Un vieux copain…

Il y a quelques jours je vous livrais ma définition de la vraie copine. J'aurais pu aussi vous donner celle du vrai copain, parce que j'ai la chance d'en avoir.

 

Un notamment.

 

Le genre de vrai copain qu'on traine avec soi depuis des années. Qui vous a vu ronde comme une queue de pelle plus d'une fois et qu'on a souvent soutenu dans la rue au petit matin parce que lui aussi côté bibine, ça y va, parfois. Un copain avec qui on a dormi, dans le même lit, sans que rien ne se soit passé et pas uniquement parce que de toutes façons, on était pas en état.

 

Le copain qui est du style à vous donner une grande claque dans le dos quand ça va mal ou qui ne trouve comme seule solution à une crise de cafard passagère de vous payer une bière. Avec lui, j'ai traversé le désert du célibat.

 

On en a passé des soirées à guetter dans les bars l'âme soeur, en priant secrètement – enfin surtout moi parce que je dois l'avouer, côté générosité, je ne suis pas forcément bien parée – pour que l'autre ne trouve pas en premier l'amour de sa vie.

 

Et puis finalement, l'homme est arrivé dans ma vie. Et bingo, le copain de toujours est devenu pote de l'homme. Pour une chance c'était une chance.

 

A partir de ce moment là, je me suis mis en tête que désormais ma mission c'était de lui trouver une poulette. Pas parce que ça me gênait de le voir seul, non, pas du tout. Je dirais même qu'au contraire – on en revient toujours à ma pénurie de générosité – c'était drôlement pratique de savoir qu'il était toujours partant quand de mon côté ça me prenait de jouer à "comme avant". Mais voilà,  les années passant, il a commencé à devenir triste. Il était seul et ça lui pesait.

 

Je lui ai alors présenté des copines, sans succès. Il a ramené des filles bizarres, qui ne trouvaient jamais grâce à mes yeux. Un jour, il est même tombé amoureux, mais c'était une méchante, une de celle dont on ne veut pas pour un vrai copain. Dois-je préciser que je ne me suis pas gênée pour le lui dire ? Et que bien sûr, ça n'a servi à rien ? Quand il a réalisé qu'il s'était trompé, qu'est-ce qu'on a fait ? On a picolé pour l'oublier.

 

Après, a chaque fois qu'il m'annonçait avoir peut-être rencontré quelqu'un, je tremblais à l'idée que ça marche et que je ne l'aime pas. Parce que soyons honnêtes, ce qui menace le plus une amitié de quinze ans comme celle là, c'est l'arrivée de miss chérie du vieux copain.

 

Et puis un jour, voilà qu'une drôle de petite lumière s'est allumée dans les yeux de mon vieux pote, devenu entre temps parrain de ma fille. Une de ces lumières dont on se dit qu'elle ne brille sûrement pas pour une idiote.

 

Très vite, j'ai fait la connaissance de celle qui en était à l'origine. Bien sûr, j'avais des tonnes d'à priori. Bien sûr, à la fois j'étais heureuse pour lui et en même temps, mince alors, je n'allais plus être la seule femme de sa vie (toujours de truc avec la générosité). Et puis au premier regard, il a fallu me rendre à l'évidence, sa perle à lui, il l'avait trouvée. Et cerise sur le verre d'eau à moitié plein, elle me plaisait grave.

 

Voilà, je vous raconte tout ça parce qu'aujourd'hui, c'est grace à elle que je peux vous montrer THE photo de l'homme et moi. Oui, grace à miss F. qui dès le lendemain du mariage m'a envoyé de bien jolies images de ce jour de rêve. La plus récente des amies et non la moindre… Alors je voulais lui dire merci. Pour cette attention, et pour la lumière dans les yeux de qui elle sait. 

 

Edit: Je ne laisserai pas cette photo longtemps, parce que voilà, je trouve ça un brin prétentieux de m'exhiber de la sorte. Mais vous me l'avez demandé et puis il me semble qu'on se connait, alors… Mais une fois de plus, ce sera une image éphémère…

Edit 2: J'ai bien sûr choisi LA photo où le gras de mes bras ne se voit pas. Mais très honnêtement, le cliché est flatteur. Très. Depuis samedi d'ailleurs j'envisage l'ablation pure et simple de mes bras.

Edit3: Comme à priori les billets sur ce mariage vous ont plus, je les ai regroupés sous une nouvelles rubrique, intitulée "Le mariage de la ronde". Comme ça c'est plus facile de les retrouver. De rien, de rien…

Edit4: Et oui, désolée, c'est trop tard, la photo a disparu… Je l'avais dit que c'était éphémère…

 

Bien mieux que Bridget Jones, Sheila Levine

"Sheila Levine est morte et elle vit à New-York". C'est le titre d'un livre avalé goulûment ces derniers jours entre préparatifs du mariage et autres réjouissances.

 

Ecrit en 1973.

 

Franchement, je crois avoir trouvé en lisant cet ouvrage l'inspiratrice des Bridget Jones et consort. C'est simple, c'est à se bidonner. En plus ça se passe à New-York et je dois vous avouer que j'ai une passion dévorante pour tous les livres qui situent leur action à Manhattan. Je sais, c'est idiot mais c'est comme ça, je ne me suis pas remise de la fin de Sex and the city, les Woody Allen je les regarderais en boucle et Harry et Sally sont mes amis, j'ai d'ailleurs versé une larme devant THE fameux restaurant où Meg fait le coup de la simulation d'orgasme lors de mon dernier voyage à NY.

 

New-York, c'est pour moi un fantasme, un décor de cinéma, le lieu des possibles et de Tiffany, un repère d'executive women qui boivent du café fumant dans des verres en polystirène. C'est aussi la ville de Bill Cosby et d'Arnold et Willy quand même.

 

Le pire c'est que je dois l'admettre, je préfère presque mon New-York imaginaire à la vraie ville. Toujours est-il qu'un bouquin qui s'y passe a déjà toute mon attention.

 

Il se trouve que "Sheila Levine" n'est pas qu'un livre qui se déroule à New-York et que finalement, la grosse pomme n'y est même pas particulièrement mise à l'honneur.

 

En revanche, c'est une histoire de fille, la lettre d'une jeune juive trentenaire à sa mère dans laquelle elle explique les raisons pour lesquelles elle s'est suicidée.

 

Dit comme ça, ce n'est pas drôle, ok. Sauf que l'humour transpire par toutes les pages. Sheila Levine s'est suicidée parce qu'elle ne s'est pas mariée alors que depuis sa naissance sa mère ne souhaitait que cela pour elle. Elle s'est suicidée parce qu'elle est passée à côté de sa vie à force de ne poursuivre qu'un seul but: mettre le grappin sur un homme qui plaira à sa mère.

 

Parce qu'on est toutes un peu des Sheila Levine, il faut lire ce livre. On y rit et puis parfois on a les larmes aux yeux. Et personnellement, c'est ce que je préfère, passer du rire aux larmes.

 

Allez, je ne résiste pas à l'envie de vous livrer un petit extrait:

 

" Maman, je vais suivre ce régime

– T'es sûre de manger suffisamment ?"

Oui maman, je suis sûre que je mange suffisamment, je suis sûre que je mange plus que suffisamment. Pendant mon existence, j'ai mangé suffisamment pour nourrir toute la ville de Trenton, New-Jersey, Maman. Si tu mettais tous les Chinois du monde en rang par quatre, ils auraient pas mangé autant que moi au buffet de ma dernière Barmitzvah. Si j'arrêtais de manger l'espace d'une journée seulement on pourrrait nourrir tous les gens qui meurent de faim en Inde. Et tu me demandes si je mange suffisamment ? Pourquoi c'est maintenant que tu poses cette question maman ? T'aurais dû la poser quand j'étais bébé et que tu me gavais sans arrêt. Quand j'étais bébé tu pleurais si je mangeais pas (…)

(…) Mes huit kilos en trop je les ai perdu au moins sept fois dans ma vie. ça fait plus de cinquante kilos. Mais ils reviennent toujours. Il reviennent toujours parce que j'attends des applaudissements, à chaque fois que je mange".

 

Je l'admets, j'ai choisi un extrait plutôt grave. Mais promis, quand Sheila raconte comment elle a perdu sa virginité, c'est juste à se tordre.

 

Edit: sur l'image c'est la couverture américaine, je la trouve trop classe. Mais je vous rassure, je l'ai lu en français…

Edit 2: J'embrasse tout particulièrement Marionnette qui à l'heure qu'il est a sûrement dit oui elle aussi. Tous mes voeux de bonheur, jolie Marionnette, pour ce mariage et pour le bébé à venir…

24h dans la vie d’une femme mariée

Alors ça y'est, nous y sommes. Depuis samedi 30 juin, la vie conjugale a commencé. Je sais que vous attendez un récit minuté de cette journée. Mais je ne suis pas sûre d'y arriver. J'ai eu la sensation d'être prise dans un tourbillon d'émotions contradictoires sans parvenir à m'en extirper. Je crois comprendre très exactement ce que signifie "vivre les choses de l'intérieur". Et dans ce cas, les raconter devient très compliqué.

 

Bref, voici quelques instants des 24h de la vie d'une femme… mariée.

 

Je me souviendrai de la nuit d'avant, seule dans mon lit – l'homme avait été envoyé manu militari chez mamie parce que ce n'est pas parce que ma virginité n'est qu'un très lointain souvenir qu'il faut faire fi des règles élémentaires du mariage réussi – à tourner, retourner et encore retourner sans parvenir à fermer l'oeil.

 

Je me souviendrai de ce brushing aux aurores dans un petit salon de coiffure, accompagnée de la fée Baboux, ma coach cheveux du jour et de ma Mimi, témoin de mon coeur. Telle super Nanny, Baboux a commandé trois brush "Jenifer Aniston" en prévenant qu'elle ne tolérerait aucune boucle, aucune fioriture. "Du lisse, du lisse, du lisse". La coiffeuse a réfréné ses envies de chignons dégoulinant et a, à regrets, lissé, lissé, lissé. On est ressorties toutes les trois, des Lucy Liu triomphantes et raides du tif.

 

Je me souviendrai de l'homme qui dix minutes avant de partir à la mairie a vraiment pensé qu'il avait oublié à Paris la moitié de son costume, le fameux Smalto à cent mille euros. Il fallait le voir, chemisé et cravaté, courant partout en pleurant qu'il avait perdu son pantalon.

 

Je me souviendrai de la ruche de filles dans la maison de mes parents, hésitant entre deux ou trois robes, quatre ou cinq paires de chaussures et une douzaine de blush différents. Au final, elles étaient toutes magnifiques bien sûr.

 

Je me souviendrai de la fée Baboux censée apporter la touche finale à ma non-coiffure en y piquant délicatement une rose de dentelle et de plumes. Dans une minuscule salle de bain bondée de filles bourdonnantes, Baboux a frolé le nervous breakdown. "Non, tu devrais la mettre tête en bas", "non, plutôt à gauche", "tu rigoles ? à droite !", "Personnellement je n'en mettrais pas c'est ridicule", "Ouh là là, on voit mon oreille là, c'est atroce, mon oreille est gigantesque, je souffre d'une hypertrophie de l'oreille, je ne me marierai pas avec une oreille pareille que dieu m'en soit témoin". Pour finir, l'aigrette a été épinglée à droite, tête en haut et c'était magnifique, même si forcément, mon oreille… bref.

 

Je me souviendrai du laçage de Mimi, impeccable, ponctué d'exclamations "non mais c'est dinnnnnnnnnngue, jamais j'avais pu serrer autant, ça se TOUCHE ! Tu as fondu ma parole !". Mimi, c'est toi que je veux épouser.

 

Je me souviendrai de ma Zaz, magicienne des fleurs, qui m'a offert un bouquet de passiflore, roses de jardins, pois de senteurs et noisettes – si si, noisettes - fabriqué entre deux tétées d'une Lilas adorable. C'est le plus beau bouquet de mariée que je n'ai jamais vu, Zaz, il est dans mon coeur et je n'en oublierai jamais le parfum.

 

Je me souviendrai du maquillage parfait, réalisé par H la mystérieuse…

 

Je me souviendrai de la voiture Jaune décapotable, de son beau chauffeur et de Maud dans sa mousseline vert d'eau qui derrière tenait mes cheveux pour que Jennifer Aniston ne se tranforme pas en Bonnie Tyler.

 

Je me souviendrai de ces Oui échangés sans l'ombre d'un doute ni les larmes redoutées, entourée de ma toute petite fille dans sa robe rose et de mon grand garçon, chemise blanche et jean de cow-boy, qui demanda ensuite à ma mamie si elle se rappelait du mariage de ses propres parents…

 

Je me souviendrai de ce baiser si doux et de tous ces regards bienveillants.

 

Je me souviendrai des larmes de Zaz. De celles de Delphine et de Marie-Caro.

 

Je me souviendrai que certains étaient venus du Danemark, juste pour nous, et que les voir si beaux, si fidèles à eux-mêmes après toutes ces années, c'était le plus beau cadeau.

 

Je me souviendrai de ce petit lien de fil rosé prêté par ma Béa parce que tout de même, la tradition quoi. Béa, c'était doux de t'avoir au poignet.

 

Je me souviendrai de ce petit de toi qui te ressemble tant mon dieu et de tous ceux qui l'entourent, comme autant d'anges gardiens.

 

Je me souviendrai de la voix chevrotante de mes petits qui avaient décidé de nous offrir une poésie, devant une assemblée toute ouïe.

 

Je me souviendrai d'une ronde enchantée.

 

Je me souviendrai du lamé de Chloé, Va va va va vroum !!!

 

Je me souviendrai que j'ai manqué mourir des pieds parce qu'en réalité je n'étais vraiment pas bien dans mes chaussures. Alors j'ai mis d'horribles sabots rembourés qui ne se voyaient même pas sous la robe.

 

Je me souviendrai de la première danse avec mon père, "my baby don't care for me". Si si, je care for you, daddy.

 

Je me souviendrai de ce jardin rose allumé aux bougies, de ce paradis de verdure. Merci maman.

 

Je me souviendrai de danses sous les étoiles, d'un soleil radieux, de la douceur de vos visages, de tout cet amour, de cette bulle hors du temps, de ces rires en cascades, toujours au bord des larmes parce que c'en est parfois douloureux de s'aimer autant.

 

Je me souviendrai que j'ai pensé à vous, lecteurs et lectrices de l'ombre, qui ne nous avez pas quittés non plus cette journée. Vos messages et vos incantations au soleil ont forcément joué dans le fait que le ciel a été notre allié.

 

A tous, je ne saurai dire autre chose qu'un grand merci.

 

Je me souviendrai de l'homme et de ses bras lors de la dernière danse, sur "Senorita", alors que l'aube se levait.

 

Edit: Je n'ai pas encore récupéré les photos mais promis promis promis…

Edit 2: Je me souviendrai aussi de Mère Grand. Je ne l'ai volontairement pas mentionnée par discretion. Mais je réalise qu'elle pourrait s'en affecter. Alors voilà, quelle émotion de voir ce visage sur cette petite place baignée de soleil… Merci Mère grand.

La voiture de la mariée

Avant de vous laisser pour quelques jours rapport à ce mariage qui parait-il se déroulera donc samedi, qu'il pleuve, neige ou vente, je voulais vous embrasser.

 

Quand je reviendrai je serai donc une madame et en un sens, à 36 ans il serait peut-être temps.

 

Il n'empêche que j'espère bien rester une madame un tant soit peu indigne, pas toujours très bien élevée, grossière quand il faut et surtout consciente de son ridicule en de nombreuses occasions.

 

Voilà, merci une nouvelle fois pour ces fous-rire partagés, pour votre soutien lors de mes nervous breakdown de future mariée, pour vos encouragements en ce qui concerne le temps qu'il fera, le gras blanc de mes bras, la forme de ma robe, la bonne tenue des tentes ou l'état du gazon. Moi qui n'était pas très mariage je me dis que finalement, c'est tout de même un sacré truc !

 

Quoi qu'il en soit, nous avons finalement une voiture pour partir mais pas la notre bien sûr puisqu'elle est en panne.

 

De batterie.

 

Ce qui en soi n'est pas dramatique.

 

Sauf que le capot est coincé.

 

Et que par conséquent il nous est assez difficile de brancher les pinces crocodiles. J'ai l'air de vachement bien m'y connaitre comme ça – non ? – mais en vrai pas du tout. La preuve j'ai naïvement sugéré à l'homme excédé après une heure de bagarre acharnée avec le levier censé ouvrir le capot, de tenter de décoincer ce dernier au pied de biche.

 

L'homme m'a alors regardée comme si j'étais une dangereuse psychopathe. C'est à ce moment là d'ailleurs qu'il s'est souvenu que si batterie y'avait plus, c'était pour ainsi dire un peu de ma faute rapport au fait que je n'avais pas fermé comme il faut le coffre.

 

"Ah ouais et comment un coffre mal fermé peut vider une batterie, tu peux me dire, gros malin ?"

 

"Quand le coffre est mal fermé la loupiote de contrôle ne s'éteint pas. Et qui dit loupiote mal éteinte dit batterie en carafe, grosse maline".

 

"Ah ouais".

 

Bon, bref, le coté positif de la chose c'est que la voiture qu'on a louée sera propre, elle. Qu'elle ne sentira pas le vomi de petite chérie incrusté depuis des années dans tous les coins les plus reculés de l'habitacle. Ni le jus d'orange fermenté renversé en octobre 2002 par petit chéri sur le siège arrière. A mon avis, si on presse les housses y'a moyen de récupérer une eau de vie à pas piquer des vers.

 

Une voiture sans sucettes collées sous les sièges, sans miettes de tout et de rien, sans serviettes éponges à la propreté suspecte ou rouleaux de sopalin dont plus personne n'ose se servir ne sachant plus très bien s'ils ont échappé ou non au dernier gerbis de petite chérie…

 

Bref, moi je dis quelque part j'ai rendu service à la famille en fermant mal ce coffre.

 

Gros malin.

Une vraie copine

Une vraie copine, c'est quelqu'un à qui on peut raconter ses histoires de caca. Mou, pas assez, trop, qui sent bizarre ou qui fait mal au ventre.

 

Une vraie copine c'est celle qui est capable de se souvenir de comment était ton dernier balayage et qui t'assure que celui-ci est probablement un des plus réussis parce que "regarde, là, c'est plus clair, et là, c'est doré alors que l'autre fois c'était plus foncé".

 

Une vraie copine ne te dit jamais que tu es malade de lacher un rein chez Dessange pour le balayage en question. Elle dit que ok c'est cher mais qu'en même temps ça les vaut carrément.

 

Elle sait rien qu'au bouton qui pointe sur ton menton - bien au milieu sinon c'est pas drôle - que les ragnagnas ne sont pas loin. Et que par conséquent va pas falloir te chauffer.

 

Elle sait que tu détestes la levrette et que par contre la fellation ça ne te dérange pas. Ou l'inverse.

 

Une vraie copine peut te dire que oui, là, tu sens un peu la transpiration. Mais elle le dit QUE si tu lui demandes.

 

Une vraie copine prend toujours ta défense quand tu t'engueules avec ton mec tout en lui trouvant des circonstances atténuantes parce qu'elle sait très bien que de toutes façons tu l'as dans la peau.

 

Elle sait qu'en période de régime il faut faire comme pendant les règles et qu'en plus il ne faut pas lésiner sur les "t'as déjà vachement perdu non ?".

 

Une vraie copine connait ta couleur préférée, sait que tu as les cheveux gras et la peau mixte, n'ignore rien de tes problèmes d'épilation, qu'elle partage en général. Tu peux lui décrire par le menu détail les symptômes trop sympas de la mycose que tu viens d'attraper et elle comprend quand tu lui dis que limite tu voudrais te gratter à l'intérieur avec une fourchette.

 

Une vraie copine pense à acheter le talc et les épingles à nourrice, indispensables parait-il quand on s'apprête à se marier dans une robe bustier.

 

Une vraie copine n'a pas toujours les mots quand une énorme tuile te tombe dessus mais en revanche tu sens que ces mots là elle les cherche. Elle sait aussi que si elle devient trop gentille dans ce genre de circonstances, c'est là que tu vas t'effondrer alors elle finit par ne pas dire grand chose mais elle assure tes arrières.

 

Une vraie copine a forcément fait le guêt un jour pendant que tu faisais pipi entre deux voitures. Elle a aussi tenu tes cheveux pendant que tu avais la tête dans la cuvette. Et elle ne t'a pas dit que ça lui avait donné envie de vomir.

 

Une vraie copine sait que quand tu dors parfois tu parles, pètes ou ronfle. Et elle ne le dira jamais à personne.

 

Une vraie copine peut te trouver chiante à mourir et en souffrir mais t'accorder le bénéfice du doute et attendre que ça te passe. Par contre même si c'est une vraie copine, faut pas rêver, quand ça t'aura passé, elle risque de te dire que bon, là, t'as abusé. Mais à ce moment là, tu seras en mesure de l'entendre.

 

Voilà, je ne sais pas trop pourquoi j'avais envie d'écrire ça aujourd'hui, peut-être parce qu'en ce moment, je me dis qu'une vie sans vraies copines, ce serait drôlement flippant. Et aussi que j'espère être une vraie copine pour les miennes.

Mariage J-6, la vision de Mouna…

Je ne résiste pas à l'envie de faire remonter ici le commentaire posté hier par Mouna dont vous aurez compris bien sûr qu'il s'agit de l'hôtesse de la soirée, celle qui filtre le traiteur et qui coupe consciencieusement son gazon aux ciseaux depuis un mois tout en laissant les tentes s'effondrer, tout ça après tout n'étant qu'une question de priorité… 

Maman, puisque Mouna et toi ne faites qu'une, je ne te l'ai sûrement pas assez dit, alors merci… 

 

Edit: Cette photo a été prise en mars, le fameux week-end où les tentes ont été montées, il y a donc plus de trois mois…

 

 Voici donc ce que nous disait hier "Mouna"…

 

Alors là, je dois intervenir, sinon nous courons de toute évidence à la catastrophe, avec un tel pessimisme!

Il est vrai qu'il pleut, vente et grêle à Lyon depuis un mois MAIS le cèdre qui culmine à 3 mètres de hauteur et étend ses majestueuses branches au-dessus des tentes n'a pas varié son inclinaison, comme la tour de Pise, il résiste et tiendra bien encore deux semaines.

Tous les soirs, dès 17 heures, une violente pluie s'abat sur la pelouse, MAIS l'herbe n'a jamais été aussi verte et vigoureuse, et, au petit matin, sous la fraîche rosée, le spectacle est magnifique.

L'un des chapiteaux git effectivement lamentablement sur le sol MAIS les deux autres ont résisté, ils sont là depuis deux mois et GRÂCE A LA PLUIE les fientes déposées sur la toile par les charmants oiseaux qui peuplent le jardin n'ont pas le temps de sécher. Ainsi les tentes ont-elles gardé leur blancheur immaculée.

Impossible effectivement de se déplacer en talon aiguille dans le jardin, j'ai essayé, le résultat est des plus comiques : imaginez la marche des premiers cosmonautes débarqués sur la lune! MAIS la mode, cette année, ce sont les semelles compensées qui adhèrent bien sur toute surface, des talons aiguille seraient ridicules. C'est vrai, Caro, avec ta superbe robe, les semelles de liège, ce n'est pas le top, seulement je te connais, quoi qu'il arrive deux minutes après avoir dit OUI, tu seras déjà pieds nus.

La météo prévoit un net rafraîchissement des températures, MAIS les invités se tiendront chaud car, et ça le traiteur ne le sait pas, il n'ya que 40 centimètres à table pour chacun, alors qu'il avait imposé 60 centimètres! C'est d'ailleurs pour cela que seul un répondeur reçoit ses appels! Même les gouttes de pluie ne passeront pas … Et 20 centimètres multipliés par 50, je ne sais pas exactement combien ça fait mais c'est toujours ça de gagné pour que tout le monde soit assis sur la petite partie plate du jardin!!! Nous éviterons les chutes de chaises ou les glissades des assiettes et des plats …

Les poux, les otites, c'est bien s'ils se sont manifestés avant le 30, on ne les reverra pas de sitôt. Moi, je suis tranquille, double otite aux deux oreilles cette semaine, ainsi on n'en parle plus.

Panne de voiture ? C'eût été bien pire sur l'autoroute avec la somptueuse robe qui aurait pu finir dans l'huile de vidange d'un garage.

Ainsi tout va vraiment très bien Caro et, si Barnabé nous a plantés et n'a pas coupé les pieds à ce maudit Médard, moi j'ai retrouvé la trace des Clarisses qui avaient quitté la route de Paris sans nous prévenir, elles sont dans la Drôme, demain je leur envoie leurs oeufs et le soleil sera là le 30.

Bon anniversaire l'homme et n'oublie pas les alliances …

 

Tout va très bien madame la marquise…

Alors.

 

Mis à part le fait que ma mère filtre désormais le traiteur de peur qu'il ne lui pose une question vicieuse, que les tentes semblent définitivement vouées à rester échouées dans le jardin, que le mois d'octobre parait désormais bien installé, que j'ai du dissuader toutes les personnes de sexe féminin de se munir de chaussures à talons sous peine de s'enfoncer dans la vase qui tient lieu de pelouse sur les lieux du mariage et que par un phénomène inexpliqué mes bras – toujours aussi blancs étant donné que les UV ont délenché chez moi une crise intempestive d'acné – se ramollissent un peu plus chaque jour, tout porte à croire malgré tout que le mariage aura bien lieu samedi prochain.

 

Ah oui, je n'ai toujours pas récupéré ma robe, pour la simple et bonne raison que nous sommes en panne de voiture. Ce qui en soi n'est pas si grave, si ce n'est qu'on est censés prendre la route mardi prochain pour Lyon. Moi je dis vivement les vacances mais même là subsistent quelques incertitudes, nous venons de réaliser que tous nos titres d'identité sont périmés et pour prendre l'avion avec deux mineurs, il semblerait que ce soit un léger problème. Sachant que demander des renouvellements de passeport fin juin, c'est à priori l'assurance de les obtenir en septembre.

 

Bref, tout va bien madame la meringue, tout va très bien, tout va très bien !

 

Edit: Pour le rendez-vous macarons de demain, je ne vous promets rien, la journée s'annonce chargée, entre un rendez-vous avec David qui doit à tout prix aider un peu la nature au niveau du blond de mes cheveux, une séance de pinces crocodiles histoire de rebooster la batterie de cette garce de voiture – qui nous lache TOUS les étés à la même époque – un passage à la préfecture accompagnée de mes deux bambins qui DOIVENT être présents pour la demande de cartes d'identité et l'obligation de trouver un bermuda ou n'importe quelle chose pouvant faire office de pantalon pour mon fils qui pour l'instant n'a pour habit de mariage qu'une chemise blanche ("maman je vais pas y aller en slip hein ? Mais c'est pas grave si tu trouves pas je mettrai mon jogging"). Donc si je m'acquitte de toutes ces taches plus réjouissantes les unes que les autres avant 16h30, je me joindrai à vous.

 

Edit2: Je sais, d'habitude, aller voir mon David roi du blond, c'est une réjouissance. Sauf que la semaine dernière nous avons eu la gentille visite de nos amis les poux. Et que je tremble de peur à l'idée que David en déniche un dans ma chevelure de lionne. Je dois vous le dire, là, tout de suite maintenant, je crois que je ne m'en remettrais pas.

Je pousse mon cri

Je ne sais pas vous mais je trouve que ça fait un bail que je n'ai pas poussé un grand cri. Bon, pour tout vous dire, j'avais décidé de ne plus m'attaquer à mes copines de Elle dans l'espoir secret que Valérie Toranian se décide à me passer THE coup de fil, celui que j'attends en secret et à l'occasion duquel elle me supplierait de rejoindre sa rédaction pour dépoussiérer un peu sa vieille équipe. Bien sûr dans un premier temps j'expliquerais à Valoche que bon, elle est mignonne mais que ma déontologie m'interdit de travailler pour un magazine qui piétine mes valeurs. Après elle pleurerait un peu et comme j'ai un coeur d'or j'accepterais. Surtout une fois qu'elle m'aurait promis de me donner un bureau plus grand que celui de Fonelle. J'aurais d'ailleurs convaincu Val' de ne pas virer Soph' au prétexte que mes minutes par minutes sont bien plus percutants que les siens. Même si bien sûr c'est le cas et que c'est limite gênant. Toujours cette histoire d'élève qui dépasse un jour ou l'autre le maître, que voulez-vous.

 

Bref, je l'admets, je l'avais mise en sourdine sur "Elle" pour servir mes intérêts personnels. Mais je n'y peux rien, mon grand cri ne demande qu'à sortir de ma gorge et je me sens trop rebelle pour mettre un mouchoir sur ma révolte. Désolée Valérie, si ça se trouve tu étais à un poil de minou de le passer ce coup de fil et là d'un coup, je fous tout ça en l'air. Mais c'est ça aussi la gauche tu comprends ?

 

Donc, revenons-en à ce cri déchirant que je m'apprête à pousser.

 

Alors voilà. C'est à propos du palmarès des stars au plus beau corps qui déchire publié cette semaine dans mon hebdomadaire préféré. Bon, sur le principe, je toruve ça atroce ce genre concours de bestiaux. Qui a le plus beau cul, qui a les seins les plus bétons, qui est la plus ferme, qui a les dents les plus blanches, etc. Mais après tout, étant donné que moi la première je persiste à acheter des journaux dans lesquels on se livre à ce genre de classements misogynes, je ne m'étendrai pas plus longtemps sur le fond.

 

En revanche, en revanche…

 

Là où ça devient savoureux, c'est l'analyse du résultat que nous livrent les rédactrices. C'est simple, elles sont sur le cul. Littéralement on the hass.

 

Scotchées par l'aspect ICONOCLASTE du plébiscite des lectrices de Elle.

 

Et on les comprend, je dois dire. Parce que ce qui leur a pété à la figure c'est qu'arrivent en haut de la liste des femmes "sublimes mais qui ne correspondent pas aux canons de la mode".

 

Pire. Des filles qui assument "aussi bien leurs rondeurs que leurs années".

 

Allez, je vous laisse deviner. S'agit-il de Marianne James ? Charlotte Rampling ? Josiane Balasko ? Miss Dominique ?

 

Naaaaaaaaaaaan ! Pensez-vous !  Bien plus risqué, le choix des lectrices ultra couillues de Elle !

 

Allez, j'arrête de vous faire languir. Première de ce classement, une naine: Kylie Minogue. Seconde: une vieille bique en surpoids: Monica Belluci. Vous êtes sans voix hein ? Et attention, c'est loin d'être terminé, alors un conseil, asseyez-vous. Troisième: un boudin quarantenaire "aux hanches voluptueuses", Sophie Marceau. Je préfère vous épargner le reste parce que vous risqueriez de voir toute votre conception des canons de la mode bouleversée. Non parce que sélectionner Angelina Jolie, Gisele Bündchen ou encore LAETITIA CASTA dans le top ten des nanas bien gaulées, je n'appelle pas ça un choix audacieux, j'appelle ça carrément un happening artistique.

 

Bref, comme dit le Elle, c'est super rassurant parce que ces femmes complètement "hors normes" sont la preuve qu'on peut réussir "malgré les difficultés de la vie" et que "ça compte beaucoup plus que la perfection de leur plastique".

 

J'y vais ? Je le pousse mon cri déchirant ?

 

RAHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHH.

 

Quand j'y pense, heureusement que dans le lot y'a pas Halle Berry, ça aurait été un peu trop pour mes copines de chez Elle. Ah, en fait pardon, elle arrive en huitième position. Juste avant ce gros boudin d'Eva Longoria.

 

Nan moi je dis Elle, à ce niveau là, c'est politique.

Et si on arrêtait de se gacher la vie ?

Pas de temps aujourd'hui pour un long message, encore moins pour quelque chose de travaillé, de drôle ou d'émouvant. D'autant que ces derniers jours ont été assez éprouvants – je me remets à peine de la soufflante de jeudi et de l'effondrement quasi dépressif dans lequel j'ai par la suite été plongée, je sais il m'en faut peu mais c'est comme ça, j'aime pas qu'on me gronde.

 

Donc peu de temps mais juste assez pour rebondir sur un ou deux commentaires postés hier à propos du hammam. Certaines d'entre vous m'ont ainsi dit en substance "haaaaaaaan, j'aimerais drôlement y aller mais j'ose pas à cause de mes bourrelets".

 

Je dis: c'est bien dommage. Pourquoi ? Parce que la vapeur. Et oui, ça parait crétin comme ça mais je vous jure que dans celui-ci notamment une fois dans la salle chaude on n'y voit plus que tchi.

 

Plus sérieusement, je connais ce genre de réticences, je les ai eues tout au long de ma vie jusqu'à ces dernières années. Au point de me priver de bonheurs tels que des week-ends au bord de la mer entre copains parce que pas question de me mettre en maillot sur la plage, d'après-midi à la piscine pour le même motif auquel se rajoutait le bonnet de bain, de bains de minuit pour des raisons qu'il ne me semble pas nécessaire de développer, de soirées en boîte parce qu'aucune tenue assez hype pour oser me présenter devant le videur, etc etc etc.

 

Aujourd'hui, maintenant que je suis un peu plus copine avec mon corps qui est le mien, je me dis que je me suis bien gâché la vie. Pour pas grand chose. Alors faites-moi plaisir. Si le hammam ou tout autre plaisir dénudé vous tente un peu, osez. Osez parce que tout ça file à grande vitesse. Que demain vos seins vous sembleront tomber un peu plus et qu'à moins d'être très riche, il y a peu de chances que votre cellulite disparaisse un jour. Osez parce que finalement, s'il y a une chose que j'ai apprise c'est que les gens s'en foutent. Complètement. De vos cuisses qui se touchent, de vos bras en gelly, du satané pneu qui apparait quand vous êtes assises. Bien sûr, il y aura toujours des regards qui vous sembleront appuyés ou critiques. Mais que pèsent-ils comparés à la délivrance que vous éprouverez quand vous serez entre les mains d'une masseuse qui en a vu d'autres avant vous et qui surtout s'en moque ?

 

Voilà, c'est juste ça que je voulais vous dire. Et si vous n'êtes pas convaincues, je crois que j'explique ça un peu mieux dans ce billet là. Et celui-ci aussi.

 

Edit: La photo de la fée Clochette c'est pour illustrer le fait que là je me la joue un peu "Jiminy Cricket", bon génie, quoi. C'est vrai, j'aurais pu mettre Jiminy Cricket au lieu de la fée Clochette. Sauf que je me suis pas tapé des années d'autothérapie à me convaincre que si si si je suis jolie pour me représenter en insecte avec un haut de forme quand même. Merde.

Des amies en or

Bon, cet enterrement de vie de jeune fille, revenons-y. Etant donné qu'il remonte maintenant à plus d'une semaine j'ai un peu peur que ce soit du réchauffé. Je vais donc me contenter de vous livrer quelques souvenirs marquants, dans le désordre, comme ça.

 

Voici donc ces petits riens qui ont fait que cette journée a été des plus douces…

 

– Quand ma copine Mimi et ma copine Zaz sont venues me chercher elles m'ont dit que finalement on n'allait faire ça que toutes les trois. J'ai dit que je trouvais ça super mais au fond de moi je n' croyais pas. N'empêche que lorsqu'on est arrivées au hammam de la rue Montorgueil et que dans le café d'à côté m'attendaient presque toutes mes amies, de celle de l'école primaire aux plus récentes dont deux avaient fait le trajet depuis Lyon laissant leurs lardons à leurs compagnons, forcément j'ai pleuré de joie.

 

– Au hammam on nous a fait patienter dans une jolie cour arborée. De belles oranges étaient disposées ça et là et forcément on en a mangé. Après on s'est rendu compte qu'on venait de boulotter la déco.

 

– Sur huit filles, deux venaient ou presque d'accoucher et on était bien en peine de savoir desquelles il s'agissait. Elles ont bien de la chance que ce jour là je n'avais envie de détester personne.

 

– Les masseuses ont fait des youyou rien que pour moi, la future mariée. Probablement que de l'extérieur, huit filles à poil en train de frapper dans leurs mains dans un bain de vapeur au son des youyou, c'était ridicule. Mais dans le feu de l'action, c'était juste magnifique.

 

– Quand on est sorties du hammam après avoir été bichonnées, gommées, décrassées et aussi à moitié carbonisées par les jets de vapeur, celles qui ne se connaissaient pas vraiment avaient l'impression d'avoir gardé les vaches ensemble depuis toujours. En vrai elles venaient juste de passer trois heures dans le plus simple appareil en parlant de leurs poils, de leurs seins, de leur cellulite, de leurs mecs, de leurs enfants, de leurs cheveux, de, de… Donc les vaches non, mais le reste, oui. Le hammam en somme y'a pas mieux pour créer du lien.

 

– Parce que mes copines sont les meilleures de la planète elles avaient complètement oublié de me déguiser en prostituée ou de me faire subir des épreuves comme celles de vendre des tampax à des curés ou du PQ sur les Champs Elysées. En revanche, elles avaient évidemment pensé aux macarons Ladurée, aux caramels eu beurre salé,  et aux bonbons au miel. Elles avaient même dégotté des dragées roses en forme de coeur fourrées au chocolat et il n'y a que les vraies amies pour penser à des trucs pareils.

 

– On a bu une bouteille de champagne par personne et je crois pouvoir affirmer que c'est exactement la bonne quantité pour ensuite oser embrasser un pompier.

 

– Quand ma neuvième copine a débarqué, je me suis dit que parfois un garçon ça peut être la meilleure des amies.

 

– On a dansé au Bal de l'Elysée Montmartre et la bouteille de champagne avalée était également la bienvenue quand il a s'agi de se trémousser sur "On va s'aimer". Merci Gilbert Montagné.

 

– La phrase de la soirée: "Bois à ta virginité bientôt sacrifiée ma chérie". Prononcée forcément par la fameuse neuvième copine….

 

Edit: Un grand merci à Mimi, Zaz, Chloé la grande organisatrice, Marie-caro, Béa, Stéphanie, Maud, Virginie, Julie, Manue et Stéphane . Spéciale dédicace à Alex qui a eu le nez de se pointer par hasard dans cette soirée et qui a eu le bon goût d'y rester…

 

Edit 2: Le hammam, c'est celui des Bains Montorgueil. Ce n'est pas le moins cher de Paris mais c'est probablement le plus intime. L'accueil y est vraiment chaleureux, on vous prête un paréo tout doux, la propreté est irréprochable, le thé à volonté ou presque, les patisseries offertes à la fin grasses à souhait, la piscine d'eau froide incroyablement délassante, le gommage énergique et pourtant délicat et le massage réalisé à l'huile d'Argan ce qui fait qu'à la fin vous ressortez en exhalant des effluves de pate d'amande. Forcément du coup il ne faut pas se plaindre ensuite que votre homme ait envie de vous croquez toute crue…

 

Aux Bains Montorgueil

55, rue Montorgueil, 75002 Paris
» Ouvert du mardi au dimanche de 10h à 21h.
» Uniquement sur rendez-vous au 01 44 88 01 78.
» Prix : Entrée avec gommage au savon noir : 60 €. Sont inclus avec les soins le peignoir, le gant de gommage, un paréo, des tongs et une serviette, ainsi que le savon noir et un gel douche.
Entrée avec gommage au savon noir et massage à l'huile d'argan (15 minutes) : 78 €