La scène se passe cette fois-ci après le visionnage très chaud de Lady Chatterley – film qui je vous le rappelle a été récemment récompensé par plusieurs césars et que par conséquent ce n'est même pas la peine de me regarder comme si j'étais super lubrique. Si si, j'ai bien vu comment vous m'avez regardée. Bon, ok, ça a reçu le césar mais faut bien reconnaître que c'est de la braise, ce soit-disant film d'auteur.
– Elle: Dis-donc, hein, ça t'a fait de l'effet, Lady Chatterley…
– Lui (un peu embarrassé et en même temps très content de lui): Ben oui, roh, quoi, toi aussi, non ?
– Elle: Mmmm… (Puis après quelques secondes de réflexion) Tu crois qu'on devrait regarder des films pornos ?
– Lui (Conscient qu'il a comme qui dirait une grosse ouverture mais sentant qu'il marche des oeufs et que le moindre dérapage peut lui être fatal): Heu, pourquoi, tu… Enfin, moi j'en ai pas besoin, hein. Mais bon, faut que tu saches que si jamais éventuellement on en regardait, et bien, je t'avertis que pour un mec c'est tout de même assez radical.
– Elle: Comment ça c'est radical ?
– Lui: Ben, c'est mécanique quoi. On contrôle pas, c'est comme un réflexe.
– Elle: Ben voyons. En gros, ton sabre laser a ses propres yeux, ses propres oreilles et décide tout seul qu'il va entrer en action dès qu'il y a deux nichons à la télé ?
– Lui (Réalisant que ça y'est, il est dans la merde): Non, c'est pas ça. Oh, et puis laisse tomber, tu ne peux pas comprendre, c'est un truc de mec. De toutes façons, on n'en a pas besoin, de films pornos, jamais j'ai voulu, je n'y ai même JAMAIS pensé. Moi y'a que toi tu sais. Ces trucs débiles, franchement, c'est bon pour les ados.
– Elle: Allez, ça va, arrête de t'enfoncer, pas de problème, c'est moi qui en ai parlé de toutes façons…
Après cet échange un peu sur la tangeante, chacun préfère aller vacquer à ses occupations quand quelques instants plus tard, il arrive dans la cuisine en se tortillant de manière très caractéristique…
– Lui: Heu, tout à l'heure, là, pour les films pornos, je veux dire, t'étais pas sérieuse, hein… Non parce que si t'étais sérieuse, faut que tu saches que moi je ne suis pas totalement opposé, à l'idée de…
– Elle: …
– Lui (Comprenant que là ça y'est, le dérapage il est en plein dedans mais que de toutes façons c'est trop tard): T'étais pas sérieuse hein.
– Elle: …
– Lui (se raccrochant aux branches): Nan mais je le savais.
Edit: Dans vos comms, n'utilisez pas le mot "porno", ni même "pornographique" ou tout autre mot avec "porno" dedans, ça fait dijoncter l'antispam… On n'a qu'à dire "p*rno", genre. Hin hin, antispam, on est bien plus forts que toi.
La scène se passe devant un kiosque à journaux, un soir, avant d'aller au ciné. Mais ça pourrait aussi être un matin, avant de partir au boulot, ou un après-midi de shopping, ou…. bref.
Hier, avec ma copine Chloé, on voulait aller au cinéma. Chloé, elle était partie sur l'idée d'aller voir Bruce et ses muscles. Bon, moi, je me suis dit que quand même, Bruce, c'était peut-être un peu léger pour nos neurones. Alors je lui ai proposé qu'on opte pour The Bubble.
Pas grand chose à vous raconter aujourd'hui – ben oui, faut pas non plus exagérer, je ne peux pas perdre un producteur tous les jours, être sollicitée par un nouvel éditeur tous les quatre matins ou me marier toutes les semaines – si ce n'est que je voulais tout de même vous avertir d'un truc qui me semble digne d'être souligné.
Voici un billet sur moi, ma vie, mon oeuvre et mes chakras. Non, je ne sais toujours pas ce que sont les chakras, mais je sens que de bonnes vacances me permettraient certainement de les ouvrir un peu.
Après un très grand bonheur, il arrive que des tuiles vous tombent dessus. Enfin, en tous cas en ce qui me concerne c'est quasi tout le temps le jackpot.
Parmi les filles de ma génération – 28 ans et des poussières – il y a deux camps. Celui des Vanessa et celui des Charlotte.
Alors hier, ayant miraculeusement réussi à caser nos deux adorables bambins dans de merveilleuses familles d'accueil – j'en profite pour vous renouveler mon conseil n° 22 de bonne mère indigne: apprenez très tôt à vos enfants à se faire tout plein d'amis de façon à ce que plus tard ils soient invités chez ces derniers - nous sommes allés au cinéma.
La scène se passe où vous voulez. Dans un lit si vous souhaitez vous recoucher, sur un canapé si vous êtes fatigués, dans la rue si vous êtes d'humeur badine ou sur le balcon si chez vous il fait beau. Bref, peu importe, ça pourrait être partout, il se trouve que c'était hier, dans la cuisine. Enfin, je crois.
Bon, je sais, faut que j'arrête de lire le Elle. C'est bon, ce n'est pas la peine de me le redire, que voulez-vous, y'a des choses comme ça qui ne sont pas forcément bonnes pour soi et qu'on continue à faire, tout simplement parce qu'on n'arrive pas à s'en passer. Croyez-moi, si on arrivait à ne s'octroyer que les plaisirs bons pour la santé, on mangerait tous du quinoa sans sel, on habiterait dans des maisons sans électricité et on ne se laverait qu'une fois par semaine parce que ce qui est bon pour la planète, est forcément un bien pour l'humanité.