Catégorie : Leçons de mode

Faussement vintage, le petit écho malade

P&p

Un moment que je veux vous parler de ces deux là, j'ai reçu quelques mails de certaines d'entre vous qui me signalaient l'existence de ce blog hilarant et hier "la danseuse" l'a mis dans les coms. Au cas où ça vous aurait échappé, je vous conseille donc, voire vous intime l'ordre d'aller vous balader sur ce site s'employant gentiment à moquer les famous modeuses. Les deux protagonistes réussissent à être drôles sans pour autant être méchants et surtout vont tellement loin dans l'imitation et les détails que ça en devient poétique. Même que parfois il faut s'y reprendre à deux fois pour être sûr qu'on est pas dans le blog pastiché.

Bref, un peu d'humour et de dérision ne nuisent pas, j'avoue n'être absolument pas fan de toutes ces mises en scène qui fleurissent sur le net en ce moment, qui fleurent le passéisme et la maison de poupée, avec du vintage à tous les étages et pas une once de recul sur cet exercice tout de même assez vain de se photographier sous toutes les coutures. Si j'apprécie le ton de Punky B, le talent de Garance, la dimension d'utilité publique de Big Beauty ou la plume des filles de Be Snob (un gros faible pour leur revue de web), le reste des blogs de mode m'ennuie à mourir, je l'avoue. Ceci étant dit, je ne nie pas le boulot que ça doit représenter d'être ainsi impeccable et lookées toute la sainte journée ou de prendre garde à la moindre des imperfections. Mais voilà, les Vogue, Numero et autres supports sur papier glacé réputés "pointus" me sont toujours tombés des mains, ceci expliquant probablement cela.

Allez, sur ces bonnes paroles, je vous laisse, je vais repasser mon tutu.

Le petit écho malade, par P&P, c'est ici

L’amour est un bouquet de violetteeeees

Blogueusesandre

Bon écoute les copains, comme dirait Violette. Je ne vais pas m'arrêter dans ma lancée et donc te proposer un autre billet moderie. Billet qui pourrait également servir de point de départ à un sujet niveau bac de philo : "que sont devenues les blogueuses d'antan ?"

Ben… des stylistes, ma poule.

Enfin pas toutes, hein, pas folles les marques ont eu le goût de ne pas aller chercher des ineptes de la couture, du staïle ou du dessin. Et c'est une fille RECALÉE par la Halle aux grolles qui vous parle, donc autant vous dire que je SAIS qu'en matière de facheunerie, il n'y aura pas de la place pour tout le monde au grand banquet de l'amitié.

Je précise que je n'ai jamais vraiment demandé de travailler pour la Halle aux grolles, juste qu'on m'avait proposé de participer à une campagne où j'aurais assorti mes looks préférés aux paires de pompes dudit magasin (déjà on se marre, vu que j'ai, je le rappelle, surtout des robes noires en jersey dans ma penderie et aussi quelques marinières). Moi, toute excitée que j'étais à l'idée de faire un genre de "dans mon dressing", voire "une journée avec", j'avais bêlé que oui, tout en me disant que niveau standing y'avait pas un fort level non plus, hein.

Pour me voir répondre quelque heures plus tard que finalement, ne le prends pas mal ma chaerrie, mais le client trouve que tu n'es pas assez, enfin trop, bon, tu comprends, quoi ?

Pas assez tendance pour LA HALLE AUX GROLLES.

Le genre de plan qui ressemble furieusement niveau humiliation au râteau pris en 3ème face à Kevin, mercerie ambulante, douze centimètres de moins que toi et encore plus ringard si c'est possible. Un gagnant quoi. Genre que celui-ci c'est TOI qui devait lui dire que non, pas là, merci. Sauf qu'il t'a prise de court, le CON. Que tu deviens pour tout le reste de l'école la seule nana que Kevin le vainqueur a REPOUSSÉE.

Bref, je n'étais pas partie pour parler de Kevin.

Qui s'appelait Brice en plus.

Crevard.

Non, le but c'était de vous dire que j'ai acquis une paire de Violette vertes. Des chaussures de folie, que jamais tu ne les trouveras chez ces loosers de la Halle, crois moi. Bon, en raison d'un pied bizarrement foutu puisque résolument carré, voire cubique, il est évident que cette open toe n'est pas à son maximum de sexitude portée par moi. J'entends par là qu'il est très très rare qu'on puisse apercevoir mes doigts de pied dans des shoes ouvertes. Pour la bonne raison qu'en longueur mes pieds font un petit 32 mais qu'en revanche en largeur, on explose le 38. 

Violettes1

M'enfin on sent le potentiel. Surtout, grâce au patin devant, tu es sur des "ten" sauf qu'en vrai, ton pied il ne se croit pas sur une piste de bobsleigh toute la journée et sans être à l'horizontale, se la coule douce.

Voilà, m'est avis aussi que sans collants (qui boulochent, en plus) c'est mieux.

Il n'empêche que bravo Violette, tout de même. Même à la Rochelle tu es sur les vitrines des magasins, avec également Walinette et d'autres que je ne connais pas.

Voilà, je vous laisse les copains.

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Edit: Je sais, j'ai l'air complètement con avec mes jambes en l'air mais j'ai bien observé ce qui se fait sur la netterie en matière de shooting shoes et ça me semble être assez répandu, le truc.

Blog de style

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Je sais que je débute dans la moderie, l'info est donc à prendre avec un maximum de pincettes, je ne voudrais pas être à l'origine d'une rumeur sans fondements qui pourrait éventuellement déstabiliser le président de la république.

Il n'empêche que novice ou non, on a le pif ou on l'a pas et sur ce coup là, je SENS un truc. Une tendance, en somme, même si le mot est un peu trop galvaudé si vous voulez mon avis. Bref, call me Nelly Rodi, call me Garance Doré, call me carrément Punky B si ça vous chante mais le fait est que je ne serais pas étonnée que la marinière soit un hit de l'été 2010. Je sais, je prends des risques. Mais c'est ça AUSSI un blog d'influentrice.

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Tant que j'y suis dans les tendances, je tiens à vous signaler au cas où ça vous aurait échappé, que la collection de Big Beauty pour la Redoute est enfin disponible. Ce n'est un secret pour personne, je suis une bonne cliente de la Redoute, le côté j'essaie chez moi et par conséquent je manque mourir par strangulation dans mon jean MAIS sans témoin est pour moi un des avantages certains de la vente par correspondance. On rajoute à ça la dimension extrêmement ludique et wock an woll des créations de Big Beauty et l'affaire est dans le sac. Même qu'il y a une robe marinière particulièrement jolie dans le lot. Hum, cette histoire de rayures se confirme, je m'impressionne moi même…

Il y a aussi cette robe canon, à voir sur le site de BB, mais également un adorable perfecto gris, une robe nude chanel like et tout un tas d'autres pièces à l'image de la miss. C'est ici que ça se passe !

Jessibb2

Boyish mes fesses

Boyish

Lundi, en me levant, j'ai, une fois n'est pas coutume, été prise d'une crise existentielle récurrente: qu'est-ce que je peux bien me mettre ? Putain ? (désolée pour l'écart de langage mais dans ces cas là je jure et pas qu'en pensée)

Robe ? Plus de collants. Jean ? Trop jean, pas possible, rendez-vous dans la journée. Legging ? Sales. Mon sarrouel de la mort qui tue en satin de la réya ? Trop satin = électrique et colle au cul.

Bref, le trou noir vestimentaire qui t'arrive en plus un lundi, bad, bad signe.

Et puis par une sorte de miracle, j'ai vu dépasser de l'armoire blindée de tout un tas de fringues inutiles/démodées/pas à la bonne taille/pas de saison, un pantalon parfait. Tellement parfait que je ne me souvenais même pas l'avoir acheté un jour. Noir, un peu près du corps, large en bas mais ce qui faut, cassant sur la cheville, style costume de mec.

Attends, pas "mec". Non…

Boyish.

Quoi ?

Ben oui, Boyish, ou tomboy (garçon manqué pour les non-fluently), la tendance du moment, les enfants.

Pan, le style Boyish, c'était pour moi là, tout de suite. Ni une ni deux, je t'ai dédramatisé tout ça d'un coup de tisheurt un peu loose et de mes clarcks à talons. Un noeud à mon mini foulard Kate zebré et l'affaire était dans le sac.

Je suis donc partie comme une conquérante, avec la sensation enivrante d'avoir enfin brisé le sort du style loupé à tous les coups. Cette fois-ci, rien n'était laissé au hasard, j'étais casual mais chic, edgy mais pas trop, dans mon époque, masculine sans pour autant avoir sacrifié une once de ma féminité, call me  Agyness, d'ailleurs à midi je me me paie une coupe à la garçonne, c'est le jour ou jamais pour changer de tête.

Tout en parcourant l'interminable trajet jusqu'au boulot, je devisais gaiement avec moi même: comment avais-je pu oublier cette perle nom de nom, quelle journée ça allait être, parce que tout de même, ok, pas besoin de se plaire pour s'aimer, mais là, je pourrais me faire l'amour comme à une autre si j'avais le temps. Et patati et patata, moi et moi on est assez bavardes.

Sur le trajet, j'ai essuyé deux demandes en mariage et du consoler deux blogueuses en tutus complètement désorientées à l'idée d'être passées à côté de l'élégance boyish.

Une fois à mon bureau et enfin assise, j'ai constaté avec un début d'orgasme qu'en plus, ce pantalon providentiel ne me serrait même pas au ventre. A deux doigts d'aller demander une augmentation, convaincue que tous ces signes avaient été placés sur mon chemin pour qu'enfin je m'affirme, j'ai été saisie d'un pressentiment. Plus exactement, une légère angoisse. Un truc était tout de même bizarre. Une sensation connue, une réminiscence, un souvenir lointain d'humiliation ont commencé à remonter à la surface.

"Tu n'oublies JAMAIS un pantalon qui va bien. Morue. En général, quand l'un d'entre eux finit au purgatoire de ta penderie, il y a une raison, rapport à la façon dont tu as usé jusqu'à la corde les rares futals qui ne te donnent pas l'allure d'une commode", m'a murmuré ma conscience enfin réveillée (cette conne aurait pu m'alerter une heure plus tôt mais c'eut été moins drôle).

Bien qu'agacée et encore toute auréolée de la confiance que le pantalon avait mis en moi, j'ai procédé à une rapide inspection.

Pas d'ourlet défait, non… pas de tache de javel, non… pas d'accroc aux fesses, non, fermeture éclair impeccable, pas de…

Ah… si. ça oui.

Pantalondéchiré

Je préfère ne pas m'étendre sur la journée de merde qui s'en est suivie, passée à serrer les jambes dans les couloirs et à pleurer de résider désormais dans le 7e arrondissement où les monoprix n'existent pas et sont remplacés par des Comptoirs des cotonniers chez qui rien ne me va.

Boyish mes fesses, oui.

Edit: La morale de l'histoire c'est qu'un pantalon génial qui tombe parfaitement et qui te donne l'allure d'un top ne moisit JAMAIS au fond d'une armoire. Par conséquent la soit-disant bonne surprise a souvent un vice caché, comme le collant miraculeusement déniché au fond d'un tiroir est immanquablement filé…

Edit2: Visiblement, la photo n'est pas explicite, j'en ajoute une autre. Ces clichés ont été pris assise par terre sur la moquette de ma chambre, je précise qu'il s'agit d'une reconstitution (d'où le haut qui diffère), je sais, je donne beaucoup pour ce blog, énormément, même. Trop, sûrement.

Fut

Too much ?

Zèbre

Un peu too much, l'imprimé animal ? Oui, sûrement. Mais voilà, je crois que c'est un effet collatéral de l'amaigrissement, la pouffisation.

Il n'empêche que le Churros m'a une nouvelle fois méga gâtée. Et tant pis pour les études d'Helmut, pas de sommeil, pas d'école de commerce. Et pis c'est tout.

Edit: le parapluie c'est le cadeau de petite chérie, tout en japoniaiseries, vive les boutiques du quartier chinois !

Basique, est-ce que j’ai une tête de basique ?

Béa

Il y a quelques jours, Garance dressait la liste de ses basiques. C'est le genre d'articles que je dévore, toujours en quête moi aussi de savoir quels sont mes essentiels.

Non parce qu'à regarder dans mon armoire, il m'apparait que mes dix indispensables se résument à un seul et unique vêtement: la robe tunique noire, en jersey, genre. Je pense en avoir une trentaine, sans rire.

Ce n'est pas faute d'avoir essayé de varier les plaisirs, mais le fait est que dès qu'on a des fesses, du ventre et des seins, tout ce qui est chemise d'homme rentrée dans un jean slim vous transforme en Muriel Robin, voire pire.

Il n'en reste pas moins qu'après tout moi aussi j'ai mes must have, et comme je sens que vous avez une envie très pressante de les connaître, je me disais que j'en ferais bien un billet, comme ça, parce que de temps en temps je me prends pour Isabelle Adjani.

1 – Donc, la robe en jersey ou assimilé, ceintrée si possible sous les seins histoire que mon ventre aille voir là bas si j'y suis.

2 – Un legging doudou (noir ça va de soi), près du corps mais pas saucissonnant (le pailleté que j'ai acheté à la Redoute est tout simplement merveilleux, sauf qu'il est pailleté donc pas non plus easy easy à porter en réunion de direction)

3 – Un jean qui ne laisse pas la raie des fesses prendre l'air dès qu'on se penche, qui ne scie pas le ventre mais qui ne soit pas non plus trop taille basse, qui puisse entrer dans une paire de bottes sans te faire risquer la phlébite, qui tombe pile poil en bas sans essuyer les trottoirs et qui, last but not least, te fasse un cul d'enfer. Personnellement j'achète en ce moment les miens chez monoprix et notamment un boy friend pas trop large (à mon avis il est fait pour l'être mais pas sur moi, no comment).

4 – Un soutif qui redonne de l'optimisme à mes seins qui sont manifestement totalement à bout.
Mes marques préférées sont Passionnata, Dim, Princesse Tam-Tam (ceux avec armature) et les récents Well en microfibre qui sont magnifiques et super galbants.

5 – Une culotte qui remonte jusqu'au nombril tout en gardant un certain glamour et sans souligner le bourrelet qui est là et bien là, n'en parlons pas.

6 – Une marinière pour être dans la facheune et aussi parce que moi j'ai toujours aimé ça. Même que ma fétiche est une Gauthier offerte par le Churros il y a dix ans et qui n'a pas bougé. Elle est pile à la bonne longueur, le tissu est épais mais pas trop et surtout, elle me fait des beaux seins, c'est un phénomène étrange.

7 – Des tee-shirt pour mettre sous les tuniques noires qui ne sont pas toutes à manche longue et font donc toutes les saisons. J'ai un faible pour les american vintage même s'ils n'ont pas une espérance de vie très longue, sauf à aimer porter des serpillères aux manches démesurément longues. N'empêche que question matière, c'est top, et couleur aussi. Cela dit, monop désormais en vend aussi en lin très fin qui tuent leur race et je crois que c'est Camaïeu qui s'y est mis aussi dans le très fin tout doux.

8 – Un gilet noir un peu long qu'on peut mettre sur le jean et aussi sur les robes et sur le reste. Super difficile à trouver, j'en ai un de chez monop qui fait un peu gilet de mamie, en laine très fine, super classicos, mais parait que c'est à la mode alors bon, ça passe.

9 – Un pull noir en col V trop grand. Là il me faut être honnête, je n'ai jamais dégotté le graal, même les tailles homme ne semblent jamais trop grandes pour moi et pour l'effet Ines de la fesse, on repassera, le problème avec les cols V c'est que dès que tu as des seins, y'a comme un souci. Ok, j'ai mis le pull noir en col V juste parce que les fachionistas le mettent toujours et que y'a pas de raison. Aussi parce que je me vois trop bien avec un legging en laine et un pull V devant un feu de cheminée à deux doigts de faire l'amour à Hugh Grant.

10 – Merde, je ne sais pas quoi choisir entre la mini en jean (aimant à quéquettes), la chemise en jean (gros come back les filles), le pantalon noir qui va bien (indispensable on peut pas être en jean et legging tout le temps, là encore chez monop y'en a des biens) et le gros foulard/écharpe qui tient chaud ET donne un peu de couleur aux 35 robes noires de l'armoire.

Voilà, c'était donc mes basiques à moi, un billet à forte teneur en futilité et à faible valeur ajoutée. A vous les studios, je vais chercher une paire de chaussettes pas filées pour demain (han, j'ai oublié de parler de ça, chez moi y'a un triangle des bermudes pour les mi-bas, je vois que ça).

Edit: j'ai aussi oublié de parler shoes. Pour faire simple: une paire de bottes, une paire de bottines, une paire de chaussures de filles à talons, une paire de ballerines. A l'heure actuelle je n'ai que la n°2 et ça commence à poser problème. Au niveau des odeurs, je veux dire.

Edit2: Sur la photo c'est ma copine Béa, ma plus vieille amie, connue en CM1, qui incarne pour moi justement ce style que je ne parviens pas à avoir. Le genre de fille qui énerve parce qu'elle a encore l'air aujourd'hui d'une adolescente et qui sans jamais se maquiller est toujours impeccable. La dernière fois que je l'ai vue, elle arborait cette veste en cuir parfaite et cette écharpe que j'ai essayé, en vain de lui voler. Sûre que ses basiques ne sont pas super éloignés de ceux de Garance Doré…

In love with a skirt

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Je suis tombée en amour. D'une jupe. En jean, vu que le jean c'est le nouveau noir, je rappelle. Sans rire, je n'avais jamais trouvé jupe à mon cul, si je puis dire. Surtout en denim. Toutes celles que j'avais achetées jusque là m'entravaient, remontaient quand je marchais, faisaient un gros bourrelet sur le ventre ou étaient fendues devant mais trop que c'en était indécent.

En fait j'ai compris aujourd'hui pourquoi. Elles étaient trop longues. Alors que d'après mon benchmarking sur une vingtaine d'années, une jupe en jean se doit d'être courte.

Bon, pas ras l'intimité non plus, on n'a plus 17 ans (à trois mois près c'est ballot mais c'est comme ça). Mais courte pour laisser aux genoux un semblant de liberté, pour ne pas tire-bouchonner quand on arpente les couloirs de métro et pour te donner en plus l'impression d'être une cagole à peine majeure. Je sais, on n'aime pas montrer ses cuissots. Sauf que là, je sors ma carte à 200 PV: le legging, le tregging, le jegging, ou les bas à 150 deniers.

Je ne précise pas où j'ai trouvé ma perle rare, ça va de soi, je rappelle que je fréquente exclusivement un city market, monoprix de sn prénom. What else. Qu'on ne se méprenne pas, c'est tout simplement en raison d'un tropisme évident, il y en a un gigantesque en face pile poil de mon boulot et un autre pas très loin de chez moi. Comme en revanche, que ce soit dans le quartier de mon taf ou dans celui où je vis, les spots trendy et pas cher ne pullulent pas, hormis quelques excursions courageuses chez le suédois lors de jours chômés, je suis intégralement vêtue par Monop, de la culotte (roulée en boule ou pas) aux chaussettes, en passant par le reste (futals, jupes, robes, tee-shirts et cie).

On me dit que les deux ou trois blogueuses modeuses qui me lisent en loucedé ont besoin d'un défibrilateur. Don't worry mes amies en tutu, je survis. Quand ça devient trop dûr, je commande à la Redoute.

Sans rire, si je m'habille à monop c'est aussi parce que pas de vendeuses, pas de files d'attente aux cabines et surtout, surtout, du 42, du 44, du 46 et même du 48 s'offrent à moi, pour le même prix en plus. Idem pour les collants que je trouve en taille 4, ce qui est certes un peu trop grand pour moi en ce moment mais qui est tout de même assez réjouissant et évite de marcher en canard toute la journée.

Qu'est-ce que je voulais dire encore ?

Ah, si, en plus la jupe en question est super pratique pour faire les courses. C'est dingue.

Je vous laisse, il faut que j'alle traduire tout ce billet en anglais et j'ai un problème, je ne sais pas comment on dit tutu en briton.

Avec un peu d'indulgence pour les photos, ma fille n'a que 9 ans, hein.

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Avec lipstick mais flou…

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Sans lipstick mais avec netteté…

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Un peu de Nutella ? Ou un citron, si tu veux.

Allez, une petite dernière pour la route avec léger affaissement mamaire par contre, l'amaigrissement n'a pas que du bon, qu'on se le dise.

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Edit: Les bottes abimées sont des Duo, modèle Latina, que j'aime d'amour et qui sont pile poil à la taille de mon mollet girond.

Soirée bling-blog

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Avant-hier pour la première fois depuis longtemps – hum, ok, ça devait être la troisième fois en quatre ans – j'étais à une soirée de blogueuses. Pour fêter la sortie prochaine du magasine Envy. Du groupe Marie-Claire.

Bon, je ne vais pas vous raconter des histoires, on est tellement influentrices nous les blogofluentes, qu'on ne nous a rien dit et rien montré dudit mag. Parait qu'à cause de la concurrence qu'est rude dans ce monde de brutes, toute information quant au contenu, la date de sortie, le prix ou que sais-je, c'est SECRET DEFENSE.

Du coup j'ai bu une coupette, mangé un pauvre bout de pain avec une tranchette de pancetta (beh oui, elles aiment la charcuterie chez Envy) histoire de ne pas tomber en défaillance au beau milieu de toutes ces filles en fleurs et en tutus et je suis rentrée à ma maison.

Ah oui parce que tout de même, je me dois de vous avouer une triste vérité: je ne suis pas à la veille de concurrencer la blogueuse modasse. Non mais c'est qu'elles ont trois ou quatre ans d'avance, les copines. Et que je mette des jupes à froufrou raz la moumoule avec des collants opaques, et que je mesure 2 mètres à cause de chaussures qu'on ne sait pas comment on tient dessus, et que mère nature la truie m'a donné en plus des jambes de 3 mètres une nature de cheveux que je me damnerais pour avoir les même, et que je sois maquillée comme avant de défiler pour John Galliano. Non mais sérieusement, c'était ambiance backstage de défilé. Ouh là là que j'étais complexée. Même Zermati n'y pouvait rien, très cruelle impression d'être le vilain gros canard au beau milieu du lac des cygnes ou un truc dans le genre.

J'exagère pas, même les rédactrices mode du magasine elles pouvaient pas lutter contre les tenues edgy des nanas.

Bon, malgré tout, j'ai pu faire ma groupie en faisant la connaissance pour de vrai des deux Besnob dont le blog est un des rares modesques qui me fait rire et j'ai pu embrasser in the real life BigBeauty, qui, sans démagogie aucune, est encore plus jolie qu'en photo et juste adorable, spontanée. Un bonbon, en somme.

Bref, je suis repartie de la soirée lestée d'un bracelet so cuute mais aussi soooo petit pour mon poignet et qui est donc allé direct sur celui de grande chérie – ravie – et avec la promesse de Deedee de me faire enfin découvrir la meilleure part de flan de l'univers mondial. En revanche, moyennement envie de réitérer l'expérience de l'"opé" blogueuses et pas vraiment de biscuit sur Envy, si ce n'est que d'après ce que j'ai entendu, les deux rubriques phare seront "pipeule" et "mode".

Promis, dès que j'en sais plus je vous rencarde si ça vous intéresse.

Edit: Juste je veux préciser tout de même que je baguenaude mais qu'après tout c'est la première fois qu'un féminin m'invite dans un raout, ce qui explique que j'en parle. Jusque là visiblement, la ronde n'était pas assez glamour. Alors voilà, rien que pour ça, on va dire que j'ai un à priori positif sur le futur hebdomadaire, même si quelque chose me dit que sa cible est un chouïa plus jeune que moi…

Edit2: Une bise à l'adorable Olivia, parce que voilà, quoi.

Brouillon de fille

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J'ai toujours admiré les filles qui avaient du style.

Celles qui savent mixer leurs fringues, qui ont une perception aigüe de ce qui va avec quoi, qui associent les couleurs comme d'autres les saveurs. En ce qui me concerne, j''ai beau tenter d'intégrer les règles de base énoncées ça et là sur les blogs ou les féminins, apprendre par coeur les looks des Punky, Betty ou autres BBeauty, une fois devant ma penderie, c'est toujours le même trou noir. Et ce n'est pas façon de parler. Ayant compris au fil des ans que je ne serais jamais de celles dont on s'inspire, j'ai en effet fini par n'acheter que des robes/tuniques/blouses… noires. Avec des hauts colorés que je mets dessous. En gros j'ai trouvé mon uniforme.

Ce qui ne m'empêche pas cela dit de faire des fautes élémentaires de goût, du style combiner t-shirt bleu canard avec collant marron et chaussure casse-mollet avec robe sous le genou, pour ne citer que ces deux exemples récents.

Bref, sans être totalement inculte en mode, je suis une élève relativement besogneuse qui à un moment où à un autre lâche l'affaire et souvent, malheureusement, avant d'avoir totalement fini de m'habiller. En gros, ça part généralement pas trop mal mais le résultat final est systématiquement… approximatif. En écrivant ça, je me dis que j'aurais pu d'ailleurs dire exactement la même chose de mes talents culinaires. Bonnes intentions mais ne tient pas sur la longueur.

Je pense que ce que j'appellerais ma dyslexie vestimentaire n'a rien à voir avec les kilos. Ok, ne nous voilons pas la face, plus on est fine plus la palette de choix s'élargit et plus on pardonne les quelques écarts de conduite que la fluidité de la ligne permet d'estomper. Mais je ne crois pas qu'il y ait que ça, c'est toujours cette histoire de chignons parfaits, d'ongles qui ne strient pas et poussent joliment arrondis et non en COROLLE, de rouge à lèvre qui ne file pas plus que les bas, de blush qui donne VRAIMENT l'impression qu'on sort d'une promenade au grand air dans une prairie bavaroise et pas de l'école Bouglionne ou d'ombre à paupières qui ne se décalque pas systématiquement sur l'arcade sourcilière. En gros, c'est toujours cette histoire de classe naturelle, qu'on a ou pas, parfois modérément, dans mon cas, pas loin de pas du tout.

"Rend des travaux beaucoup trop brouillons", pouvais-je lire à la fin de chaque trimestre sur mes bulletins scolaires. Peut-être fallait-il y voir les prémices de ce qui me poursuivrait toute ma vie. Je suis et resterai un brouillon de fille et mes efforts n'y changeront pas grand chose.

Cela dit, parfois, j'ai l'impression de sortir de ma chrysalide et d'approcher cette perfection tant convoitée. Au hasard d'un vernis pas trop mal posé, du brillant de ma bague adorée, d'une marinière qui tombe bien ou d'un jean qui loose presque comme je voudrais, je me surprends à apprécier mon reflet. Pas de miracle, pas de quoi donner des vapeurs à Garance Doré, pas de quoi se pavaner.

Tout juste de quoi se sentir presque raccord, presque… chic.

Edit: Ce billet est volontairement futile, superficiel et sans autre prétention que de commencer la semaine en exhibant mes ongles peints. Je me souviendrai toujours de mon amie la danish girl, qui le jour de l'enterrement de notre cher ami m'avait montré ses ongles magnifiquement rouges, me confiant y avoir passé un temps fou le matin, pour lui, comme ça. Peut-être est-ce pour cette raison que samedi j'ai manucuré les miens, pour chasser les idées sombres. Je reviendrai très vite avec des infos concernant l'orphelinat de Port aux Princes, en attendant, et sans les oublier, choisissons la vie…

Où on prend en photo le manteau Sandro, mais ça rate

Manteau

Comme on pourra le constater, il y a de la marge avant que j'obtienne mon CAP de modeuse. Et on va également attendre un bail avant que l'e-homme (il vient de découvrir les réseaux sociaux, un vrai poème) sache faire un cliché correct.

Là en l'occurence, donc, je lui demande s'il peut prendre mon manteau en photo à cause que mon public le réclame, mais attends, deux secondes, je remonte mes coll… 

Tchi tchaaa.

Trop tard, doc, clic-clac, thank you kodack, merde y'a plus de batterie, ça marche plus, mais si ça ira, je t'assure, elle est très bien cette photo.

Bref, je sais, on ne voit rien, ni le bleu marine, ni le col satiné, ni la forme cintrée, juste mes poteaux encollantés. A ce propos, on évite absolument les bas de laine quand on a la jambe porcine, c'est mieux, un conseil, comme ça, en passant, qui ne sent pas du tout le vécu, tu penses.

Sinon, j'ai le regret d'arrêter là ce billet, mes bras ayant perdu toute sensibilité en raison d'un under-dressing évident, dû à un manteau définitivement trop petit sous lequel je me suis baladée hier en t-shirt à manches longues. Oui, je suis une dinde qui ne peut pas imaginer une seconde ne pas exhiber dès le lendemain un achat, fusse-t-il totalement raté.

Sur ce je vous laisse, il me faut réfléchir à une prochaine pose encore plus distinguée pour le prochain billet modasse, le défi est de taille. Hu hu hu. 

Edit: Oui, à défaut de m'acheter une personnalité, j'ai changé de lunettes. Que je suis allée chercher avec le machin. Qui, avec sa spontanéité d'enfant de neuf ans et sa voix qui n'a pas encore mué – donc perçante – s'est écrié alors qu'on me les mettait sur le nez: "Mais mamaaaaaaan, c'est les même que Camelia Jordanaaaaaaa !". J'aurais 25 ans ça ferait la minette qui suit une tendance, à 38, le seul mot qui m'est venu est pathétique. A voir la tête de l'opticien, on ne devait pas être loin de la même conclusion. En plus elles me font un mal de chien derrière les oreilles, j'en suis à trois réajustements des branches rien n'y fait, je crains l'ulcère.