Dis moi, pour fêter dignement l'arrivée du ouikene, si on se faisait un petit quart d'heure beauté ?
L'instant n'est il pas totalement opportun ? Mais si ma mie ! C'est en effet lorsque la confiance que ta maman avait réussi à mettre à l'intérieur de toi a tendance à se faire la malle, qu'il faut savoir rebondir et sacrifier quelques minutes de ton temps précieux sur
l'autel de la cosmétique.
N'est-il point ? Si, it is.
Et parce que j'ai envie que toi aussi tu retrouves la paix dans ton corps, je vais
te donner mon secret.
Celui grace auquel malgré un nombre d'heures de
sommeil inversement proportionnel à celui des années qui passent, on me dit fréquemment: "mais tu as bonne mine, je
t'assure, on ne dirait pas du tout que tu viens d'accoucher".
C'est ça. On voit bien qu'elle n'a pas vu mon tablier ventral.
Mais taratata, restons-en à notre teint que nous allons donc rendre lumineux.
Grâce à mon secret.
Le blush.
Longtemps, j'ai rêvé d'avoir l'air de revenir d'une course au grand air. Tu sais, les joues juste un peu rosées de la fille en pleine santé, faisant ressortir le velouté d'un visage encore poupin.
Attention, n'essaie surtout pas d'atteindre ce but en allant bêtement courir au grand air comme une biche en rut.
J'ai testé, ça ne fonctionne absolument pas. En tous cas pour ma personne. La course, ça me colle des plaques rouges un peu partout, sauf sur les pommettes évidemment. Un savane à la fraise. Voilà à quoi je ressemble après trois minutes de footing. Agrémentée d'une moustache de sueur du plus bel effet. Ben oui, moi je sue de la moustache. Sauf que je n'ai pas de moustache. Tu m'excuses, je ne peux pas TOUT avoir non plus. Mais je sue à cet endroit là, ne me demande pas pourquoi.
Donc, pour avoir ces joues délicieusement roses, inutile de rêver, à moins d'avoir 20 ans, de s'appeler Greta et de vivre dans une chaumière en Bavière, il te faut recourir à des produits chimiques bourrés de parabens.
Et autant te prévenir également, mon secret se concentre uniquement sur les pommettes roses. Pour le visage poupin, demande à Isabelle Adjani.
Bref, la came qu'il te faut, c'est du bleuche.
Attention, un peu de recueillement, je m'apprête à partager avec toi un de mes rituels beauté quotidiens.
Rituel effectué, il va sans dire, après l'indispensable grand verre d'eau citronnée tiède bu à jeun. Et jamais sans m'être auparavant étirée comme un chat. Sans ça, ça ne vaut rien, le bleuche il tourne, ma pauvre.
Donc, revenons à nos pommettes de vierge teutone.
Par dessus mon fond de teint – ben oui, Greta, que veux-tu, moi j'ai 37 ans et vingt ans d'acné derrière moi donc le fond de teint est mon ami, même si bien sûr, tantôt, je laisse ma peau en liberté – j'estompe délicatement (= à la truelle) un peu de blush crème mac. Pour qu'il soit posé au bon endroit, je souris comme une conne devant ma glace (et ça c'est du sport pour ta joue figures-toi, donc quelque part ton jogging au grand air tu l'as presque fait) et je tourne mon doigt plein de bleuche là où c'est bombé.
Crois moi ou pas, ça marche à TOUS LES COUPS. A tel point que n'ayant plus de terracota depuis que je l'ai flanquée par terre dans la chambre de la maternité (un carnage), j'envisage presque de m'en passer, le résultat étant on ne peut plus naturel.
Voilà, le mieux pour la nuance c'est de demander à la vendeuse ce qui est le mieux pour ta carnation. Parce que chaque femme en a une de différente. De carnation.
Je te laisse, je vais faire un jogging facial.
Edit: Le secret c'est d'acheter ton bleuche chez mac et de prendre le bleuche crème, en fait. Je me doute sinon que toute fille normalement constituée connait le bleuche.
Edit2: Moi c'est la nuance "ladyblusch".
Edit3: Il existe surement d'autres marques qui font des bleuches qui déchirent. Moi c'est la première fois que j'en trouve un qui ne me fasse pas ressembler à Bozo le clown.
Hiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii !
Alors
Non, rien de rien, toujours rien, ma soeur Anne je ne vois rien
Bon alors je t'avertis qu'à compter d'aujourd'hui les billets vont
Ouah, demain on sera en juillet. Et j'entamerai donc mon neuvième mois de grossesse. Ce qui signifie donc que d'ici une semaine en gros, je pourrais accoucher à tout moment. Tu sais quoi ? A la fois je suis heureuse, rapport que tout de même niveau autonomie de la vessie, on est proche du pathologique, sans parler de tout le reste, et à la fois je suis un peu triste, parce que voilà, cette fois ci, ce sera vraiment fini, on fermera la porte, on jettera la clé et le mode d'emploi. Et je ne serai plus deux à marcher dans la rue, à boire mon thé le matin, à me réveiller en pleine nuit à cause du pipi et aussi des vagues dans mon ventre, à écouter de la musique, à prendre mon bain, et j'en passe. Je ne serai plus deux mais nous serons cinq et c'est évidemment tout ce qui compte. Mais pour le temps qu'il me reste, je savoure cette sensation unique d'être "pleine"… de vie.

Non mais c'est vrai ça, bordel ! Alors madame fait peau neuve, met en ligne un nouveau blog trop canon qu'on dirait le New-York Times, se plaint de ses bobos de femme enceinte, et qu'est-ce qu'elle oublie ? Ben de faire son top five que le monde entier et plus particulièrement la blogonana lui envie.
Petite forme en ce début de semaine. Parce que parfois la vie est dure pour ceux qu'on aime, parce que parfois on se sent impuissante à consoler, parce que parfois on voudrait être une fée pour tout recoller et qu'on réalise qu'on n'est malheureusement rien de tout cela, et qu'à part nos bras et nos mots on n'a pas grand chose à proposer.