L’appel de Psychologies magazine pour une beauté libre

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Une note rapide en passant, parce que c'est mercredi et que s'il est une chose qui n'a pas changé dans ma vie, ce sont bien les mercredi. Je voulais porter à votre attention cette initiative de Psychologies Magazine (que j'aurais signalée même en ne collaborant pas à ce journal)

Psycho lance en effet un appel solennel  "pour une beauté libre".
 
Le point de départ de cette action ? "Le triptyque minceur-fermeté-jeunesse qui, de plus en plus, dessine une image unique de la femme idéale, nous empêchant pour le plus grand nombre de vivre en paix avec notre apparence". Face à ce constat, la rédaction du journal a eu envie d’explorer notre relation complexe à la beauté et de rappeler nos convictions.

Et d'affirmer : la beauté ne peut en aucun cas être formatée ou réduite à une définition. Personnellement ça me parle, bien que je reste assez sceptique, je me souviens en effet d'un échange avec le docteur Zermati sur la beauté, qui peut se définir selon lui comme étant "ce qu'une majorité s'accorde à trouver beau". Or si vous placez plusieurs personnes ensemble et que vous leur montrez des photos de femmes grosses et d'autres très minces, une majorité s'accorde à dire que ce sont les minces qui sont belles. Bref, en vertu des critères d'aujourd'hui, la minceur et la jeunesse sont plébiscitées et je suis probablement la première à marcher dans la combine.

Il n'empêche que j'adhère à 100% à toute entreprise visant à modérer ces diktats. Je souhaiterais surtout pour ma part que la beauté ne devienne pas le corollaire de toute réussite, amoureuse, personnelle, voire professionnelle. Je l'ai déjà souvent écrit ici mais je suis perpetuellement étonnée de voir les photos des auteurs de premiers romans ces derniers temps. Ils pourraient être acteurs, chanteurs ou top model. Parfois, d'ailleurs, ils écrivent avec leurs pieds. Mais on s'en branle, n'est-ce pas, ce qui compte, c'est que l'image soit jolie…

Vous pouvez lire cet appel de Psychologies magazine et le signer sur le site: http://www.psychologies.com/petition/participer/appel-pour-une-beaute-libre

Edit: Pour la peine j'ai remis la première mosaïque que nous avions faite, enfin la première page de cette mosaïque, parce que ça me semble être dans le même esprit. D'ailleurs je me demandais, vous seriez partant(es) pour une autre ? Je me souviens que certaines avaient suggéré des autoportraits, je trouvais ça pas mal. Et vous ?

Les précédentes mosaïques sont ici: 2009 et 2010

Un sorcier vaudou m’a peint le visage

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Et Zermati dans tout ça ? Disons que je fais une pause. La vérité étant que j'ai laissé passer un rendez-vous et que mortifiée de honte, je n'ose plus rappeler sa secrétaire (elle me terrorise).

Je suis un modèle de courage quand il s'agit d'affronter mes lâchetés. Je déplore d'ailleurs, outre docteur Z, la perte de mon dentiste qu'il m'est impossible de recontacter depuis que je lui ai fait croire que j'étais partie vivre au Qatar (il m'a appelée sur mon portable quand j'étais en voyage de presse à Doha, s'étonnant que j'ai manqué pour la seconde fois un rendez-vous. Au lieu d'avouer que j'avais complètement oublié, j'ai prétendu avoir été envoyée en urgence aux Emirats. Problème: il a semblé comprendre que j'y résidais désormais). Techniquement, je n'ai pas menti, tout juste n'ai-je pas dissipé ce malentenu. Je me raccroche au fait que ma précédente dent provisoire a tenu dix ans. Je mise beaucoup sur la qualité de l'actuelle pour tenir jusqu'en 2015. D'ici là il m'aura peut-être oubliée et je pourrai envisager de revenir pour ma couronne. Qu'il a commandée en novembre.

AHHHHHH JE NE PEUX PAS PENSER À ÇA, LEAVE ME ALOOOOONE

Je n'ai donc pas vu ce bon monsieur Z depuis trois mois. Mais ça va.

A peu près.

Je ne me pèse que toutes les semaines.

Ou presque.

Okayyyyyyyyy, Jimminy Cricket a décidé de me faire chier aujourd'hui.

Tous les jours, donc. Mais qu'une seule fois, par contre.

Mieux. Je n'ai pas du tout flippé ce week-end lorsque j'ai constaté que j'avais bel et bien pris 1,5 kilo. Et je ne fais aucun lien entre ce non événement et mon humeur plus que morose tout le dimanche.

Je blague, je blague, mais je suis bien contrainte de reconnaitre que je ne suis pas complètement tirée d'affaire. Et que je suis à vrai dire terrorisée à l'idée de voir revenir mes kilos. Un an et demi de thérapie n'y a absolument rien changé. Et pourtant j'ai conscience et ce de manière aigüe que c'est cette crainte de regrossir qui m'entraine sur des pentes très savonneuses.

Ça et les montagnes russes que je me fais subir émotionnellement ces derniers jours, alternant à nouveau des phases particulièrement maniaques – "j'ai bien fait de tout envoyer péter et de dire un gros merde à la sécurité d'un emploi ainsi qu'aux tickets restaurants, parce que tout de même, la liberté c'est champagne et petit four à toute heure" – avec d'autres ouvertement dépressives – "je n'y crois pas que j'ai délibérément décidé d'en finir avec l'idée d'un salaire qui tombe tous les mois. La liberté n'est qu'une cage sans barreaux aux vitres sans tain, je veux mon badge et mes chèques repas"

Les jours où je vais mal, je suis assez poétique, à la réflexion.

Ce qui tendrait à confirmer qu'il n'y a pas de création sans souffrance. Et ça, ça craint carrément. Parce que le masochisme n'a jamais été mon fort.

Dixit celle qui s'est volontairement suicidée socialement.

A part ça, je ne suis qu'allégresse.

Et t'as vu sinon ? On m'a tricotée. C'est classe non ?

Je dis pas qui c'est mais si elle a envie de s'en vanter elle le fera elle même dans les commentaires. Je suis raide dingue de cette poupée et Rose en réclame une à grands cris.

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Je ne sais pas si ça se voit mais elle a les genous en dedans. She's awsome.

Edit: j'exagère un peu, hein, pour faire la blague. Je vais bien, ne t'en fais pas (Don't feel sorry for me, I'm ok) (j'envisage une traduction du blog, du coup je commence par petites touches).

 

Up and down frangé

Marylin
Samedi, alors que je venais de passer un instant charmant en non moins charmante compagnie, je me suis fait tirer mon Iphone. Sans même m'en rendre compte. On m'avait tellement raconté que ça pouvait arriver à quiconque, que c'était devenu une obsession. Tout juste si j'osais m'en servir chez moi. Et bien malgré une vigilance de tous les instants, j'ai été gros jean comme devant (pas sûre de l'orthographe de l'expression que je n'ai jamais comprise). C'est con mais j'ai eu envie de pleurer comme la fois où on m'avait piqué mon Ciao devant le lycée. Alors que mes parents venaient – enfin – d'accepter que je roule à mobylette (mes enfants à moi peuvent crever ce sera non jusqu'à ma mort). Deux jours, le Ciao. Dont un passé à l'essayer sur le parking de Leclerc. L'Iphone avait trois mois et n'était pas assuré.

Voilà, un conseil, si vous aussi avez été gagnés par la folie du téléphone qui fait aussi lampe torche, podomètre et sabre laser (indispensable), je ne saurais que vous conseiller de le mettre au coffre. Il ne servira à rien mais au moins il sera en sécurité.

Allez, up and down.

Down: La façon dont on fait tous ostensiblement mine d'avoir poney ou piscine quand Rose annonce qu'elle veut 1) faire caca, 2) aller se coucher. Dans un cas comme dans l'autre, c'est la plaie absolue. La grosse commission se fait en effet en douze étapes, avec vidage du pot entre chaque crotte et essuyage des fesses également à la mi-temps. Tout ça en étant consigné derrière la porte des toilettes. Et inutile évidemment de l'inviter à se dépêcher, ça ne fait que rallonger l'opération. Quant au coucher, je vous laisse imaginer les différents rituels extrèmement précis auxquels il faut se plier, des douze tétines indispensables à positionner dans le lit, à l'histoire qui ne peut être lue que dans le plumard parental, sous la couette pour elle et SUR la couette pour toi. Le pire étant quand tu es de corvée de couchage et qu'après avoir sacrifié à toutes ses exigences plus saugrenues les unes que les autres, elle te regarde d'un oeil sadique et t'annonce la bouche en coeur qu'elle veut… faire caca.

Up: Le parc de Bercy. J'en ai souvent vanté les mérites mais franchement à chaque dimanche après-midi passé sous les cerisiers près de l'orangerie, je me fais la réflexion que c'est un de mes endroits préférés à Paris. Peut-être aussi parce que j'y suis alors toujours en merveilleuse compagnie. Hier, j'avais petit moral et il a suffit d'une bière blanche gardée au frais dans la glacière de Julien et Chloé et du babillage des copains rassemblés pour me requinquer. L'amitié devrait être reconnue d'utilité publique.

Down: Manuel Vals. Qui demande à François Hollande de retirer sa candidature aux primaires socialistes en cas de présentation de DSK. Il faut qu'on m'explique le principe des primaires, à moi. Il y a manifestement quelque chose qui m'a échappé. Non que je ne préfèrerais qu'il n'y en ait pas, hein. Mais si on dit qu'y en a, on joue le jeu, me semble-t-il, isnt'it ?

Up: La sexytude absolue de Dirty Harry au royal wedding.

Down: L'idée d'avoir pu trouver sexy un garçon de moitié mon âge dont un des hobbies consiste à se déguiser en Goebbels lors des soirées costumées de ses aristos de copains.

Up: Le prénom de la soeur de la nouvelle princesse. Franchement, Pippa, quoi.

Up: La séance de coiffage chez Michel de Privé avec une fille qui parle. Bien naïves, on était tout esbaudies d'avoir décroché un rencart un vendredi sans batailler (merci la starisation de Michel qui le rend aussi difficilement joignable que lady Gaga). A 11h. L'heure à laquelle seules deux dindes n'étaient pas en train de mater l'entrée dans westminster de la Kate à Will. Résultat, visionnage en direct du wedding sur un Iphone (paix à son âme) en fin de batterie et coupant à chaque instant stratégique. Le principal étant qu'on ait pu voir l'arrivée de la princesse. J'avoue, grosse montée de larmes pour ma part, je n'y peux rien, les mariages, les enterrements et les accouchements, même filmés à la hussarde dans une série de merde, je chougne. Il n'en reste pas moins qu'on a un peu perdu Michel depuis, traumatisé par l'absence de coiffure de Kate. Un mariage royal sans chignon, c'est comme une Geneviève sans chapeau, une Arielle sans BHL, une Carla sans sonmari, une MAM sans MOM. Un non sens absolu. Au final ce qui compte c'est que malgré ce coup dur auquel il n'était pas préparé, Michel ne nous a pas loupées. Et là je dis big up parce que dans le genre clientes chiantes on s'est posées là. Le fait que mon balayage n'ait pas viré au vert et soit à peu près uniforme est en soi un miracle au vu du nombre de fois où j'ai tourné la tête pour jacasser alors qu'on m'enduisait de peroxyde. Ah parce que oui, je sais que ça va vous faire un choc mais je ne suis pas une vraie vraie blonde. Je viens de casser mon image, j'en suis plus que consciente.

Edit: La photo est naze, je ne sous-entends pas du tout qu'il y ait une quelconque ressemblance avec marylin, ça m'amusait parce qu'on a l'impression qu'elle se marre… de moi.

Le diable danse à Bleeding Heart Square (avec du mariage princier inside)

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En l'honneur d'un petit couple de jeunes gens très simples ayant décidé de s'unir dans la plus grande discretion à Londres aujourd'hui, un conseil lecture très… british.

Je l'ai assez écrit ici, il y a des bouquins sur lesquels je me rue comme Posh sur des Louboutins. Au premier rang de mes tocades: tout ce qui se passe à New-York et qui si possible implique une bande de socialites cyniques et dépravés mais cherchant malgré tout l'amour. Tout roman se déroulant dans une grande université américaine et mettant en scène des professeurs dépressifs peut également attirer mon regard. Juste après viennent les polars anglais, époque victorienne appréciée mais du moment où il est question des bas-fonds de Londres versus quartiers huppés, je prends aussi.

C'est le cas de ce délicieux policier d'Andrew Taylor, "Le Diable danse à Bleeding Heart Square". Il y est question d'une vieille fille un peu crédule qui se serait peut-être fait zigouiller par un sale type très louche l'ayant séduite pour son argent, d'une jeune aristocrate fuyant son mari apprenti nazi aux penchants tabasseurs et d'un journaliste débutant revenu des Indes et se remettant difficilement d'une rupture de fiançailles. Tout se passe à Bleeding Heart Square, dans un immeuble où se croisent des locataires qui à priori n'ont rien à voir les uns avec les autres mais qui bien sûr vont se découvrir moultes intérêts communs.

Je ne vous en dis pas plus, pas question de vous dévoiler la fin, même si très honnêtement, bien que parfaitement ficelée, l'intrigue n'est finalement pas ce qui compte le plus. Ce qui est passionnant, c'est l'atmosphère très particulière de l'avant seconde guerre mondiale avec la montée du parti fasciste anglais, la peur panique des anciens combattants de 14 – 18 que "ça" recommence, le début de l'émancipation des femmes, aussi. Surtout, d'ailleurs. L'héroïne s'émancipe au fil des pages et on a envie de la prendre par la main pour l'accompagner dans son cheminement.

Voilà, ce n'est pas du Dickens non plus, mais je l'ai dévoré sur ma chaise longue au soleil lors de mes vacances qui me semblent remonter à plus d'un siècle.

Bon mariage princier à ceux qui s'en soucient. Personnellement je m'en contrecarre, même si je n'exclue pas de jeter un oeil à la robe de Katie. Il faut dire que ça me rappelle l'union de Lady Di avec ce cornichon de Charles. J'étais, je m'en souviens, au châlet, justement. Et pour la première fois de notre vie, ma mère avait consenti à acheter Paris-Match pour qu'on puisse admirer les jeunes époux. Quel sentiment transgressif j'avais éprouvé en ouvrant les pages de ce que ma mère considérait – et considère encore – comme un achat honteux…

Edit: La photo date d'il y a un an et demi, c'était lors d'un mémorable week-end à Londres avec le churros, Zaz et son roi des Nachos (ouais on est assez branchés mexican food). Je donnerais cher pour me refaire un séjour london with friends. Sans gastro par contre si c'était possible…

Affreux, sales et méchants ?

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L'anniversaire de tes enfants, c'est la double peine. A savoir que tu te traines la misère toute la journée, confrontée que tu es à la réalité du temps qui passe (putain, onze ans) mais qu'en sus, il est impossible d'échapper à la corvée de l'année: la fête avec les copains.

Je rectifie: quand tu as eu la bonne idée de pondre des jumeaux, tu prends carrément perpète. Je reviendrai sur les immondes tractations de mon fils plus élaborées chaque année pour m'arracher la permission d'inviter non pas les CINQ amis réglementaires mais six, puis sept, puis dix. Là n'est pas le sujet.

Le sujet c'est qu'hier, tout à notre joie de cet anniversaire simple mais chic (bagels et gâteaux achetés à l'arrache à la boulange) (wild attitude) (je rêve depuis deux semaines de caser "wild" dans un billet, ne cherchez pas), nous avons devisé gaiement sur ces futures agapes.

Qui prendront cette année la forme d'une boum. (deux tranxènes avec ma margharita, merci).

Tout se passait bien quand ma fille s'est écriée subitement qu'il était urgent de commencer à ranger l'appartement.

"Pas question que mes amis voient à quoi ressemble ma maison, j'ai trop honte".

Je préparais une réplique bien sentie sur fond de petits enfants qui n'ont même pas un toît au dessus de la tête et parfois ni papa ni maman voire (je te jure ma chérie ça existe) pas d'Ipod touch (je sais que ça n'a pas de rapport avec le désordre supposé de ma demeure mais ne jamais perdre une occasion de rappeler à ta progéniture qu'elle est privilégiée et que tu peux arbitrairement décider de sucrer leur Ipod touch), quand son frère a volé à mon secours:

– Non mais attends, t'inquiète, c'est bon, de toutes façons, nos copains, ils ne seront pas surpris, ils savent très bien comment on est…

On peut appeler ça de l'évitement mais j'ai préféré ne pas l'encourager à préciser ce qu'il entendait exactement par "comment on est". Ce qui m'inquiète le plus à vrai dire c'est l'air absolument sincère qu'il affichait, convaincu d'avoir prononcé les mots qui consolent, quoi. Non seulement mon fils s'apprête à vivre dans une porcherie sans que ça lui pose le moindre problème mais il aura très certainement d'énormes soucis conjugaux s'il persiste dans cette technique de réconfort.

Depuis, je suis au taquet et range tout ce qui me passe sous la main.

(grain de sel du churros: "Tu ne ranges, pas tu déplaces tes tas")

Ça se précise, cette histoire du pain blanc qu'on aurait déjà pas mal boulotté.

J’aime #1

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J'aime regarder les champs de colza depuis la fenêtre du TGV, surtout quand le ciel est un peu sombre. C'est comme si le soleil avait décidé de s'étendre le long des routes en attendant l'orage.

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J'aime mon sac de l'Atelier Catherine Membré, avant-goût de l'été avec son liberty et son tissu soyeux. J'aime les nouveaux imprimés de sa collection 2011.

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J'aime les mots de ma Rose tous déformés et cabossés qui sortent de son adorable bouche.

J'aime ses "taime maman" à tout bout de champ.

J'aime le disque d'Alex Beaupain, dans lequel il reprend un titre des Chansons d'amour, avec Camelia Jordana.

J'aime le Panthéon vu du presque ciel.

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J'aime les romans de Laura Kashischke

J'aime le tiramisu et la ratatouille.

J'aime les oeufs milka avec du riz soufflé dedans et aussi les gavottes.

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J'aime mon slim vert, j'aime surtout les yeux du churros quand je porte mon slim vert.

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J'aime moyennement que toutes mes lampes Ikéa soient en train de rendre l'âme. Peut-être ont-elles pris peur devant le tas de linge à repasser ?

J'aime le lilas mais je n'aime pas que ce soit déjà fini, le lilas.

J'aime l'application qui me permet de prendre la température de mon mac. Je n'aime pas quand mon mac a de la fièvre.

J'aime Gwyneth Paltrow dans Glee, pourtant je n'aimais pas Gwygwy, avant.

J'aime Cumba, le bébé singe de la ménagerie du jardin des plantes. Rejettée par sa mère à la naissance, elle pèse à trois mois près de 800 grammes et triture son doudou, un bout de tissu vert, comme le ferait n'importe quel nourrisson. Je pourrais rester des heures à la regarder, cette minuscule petite bête dont le visage misérable incarne la solitude et l'abandon dans ce qu'ils ont de plus tragique.

J'aime que ma Rose soit tombée en amour de Cumba. "Elle est criste, a pu sa maman".

J'aime le thé de la mosquée.

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J'aime les lundis fériés.

J'aime les déjeuners sur le balcon avec Zaz. Même que depuis quatre mois, on a beau être deux apparemment, en réalité on est trois quand on déjeune. Et j'aime bien l'idée que sa crevette assexuée ou presque s'habitue à ma voix.

J'aime la possibilité d'une fête.

J'aime que parfois les cloches apportent des oeufs de toutes sortes et j'aime à penser que c'est plus qu'un bon présage

Je n'aime pas spécialement les billets "j'aime" mais aujourd'hui mes grands ont onze ans et si je n'aime pas ça, de les voir grandir, eux, je les aime.

Parfois, Psycho, c’est chaud

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Dans le Psychologies magazine du mois de mai, je signe un long papier sur les hommes et la sexualité. Je vous laisse le découvrir si vous en avez l'envie et je ne m'étendrai pas sur le sujet (hin hin hin), histoire de ne pas déflorer l'article (hin hin hin bis).

Juste, je ne suis pas bégueule, hein. Mais c'était une grande première pour moi de conduire des interviews – téléphoniques et c'est heureux – en utilisant à plusieurs reprises les mots masturbation, verge, vulve ou encore cunilingus.

Je ne sais pas ce qui était le plus embarrassant. Poser les questions ou accueillir stoïquement les réponses des sexologues, qui, c'est le moins qu'on puisse dire, ne prennent pas de gants.

"Ce qui est navrant, voyez-vous, c'est que les hommes ne regardent pas assez la vulve de leurs compagnes. Ils y mettent le nez, la bouche, mais les yeux, pas assez. Du coup, ils ont du mal à la décrire, bien évidemment." "Mais jeune fille, nous avons souvent peur que vous nous dévoriez ! Quel homme n'a pas craint un jour pendant une pipe que sa femme y mette les dents ?". "Mais évidemment que la branlette est un anxiolytique ! Il serait d'ailleurs bien temps qu'on reconnaisse les vertus de la masturbation !"…

J'ai beaucoup appris.

J'ai particulièrement adoré cette conclusion, quelque peu adoucie dans le papier mais que je ne résiste pas à vous livrer dans le texte, de Bernard Elie Torgemen, psychanalyste de renom: "Les hommes doivent apprendre à ouvrir leur coeur. Et pour bien ouvrir son coeur, il faut savoir bien se servir de sa bite".

"Et vous écrivez bite, mademoiselle, ça ne me pose aucun problème".

A moi non plus, Bernard Elie, à moi non plus.

Voilà, la vie est facétieuse. Il y a quelques mois encore, je questionnais moultes présidents d'universités sur les implications de l'autonomie dans la gestion de leur établissement, ou me passionnais pour la recomposition du paysage universitaire parisien. Sujet qui continue d'ailleurs de m'intéresser. Mais d'un peu plus loin je dois bien l'avouer.

Non parce que la façon dont les hommes perçoivent notre anatomie la plus intime, c'est sacrément important aussi, non ? Et le fait est mesdames, qu'ils en sont dingues, de notre petite fleur. Mais alors crazy de chez crazy. Même qu'ils trouvent quasi unanimement qu'en plus d'être belle, elle est délicieuse. Au goût, je veux dire. Et pour beaucoup, plus ça sent, mieux c'est. Allez, ladies, on jette les gels douche intimes et on se fait bouffer la chatte en toute sérénité.

Edit: J'était tout de même assez soulagée d'avoir terminé cet article. Non parce que le churros, je ne le tenais plus. Trois fois par jour, il arrivait avec son air lubrique et me posait la même question: "C'est quand que tu m'interviewe ?". Il était même prêt à me laisser parler dans le micro. Hin hin hin (ter).

Edit2: Un grand merci à Gaëlle Marie (Zone Zero Gêne) et à un jeune homme qui se reconnaitra, qui m'ont accordé du temps pour ce papier et qui au final n'apparaissent pas dedans pour des raisons qui ne m'appartiennent pas (manque de place). Ce fut un vrai plaisir que de parler avec vous.

Je vous laisse avec quelques animaux bien montés de la ménagerie du jardin des plantes. C'était ça ou des photos de cul et comment dire…

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PS: Tous mes articles pour Psycho mag sont mis en ligne sur le site deux semaines environ après la sortie en kiosque. Ma page "auteur" est accessible ici

Boulevard des Capucines

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Il suffit d'un car rouge qui passe devant l'opéra pour que Paris prenne des airs de jeune fille anglaise. Joyeuses Pâques à tous, je ne sais pas vous mais moi je prends un plaisir fou à jouer les touristes dans ma ville en profitant du soleil qui chauffe juste ce qu'il faut.

Boulevard des Capucines, j'aime l'Olympia, les boutiques de filles, l'Opéra et la place du théâtre Edouard VII. Un autoportrait s'est caché dans ces clichés et il est color block, en plus…

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Un long week-end

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Une mère et un fils qui vivent seuls sur la côte est des Etats-Unis, reclus depuis que le père est parti fonder une autre famille, avec une femme plus stable, moins inadaptée. Un long week-end du Labor day qui s'annonce sous une chaleur étouffante. Et puis l'apparition d'un repris de justice qui vient de s'échapper, vient chambouler ce huis-clos.

Franck, condamné pour un double meurtre, prend en otage Adèle et Henry chez eux. Mais contre toute attente, il est celui qui vient libérer ce drôle de couple de leur enfermement. Franck aime Adèle, Adèle reprend vie sous les attentions de Franck. Et pendant ce temps, Henri, 13 ans ne pense qu'à ça.

A ça ?

Au sexe. Celui auquel Adèle et Franck succombent dès la seconde nuit de cette fausse captivité. Le sexe des filles, surtout, qui semblent totalement inaccessibles à cet enfant pas comme les autres.

Il ne se passe presque rien durant ce long week-end et pourtant la tension est palpable. Tension érotique et sentimentale, imminence d'un dénouement dont on se doute qu'il ne peut pas être heureux. Tout est écrit avec une délicatesse et une subtilité qui décourageraient n'importe quel aspirant écrivain.

Ce petit livre est signé Joyce Maynard. Elle fut, alors qu'elle était à peine sortie de l'adolescence, la muse et presque la captive de JD Salinger. Certains ont voulu voir dans ce roman une métaphore de ce qu'elle vécut avec l'écrivain. Je ne sais pas si c'est la réalité, pour moi il s'agit surtout d'une allégorie de l'adolescence, de l'amour qui peut naitre quand on pense qu'il n'y a plus d'espoir. Une critique de la société américaine aussi, de l'individualisme des banlieues et du conformisme qui tue.

Voilà, je ne suis pas sûre de l'avoir bien vendu, mais j'ai vraiment adoré ce long week-end. Et comme on est à la veille de trois jours off, je me dis que c'est tout indiqué, non ?

Edit: La photo a été prise hier, à deux pas du panthéon. Je n'avais jamais vu cet immeuble qui abrite une cour luxuriante et dont l'une des fenêtres est prénommée "AMOUR". J'ai trouvé que ça collait bien à l'histoire…

 

Le temps est assassin et emporte avec lui le rire des enfants

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Aujourd'hui, si vous voulez me lire, allez sur Mon Bazar vert, c'est le jour de ma chronique mensuelle.

A part ça, en revenant du ski, de passage chez mes parents, je me suis amusée à photographier avec mon Iphone quelques vieilles photos de moi à l'âge de Rose. C'est la Violette qui m'en avait donné l'idée, en effet lorsqu'elle a lancé son appel aux photos vintages, je n'ai pas pu lui en envoyer, faute de matière première.

Bref, j'ai immortalisé quelques clichés vieillis qui me plaisaient. Et en triant mes photos de vacances, j'ai découvert, troublée, que beaucoup d'entre elles renvoyaient à celles d'hier, voir d'avant-hier. Ok, avant avant hier.

Je trouve ça très émouvant et en même temps totalement flippant, de me voir dans ce babygro color bloque exactement au même endroit que Rose avec son mini BN, ou sur ce canapé improvisé en plein champ avec ma mamie, reproduisant les mêmes gestes que ma fille 40 ans plus tard avec elle ou bien encore m'essayant pour la première fois au ski (avec un style qui m'appartient, merci) aidée par mes parents, les mêmes qui se sont à nouveau cassé le dos avec mon helmut la semaine dernière.

La vie est un éternel recommencement et je crois que j'aime cette idée. Et en même temps, ce temps qui passe me terrifie.

Edit: Par contre j'avais déjà des problèmes de frange. Mais j'étais blonde. Je veux dire, sans l'aide de Michel.

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