Se souvenir des belles choses

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Vendredi, j’ai accompagné Rose à la maternelle pour la dernière fois.

Dernier grand pas pour éviter la flaque, dernière marche sur le petit muret, dernier « tu me donnes la main » pour traverser devant la pharmacie, dernier bonjour madame à la « dame qui n’a pas de maison, la pauvre », dernier « bonjour Kilian, maman, t’as vu, c’est Kilian, il a sauté une classe, il est en CP, l’année prochaine, quand je serai en CP, Kilian il y sera encore tu crois ? », dernier « ça sent bon maman, oui chérie, ce sont les croissants qui sortent du four », dernier cri strident parce que Bérénice est juste devant, sa main qui lâche alors la mienne, comme un oiseau qui s’envole. Dernier passage devant les entrepôts de Monoprix qui sentent le pipi, « attention, s’il y a un camion », dernière crotte de chien presque devant la grille de l’école (#lesgens), dernier coup d’oeil « à ce qu’on va manger ce midi », dernier bonjour à madame la directrice qui rit une fois l’an (ça doit être un dimanche), dernier regard aux poissons rouges dans l’aquarium, dernières marches en bois qui craquent, derniers parfums de maternelle, ce mélange unique de colle Cléopatra, de craies que l’on écrase, de papiers froissés et de feutres qui crissent. Dernier gilet accroché au porte-manteau sous son prénom orné d’un bonhomme à couettes. Dernier « bonjour Abinesh », dernier cri du coeur, « je suis la première fille, tu as vu Carole, je suis la première fille ! ». Dernier baiser avant d’entrer dans la classe, dernier coup d’oeil en douce, pour la regarder prendre son étiquette et la poser dans la colonne des enfants présents. En lire plus »

Les Phares, de Philippe et Julien Gervais, un projet pour le Grand Paris

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Il était une fois des frères jumeaux, Philippe et Julien. Portés par les mêmes idéaux et animés d’une même passion, l’architecture. Armés tous les deux de leur diplôme, il décident assez rapidement et plutôt naturellement de créer leur propre cabinet, Gervais et Gervais. Je ne sais pas vous mais déjà, là, moi, je trouve que ça débute comme un roman. Si je vous parle d’eux aujourd’hui, c’est parce que Philippe est arrivé dans ma vie il y a quelques années, par la magie de l’amour qui le lie à l’un de mes plus chers. Tout de suite ce fut l’évidence, pour moi en tous cas. Je ne sais pas si le fait d’être moi même mère de jumeaux nous a fait nous comprendre, je ne sais pas si c’est simplement parce que c’était eux, parce que c’était nous, mais voilà, on s’aime. Et quand Philippe et Julien m’ont parlé de leur projet ultra-poétique et un peu fou des Phares, j’ai immédiatement été contaminée par leur enthousiasme. En lire plus »

Même pas vrai

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Et soudain, hier, le barnum médiatique s’est emballé comme il ne s’était plus emballé depuis des mois, peut-être même des années. Info en continu, suivi de berlines aux vitres teintées comme au bon vieux temps d’un certain soir de victoire électorale, motards caméras au poing, montée du suspense minute après minute, qu’allait-il dire à nos deux supers interviewers, Gilles Bouleau et JP – Taisez-vous ! – Elkabach ? Et de bouffer des éléments de langage jusqu’à la nausée…

Nicolas Sarkozy a été « humilié ». 15h de garde à vue, vous trouvez ça normal ? Acharnement ! Instrumentalisation de la justice ! Salauds de syndicalistes ! Cabinet noir chez Hollande ! Vous trouvez ça normal qu’on écoute un ancien chef d’Etat ? Et un AVOCAT ? Avec son BÂTONNIER ? (vous noterez que si jusque là personne ne savait à quoi servait les bâtonniers, nous sommes désormais renseignés: le bâtonnier est un peu comme un curé ou un psy, il recueille les confidences des avocats parfois un peu stressés par certains secrets qu’ils sont obligés de garder bien au chaud. Une personne manifestement intouchable, des échanges plus sacrés que ceux murmurés dans les confessionnaux.) Et la droite de s’étrangler en coeur, découvrant manifestement ces procédures judiciaires et ce dispositif inhumain, LA GARDE A VUE. (VOUS TROUVEZ CA NORMAL ?). En lire plus »

Daho, quelqu’un qui m’ressemble…

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Je blague souvent en prétendant ici que j’ai 29 ans (alors que j’avoue, j’ai presque passé les 31), mais hier soir, j’avais 15 ans. Je veux dire, j’avais VRAIMENT 15 ans (poke Baptiste).

Parce qu’hier, j’avais rendez-vous pour la première fois avec l’une de mes idoles d’adolescence. Un chanteur doux, un chanteur chic, un chanteur qui jamais ne me déçut mais que je n’étais jamais parvenue à voir en vrai. Je me souviens encore de cette frustration, alors qu’en première, j’avais réussi à m’acheter mon billet pour un concert unique à Lyon, j’avais du le revendre pour cause de bulletin désastreux (j’avais découvert cette année là, un peu tardivement, qu’il existait sur terre une espèce étrange et fascinante, le garçon). Une autre fois, ce fut une grossesse difficile, une autre encore, un spectacle sol-out. Une série d’occasions manquées, dont la malédiction est enfin brisée. En lire plus »

De France et d’ailleurs

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J’avoue, hier, avant de célébrer comme il se devait notre anniversaire de mariage, j’ai regardé le match et je suis retombée dans mes travers habituels, regorgeant de mauvaise foi, luttant contre une furieuse envie de gratter des attributs que je n’ai pas, tout en sifflant une bonne vieille kro de derrière les fagots. Il se peut que dans une autre vie j’ai été un supporter allemand.

Bref, j’ai été particulièrement heureuse de cette victoire et je suis officiellement amoureuse de Valbuena et de son air un peu grumpy, de sa course alerte et de sa façon d’animer le jeu (c’est le roi des « solutions » chères à Christian Jeanpierre). Oui, il est un peu petit, mais 1) je suis moi même courte sur pattes et 2) j’éprouve quelque chose qui n’est pas loin du désir pour le nain de Game of Thrones, donc NE CHERCHEZ PAS.

Allez, quelques brèves avant de repartir dans mes douze mille choses à terminer d’ici le 10 juillet. En lire plus »

File la laine…

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Il y a 7 ans, par une journée merveilleusement ensoleillée, nous nous sommes dit oui. Je me souviens des rires, des larmes, de ces mots si beaux de mes enfants, prononcés la gorge nouée et la voix tremblante, d’un rock endiablé avec mon père, de la perfection de ce jardin surveillé durant des mois comme le lait sur le feu par ma mère, de tous ces amis, mes frères et soeur, de cette impression d’être exactement là où je voulais l’être et de cet instant magique, à l’aube, dans ses bras, sur les notes un peu démodées de « Senorita ». C’était il y a sept ans, c’était hier. Il parait qu’aujourd’hui, nous fêtons donc nos noces de laine, j’aime bien l’idée, c’est doux la laine non ?

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Casse-pieds

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Vous en avez assez des soldes ? Tant mieux, ces sandales dont je ressens le besoin impérieux de vous parler ne sont pas soldées. (c’est ma spécialité en vérité, je suis toujours portée vers ce qui n’est pas dégriffé). Mais à leur décharge, elles sont plutôt abordables, 49 euros. Surtout, pour une fille aux pieds littéralement carrés, elles sont miraculeuses (en même temps elles ont un petit côté nonne qui aurait du me mettre sur la voie). A savoir que mes pieds logent sans problème, que le premier jour où je les ai portées je n’ai pas été tentée de demander une amputation du gros doigt de pied ainsi qu’un rabotage de talon. Pas une ampoule, je ne m’en remets pas. Et on VOIT MES ONGLES DÉPASSER.

C’est peut-être un détail pour vous mais pour toute la confrérie des filles au coup de pied large (= je prends une pointure de plus pour ne pas m’évanouir à chaque fois que je les enfile mais je passe pour une cul de jatte des orteils) ça veut dire vraiment beaucoup.

Bref, une fois de plus, la marque Georgia Rose tient ses promesses et s’avère parfaite pour mes pieds problématiques. J’ajoute à ça que le cuir est doux et que même si ce blanc risque à un moment de se salir, je pressens qu’elles vont bien vieillir, à la tropézienne, vous voyez ? (je n’ai jamais pu m’acheter les fameuses sandales de Saint Trop, vous visualisez les crépinettes ? Voilà) (énorme blessure narcissique).

Sandales Caravelle Georgia Rose, 49 euros.

Edit: Je constate qu’il n’y a presque plus de tailles disponibles, la guigne. Pas vraiment de remplaçantes disponibles, si ce n’est que cette paire là me fait carrément de l’oeil (je suis monomaniaque des sandales compensées noires) et que celles-ci sont soldées !

Edit: Et tant qu’on y est à parler chaussures, je me suis à nouveau fait avoir en achetant à l’arrache des nu-pieds chez Monop pour Rose. On sait mon attachement à Monop, mais là je veux quand même pousser un grand cri. Les chaussures pour enfants sont ni plus ni moins de la merde. Ce qui ne m’empêche pas de tomber dans le panneau régulièrement – le côté pratique de la chose, l’été arrive toujours par surprise et près de chez moi aucun magasin de chaussures pour enfants. Or Rose attend comme le graal le jour où elle pourra mettre enfin des sandales. Au premier jour de chaleur, il n’est plus possible d’attendre. Bref, ces sandales achetées à pas très cher mais pas données non plus ont tenu une semaine. La lanière s’est carrément détendue et ma fille a du marcher pied nu une journée entière. Et donc comme chaque année, qu’ai-je fait ? Et bien j’ai finalement opté pour une paire de Birkenstocks (soldées elles aussi), seules chaussures dont on est sûrs qu’elles vont durer tout l’été. Certes plus chères, mais confortables, tenant le pied et ne sentant JAMAIS mauvais. (le liège, toussa toussa).

Voilà, c’était mon quart d’heure pieds. Bon we.

Up and down estival

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Je ne sais pas vous mais à partir du moment où mes enfants sont en grandes vacances, une partie de moi l’est aussi. Je revois ma propre mère laisser les volets fermés et fenêtres ouvertes pour que la maison garde la fraicheur de la nuit. C’est amusant, si je devais mettre des mots sur l’été, ce seraient ceux là, les rais de lumière qui passent au travers de ces vieux volets en bois. Nous partions en général chaque année, en camping la plupart du temps, mais nous restions une grande partie des vacances à la maison, laquelle avait la particularité d’être immense, délabrée et partagée avec le frère de mon père et ses enfants. Je donnerais cher pour revivre un seul instant de ces journées teintées de ce si doux ennui.

Las, si mes ouailles ont mis leurs cahiers au feu et les profs au milieu, je suis vissée à mon canapé jusque fin juillet…

Après cette petite introduction un poil sirupeuse, un up and down ? En lire plus »

Je solde, tu soldes, il ou elle solde…

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Une fois encore – je vais peut-être devenir personal shopper ? – les Galeries Lafayette m’ont demandé dans le cadre du partenariat que nous avons noué de sélectionner ce que j’aimerais acheter pour les soldes dans un monde idéal où l’argent pousserait sous les sabots des poneys. Cette fois-ci, j’ai jeté mon dévolu sur certaines pièces au prix conséquent – je pense aux sacs surtout – parce que je trouve personnellement que les soldes sont surtout faites pour ça, s’offrir quelque chose qui le reste du temps est inabordable. Mais j’ai aussi dégoté quelques petites choses plus accessibles.

Voilà, sinon rien de très surprenant je crois dans mes choix, des rouges qui claquent sur les doigts et la bouche, parce que si l’été on ne met pas du fluo je ne vois pas bien quand on osera, un blush YSL que j’adore personnellement, des robes, imprimées ou unies, parce qu’au bord de la mer on a rien trouvé de mieux – et qu’on dit F… à celles qui nous interdisent de montrer nos genoux ou nous expliquent que les rayures ça grossit – et des sandales, of course, ainsi qu’une paire de gazelles, parce que les gazelles, c’est un peu nous non ?

Bonne journée…

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#1 Robe Armor Lux, 80 euros, 48 euros  – #2 Robe Suncoo 89 euros, 44,50 euros – #3 Robe Galeries Lafayette 24,99 euros, 14,99 euros – #4 Robe Sandro, 165 euros, 82,50 euros  – #5 Robe Molly Bracken, 39,95 euros, 27,97 euros – #6 Robe Agnès B, 195 euros, 117 euros.

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#1 Sac Aridza Bross 299 euros, 119 euros – #2 Cabas Chloé, 445 euros, 267 euros – #3 Sac trotteur Chloé, 365 euros, 219 euros – #4 Cabas Lancaster, 249 euros, 99 euros – #5 Pochette Paul and Joe Sister, 99,90 euros, 49,95 euros – #6 Sac bowling Furla, 260 euros, 156 euros.

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#1 Ballerines Repetto, 190 euros, 152 euros – #2 Sandales Mellow Yellow, 129 euros, 77,40 euros – #3 Sandales Galeries Lafayette, 99 euros, 59,40 euros – #4 Gazelles Adidas, 95 euros, 57 euros – #5 Derbies Mellow Yellow, 139 euros, 83 euros – #6 Spartiates Mellow Yellow, 89 euros, 44,50 euros

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#1 Palette Givenchy 28 euros – #2 CC crème Clinique 29,90 euros – #3 Blush YSL 38,50 euros, 19,25 euros – #4 Fard crème Shiseido 27,90 euros – #5 Lipstick Givenchy 33 euros – #6  Vernis Sinfullcolors 4,90 euros

J’aime #56

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C’est assez systématique, après un si joli voyage, j’ai toutes les peines du monde à reprendre le rythme du quotidien. Les petits déjeuners de compétition me manquent, les blagounettes des copines aussi et surtout, je crois, cette excitation tellement unique provoquée par la perspective de découvrir un nouvel ailleurs. Mais parce qu’il faut bien s’y remettre et qu’il y a, thank God, tant de belles choses dont se souvenir ici aussi, un petit J’aime… En lire plus »