Pour un petit Tours de soldes ?

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Il parait que "c'est les soldes" aujourd'hui. Il parait. Personnellement cela ne va rien changer au fait qu'à l'heure où vous me lirez je serai dans un train pour la ville de Tours. Train partant très exactement à 7h16 de la gare Montparnasse et que j'aurai surtout envie de mourir parce que me lever avant 7h45 revient pour moi 1) à ne pas dormir de la nuit de peur de ne pas entendre le réveil 2) avoir une tête de lapin mixomaté pour la journée. Mais si ça se trouve, vous, vous avez trop envie de faire les soldes.

Ou pas.

En ce qui me concerne, je suis une adepte de l'achat en ligne, sauf pour H&M et Monoprix, où je vais en général à la toute fin des soldes, récupérer ce que personne n'a voulu et qui par conséquent ne coûte quasiment plus rien. D'une manière générale je n'achète pas grand chose à part des boots, de toutes façons. Bref, histoire de vous occuper pendant que je pars en reportage (j'adore écrire ça, surtout quand ledit reportage consiste à visiter une université, tout de suite ça calme un peu le côté baroudeuse, même si je dois vous avouer un truc, je kiffe les universités, je ne sais pas, mon amour des college book ou alors mon déni de vieillesse) (en même temps à 28 ans je ne devrais pas non plus trop m'en faire).

Bref, donc, j'ai passé environ 4h56 à vous pondre ce montage de quatre malheureuses boots et il a fallu pour cela que Violette use de toute sa pédagogie légendaire (ça mène à tout les études juridiques).

La vérité c'est que j'en avais repéré beaucoup plus des boots. Mais déjà que coller quatre liens et faire ce collage m'a fusillé une demi-journée de travail, je crois que ma carrière dans l'affiliation est morte dans l'oeuf. Il n'empêche que maintenant j'ai envie de toutes les acheter ces chaussures, pas sûre du coup que ce soit une bonne affaire. (en réalité je possède déjà les Ann Tuil en rouge et je les adore et les Vanessa Bruno pour la Redoute en noires, là aussi très bonne affaire). Mais ces noires, là, à sequins, retenez-moi…

Edit: plus sérieusement, est-ce que ça vous intéresse que je vous fasse parfois ce genre de sélections ou pas du tout ? répondez-moi franchement, parce qu'en réalité je n'en sais rien. Et comme ça n'est pas tout à fait ce que je fais le plus facilement, si vous n'en avez que cure, je ne réitèrerai pas !

#1 Boots Ann Tuil – #2
Boots Vanessa Bruno pour La Redoute – #3 Boots Asos #4 Boots Asos

Tribute to my machin

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Samedi soir alors que nous venions de rentrer chez nous, je reçois un texto de mon amie C. : "j'ai embarqué par erreur la brosse à dents du machin, ne le fâche pas".

"Le truc pervers consisterait à attendre de voir au bout de combien de temps il s'en rend compte", j'ai répondu.

Oh wait…

Je suis perverse.

A l'heure où j'écris ces quelques lignes, toujours pas le moindre signe d'étonnement de sa part. N'était-ce le respect du corps enseignant et de ses voisins de table, je ferais durer le plaisir.

Je tairai bien sûr le nombre de fois où j'ai eu droit en revanche depuis samedi à son fameux "tu n'aurais pas vu ?"… sa PSP/son DVD d'Amazing Spiderman/son chargeur de PSP/son jeu Naruto".

Je vous rassure, je n'ai absolument rien vu de tout cela, pour la simple et bonne raison que j'ai décidé une bonne fois pour toutes de ne plus consacrer une once de mon cerveau ni de mon temps à chercher ses affaires disparues. Il se peut que son chargeur soit sous mon nez, sa PSP dans mon sac, son DVD sous mes fesses. Ce qui ne m'empêche absolument jamais de lui répondre que non, pas vu, avant même que sa phrase soit terminée. C'est mieux que "dans ton cul", en même temps.

Je me demande si l'instinct maternel ça n'est pas comme les ovules. On a un capital au départ. Et au bout d'un certain temps, il s'épuise sans pouvoir être renouvelé.

A part ça, je crois que mes enfants arrivent eux aussi au bout de leur réserve d'amour filial. A savoir que désormais dès que je dégaine mon Nikon (placement produit inside), j'ai donc droit à l'attitude ci-dessus. Et que dernièrement, le machin m'a méchamment clashée devant TOUS MES AMIS au motif que soit disant je pipote grave leur vie, juste pour faire rigoler mon lectorat.

Je crois que le moment où il va falloir que je réponde de mes actes devant "quelqu'un" arrive à grands pas. En même temps ça ne pourra jamais être pire que cette fois où justement j'avais emmené mon machin "voir quelqu'un", parce qu'il avait comme qui dirait des terreurs nocturnes. Je n'était pas très inquiète, l'enfant étant par ailleurs du genre bonne nature.

Jusqu'à ce qu'on s'installe dans le cabinet de la psychologue (l'autre mot pour désigner un "quelqu'un").

Genre il avait fait ça toute sa vie. Limite s'il n'a pas direct demandé où il devait s'allonger pour parler de ses rêves. Qu'il avait nombreux et terrifiants. Pas terrifiants au sens "tchoupi a fait un cauchemar".

Terrifiants au sens de l'Exorciste.

Une fois son inventaire bien flippant terminé, il s'est mis, à l'invitation de la dame, à dessiner. Au départ, je ne me suis là non plus pas trop inquiétée, sa spécialité étant jusque là les couchers de soleil plantés d'un arc en ciel très gay pride like.

Pas là.

Au fur et à mesure de ses coups de crayon, une sorte de monstre est apparu, dont la tête, fendue en deux, crachait des flammes. Tout ça dans un dégradé de noirs très Soulages spirit.

C'est à dire que j'ai été tentée de lui arracher sa feuille avant que la dame nous expédie fissa aux urgences psychiatriques, mais j'ai senti que ça pouvait paradoxalement agraver notre cas.

L'air de rien, je tentais du coup de lui fourguer les crayons de couleur, glissant subtilement qu'à la maison il ADORAIT ÇA LES COULEURS, HEIN ?

Plus le tableau prenait forme et plus la dame semblait captivée.

Le coup de grâce fut l'explication fournie par l'artiste une fois son oeuvre terminée: "c'est batman qui s'est divisé en deux personnalités. Elles s'entretuent et pour l'instant je ne sais pas laquelle va l'emporter. Mais la gentille est mal barrée". Puis après un temps de quelques secondes, pour ménager son auditoire sans doute: "Ma soeur aussi".

"Hin hin hin, ils sont marrants à cet âge là", j'ai croassé.

La dame n'était pas d'humeur à rigoler (je crois même qu'elle sanglotait).

Autant vous dire qu'on en a pris pour quelques séances.

Au terme desquelles mon cher enfant allait beaucoup mieux et redessinait dieu merci des drapeaux gays (il aurait peint des orgies de mecs à poil que j'aurais applaudi, tout sauf le batman à deux têtes). Quant au diagnostic, il fut le suivant: j'avais visiblement pondu un gamin "intellectualisant un peu trop les choses et verbalisant à sa manière l'angoisse due à sa géméllité". "Faites lui faire du sport pour qu'il évacue ses émotions", m'a recommandé la gentille dame.

Je peux vous assurer qu'on l'a fait courir.

Depuis tout va bien, sauf qu'il ne se lave donc pas régulièrement les dents. Et que mon instinct maternel est sur la jauge.

De belles vacances

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J’ai donc passé une semaine au Pouliguen, petit village en bord de mer à quelques encablures de La Baule. Je ne connaissais que très peu la région et j’ai été réellement émerveillée par ces paysages escarpés, ce sentier des douaniers qui court sur des kilomètres, longeant des petites criques peuplées à marée basse d’étoiles de mer, de bigorneaux et autres huitres. La Baule ne m’a pas séduite plus que ça – la plage, réputée pour son immensité, est en effet magnifique mais la ville en elle même n’est pas très chaleureuse et le front de mer évoque ce qui a pu se faire de pire en matière d’immobilier à une certaine époque

En revanche, le petit port du Croisic est absolument charmant, d’autant plus qu’il compte une crèperie au mètre carré. Que dire de la cité médiévale de Guérande et de ses tentations qui s’égrènent au fil des ruelles: chocolateries, échopes spécialisées dans le kouign-aman ou les cornets de caramel au beurre salé et bien sûr crêperies en veux-tu en voilà…

J’ai adoré comme à chaque fois m’inventer une vie là bas, m’imaginer m’installer au Pouliguen et devenir l’une des meilleures clientes du poissonnier Michel, monter ma propre fabrique de niniches à la cerise ou incarner pour les gens du cru la mystérieuse écrivaine à succès ayant fui la capitale et ses tourments. Je sais bien que cela restera du domaine du fantasme, comme celui de ma résidence à l’île Maurice, mon châlet dans le Briançonnais, ma masure en Corse ou ma ferme en Afrique. Mais après tout, peu importe, seuls les rêves comptent, si ça se trouve.

Et puis il y a eu tout ce qui est si difficile à retranscrire sans en perdre l’essence: les chants des enfants dans le minibus loué pour l’occasion, les clopes face à la mer emmitouflés dans nos gilets, un verre de Bourgogne à la main. Les étreintes salées le 31 à minuit. Les équipées à deux, trois, neuf ou seize, les appartés dans la cuisine, les gâteaux de l’une, le gratin de l’autre, les poissons « fanés » de Rose, la mayo qui ne prend pas, le bourguignon jamais trop cuit, les bulots qui parfois crissent sous la dent, les treize huitres à la douzaine, le chou feur qui sent le prout, le cri de la langouste, les parties de belote, les « tu te souviens », les « ça fait déjà 20 ans », les batailles d’écume, les « ça suffit la Wii », l’heure du calva, le marathon du petit déjeuner, les couchers qui n’en finissent pas, les lits partagés à trois parce que parfois dans ces grandes maisons, il fait un peu peur. Les uns qui partent en milieu de semaine travail oblige, les autres qui sur un coup de tête décident de rester trois jours de plus. Les footing des plus courageux, les promesses de s’y mettre des autres. La certitude d’être à sa place, l’oubli de soi, le même jean tous les jours, le fond de teint qui reste au fond de la valise, le vernis qui s’écaille mais on s’en fout, les bottes de pluie en guise d’escarpins, la mer chamallow et le ciel si bas. Les chagrins des petits, les doudous qu’on cherche sans jamais les trouver, les conflits qui se règlent à coup de croco haribos, les chansons douces fredonnées pour endormir les plus réfractaires au sommeil, les silences partagés parce qu’il n’y a plus de mots.

De belles vacances envers et contre tout, des souvenirs fabriqués, encore. Un pas devant l’autre, sur ce sentier des douaniers comme une leçon de vie, une invitation à continuer, pour eux, pour nous, pour lui.

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Dis-moi, un enfant, comment ça marche ?

Loudessin
Passer une semaine avec une dizaine d'enfants âgés de 2 à 14 ans, est un formidable moyen de saisir la substantifique moëlle de la nature humaine. Je crois que dans ces moments là, on peut vraiment dire que Darwin avait raison. Il suffit de regarder la façon dont dès le plus jeune âge le petit d'homme manoeuvre pour obtenir une cuisse de poulet quand les neuf autres la convoitent, la manette de la Wii ou la dernière niniche à la cerise – tueries bauloises de la famille des carambars -, pour comprendre comment on en est arrivé au bordel israelo-palestinien.

Par ailleurs, je crois que je vais définitivement pouvoir écrire un manuel d'éducation, parce que très franchement je crois avoir compris quelques clés pour comprendre ce drôle d'animal qu'on appelle enfant:

– Quand vous achetez des sucettes, des yahourts ou des niniches, n'essayez SURTOUT pas de panacher les parfums. Parce qu'à l'arrivée, ils veulent tous Cerise. Au pire, coca. A quand les packs de douze de Fruix à la cerise, bordel ?

– Lorsque vous souhaitez que votre chérubin cesse de jouer à la Wii/PSP/DS ou autre, n'entrez pas en fusion nucléaire s'il n'obtempère pas immédiatement. Ce n'est pas qu'il joue avec vos nerfs ou qu'il ait subitement perdu l'ouïe. C'est simplement que dans le processus d'interruption d'un jeu vous n'avez pas pris en compte une phase incontournable: la SAUVEGARDE. Qui peut prendre au bas mot un bon quart d'heure. Sachez que si dans un geste d'agacement vous décidez unilatéralement d'appuyer vous même sur le bouton off, vous vous exposez à ne plus jamais être regardée comme avant par la chair de votre chair. Désormais vous ne serez plus que ce monstre ayant sapé dix heures de boulot intensif. Parce que oui, pour eux, passer une demi-journée sur "Inazuma Eleven Strikers", c'est aussi important que l'est pour vous la préparation de votre panier pré-soldes sur Asos. Imaginez si dans un élan d'autoritarisme, votre époux débranchait votre ordinateur avant la validation de votre liste. Voilà. (je pense en avoir pour dix ans avant que mon fils me considère à nouveau comme sa mère).

– Par essence, un enfant souhaite toujours attirer l'attention d'un plus grand que lui. Et méprise de toute sa hauteur (93 cm ce n'est pas rien) quiconque étant né ne serait-ce que trois jours avant lui. Par définition, donc, dans un groupe de dix, chacun court après son aîné, lequel, lui, fuit le cadet, parce que bien sûr, ça marche dans les deux sens. Bref, c'est souvent la merde.

– Vous pouvez bien avoir choisi comme lieu de villégiature un des plus beaux coins de France avec des panoramas à tomber, des rochers en veux-tu en voilà pour monter dessus et manquer se casser un tibia ou à minima plonger dans une eau à 9°, par principe, un enfant à qui vous annoncez qu'on va "sortir prendre l'air" va immédiatement adopter la posture du condamné. Le couloir de la mort à côté ? Disneyland. Rendez-vous compte, vous allez interrompre une partie de Naruto à 50 000 points. Et non, "à Paris il ne peut pas y jouer". Pourquoi ? "Parce qu'à Paris y'a école". Ce qui ne l'empêchera pas, bien sûr, finalement, d'adorer la balade. Sans jamais l'admettre, cela va de soi.

– Inutile de prévoir un menu enfants au motif que donner de la langouste à des moins de 15 ans c'est tout de même un peu gâcher. Au bout du compte, vous allez vous coltiner le surimi pendant que votre gosse trempera consciencieusement sa langouste dans du ketchup. Solution: crevettes pour tout le monde.

– Jouer à Just Dance avec votre fille de 12 ans qui pratique depuis un an le hip-hop une fois par semaine, c'est s'exposer à des moments de grande solitude. Et à la possibilité d'avoir envie de mourir. Si votre coeur n'a pas lâché pendant la partie. Ce qui est peut-être la meilleure façon d'éviter la dépression.

– Les réponses à vos injonctions d'aller se laver/mettre le couvert/débarrasser/éteindre la Wii sont en général de cet ordre là: "T'inquiète pas" ; "c'est bon" ; "je vais le faire" ; "j'allais le faire" (coefficient d'agacement maternel maximum) ; "je l'ai déjà fait hier" (pire) ; "deux minutes" ; "attends, je sauvegarde". Sachez qu'il ne faut prendre AUCUN de ces mots au premier degré. Ce qu'il faut entendre en réalité ? "Va chier".

– La probabilité qu'un enfant se mange un gond de porte et s'ouvre l'arcade sourcillière un 1er janvier est beaucoup plus élevée qu'on ne le pense. Et que cet accident survienne la SEULE fois où l'enfant en question n'était pas justement en train de faire le poirier sur la tranche du canapé, également.

Voilà…

A part ça la chérie dessine de mieux en mieux, non ?

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A l’année prochaine (et résultats du concours)

Roseroches
J'avais dit que le billet de vendredi était le dernier de l'année et puis pof, en voici un petit pour la route, histoire de vous souhaiter une jolie soirée. Je ne sais pas si vous faites partie des réfractaires du nouvel an ou si au contraire vous êtes au taquet de la bise de minuit, mais quoi qu'il en soit, j'espère que vous êtes bien entouré(e)s, parce qu'à l'arrivée il me semble que c'est la seule chose qui compte.

Pour ma part je suis donc en goguette du côté du Pouliguen, coin que je ne connaissais que de très loin, ayant passé quelques semaines à jouer les jeunes filles au pair il y a une poignée d'années de cela (je suis jeune tu sais, c'était dans les années 90) dans une énorme baraque sous les pins de la Baule. Je ne vous cache pas que ce ne sont pas de bons souvenir, cette expérience s'était soldée par un accident assez tragique, le gamin que je gardais (insupportable au demeurant) n'avait en effet rien trouvé de mieux que de se brûler la main contre un four mal isolé à l'insu de mon plein gré. Et malgré mes dénégations, je n'ai jamais pu me débarrasser de cette désagréable impression d'avoir été soupçonnée de l'avoir cramé intentionnellement. Alors que même si je ne nie pas avoir eu plusieurs fois envie d'emplatrer ce sale gosse et ses deux frères très mal élevés (merci la grande bourgeoisie ), jamais au grand jamais je n'aurais eu le cran de passer à l'action (la peur de la prison sans doute).

J'ai l'air d'avoir dépassé cet épisode cuisant de ma vie, en réalité absolument pas, ce mois fut l'un des pires jamais passés. En fait d'être baby-sitter, j'étais surtout la bonniche à pas cher de ces gens, traitée comme une moins que rien, contrainte de me lever toutes les nuits pour changer les draps de l'ainé, cinq ans et à priori sacrément perturbé, de m'occuper des lessives, des bains et d'occuper, surtout, ces enfants de Satan qui avaient décrété dès le premier jour qu'ils ne pouvaient pas me saquer ("j'aime pas ta tête", m'avait d'emblée averti le pisseur nocture, ce à quoi j'avais répondu, avec la diplomatie qui ma caractérise, "ça tombe bien, moi non plus"). Je n'ai jamais autant pleuré je crois.

Le pire dans cette histoire, c'est qu'une fois rentrée chez moi, j'ai eu la bonne idée de perdre le chèque donné avec pas mal de réticences par mes employeurs. Ils ont mis six mois à me le renvoyer.

L'année suivante j'ai misé sur le télémarketing. Pas spécialement valorisant mais au moins la nuit je pouvais dormir.

Bref, je redécouvre cette région sous un nouveau jour et à la faveur d'une baraque incroyable dénichée sur l'Internet par ma copine C., je profite d'une vue imprenable sur une mer déchainée. Lorsque nous sommes arrivés, il y avait tellement de vent qu'il neigeait de l'écume. Je n'avais jamais vu ça, les enfants courraient dans tous les sens la bouche ouverte pour essayer d'avaler ces drôles de flocons (après ils ont arrêté parce qu'en vérité, l'écume c'est dégueulasse).

La maison est mal chauffée mais pleine de nous tous, bien serrés les uns contre les autres, il nous faut bien cela pour éviter de tomber. Et ce soir, je crois que nous ne souhaiterons que cela, que ce "nous" résiste à cette vie qui peut être si chienne parfois.

Voilà, sinon, concernant ce concours "This is my it", les commentaires gagnants sont les suivants:

58: Coline

158: Caro d'Ardèche

271: Shakti

428: Chloé

Envoyez moi un mail (cfrancfr(at)yahoo.fr) avec votre adresse postale pour que je la communique à qui de droit !

Adrien, le boss du site, me fait vous dire par ailleurs que les frais de port seront gratuits sur l'Europe du 31 Décembre au 6 janvier, jusqu'à minuit inclus. Et que les caches-oreilles seront offerts jusqu'à épuisement du stock (il y en a une
vingtaine) pour tout achat supérieur à 25 Euros.

Encore un grand merci pour votre participation à ce concours et cette fois-ci c'est sûr, à l'année prochaine (hin hin hin).

Et quelques instagrams pour la route, avec l'étoile de mer que nous avons sauvée et la langouste, Carla (on a éprouvé le besoind de lui donner un nom) que nous n'hésiterons en revanche pas une seconde à sacrifier ce soir…

Vuemaison
Feu
Filles
Langouste
Étoile de mer

Brèves du vendredi et concours « This is my it »

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Récemment on m'a demandé ce qui définissait le mieux mon "style". Après avoir franchement rigolé (je n'ai en réalité jamais vraiment eu l'impression d'avoir un, voire "du" style), j'ai réfléchi cinq minutes et je crois qu'en gros, ce qui revient de manière totalement récurrente dans ma façon de m'habiller, ce serait ce que vous voyez sur la photo: un jean plutôt slim (en même temps, comme je dis souvent, sur mes jambes, même les boyfriend font slim), une paire de boots et mon sac chéri que je tremble tout le temps de devoir ouvrir tant ce qu'il contient est humiliant: papiers froissés, vieux prospectus que j'oublie de jeter, bonbons, chewing-gums, et autres sucettes parfois entamés, stylos pas bouchés, et petite monnaie qui a le mérite souvent de me sauver la mise au tabac ou à la boulangerie.

Ce passionnant préambule terminé, voici quelques informations de première importance, pour ce qui sera sans doute le dernier billet de cette année 2012. Année soit-disant de la partouze, tu parles, espérant que 2013 tienne un peu plus ses promesses au niveau de la rime. Parce qu'après il faudra attendre 2016.

– J'ai été terriblement gâtée mais je ne vous imposerai pas la liste de mes cadeaux, au nombre desquels tout de même une ménagère de 24 couverts qui viendront avantageusement remplacer toutes ces fourchettes aux manches cassés et les 457 petites cuillères mystérieusement disparues ces deux dernières années. (probablement parties main dans la main avec mes couvercles de tuperware. Mariage pour tous, qu'ils disaient).

– Durant ces trois jours à Lyon, je suis allée voir mes deux grand-mères, celle qui dit des mots délicieux comme "rudement, chic ou ravissant" et celle qui dès qu'on a un pet de travers tient absolument à nous faire boire du vin de noix. Parce que c'est bien connu que c'est la solution à tous nos problèmes (si ça se trouve c'est vrai). Les voir, c'est à la fois une joie et une souffrance, cette réminiscence de l'enfance qui parfois fait mal et cette crainte d'un au-revoir qui n'aurait pas été assez, ou trop, ou je ne sais pas. Quoi qu'il en soit, après j'ai fait pipi toute la soirée parce que chez mes mamies on boit du thé. Dans des tasses à la porcelaine si fine qu'on a peur de la briser d'un coup de dents. Et en y trempant des petits Thé justement. What else, en même temps ?

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– Depuis quelques jours, je ne sais pas vraiment ce qui se passe mais ça ne me dit rien de bon: le machin se lave de lui même TOUS LES JOURS et met du gel. Ce qui ne serait pas pour me déplaire si ça n'était pas accompagné d'une animosité certaine à mon égard. Je me demande comment cette petite garce s'appelle.

– Rose croit encore au père Noël et le moins qu'on puisse dire c'est qu'elle a du mérite. Parce que je ne compte pas le nombre de gaffes pendant le week-end, la dernière étant celle de mon père qui, alors qu'il me ramenait avec la marmaille à la gare n'a cessé de demander comment on s'était débrouillés pour faire tenir tous ces paquets dans nos valises à l'aller. Plus je lui répondais d'un air entendu que le père Noël nous avait bien aidés, plus il semblait me prendre pour une demeurée. Et Rose, derrière, qui faisait comme de rien n'était. L'enfance est tout de même quelque chose d'étrange, faite de résilience et d'autopersuasion.

– Je suis un peu longue à la détente et j'aurais du vous parler de ce site de bijoux plus tôt mais mieux vaut tard que jamais, alors voilà, je trouve ce que fait cette jeune fille absolument ravissant : http://odette-et-lulu.com/

Egalement, je voulais vous toucher un mot de ce projet de la douce et talentueuse Solène, qui en plus d'être photographe est un peu poète. Elle a créé ce livre virtuel des "mille mercis" où elle recense tous ces petits instants qui font que c'est beau la vie, parfois. Ça m'a évoqué un peu mes "J'aime". Du coup, ben… J'aime.

– Last but not least, nous allons finir par un concours, parce que vous le valez bien. Il s'agit de This is my it, le site dont je vous ai parlé il y a peu et qui vend à pas très cher tous plein d'accessoires qui vont bien. Il se trouve que le boss – également un copain – m'a proposé de mettre en jeu quatre lots:

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Lot n° 1: 1 étole, 1 bracelet et 1 bonnet

Lot n°2: 1 étole, 1 sac et 1 bonnet

Lot n°3: 1 étole, 1 bracelet et 1 sac

Lot n°4: 1 sac, 1 bonnet et 1 bracelet

(photos non contractuelles, la couleur du sac notamment pouvant varier)

Pour avoir en ma possession chacun de ces objets (enfin quand je dis "ma possession", il s'agit plus exactement de la possession de ma fille, qui se trouve être ma préférée, je vous l'ai déjà dit ?), je vous garantis que ce sont de chouettes cadeaux.

Pour avoir la chance suprême de se faire tirer par le churros, il faut simplement mettre dans les commentaires le nom de l'objet que vous préférez sur le site de This is my it. Je reviendrai lundi annoncer le nom des quatre gagnant(e)s. Ce qui vous laisse donc tout le week-end pour jouer.

Voilà, c'est tout pour aujourd'hui, bonne journée. Je m'en vais pour ma part enfiler non pas un slim mais un legging, parce que comment vous dire que Zermati a du avoir les oreilles qui sifflaient ces derniers jours ?

Edit: Parce que je sais qu'il y aura des demandes dans les commentaires, les boots sont des Ann Tuil et m'ont été offertes par la marque (pantoufles, pantoufles, pantoufles). Mon sac est un cadeau du churros d'il y a déjà bien longtemps et c'est un Mulberry, modèle Alexa, ce qui fait de moi une sacrée social-traitre (et encore, si vous saviez).

So long 2012…

Année2012

J'ai toujours aimé les bilans, les rétrospectives. Je crois que la nostalgie est l'un des traits de caractère me définissant le mieux. J'aime me souvenir de ce qui a été, probablement parce que j'ai l'illusion d'y trouver des clés pour ce qui sera.

En choisissant les photos pour illustrer ce billet, j'ai pu apprécier combien 2012 avait été placée sous le signe des voyages. En amoureux, entre amis, en famille, j'ai eu cette chance ces derniers mois de voir du pays et je dois bien avouer que si les départs me sont souvent difficiles, rien ne me fait plus vibrer que cette excitation de la découverte d'un ailleurs inconnu. Professionnellement aussi, cette année a été des plus riches. J'ai eu le privilège de parvenir à vivre très décemment de ce qui m'anime: écrire. Sur tout, parfois n'importe quoi, mais à vrai dire, qu'importe.

Privilégiée en somme, je l'ai été à plus d'un titre, et si le quotidien n'est pas toujours simple, je suis consciente de ma bonne étoile. Jusqu'ici tout va bien pourrais-je écrire, sauf qu'en réalité 2012 fut  aussi et surtout la plus triste des années. Je me souviens de cette phrase d'Anne-Marie Revol: "Aimez la vie, la vie est monstrueuse". Je crois que tout est dit.

Prenez soin de vous.

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