Buffet illimité

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Cette semaine à Doha, outre le fait qu'elle m'angoissait pour x raisons déjà énoncées, était pour moi une sorte de passage initiatique dans ma longue quête de la sérénité alimentaire. Depuis un peu plus d'un an que je zermate au quotidien, c'était, avec mon séjour en compagnie de belle-maman, un des plus gros challenges auxquels j'ai pu être confrontée

Pourquoi ?

Parce que buffet illimité.

Le buffet illimité, pour toute personne ayant souffert dans sa vie d'hyperphagie, c'est le mal, la porte ouverte à toutes les fenêtres, le goinfrage assuré, l'assurance de partir en sucette dès l'entrée. Et là, c'était donc open bar de la bouffe le matin, le midi et le soir. Ainsi que le reste du temps, la salle de presse étant ravitaillée en délicieuses saloperies tout au long de la journée. Ah ça pour te gaver, les Qataris ils sont au taquet.

Putain de sens de l'hospitalité.

D'autant que les bougres, ils savent cuisiner. Je confirme d'ailleurs que de semoule il n'y avait pas, par contre au niveau de l'houmous, du caviar d'aubergines, de la pita chaude, du tzatziki double crème et des kebabs, c'était l'abondance pétrolière. Même chose pour les desserts, gâteaux libanais en série ET douceurs occidentales n'ayant rien à envier aux meilleures patisseries de par ici. J'ai notamment mangé un cheesecake aux fraises à tuer mémé dans les orties.

Et je ne parle pas des oranges pressées – ils avaient à priori décimé une dizaine d'orangeries marocaines pour l'occasion – servies à toute heures, quand ce n'était pas du jus naturel de melon, d'ananas, de goyave ou de mangue.

Bref on m'aura comprise, pays de cocagne et abondance, toutes ces choses.

L'angoisse du gardien de but devant ses cages n'est rien comparée à celle que j'ai ressenti au premier petit-déjeuner quand mon regard a croisé celui de l'employé du Hyatt chargé de préparer les pancakes à la demande.

La semaine dernière, donc, c'était mon baptême du feu du all inclusive. Il faut dire que j'ai en souvenir quelques week-end pendant lesquels j'ai réussi l'exploit de revenir lestée de 4 ou 5 kilos. Je ne parle pas malheureusement de ma valise. Et là, je ne saurais pas trop comment l'expliquer mais rien, nada, pas un gramme.

Enfin je ne dis pas que je n'ai pas le début d'une explication.

Les oranges pressées.

On ne s'étend pas.

Mais même. Le fait est que j'ai goûté à tout ce qui me faisait envie mais sans m'empiffrer. Au petit déjeuner, j'ai réussi à ne pas boulottter douze pancakes, trois brioches et quatre omelettes. Sans parler des saladiers d'oréos que je n'ai même pas touchés. Je ne me suis pas privée, je n'ai pas passé mes journées à fantasmer sur tout ce que je n'avais pas goûté. Et je n'ai – presque – pas culpabilisé de ce que j'avais avalé. Attention, je ne dis pas non plus que mon carnet alimentaire – que je n'ai pas tenu mais on me comprend – aurait fait bander Dukon, hein. Un soir, pour accompagner mon cosmopolitan au Dunes bar, je pense avoir croqué compulsivement 278 noix de cajou soufflées (un truc de malade, j'en rêve encore). Mais après, au buffet illimité, the famous one, je me suis contentée de quelques grammes d'houmous pour accompagner mes comparses. Sans même y penser.

Je ne crie pas victoire, de la même façon que je serai toujours fumeuse – d'autant plus en ce moment où je suis malheureusement au top en la matière – je crois que je serai toujours susceptible de noyer mon mal-être, mes angoisses et même mon bonheur dans tout aliment contenant du chocolat, du beurre ou du sucre. Mais jusqu'ici, tout va plutôt bien, ma satiété, je la tiens et je ne la lâche pas.

A suivre, Noël et ses mille et une tentations approchent à grands pas…

 

Doha dans le nez

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La semaine dernière, donc, j'étais au Qatar, à Doha. Vous dire que je suis partie le coeur lourd c'est un euphémisme. Je ne saurais pas bien expliquer pourquoi (mis à part mon léger problème d'avion qui me fait penser que lorsque les portes de l'avion sont verrouillées, mon cercueil est scellé) mais ce départ a été douloureux. Je vais vous épargner la description du spectacle pénible que j'ai donné à tous ceux qui m'ont croisée ce matin là. Même ma boulangère, j'ai eu du mal à la quitter sans sangloter. En même temps elle fait les meilleurs croissants du monde. Mais ça ne justifie pas le calin quand elle m'a rendu la monnaie, j'en suis consciente.

Après m'être mouchée dans le pull du churros une bonne douzaine de fois, je me suis quand même décidée à partir en priant pour que le temps passe très vite parce qu'une semaine loin de mon étalon, de mes deux machins et de ma boulette pleine de cheveux, c'était trop difficile.

Est-ce parce que j'avais tant angoissé ? Est-ce parce que je n'attendais rien de ce séjour ? Est-ce parce que j'ai regardé "Eat, pray, love" dans l'avion ? Est-ce parce qu'il faut en chier un peu pour jouir quand on est impregnée comme moi d'une éducation judéo-chrétienne certifiée ISO 9001 ?

Sais pas.

Mais le fait est que ces cinq jours ont finalement été… trop cool. 

Je n'ai pas d'anecdotes particulièrement savoureuses à vous retranscrire, au risque de vous décevoir, je me suis pour une fois comportée d'une manière quasiment adéquate, je n'ai rien oublié au check-in de l'aéroport et j'avais tellement chouiné avant de prendre l'avion que j'étais comme sous tranxène au décollage. Finger in the bottom, as could say loop, que j'ai désormais décidé de plagier sans vergogne.

Ah et non, le fait de m'être promenée une bonne partie de la première journée avec une chemise déboutonnée jusqu'à mon triangle d'or ne mérite pas qu'on s'y attarde. Ni d'avoir perdu puis retrouvé en l'espace de quelques heures mon portable et mes lunettes de soleil (et après y'en a qui disent que les arabes sont tous des voleurs, franchement j'ai la preuve que non) (second degré).

Ces légers dérapages relèvent de l'anecdotique. Je ne veux pas balancer mais ma copine que je me suis faite pendant ce voyage m'a battue à plates coutures. Son reflex à 12 000 dollars, elle l'a vraiment oublié dans sa chambre d'hôtel et s'en est rendu compte quelque part au-dessus de Bagdad lors du retour à Paris. Pour l'épargner je n'évoquerai pas plus en détail non plus le léger souci d'ouverture de sa jupe balinaise choisie pour sa longueur réglementaire mais en oubliant qu'elle se fendait jusqu'aux aisselles. Du coup elle est restée debout pendant une semaine, son immense foulard noué autour de la taille.

Vous l'aurez deviné, j'avais trouvé mon maitre, en réalité. Du coup, pof, toute ma créativité de gaffeuse s'en est trouvée chamboulée.

Je n'ai donc pas grand chose à vous mettre sous la dent pour tout ce qui est piétinage de mon estime de soi et humiliations en tout genre. En revanche, j'ai bien évidemment quelques fulgurances à partager avec vous à propos de ce bien étrange pays qu'est le Qatar. Allez, c'est parti pour le 1/4 d'heure national géographique.

Alors, Qatar, terre de contraste et carrefour des cultures, qu'en ai-je retenu ?

En décembre, au Qatar, il fait 25°. A n'importe quelle heure de la journée ou de la nuit. Je ne veux pas dire mais moi je vote pour le premier candidat qui me promet une révolution climatique comme celle là. D'ailleurs j'ai moi même commencé à y contribuer en prenant trois bains par jour et en faisant tourner mon lave-vaisselle all along the day.

Les hôtesses de Qatar Airways sont de celles qui colleraient une clitoridite aigue à Loop of Kurland. En plus elles sont aimables et les repas qu'elles servent relèguent ceux d'Air France au rayon de la bouffe pour chiens.

– La première chose que j'ai vue en survolant Doha de nuit, c'est cette skyline (c'est bien comme ça qu'on dit quand on est un peu bilingue ?) fascinante. Des buildings délirants et multicolores en plein désert qui semblent avoir poussé comme des champignons hallucinogènes.

– Entre les gratte-ciel, il n'y a pas de rues ou de routes. Et à l'intérieur, il ne semble y'avoir personne.

Les Qataris ne marchent pas, ils conduisent. Spectacle étonnant que cette ville fantôme sans passants, sans échoppes ou presque, sans centre ville.

– Doha c'est un peu comme un Disneyland dont les animations auraient des noms de grandes chaines d'hôtel. Hyatt, Sheraton, W, Mövepick, Four Seasons, ils sont tous là.

– Les femmes sont majoritairement voilées et pour la plupart en niqab. Quand on regarde de plus près, elles superposent des voiles dentelés, pailletés, plus ou moins transparents. Si l'idée est de ne pas attirer les regards, c'est loupé, les hommes qui m'accompagnaient ont grave fantasmé. D'autant que pour beaucoup, elles sont canons les Qataris.

– Faute de pouvoir montrer leur visage ou leurs cheveux, les femmes se parfument… généreusement.  Thierry Mugler doit faire 90% de son chiffre d'affaires aux émirats, bonjour les effluves d'Angel à tous les coins de lobbys d'hôtel.

– Les émirs sont incroyablement sexy quand ils remontent leur keffieh sur la tête. De profil, on dirait des cobras.

– J'assume moyennement d'avoir fantasmé sur des hommes voilés qui se promènent avec des torchons sur la tête.

– La phrase précédente n'est pas vouée à déclencher un débat sur pour ou contre la nape à carreaux en guise de couvre chef. D'autant qu'une grande partie des hommes portent des keffiehs immaculés. Ce sont mes préférés, il faut bien le dire.

– Quand on se promène à Doha (ok on ne se promène pas, on roule), on sent l'odeur de l'argent partout, dans les tours en construction, les centres commerciaux immenses, les vitrines d'Armani, Dior ou Ferrari. Pour un peu on oublierait que seulement 25% des habitants sont des natifs et qu'une grande partie de la population est composée de migrants payés au lance pierre pour servir les notables. Ces migrants, ils sont partout et en même temps nulle part, invisibles fourmis travailleuses et à coup sûr exploitées. C'est en repartant que la réalité nous est apparue. A l'aéroport, dès 5h du matin, c'est un ballet incessant de philipins, indonésiens, indiens, qui partent ou arrivent, chargés comme des mules de cartons, valises énormes ou autres bagages encombrants. On peut lire la fatigue et la solitude sur ces visages anonymes. Au Qatar, plus qu'ailleurs, il y a ceux qui sont nés du bon côté, et les autres. De quoi donner un goût amer aux fastes dont j'avais bien profité magré tout, call me PPDA.

Au Qatar, donc, je me suis fait une copine. C'est peut-être ce que j'en retiendrai au final. C'est toujours magique, ce truc de se "reconnaître". C'est extrèmement précieux de prendre un fou rire idiot, de partager le même plaisir en buvant un cocktail le soir après le boulot, planquées sur la terrasse du bar de l'hôtel (parce que les jus d'orange pressée c'est cool, mais à la longue ça fait chier (au sens propre du terme d'ailleurs)), de se laisser aller à des confidences qui viennent plus vite parce qu'on est loin et qu'il n'y a pas la pudeur qu'on éprouve face aux intimes. C'est chouette de ne pas savoir ce qu'il adviendra de cet embryon d'amitié mais de considérer que ce qui est pris n'est pas à prendre.

– Au Qatar, à la faveur d'une pause clope devant le centre de conférences, ma cop's et moi, on est tombées sur Cecilia Atias Sarkozy. Accompagnée de son sexy Richie (si si). N'écoutant que notre instinct de chasseuses de scoop, on lui a demandé ce qu'elle faisait là (pas grand chose), ce qu'elle pensait des débats (au moins tout ça), comment allait Nicolas et petit Louis (non, en fait on s'en foutait). Mon impression ? Très belle femme, impressionnante à vrai dire, si c'est refait c'est l'oeuvre d'un orfèvre en la matière. Très mince, très très très. Des yeux aussi verts que les émeraudes du musée des arts islamiques visité en fin de séjour. Des yeux dans lesquels en revanche j'ai trouvé qu'il ne se passait… pas grand chose. Mais ma copine m'a dit que j'étais un peu dure. Probable.

Voilà, je vous laisse avec quelques photos de ce pénible séjour. Un condom géant s'est caché sur quelques unes d'entre elles, saurez-vous le retrouver ?

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J'allais oublier, je vous ai concocté un city guide au cas où: A goûter absolument, le purple mojito de l'hôtel Hyatt.

C'est tout. Pour le city guide. Je débute, c'est pour ça. Sinon, au réveil, je bois des zestes de citron bouillis. (ça c'est au cas où un féminin s'interrogerait sur mes beauty gestes).

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Les grains c'est de la grenade.

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 (le musée des arts islamiques de Doha, la seule chose qui se visite là bas à vrai dire. A part le bar de l'Hyatt)

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(une ou deux idées cadeaux, c'est de saison)

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(on me croit on me croit pas mais ce sont des émeraudes et des diamants) (si).

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(ça c'est pour que vous réalisiez le choc traumatique au niveau du contraste climatique quand on revient des émirats)

 Edit: Ce billet est non seulement le plus long de l'histoire du blog mais aussi celui doté du titre le plus pourri. Désolée.

Champagne Corbon: les gagnants !

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Alors la grande gagnante, tirée par le churros – non, ne dis pas que tu n'as rien senti, s'il te plait -, c'est le commentaire n°83 et c'est donc Elé. Je suis contente, le hasard a choisi une régulière ! (Je précise, au cas où, que ce tirage s'est fait sans favoritisme. Je sais que c'est un grand sujet dans la blogosphère, le trucage des concours – non je ne parle pas de qui vous savez mais des concours sur blogs -, mais voilà, ces bouteilles ont été gagnées uniquement grâce à la chance. Ce qui ne veut pas dire que je ne comprends pas que certaines de mes collègues choisissent d'aider un peu le destin quand elles ont envie aussi de récompenser la fidélité de certaines lectrices. Mais le truc aussi c'est qu'on peut être fidèle et silencieuse. A vrai dire je me demande si on ne s'en fout pas un peu du débat. )

Pour les 10 dégustations, voici comment j'ai procédé. J'ai suivi les chiffres donnés par le churros. Et quand ils tombaient sur des personnes ne jouant pas pour la dégustation, j'ai choisi le premier commentaire suivant dans lequel il était précisé que c'était ok pour la ballade à Avize. Et oui, là aussi, certaines vieilles briscardes du rade sont de la partie. Mais il se trouve que c'était leur karma. Allez, place aux révélations !

Les dix gagnantes de la dégustation de champagne Corbon le 30 avril 2011 sont:

n°66 Léa

n°135 Une ronde aussi

n°11 Nep

n°78 Anne

n°21 Desperada

n°50 Chupachup

n°90 Calinette

n°34 Alix

n°4 blandine

n°168 isabelle

Edit: Merci aux gagnantes de m'envoyer leur mail pour que je le transmette à Agnès afin qu'elle vous donne toutes les indications pour la dégustation.

Des bouteilles de champagne Corbon et des dégustations à gagner

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Donc aujourd'hui, concours. Nan, le billet de mardi ce n'était pas le concours, c'était du teasing.

S'il faut tout expliquer, hein.

L'enjeu ? Une caisse de trois bouteilles de champagne Corbon pour le premier gagnant et une dégustation gratuite chez Mdame Corbon le 30 avril 2011 pour les dix suivants.

La règle du jeu ? Répondre à ces trois questions en s'aidant des informations données sur le site des Champagnes Corbon.

– Que signifie "coller un champagne" ?

– Agnès et son père pratiquent-ils cette technique de collage ?

– Où Agnès a-t-elle été jeune fille au pair avant de devenir viticultrice ?

Bien sûr, il sera facile de copier sur le voisin. Mais je vous engage vraiment à aller fouiner sur le site d'Agnès et sur son blog. Parce qu'elle parle de son métier, de son domaine et de ses boutanches comme personne.

Vous avez jusqu'à ce soir 22h pour participer. Si vous ne souhaitez pas gagner la dégustation, (à laquelle je participerai cette fois-ci n'ayant pas pu l'année dernière et dont Loop avait fait un compte-rendu génial voir le lien ci-dessus) précisez-le dans votre commentaire, ça me facilitera les choses pour le tirage au sort.

Edit: Je suis dans l'avion à l'heure où vous me lisez, je vous ferai un compte-rendu détaillé lundi de mon séjour qui fut ma foi bien plus sympa que ce à quoi je m'attendais (je ne parle pas de mes préjugés sur l'endroit, je n'en avais pas tant que ça, le billet était à prendre au second degré, j'étais surtout amusée par les consignes qu'on m'avait envoyé). Quoi qu'il en soit, plein de trucs marrants à raconter. Je peux d'ores et déjà vous dire que j'ai parlé avec une femme dont le prénom commence par C et finit par A. Je vous en dis plus lundi…

Allez, champagne !!!

Champagne Corbon: bientôt the return de la phase 2

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Bon alors je suis là et je suis pas là. Ceci est un billet enregistré. Pour vous prévenir – yes c'est du teasing de pro – que dès mon retour vendredi, il y aura ici du concours.

Mais pas n'importe lequel, je ne vous parle pas d'un pull torsadé mythique, nan nan nan. (J'avoue j'en ai une envie irrésistible de ce pull torsadé mais quelque chose me dit que dedans je ressemblerais à Jacqueline Maillan).

Non, vendredi – inch'allah – je vous donne un rencard pétillant.

Avec Agnès des Champagnes Corbon. Qui nous fait l'honneur et le plaisir de renouveler son partenariat. Même principe que l'année dernière, une caisse de trois boutanches à gagner et dix dégustations dans sa propriété le 30 avril prochain.

Si je vous en parle aujourd'hui c'est parce qu'Agnès me fait savoir que pour ceux et celles qui souhaiteraient commander du champagne pour les fêtes, c'est un peu maintenant que ça se passe. Même que si vous lui dites que vous venez de ma part, on ne sait jamais, des fois qu'elle glisserait un cadeau dedans. Je ne sais pas, moi, un dessin de sa fille, des magnets Gervais ou tout autre chose.

Bref, pour toute commande, c'est par ici que ça se passe. Et foi d'influentrice, depuis que j'ai bu du Corbon, plus aucun autre champagne ne trouve grace à mon palais.

Allez, cette fois-ci je ne suis plus là.

Edit: On en connait un autre de blog sponsorisé par du champagne ? Hein ? Et ben non.

Edit: "sponsorisé" en l'occurence, c'est une expression. C'est juste qu'Agnès, je l'admire et elle me fait délirer. Donc on s'abstient de tout commentaire sur la marchandisation de la blogosphère, merci !

Et hop aux émirats

Tintin
 
Dimanche soir dernier, j'ai dit au churros: "je sens que cette semaine qui s'annonce va être super merdique". J'aurais aimé me tromper, mais le fait est que cela fut au delà de mes espérances dans la merditude. Et non, je ne parle pas de cette goutte d'eau dans l'océan blogosphérique à propos duquel je me suis assez épanchée.

Disons que par moment, quand ça veut pas… ça veut pas. Et clairement, last week, ça ne voulait pas du tout.

"C'est pas grave, on entamme un nouveau cycle en ce lund ensoleilléi", pourrait-on me rétorquer.

Certes. Le souci c'est que ce cycle-ci je vais le passer dans un émirat du golfe jusqu'à vendredi.

Une semaine loin de mes miens avec au passage de longues heures d'avion seule dans un A340. On est voyageuse dans l'âme ou on ne l'est pas. Je réalise au fil des ans que je suis de la race des casanières, de celles pour qui partir c'est vraiment mourir un peu. J'aimerais être légère, ne voir dans cette expérience que le positif, la découverte d'une civilisation inconnue et la perspective d'être logée dans un palace aux frais de la princesse. Plus précisément de la Cheikha d'ailleurs.

La vérité c'est que j'ai la boule au ventre depuis dix jours. Je me taperais dessus.

Je SAIS qu'une fois sur place, je ferai le job, j'en profiterai, même. Mais là tout de suite, je suis cette petite fille qui pleurait toutes les larmes de son corps la veille de partir en camp scout.

Stop les violons ?

Stop les violons.

D'autant que ce n'est pas tout ça mais il faut que je boucle ma valise, casse-tête s'il en est d'ailleurs. A savoir que là bas il fait entre 20 et 30° actuellement ("et elle nous fait chialer alors qu'elle va se la dorer pendant cinq jours ?"). Sauf que les émiriens ont visiblement une passion pour la climatisation. Il faut dire qu'au niveau de tout ce qui est factures d'électricité, c'est un peu la fête du burkini là bas. "Prévoyez un petit chandail, il fait rarement plus de 16° dans les hôtels et centres de conférence", m'a-t-on ainsi prévenue.

Ok, jusqu'ici tout va bien, je pars en parka, avec dessous une tenue légère, des shoes demi-saison (j'en ai pas mais on va faire genre que si) et un cardigan (sooo 2010 en plus, le cardigan, vous dirait Scott).

Pas si simple.

"L'émirat dans lequel vous vous rendez est un pays très moderne, mais nous vous conseillons néanmoins de ne porter ni vêtement moulants, ni décolletés, ni jupe au dessus du genou, ni jean", est-également précisé sur ma feuille de route. Hem. En une phrase les 3/4 de ma penderie viennent d'être flingués.

"Durant ces quatre jours de colloque, un style "business casual" sera par ailleurs le bienvenu".

Je-ne-suis-pas-dans-la-merde.

Non parce que business, ok, je visualise assez bien le tailleur que je ne possède pas.

Mais business casual ?!?!!?

C'est genre qu'on est sapés mais en toute décontraction ? Mayday mayday les modasses, j'ai un besoin urgent de décryptage facheune, là.

Putain c'est bien ma veine qu'ils sont en train de roupiller à New-York. Jamais Anna W. n'aura mon SOS à temps.

Pour finir, je pars donc en pantalon sarrouel ("les pantalons sont tolérés pour les femmes s'ils ne sont pas près du corps") et chemise en jean (je sais) et derbies à talons (re-je sais, on repassera pour la demi-saison mais mes escarpins de cet été sont moisis). Et dans ma valise, le quart de mon dressing semblant correspondre aux indications vestimentaires énoncées ci-avant. Sans que j'en sois vraiment certaine. Disons que j'ai tenté de respecter avant tout les consignes relatives au cachage de nichons. Non parce qu'à tout prendre je préfère être légèrement underdressed aux yeux des organisateurs que repérée comme étant une putain potentielle par la police du look locale. Qui n'a pas l'air d'être aussi marrante que les jurys du staïle de Grazia. M'étonnerait que Fred Farrugia se balade là bas pour décerner des bons ou des mauvais points.

On pourrait croire que je suis un poil angoissée. Je ne l'étais pas tant que ça à vrai dire.

Jusqu'à ce que je reçoive ce mail sur les "do and don't dans les émirats". Parmi tout un tas de règles élémentaires de base (chez nous aussi c'est mieux vu de dire merci et s'il te plait, hein), il y en a une qui me rend un tout petit peu nerveuse.

"Ne mangez pas avec la main gauche qui est, chez les mulsulmans, celle dont on se sert pour la toilette personnelle (pour se torcher, en somme, ndlr)".

Souci.

Je suis ce qu'on pourrait appeler une gauchère indécrottable (sans jeu de mots). Je ne sais RIEN faire de la main droite (non, même pas ça) (il s'y est fait) (suffit de bien choisir son côté du lit). J'ai donc le choix entre offenser mes hôtes en mangeant avec la main du caca ou me coller de la semoule jusqu'au front à chaque repas.

Je ne sais pas pourquoi mais finalement, la semaine dernière était peut-être bien plus sympa que je ne le pensais. Et je ne lui ai même pas accordé sa chance, ce qui est bien injuste.

Allez, peut-être à très vite, ou pas, il y a tant de raisons qui pourraient faire qu'on ne se reparle pas de sitôt que je préfère ne pas en citer une.

Edit: En vrai je me doute que tous ces conseils sont datés ou exagérés. M'enfin c'est un peu chelou pour une occidentale peu rompue aux coutumes du moyen-orient comme moi.

Edit2: C'est volontairement que je ne donne pas le nom de l'émirat en question, inutile de me le demander, c'est à cause de cette séparation travail/blog, you know ?

Edit3: Je ne sais absolument pas dans quelle mesure je pourrai ou non bloguer d'ici mon retour, si je peux vous donner des news je n'hésiterai pas. Mais peut-être qu'une pause est la bienvenue, rapport à tout ce qu'on sait.

 

Le Jegounotron, kezaco ?

Silybands

Je suis comme qui dirait une brêle du linkage. Le linkage ? Cette technique consistant à faire des liens vers les blogs, si possible les mieux référencés, afin qu'ils te rendent la pareille. Pourquoi faire ?

Heu.

Pour rien en fait.

Ah, si, pour tout péter au classement wikio des blogs.

Qui rapporte quoi ?

Hum.

Avant, une chance d'être sélectionné au concours de blogs Elle.

Enfin, jusqu'en 2009, puisque cette année, "consciente des dysfonctionnements et de la faible pertinence de Wikio, Elle a préféré faire cavalier seul et opter pour un système plus juste de votes du public" *.

Ah ben quand même.

Donc pour résumer, le linkage ne sert… à rien. Sauf quand il s'agit de liens pensés, voulus, vers des sites qui le valent bien.

Il n'empêche que je suis tombée sur le Jegounotron, un outil qui permet d'identifier les blogs qui t'ont linkée le mois dernier. Le genre de truc absolument inutile mais qui m'a amusée. Et qui me permet aujourd'hui de rendre la pareille à ceux et celles qui m'ont fait l'honneur de parler de PDR.

Alors voilà, au terme de ce billet totalement vain, voici les 11 blogs en question, qui sont à priori des endroits plutôt très fréquentables (bien qu'assez connotés apolitiques de gauche pour la plupart, hasard ou coincidence, bien malin celui qui saura répondre), enjoy !

 

11 sites ont fait des liens sur www.penseesderonde.fr depuis le 2010-11-05
Olympe et le plafond de verre
Lyonnitude(s)
Une Autre Vie
Au comptoir de la Comète
Deedee
mon blog de maman
le blog d'une femme de sportif
Quadra et compagnie
Oeil de plume
Ah la belle vie …
Slashingbee ou les péripéties d'une petite abeille

Liste générée à partir des infos du Top Blog Wikio par le Jegounotron

* Citation relativement fidèle de madame la chef de Elle.fr lors de la remise des diplômes des meilleurs blogs de l'internet féminin jeudi dernier. L'auteur de ce blog n'endossant évidemment pas la responsabilité de tels propos.

Edit: En photo, ce truc étrange au moins aussi inutile que le Jegounotron mais qui a le mérite d'occuper des heures durant number 3. De faire également hurler sa soeur parce que bien sûr, la vermine lui pique les plus rares. (ceux qui ressemblent à des bites).

Accroche tes mains à ma taille

Nouvelle tendance pieds en dehors
On n'allait pas rester sur une note amère. Pour oublier le froid, quelques photos prises par Sandra lors de cette funeste et néanmoins très agréable soirée. Toujours séparer le bon grain de l'ivraie. Le bon grain en l'occurence c'était le lancement de cette nouvelle tendance qui va à coup sûr faire palir de rage toutes celles qui n'y avaient pas pensé jusque là. Désolée, Garance, Punky, Betty, Cherry blossom girl et consort.

Désormais c'est les pieds en canard qu'il faudra poser.

Hiiiiiii, so great idea, love it, xoxo darling, you're so a m a z i n g.

Ou pas, remarque.

A part ça, histoire de redorer mon blason de fille dans le vent, je tenais à vous confier une de mes rares certitudes dans cette vie de chien.

Allez, j'ose.

Les vernis à ongles Chanel ne sont que bullshit et compagnie. Outre leur prix de malade, ils se posent mal, ne sèchent jamais vraiment et s'écaillent plus vite que Victor Newman change de femme.

Alors que désolée mais les OPI, c'est de la came de malade. Trois jours et demi que j'ai le mien et il est à la limite de l'impeccable.

Je vous laisse je suis épuisée par cette fulgurance. Et aussi par les vomis intempestifs de Rose cette nuit, pas moins de quatre en dix minutes. On a réécrit le petit poucet mais avec des renards posés un peu partout dans la maison, en somme.

Prendre la pose Vogue vs ELLE

Oup's I did it again, merde quoi, en canard, on a dit.

Qui perd gagne ?

Cannelés

Je pourrais dire que je m'en fous comme de la bite à sa marraine. Je pourrais me draper dans ma dignité et réagir avec classe. Mais j'ai beau invoquer l'esprit de Carole Bouquet, rien ne vient, je ne suis qu'aigreur et révolte. Sans compter que la classe et la dignité n'ont jamais fait partie de mon trousseau de naissance.

Bref, je pourrais écrire que Valérie Toranian est super bien coiffée, que les petits fours étaient délicieux et que l'important c'était de participer.

En vrai j'ai la haine.

Pour vous donner une idée de mon état d'esprit, je me sens comme ramenée au congrès de Reims, prête à aller compter un à un les bulletins dans les urnes bourrées de Martine pour venger sainte Ségolène.

Je suis donc très très très énervée. Pas d'avoir perdu (enfin, si). Mais d'avoir été dupée. D'avoir fait office de machine à clics pendant un mois, de vous avoir entrainé(e)s là dedans par vanité. Tout ça pour satisfaire je ne sais quel égo et parce que j'ai dû croire qu'une fois là haut, je serais arrivée. Où exactement, telle est la question.

Je ne remets pas en cause les choix "assumés" de la rédaction, j'aime bien Camille, la gagnante de la catégorie "Chroniques" et j'aime bien Olympe aussi.

Mais il faudra qu'on m'explique comment le choix du public, un blog au demeurant sûrement très chouette mais dont je n'avais jamais entendu parler, a pu me passer devant en comptabilisant la moitié de mes voix et encore. Tout ça au prétexte que le Elle a détecté durant les 24 dernières heures des tricheries. Hum, le Elle, je vous ai prévenus depuis le troisième jour environ de votre concours pipé et bizarre comme c'est bizarre, vous n'avez pas levé le petit doigt. Surtout, j'ai même su de source très sûre, que vous n'aviez AUCUN moyen de comptabiliser les fausses voix, rapport au fait que bon, c'était moyennement sécurisé, votre bazard. Sans blague. 250 000 votes pour Shivascrap.

Surtout, surtout, je crois pouvoir affirmer que les 22 000 et quelques votes qui m'ont été attribués l'ont été de manière honnête. Et que mon score n'a pas du tout explosé durant les 24 dernières heures. Bref, comment dire ?

Je crois que Dominique Strauss Kahn ferait un très bon premier ministre.

A part ça, je ne regrette pas un instant d'être allée à cette soirée (bien que très moyennement positive pour tout ce qui est estime de soi), parce que j'y ai rencontré de belles âmes qui m'ont entourée d'un cocon de douceur, donné des cigarettes (Marjoliemaman, qui aurait du l'emporter dans sa catégorie et qui a l'humour qui va bien), offert des canelés qui déchirent mémé sur douze générations (merci cathy, ma gagnante cuisine à moi), fait rire alors que j'avais le coeur lourd (Marie, sans blog mais avec tout le reste). Il y avait aussi Isa, bombasse blonde ET maman qui bosse en free lance, Carole, Madame Parle, Sandra, Marion Mademoiselle Carneto , Vert Cerise (que j'ai croisée dans une autre vie quand je travaillais dans THE collectivité locale et qui méritait le prix "création") et BBbeauty, un soleil as usual.

Il y a eu aussi cette jeune fille, timide et ne trouvant soit disant pas les mots et qui m'a vraiment émue, vraiment.

On a finalement ri (à l'intérieur de moi je pleurais) et on a passé un moment merveilleux (si on fait abstraction de mon combat avec moi même pour ne pas aller vérifier l'authenticité de la moumoute à Valérie)

Moi je dis, vive la fraternitude.

Ah, et si dans les heures à venir je reçois les photos qu'on a prises comme des excitées, les pieds en canard et en gloussant comme si c'est nous qu'on avait gagné, je les mettrai en ligne, rien que pour les rayures à Jean-Paul qui donnent un peu le vomito quand même.

Edit: la photo est piquée à cathy, pour la recette, cliquez-ici

Edit2: Voici les photos déjà récupérées. Ce qu'on est blondes, ou bien ?

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Ambre, Cuir and Red

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Hier Ambre et Zaz sont venues goûter. On s'est raconté notre vie, extasiées sur la chemise vintage d'Ambre en se demandant où elle avait mis ses seins quand même, on lui a fait manger des cookies parce que là ça va bien le style boyish, d'accord tu es bombasse, oui mais non, quoi. On a fait des essais de rouge à lèvres, si, Zaz, regarde, si tu le poses un tout petit peu au dessus du coeur de la bouche, ça te va super bien et vas-y Caro, fais la péter la robe en cuir, viens on va faire des photos de modasse, même que j'ai ma démo de "Sorry boy", on danse, Rose tu serais ma guitare et Lou, on s'en fout, t'as dix ans mais tu as le droit au rouge pupute parce que c'est mercredi. Hey jolie fleur du printemps, bouge ton corps pretty girl. Et t'en penses quoi d'une frange, pour moi ? Non mais moi je vais te dire, j'ai ABANDONNÉ mes cheveux. Une bonne fois pour toutes.

Et sinon, il reste des cookies ?

Hier donc, on a passé une après-midi 100% progestérone 0% neurones et c'était joyeux. Et ça tombait bien parce qu'hier je n'étais pas spécialement joyeuse.

Je vous tiens très vite au courant pour les prochaines dates d'Amber and the dude, possiblement un soir fin décembre dans un chouette lieu. Et je vous reparle aussi très vite de son collier, fait par une de ses copines qui semble avoir de l'or dans les doigts. En tous cas moi j'aime. Et j'aime aussi Zaz et Ambre.

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Edit: Non, l'appartement n'avait pas été cambriolé ou mis à sac quelques heures auparavant. Merci les moins de 4 ans.