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Les rendez-vous M’T dents de l’Assurance Maladie: emmenez vos enfants chez le dentiste avant qu’ils aient mal !

Dentsrose
Il ne vous aura pas échappé, si vous êtes un tantinet perspicaces, que j'ai des dents… compliquées. Oui, je sais, on dit ça de la peau quand elle est bien pourrie, boutons, points noirs et cie. Et bien de vous à moi, mes quenottes sont au delà du compliqué et occupent mes mercredis, mes samedis matins et même parfois les jours fériés depuis si longtemps que je me demande encore aujourd'hui comment j'ai fait pour ne pas me maquer avec un dentiste.

Bien sûr, bon sang ne saurait mentir, mes rejetons, tout au moins les grands, semblent avoir hérité de la dentition totalement free style de leur mère.

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Genre…

Bref, quand l'Assurance maladie m'a demandé si je voulais bien rédiger un billet sur la prévention des caries dès le plus jeune âge, comment dire ?

Je me suis sentie un peu concernée, quoi.

Parce que plus on consulte tôt, ET SURTOUT AVANT D'AVOIR MAL plus on a des chances d'éviter le pire. Le pire étant pour moi le souvenir d'un Noël, à 15 ans, où ma seule obsession était d'en finir avec la vie histoire que ma rage de dents s'arrête.

Mais revenons aux quenottes de nos enfants.

Parce que le message que je veux vous transmettre aujourd'hui c'est que l’Assurance Maladie a mis en place les « rendez-vous M’T dents ».

Qu'est-ce ?

Il s'agit d'une offre en deux temps

1- Un examen « gratuit » chez le dentiste à faire tous les 3 ans à des âges spécifiques : 6, 9, 12, 15 et 18 ans.

Pendant cette consultation, le dentiste fait un examen complet des dents et de la bouche pour détecter d’éventuels problèmes dentaires. L'objectif est aussi d'établir un contact privilégié avec les jeunes et les parents en faisant de la pédagogie sur l’hygiène dentaire et  de favoriser un contact précoce avec le dentiste.

 

2- Des soins consécutifs

Si le dentiste détecte des caries ou d’autres problèmes dentaires, l’enfant peut revenir effectuer les soins et bénéficier de la gratuité des soins (hors appareils d’orthodontie, prothèse).

 

Pourquoi commencer dès 6 ans ?

 

Parce que c'est là que les enfants commencent à être le plus exposés aux risques de caries. Malheureusement, souvent, les parents pensent que ce n'est pas la peine de les emmener chez le dentiste à cet âge là, se disant que les dents de lait tombent et que par conséquent, caries ou pas, hein… Très mauvais calcul mes amis. Qui dit dent de lait gâtée, dit dent définitive qui part mal dans la vie.

 

Autre idée reçue: "tant que mon enfant se brosse les dents et ne se plaint pas d'avoir mal, c'est qu'il n'a rien".

 

ERREUR ! Les caries peuvent être silencieuses. Et le sucre que boulottent nos petits anges est fatal pour l'émail de leur quenottes. D'où la nécessité de les faire contrôler.

 

Il faut aussi garder à l'esprit qu'une infection dentaire peut dégénérer et ne pas "rester dans la bouche". Mal soignée, une carie peut provoquer des problèmes musculaires ou cardiaques.

 

Vous êtes convaincus ?

 

Ok, il est donc temps de vous expliquer comment ça se passe exactement, ces rendez-vous "M'T dents" ?

 

Les enfants et les adolescents concernés reçoivent une invitation un mois avant la date de leur anniversaire. C’est aux parents des enfants ou à l’adolescent de prendre rendez-vous chez le dentiste de leur choix. En somme, l'avenir de la bouche de vos enfants est suspendu à un simple coup de fil. Surtout, ce qui est tout de même très appréciable, c'est que les parents et/ou les adolescents n’ont pas à faire l’avance des frais concernant le premier rendez-vous; c'est l'Assurance maladie qui prend tout en charge.

 

S'agissant des soins éventuels, voilà comment ça se passe:

À 6 et 12 ans, âges obligatoires, les soins éventuels sont gratuits. Les parents n’ont pas à faire l’avance de frais.

À 9, 15 et 18 ans, les parents ou les adolescents ont à faire l’avance des frais. L’Assurance Maladie les leur rembourse si les soins ont été fait dans les 9 mois qui suivent l'examen.

On a la chance d'avoir encore en France un système de remboursement des soins médicaux mais aussi de prévention. Ce serait dommage de ne pas en profiter. Encore une fois, pour avoir vécu de longs moments de solitude chez le dentiste, je ne saurais que trop vous recommander d'emmener vos petits se faire contrôler . Un bébé carie est bien plus facile à soigner qu'une infection installée dans la dent comme si elle en était devenue propriétaire…

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Billet sponsorisé.

 

En revenant de Nantes

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Je ne me souviens pas avoir rêvé, jeune, de vivre à Paris. En réalité, je ne me souviens pas vraiment m'être projetée dans un quelconque avenir, qu'il soit professionnel ou géographique. Je crois que ma crainte absolue était de ne pas rencontrer l'amour. Peut-être aussi de rater mon bac. Surtout, de l'âge de 7 ans à… tard, j'étais convaincue que j'allais mourir jeune. Persuadée que je n'aurais jamais 18 ans. Puis 20. Puis 25. Sans que je m'en rende compte, cette peur là s'est en allée. Mais elle a été tellement envahissante durant toutes ces années que j'en ai oublié de penser au reste.

Je me suis donc laissée porter par les événements, surprise anniversaire après anniversaire d'être toujours là. A 19 ans, j'ai néanmoins pris ma première vraie décision: aller vivre à Grenoble. Cela dit, je serais bien incapable d'expliquer pourquoi. Le choix de mes études, Sciences Po, relève à peu près du même hasard, disons que mon amie Maud avait pris les devants l'année d'avant, que je l'admirais et qu'elle semblait très enthousiaste. Alors pourquoi pas, j'étais littéraire mais ne souhaitais pas devenir prof de lettres, j'aimais l'actualité, écouter la radio, parler politique et ma seule certitude résidait dans mon envie d'écrire. Ce serait bien un monde si à Sciences Po on n'écrivait pas.

Et ça a continué comme ça, une fois l'IEP terminé sans tambour ni trompette – je fus le genre d'étudiante qui ne laissa aucun souvenir à quelque prof que ce soit, séchant les cours pour aller fumer des clopes dans les cafés et buchant les semaines précédant les partiels histoire d'obtenir la moyenne voire un peu plus -, j'ai à nouveau mis mes pas dans ceux de mon amie Maud et suis "montée à Paris", comme on dit à Lyon.

Pour ne plus en repartir.

Pas en raison d'un coup de foudre absolu pour la ville, ni d'une opportunité professionnelle extraordinaire. Encore cette propension à avancer sans autre but que de mettre un pied devant l'autre, qui m'a caractérisée jusque tard. Un stage entrainant un contrat d'apprentissage qui lui même débouche sur un CDI, petit à petit l'assurance qui me gagne, une certitude qui se fait de plus en plus prégnante: je suis journaliste, c'est ce qui me définit s'il faut d'ailleurs dans la vie se définir. Parrallèlement, l'amour qui tombe sur moi, l'évidence, l'installation avec le churros, les enfants, et nous voilà ici depuis 15 ans.

Bref, je n'ai pas choisi Paris et jusqu'à l'âge de 18 ans, je n'y avais jamais mis les pieds. La capitale m'évoquait vaguement ces cousins éloignés qui faisaient une halte à Lyon en février parce que c'était à mi-chemin sur la route de Briançon. Des cousins qui m'apparaissaient comme plus chics, plus étonnants, plus fun, plus tout, en somme, que nous. Mais leurs récits, loin de me donner envie, me donnaient l'image d'un endroit effrayant et hostile. Toute cette agitation, cette immensité, ce métro avec des dizaines de lignes, cette monstruosité que paraissait être le "PERIPH", ça n'était pas pour moi.

Aujourd'hui, l'ironie du sort veut que je sois pour ma famille lyonnaise la "parisienne", celle qui est partie dans ce maelstrom étourdissant qu'est Paname.

Pourtant, lorsque que je me retrouve, au hasard d'un week-end, dans un quartier un peu résidentiel, en lisière d'un centre ville, dans une de ces rues bordées d'habitations cossues mais pas trop, sans commerces ou si peu, je ressens douloureusement – sans être capable là encore d'expliquer le pourquoi de ce serrement au ventre – que je viens de là. De ces endroits qui ne sont ni ville ni campagne, où pas grand chose ne se passe parce qu'il n'y a pas grand chose à y voir, où les gens cachent jalousement leur intimité et l'hiver font des feux de cheminée, il me reste le souvenir diffus d'une enfance protégée.

Je pourrais écrire que ma seule envie, lorsque je marche dans ces rues trop calmes est de fuir pour regagner l'effervescence parisienne. Ce serait faux. Je me surprends au contraire souvent à imaginer la vie derrière les portails en fer forgé, avec un peu d'envie. Comme si dans ces endroits sur lesquels le temps ne semble pas avoir de prise, le danger n'existait pas. Je sais pourtant que c'est un leurre absolu, les murs, tout aussi épais soient-ils, sont perméables au malheur, ni plus ni moins que ceux plus fins des immeubles parisiens. Dans ces demeures aussi le stress a droit de cité, il prend seulement d'autres formes que dans le métro parisien.

Voilà les pensées qui ont traversé mon esprit ce week-end à Nantes, que je découvrais à l'occasion d'un court séjour chez des amis partis y vivre. Il y a dans certains quartiers de cette ville, des rues qui m'ont rappelé mon enfance vécue pourtant bien plus à l'est. C'est étrange d'éprouver cela dans un lieu où l'on n'a jamais mis les pieds.

Il y a aussi, j'ai trouvé, une énergie et un dynamisme communicatifs dans cette métropole à taille humaine. De nouveaux quartiers qui se construisent sur les bords de Loire, une lumière caractéristique des villes de l'ouest, des jeunes couples partout avec des marmots à la pelle. Il serait étonnant qu'on y vive un jour, mais c'est le genre d'endroit où je me suis sentie presque chez moi. Presque.

J'envie, je crois, ceux qui ont la certitude d'être au bon endroit.

Edit: Toutes mes confuses pour ce billet tordu et pas spécialement gai, on pourrait croire que mon enfance fut morose, c'est tout le contraire, j'ai toujours été consciente d'être privilégiée.

Edit2: Je vous laisse avec quelques photos de Nantes, gros coup de coeur pour le plus poétique des manège jamais vus, pour l'éléphant géant de la compagnie de rue Royal de luxe, mais aussi pour les saules pleureurs qui longent l'Erdre et le jardin des plantes qui resplendit en ce doux mois d'otobre. Je reviendrai à Nantes, merci Marie et Didier pour l'accueil aux petits oignons et des baisers à la jolie Lila…

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Ma première fashion week party

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Hier matin, j'ai reçu un mail totalement inattendu qui disait en substance: "bonjour caroline, ce soir il y a la fashion week party de Elle, on a quelques places pour les blogueuses et ça nous ferait super plaiz' que tu viennes". Signé Marion Wyss, community manager de Elle.fr. A savoir la merveilleuse jeune femme qui, il y a quelques semaines, m'avait mise dans les blogs préférés de la rédaction du même Elle.fr.

Minute je me la pète.

Même pas honte.

Bon, sur le moment, je me suis dit que merde, soit tu es invitée depuis trois mois et là d'accord, soit c'est bien gentil, mais les queues de budget, très peu pour moi.

Ok, on repasse en mode honnêteté, j'ai répondu dans l'instant que wouhaou, à bientôt 29 ans, presque 40, je venais d'être invitée à ma première fashion week party, quoi. Merci merci merci, combien je vous dois ?

Après, j'ai appelé ma copine zaz et je lui ai dit que y'avait moyen d'aller boire des coupes dans un bel endroit, le palais de Tokyo. Ma copine Zaz, as usual, elle a dit, banco, je fais péter la scenic et on y va.

J'avoue, je me suis assez rapidement posé le problème de la tenue. Qu'allais-je choisir dans mon dressing pour briller dans cette assemblée pleine de beautiful people ?

Hum.

A vrai dire, la prise de tête n'a pas duré des heures, c'est l'avantage quand dans ta penderie tu as environ deux pantalons corrects et une robe bustier d'été.

Je ne surprendrai personne, c'est le skaï qui l'a emporté haut la main. Avec les violettes vertes qui ont donc fait leur première sortie officielle.

J'ai bien pensé copier Garance et aller m'acheter un trench noir sous lequel j'aurais mis mon body dentelle retrouvé miraculeusement et c'est tout. Problème: zéro créneau possible entre le solfège de grande chérie, la sieste d'helmut (plutôt crever que de ne pas profiter de la seule heure d'oisiveté de ma semaine, moment totalement consacré au visionnage de mes séries préférées), le récitage de la chronologie qui va de  – 8 000 000 avant jésus-christ à l'invention de l'imprimerie pour le contrôle en histoire de la même grande chérie et l'emmenage à l'escalade du machin et de son copain téo.

Ok, va pour le skaï, le t-shirt noir et les chaussures vertes.

Après, j'ai cuisiné du chou avec des saucisses polonaises, achetées dimanche pour copier Zaz (je m'inspire beaucoup des autres, on l'aura compris, je cherche toujours le fournisseur de personnalité).

A 19h55 j'ai cherché des feuilles blanches pour imprimer l'invit. N'en trouvant pas, j'ai piqué une page dans le cahier du machin. Avec la certitude d'avoir trouvé un concept. L'invit pour la fashion party sur une feuille d'écolier.

Vers 20h30, on est donc parties avec zaz et la scénic, direction le palais de tokyo. Dans la voiture, ça flatulait sévère dans mon ventre et je me suis dit que je serais sûrement la seule fille de la soirée qui venait de se taper du chou braisé.

Une fois arrivée, j'ai rectifié. J'étais la seule fille de la soirée à s'être alimentée avant de venir. Correction: la seule fille à avoir mangé depuis moins de dix jours.

Franchement, ça grouillait d'affamées.

Par contre, les gens étaient très souriants. A peine installées dans la place, avec zaz on s'est pointées au bar pour une coupette. Et là, un jeune homme charmant muni d'un appareil photo de professionnel (bon ça ne voulait pas dire grand chose, le reflex c'est à priori le nouveau sac chanel) et d'un accent américain (enfin, plutôt, il parlait carrément américain) nous a saluées zaz et moi comme si il nous connaissait. Et nous a tendu deux flutes de Piper.

Putain, j'ai dit à zaz.

C'est le sartorialist.

Zaz savait pas trop ce que je voulais dire par là et si il fallait avoir peur ou quoi.

Moi je n'étais pas certaine à 100% non plus donc je n'ai pas osé lui demander "are you scott ? because I'm a friend of garance you know".

Bref, du coup je me suis contentée de bredouiller  "thank you for the champagne".

Ensuite il a disparu, ce qui me fait penser que ce n'était pas lui, sinon il nous aurait shootées, ça va de soi. Nevermind, cet homme était absolument charmant et d'une élégance rare. A nous qui étions d'absolues nobodies, il a donné la sensation délicieuse d'être des ladies.

Après on a vu Frédérique Bel, la fille de la minute blonde de Canal +, qui était un peu perdue mais qui sait très bien prendre la pose devant les photographes, c'est un vrai métier, je peux vous dire. Avec Zaz on n'a pas très bien réussi en revanche. ça m'étonnerait qu'on se retrouve dans les dernières pages de Voici.

A un moment, une jolie blonde m'a fait des sourires de loin et moi je lui ai répondu niaisement en disant à Zaz que j'étais bien embêtée, que j'aurais voulu remercier celle qui m'avait invitée mais que je ne savais absolument pas à quoi elle ressemblait. Que par exemple, genre, ça pouvait être cette jeune femme. Ou pas. Et que j'en avais un peu marre de sourire bêtement au cas où, au risque de passer vraiment pour une demeurée.

Il s'est avéré finalement que Marion était la jolie blonde à qui j'avais fait mes grimaces de myope, un peu gênée parce que je prenais des photos pile poil à ce moment là et que je devais ressembler à ce que j'étais: une spectatrice.

Heureusement on a fini par tailler le bout de gras et ce fut le moment le plus sympa de la soirée.

A égalité avec la pause clope sur la terrasse du palais de tokyo, avec vue de malade sur la tour eiffel qui clignotait. A ma gauche, Valérie Toranian discutait avec Franz Olivier Giesbert. A ma droite, Sophie Fontanel et pas bien loin Nathalie Rykiel. En face, le sosie de Guillaume Canet sauf que ce n'était pas lui.

Voilà, on a bu trois coupes, on a regardé tout ce beau monde, écouté deux trois conversations et on est reparties comme des Cendrillons. Avec la sensation plutôt agréable d'avoir assisté à une fête certes très parisienne, mais de gens plutôt très normaux. Sauf que plus habitués que nous à être perchés sur de hauts talons.

Et qui en fin de fashion week mangent du risotto et des bonbons haribos.

What else ?

Edit: la photo de moi a été prise avant que je parte, par un churros affamé qui avait surtout envie de manger du chou. Ceci expliquant cela. Et si j'ai une pose de prostituée (n'ayons pas peur des mots) c'est parce qu'il n'arrêtait pas de raler que je n'entrais pas en entier dans le cadre. Cet homme sait décidément parler aux femmes. Il n'est pas prêt d'avoir une gâterie.

Edit2: Billet écrit à 00h00 dans un état d'ébriété avancé, on me pardonnera. Ou pas.

Edit3: Je compte concourrir pour le top des photos de soirée les plus pourries de l'année. J'ai à mon avis pas mal de chance d'arriver loin devant.

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Qu’est-ce qu’on skaï

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Samedi soir on a fêté les 40 ans du churros avec quelques mois de retard mais du coup c'était vachement mieux parce qu'il avait un meilleur moral que le jour J.

Pour l'occasion, j'avais mis mon achat miracle de l'année, le genre d'acquisition que tu en fais une tous les dix ans.

Souvenez-vous, j'avais déjà fait part ici de mon rêve adolescent de pantalon en cuir. Il y a un an, j'avais raconté comment j'avais réussi à satisfaire cette frustration de n'avoir jamais été un piège à quéquettes en me rabattant sur le jean huilé de La Redoute.

Sauf que ce n'était pas non plus totalement satisfaisant. Un cuir, ça fait une sorte de bruit quand tu marches, comme s'il appelait ses proies. Le huilé, il chuinte bien un peu mais franchement, on a un peu pitié de lui, quoi.

Attention, je lui garde toute mon affection à ce pauvre denim brossé. Disons qu'il a été comme une porte d'entrée vers le carré VIP des femmes en cuir. Ou en simili.

Ok, en skaï.

Parce que oui, la semaine dernière je suis entrée dans H&M et tombée en pamoison devant leurs slims en plastique immitation cuir. Je venais pour rendre un pantalon acheté en 38 un jour d'extrème reconquête de moi même et qui, à moins de prendre le métro  en apnée, allongée sur le dos et les bras en arrière (problématique pour passer les portillons) était ce qu'on peut qualifier d'erreur d'achat.

Du coup, histoire de panser mes blessures (c'est une blessure, si si, de se retrouver chez soi avec un 567e pantalon qu'on ne mettra jamais), je me suis dit: pourquoi pas moi ? Pourquoi que j'aurais pas sur mon fessier les housses de la Megane à papa ? Cette fois-ci j'ai essayé en cabine parce qu'il ne faut pas espérer que je vienne à bout deux fois de mon toc du rendage de fringues en deux semaines. Premier enseignement: je fais un bon 42, je ne sais pas ce qui m'a pris de penser le contraire et franchement je m'en tamponne le coquillard. Surtout quand il se la joue dans son fut en latex. Deuxièmement, donc, le fake-cuir et moi on était faits l'un pour l'autre.

Quand je l'ai montré fièrement à ma copine Zaz, elle m'a un peu calmée: "Tu vas suer du cul".

Après une soirée à bouger mon body sur des musiques folles, je peux vous assurer que ce n'était que de la médisance. A peine une légère adhérence de la bête.

(qui sera résolue dès que je parviendrai à l'enlever. Pitié, venez m'aider.)

Je passerai (par pudeur et considération pour mes amies les plus proches) sur l'effet assez systématique qu'un tel futal a eu sur l'assemblée masculine de la soirée. Sachant que les filles aussi le regardaient mais plutôt pour me le voler. Il aurait cela dit fallu qu'elles s'y mettent à plusieurs, lui et moi on ne fait qu'un (venez à plusieurs, on est 4 et pour l'instant rien à faire, plus on tire plus il colle, le con).

Bref, tout ça pour la somme modique de 29,99 euros. Ce qui, compte tenu du taux de  fellation quasiment nulle, actuelle est une affaire.

Edit: Je vous laisse avec quelques photos prouvant que ma foi ce fut un bat-anniversaire…

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Tocs en stock

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A l'école de mes enfants, "un enfant a été hospitalisé pour cause de compas dans l'oeil", a-t-on appris par un mail des parents délégués.

Je sais que je ne devrais pas mais j'ai trouvé la formulation savoureuse.

Après, non, c'est vraiment pas drôle, on est d'accord.

Mais quand même, quoi, ça risque de le suivre.

A part ça, vu que je ne prends pas non plus l'avion – et dieu merci – tous les deux jours, je n'ai hélas pas des tonnes de choses à raconter. Quelques fulgurances quand même que je ne peux évidemment pas m'empêcher de vous livrer, c'est pas parce qu'on a rien à dire qu'il faut la fermer.

– Je n'arrive pas à comprendre pourquoi les couples soit disant de la vraie vie shootés dans les pubs "The Kooples" ont toujours l'air extrêmement désagréables. Je veux dire, est-ce qu'ils sont antipathiques naturellement ou est-ce que c'est fait exprès ? Il n'empêche que personnellement ça me coupe toute envie d'acheter quoi que ce soit chez eux, vu qu'à chaque fois que je vois une pub j'ai l'impression que les modèles me crachent à la figure qu'on est pas du même monde et qu'ils sont tellement, mais tellement cooooool. Eux. Idem d'ailleurs pour Comptoir des cotonniers avec ces mères qui ont toujours l'air de retenir un gros caca et leurs filles à qui on a envie de donner deux claques. "I hate les préjugés sur les jolies filles". "I love les vestes qui tombent bien". I hate le marketing, moi.

– Souvent, dans Libé, il y a des petites annonces dans lesquelles des gens cherchent un appartement. Fréquemment, il est spécifié "journaliste à Libé", voire, comme c'était le cas la semaine dernière, "Fils d'un journaliste de Libération cherche 2 pièces, etc". Je me demande toujours si ça marche auprès des proprios. Je veux dire, être journaliste à Libé serait un gage d'honnêteté ? Mieux, quand on a un papa à Libération, c'est mieux qu'une caution ? Parfois, je me demande aussi si je suis la seule à me poser ce genre de questions à la con.

– J'ai fini le cercle des incorrigibles optimistes, un peu déçue par la fin trop abrupte à mon goût, on voudrait avoir des nouvelles de Cécile, non ? Là je change de registre et je m'attaque à Virginie Despentes. Façon de parler, ça va sans dire. On n'a pas super envie de s'y frotter à la dame.

– J'aimerais qu'on m'interdise l'accès du H&M du Kremlin Bicêtre. C'est terrible, il n'y a personne dedans, il est à taille humaine et plutôt bien fourni. Résultat, j'ai emporté la moitié du magasin hier. Dont un pantalon et une blouse qui ne me vont pas. Et que je n'irai bien sûr jamais changer, rapport à mon toc. Oui, j'ai AUSSI le toc de l'échangeage de fringues trop petites/trop grandes/trop moches/trop abîmées.

– Pendant qu'on y est j'ai également le toc du paiement de frottis. Je veux dire, je ne paye mon frottis qu'au moment de la lettre bleue qui prévient du passage de l'huissier. Je ne comprends pas, il n'y a qu'avec mon frottis que ça prend de telles proportions, en plus ça ne pète pas bien loin, 20 euros à tout casser. Peut-être que c'est la trouille de voir arriver le compte-rendu par la suite – envoyé après règlement -, avec toutes ces colonies de candidas qui semblent être installées en CDI dans mon fri-fri, vu qu'elles sont systématiquement signalées par le laborantin. 

– Au cas où certains se poseraient la question, j'ai bien sûr le toc de l'envoi de frottis. Du coup maintenant ma gynéco s'en charge, je soupçonne le labo de s'être plaint de la drôle de gueule des prélèvements. 

– Je sais que je devrais garder ça pour moi mais ça me fait un bien fou d'en parler.

– Tant que j'y suis j'ai gardé plus d'un mois un grain de beauté dans son formol avant de l'envoyer pour analyse. A chaque fois que le churros passait devant l'enveloppe il manquait de rendre son quatre heures.

– Au final, c'était bénin. Si tant est que ça veuille dire quelque chose.

– Je ne suis pas folle vous savez.

– Je ne sais plus où mais j'ai lu un article très intéressant, peut-être dans le Elle d'ailleurs – si – sur le projet de loi sur les retraites et la façon dont nous les meufs on se fait une nouvelle fois enfler grave. Bizarrement, on les entend peu, les Martine et Ségolène sur ce sujet précisément.

– Je le crois pas que j'ai PERDU mon body de chaudasse. Du coup je suis obligée d'acheter le modèle à étoiles de chez Princesse Tam Tam. C'est con mais c'est comme ça.

– Vendredi, Amber and the Dude font leur première VRAIE date, dans une VRAIE salle de concert, à savoir le nouveau casino. Ils jouent en première partie, donc si on veut les entendre il faut arriver tôt. Je vais évidemment tout faire pour y être à l'heure !

Et pour ceux qui hésiteraient, voici un teaser qui devraient les convaincre !

Edit: La photo, encore un collector du churros au niveau de la netteté ET de la mise en scène artistique, a pour objet de montrer mes bottes chloé-like (enfin c'est moi qui le dit) de La redoute. On me l'a demandé, c'est pour ça. En vrai d'ailleurs elles sont plus claires, plutôt comme ça:

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Là où c’est le commentaire 18 qui gagne le dessin d’Anne Mourat

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Alors voilà, le churros a tiré… 'Tine.

C'est en effet le comm 18 qui remporte le dessin d'Anne Mourat.

Je ne vais pas cacher ma joie que ce soit une des routardes de ce blog qui ait été choisie par le sort. Ceci étant dit, l'enthousiasme dont chacun a fait preuve dans les commentaires faisait que j'aurais été heureuse pour n'importe quel gagnant(e).

'Tine, je sais qu'avec toi, le dessin d'Anne sera bien gardé et je me dis qu'en cette période un peu difficile de séparation avec ta famille pendant la semaine pour cause de retrouvage de travail (yeah quand même), la présence rassurante de ce couple ne peut que faire du bien.

J'en profite pour embrasser bien fort celles qui viennent ici et dont je sais que la vie est un poil chienne en ce moment avec elles: Geneviève, Shakti, Anne de strasbourg, notamment, et toutes les autres qui n'en pipent pas mot mais qui ont sûrement aussi parfois le baluchon un peu lourd.

Opération Venus: l’épilogue

 

Voilà, c’est finiiiiiiii…

Quoi
? Ben mon job de marraine de déesse overbookée. Ma filleule,
Marie-Sophie
, est désormais assez grande pour voler de ses propres
ailes et n’a plus besoin de sa chaperonne pour mener sa vie de
débordada toujours épilée de près, merci Venus Oceana.

En
plus, je ne sais si c’est mon influence de poule pondeuse, mais
figurez-vous qu’on a connu Marie-Sophie certes très occupée par son
boulot et son little dog, et qu’on la quitte avec la promesse d’une
vie encore plus intense, un bébé devant en effet pointer le bout de
son nez dans les mois à venir. Je ne suis pas peu fière. Ok, on ne
m’en avait pas tant demandé, mais je n’y peux rien, moi on me file
un job, je le prends hyper sérieusement.

Bref, vous l’aurez
compris, donc, la belle vie c’est fini, je rends mon tablier de fée.
Par contre, c’est pas négociable, je garde Venus. Entre lui et moi
c’est devenu très intense, il faut dire qu’on en a vécu des choses.
Il m’a vue devenir une cuisinière hors pair, que Mercotte en fait
des jaunisses, parait, il m’a aidée à préparer des cupcakes qui
ont fait de moi la mummy de l’année et m’a, enfin, rendue tellement
désirable qu’entre la masseuse de chez Nuxe et moi, il s’est passé
quelque chose qu’aucun mot ne pourrait décrire.

Et je ne
parle pas des services rendus à la dernière seconde avant un
après-midi piscine impromptu (je suis de celle qui ne prévoient
JAMAIS d’aller à la piscine mais qui parfois se font piéger par
leurs enfants) ou un rendez-vous en jupe non programmé, merci la
pause rasage dans les toilettes du bureau.

Sans rire, c’était
drôlement chouette de participer à tout ça, et de voir s’épanouir
ma déesse.

Allez, c’est pas tout ça, mais je vais désormais
reprendre une vie normale (= faire la crêpe sur la plage en essayant
d’oublier que dans 5 jours c’est la reprise)…

Opération sponsorisée

Dans les yeux de mon père

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Quand j'étais petite, je me disais qu'à la place de Peau d'âne, j'aurais demandé à son père incestueux une robe couleur des yeux de mon papa. Ils sont bleus comme les 501 qui ont vieilli au soleil, autant dire que dans le genre tendance de la rentrée, on ne fait pas mieux. Et ce n'est pas Rose qui me démentira…

A part ça, plus que quatre jours avant de quitter le paradis, le départ s'annonce déchirant.

 

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Venus: une parenthèse enchantée chez Nuxe


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Entre deux escapades estivales, j’ai eu l’immense privilège la semaine
dernière de me voir offrir par Venus un soin détente au spa Nuxe rue
Montorgueil. Oui je sais, j’ai décidément une vie très difficile. En
même temps, quand on sait l’état dans lequel me met la perspective de
prendre un avion, on peut se dire qu’un massage de 45 minutes c’est
finalement un geste pour le reste de l’humanité.

Est-ce besoin de préciser qu’une fois de plus, l’ami Venus m’a été d’une
grande utilité ? Qui dit halte à Paris avant de repartir dit également
en effet douze mille valises à vider puis à refaire, 35 cas de
conscience sur le nombre de pantalons et pulls à prendre (ok la Corse
c’est un peu l’Afrique mais le soir, hein, le soir, il va faire frais ou
bien ?) et une centaine de « Mais p…., où est mon fucking passeport
? ». Bref, autant dire que le « 5 minutes douche comprise » pour me
débarrasser de mes poils qui, les chiens, repoussent comme de la
mauvaise herbe dès qu’il fait chaud, c’était grandement appréciable.

C’est donc les jambes pas vraiment légères mais lisses comme un frigo
SMEG que je me suis rendue dans cet endroit paradisiaque. Le SPA Nuxe
est en sous-sol, dans des voutes en pierre d’origine. Eclairage tamisé,
orchidées roses, bois précieux et serviettes ocres aussi épaisses que
des couettes… Un havre de paix comme j’en ai peu vu. Ok, en même temps
je ne passe pas non plus mes journées dans des endroits comme ceux-là.
Il n’empêche que c’était ma deuxième visite, la première fois j’y avais
été invitée pour mon anniversaire par ma chère amie Mimi. J’ai forcément
eu le coeur serré en franchissant la porte, parce que depuis, ma douce
Mimi est partie vivre à Kuala Lumpur, ce qui, pour prendre un café au
débotté n’est pas hyper pratique.

Pendant que Marie-Sophie, la déesse overbookée, dont vous pouvez lire le
compte-rendu ici
, se faisait elle aussi masser dans la pièce d’à côté,
j’ai été prise en main au sens propre comme au figuré par l’experte et
jolie Elodie. Cette dernière m’a pétrie – hélas lorsqu’on est enduite
d’huile et massée vigoureusement, il est impossible de se voiler la face
et de s’illusionner sur une éventuelle fermeté quelque part, ou alors
peut-être au niveau du coude – comme du bon pain pendant 45 minutes. Le
temps de me demander si finalement mon point G ne se trouve pas au
niveau de mes orteils, à moins que ce soit au beau milieu de mon mollet
droit. Ah, quoi que le plat de la main, mmmhh… Et le dos, seigneur, le dos, rahhhh !!!

Je vous rassure, j’ai su me tenir, le visage planqué dans la têtière,
c’est tout juste si j’ai gémi une fois ou deux. Il n’empêche que je suis
ressortie en ayant envie de me croquer moi même tellement ma peau était
douce et sentait le citron.

Encore une fois, le soin était offert par Venus, je ne saurais en dire
le prix qui est je le crains assez élevé. Mais assurément, c’est une
parenthèse enchantée…

Merci à Elodie, qui n’a pas souhaité être photographiée mais à qui j’ai volé la silhouette dans ce bel escalier de pierre…

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Et soudain tout s’éclaircit…

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C'est fou comme on s'habitue à voir flou. Je me fais souvent cette réflexion à l'occasion de mes visites chez l'ophtalmo, où ce dernier constate systématiquement que ma vue a encore baissé, sans que ça ne m'ait vraiment alertée. Le jour des nouvelles lunettes, il y a comme un vertige devant tant de clarté. Il me faut personnellement deux ou trois jours pour m'y faire et j'en viens presque à regretter le flou de la veille. Passé ce délai, je me demande comment j'ai fait pour attendre si longtemps pour changer ces foutus bésicles alors que tout est plus facile quand on peut lire une carte de métro sans chopper une migraine.

Hier, quand le Churros a reçu le coup de fil de sa future patronne lui annonçant que c'était bon, qu'au terme de plusieurs entretiens il était finalement le candidat retenu, ça nous a fait un peu cet effet là.

Depuis six mois que les ennuis dans son ancien job avaient commencé pour aboutir à un départ plus que forcé, on avait pris l'habitude que l'avenir soit légèrement obscurci. On naviguait à vue, désorientés les premiers jours et puis finalement, faute d'avoir le choix, on s'était accommodés, comme les yeux tentent de compenser un astigmatisme congénital. Après tout, il y a plus grave, après tout, il y a la pige, après tout, ça donne du mou à la nounou, après tout, demain est un autre jour, après tout on a des économies, après tout c'est sûrement un mal pour un bien.

Et puis, donc, hier, le coup de téléphone que tu n'oses pas espérer de peur que ça te colle la poisse. Et instantanément, l'impression d'avoir chaussé de nouvelles lunettes.

Soudain, tout s'est éclairci. Et ce matin, ce léger vertige.

Edit: un grand merci à tous ceux et celles qui se sont souciés de nous et de lui pendant ces quelques mois.