être soublimée grâce au regard affuté de Cristina. Vous pensez bien que si j'avais capté le truc, j'aurais à minima fait quelque chose concernant les poils d'un centimètre ou deux qui s'épanouissent depuis près d'un mois sur mes mollets. A minima. 

Quand on a commencé à me suggérer de passer au maquillage et coiffage, j'ai dans un premier temps poliment décliné: "non, c'est très gentil, je préfère observer, vous voyez ? Je suis journaliste, vous savez". Nadia, qui était là aussi, elle a dit pareil, en plus ferme: "pas question, merci, je suis malade, aucune envie de faire des photos". Aimable, classe, mais sans appel.

Ce qui est étrange c'est que Nadia, personne n'est venu la relancer. Ça doit être ça qu'on appelle l'autorité naturelle.

Qualité dont je suis très manifestement dépourvue.

Mais qui a été généreusement distribuée à bébé cristina il y a quelques années (22 ? 34 ? 42 ? on ne sait pas).

C'est du moins ce que j'en ai déduit lorsqu'elle m'a haranguée alors que je faisais quelques clichés des filles relookées: "C'est ton tour !".

– Nnnnoui, d'accord.

Grande démonstration de fermeté.

Par contre, pas question qu'on touche à mes cheveux, ni qu'on me maquille. Et le photo call, là, c'est niet. (serment solennel prononcé à voix basse) (très basse) (en silence) (après je me suis excusée).

Cristina m'a donc entrainée dans le dressing où une quarantaine de petites robes noires n'attendaient que moi. 

Plus exactement, où 39 petites robes noires en taille 32 attendaient les autres filles, pendant que le seul modèle en 38 – 40 se faisait grave chier, rapport que dans la presse féminine, ça se confirme, on ne mange pas. Ou alors on a trouvé le secret de la minceur éternelle.

Cristina, elle m'a demandé ma taille, j'ai murmuré 40 en pensant 42 et je me suis retrouvée à peu près dans le même état que 30 ans en arrière dans les cabines d'essayage des Nouvelles Galeries, avec ma mère suant sang et eau pour me faire enfiler un kilt qui sur moi ne faisait pas vraiment kilt.

"Elle a une belle poitrine", a dit Cristina, sans que je ne comprenne vraiment à qui elle s'adressait, alors j'ai dit "hin hin hin".

Après avoir bien regardé toutes les robes, elle m'a donc tendu celle qui se tournait les pouces depuis le début de la séance, à savoir la plus grande. Je pourrais être relookeuse, j'ai pensé. (j'ai rien dit par contre parce que Cristina est très grande).

Ensuite, donc, j'ai été gentiment invitée (= METS CES COLLANTS, LES TIENS NE SONT PAS CHICS !) à changer mes bas trop opaques et trop… pas chics, pour d'autres en effet bien plus distingués (= avec des fleurs partout). Mais de deux tailles en dessous de la mienne. "REMONTE LES, ÇA MARQUE LÀ (elle a pointé son long doigt tout fin exactement à l'endroit où non seulement mon collant mais aussi ma culotte avaient trouvé une place pépère)", a incanté Cristina. J'ai obtempéré et miracle, à croire que les collants aussi étaient terrorisés, ils ont accepté de se loger un peu plus haut. Ainsi que ma culotte. Y'en a qui n'ont vraiment pas de couilles.

Une fois juchée sur des escarpins noirs de 14 kilomètres de haut (j'avais auparavant essayé des stilettos panthèses – PAS CHICS), j'ai regardé Cristina. Elle m'a regardée. Je l'ai regardée. Et elle a dit:

– Tu es CHIC.

Je crois que le jour où j'ai enfin obtenu mon permis après quatre tentatives infructueuses, je ne me suis pas sentie autant soulagée.

Un peu déçue néanmoins de ne pas avoir reçu le label SEXYYYYYYY qu'elle avait distribué à droite et à gauche avant moi, mais finalement, chic, ça va. C'est mieux que PAS chic.

Je me réjouissais trop vite.

– Maintenant tou vas te coiffer et te maquiller chérrrrrrrrie.

– Mmmm… Mais je suis coiffée et j'ai aussi un peu de fond de t…

– NON. TOU N'ES PAS COIFFEE. PAS CHIC ! ALLEZ VIENS AVEC MOI. STEEEEEVE, CHERRRRI, TU ME LISSES TOUT ÇA LÀ, JE VEUX DU CHICCCC. C'EST OKAYY POUR TOI CHERRRIIEEE ?

– (en pensée: je hais les cheveux lissés, Michel, viens à mon secours, emmène moi au pays de la frange et du soleil). En vrai: Nnnoui ? 

Pendant ce temps, Nadia fusillait des yeux toute personne qui éventuellement aurait l'idée saugrenue de lui proposer un coup de blush. Et ça marchait, putain. 

C'est donc comme ça que je me suis retrouvée brushée, maquillée, moulée dans une robe trop petite qui – je ne l'ai vu qu'après coup – boudinait tellement mes épaules que mes bras étaient cyanosés et perchée sur des talons de 14 me rendant incapable de m'enfuir. Et par conséquent obligée d'accepter le photo-call ET de porter pour l'occase un énorme sac à pouffe en fausse fourrure, qui a manqué je crois de faire mourir Nadia de rire.

Le summum du ridicule ayant été atteint lorsque le photographe, adorable mais manifestement sous acide, m'a visualisée en femme FATALE, bombant le torse, menton en avant, regard assassin et marchant droit vers son destin de croqueuse d'hommes et de diamants.

FATALE. C'est mon deuxième prénom, ça tombe bien. Si vous êtes sages, je vous mettrai la photo en question plus tard. Mais c'est pas sûr, tant que je n'ai pas trouvé comment photoshopper mes bras.

Voilà, ce fut donc mon expérience pretty woman. En vrai c'était très drôle de se retrouver dans cette ruche pleine de filles surexcitées à l'idée de se déguiser le temps d'une photo. La maquilleuse était une magicienne qui m'a fait perdre quelques années en deux ou trois secondes et qui en plus était hyper gentille. Quand au hair stylist, il a été chou, il a fait un brushing pas trooop lisse (alors que ça se voyait qu'il avait peur lui aussi). Et Cristina ? Ben c'est Cristina, quoi !

Les photos ont été prises avec le dernier téléphone Blackberry torch 9860 que l'on m'avait prêté pour l'occase et les petites robes noires étaient mises à disposition par Ebay qui fête actuellement les 85 ans de la LBD ( little black dress). Merci Anaïs, c'était un chouette moment !

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Edit: à la demande générale, voici la photo. C'est une photo de photo en réalité, elle m'a été donnée sur papier. Je crois que l'attitude de winneuse ne me réussit pas du tout, c'est quoi cette grimace, hein ? Et peut-être qu'en réalité, je m'apprécie plus avec des lunettes. Je précise d'ailleurs que j'ai décidé comme une grande de les enlever, non, je ne suis pas un pantin !


Ah et en fait le collant et la culotte en ont profité pour se remettre au creux d'un bourrelet…

Edit2: en fait je l'ai enlevée, je ne l'aime vraiment pas 🙂

The black little dress

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Trop de travail, une visite impromptue hier d'un ami qui vit à tataouine et pof, pas de billet du coup aujourd'hui.

Je suis démasquée, je ne fais pas de marbre, comme on dit dans la presse, à savoir que je n'ai pas de posts d'avance, jamais.

Bref, un non-billet, pour vous dire que tout de même je suis excitée comme une puce vu qu'à midi je participe à un truc de blogueuses – et croyez moi c'est rarissisme, je suis l'arlésienne des "opé" (du nom de ces manifestations où sont invitées les influentrices de l'internet). En général ça tombe mal, ou bien c'est loin, ou bien en fait, j'ai la flemme.

Mais là mes chewies, je ne pouvais pas dire non, c'est pour déjeuner avec Christina Cordula et jouer les tintins petits reporters pendant une séance de relooking (enfin si j'ai bien compris, ce qui n'est pas évident, on ne s'improvise pas professionnelle de l'opé comme ça).

Surtout, la thématique, c'est la petite robe noire. Alors du coup, moi, je suis habillée comment aujourd'hui ? Ben évidemment. Et ce qui me fait marrer, c'est que c'est donc la même que celle arborée il y a genre cinq ans lors de ma brève mais intense carrière dans le mannequinat (part one et part two)

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Si ce n'est pas la preuve que je suis une adepte de la décroissance. Si je vous dis en plus qu'elle vient de Camaïeu, vintage 2004 ?

I know. Un-be-lea-ve-ble

Je préfère ne pas m'étendre sur les conditions de cet auto-shooting. Je me contenterai de vous indiquer pudiquement que je manquâs mourir. (le siège du piano de ma fille n'a pas nécessairement apprécié ma charge matinale).

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(ohhh, mais où sont passés tes yeux, les as-tu perdus dans la pile de linge à repasser ?)

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Quant aux bottes, elles sont signées H&M, elles sont en plastique ou pas loin, m'ont coûté quelques 40 euros et ont été achetées avant tout parce que pour la first time of toute my life, je rentrais dans un modèle non extensible et non calibré pour mollets rondouillets. Aussi j'ai l'impression d'être Diane Keaton avec. Par contre je ne sais pas marcher plus de cinq minutes quand je les porte. Toujours cette histoire de cambrure sa mère.

Voilà, c'était un billet qui ne devrait pas manquer j'imagine de faire réagir toutes celles qui en ont marre des commentaires à la oui-oui et qui disent un grand non à la censure politiquement correcte. Non ?

En attendant dès demain je vous raconte ma rencontre avec celle qui est une de mes idoles absolues de l'univers télévisuel…

Des chaussures très Marant(es)

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L'autre jour j'ai vu Violette et direct elle a checké mes chaussures. C'est un peu à ça qu'on reconnait les professionnelles de la moderie.

"Non mais je rêve que tu te la racontes en boots Isabel Marant – ou pas loin", elle a fait.

Elle sait me parler Violette. Je le sentais confusément que j'étais très très proche du bon achat malin en raflant ces low-bottes à Monoprix la dernière fois.

Je le sentais mais à dire vrai, j'aurais été bien incapable de dire de quel modèle sooo fall 2011 elles se rapprochaient.

Et bim, les Marant, qui doivent toucher dans les 300 euros si tu es sage. Ou plus, si ça tombe.

Les miennes ? 55 euros. Et ma foi elles font bien la blague, si ce n'est que mon slim brut de chez Monoprix aussi a légèrement déteint dessus.

Du coup ce sont des Isabel mais vintage (marrons tendant sur le bleu). 

Il n'empêche que ma coach en bloguerie de mode m'a suggéré d'en faire un billet malgré tout. J'ai du la regarder avec mes yeux naïfs de bébé faon parce qu'elle a soupiré: "les gens attendent de toi que tu les guides spirituellement, mais pas que". 

Je suis un peu embêtée parce que j'ai confusément senti qu'elle attendait aussi quelque chose de moi mais je n'ai pas su quoi. Ou alors je fais un transfert.

Enfin voilà, étant donnée ma personnalité de pétunia, j'ai obtempéré dans les heures qui ont suivi, demandant à mes enfants accablés de shooter mes chaussures jolies. Que voici.

Bon week-end.

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Avant déteinte du jean

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Niquées les drôlesses. Quant tu penses qu'à 300 euros elles auraient probably la même tronche sauf que je serais personnellement dans un Etat proche du Minesota, du coup.

Edit: Pas sûre que ma coach valide ce billet en fait. Lino + chaussures décolorées + photos ratées = pubs pour protèges slips jusqu'à la fin de ma vie, je le crains. Je peux me brosser pour du Burburry.

Agnès B ou le fantasme de la marinière

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Je crois que mon premier objet de désir fashion remonte à mon arrivée au lycée. Je venais de quitter le collège très familial où enseignait ma mère et dans lequel toute vélléité modesque était sévèrement réprimée par la surveillante en chef. Laquelle nous inspectait le matin et nous envoyait manu militari aux toilettes nous démaquiller lorsque par malheur on avait « les yeux faits ».

 Le lycée, ce fut une sorte de pays de cocagne pour cela. Nouvelle indépendance, mobylette à la clé, établissement en plein centre ville dans les quartiers bourgeois de Lyon. Avec du coup, des filles branchées comme je n'en avais jamais vues. Je me souviens, ma copine Béa et moi avions eu l'impression d'être deux paysannes en goguette le premier jour avec nos pulls roulés autour de la taille sur des jeans tex mal coupés. 

Les it-girls de l'époque portaient des 501 ou des jean cimarron et arboraient toutes des marinières Agnès B.

 

THE marinière Agnès B. Pas des fake comme on pouvait en trouver au Leclerc pour pas cher, non, des vraies, avec le tissu qui allait bien et les rayures piles à la bonne dimension. Ma préférée c'était la rose et grise. 

 

Il était évidemment hors de question de nous en procurer pour Béa et moi, nous ne venions pas de la fange, loin de là. Mais pour l'ainée de quatre enfants que j'étais, dans une famille au revenu divisé par deux avec le plan de licenciement qui avait foutu mon père dehors, acheter une marinière griffée qui à l'époque devait valoir dans les 200 francs (un monde), c'était à peu près aussi envisageable que d'avoir la permission de sortir en boîte.

 

C'était sans compter le marché noir de la marinière. Une copine, délurée comme pas deux et reine des bons plans avait en effet un filon de cardigans à petits boutons et autres must have Agnès B pour trois fois rien. Seule concession à la trendytude: les étiquettes coupées. Ce qui n'était pas rien dans ce milieu bien pourri où il n'était pas rare qu'une chipie retourne le derrière de ton tee-shirt pour vérifier la provenance de tes sapes.

 

Autant vous dire qu'on s'en tapait le coquillard, avec Béa. Et qu'on y a écoulé tout notre argent de poche, pour pouvoir nous aussi nous pavaner en tenue de bagnard.

 

Avec le recul, je ne suis pas certaine que ce fut la meilleure idée de ma vie. Je veux dire, les rayures quand on est une adolescente aussi haute que large.

 

Toujours est-il que voilà, Agnès B pour moi, c'était un peu l'équivalent d'Yves Saint Laurent. Et que le premier cadeau que j'ai fait au churros, c'était un pull Agnès B. Parce que j'avais l'impression en entrant dans la boutique de la rue du jour d'avoir gravi pas mal d'échelons depuis la classe de seconde. 

 

Après j'ai payé une armoire d'agios. Preuve que j'avais du rater quelques marches de l'échelle en question.

 

Il n'empêche que lorsque j'ai reçu il y a un mois de ça environ un mail du service de presse m'invitant au défilé Printemps Eté 2012 d'Agnès B, la boucle était bouclée. Mon premier défilé serait pour l'idole de mes 15 ans. 

 

Demain je vous raconte comment ça s'est passé si vous voulez. Ah et pas de panique, la semaine prochaine on reprend un cours normal, à savoir que je ne vais pas me mettre à parler chiffons tous les jours, j'aurais pas la matière, by the way.

 

Edit : en photo, le modèle que j'ai préféré au défilé, parce que la robe, la longueur, la top qui n'était pas exactement une planche à pain et ce jaune soleil aussi je crois. Peut-être, sûrement, également, parce que je suis certaine que c'est le style de robe qui fait ronronner mon mari.

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Edit2: C'est tout de même ma PREMIERE photo de défilé, je suis complètement retournée.

Edit3: Par contre pour une comme ça il y en a 200 à jeter, respect Garance Doré.

Edit4: Demain le ton sera légèrement plus tragi-comique, j'ai tout de même failli me transformer en torche vivante sur le catwalk.

Edit5: En revanche je suis assez étonnée qu'on ne m'ait toujours pas envoyé mon chauffeur pour la soirée de Carine.

La minute beauté

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C'est bien ma veine la chaleur a fait repartir ma dishydrose.

On développe sur la dishydrose ou on jette un voile pudique sur ces charmantes cloques qui pulullent sur mes doigts de pied et démangent plus fortement qu'une colonie de morpions ?

On jette un voile pudique.

Tout en précisant que ça n'est ni contagieux ni vénérien.

Je ne voudrais pas plonger dans la confusion non plus.

Ceci m'offre une transition parfaite pour ce billet beauté. Si si.

The thing is que soudain hier en me démaquillant (je suis dans une période où je me démaquille, c'est cyclique chez moi, comme les semaines où je me fais les ongles, m'épile les sourcils ou range au fur et à mesure mon courrier), j'ai eu un flash. J'avais ici même vanté les mérites de la mousse démaquillante aux cinq roses de Nuxe.

Or mon intégrité de blogueuse (d'autant plus aisée que le flacon je l'ai payé) me force à vous révéler une triste affaire. Certes divine par son parfum et sa texture, la mousse en question m'a collé de l'eczéma.

Je suis atopique moi en ce moment, je ne vois que ça. Atypique également mais ça n'a rien à voir avec le ski.

Il n'empêche que depuis que j'ai arrêté de me décaper le visage avec, j'ai gagné dix ans. Parce que le dit eczéma avait élu domicile sous mon oeil gauche, magnifiant par là même les minuscules sillons d'expression qui s'ordinaire font tout mon charme.

Douze colyres et quatorze crèmes plus tard j'ai eu une illumination et décidé de suspendre mon démaquillage à la mousse séance tenante. Et en trois jours, terminée l'affaire.

Résultat, après trois semaines de nettoyage à l'oreiller (ça marche assez bien) j'ai fini par acheter un autre produit en pharmacie qui ma foi n'est pas ultra glamour mais qui semble convenir à ma peau jeune/à problèmes/mature/atopique/mixte (de merde).

J'ose à peine vous le recommander tellement j'ai honte de vous avoir peut-être incitées à acheter le produit précédent en lui jetant des fleurs avec toute la retenue qui me caractérise (génial, merveilleux, divin).

Mais au cas où vous chercheriez un démaquillant qui ne coûte pas une blinde et n'agresse pas votre peau (de merde), il s'agit donc de la gelée micellaire Sensiphase anti-rougeurs d'Aderma

J'avais prévenu que ça n'était pas glamour.

Par contre, je confesse continuer à me rincer la figure à l'eau, et même à prendre des douches. Pourtant j'ai bien lu à plusieurs endroits sur la blogo que l'eau c'était très caca et que plus personne en 2011 ne s'aventure à mouiller sa figure avec autre chose que des brumisateurs d'urine de poney. Tant pis pour Joëlle Ciocco, moi si je ne me passe pas de l'eau froide sur la figure le matin, j'ai l'impression d'avoir la gueule de bois. Un peu comme Violette qui n'arrive pas à mettre une crème teintée sans hydratant dessous (soulagement moi c'est pareil, on est cons. Je crois. Non ?).

Voilà, en résumé donc, mousse aux cinq roses de Nuxe, bouh pas bien prout et gelée Sensiphase d'Aderma, génial divin merveilleux, must have. Jusqu'au prochain eczéma.

Je vous laisse ça me gratte trop.

Pas dans la dentelle

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Hier j'ai passé une douce et arrosée soirée à la guinguette du batofar avec ma copine Maud. On a bien bu, bien ri, un peu pleuré et même fait un peu de gringue au taulier pour qu'il nous offre un mojito digne de ce nom (les deux précédents n'en avaient que le nom, tout se perd).

Avant de la rejoindre, j'avais fait une halte à Monoprix pour acheter du lait. J'en suis ressortie sans lait mais avec ce haut pour lequel j'ai eu un de ces coups de coeur contre lequel il ne sert à rien de résister. En plus j'avais reçu le matin même un chèque que je n'attendais plus pour un boulot rendu en avril. Je me suis dit qu'après tout merde, j'avais quand même le droit, du coup.

Cette petite merveille inutile en dentelle existe aussi en noir et en blanc, je dis ça, je ne dis rien. Mon problème étant que je ne prévois pas vraiment d'autre réception de chèque dans les jours à venir et que par conséquent il va falloir trouver une autre raison de m'offrir la collection complète.

Ah si je sais.

J'ai une mycose.

Entre les doigts de pied.

A chaque fois que j'enlève mes pompes j'ai peur que mes orteils tombent. C'est dire le stade avancé de la chtouille.

Si ça ne mérite pas consolation, je suis la reine d'Angleterre.

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Edit: Oui, ce billet a été écrit avec un certain degré d'alcoolémie. Non, le chemisier n'est pas à l'envers, la fermeture éclair c'est ce qui twiste l'ensemble, figurez-vous.

Edit2: Je ne sais pas ce qui leur a pris à Monoprix, là, c'est un véritable temple de perdition. D'habitude j'aime un ou deux trucs par collection, là c'est un festival, j'aurais pu tout acheter je crois. Il va falloir que je me fasse interdire l'accès, je ne vois que ça. Ou alors je fais l'impasse sur les fournitures scolaires des gosses.

La belle histoire de Little Marcel (avec du sexe inside)

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Il était une fois une petite boutique de prêt à porter au Grau du Roi, tenue par Eric et Lynda. Un jour, Lynda, jolie femme blonde adepte de l'uniforme jean t-shirt blanc, s'est dit que c'était dommage, tout de même, que dans toutes les collections des marques qu'elle vendait, il n'y ait pas un bête marcel tout con. Alors ni une ni deux, avec son mari, ils font fabriquer une cinquantaine de t-shirts dos nageur. Des noirs et des blancs, sur lesquels ils écrivent "Little Marcel". Genre, "on verra bien et puis si ça ne marche pas, on les filera aux copains".

Le truc c'est que les marcels s'arrachent immédiatement comme des fougasses. Le nom, la forme, le principe du marcel tout con ou tout ça à la fois, le fait est qu'ils ont eu du nez et que les gens ils les attendaient, ces marcels. Même s'ils ne le savaient pas eux mêmes.

Alors Eric et Lynda en ont fait faire d'autres, en couleur. Et puis encore d'autres, à rayures.

 Et puis petit à petit, Little Marcel est devenue une marque de prêt à porter avec, 6 ans plus tard, des corners un peu partout, des points de vente jusqu'en Corée et plus de 40 salariés. Une success story comme je les aime bien, parce que c'est rassurant de constater que parfois, tout peut partir d'une toute petite et minuscule idée un peu folle.

Sauf que là où certains auraient pris le melon, se seraient installés à Los Angeles, parleraient d'eux à la troisième personne et deviendraient les parrains de Joy et Faith Hallyday, les patrons de Little Marcel ont préféré… rester chez eux. Au Grau du Roi, parce que c'est "là que tout a commencé". "C'est là aussi où on est heureux", explique Lynda. Surtout, collection après collection, ils avancent doucement mais sûrement, en bossant, bossant, bossant.

Tout ça, on me l'a donc expliqué pendant ce voyage de presse en Camargue. Un séjour organisé "pour vous montrer l'esprit dans lequel on travaille", nous a-t-on expliqué à notre arrivée. Au départ, mauvaise comme je suis et suspicieuse comme pas deux, je me suis dit "tu parles, ils disent ça mais on me la fait pas " (la fille qui a roulé sa bosse).

Et au final…  pas du tout. On n'a vraiment pas beaucoup parlé de la marque, j'ai dû quasiment tirer les vers du nez de la responsable de communication pour avoir des infos. Et quand est venue l'heure de nous montrer la collection printemps été 2012, on s'est entendues dire que "bon ben voilà, c'est dans cette pièce, vous faites ce que vous voulez, si vous avez envie de jeter un oeil, mais rien d'obligatoire". Un peu plus ils s'excusaient d'oser nous faire perdre notre temps. (c'est pas comme si on avait été invités)

Forcément, vu mon esprit de contradiction j'ai tout regardé, du coup. Et vous imaginez bien qu'il y a quelques modèles que j'ai immédiatement reluqués, notamment la gamme enfant et ces petites robes avec des étoiles. J'ai bien aimé aussi qu'ils essaient de dépasser les rayures du début pour aller vers une mode plus "femme".

Le truc c'est que n'étant pas rédactrice de mode et ne possédant pas forcément un goût toujours très sûr en matière de fringues, je ne vais pas me lancer dans une analyse très poussée de leur style. Je suis sûre que Cécile qui m'accompagnait durant ces deux jours – et avec laquelle on a jacassé comme des pies sans discontinuer – le fera beaucoup mieux que moi.

Moi je peux juste ajouter que j'ai vraiment apprécié la façon dont les créateurs de cette jeune marque conçoivent la vie: "rosé, soleil et famille" sont les mots que j'ai le plus souvent entendus. Et ce n'était pas que des déclarations d'intention. Outre des journalistes, étaient conviés durant ces deux jours les commerciaux et les patrons d'usine. Et pour ceux qui n'avaient pas pu laisser leurs enfants, des nounous avaient été réservées. Ça peut paraitre un peu anecdotique, mais je me dis que c'est ça aussi une entreprise qui prend soin de ses collaborateurs.

Bref à part ça, vingt rédactrices de mode qui se baladent en Camargue, ça donne beaucoup de sandales compensées, énormément de jeans à fines rayures blanches et bleues, très peu de cellulite, une multitude de lunettes king-size, des deux pièces noirs minuscules (la taille des maillots est inversement proportionnelle à celle des lunettes en somme) et une dizaine de panama qui vont bien.

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Avec au milieu une fille pas très bien dans ses ballerines, serrée dans son short en jean et réalisant que l'habit fait tout de même souvent le moine. Mais qu'on se rassure, il n'a pas fallu beaucoup de verres de rosé à la godiche en question pour danser sur JobiJoba sur deux planches de bois à la fin d'un repas servi dans une manade. Et encore moins pour réaliser que ces filles presque parfaites n'étaient pas trop les dernières non plus pour aller shaker leur booty au son des guitares.

Il faut dire que ces hommes sur leurs chevaux avec tous leurs taureaux, ça dégageait une quantité de testostérone. Un coup à tomber en cloque rien qu'à les regarder.

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(et là c'était la fin) (imagine)

Le rapport avec jobijoba ? Je ne sais pas bien en fait. Ou si.

Voilà, je vous laisse avec quelques photos de ce coin merveilleux, d'autant plus qu'il n'était pas encore envahi par les hordes de touristes. Et je dis un grand merci à Elise, Anne, Belinda et Linda.

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(on aura compris que j'avais le seul maillot une pièce de couleur)

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(rahhhh, la robe à étoiles) (monomaniaque)

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"très isabelle", j'ai entendu (comprendre "esprit Isabelle Marrant")

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(oui bon ben après les étoiles ce que j'adore moi ce sont les marinières dans des cotons tellement fins qu'on croirait qu'on va les déchirer) (et aussi que tu les as achetés il y a douze ans) (alors que tu viens de lâcher une blinde pour une fringue qui a l'air d'avoir été passée à l'acide) (mais c'est ça qui te plait)

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J'ai mis un short. (tu as vu ?)

Un rouge pupute et ça repart

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Un peu fatiguée ces derniers jours, inquiète pour une personne que j'aime, légèrement débordée et censée m'occuper des procédures d'inscription diverses et variées à l'école, au tennis, à la colo et j'en passe. Je sens que la chérie va se retrouver à l'escalade et le machin au modern jazz. Tant que Rose n'apparait pas sur les listes d'admission en 6e, tout ira bien.

Par conséquent, un billet sans queue ni tête, à l'image de mon état d'esprit, on s'en excuse. On étant un con, hélas.

– Soit je suis en train de devenir malgré moi une adepte de la décroissance, soit je suis en pré-dépression, mais je n'ai aucune envie de dépenser un centime pour ces soldes, alors même que ma penderie est en souffrance de tenues d'été. Je ne rêve en réalité que d'une seule robe, vue sur ma copine L. à mon anniversaire, une tuerie marine à pois blancs avec dentelle noire dans le dos, cintrée à la taille et évasée comme celles des bombasses de Mad Men. Marque "Ange ou Scarlett Roos", m'a dit ma copine. Pfff, c'est vague. Avis de recherche, en somme.

– Je suis tombée à pieds joints dans une nouvelle série, après avoir fait genre ici que franchement, c'était terminé cette fuite fictionnelle addictive. Il s'agit de The Wire. Au fil des saisons (j'en ai déjà avalé presque trois), sur fond d'enquêtes policières, se dessine un portrait en creux de la ville de Baltimore au début des années 2000. Où l'on découvre la misère de cette métropole américaine gangrénée par le trafic de drogue et la corruption. C'est intelligent, brillant, même, les acteurs sont géniaux et on apprend plein de choses. Il faut s'accrocher un peu par moment, c'est en effet parfois plus proche du documentaire que de la fiction. Mais ils sont forts ces ricains, décidément.

– Je maintiens mon avis bof bof sur le Vargas, toujours pas terminé alors que je suis du genre à bouffer les livres qui me plaisent avec autant de rapidité qu'une barre de chocola Milka. Au lait.

– Je rêve de la possibilité d'une plage et du bruit du ressac.

Le machin est parait-il amoureux. "Il s'y prend mal, t'as pas idée", m'a glissé sa soeur, jamais avare d'une médisance (c'est à nouveau ma préférée).

– Pour l'anniversaire du churros, je lui ai préparé une tortilla, des poivrons marinés et une charlotte orange chocolat.

– Christine Boutin va se présenter à l'élection présidentielle de 2012. C'est pas qu'elle en ait envie, hein. C'est que l'état de la France l'y oblige.

– Je n'arrive pas à trouver quelque chose de drôle à dire au sujet de Christine Boutin qui va se présenter à la présidentielle de 2012. Elle a mis la barre trop haut en fait.

– Je kiffe à mort l'eau de mousse nettoyante micellaire pour le visage aux trois roses de chez Nuxe. Ça me fascine cette texture mousseuse (d'où le nom, en même temps, hein) avant même qu'on l'émulsionne. Et puis ça sent bon et ça laisse ma peau douce. Et je l'ai achetée, au cas où vous vous le demanderiez.

– J'ai acheté aussi un nouveau vernis Mavala, "french cancan". C'est un vrai rouge qui claque, j'adore. Ainsi qu'un rouge à lèvres coco chanel, "Scarlett".

– Je ne suis pas encore totalement dans la décroissance à bien y réfléchir.

– Je suis au taquet pour tout ce qui est propositions de voyages, je prends tout, la Creuse, le Val de Marne et même les Seychelles. Si on insiste.

– Rose va rentrer à l'école en septembre. Et mes grands en 6e. Et j'ai eu trente-dix ans.

Je vais bien, tout va bien. La preuve, je mets du rouge pupute partout.

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T'as vu, j'ai aucune ride. Je veux épouser Toycamera.