Catégorie : Leçons de mode

The top five du lundi qui te révèle la tendance du coeur croisé…

Tu sais quoi ? J'ai décidé de faire un top five aujourd'hui. Et même pas dans le blog-it express parce que je dois t'avouer que j'aime bien celui que j'ai mis ce week-end et que je vais le laisser trainer un peu, rien que pour le plaisir, comme dirait Herbert. Alors du coup, voilà, pan, le top five est non seulement sorti du trou dans lequel il pourrissait depuis quelques semaines et se prend par la même occasion une sacrée promo puisqu'il se trouve bombardé à la une.

 

Ok, c'est incroyablement prétentieux ce que je viens d'écrire. Mais tu sais ce qu'on dit, hein. Aime toi et le reste suivra. Ou un truc dans le genre.

 

Bref, voici mon palmarès de la semaine.

 

1 – Philippe Katerine qui s'est marié la semaine dernière avec le président de la présipauté de Groland histoire de faire cesser les rumeurs sur cette liaison entre un chef d'Etat et un chanteur qui en faisait jaser plus d'un. Il semblerait que le président ait craqué sur les sous-pull roses du trublion. Toute ressemblance, etc etc. En plus, Katerine chante en ce moment "Imbécile", dont les paroles donnent à peu près ça: "Tu aimes une nymphomane, tu n'as plus de vie privée, imbécile…" Ecrit en 2007 donc rien à voir avec… et en même temps, troublant.

 

2 – Les soutien-gorges façon année 50 qui reviennent en force. Si si, je t'assure, ça revient en force. Deux indices: Laetitia Casta pose en gaine et coeur-croisé dans le Elle de la semaine dernière et ma foi même ça, ça lui va. Deuxièmement, la marque la plus connue pour faire justement ces merveilles galbantes qui te rappellent ta grand-mère m'a proposé de m'envoyer deux de ses nouvelles parures qui n'ont rien à envier aux sous-vêtements de Rosy Varte. Bien sûr j'ai refusé cette offre pourtant tentante, rapport que je ne suis pas à vendre mais je sens qu'on assiste à la naissance d'une tendance et je voulais que tu le saches parce qu'ici on est before. The tendance je veux dire. Si tu sais pas qui est Rosy Varte c'est bon signe, ça veut dire que tu es jeune. En même temps ma pauvre t'as jamais vu Maguy et ça c'est dommage.

 

3 – Les conseils pour ne pas grossir en arrêtant de fumer prodigués par le Elle de la semaine dernière. Si tu les suis, t'es sûre de ne pas reprendre la clope vu qu'au bout de deux jours tu es morte, suicidée au bouillon de poireaux.

 

4 – La destination branchée du Elle, toujours celui de la semaine dernière, donc, des chalets chais plus où genre dans une station de ski de la Savoie où tu peux passer des vacances de rêve pour la modique somme de 8772 euros la semaine. A ouais. C'est aux Saisies. Bon, pour ce prix là bien sûr, tu as un genre de concierge à ta disposition pour exaucer le moindre de tes désirs, style que t'aurais une furieuse envie de Balisto à deux heures du mat'. Je dis ça je dis rien mais si tu convertis ça te revient à 50 000 francs cette petite plaisanterie. Pour aller aux Saisies. Le Elle est vraiment de plus en plus proche de son lectorat, j'ai envie de dire.

 

5 – Le parc Montsouris. Parce que le dimanche, après une bonne ballade pour y parvenir, tu peux te reposer à la buvette à côté des balançoires et boire un vrai chocolat chaud dans un gobelet en carton tout en te régalant d'une crèpe au sucre que le monsieur il a fait sous tes yeux. Crois-moi, sentir le sucre te brûler la langue pendant qu'une dame sans âge chante "Comme de bien entendu" en s'accompagnant à l'orgue de barbarie alors que les canards vivent leur vie de canard sur le petit lac en face, et bien c'est juste comme si d'un coup tu te retrouvais dans "Martine au square". Tu vois ce que je veux dire ? Et tu sais quoi ? A ce moment là, tu te sens bien dans ton coeur croisé.

Leçon de soldes

Aujourd'hui, je vais te donner une leçon de mode. Parce que tu le vaux bien et aussi parce qu'il y a un bon moment que je ne t'en ai pas proposé.

 

Cette leçon va porter sur un sujet extrèmement décalé et dont tu n'entendras pas parler ailleurs, crois-moi.

 

Les soldes.

 

Attends, ne t'en vas pas. Promis, je ne vais pas te bassiner avec des conseils à deux balles que tu trouveras absolument partout cette semaine…

 

 

Genre:

 

– Aller avant le jour J dans les magasins, identifier le ou les produits de tes rêves, noter la référence sur un calepin, vérifier s'il reste ta taille pour ne pas te ruer à l'aube pour rien.

 

– Te pointer en jupe the D-Day pour pouvoir enfiler les pantalons entre deux rayons et ne pas avoir à t'entasser dans les cabines collectives – un truc inventé pour humilier les grosses, j'en suis convaincue.

 

– Te chausser de baskets ou ballerines histoire de ne pas mourir des pieds.

 

– Prévoir un sac à main léger rapport au poids de dingue de tout ce que tu vas forcément acheter et qui ne t'ira pas neuf fois sur dix. De préférence en choisir un en bandoulière pour garder l'usage de tes deux mains: une pour attraper THE robe qui tue et l'autre pour en coller une à la garce qui forcément veut la même que toi.

 

Non je ne vais pas.

 

Te bassiner, je veux dire.

 

Pourquoi ?

 

Parce que moi les soldes, ça fait belle lurette que je ne les fais plus. Et que j'ai de l'éthique moi. Une éthique qui m'empêche de te donner des leçons sur un sujet que je ne maitrise pas. Bon ok, dans quelques semaines sortira un bouquin qui t'expliquera comment lutter contre tes peurs écrit par une hypcrondriaque notoire doublée d'une phobique pathologique. Mais c'est pas pareil. Pourquoi ? Si on te demande dis que tu ne sais pas.

 

Mais trève de digression, voilà pourquoi les soldes et moi ça fait trois.

 

Premièrement, le coup de tout noter avant sur mon calepin pour être à fond le jour même, je ne l'ai jamais fait. Ce n'est pas que je n'y ai pas pensé hein. Mais ça fait partie des choses que je VEUX faire sans jamais passer à l'acte. De toutes façons, d'une manière générale, je suis du genre à dresser minutieusement la liste des courses hebdomadaires, d'y passer une heure histoire d'être sûre de n'avoir rien oublié pour finalement partir en laissant consciencieusement la dite liste sur la table du salon. Quand au carnet chèrement acquis pour "noter tout ce qui me passe dans la tête en prévision du roman que j'écrirai un jour et qui fera ma fortune", il pourrit au fond de mon sac avec pour toute inscription un très inspiré "penser à acheter des tampons" griffonné un jour dans le metro après avoir une fois de plus réalisé que j'allais passer la journée à tirer sur mon pull rapport qu'à 36 ans je ne sais toujours pas anticiper mes règles. Tu vas  me dire, j'eus mieux fait d'écrire "penser à racheter des capotes", au moins je ne serais pas en train de mettre des sous de côté pour nourrir une cinquième bouche.

 

Bref, perso, les soldes, je ne les anticipe pas plus que mes règles. En plus, tu me mets dans n'importe quelle boutique pendant cette période, je trouve le moyen de ressortir avec le seul article de la nouvelle collection. Que je paye bien sûr plein pot. A mon avis dans une autre vie j'étais une riche héritière, je ne vois que ça.

 

Reste que si tu ne fais pas LA taille moyenne de la Française lambda – à savoir du 40 – 42 et pas du 36 – 38 comme on voudrait nous le faire croire – un conseil, ne va pas te mettre en danger chez zara, h&m ou autre temple de la sape ce mercredi. Non parce que crois moi, dans ces enseignes, même dans un mois, du 44 et plus si affinités, il en restera. Bradé en plus. Avec possibilité d'essayer SEULE dans ta cabine, ce qui n'a pas de prix.

 

Bref, en fait ma leçon de mode c'est celle-ci: si t'es riche, franchement je ne vois pas l'intérêt d'aller te mêler au peuple suant et vitupérant avide d'une bonne affaire. Si tu es du genre big size, attends un peu, ton heure viendra. ça marche aussi avec les poids plume, je te jure, fin janvier dans les magasins tu trouves plus que du 46 et du 34. En fringues hein. Heu, en fait en chaussures aussi.

 

Ah et si tu es pauvre et que tu fais du 40, vis-ta vie j'ai envie de te dire. Mais n'oublie pas que dès mardi ces petits malins de commerçants vont remettre sur les portants les vieux nanards déjà ringards en 1988 et qu'aucune des pièces stars de l'hiver ne sera évidemment dégriffée. Ah, si, en fait dans le Elle ils te listent les bonnes affaires à faire. Genre des Louboutins à 800 euros au lieu de 950. Ou la veste Balenciaga à 1276 euros, une broutille vu qu'en vrai elle coûte la bagatelle de 1400 euros. Sérieux, si les journalistes de terrain du Elle n'étaient pas là pour nous faciliter la vie je me demande ce qu'on deviendrait. Comment qu'on saurait, hein, que chez Chanel y'a des affaires démentes à faire ?

 

Voilà ma petite chérie. Franchement, ce que je te conseille pour mercredi c'est d'aller au ciné, y'aura personne.

 

Surtout ne me remercie pas.

T’es complètement nioude comme fille

Alors aujourd'hui, je vais te parler de ton maquillage. Oui, je sais, ce n'est pas vraiment ma spécialité ou ma marque de fabrique. En même temps, je suis une femme à multiples facettes figure-toi. Si si.

 

Bref, aujourd'hui disais-je, je vais t'expliquer comment qu'il faut que tu sois maquillée si tu veux aller dans une soirée mondaine et passer pour une reine de la nuit.

 

C'est simple, il faut que tu sois nioude. Oui, nioude. De l'anglais "nude". En gros, ta peau, elle doit être complètement à poil. Tu vois, ou bien ?

 

Ben oui, ma pauvre chérie, si t'en es encore à te tartiner de terracota pour faire "bonne mine" ou, pire, d'embellisseur abricot, laisse moi te dire que t'es en retard d'une tendance. Limite tu risques de te faire claquer la porte au nez du grand monde.

 

Alors que si tu suis mes conseils et que tu apprends à devenir une vraie femme nioude, je ne te raconte pas comme tout va s'ouvrir sur ton passage.

 

Donc, le nioude, au départ, c'est assez easy comme concept rapport que c'est la négation du maquillage. Sauf que ça c'est valable que si t'es née dans les années 90 et qu'en plus niveau hormonal t'es méga gâtée ou bien que tu as bouffé ta ration de roaccutane l'année dernière. Sinon, le nioude, je suis navrée de te l'annoncer, il va te demander d'y mettre un peu du tien.

 

En gros, si tu m'as bien comprise, l'idée, c'est d'avoir l'air pas maquillée et de ressembler à une jeune fille qui aurait à peine les joues rosies après une course au grand air. Je sais. Tu n'es pas la seule à ressembler à un boeuf agonisant après une course au grand air. Et c'est justement mon propos. Il n'est pas question de laisser la nature faire son boulot vu que cette garce est rarement de notre côté.

 

Donc, je reprends, pour parvenir à la quintessence du nioude, toi et moi on va devoir ruser. Et tenter de reproduire sur notre visage cette impression de peau presque à poil. Avec du fond de teint. Mais pas n'importe lequel. Le plus clair possible. Et surtout, du "minerals". Ne me demande pas ce que ça veut dire parce que je n'ai pas super bien compris. Je crois que ça signifie que c'est fait avec des minéraux et que du coup, ta peau, elle te remercie, rapport que les mineraux c'est bon pour ta peau. Il va de soi aussi que tu choisis un matos couvrant parce que le nioude ça ne supporte pas les imperfections.

 

Après, tu mets un peu de poudre, je crois, mais là encore, ne va pas me dégotter de la terre de soleil, tu foutrais totalement en l'air le concept de la nudité. Poudre blanche donc, et pour finir, un léger voile de blush rose très pâle. Oui, absolument, je vois que tu as bien suivi, le blush rose, c'est ce qui va donner l'impression que tu as couru dans l'herbe en riant aux éclats du haut de tes seize ans. Parait que tu peux aussi te pincer un peu les pommettes et que ça marche. Je sais. Chez moi non plus ça ne marche pas, juste on voit que je me suis pincée les joues.

 

Voilà, si tu as suivi mes conseils, a y'est, t'es toute nue du visage.

 

Et tu ressembles à Cruella. Ou à Julie Depardieu.

 

Ben oui, parce que la voilà l'arnaque. En vrai, jamais tu peux avoir l'air d'une vierge effarouchée qu'aurait gambadé dans les prés. Sauf si tu es une vierge effarouchée qui vient vraiment de courir dans les prés.

 

Donc moi je dis ça je dis rien mais personnellement la Terracota, ça se voit sûrement que j'en ai mis mais au moins ça m'évite d'entendre douze fois dans la journée que j'ai une petite mine (= tu as une sale gueule, voire "putain t'as pris dix ans"). Parce que j'oubliais mais le côté platrage blanc de blanc, ça passe quand tu viens de le faire. Mais au fur et à mesure de la journée, le fond de teint, il finit par fondre comme le glacier des Grandes Jaurasses – tu connais pas les Grandes Jaurasses ? C'est pas grave, c'est une image – et il dégouline dans les petites rigoles que tu as sur ta figures à toi et communément appelées "rides d'expression". Et à la fin de la journée, dès que tu souris, on voit plus que ça, ta fonte des neiges.

 

Bref, je suis désolée de te l'apprendre mais si tu es née dans les années 70 et que tu considères comme moi que s'enfiler du botox à notre âge – encore juvénile – est du domaine de l'impensable – et qu'en plus tu n'en as pas les moyens à moins d'expliquer à tes enfants que non, on ira pas au cinéma ce week-end, maman doit combler sa ride du lion – le nioude, c'est moyen fait pour toi.

 

Maintenant, ça ne veut pas forcément dire que tu es obligée de plonger la tête dans l'embellisseur abricot. Juste, en fait, tu fais comme tu peux pour limiter les dégats tout en restant toi même. Et tu oublies que tu n'es pas trendy vu que dans deux ou trois semaines le nioude, dans Elle, ce sera out. Personnellement, surtout, mes rides, j'ai décidé de les aimer. Et si je mets un peu de fond de teint histoire d'unifier, je ne rêve pas, toujours on les verra. Et la bonne nouvelle ce que ce n'est pas prêt de s'arrêter. Mais comme dirait l'autre, à la fin, on a l'âge de ses artères, ni plus, ni moins…

 

Allez, je sais, je ne t'ai pas aidée. De rien quand même.

Edit: Le mot "nude" fait péter les plombs de l'antispam. Va savoir ce que ça veut dire en vrai pour les brittons… Quoi qu'il en soit, faites comme moi, françisez-le !!! Spécial dédicace d'ailleurs à Fyfe et sa "Nioudity" que je trouve grandiose.

C’est quoi ton rituel beauté ?

Je ne sais pas toi mais personnellement je suis toujours fascinée par les témoignages d'icones de la mode ou du chaud-buzness sur leurs petits rituels beauté. En général, elles t'expliquent que bien évidemment, rapport à dame nature qui les a bien gâtées, elles ne font presque rien pour ressembler à ce qu'elles sont.

 

Enfin, "trois fois rien"…

 

Genre, le matin, elles commencent par boire un grand verre d'eau citronnée à 22° – pas plus chaud pas plus froid sinon c'est planté pour le teint de rose que c'est censé te donner – et ça avant même de poser le pied par terre. Déjà, ça commence mal pour toi qui voudrait faire pareil. Enfin sauf si tu as une domestique préposée au verre d'eau citronnée à 22°. Ou un mec vraiment super sympa qui te le prépare pendant que toi tu "t'étires comme un chat".

 

T'as jamais remarqué ? Les stars, elles ne se réveillent pas en rougnaffant – ouais moi le matin je rougnaffe, c'est comme ça – que ce soir putain c'est sûr, à neuf heures je suis au lit parce que là c'est trop dûr sa race. Non, les stars interrogées dans les magazines de la beauté, elles s'étirent comme des chats et elles boivent de l'eau citronnée.

 

Ensuite, elles se lèvent. Et là, elles boivent des "litres de thé vert". T'as déjà bu du thé vert toi ? Non, je veux dire, sans les trois kilos de sucre et la menthe ? Moi j'ai essayé une fois. Laisse moi te dire que pour m'en enfiler des litres au réveil, c'est no way, on dirait du pipi.

 

Après, elles ne le disent pas mais à mon avis, le citron chaud et le thé vert, ça les conduit tout droit aux wawas. Et pendant un bon bout de temps, je pense. Mais ça, tu peux toujours courir pour le lire, parce qu'évidemment, une star ne fait pas caca, elle se DETOXIFIE, nuance.

 

Puis la star, parfois, mange. Si si. Une tranche de pain complet avec du beurre d'amande. Genre. Ou du beurre aux algues. Ou de noisette. Bref, un beurre que tu trouveras jamais au G20.

 

Après ce gros lachage sur la nourriture, elle s'adonne à son second rituel quotidien – le premier c'était l'eau citronnée, faut suivre hein. Tout d'abord, elle s'asperge d'eau glacée, comme sa grand-mère de 108 ans qu'elle adore lui a toujours dit de le faire. Là, tu me diras, rien de plus facile. C'est vrai. Sauf que toi, quand tu t'asperges d'eau glacée, tu as envie de pleurer direct tellement c'est une agression. Et à part te coller des grosses plaques rouges sur les joues, t'as toujours pas compris la valeur ajoutée de la torture en question.

 

Surtout, la star, ensuite, elle s'enduit le visage d'une mixture d'une marque que tu peux à peine prononcer et d'ailleurs en même temps ce n'est pas grave parce qu'on ne la trouve que dans la banlieue de Tokyo. A chaque fois qu'elle y va, elle en rapporte des caisses tellement c'est magique. Elle laisse poser son masque japonais quelques minutes et continue à boire du thé vert, voire, comble du délire, un thé matcha de Mongolie réputé pour purifier l'épiderme. Et tout est à l'avenant: le bain dans lequel elle infuse des petits sachets de lait en poudre, et qu'elle ne peut prendre qu'avec une bougie Dyptique parfumée au feu de bois irlandais, la lotion à 2000 euros du coloriste des stars pour redonner de la vivacité à son blond par ailleurs totalement naturel, le massage de ses orteils au beurre de yack, ses deux heures de Pilates avec son coach perso, sa pause méditation sur un tapis ramené tout droit du Bouthan et tissé à la main par des moines boudhistes, etc etc etc.

 

Bon, à ce stade de l'article, son "trois fois rien", à la star lambda, tu te rends compte qu'il te bouffe tout le temps qui t'est normalement imparti pour: te lever, te trainer sous la douche, avaler une énorme tartine de beurre trempée dans du café pas du tout commerce équitable rapport que chez Champion ils en font pas et qu'en plus en général il a le goût du thé vert, le café commerce équitable, t'habiller APRES t'être enduite de fond de teint et ruiner ton chemisier du même coup alors que merde, tu le sais bordel qu'il ne faut pas faire ça dans ce sens, secouer chouchou et pupuce, préparer leur petit déjeuner qu'ils toucheront à peine parce que si tu es déjà arrivée à faire bouffer un gamin avant 8h du matin je te tire mon chapeau, les habiller, rhabiller pupuce qui se roule par terre parce que ce pull vert elle le déteste et que TOUT LE MONDE VA SE MOQUER D'ELLE si tu la forces, chercher tes clés, recourir aux plus immondes chantages pour que chouchou mette sa cagoule, en appeler dès le mois de septembre au père Noël qui "voit tout" MEME S'IL N'EXISTE PAS et qui risque de ne vraiment pas être content d'un tel spectacle, fermer enfin la porte, partir au pas de charge à l'école, revenir en courant parce que tu as oublié ton portable, le chercher partout, le retrouver là où tu l'avais mis à savoir dans ton sac, hurler contre tes garces de clés qui en ont profité pour se faire la malle, embrasser chouchou qui vient de les retrouver sur la porte, détaler en direction de l'école tout en rassurant pupuce qui après avoir mis la plus mauvaise volonté à se dépêcher pleure à l'idée d'être en retard.

 

Et pendant ce temps là, la star, elle en est à s'essuyer délicatement les yeux avec un coton en microfibres acheté chez Colette – pas ta cousine, banane – imprégné de solution micellaire. Et je ne te dis pas, on n'en est qu'au démaquillage alors qu'en plus, ELLE, elle a déjà passé une heure la veille au soir à "préparer sa peau pour la nuit". Toi, les soirs où tu passes par la case Lait démaquillant Diadermine, ça arrive tous les 30 février et encore.

 

Bon, bref, en gros, une fois que tu as fini l'article de ton magazine préféré, tu es presque rassurée. Parce que tu te rends compte que bien sûr, entre sa peau de velours et ta couperose naissante, il y a comme un océan. Mais en même temps, quoi qu'elle en dise, ça s'explique.

J’ai pas la grosse tête

Tu vois ma chérie, dans la vie, y'a les it girls et puis y'a les autres. Les it girls, elles sont par exemple sollicitées par les Inrocks pour couvrir leur festival et prendre tout un tas de photos super trendy de gens qui ont du staïle que si tu t'habillais comme eux on t'appellerait "Zézette épouse x".

 

Les it girls qui bloguent, on leur fait des propositions marketing qu'elles ne refusent pas parce qu'il s'agit par exemple d'aller visiter les anciens appartements de Coco Chanel et que du coup, ce n'est plus du marketing, c'est du buzz tendance et pointu.

 

Pendant ce temps là toi on te fait l'honneur d'un partenariat avec les 3 Suisses grande taille pour lequel en fait tu gagnerais rien.

 

Les it girls, elles achetaient des low boots alors que toi et moi on en était à peine à comprendre que les jeans moulants ça s'appelait désormais des slims et que donc on pouvait y'aller sauter le pas. Sauf que non en fait rapport à tout ce qui déborde du slim quand tu n'es pas une it girl. Beh oui, la it girl est plutôt du genre svelte, tu ne seras pas surprise.

 

Les it girls, elles mettent des keffieh autour du coup et ça leur donne une classe incroyable alors que si toi tu en mets un tu fais baba cool qu'aurait perdu son sac US et qui en serait encore à défendre Yasser.

 

Les it girls, elles sont élégantes même quand elles pleurent, elles ne ballonnent pas quand elles ont leurs règles ET quand elles ovulent et elles ne connaissent pas les tracas de la peau grasse.

 

Les it girls ont laissé tomber la robe housse depuis que justement toi tu t'en es acheté une bonne dizaine à Monoprix, vu qu'elles ont compris que désormais, c'est le jean large the must have.

 

Ben moi, vois-tu, je ne suis pas une it girl.

 

La preuve ? Aujourd'hui, je passe à la radio.

 

Une it girl, elle passerait sur Nova, le Mouv, ou à la limite France Inter. Pour parler de la fourrure qui remonte en flèche, du dernier film de Sofia Coppola ou de la tendance des face hunter – si tu sais pas ce que c'est, clique sur face hunter, moi je ne peux plus rien pour toi je t'ai déjà tout expliqué, faut pas charier.

 

Bref, moi, tu vois, cet après-midi, je passe… aux Grosses têtes sur RTL.

 

Si.

 

Interviewée par Philippe Bouvard himself.

 

A propos de mon chef d'oeuvre, THE livre que j'aurais préféré qu'on oublie que je l'avais écrit un jour, le très chic et tout en retenue "Comment baiser en cachette".

 

Voilà.

 

Le pire, c'est que pour le coup, je suis sûre d'avoir une sacrée audience. Mais pour avoir enregistré ça hier "dans les conditions du direct" au téléphone, je peux te dire que je viens définitivement de faire une croix sur une éventuelle invitation chez Taddei.

 

Crois, moi, c'est du lourd. L'amiral, Jean-François Derek, Sim, ça te dit quelque chose ? Oui ? Ben t'as pas de quoi être fière.

 

La vérité ? Ils ont réussi à me faire marrer.

 

Je crois que mon cas est désespéré. Le tien aussi en même temps.

 

Voilà, t'es prévenue, si t'as envie de te cogner les deux heures de contreétries et calembours à gogo pour m'entendre vaguement ricaner – vu que ma voix est couverte par les blagues à deux balles des copains à philippe – tu peux, c'est de 16h à 18h je crois. Personnellement je n'aurai pas le temps, je viens d'être contactée par Carlos, il adore ce que je fais et me veut absolument dans son prochain clip. Qu'est-ce que tu veux, on est before ou after the tendance, moi j'ai choisi mon camp.

Urgent – Deux places pour Vanessa Paradis

Bon, vous allez finir par penser que c'est devenu la braderie ici mais voilà, ma copine Zaz avait pris des places pour Vanessa Paradis au Zénith de Paris le 15 novembre. Et pof, elle peut pas y aller. C'est ballot hein ? Du coup, elle m'a demandé si à mon avis, ça pourrait intéresser quelqu'un qui passerait par ici. Alors moi j'y ai dit, "ben chais pô mais on peut essayer, hein !"

 

Ce sont des places assez chères, 47 euros l'une, parce qu'assises.

 

Pour avoir  récemment vu Vanessa (ouais, depuis que je connais ses enfants et que j'ai failli avoir une nuit torride avec Jack, je l'appelle Vanessa) , je serais du style à vous dire que si vous êtes tentés, faut foncer. En même temps, je comprendrais qu'à cause de l'argent, bref.

 

Voilà, si ça vous branche, contactez moi par mail (indiqué derrière la rubrique "me contacter") et je vous mettrai en relation avec ma copine Zaz.

Mac c’est ma came

Aujourd'hui ma poulette, j'ai envie de te parler de mon fond de teint.

 

Oui, je sais, je brise un mythe, tu as probablement cru jusqu'à maintenant que j'étais le genre de fille super nature qui n'a pas besoin d'artifices pour séduire.

 

Et bien ma chérie, au risque de te décevoir, ce n'est pas le cas.

 

 

Pour la simple et bonne raison que sans fond de teint, j'ai non seulement une mine de bidet mais également une peau… difficile. Enfin, moi je dirais plutôt une peau de merde mais les esthéticiennes, elles, disent "difficile", voire "mixte". Les plus gentilles disent "réactive".

 

En gros, j'ai hérité du genre d'épiderme qui fait qu'à 36 ans j'en suis toujours à acheter mon maquillage en pharmacie. Au rayon Lutsine. Qui n'a aucun secret pour moi.

 

Le genre qui fait aussi que jamais je n'ai pu acheter autre chose au Club des créateurs de beauté que les produits Cosmence. Alors que mon rêve c'était l'embellisseur abricot de chez Agnès B. Que j'ai testé une fois. Pas deux je vous le garantis.

 

Bref, depuis l'arrivée, en cinquième, de mes seins 95 C et de mes règles dans la foulée, je suis accompagnée de mes petits copains les comédons qui une fois par mois voir plus, sont en floraison. Et du coup, tous mes produits de beauté portent un nom avec "ac" dedans. Comme acné.

 

Et pour ma peau "difficile" qui ne se contente évidemment pas d'être grasse de partout mais qui se paie en plus le luxe d'être sèche et irritable en certains endroits histoire de bien compliquer les choses, un fond de teint est indispensable.

 

Mais attention, bien sûr, pas un fond de teint lambda, ce serait trop simple. Un fond de teint sans gras. Non comédogène et sans parfum. Glamour comme un bas de contention. Un fond de teint orthopédique. Les Chanel, Dior, Lancôme et compagnie, tu oublies. Non, moi, la seule marque avec laquelle mes hormones génétiquement modifiées ont décidé de s'entendre, c'est Clinique.

 

Clinique. Rien que le nom déjà, ça sous-entend que tu as un problème. Le packaging est à l'avenant, plus sobre tu meurs. Et les textures sont tellement pas comédogènes que si tu laisses le flacon ouvert plus de dix minutes, ça se transforme en platre. M'enfin je ne crache pas dans le fond de teint, avec Clinique je n'ai pas de boutons et je n'ai pas l'air de m'être nettoyé le visage avec ma plaquette de beurre dès la mi-journée.

 

Enfin ça c'était jusqu'à il y a quelques mois. 

 

Parce que figures-toi que j'ai la sensation que quelque chose se passe dans mon corps. Attention, ne t'emballe pas, je ne me retrouve pas subitement avec la peau lisse et veloutée d'une jeune fille en fleurs. 20 ans d'acné, ça laisse des souvenirs à vie. Surtout quand on est une warrior du bouton et qu'on a toujours éprouvé une drôle de jouissance à transformer la moindre tête d'épingle en cratère boursouflé.

 

Mais tout de même, cela fait deux fois de suite que je vais dans un beauty center – t'as vu comme je maitrise le grand-briton ? – et que l'hôtesse beauté ne m'envoie pas direct acheter du bi-actol . Pour la bonne raison qu'à part deux trois petites imperfections, mon visage est quasi vierge de boutons.

 

Bon, je suis contente mais je ne saute pas au plafond parce que m'est avis que si mes hormones hytériques ont raccroché leur tablier c'est probablement pour mieux préparer leur prochain coup: la ménopause. Mais comme je suis néanmoins d'un naturel plutôt optimiste, j'ai décidé de profiter de cette petite fenêtre de tir. Je sais, je sais, à 36 ans on est loin de la ménopause. Mais vu la période post-puberté que je viens de me taper je n'exclus rien et préfère me préparer psychologiquement aux bouffées de chaleur dès 38 ans.

 

Donc, samedi, comme j'étais au printemps, je suis allée chez MAC. Ok, on ne rigole pas, j'ai trouvé le moyen de me diriger vers une marque avec "ac" dedans. Mais c'est un hasard. Si j'ai choisi MAC c'est parce que ça et là je lis que c'est le must. En plus, tout ce packaging noir, ça me change. Un peu comme si tu avais mis des scholl toute ta vie et que d'un coup tu te retrouves avec des Louboutin.

 

La vendeuse, elle m'a regardée et de suite elle m'a dirigée vers un fond de teint compact qu'elle m'a convaincue d'acheter avec un pinceau parce que franchement, c'est "une hérésie de se maquiller à l'éponge, qu'au pinceau c'est beaucoup plus uniforme et que chez MAC c'est un peu la marque de fabrique". De toutes façons, elle aurait pu me raconter que les pinceaux étaient très bons pour la digestion je l'aurais crue tellement j'étais excitée et flattée à l'idée d'entrer dans le club très fermé des femmes MAC.

 

Donc, et je sais que je suis abominablement longue, j'ai acheté ces merveilles – 60 euros tout de même le fond de teint plus le pinceau en poils de cul d'ours blanc ou un truc comme ça – et à peine rentrée chez moi je me suis attelée à la tache.

 

Bon, le coup du pinceau c'est juste une arnaque. Peut-être que les vraies filles, celles dont l'adolescence n'a duré que les cinq années réglementaires, savent se peindre la figure correctement mais personnellement, je suis ni plus ni moins pas programmée pour. A part me coller un poil dans l'oeil je n'ai pas vaiment réussi à faire quoi que ce soit avec.

 

En revanche, appliqué à l'éponge – fournie avec le boitier ce qui confirme mon intuition selon laquelle le coup du pinceau c'est louche parce qu'à quoi bon prévoir une éponge si c'est si nul ? – je dois avouer que le résultat est bluffant. C'est simple, je SENS que ma peau est douce sans même la toucher. Etrange impression. Comme si j'avais un voile en soie qui gommerait toutes mes imperfections. Et tout au long de la journée, ça ne bouge pas. En plus, la teinte est parfaite, de la couleur même de ma peau mais en mieux quand même. Ben oui, acheter la nuance "bidet", ça ne fait pas rêver, hein.

 

Bref, voilà, mon conseil beauté c'est – et reprends ton souffle c'est bientôt terminé – celui-ci: si t'as un peu de sous et que tu veux perdre dix ans sans te faire piquer entre les deux yeux, achète-toi un fond de teint de qualité. Moi je te parle de MAC, mais après tout, je suis bien persuadée qu'ailleurs ils en font des biens aussi. Le principe, c'est toujours le même, se traiter comme une princesse, de temps en temps. Et s'offrir parfois, le meilleur.

 

En revanche, tu peux faire l'impasse sur les poils de cul d'ours polaire.

 

Edit: Je me souviens que Deedee avait parlé du pinceau et qu'elle n'avait pas du tout été convaincue non plus…

Le jodepur, ma taille et ma voute plantaire.

Je le sens que tu es en manque de mes fachiones conseils ma petite caille. Le problème en même temps c'est que je ne suis pas non plus une shoppeuse compulsive, tu vois ? Du coup, j'ai un tout petit peu l'impression de te survendre un truc limite mensonger, quoi. Un peu comme si Valérie Damido se piquait de te donner sa vision du dernier défilé Marc Jacob.

 

M'est avis qu'elle trouverait que ça manque de stickers.

 

 

Bref. 

 

Il se trouve que j'ai encore deux trois choses à te dire sur les meust have de cet hiver 2007. Ben oui, tu crois quand même  pas que je vais te laisser te balader à poil avec tes loves bottes et ton ite bag en doudoune, si ?

 

Tu vois pas que tu croiserais justement un chasseur de cool ?

 

Donc, trève de digressions, le sujet du jour, c'est: qu'est-ce qu'on met avec les love botte, même si elles sont limites plus vraiment à la mode rapport que c'est désormais les Derbies à talon de 22 cm que toute fille vraiment pointue porte à son pied ?

 

Allez, je sens que t'as froid là ma pauvrette. Faut reconnaitre qu'un sac, même en doudoune, ça ne tient pas très chaud. Donc. Pour cet hiver, tu as plusieurs solutions. Premièrement, tu as le jean large à taille haute qui revient au galop.

 

Bon ben là, je passe mon tour. Faut que j'explique ? Oh mais pas de problème ma biche, tout de suite. Dans jean large à taille haute, y'a large et je ne suis pas persuadée que ce soit nécessaire d'accoler cet adjectif à mon allure qui s'en charge très bien toute seule. Y'a aussi "taille haute" et vu que ma taille je ne suis pas tout à fait sûre de l'avoir encore vraiment localisée, je préfère laisser tomber. Non autant les robes empire ça m'arrange, autant avec un jean joséphine, à mon avis, je vais ressembler à Bozo et c'est tout.

 

Allez, si toi aussi t'as lancé un avis de recherche pour ta taille, moi j'ai envie de te dire, fais comme moi, ignore tout ce qui monte au dessus du nombril. Et pars comme un prince.

 

Ok, t'es en train de penser. Mais en attendant, je suis toujours à poil avec mes bottines qu'elles sont over démodées. Et tu as raison. Par contre, t'es mignonne mais on va tenter de ne pas trop s'attarder sur cette histoire de train de la hype qu'on aurait limite pris trop tard parce que j'ai personnellement finalement craqué pour les love bottes de Comptoir des chiffonniers.

 

Que je ne peux pas réellement porter sous peine d'un possible infarctus de la voute plantaire. 

 

Je précise que dans le magasin j'étais en total free style avec, complètement détendue de l'orteil, aware comme t'as pas idée. Ces garces ont révélé leur côté obscur au bout d'à peu près 100 mètres. J'envisage de les envoyer à Guantanamo, je pense qu'on pourra en tirer le meilleur là-bas.

 

Bref, ça ne nous dit pas comment qu'on se sappe, je suis d'accord.

 

Et bien c'est simple, il te reste l'autre meust have de l'hiver, le Jodepur – je sais que ça s'écrit pas comme ça, me prends pas pour une sole meunière, c'est juste pour accentuer l'humour du post.

 

Je t'avouerais que jusqu'il y a peu, je ne voulais même pas entendre parler non plus du jodepur. Parce qu'à mon humble avis, le concept est né d'un cerveau malade ou pervers. Ou les deux. Non mais c'est vrai, de deux choses l'une. Première option, t'as de la culotte de cheval. Réflexe ? On la planque. Et vu que c'est quand même assez malléable – c'est même le problème – autant lui faire prendre la forme d'un 501, que d'une amphore, moi je dis. Deuxième option, t'en as pas. De culotte de cheval, je veux dire. Et alors là c'est pire. D'où que tu peux avoir envie deux secondes d'enfiler un truc qui va donner l'impression que t'es foutue en poire alors que tu fais partie des 1% de femmes dans le monde qui n'ont pas de grumeaux de cuisse ?

 

En plus, en dessous des espèces de bajoues du haut,  c'est hyper resserré que limite tu étouffes des mollets. Y'a même pas le confort, quoi. Alors qu'en général, le seul avantage des fringues moches, c'est que t'es bien dedans. Ben là, non, c'est la double peine. 

 

Oui mais non.

 

Tout ça, je le pensais vraiment. Et puis j'ai fait la connaissance du jodepur de miss G., une étoile montante de la blogosphère. Et j'ai un peu changé d'avis. Pas au point d'imaginer que ça m'irait, déconne pas mon poussin. Mais force est de reconnaitre que certains jodepurs peuvent te flatter.

 

Si t'as des jambes fines et la taille haute.

 

Exclusivement.

 

Quoi ? Hein ? Qu'est-ce que tu dis ? Elle est nulle ma leçon de fachionerie ? Rapport qu'on est toujours à poil ?

 

Ben pourquoi que tu crois que j'aime les leggings toi ?

 

En plus j'ai envie de te dire, profite. Parce que parait que la caleçon – heu le legging – est en train de se faire dépasser par le collant opaque de couleur.

 

De préférence fluo.

 

Bon ben je te laisse je vais aller m'acheter un jodepur en jean, moi. Taille haute.

 

Edit: La photo est de Vogue. Et viens pas me dire que c'est pas un jodepur. Le problème c'est que je n'en ai pas trouvé en fait. Je crois qu'on nous a menti. Ou alors que les créateurs, ils l'ont revisité, genre, le jodepur. N'empêche qu'il est jaune et en soi ça le discrédite, non ?

Chasseurs de cool

Aujourd'hui, je vais te faire une leçon de tendance que tu vas pas en revenir parce que grace à moi tu vas comprendre un peu mieux un phénomène fachione super trendy qui fait fureur.

 

Oui, aujourd'hui, je vais t'expliquer pourquoi que maintenant, ce ne sont pas les top models qu'on prend en photo pour montrer les tenues que tu te dois de porter dans la vie de tous les jours. Ben quoi, t'as pas remarqué ? Le truc de la fachione week – bon si tu sais pas ce que c'est que la fachione week qui au passage vient de se terminer, je crois qu'il vaudrait mieux passer ton chemin, m'est avis que tu vas sérieusement t'emmerder pendant les minutes qui suivent -, c'est de shooter les filles A LA SORTIE des défilés et surtout pas PENDANT le show, genre sur les podiums.

 

 

Franchement, si t'en es encore à t'extasier devant les mannequins qui défilent, t'es pas trendy pour deux sous ma chérie. Parce que celles qui te montrent comment la rue s'habille – et donc toi dans six mois – ce sont les vraies filles.

 

Genre toi et moi, tu te dis ?

 

Heu… non, pas vraiment ma caille.

 

Les filles de la rue de la vraie vie qui sont l'émanation de la tendance de la hype, elles sont quand même un tout petit peu spéciales. En fait, si tu les regardes bien, ce sont des top models mais sauf qu'elles ne défilent pas et qu'elles sont dans leurs vêtements à elles. Il y a aussi des actrices. Et puis des fachionistas qui ressemblent à des top models.

 

En tous cas elles te montrent le chemin et moi je dis quelque part, merci.

 

Bon, en même temps je ne sais pas vous, mais moi elles m'impressionnent quand même, du coup, le processus d'identification n'est pas easy easy. Je veux dire, même leurs bracelets ils sont assortis à leur tenue. Et les couleurs de leurs vêtements, elles sont super réfléchies. En plus dans tes rêves qu'elles s'habillent en gris, jaune ou orange. Non, c'est comme le coup du legging. Si tu dis "orange", c'est que t'es du style à dire encore caleçon, tu vois ? Parce que la fille qui te montre dans quel sens va le vent de la mode, elle dit plus orange depuis au moins deux mois vu que ça a été remplacé par "tangerine". Gris, tu le dis pas non plus vu que c'est le noir de cet hiver. Donc tu dis "noir de cet hiver". Ou alors tu dis taupe. Mais c'est limite. Le marron non plus ma pauvre ça n'existe pas. Tu mets une touche de bronze dans ta tenue, c'est tout.

 

Bref, tu m'as comprise, les couleurs primaires c'est fini. Et surtout, tu oublies de suite l'idée d'improviser. Parce que s'habiller, surtout si t'es du genre qui ouvre la voie, c'est un peu comme si c'était un vrai travail.

 

T'es un peu perdue hein. Je comprends ma biche. Mais qu'est-ce que tu veux, c'est pointu maintenant la mode. Surtout si tu veux avoir la chance un jour d'être shootée par un cool hunter.

 

Quoi ? Tu sais pas ce que c'est qu'un cool hunter ?

 

Haaaan, l'autre.

 

Allez, ça me fait de la peine de te laisser dans ton ignorance. Je vais t'expliquer.

 

Ben en fait, le cool hunter, c'est un gars plus malin que toi et moi et qui a compris, lui, que justement, la mode elle est dans la rue, quoi. Et qui prend le pouls de la tendance en immortalisant des looks de vrais gens.

 

Pour que toi ensuite tu puisses les copier. Ou essayer, en tous cas.

 

Bon, tu t'imagines bien que les vrais gens en question, ils ne sont pas du genre à se croire arrivés juste parce qu'ils ont enfin acheté des low boots. D'autant que depuis que le pékin moyen – style moi – achète des low boots, c'est justement le signe que c'est bon à jeter vu que ça s'est démocratisé. Du coup, ça s'appelle de nouveau des bottines, tu vois ?

 

Bref, le face hunter, il te shoote que si t'es before the tendance.

 

Bon, ben moi je suis un peu before avec mon sac doudoune, mais pour l'instant, rien.

 

Faut dire que ce que j'ai oublié de te préciser, c'est que le cool hunter officie surtout à NY, Tokyo, London et aussi rue de Rivoli.

 

Pas avenue d'Italie, à priori.

 

Voilà, je sais, c'était long et quelque part on s'en fout de tout ça. En même temps je t'ai promis de décrypter les tendances et je tente modestement de tenir cet engagement. Imagine comment tu vas te la péter en casant "cool hunter" dans une conversation. Là je ne te dis pas comment t'auras envie de m'embrasser, après.

 

Edit: Un des cool hunter les plus connus, c'est le Sartorialist. Même que je connais une fille qui a été Sartorialisée. Si. Même que. La photo en illustration est de lui. Et comme je suis vraiment une limande en informatique, je ne sais pas rajouter une légende. Je m'épuise, je vous jure…

 

Edit2: Je me moque mais le pire c'est que j'adore regarder ces photos de vrais gens trop pas pareils que moi.

 

Edit3: Trois filles notamment savent parler bien mieux que moi de la mode, la mode, la mode: Géraldine de Café mode, Garance et Punky. Alors si le coeur vous en dit…

Love botte

Alors aujourd'hui, ma cocotte, j'ai envie d'inaugurer une nouvelle rubrique. Un genre de guide des tendances rien que pour toi. Pourquoi ? Parce que j'ai remarqué que mes copines blogueuses, souvent, font le point sur les meust-have de la saison. Et que je trouve ça pas mal, moi, de savoir ce qui est in ou aout.

 

Non parce que figures-toi que ce n'est pas évident. Genre les leggings, si tu sais pas que ça ne s'appelle plus des caleçons, tu crois que c'est un truc enterré en 87. Alors que vu que ça a changé de nom, et bien pas du tout ma fille, c'est limite devenu un basique.

 

Un basique, pour info, c'est un truc qui n'a plus besoin d'être à la mode pour être un meust-have vu qu'il est devenu comme qui dirait un élément incontournable de ta penderie. Un peu comme la farine, le sucre ou l'huile, tu vois ? Voilà, le legging, le tee-shirt blanc ou le petit pull noir, ce sont les oeufs, le beurre et le lait de ton frigo, en gros.

 

Bref, donc, rassures-toi, je ne vais pas non plus te faire une démo, photos devant ma glace à l'appui, de ce que je considère comme les it de l'hiver. Non n'insiste pas. Autant certaines le font super bien, autant mes photos sont merdiques et puis tu vois, j'ai beau être devenue une top model, j'ai encore un peu de mal rapport à mon image.

 

Par contre, je te propose de décoder les tendances et surtout te dire, si tu es comme moi, à savoir légèrement embarrassée par quelques kilos en trop, ce que tu PEUX porter cet hiver parmi les meust-have.

 

On va commencer par THE gros buzz de l'hiver, le truc que tu pensais pas un jour que tu te les rêverais, à savoir: les Lowboots.

 

"Les quoi ?" que m'a demandé ma copine Stéphane quand je lui en ai parlé.

 

"Ben la lowboot, quoi, la botte courte, ballot !", que je lui rai répondu.

 

 "Ahh, tu veux dire des bottines ?" qu'il m'a fait avec une grimace.

 

Voilà. Ma copine stéphane est du genre à en être restée aux caleçons, tu vois ? Parce que la bottine ça craint, c'est la pompe à Jeanne Mas et plus personne ne veut ressembler à Jeanne Mas depuis environ 20 ans. Alors que la low boot, c'est juste la chaussure que tu vas porter tout l'hiver et te faire sentir femme, qu'à côté Nicole Croisille c'est un travelo.

 

Attention, avec la lowboot, y'a deux options: plates ou haut perchées. Bien sûr tu fais ce que tu veux. Tu peux la porter plate, pas de problème. Mais sans vouloir te commander, c'est pas malin si t'es un peu courte sur pattes ou que t'as le mollet dodu. Je sais, je sais, les talons, c'est pas évident. Mais je te jure, ça te flatte. C'est comme le coup du vernis, tu vois ? Tu crois pendant des années que tes doigts boudinés ils méritent pas que tu les mettes en valeur. Et le jour où tu le fais tu t'aperçois que mine de rien, y'a comme un mieux.

 

Et bien avec tes gros mollets, c'est pareil, ma fille. Tu crois que c'est perdu d'avance et que faute d'avoir des jambes galbées au moins tu gagnes en confort avec tes Camper été comme hiver. Sauf que ce que tu ne sais pas si t'as pas essayé, c'est que le talon, c'est un attrape-mec. Que dès que tu en mets, tu marches pas pareil – souvent malgré toi, c'est sûr – et que même si ton mollet c'est de la gelly, c'est scientifique il a bien plus fière allure si tu cambres ton pied.

 

En plus, il semblerait que ce soit bon pour la circulation. Et ne me raconte pas d'histoires, je le sais, que souvent t'as les jambes en béton. Crois moi pas si tu veux pas, mais je te jure que j'ai remarqué que j'ai moins mal les soirs ou j'ai mis des chaussures de filles. Une histoire de retour veineux. Et ça même si évidemment je meurs des pieds ces jours là rapport à tout le poids de mon corps qui se concentre sur mes doigts de pied qui a) ne sont pas habitués, b) pas programmés pour ça vu qu'il leur manque au bas mot une phallange.

 

Donc voilà, pour finir, la lowboot, tu discutes pas, tu l'achètes avec des talons – pas plus de 5 centimètres non plus sois pas folle – et de préférence sobre parce que moi j'aime moyen les noeuds noeuds et les clous clous mais ça je te l'accorde, c'est une histoire de goût.

 

Ah, dernière chose. Même si t'aimes pas trop le concept de la botte courte rapport que ça te donnes envie de chanter en rouge et noir malgré le changement de nom, tu adhères sans réfléchir.

 

Pourquoi ? Parce que je te rappelle que ça fait trois ans que le meust-have c'est la botte. Trois hivers que toi et moi on est discriminées du mollet. Et oui ma poulette, j'en viens au principal: la lowboot, c'est un meust-have dans lequel tu rentres sans retenir ta respiration ou risquer l'amputation. Et ça, pardon mais moi je dis merci la bottine.

 

Allez, la prochaine fois je te parle du jodhpur.

 

Nan, je déconne.

 

Edit: T'as remarqué la drôlerie du titre ? Nan je veux dire, lowboot, love boat… Non ? Ok.

 

Edit 2: Pour celles qui voudraient relire ce que j'ai déjà écrit sur la torture de la botte, c'est là

 

Edit 3: Bon, l'homme me dit que "Love Boat", on comprend pas du tout le jeu de mot et que "Love Botte" c'est achement plus spirituel. Comme je suis pas une femme libérée, j'obéis à mon mari.

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