C’est un mois de juillet bien particulier, entre les boulots à terminer, ceux que je devrais commencer mais que je n’arrive pas à conceptualiser tant la date de rendu me parait loin – mi-novembre, c’est dans deux ans non ? – mais qui ne se laissent pas oublier – mi-novembre c’est DEMAIN, feignasse – les allers-retours à Lyon toutes les semaines ou presque pour emmener l’un ou ramener l’autre et cette sensation encore inédite depuis que mes enfants sont nés de n’en avoir aucun au même endroit. Et puis ce grain de sable, cette ombre, sur laquelle il n’est pas possible pour l’instant de s’étendre plus, mais qui plane sur les mois à venir.
Dimanche mes trois enfants seront à nouveau réunis et ça m’émeut qu’ils en soit si heureux. La veille du départ des grands, nous les avons retrouvés tous les trois dans la plus petite des deux chambres, matrice d’une nuit, remplie d’eux et seulement d’eux. Ils avaient mis des matelas par terre et dormaient ensemble, Rose entre son frère et sa soeur. On aurait dit une portée de chiots et il s’en est fallu de peu pour que je ne tente pas de trouver une place sur leur radeau de fortune.
J’aime cette idée que leur fraternité vive en dehors de nous, qu’ils se soient mutuellement appelés et envoyé des messages durant ces deux semaines, s’épaulant dans les moments où l’éloignement pouvait peser. Je ne sais pas ce qu’il adviendra de ça plus tard, je ne nourris pas de fantasme à ce sujet, mais je me dis que ce qui est pris est pris.
Voilà, à part ça, j’aime En lire plus »









