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Chassez le naturel…

salon

Je croyais assez naïvement que le fait de repartir de zéro dans une maison toute neuve ferait de nous une famille design et subitement parfaitement ordonnée. Ok, j’avais en réalité assez peu d’illusions sur le sujet. Mais ayant la personnalité d’une azalée en matière de déco, je caressais quand même le rêve d’un intérieur aux accents à la fois suédois et fifties (les deux mamelles de la tendance actuelle). A l’arrivée, je crois que finalement, mon nouveau chez moi ressemble… à tous mes autres chez moi. A savoir un mélange pas du tout savant de meubles Ikea et La Redoute, agrémentés de quelques touches vraiment vintages (vous l’aurez reconnu, mon fauteuil au cul nul) et envahi de livres, BD et CD. En lire plus »

Home

cartons

Je me souviens, quand Rose est née et que je suis rentrée à la maison avec elle, j’ai ressenti l’espace de quelques minutes une immense frayeur. Dans le cocon de la maternité, je n’avais été qu’à ma joie de savourer ce bébé. Et puis soudain, là, dans ce salon, je prenais conscience que tout avait désormais changé. Que nous n’étions plus quatre mais cinq, que toutes les relations seraient redéfinies, qu’il faudrait retrouver un nouvel équilibre. Sous le coup des hormones, sûrement, j’avais fondu en larmes en confiant au churros mon angoisse. Cela n’avait duré qu’un bref instant, comme s’il avait fallu dire au revoir à la vie d’avant, comme si passer le pas de cette porte avait nécessité cette prise de conscience. En lire plus »

New life

maison

Hier nous avons signé le procès verbal de réception des travaux. « Vous êtes chez vous, nous vous rendons les clés », nous a dit assez cérémonieusement le maitre d’oeuvre. Pour arriver à la maison, j’avais pris le métro depuis Châtelet, après une journée à se triturer le cerveau pour enfin le chier cet ananas (on sent les feuilles là, pourvu que ce soit un siège et qu’on en soit donc à la fin). (pour ceux et celles qui débarqueraient ici, les explications sont ici). En lire plus »

J’aime #81

bagues

Plus ça va et plus les cartons empiètent sur notre espace vital. Je n’exclus pas qu’à un moment, ils gagnent la partie. Sur le palier des chambres, il ne reste plus qu’un interstice pour accéder aux toilettes. Pas besoin de balance, je sais au millimètre près si j’ai mangé trop de chocolat. Le miracle c’est que pour l’instant, les mots « divorce », « revente », « communauté des biens » ou « avocat » n’ont pas été prononcés. Ce que je ne m’explique d’ailleurs pas trop. Si ça se trouve on est carrément passés de l’autre côté. Beyond the divorce, en quelque sorte.

Bref, croyez-moi, il me faut invoquer toutes mes réserves d’optimisme pour écrire ce J’aime. ça irait beaucoup plus vite de lister ce qui me fait chier (les trucs qui trainent, les draps à trier, les 156 brosses retrouvées alors qu’on en a jamais une sous la main quand on en a besoin, les 678 couvercles de tuperware orphelins ou encore les paquets de couscous ouverts) (je crois qu’eux, c’est les pires).

Mais je crois en un avenir meilleur. Si si. En lire plus »

J’aime #80

plumes

Samedi, Rose a fait les courses pour la semaine avec moi. Dans un objectif assez précis, choisir son goûter du lundi, jour où elle reste à l’étude. Elle avait une envie bien arrêtée: le kiri dans lequel on tempe des minis gressins. Une abomination si vous voulez mon avis, mais materner, c’est aussi céder. Elle est rentrée hier soir de sa journée, ravie. « Tous les garçons voulaient que je leur donne un peu de mon kiri ».

– Et tu as quand même réussi à en manger ?

– Oui, j’ai juste partagé avec Abinèche et Anthony.

– Pourquoi eux ?

– Anthony parce que c’est Anthony (rougissement jusqu’aux oreilles) et Abinèche parce qu’il est champion de karaté.

Ça s’appelle le pragmatisme.

Voilà, sinon, j’aime… En lire plus »

Le portnawak du jeudi

bloodline-ep-7

Hier, j’ai reçu un texto de mon churros, après qu’il ait lu mon billet. Il disait en substance, « c’est malin je pleure un peu et je me demande s’il ne faut pas garder le fauteuil club ».

Je crois qu’après bientôt vingt ans ensemble, ces quelques mots pourraient résumer les raisons qui me font l’aimer.

Et je crois qu’on va garder le fauteuil club. Au pire on le mettra dans la cave (avec tous ses petits amis qui auront été sauvés comme lui du grand ménage).

Voilà, sinon c’est jeudi et c’est portnawak, donc… En lire plus »

J’aime #79

plage

Samedi, j’étais chez l’esthéticienne pour me faire épiler (je sais, TMI, « too much information », comme disent les ricaines, autant vous prévenir tout de suite, ce n’est que le début). Je ne sais pas ce qui dans mon comportement peut laisser penser aux esthéticiennes en général et celle-ci en particulier qu’elles peuvent me dire ce que personne ne veut jamais entendre, à savoir la vérité. En lire plus »

Le portnawak du jeudi

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Depuis quelques jours je ne fais que courir, boucler des trucs, en rendre d’autres, penser à vérifier que le stratifié choisi est bien garanti contre l’humidité, prendre rendez-vous chez le dermato, checker les devoirs de Rose, remplir le frigo, etc. Je suis comme qui dirait légèrement débordée. Bref, du coup, vous me pardonnerez ce billet à puces en coup de vent, comprenant néanmoins quelques infos qui pourront vous intéresser. En lire plus »

A plus tard mon Amour…

dominiqueA

Hier soir, je suis retournée au concert. C’est amusant, parfois je passe des mois sans y aller, et puis comme ces derniers temps, ensuite je les enchaine. Ces places pour Dominique A, je les avais achetées en février, un soir, sur un coup de tête après avoir écouté pour la 157ème fois en boucle son dernier album, « Eleor ». Je vous parlais lundi de Chedid, l’un de mes chanteurs « madeleine », écouté depuis l’adolescence. J’ai connu Dominique A à peu près à la même époque, un peu plus tard mais à peine, avec Le courage des oiseaux, puis Twenty two bar, ce morceau que je passe quasi systématiquement lorsque je suis aux manettes des platines dans une soirée. Je l’avais vu sur scène deux fois et j’en avais gardé ce souvenir de mélancolie enfiévrée. En lire plus »