Human being

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Une fois n’est pas coutume, quelques brèves sans queue(s) ni tête, parce que c’est l’été et qu’en été les transitions ça n’a pas de sens. Cette phrase non plus, d’ailleurs.

– J’hallucine totalement sur la façon dont les ministres et le président osent à peine avouer qu’ils vont aller se faire griller la couenne sur une plage durant quelques jours. Je pense qu’on peut reprocher pas mal de choses à nos gouvernants, ne pas adhérer à la politique actuelle et se délecter d’un anti-hollandisme pas moins primaire que l’aversion que l’on a pu éprouver pour le précédent. Mais s’il est un point sur lequel personnellement je n’ai aucun doute, c’est la capacité de travail de tous ces gens. Quels qu’ils soient. J’ai assez suivi de personnalités politiques dans mon ancien job pour l’affirmer, je suis même assez perplexe quant aux moyens qu’ils utilisent pour tenir debout, tant le rythme est infernal. Hurler aux loups parce qu’ils osent mettre la pédale douce deux semaines dans l’année c’est faire preuve d’une réelle puérilité et croire, vraiment, que nos dirigeants ne sont pas faits du même bois que nous autres pauvres humains. D’autant qu’il ne me semble pas que l’on se soit beaucoup indignés lorsque la première année de son quinquennat, Sarkozy et sa petite famille nous ont joué un pathétique pastiche des vacances des Kennedy au bord du lac de Wolfeboro. Encore une fois, si je persiste pour ma part à accorder ma confiance à celui pour qui j’ai voté, je comprends que ça ne soit pas le cas de tout le monde. Mais je suis convaincue que ceci est finalement très révélateur de la façon dont on considère les politiques, comme s’ils étaient dotés de pouvoirs que nous n’aurions pas. Ces gens font caca, ont des insomnies, des vertiges, sûrement, parfois, et besoin de temps à autre de débrancher pour retrouver un peu d’énergie. On aimerait tous, je pense, se dire que l’on s’en remet à des super-héros, mais désolée – mon churros, ça va être un choc – Superman n’existe pas. En lire plus »

Ma meilleure amie, sa soeur et moi (Your sister’s sister)

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Ce n’est un secret pour personne que j’aime à la folie les comédies romantiques. Si pour moi la meilleure de tous les temps reste « Harry meets Sally » (je ne compte pas les films des années 50, dont le mythique « ELLE et LUI » de Leo Mc Carey et, mon film fétiche (j’en ai plein), « All about Eve », qui n’est néanmoins pas vraiment une comédie romantique), les Américains parviennent régulièrement à nous sortir des petits bijoux de derrière les fagots. Je dis les Américains, parce qu’à deux ou trois exceptions près, on a beau essayer, s’acharner, dépenser des mille et des cents, en France, nos comédies romantiques finissent toujours plus ou moins par ressembler à un épisode de Sous le soleil. Une exception je crois, l’Arnacoeur, qui n’est pas le chef d’oeuvre du siècle mais qui n’avait pas à rougir devant nos cousins d’outre Atlantique. (Bonjour, je suis la critique cinématographique).

Je suis, disais-je, une dingo de ces histoires toujours bricolées sur le même canevas, ils se rencontrent, ils n’ont rien pour se plaire, ils se détestent, s’affrontent, commencent à s’aimer, sont empêchés par un événement extérieur et à la dernière minute du film, l’un des deux, souvent l’homme d’ailleurs, court sur un ponton/quai de gare/de métro/aéroport/avenue/plage pour rattraper son âme soeur et commencer vraiment leur histoire, celle que le spectateur ne verra jamais, parce que les gens heureux n’ont en réalité aucun intérêt. En lire plus »

Voulez-vous danser Grand-mère…

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Comme tout le monde ne pourrait pas être présent le jour J – aujourd’hui – nous avons fêté hier le dernier jour des quatre ans de Rose, dans le jardin merveilleux de mes parents. Il y a de belles journées qui peinent à être racontées, bercées par le bruit des bulles, les rires en cascades ou les souvenirs de ma grand-mère, qu’elle égrène le long des repas. Il fut question cette fois-ci de l’usine qu’elle rejoignit à 13 ans, du contremaitre qui les faisait réciter en gueulant le chapelet le dos courbé sur le métier à tisser. Des blâmes reçus si l’on ne saluait pas assez ostensiblement le patron, des retenues sur la pause de midi si par malheur le matin elles arrivaient avec quelques minutes de retard. « La première année des congés payés, les vieilles ouvrières n’ont pas osé les prendre, elles avaient trop peur de ruiner l’entreprise », se rappelle ma grand-mère. De ces années à confectionner des parachutes dans ce village d’Ardèche, elle ne touche aujourd’hui que quelques euros par mois. De l’usine il ne reste rien, seulement ces souvenirs intacts, ces anecdotes qui hier nous firent à nouveau rire, parce que la jeune Rose d’alors maniait l’insolence et la rébellion avec un certain panache. Sans l’avoir jamais connu, je pouvais imaginer le crétin de contremaitre, qui ne se privait pas à l’occasion de cuisser les moins farouches ou les plus timides, ou encore la tante Maria, aussi généreuse qu’obèse, qui le jeudi montait les cinq étages de l’usine pour apporter en cachette des gâteaux à ma grand-mère. En lire plus »

Dos rond

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Il y a trois semaines, la chérie a fait un rappel de vaccin – histoire de ne pas avoir à pipoter grave une fois de plus sur le dossier d’inscription de sa colo. A l’issue de cette visite de routine, la généraliste, toute nouvelle et pleine d’entrain – à priori un peu plus que notre ancien médecin dont j’étais certes un peu amoureuse mais qui se laissait aller sur la fin – a demandé à ma fille de se pencher en avant histoire de vérifier son dos.

Bien lui en a pris.

Un coup d’oeil lui a suffi pour recommander de passer une radio, « rapidement ». Quand le churros est revenu avec cette prescription, moi la mère flippée au moindre bouton suspect et adepte des diagnostics dramatiques de mr google, j’ai balayé ça d’un revers de manche sur le mode « qu’est-ce qu’elle nous fait chier la nouvelle, elle va très bien ma fille, d’où elle a un problème de dos ? » Où le paradoxe d’une mère soupçonnée à maintes reprises d’être atteinte du syndrôme de Munschhausen par les pédiatres mais qui ce jour là avait décidé de se faire un bon gros déni. En lire plus »

En vrac et pas dans l’ordre (avec des pancakes dedans)

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C’est étrange comme il m’est difficile de ne pas poster ici. Comme si j’avais peur de perdre la main, de lâcher ce fil qui me relie à ces visages inconnus qui viennent ici lire mes élucubrations. Je n’ai jamais été du genre qui s’accroche, toujours été assez dilettante, qu’il s’agisse de mon footing quotidien, de la tenue de carnets de voyages, de l’observation scrupuleuse de mes comptes ou du démaquillage quotidien. Et puis il y a eu le blog et soudain j’ai eu la preuve de ma capacité à me tenir à un engagement fait à moi même, dans la durée. Souvent, on me demande pourquoi je me sens obligée de publier tous les jours, surtout en été, surtout en vacances, etc. La vérité, c’est qu’écrire ici est probablement la chose qui me remplit le plus et ne me pèse jamais. Et aussi, donc, qu’il y a au fond de moi cette petite inquiétude: « et si le secret de la longévité était justement cette discipline quotidienne ? Si y déroger te faisait perdre la foi ? ».

Cette longue intro pour justifier donc ces quelques brèves sans queue ni tête et sans transitions… En lire plus »

Les nouveaux explorateurs

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En ce moment sur Canal +, à la place de la Nouvelle Edition, il y a, comme l’année dernière, une série de documentaires signée « Les nouveaux explorateurs ». Je ne regarde pas tous les jours, mais si je déjeune chez moi, je n’en manque pas une miette, tant à chaque fois c’est une plongée dans un univers inconnu et tant les reporters sont différents de tous ceux que l’on peut voir d’ordinaire. J’aime particulièrement Fred Chesneau, chef itinérant, dingue de bouffe et de cuisine, qui part aux quatre coins du monde goûter des saveurs inconnues. La semaine dernière, il était au Vanuatu, faisant cuire des pommes de terre et des poissons dans des piscines naturelles d’eau bouillante ou chassant d’énormes chauves-souris, met ultra recherché dans cet archipel.

Une autre fois, cela se passait au lac Titicaca, le reporter, Jerome Delafosse je crois, nous faisait découvrir ces familles qui vivent sur des barges de roseaux au beau milieu du lac, se nourrissant de racines et vivant au rythme de l’eau, dans un dénuement qu’il est difficile d’imaginer. Il n’y a jamais rien de condescendant dans la façon dont le tout est filmé, il y a, j’ai l’impression, une réelle volonté de partager, de montrer sans pitié, dénonciation ou jugement. Du journalisme, peut-être, tout simplement, évitant les écueils du énième reportage sur les prostituées droguées – si possible lesbiennes – de Bogota. En lire plus »

Street style

 

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Samedi fut une journée parfaite, une journée de petits riens, grasse matinée, petit déjeuner tardif, recouchage, relevage et déjeuner à 15h sur la terrasse du musée d’Art moderne de Paris. Musée dans lequel nous avons ensuite admiré les oeuvres de Keith Haring, un des pionniers du street style. Loin de n’être qu’un génial graphiste aux motifs reconnaissables entre tous, Keith Haring a su par ses pictogrammes presque enfantins décrire et décrypter ces années dingues que furent celles de l’arrivée du sida, du triomphe de la publicité et de l’hyperconsommation. Il était engagé, fier de ce qu’il était, de qui il était. Il y a plus de 20 ans, ça n’était pas si évident (l’est-ce aujourd’hui ?). L’exposition qui lui est consacrée au MAM est extrêmement bien faite, les explications sont toujours à propos, les oeuvres mises en valeur au gré d’éclairages toujours subtils. Je me suis fait la réflexion qu’il était rare qu’esthétique et messages politiques se mêlent aussi harmonieusement. Parce qu’en dépit de la morbidité de certaines toiles, il s’en dégage une énergie et une beauté incroyable. Il suffit de voir à quel point les enfants présents appréciaient la visite pour mesurer la portée de sa « parole ». (ok, il y a aussi environ 567 penis planqués – ou non – dans les tableaux et forcément, ça occupe les jeunes esprits).

Bien que le tout laisse un goût amer de maladie et de mort,  j’en suis ressortie avec, je crois, un supplément d’âme. C’est, en ce qui me concerne, béotienne de l’art, ce qui me meut. En lire plus »

Royal au bar

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Contrairement aux apparences je ne suis pas tombée dans la Seine après le mojito de trop, mais il n’est pas exclu que ça finisse par arriver. Plus sérieusement, ce n’est pas que je manque d’inspiration ces derniers temps mais la vérité, c’est… que je manque un peu d’inspiration ces derniers temps. Comme si mon cerveau s’était doucement mis en jachère, mon outfit aussi – en même temps, est-ce qu’une modeuse a déjà osé le shooting mode en culotte sur le canapé par plus de 35° ? Si ça se trouve je ferais un carton – (ou pas). Même mes lectures se font en pointillé, lorsqu’il fait si chaud mes pensées s’évadent.

Deux trois petites choses néanmoins à vous raconter. En lire plus »

Leurre d’été

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Pour quelques heures encore à Lyon où j’ai fait le plein de mes parents, cousines, mamie, oncle et tante et bien sûr de mes enfants. Quelques heures encore, donc, et je repars pour Paris, finir le dernier gros boulot de l’été, le mois d’août devrait être assez calme. L’occasion j’espère de rattraper mon retard cinématographique, d’aller enfin me promener sur les nouveaux quais aménagés de la rive gauche et qui sait, soyons foufous, de me faire une expo (en réalité je crains bien que la seule chose que je fasse régulièrement soit d’aller boire des coups affalée sur une chaise longue en face du Batofar). En lire plus »

Des robes et des sandales

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J’ai cru comprendre que les petites robes ne vous laissaient pas indifférentes. Personnellement je ne me sens jamais si bien l’été qu’en robette, ça ne serre pas le ventre, c’est mis en deux minutes et ça s’accorde avec à peu près n’importe quelle paire de chaussures. J’aime particulièrement cette année la mode des sandales avec un brin de fluo, je ne sais pas, c’est mon côté fou-fou j’imagine. Ci dessus, une sélection de modèles ultra-soldés, quasi toutes à mois de 30 euros. Bon week-end, à vos vaporisateurs, prêts, partez !

#1 Robe Gina Pieces, 10 euros – #2 Robe Close By Monshowroom, 11,50 euros – #3 Sandales IKKS, 72 euros #4 Robe crochet Sala, 15,50 euros #5 Robe débardeur American Apparel, 11,50 euros – #6 Nus pieds cloutés Calina, 29 euros – #7 Robe Samia, 15 euros – #8 Robe Lola, 19,50 euros #9 Nus pieds Helen, 24,50 euros – #10 Nus Pieds Emma Go, 52 euros – #11 Robe Vero Moda, 11,50 euros – #12 Nus pieds Mellow Yellow, 29,50 euros – #13 Sandales Mellow Yellow, 44 euros

Edit: Sur Monshowroom, il y a des codes de réduction (signalés en homepage, mais au cas où):

– HOLID15: 15 euros de réduction dès 130 euros d’achat,

– HOLID20: 20 euros dès 160 euros

– HOLID5: 5 euros dès 70 euros.