En apesanteur

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Vous l'aurez compris, ces jours derniers et à venir sont empreints d'une tristesse dont j'ignorais qu'elle puisse exister. Je ne souhaite pas en parler davantage, et je vous remercie d'avance de ne pas, pour celles et ceux qui ont compris de quoi il s'agissait, de ne pas non plus en faire état dans les commentaires. Je sais très bien que tout part de très bonnes intentions, mais en parler c'est un peu plus déposséder mes amis de ce qu'ils vivent. Ce blog risque d'être en apesanteur encore quelques jours et mettra, je pense, un peu de temps à retrouver ses esprits. En attendant, parce que cela me manque de n'être pas ici, voici quelques instagrams de ces vacances déjà si loin. Des photos prises juste avant le tonnerre et qui finalement parlent d'elles même. Bonne journée à tous et une fois encore, take care.


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Fragile

Le pire des drames a frappé de plein fouet aujourd’hui deux des personnes qui me sont le plus chères. Je ne sais pas quand je reviendrai ici. Prenez soin de vous, la vie est fragile.

Édit: je ferme les commentaires, parce que je ne veux pas donner l’impression d’attirer l’attention sur moi. Ce sont mes amis aujourd’hui qui ont besoin de reconfort, mon chagrin n’est rien comparé au leur. Mais merci du fond du cœur pour votre soutien.

Instantanés

Vin chaud, tarte aux myrtilles, neige étincelante, check. Temps de merde mis à part la journée bénie de mardi, check aussi. Mais bizarrement ça n’atteint pas notre moral, moi la control freak de la météo, j’avoue m’en fiche comme d’une guigne. Dommage, bien sûr, de ne pas profiter plus du jardin ou des pistes, mais je ne sais pas, j’ai du avaler un moine bouddhiste. J’affronte vraiment mieux les dures épreuves que la vie m’impose. (second degré inside)

Instantanés

Instantanés

Instantanés

Instantanés

Instantanés

Opération Aravet

Hier nous sommes parvenus contre toute attente à monter tous ensemble en haut des pistes. Bien évidemment cela nécessita une intense préparation physique et mentale et un réveil aux aurores pour une arrivée au lieu dit de l’Aravet (1,2 km environ du chalet), à 11h bien tapés. Une demi-heure après, on avait la dalle. Sérieusement, je ne sais pas comment ça se passe dans les familles organisées, mais chez nous, le départ au ski c’est un peu, en terme de logistique, ce qu’ont dû vivre les français de Londres avant le débarquement. Et encore, ils me font bien rigoler avec leur port flottant et leur opération Overlord. Ça se voit qu’ils n’ont jamais essayé de rassembler, pour dix personnes, crème solaire, bâtons, chaussures, skis, bonnets, gants, lunettes, bâtons, ah ça, non, j’ai, lunettes, maaaaaaman, j’ai perdu mes lunettes, mets ta crème, j’ai de la 50, là, non, pas de la 30, tu es fooooooolle ou quoi ? Et le forfait, tu as ton forfait ? Les enfants, on est bien d’accord que vous avez DIX ANS, pour la dame. Non, ça n’est pas du vol. C’est… C’est… Tu ne peux pas comprendre. Et si tu veux ton iPod touch à Noël, je te conseilles de filer doux mademoiselle. Etc etc etc.

Du coup aujourd’hui, je pense qu’aujourd’hui on va y’aller mollo. C’est les vacances, faut pas déconner. Je vous laisse, je suis rincée.

Opération Aravet

Temps variable

Depuis que nous sommes arrivés, on ne peut pas dire que le temps soit à la fête. On dira que ça rend les après midi de boulot dans ma chambre un peu moins douloureuses. Mais aujourd’hui, pour la première fois, je retrouve ce ciel si bleu qui n’existe qu’ici. Ce sera donc ski all along the day, et fuck le travail.

Voilà, sinon rien de bien neuf, si ce n’est que j’ai trouvée plus excitée politiquement que moi en la personne de mon père. Il est à cran je ne vous dis pas. Dans sa voiture, le machin avait besoin de se moucher (comme depuis douze ans que je le connais) et la seule chose que j’ai trouvée dans la boîte à gants, c’est une pile de tract de Hollande. « Hors de question qu’on se mouche sur françois », a tranché mon père, invitant mon morveux à se servir de sa manche. Comme s’il l’avait attendu.

Bonne journée.

Édit: photo prise à Mont Dauphin, une cité vauban à 30 km de Briancon.

Temps variable

Sur le pont de Brooklyn (bridge factory)

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Si vous lisez un peu les blogs (je veux dire d'autres que le mien), comme celui de walinette par exemple, la vague de BBF n'a pas pu vous échapper.

BBF ? Pour Brooklyn Bridge Factory. Une marque qui comme son nom ne l'indique pas est bien de chez nous et a eu l'idée de génie (n'ayons pas peur des superlatifs) d'opter pour la suppression pure et simple des intermédiaires types boutiques, pour vendre ses blousons et vestes en cuir/daim ainsi que ses sacs. Pourquoi une idée de génie ? Pas parce que je suis contre les magasins, hein, juste parce qu'au vu du prix exorbitant du cuir actuellement, qui dit "vente directe" dit prix bien adoucis.

Et en l'occurrence, sans vouloir faire passer ce billet pour ce qu'il n'est pas, à savoir un sponsorisé, il faut tout de même appeler un chat un chat: au vu de la qualité, c'est vraiment bon marché.

Très honnêtement, j'avais des doutes. Parce que moi qui rêve d'un blouson en daim depuis un moment, tous ceux que j'ai vus et dont la coupe ne me transformait pas en rubicube allaient chercher dans les 4 ou 500 euros. Ce que je me refuse à claquer pour une fringue qu'on ne porte pas toute l'année. Même un manteau à ce prix là, ça me défrise.

Bref, j'étais complètement désespérée du daim (je suis une fille sensible), quand justement, BBF m'a proposé de m'en faire essayer un. Bien sûr, j'ai longuement hésité et beaucoup discuté avec ma mauvaise conscience d'incorruptible. Après, je me suis rappelé que mes avantages en nature du style tickets restaurants, mutuelle ou encore ramettes de papier gratos (ah, c'est pas compris dans les contrats de travail, les ramettes qu'on carotte en douce ?), je me les mettais tout de même bien derrière l'oreille depuis un an.

Et que par conséquent, j'allais arrêter de me draper dans je ne sais quoi et dire juste un grand oui. Suivi d'un merci.

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Et comme depuis que je l'ai reçu, je ne le quitte plus, je vous en parle donc. La coupe est nickel, (c'est une taile 2, je fais un 40 et il est pile poil), la matière n'a rien à envier à ceux hors de prix que j'avais repérés chez Maje et surtout, je sens son potentiel "tout mou tout doux" arriver à grand pas, genre le blouson qu'on continue à mettre jusqu'à ce qu'il rende son dernier soupir tellement il sait exactement comment te parler, t'embobiner, te caresser, te… oulah, tout doux bijou, je me demande si je ne suis pas atteinte d'une déviance assez particulière.

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Bref, si vous envisagez d'acquérir un perf en daim, tentez le coup chez BBF. Il y a en plus un code de réduction (AVRIL20) en ce moment qui vous permet de bénéficier de 20% de rabais, du 16 au 26 avril. (je ne touche absolument rien sur les ventes, est-il nécessaire de le préciser ?)

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Edit : lemodèle que je porte est le REBECCA, il existe en bleu et est canon, violette l'a d'ailleurs dans cette couleur. Il coûte 165 euros.

Edit: non, on ne parle ni de mes racines (c'est un ombré hair home made, d'abord), ni de ma frange, merci.

Édit 2: le code de réduction AVRIL20 n'est valable que sur les blousons en daim…

J’aime #19

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Comme chaque année depuis ma plus tendre enfance, nous partons une semaine en famille dans notre briançonnais chéri. Au programme – si la météo nous l'accorde mais rien n'est moins sûr -, siestes dans les chaises longues au soleil, terrasses d'altitude avec vin chaud qui va bien, thermes à Monetier les bains, ballades dans la vallée de Névache et, s'il reste un peu de neige, quelques descentes à ski. Et puis des raclettes, des tartes aux myrtilles, des parties de belotte au coin du feu, des retrouvailles familiales, de grosses platrées de pâtes et des jets de cailloux dans le torrent.

Je ne saurais dire à quel point tous les ans ce séjour me ressource, comme si chaque parcelle de mon corps se rechargeait d'énergie une fois passé le col du Lautaret. Je sais d'ores et déjà qu'en fait de vacances il va plutôt s'agir d'une délocalisation de mon bureau. Alors même que je pensais avoir des mois d'avrile et de mai de la loose niveau boulot, j'ai évidemment reçu deux grosses commandes à trois jours de partir. Une moitié de mon cerveau se réjouit de ne pas avoir à psychoter, l'autre pleure des rivières à l'idée de passer des coups de fils à droite et à gauche depuis un endroit où jamais plus de deux barres de réseau ne s'affichent sur les portables (et ce uniquement dehors au beau milieu du jardin, paye ta caillante pour téléphoner). (sachant que les piafs là bas piaffent tellement fort que faire genre qu'on est au bureau pendant la conversation est totalement impossible).

J'essaierai de poster un peu, mais je ne promets rien, il n'y a pas de wifi dans mon petit village et la moindre connexion dans la station est au prix du baril de pétrole.

Mais j'enverrai à minima quelques cartes postales via l'Iphone et lundi il y aura même un billet fashion que j'ai programmé. (truc de dingue)

En attendant, quelques j'aime avant de partir, avec en vrac, de la politique à la sauce machin, des chaussures de super-héroine, du papier peint qui fait rêver et un sweat un (tout petit) peu fluo. Oui, beaucoup de mode, en fait, l'occasion faisant le larron (j'ai suis allée voir hier une copine qui bosse dans un bureau de presse, sorte de caverne d'Ali Baba recellant d'objets de désir…)

Bon week-end…

J'aime donc ce sweat acheté à Monop il y a quelques semaines, ce que je kiffe en réalité ce sont ces minuscules points de fluo qui font penser qu'on y a projeté de l'encre rose…

IMG_3856 J'aime cette lettre écrite par le machin à Nicolas Sarkozy, sans que je n'intervienne une seconde. Depuis, sa soeur est persuadée qu'on va tous finir en prison.
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J'aime ces manchettes Coralie de Seynes et tout ce qu'elle fait d'ailleurs, c'est une très jeune créatrice qui monte et je trouve ça vachement bien, moi, toutes ces filles qui tentent de vivre de ce qu'elles aiment…

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J'aime ces chaussures que ne renierait pas Wonder Woman. Ce sont des chie mihara et bien que le nom de cette marque me laisse depuis toujours perplexe, ça fait une éternité que j'ai envie de les essayer, je crois que je vais finir par me laisser tenter, même si c'est un vrai budget… (celles en entrée de billet sont mes préférées)

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J'aime ce papier peint qui invite au rêve, il était lui aussi exposé dans ce bureau de presse et si j'avais le moindre talent en la matière, j'en collerai sur un des murs de ma chambre.

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J'aime définitivement et for ever cette petite semaine pendant laquelle on peut se promener à Paris sous les cerisiers en fleurs…

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J'aime la verrière du hall enfin rénové de la Gare de Lyon. J'aime de toutes façons toutes les verrières de gare, ça fait partie des choses qui me fascinent, m'émeuvent, m'impressionnent. Allez comprendre…

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C’était hier, c’était il y a cent ans

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Cette semaine, je suis allée en coup de vent à Grenoble, pour un reportage. Je vous reparlerai du sujet une fois que mon papier aura été publié, mais c'était le genre d'expérience qui marque longtemps. J'ai rencontré à cette occasion des femmes dont on ne parle pas souvent et qui en chient des ronds de chapeau. Des travailleuses de l'ombre, des "aides à domicile", à qui on vient de supprimer le peu d'acquis sociaux qu'elles avaient décrochés ces dernières années.

Bref, je vous en reparlerai, mais voilà, parfois ça ne fait pas de mal de se confronter à une réalité qu'on regarde de loin en croyant que ça suffit pour en être conscient. Sans être blindée ni faire partie d'une élite germano-pratine, j'ai évidemment la chance de gagner plus que les 850 à 1000 euros par mois des aides à domicile rencontrées et d'avoir un métier qui peut parfois être fastidieux mais pour lequel je suis considérée, ce qui n'est pas souvent de cas de ces femmes. Leur ténacité et leur dignité m'ont mis une bonne vieille claque, quoi. 

Aller à Grenoble, c'était aussi faire un bon de presque vingt ans en arrière. C'est fou comme la nostalgie est un de mes moteurs, ou peut-être un de mes freins, si j'y pense (on ne dit pas qu'il ne faut jamais regarder en arrière ?).

En montant dans le tram qui traverse le centre ville, j'ai repensé fort à cet ami que j'avais, devenu parrain du machin des années plus tard et que je ne vois plus aujourd'hui, parce que les non-dits, parce que les trop-dits, parce que la vie, parfois, c'est con. Je me suis souvenue de ces premiers jours dans mon minuscule appartement sur le grand boulevard Joseph Vallier, studio déniché avec ma copine Béa montée avec moi pour l'occase, qui ne connaissait alors pas plus que moi la ville de Grenoble. Convaincues que l'appart était en plein centre, nous étions revenues ravies à Lyon annoncer à mes parents que y'avait plus qu'à déménager.

La tête de mon père et ma mère quand ils découvrirent l'appart en question, dans un immeuble ni fait ni à faire, à deux pas, non du centre mais de l'autoroute et ne pouvant pas être plus loin du campus.

Ma tête à moi le premier soir où j'y ai dormi, réalisant un peu tard qu'en effet je dormais dans un coupe gorge.

L'année suivante, je prenais une colocation cette fois-ci dans le it quartier, à quelques mètres de la rue aux herbes qui croyez-moi à l'époque portait très bien son nom. On était fières je ne vous dis pas, un espèce de duplex avec mezzanine qui nous semblait être alors le summum du cool, malgré les courants d'air, la moquette pourrie et les tapisseries des années 60.

La tête de mes parents, bis, quand ils découvrirent qu'on avait en réalité loué une ancienne boutique avec baie vitrée en rez-de-chaussée, qui donnait sur une ruelle pas éclairée.

La tête de ma coloc et moi quand au bout de trois semaines deux sacs à pinards se sont battus et ont fini, à trois heures du matin, par traverser la baie vitrée si cool. 

J'ai pensé à ça et à tout le reste, à ce baiser un soir échangé avec mon ami B., le même qui lors de l'épisode des sacs à vin avait débarqué en pleine nuit me sauver, à G. qui plusieurs fois fit le trajet en stop depuis Lyon et dont je ne désespérais pas que ce fusse par amour, à Maud, Jeff, Julien et Chloé, qui sont aujourd'hui encore de ceux qui restent quand il n'y a plus personne.

Et puis ces cours d'histoire des idées politiques, les seuls que je n'ai pas séchés je crois, et puis ce campus au milieu des montagnes, cette grande bibliothèque dans laquelle j'essayais désespérément d'enregistrer les rudiments du droit constitutionnel.

Trois années qui à l'époque me semblaient toute une vie, trois années qui me paraissent aujourd'hui avoir à peine existé. C'était hier mais c'était il y a cent ans.

Edit: la photo n'a pas été prise à Grenoble mais à côté de chez moi, cherchez pas, c'est le fil rouge de la semaine, illustrer les billets par des photos qui n'ont rien à voir.

Hein, quoi ?

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Ça fait un moment que je n'ai plus beaucoup de doutes sur la question mais disons que ça s'est un peu aggravé ces dernières semaines. Rose est complètement… bouchée. C'est à dire qu'on lui parle un peu comme on le ferait avec un aïeul de 112 ans, en répétant douze fois et en hurlant. Et clairement, quand elle ne nous regarde pas, elle ne capte absolument rien de ce qu'on lui dit. Après s'être auto-convaincus qu'elle faisait un tri sélectif de ce qu'elle décidait d'entendre (le "tu veux un bonbon ?" semble assez bien franchir le mur du son, plus en tous cas que le "éteins cette télé") et avoir mis sur le compte de son statut de petite dernière sa conception relativement personnelle du langage, nous nous sommes décidés à l'emmener chez le généraliste pour vérifier l'état de ses écoutilles.

Verdict de notre bon vieux médecin: il y a un bouchon de la taille d'un menhir dans l'une de ses oreilles, qui empêche pour l'instant de détecter ou non la présence en plus d'une otite séreuse.

Résultat, on la bombarde d'eau oxygénée boratée (je ne connaissais pas ce vieux remède mais c'est hilarant, on lui injecte ça à l'aide d'une seringue et en deux secondes, ça fait des bulles qui remontent comme si on lui lavait les conduits au produit vaisselle). Elle adore ça, ce qui confirme qu'à priori un de ses points G se situe dans sa trompe d'Eustache.

Le problème c'est que pour l'instant, après cinq jours de traitement, rien de nouveau sous le soleil, à mon avis le bouchon est du genre qu'il va falloir enlever à la soude caustique. Et je mettrais ma main au feu qu'on va passer à nouveau par la case yoyo + végétations. 

Je me réjouis à l'avance de revivre ces instants si merveilleux de lavage de cheveux un verre collé aux oreilles pour éviter que la moindre goutte d'eau ne pénètre, au risque de provoquer une infection carabinée avec consultation aux urgences tous les quinze jours. Parce que bien évidemment, récurer la tignasse de Raiponce sans que quelques projections ne finissent par se faufiler jusqu'aux tympans, c'est du domaine de l'impossible.

Bref, à mon avis le churros et moi avons des gênes ORL déficients.

Mais pas que.

Du moins c'est ce que je me suis dit quand hier, après avoir essuyé sa manche dans son assiette d'épinards, Rose s'est exclamée, désolée: "Oh noooon, maintenant mon pyjama il est tout ORANGE".

Quelque chose me dit qu'on en n'est qu'au début de la rigolade.

La photo n'a rien à voir, je suis d'accord.

Rêve électoral

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La nuit dernière, j'ai fait ce drôle de rêve.  Nous étions partis en famille à l'Ile Maurice. Mes parents étaient également avec nous et mon père et moi devions rejoindre tout le monde à la plage. Sauf que pour y accéder, il fallait dévaler une montagne à pic à moitié enneigée qui n'en finissait pas (typique du cauchemar que j'appellerai labyrinthe, dans lequel tu n'arrives jamais à atteindre ton objectif et duquel tu te réveilles épuisée d'avoir mouliné dans le vide toute la nuit). Bref, on descendait cette montagne et soudain, je perdais mon père. Alors que je le cherchais et criais "papa" (je vous vois, les psys, ou au moins Julie, vous bidonner au fond de la classe) (ça ne m'atteint pas), je finissais par l'apercevoir en déséquilibre, accroché à flan de ravin. 

Et c'est à ce moment là qu'un homme est apparu, sauvant mon paternel en le remontant à la force de ses bras.

C'était François Hollande.

Nous conviendrons bien volontiers qu'il est plus que temps que cette campagne électorale s'arrête, je suis à deux doigts de faire des rêves érotiques avec l'un des candidats et avec ma veine, ça va tomber sur Jacques Cheminade.

A part ça, dimanche, nous avons tenté d'aller voir l'expo Tim Burton à la Cinémathèque, mais guess what ? La moitié de la capitale avait eu la même idée brillante et à la perspective des trois heures de queue annoncées, nous avons finalement préféré opter pour la visite des collections permanentes, où nous étions quasiment tous seuls. Je vous conseille vraiment d'y aller, c'est hyper ludique pour les enfants, avec plein de machines dans lesquelles on regarde des images défiler tellement vite qu'elles deviennent animées (ça doit avoir un nom mais je n'ai pas retenu) et des costumes, la tête de la mère cinglée de Psychose, des projections au sol qui donnent l'illusion de marcher sur les buildings de New-York, etc.

Après, on a traversé le parc de Bercy, la passerelle qui mène à la grande bibliothèque et mangé des burgers au Frog. C'était une belle journée, sur le retour, Rose et moi nous sommes amusées à ramasser les pétales des cerisiers en fleurs qui voletaient au dessus de nos têtes. Le ciel était gris mais ces arbres sont tellement lumineux en ce moment qu'on avait fini par oublier le mauvais temps.

Bonne journée…

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