Catégorie : Leçons de mode

Jogging facial

Dis moi, pour fêter dignement l'arrivée du ouikene, si on se faisait un petit quart d'heure beauté ?

L'instant n'est il pas totalement opportun ? Mais si ma mie ! C'est en effet lorsque la confiance que ta maman avait réussi à mettre à l'intérieur de toi a tendance à se faire la malle, qu'il faut savoir rebondir et sacrifier quelques minutes de ton temps précieux sur
l'autel de la cosmétique.

N'est-il point ? Si, it is.

Et parce que j'ai envie que toi aussi tu retrouves la paix dans ton corps, je vais
te donner mon secret.

Celui grace auquel malgré un nombre d'heures de
sommeil inversement proportionnel à celui des années qui passent, on me dit fréquemment: "mais tu as bonne mine, je
t'assure, on ne dirait pas du tout que tu viens d'accoucher".

C'est ça. On voit bien qu'elle n'a pas vu mon tablier ventral.

Mais taratata, restons-en à notre teint que nous allons donc rendre lumineux.

Grâce à mon secret.

Le blush.

Longtemps, j'ai rêvé d'avoir l'air de revenir d'une course au grand air. Tu sais, les joues juste un peu rosées de la fille en pleine santé, faisant ressortir le velouté d'un visage encore poupin.

Attention, n'essaie surtout pas d'atteindre ce but en allant bêtement courir au grand air comme une biche en rut.

J'ai testé, ça ne fonctionne absolument pas. En tous cas pour ma personne. La course, ça me colle des plaques rouges un peu partout, sauf sur les pommettes évidemment. Un savane à la fraise. Voilà à quoi je ressemble après trois minutes de footing. Agrémentée d'une moustache de sueur du plus bel effet. Ben oui, moi je sue de la moustache. Sauf que je n'ai pas de moustache. Tu m'excuses, je ne peux pas TOUT avoir non plus. Mais je sue à cet endroit là, ne me demande pas pourquoi.

Donc, pour avoir ces joues délicieusement roses, inutile de rêver, à moins d'avoir 20 ans, de s'appeler Greta et de vivre dans une chaumière en Bavière, il te faut recourir à des produits chimiques bourrés de parabens.

Et autant te prévenir également, mon secret se concentre uniquement sur les pommettes roses. Pour le visage poupin, demande à Isabelle Adjani.

Bref, la came qu'il te faut, c'est du bleuche.

Attention, un peu de recueillement, je m'apprête à partager avec toi un de mes rituels beauté quotidiens.

Rituel  effectué, il va sans dire, après l'indispensable grand verre d'eau citronnée tiède bu à jeun. Et jamais sans m'être auparavant étirée comme un chat. Sans ça, ça ne vaut rien, le bleuche il tourne, ma pauvre.

Donc, revenons à nos pommettes de vierge teutone.

Par dessus mon fond de teint – ben oui, Greta, que veux-tu, moi j'ai 37 ans et vingt ans d'acné derrière moi donc le fond de teint est mon ami, même si bien sûr, tantôt, je laisse ma peau en liberté – j'estompe délicatement (= à la truelle) un peu de blush crème mac. Pour qu'il soit posé au bon endroit, je souris comme une conne devant ma glace (et ça c'est du sport pour ta joue figures-toi, donc quelque part ton jogging au grand air tu l'as presque fait) et je tourne mon doigt plein de bleuche là où c'est bombé.

Crois moi ou pas, ça marche à TOUS LES COUPS. A tel point que n'ayant plus de terracota depuis que je l'ai flanquée par terre dans la chambre de la maternité (un carnage), j'envisage presque de m'en passer, le résultat étant on ne peut plus naturel.

Voilà, le mieux pour la nuance c'est de demander à la vendeuse ce qui est le mieux pour ta carnation. Parce que chaque femme en a une de différente. De carnation.

Je te laisse, je vais faire un jogging facial.

Edit: Le secret c'est d'acheter ton bleuche chez mac et de prendre le bleuche crème, en fait. Je me doute sinon que toute fille normalement constituée connait le bleuche. 

Edit2: Moi c'est la nuance "ladyblusch".

Edit3: Il existe surement d'autres marques qui font des bleuches qui déchirent. Moi c'est la première fois que j'en trouve un qui ne me fasse pas ressembler à Bozo le clown.

Hiiiiiiiiiiiiiii !

Hiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii !

Oui, ceci est bien le cri de la blogueuse contente d'elle.

Et pourquoi qu'elle est contente, la blogueuse, aujourd'hui ?

Parce que Nico a trouvé la solution à la crise ?

Parce que le PS a décidé de marcher d'un seul homme derrière un candidat unique choisi pour ses compétences et son charisme ?

Parce qu'on a trouvé le vaccin du Sida ?

Parce que la planète ne se réchauffe plus ?

Que nenni, tu penses.

La blogueuse, est, je te le rappelle, du genre à montrer des
photos de ses nichons, à se prendre en photo déguisée en Angelina
Jolie
, voire, parfois, à envisager de poser les genoux en dedans en
robe housse histoire de montrer qu'elle aussi est à la pointe de la
fachione.

Sauf que bien sûr, la fachione 2008 elle est plutôt concentrée autour du pantalon carotte, je te le rappelle.

Bref,
la blogueuse 2008 est superficielle. Elle se contrecarre que la crise
ne va pas faire demi tour à la frontière franco-allemande. Soit dit en
passant, elle exagère, la crise. Parce que même le nuage de Tchernobyl
il y était arrivé, à s'arrêter avant Strasbourg. Alors bon, un petit
effort, ce ne serait pas possible ?

Ben non, qu'il a dit, Sarkozy.

Parce que oui, la blogueuse qui crie Hiiiiiiiiiiiii, elle a
entendu son président, celui qui dit la vérité vraie aux Français, qui
dit ce qu'il pense, qui pense ce qu'il dit, qui fait ce qu'il pense et
qui dit ce qu'il fait. Donc elle sait maintenant que les mois à venir,
ça va pas être du gâteau. 

Mais après le choc de l'aveu, elle s'est reprise, la fille.

Et
elle a décidé de vivre chaque jour comme si c'était le dernier. De
cultiver son jardin et de carper diem à fond. Et tu sais pas ce qu'elle
a fait ? Elle a commandé en Angleterre, oui, la patrie de la hype, des
bottes sur mesure.

Pour que son mollet il trouve enfin chaussure à son pied. 

Ben
oui, elle est comme ça la blogueuse. A 37 ans, elle accepte enfin
l'idée qu'à moins d'une mollesectomie, jamais elle ne rentrera dans les
cavalières de chez André, Minelli ou San Marina – tu notes en passant
que la blogueuse demande pas des Jimmy Shoe ou des Louboutins, hein,
mais même la pompe bas de game, cette garce de dame nature lla ui
refuse.

Quoi qu'il en soit, au lieu de procrastiner en se
persuadant qu'un jour peut-être elle fermera le zip des bottes sans
s'asphyxier la cheville, elle vient de se délester d'une partie de ses
indemnités maternité dans une paire de motardes hautes en nubuck noires.

200 euros partis direct chez les britons, dis-donc.

Et maintenant, j'attends de pied ferme ce petit bijou.

Et
si tout va bien, je te jure, je prends une photo de moi avec. Même que
je mettrai les pieds en dedans, rien que pour te faire plaisir.

Edit: Vu que j'avais pas de mètre de couturière et que je
voulais faire ma commande maintenant tout de suite, j'ai mesuré mon
mollet avec la règle souple de ma fille. Pas sûre quand même que je ne
me sois pas plantée…

Edit2: Mince, j'ai oublié de vous donner le nom du site ! C'est en effet Duoboots. Mon modèle c'est Brindisi. J'eus bien aimé oser d'autres plus "girlies", mais le talon de 7 cm, ça me fait peur. Pour info, ils font aussi des bottes pour mollets très fins ou des shoes pour tous petits pieds… tu m'entends, Julie qui jouit ?

Bigbeauty

 Alors
je vais être honnête, ce n'est pas moi qui l'ai dégotée, et je ne l'ai
même pas vue quand elle est passée sur Canal lors de l'édition
spéciale. Pourtant c'était la rubrique de Daphné Burki et Daphné Burki,
je l'aime depuis "Nous ne sommes pas des anges" où elle était
chroniqueuse pour Maïtena Biraben que elle aussi je l'aime, d'ailleurs.

Donc,
disais-je, ce sont Véro la Bisontine (bienvenue ;-)) et Sweetcake qui
m'ont donné l'adresse de cette jeune fille. Son blog s'appelle Big
Beauty et elle propose, à l'instar de Punky B par exemple, que elle aussi je l'aime – ouais today j'aime, normal c'est saturday – des looks, des staïles d'un jour.

Son crédo ? "Le style n'est pas une taille mais une attitude".

Et
vous savez quoi ? Elle est tout simplement belle. Sensuelle, modeuse,
serial shoppeuse et shoes addict. La différence avec toutes les autres
fashion blogueuses ?

Bah, chais pas, peut-être un petit supplément… d'âme.

Allez-y, c'est ICI !

Je couve, donc je cyber-achète

Non, rien de rien, toujours rien, ma soeur Anne je ne vois rien
venir, pas la queue d'une cerise de contraction. Pourtant il y a deux
jours, au moment même où les enfants devaient prendre le train pour
rentrer à Paris, pan, des coups de poignards dans les reins, le ventre
qui se tord et ça toutes les dix minutes. Branle bas de combat, appel à
Lyon, retrait des enfants du wagon ou presque et rassemblement des
affaires, slips filets et super-couches compris.

Une fois le train bien parti… Pof, calme plat.

La petite est farceuse.

Ou alors elle ne voulait pas que sa tranquilité soit perturbée par l'arrivée des aînés.

Je ne sais.

Mais
depuis, j'ai le ventre aussi détendu que possible. Entre temps les
grands sont finalement revenus, la famille est au complet et attend.
Attend. Attend. Atteeeeeeend.

Quand à moi, pour faire passer le temps, je surfe et une fois n'est pas coutume, je dépense mon argent… 

Tout ça à cause de Punky qui a mis THE info capitale sur son blog y'a deux jours: American Vintage solde tout son stock en ligne à 50%.

Bon, moi, American Vintage, je suis ultra méga fan. En gros ce sont les mêmes matières que Zadig et Voltaire en moins cher – quoi que, pas soldé, c'est assez honteux malgré tout – avec des formes plus accessibles à toutes (= le L ne correspond pas à un 32 et les robes sont parfaite pour cacher tout ce qui dépasse du pantalon).

J'adore leurs longues tuniques que je mets sur des leggings ou des jeans, leurs débardeurs si doux qu'on croirait qu'ils ont été lavés 6789 fois alors qu'ils sont neufs. En plus, tout ce que j'ai acheté chez eux tient bien mieux que Z&V.

Bon, on est d'accord, c'est de la sape cool, pas ultra chic, pas hyper conseillée pour des rendez-vous d'affaires. Mais je peux vous dire que les ticheurtes un poil transparents que je superpose ont un effet boeuf sur l'homme. Et que même enceinte de neuf mois je suis à l'aise dans leurs liquettes.

Voilà, au risque d'être lourde, je ne touche pas un radis des marseillais créateurs de la marque comme leur nom ne l'indique pas.

Mais j'en parle parce qu'à 50% ça devient très intéressant et qu'en ce qui me concerne, ces petits hauts sont mes basiques de l'année.

Ouais, mes basiques.

Quoi, on peut pas être légèrement enrobée, très enceinte et un peu vieille et malgré tout parler comme une rédactrice de mode ?

Ben si, on peut.  

Un top five allégé pour l’été

Bon alors je t'avertis qu'à compter d'aujourd'hui les billets vont
être allégés – au contraire de mon alimentation actuelle – parce que
premièrement tu es pour la plupart d'entre toi en train de te faire
dorer le postérieur sur le sable pendant que moi je couve sur mon
canap' et que deuxièmement quand je suis assise en tailleur par terre,
l'ordinateur posé sur la table basse, ma squatteuse semble
ne pas apprécier la position

Quand je dis qu'elle ne semble
pas apprécier j'interprète probablement mais comment faire autrement
quand tu sens clairement un membre identifié comme un pied tenter de
franchir la barrière de tes seins pour, peut-être, étudier la
possibilité d'un accouchement par la bouche ?

Je ne sais.

Bref, je tente de limiter la position assise parce que je dois te l'avouer, ça me fait grave flipper son nouveau truc, là.

Donc je vais faire un top five super light, même si l'actualité ne manque pas de piquant ces derniers temps… 

1 – La réception à l'Elysée donnée en l'honneur d'Ingrid Bétancourt. Laquelle a dû presque souhaiter retourner dans la jungle. Non parce que bon, se taper après 6 ans de détention dans des conditions inhumaines une dinette avec Hélène Segarra, Chevalier et Laspalès, Alain Decaux ou encore Jacques Séguéla pour ne citer qu'eux, c'est un peu duraille, non ? Dis, Nico, elle t'a fait quelque chose Ingrid pour mériter ça ? Ou alors c'était fait exprès de prendre tous ces ringards pour pas qu'elle se sente dépaysée après ces années d'absence ? Et Bézu, où qu'il était Bézu ? Bon, en même temps, tu me diras, y'avait ni Bigard, ni Arthur, ni Régine, restés respectivement au Vatican et à Jérusalem. Quoi qu'il en soit chuis contente moi que mes impôts servent à payer des coquetaïls et autres voyages à toutes ces sommités qui représentent si bien la France…

2 – L'histoire révélée par Rue89 d'une instit convoquée par le rectorat suite à une plainte de parents d'élèves envoyée direct à l'Elysée. Le crime de cette fonctionnaire ? Avoir laissé un enfant associer le nom de Sarkozy au concept de la "méchanceté" lors d'un travail en groupe destiné à mettre des images sur des sentiments. Ok, elle aurait peut-être dû expliquer qu'on doit respecter notre chef d'Etat, même si ce dernier traite ses concitoyens de "pauv' cons". M'enfin, on va où si les plaintes sont envoyées à l'Elysée avant même de tenter de parler avec le personnel enseignant ? Et surtout, depuis quand à l'Elysée ils ont le temps de traiter ce genre de courrier ? T'as raison, on va droit dans le mur, et c'est tout.

3 – Le dernier Vargas. Que je suis en train de lire et qui est vraiment du bon Vargas. Après c'est sûr faut aimer. Mais moi, Adamsberg, le pelleteur de nuages qui est contre la gestion des flux migratoires parce qu'il aime ce qui est fluide, ben justement, je l'aime.

4 – L'interview de Monica Belluci dans le Elle de la semaine dernière. D'abord elle a moins de rides que ma fille de huit ans et ça tout de même à 44 ans je dis bravo. Ensuite, encore une femme qui a su se mettre en danger au risque de casser son image. Tu vois pas qu'elle a pris CINQ kilos pour son dernier film parce que le rôle l'exigeait ? Et que même si ça a été un peu difficile de les perdre, elle est contente au final parce qu'elle a éliminé le poids mais gardé "ses formes féminines" ? Je sais, toi et moi les cinq kilos on les prend même sans premier rôle qui l'exigerait. Et quand on les perd, on élimine en général nos nichons pour garder le gras du cul. Ben ouais mais toi et moi on n'est pas Monica, qu'est-ce que tu veux. 

5 – Ben y'en a pas. Sinon tu crois que ça s'appellerait "top five allégé ?". Ben non. 

Un top five pour ce dernier jour de juin

Ouah, demain on sera en juillet. Et j'entamerai donc mon neuvième mois de grossesse. Ce qui signifie donc que d'ici une semaine en gros, je pourrais accoucher à tout moment. Tu sais quoi ? A la fois je suis heureuse, rapport que tout de même niveau autonomie de la vessie, on est proche du pathologique, sans parler de tout le reste, et à la fois je suis un peu triste, parce que voilà, cette fois ci, ce sera vraiment fini, on fermera la porte, on jettera la clé et le mode d'emploi. Et je ne serai plus deux à marcher dans la rue, à boire mon thé le matin, à me réveiller en pleine nuit à cause du pipi et aussi des vagues dans mon ventre, à écouter de la musique, à prendre mon bain, et j'en passe. Je ne serai plus deux mais nous serons cinq et c'est évidemment tout ce qui compte. Mais pour le temps qu'il me reste, je savoure cette sensation unique d'être "pleine"… de vie.

Allez, pour la peine, un petit top five.

1 – Nadine Morano, la plus futée et surtout la plus élégante du groupe des sept – si, tu sais, les ministres préférés de Sarko, les Jedi, quoi, qui rencontrent Nicolas tous les jeudi, normal pour des Jedi, hin hin hin – qui a sorti cette connerie plus grosse qu'elle pour appuyer sa position en faveur des mères porteuses: ""Si demain, ma nièce ou ma fille avaient un problème de stérilité
avéré et qu'elles me demandaient de porter leur enfant, franchement je
le ferais". 
Sauf que bon, ma chérie, premièrement le projet de loi du Sénat sur le sujet précise qu'il ne faut pas de lien de filiation entre la mère porteuse et la mère stérile – parce que genre ça pourrait peut-être créer une sorte de confusion pour l'enfant que sa grand-mère ait été également sa mère – et deuxièmement les mères porteuses le font rarement pour la beauté du geste mais en grande majorité pour l'argent. Alors ce genre de remarque, ma Nadine, tu les gardes pour les conversations du dimanche après quelques verres. Parce que tu vois, t'es ministre, ou presque. Et de ce statut on attend des positions un peu plus construites et d'un niveau légèrement plus élevé. Après, bien sûr qu'en tant que mère on est sûrement nombreuses à se dire qu'on serait prêtes à tout pour aider notre fille. M'enfin, ce n'est pas la question. Quand aux mères porteuses, bien que n'étant pas sûre de savoir qu'en penser, l'idée de louer son utérus me choque quelque peu. D'autant qu'encore une fois, ce sont des femmes démunies qui s'y colleront…

2 – L'assistante sociale qui n'écoutant que son courage et son sens moral n'a rien trouvé de mieux que de dénoncer à la police un sans papier se trouvant être le demi-frère d'une femme qu'elle avait en charge. Si les assistantes sociales se mettent à la délation, on n'est pas rendus. Enfin, si, y'en a qui vont être assez rapidement rendus… au Zimbabwe ou dans tout autre pays aux conditions démocratiques, sanitaires et économiques florissantes.

3 – Christophe. Le chanteur. Qui sort un nouvel album. Et qui figure au panthéon de mes idoles. Tu peux te moquer, je m'en moque. Moi "Les mots bleus, ça me fait mouiller ma culotte. De même que Senorita, Comme un interdit, Petite fille du soleil et compagnie. Je l'ai vu une fois chanter avec Bashung à l'Elysée Montmartre, les "mots bleus" justement, et cela restera en moi, for ever. Alors forcément, je vais aller acheter son dernier opus…

4 – Ma copine Zaz qui a acheté deux places pour Julien Doré au café de la danse. Même que quitte à perdre les eaux mardi soir en plein concert je vais m'y trainer. Et que y'a des chances pour qu'ensuite je vous raconte…

5 – Suzanne la pleureuse. D'Alona Kimhi. Une histoire qui se passe à Tel Aviv. Il y est question d'une vieille petite fille qui refuse de grandir. Suzanne est un peu beaucoup barrée, mais ce qui est bien c'est que sa mère l'est encore plus, sans parler des amis de cette dernière. Et puis arrive un cousin très éloigné, Naor, beau et filou comme on les aime, et Suzanne va peu à peu faire l'expérience de l'amour. Sauf que rien n'est facile quand on a décidé depuis des années de détester son corps et tout ce qui se rapporte au charnel… Bref j'en parle mal mais c'est un peu étrange comme tout ce qu'écrit cet auteur, souvent grave et pourtant d'une drôlerie incroyable. Même qu'on pleure aussi.

ça fait plaisir…

 

Hier
j'avais écrit un tip-top five de la mort qui tue. Et puis je me suis
emmêlée dans mes onglets firefox – pas encore très douée, moi, avec
Mozilla – et j'ai fermé avant d'enregistrer. En temps normal j'aurais
crié, je me serais roulée par terre et tiré les cheveux de ma poupée.
Mais maintenant je suis une femme – épilée de près de surcroit – qui
porte la vie. Alors j'ai respiré avec mon ventre jusqu'à être en
hyperventilation et j'ai philosophiquement décidé que ce n'était pas si
grave.

 

Bref, voici une resucée de ce chef d'oeuvre, forcément pâle copie de l'original.

1 – L'album de Julien Doré. I know, I know, je me répète. Mais jusque là je ne connaissais que le singueule sympa et entêtant. Depuis j'ai acquis sur I-Tune – légalement donc – l'objet complet. Et j'aime. C'est un peu triste, un peu nostalgique, il y a des guitares mais pas saturées, des cordes et je crois un peu de ukulélé. Il y a une chanson sur les bords de mer qui me fait pleurer, une appelée Acacia qui m'émeut et une autre, Bouche pute, dans laquelle il est question d'une sulfureuse golden shower. Si tu ne sais pas ce que c'est qu'une golden shower, va jouer aux legos. A ce sujet d'ailleurs, jusque là le concept me donnait la nausée. Et puis là, chais pas, quand c'est écrit par Christophe et chanté par Julien, "Un jour j'irai pisser sur tes hanches", ben…

 2 – Engrenages. La série passée sur Canal y'a un mois. Je te rappelle qu'être after the tendance ça revient au même qu'être before. Et cette série déchire. Franchement, pour une fois que l'on a un polar français sans Véronique Genest – jamais vulgaire la Véro – et ses copains sarkozistes, ça fait plaisir. En plus dedans y'a un ancien de Sous le Soleil – si, Greg, de son vrai nom, Gregory Fitoussi, tu te souviens pas ? Ah, tu regardes pas Sous le Soleil ? Ben chacun sa merde, hein. En tous cas, ça aussi ça fait plaisir, les autres acteurs, en général, ils finissent dans des pubs pour serviettes hygiéniques.

3 – Les Gâteaux Ikea. Ceux qu'on dirait comme des chocos sauf qu'à côté les Princes c'est des biscuits pour chiens. C'est aux céréales et au chocolat. Et à la matière grasse. C'est suédois et à mon avis c'est prévu pour pouvoir survivre dans les conditions extrêmes. Or, le chemin du retour de chez Ikea quand ton mec il te hurle dessus rapport que pendant que lui était en train de courir allée G67 trouver l'élément 12b de la commode Grütsikivg, toi t'as mis plein de saloperies inutiles dans le grand sac jaune, c'est une condition extrême ou je ne m'y connais pas. Je te parle pas de la phase 2 de l'expédition Ikea, à savoir le montage de Grütsikivg. Mais ça, ça vaudrait un billet en entier et je ne suis pas sûre de faire mieux que Gad Elmaleh. (c'est bien Gad qui a fait un truc énorme là dessus ?)

4 –  La collection de parfums d'été de Marc Jacobs. Quatre fioles acidulées sur un thème à chaque fois. Dont une fragrance qui s'appelle "Grapefruit". Pamplemousse, quoi. Depuis que j'ai vu la pub dans un magazine, je me le rêve. Parce que j'aime ce fruit, j'aime le goût, j'aime ce mot et j'en couve un depuis sept mois et demi. Alors je crois que je vais craquer et laisser tomber pour un temps mon parfum adoré, Chance. En plus, le parfum, tu peux l'essayer sans avoir peur de pas rentrer dedans et ça, aussi, ça fait plaisir.

5 – Le berceau. THE moïse. S'il n'y en avait qu'un, ce serait celui-là. Entièrement retapé, repeint et regarni par ma maman, Manou pour les habitués de ces pages. Digne des mille et une nuits. C'est simple, Sissi en ferait une jaunisse si elle le voyait. Avec ma pimprenelle ça fera quatre générations qui auront dormi dans ce lit de princesse. Dont moi et mon papa.  Et aussi mes frères et soeurs. C'est incroyable comme ça m'émeut de le voir au bout de mon lit… Tu sais quoi ? ça fait plaisir.

Edit: Derrière Moïse c'est Grütsikivg. Qui tient sur ses pieds grâce à "Ni-clous-ni-vis", l'outil indispensable pour les Ikea-incapables

Une vente privée qui a du coeur


Je ne vais pas te raconter d'histoires, les ventes privées et moi ça
fait douze. D'abord, en général ça n'a de privé que le nom vu que
l'invitation est envoyée à autant d'exemplaires que les pubs pour
enlarge your sex

Ensuite, la plupart du temps tu te retrouves à acheter des nanards dont les fachionistas de 2003 n'ont pas voulu. 

Et
quand par miracle c'est une vraie vente privée que seulement les happy
fiew sont conviées, ben toi justement t'es pas invitée. Ou alors si
mais pas le premier jour, autant dire que t'es pas invitée. Ou alors si
mais comme tu connais pas les règles rapport que c'est la première fois
que tu te retrouves avec une wild card pour les avant soldes
de Marc Jacob, tu te pointes à 10h45 et il te reste en gros un pantalon
en 34 et un mouchoir que même ton nez il rentre pas dedans. 


Bref,
comme tu peux donc le constater, les ventes privées ce n'est pas trop
mon truc probablement pour la même raison que faire les boutiques me
laisse un peu de marbre. Un truc qui passe pas avec les vendeuses je
pense. A moins que ce ne soit mon cul qui ne passe pas les portes de
ces antres du luxe. 

Il n'empêche que cette fois ci je vais faire
une exception et te parler d'une vente privée – qui n'en est pas une vu
qu'en fait c'est ouvert à tout le monde – parce que c'est Aides qui l'organise. 

Et oui, chacun sa cause, chacun son chemin, personnellement j'ai choisi Aides ou plutôt c'est Aides qui m'a choisi un matin de novembre à la sortie du métro Odeon. Depuis deux ans que je m'arrêtais là pour aller au boulot, j'avais toujours réussi à dire non à tous les mecs représentant une association, ceux en orange de Care, en bleu de Médecins du Monde ou en blancs avec un panda de WWF.

Et puis ce matin là, pof, le type était en rouge, mignon et tenace. Et moi j'avais la gueule de bois. Ce qui implique chez moi une certaine lenteur d'esprit. Quoi qu'il en soit, il m'a fait son baratin et je n'ai pas eu la force de lui dire que je n'avais pas le temps et que ma vie était déjà assez remplie pour qu'en plus je me mette à penser au Sida. Alors voilà, en deux temps trois mouvements il m'a fait signer des formulaires et j'ai dit ok pour un prélèvement mensuel d'un montant pas non plus astronomique – en tous cas bien inférieur à celui de mon abonnement téléphonique, pour ne citer qu'un exemple.

Deux heures après, une fois les vapeurs d'alcool définitivement dissipées, j'ai réalisé que si ça se trouvait, je venais de financer à vie la scientologie ou le ravitaillement en herbe qui fait rire d'un mec certes mignon mais beaucoup trop jeune pour moi de toutes façons.

Au final, il semblerait que je donne bien à Aides et même si c'est un peu à l'insu de mon plein gré, ça me donne une putain de bonne conscience que ce serait crétin de s'en passer.

Et donc, – il me semblait indispensable de contextualiser un minimum avant d'entrer dans le vif du sujet ET de te montrer qu'en plus d'être une blogueuse qui se la pète je suis aussi un coeur généreux à ses heures – pour en revenir à cette histoire de vente privée, sache que Aides organise deux "braderies de la mode", une à Marseille les 11 et 12 juin et une à Paris les 14 et 15 juin

Les infos pratiques sont à cette adresse là, mais en gros des dizaines de créateurs (Agnès B, Balenciaga, Cacharel, Chanel, Christian Lacroix, Comme des
garçons, Dries Van Noten, Elie Saab, Felipe Oliveira Baptista, Guy
Laroche, Isabel Marant, Jean-Paul Gaultier, Lagerfeld Gallery, Martin
Grant, Mat & Jewski, Paul Smith, Philippe Starck, Ramosport, Robert
Normand, Sonia Rykiel, Stella Cadente, Thierry Mugler, Tsé Tsé ainsi
que pour les Parfums et cosmétiques, Christian Dior, Givenchy, Lancôme,
Parfums Rochas…
) proposent des produits à prix cassés de 30 à 70% tout ça pour la bonne cause. Alors voilà, moi je ne suis pas certaine d'en avoir le courage mais à mon avis c'est un bon plan…

Voili voilà… 

Et il est passé où le top five, hein ?

Non mais c'est vrai ça, bordel ! Alors madame fait peau neuve, met en ligne un nouveau blog trop canon qu'on dirait le New-York Times, se plaint de ses bobos de femme enceinte, et qu'est-ce qu'elle oublie ? Ben de faire son top five que le monde entier et plus particulièrement la blogonana lui envie.

J'te jure, y'a des claques qui se perdent. Alors que des perles à élever au rang d'infos capitales, on n'en manque pas, crois-moi.

Allez cocotte, c'est parti. 

1 – Barack. Parce que je ne sais pas toi mais rien que son prénom me fait kiffer. Ok, pas très original, tout ce qui se fait de cool et branché aux Etats-Unis et ailleurs est POUR ce symbole sexuel politique. Il n'empêche qu'un noir – ou plutôt marron clair comme dirait mon fils qui aime être très précis sur ces choses là, d'ailleurs pour ta gouverne moi par exemple je suis beige -, bref, un homme de couleur soit LE candidat des démocrates et ait même une chance de gagner the big concours pour être président des States, ça me réjouit. D'autant qu'il a dans l'idée de retirer les troupes américaines d'Irak. Tu me diras c'est un peu tard, le mal est fait, mais bon. Et puis la fille de Mc Cain a vraiment une tronche de frite. Ce qui n'a rien d'une analyse politique, c'est vrai. 

2 – L'équipe de France de football. Parce qu'avoir hérité d'un capitaine qu'a déjà mal à la cuisse avant même que l'Euro2008 commence, moi je dis chapeau Pat. Et puis de savoir que leur hébergement en Suisse va coûter la bagatelle d'un million d'euros ça me rend fière de mon pays, tu vois ? Genre on sait les bichonner nos petits gars.

3- Carla. Pour son témoignage incroyable recueilli par les auteurs d'un énième torchon essai sur la véritable histoire de Carla et Nicolas. Elle confie par exemple que son Nico a six ou sept cerveaux qui fonctionnent simultanément. C'était donc ça ! Je n'ose imaginer de quelles autres anomalies anatomiques notre président souffre. En même temps, s'il a six pénis, ça explique également le reste.

4 – La tarte poivrons/tomates de ma copine Zaz. Que j'aimerais bien qu'elle vienne en personne sur ce blog vous dire comment elle la fait tellement c'était une tuerie. Ayant tenté de reproduire le chef d'oeuvre sans le succès de l'original, je me dis qu'elle pourrait nous en confier la recette. Et que dans la foulée, régulièrement, elle pourrait devenir une guest qui nous donnerait des idées gourmandes et simples. Rapport qu'elle fait que des trucs qui tuent leur mère. Et que c'est elle qui m'a fait connaître le fameux chocolat Côte d'or aux amandes caramélisées avec pointe de sel qui a également les faveurs d'Eva au chocolat, si j'ai bien compris ! Non sans rire, une recette facile et délice-krema de temps à autres, ça ne vous tenterait pas ? Je précise que je ne lui en ai pas parlé de mon idée qu'elle est bonne.

5 – L'eau de rose. Parce que moi aussi j'ai des rituels beauté même si personne ne me demande jamais lesquels. Et qu'après m'être étirée comme un chat pendant des heures puis avoir bu mon eau tiède citronnée comme toute pipole qui se respecte, j'ai pris récemment l'habitude d'asperger mon doux visage d'eau de rose achetée genre 2 euros au supermarché. Et le résultat est… invisible. En revanche je me sens hyper glamour quand je le fais et l'odeur de cette eau me met en joie. Ce qui me rend forcément lumineuse. Non ? La prochaine fois je te parlerai de l'huile contre les vergétures offerte par l'homme et qui, si elle ne peut rien contre lesdites vergétures est un paradis olfactif ET un piège à mec(s).

Un top cinq en direct de Cannes

 Petite forme en ce début de semaine. Parce que parfois la vie est dure pour ceux qu'on aime, parce que parfois on se sent impuissante à consoler, parce que parfois on voudrait être une fée pour tout recoller et qu'on réalise qu'on n'est malheureusement rien de tout cela, et qu'à part nos bras et nos mots on n'a pas grand chose à proposer.

 

Bref, un petit top five tout de même parce que life goes on mais le coeur n'y est pas tout à fait.

 

 

1 – Edouard Baer pour ses blagues qui sont parfois parvenues – mais vraiment une nanoseconde – à faire esquisser un rictus au beau Sean Penn lors du palmarès de Cannes hier. Edouard, moi tu me fais rire. Je sais que c'est une maigre consolation, mais il fallait que je te le dise. En plus tu portes beau le costume.

 

2 – "Entre les murs", film de Laurent Cantet qui a reçu la palme d'or hier et qui avant tout est un livre magnifique. Vous me demandiez une liste de bouquins, je vous invite à cmmencer par celui-ci, c'est ce que j'ai lu de plus juste sur la vie quotidienne d'une classe aujourd'hui. Pas de leçon de morale, pas de grande théorie sur l'éducation, pas de misérabilisme, pas d'héroïsme, pas de démagogie. Juste des instantanés sur cette relation si fragile et complexe qui s'établit entre élèves et prof, sur les échecs et micro-réussites de l'éducation nationale, sur ce qui fait que parfois, ça marche. Des portraits drôles et sans concession de ces fameux "gamins des cités" qui sont avant tout des enfants qui tentent de grandir dans un monde qui n'a pas toujours l'air de les attendre avec bienveillance.

 

3 – Benicio del Toro. Parce que rien que son nom me donne envie de tendre un grand tissu rouge pour qu'il fonce dedans. Parce que son visage un rien bouffi par des substances à mon avis pas toutes licites et sa carrure à la Mitchum me font des trucs au fond de ma gaine comme dirait Lio. Bon, en revanche faudrait malgré tout qu'il y aille mollo sur la teinture corbeau, à trop en faire il va finir par ressembler à Micheline Dax. Quoi qu'il en soit, bravo pour la palme Benicio… Olé !

 

4 – "Un conte de Noël". Parce que samedi avec l'homme on est allés voir le Desplechin et qu'il est de ces films qui vous restent en tête le lendemain. Parce que les acteurs sont incroyables, que Deneuve parvient à nous faire rire en parlant de sa leucémie qui va la tuer et Amalric à nous charmer alors que tout en lui est odieux. Parce que Melvil Poupaud, qui n'en finit pas de bien vieillir. Parce que s'embrasser en sortant du cinéma alors que le sol sent la pluie d'été, c'est une des choses qu'il ne faut pas oublier de faire de temps en temps.

 

5 – Le 28 mai. Parce que ce jour là sort Sex and the City. Parce que tout le monde s'attend à ce que ce soit une grosse merde et qu'il y a des chances pour que "tout le monde" ait raison de la même façon que souvent "les gens sont cons" mais que pourtant je sais d'ores et déjà que j'irai. On s'installera confortablement dans les gros fauteuils rouges, on dégustera une Ben&Jerry dans un petit pot de carton en critiquant les pubs et puis pendant deux heures on oubliera que la vie peut-être aussi conne parfois. D'accord ma copine ?