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New-York, mon compte-rendu

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Chose promise, chose due. Je vais tenter de vous proposer un petit compte-rendu de ce séjour à New-York en famille. Mais avant toute chose, quelques précisions d’usage. Je pense qu’il y a autant de façons de voyager que de voyageurs. Ce qui nous semble être idéal ne correspondra peut-être pas à d’autres, sans compter qu’il faut aussi s’adapter au budget dont on dispose. En l’occurrence, nous avions décidé de nous offrir un gros cadeau, ce tour en hélicoptère (on est passés par Manhattan Helicopters), qui à lui seul je pense représente autant que ce que nous avons dépensé durant la semaine. J’ai bien conscience que c’est une petite folie, j’ai d’ailleurs longtemps hésité, à tel point que je n’ai finalement dégainé que sur place, au dernier moment, parce qu’on passait devant l’héliport et que le temps s’y prêtait à merveille. Cette cerise sur le gâteau du séjour était le cadeau d’anniversaire des grands, qui en rêvaient. Je pense que l’on peut tout à fait s’en passer (j’ai cru décéder de peur personnellement, mais j’ai également adoré cette impression unique de toucher du doigt les gratte-ciels) mais si on en a les moyens et que l’on est tenté, alors il ne faut pas s’en priver.

Autre chose, cet « itinéraire » que je vous suggère est fortement lié à l’âge de mes enfants et à la nécessité de contenter chacun, en tenant compte de la diversité de leurs intérêts et aspirations. Autrement dit, on a fait des compromis. Rose par exemple a finalement surtout adoré de pouvoir fabriquer sa propre peluche chez « Build a bear », une boutique plus américaine tu meurs, qui te donne un certificat de naissance à la fin pour ton ours. Elle n’a pas spécialement goûté les visites de l’Empire ou de Top of the rock, mais elle garde un souvenir impérissable du zoo, des hot-dogs et de la statue de la liberté.

Quant aux activités du soir, n’attendez pas grand chose de ce côté là, entre le décalage horaire et la fatigue de la demoiselle après des heures à arpenter la ville, on restait bien sagement dans l’appartement à se manger des bagels ou des sandwichs au peanut butter en regardant des films. Alors bien sûr, nous avons parfois été frustrés de ne pas pouvoir aller boire des cocktails au Standard, mais en toute honnêteté, on n’était pas des foudres de guerre non plus.

Enfin, l’endroit où l’on est logé influe généralement sur les itinéraires. New-York est une ville immense et remonter vingt rues par exemple peut prendre une bonne demi-heure. Le métro est assez bien foutu une fois qu’on en comprend le fonctionnement (ok, on a toujours pas vraiment capté la subtilité des « locals » et des « express ») mais coûte cher, le taxi à cinq peut être assez intéressant du coup mais la circulation est dense (et j’ai fabriqué des vomisseurs, on l’aura compris). Bref, forcément, on a tendance à explorer plus volontiers son quartier. Comme on habitait dans le bas Harlem, on a moins vu le lower east side, que nous connaissions déjà en plus, mais ce qui est cool à New-York c’est que la moindre rue a son intérêt. En une semaine, il est illusoire de vouloir « tout » faire même si pour une fois, nous les flemmards capables de rester des heures en terrasse d’un café à bouquiner alors qu’on est au bout du monde, nous avons tout de même bien dépoté, les enfants en effet avaient vraiment envie de louper le moins de choses possibles.

Allez, c’est parti.

Edit: voici les deux itinéraires que m’ont gracieusement donné Jenny, une lectrice : Topo-New-York et P. (écrit en réalité par son amie Sophie): NEW YORK Itinéraire

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Malte #3 – Mdina et The George hôtel

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Je vous ai un peu laissés en rade finalement, j’en suis bien désolée, mais le retour à Paris sous la flotte m’a quelque peu douchée. J’avais surtout deux papiers très sérieux à écrire dans la foulée de mes vacances et il n’est pas impossible que j’ai laissé une partie de mes neurones quelque part sur la promenade de Saint Julians. Sinon je ne vois pas comment expliquer la difficulté avec laquelle je me suis acquittée de ma tâche. Mais me voilà donc légère (hum) et longuement vêtue, prête à vous montrer mes dernières photos de Malte.

Nos deux derniers jours, nous les avons passés à ne pas faire grand chose et c’était délicieux. On a quand même été visiter Mdina, à dix kilomètres à peine de notre hôtel. Ce qui nous a en réalité pris la journée. Au retour en effet, le churros avait tellement pris la confiance avec tout ce qui est conduite à gauche qu’il lui a semblé superfétatoire d’écouter mes indications de direction. On a du coup mis une heure et demi pour rentrer. Quand on s’est extirpés de la yaris, nous avons convenu d’un commun accord que le mieux à faire était de décider que ce qui se disait dans l’habitacle d’une voiture était considéré comme hors mariage. Genre comme une sorte de zone de non droit, où les règles habituelles de bienséance ne s’appliquent pas et où il est possible par exemple d’évoquer une possible lobotomie de son conjoint sans que cela ne prête à conséquences. What happens in the car, stays in the car (especially when the wheel is on the right). En lire plus »

Une parenthèse enchantée aux Etangs de Corot

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EDIT de 10h27 : Pour celles et ceux qui seraient tentés par l’expérience, en appelant le 01 41 15 37 00, mentionnez l’offre « Pensées by Caro », qui offre -20% sur le tarif de la chambre. Valable dès ce soir, 24 février, jusqu’au 31 mars. (je ne touche rien là dessus, je préfère préciser, c’est juste que j’ai vu dans les commentaires que certaines étaient tentées et j’ai demandé s’il y avait moyen de moyenner).

Le week-end dernier j’ai encore vécu des moments vraiment difficiles. Parfois je me dis qu’à force je vais finir par m’épuiser. Parce que oui, une fois encore j’ai donné de ma personne, embarquant dans ma galère le churros, pour tester non seulement un hôtel mais aussi son restaurant et son spa. IL FAUT BIEN QUE QUELQU’UN S’Y COLLE.

Plus sérieusement, cela faisait des mois que j’avais reçu cette invitation à venir me ressourcer aux Etangs de Corot, l’hôtel spa de Caudalie, situé comme son nom l’indique, au bord de l’un des fameux étangs immortalisés par le peintre Corot. Mais impossible de trouver un week-end sans enfants. Et puis la semaine dernière, donc, une petite fenêtre de tir (et quand je dis de tir…) (non, rien).

Du coup, vendredi soir, après 20 mn de train de banlieue et quelques unes de plus en taxi, nous sommes entrés dans un petit paradis ayant le bon goût donc d’être à proximité de Paris (pour nous en tous cas, c’est sûr que pour les habitants des Pyrénées c’est moins pratique) (mais eux ils ont les Pyrénées). C’est simple, nous sommes restés 24h et nous avons eu la sensation d’y avoir passé une semaine, tant tout est fait pour vous aider à déconnecter. Ce que j’ai préféré (je veux dire, à part le repas étoilé) je crois ce sont les conversations des canards entendues le matin au réveil, notre chambre donnant sur l’étang. Et la ronde des mouettes au ras de l’eau à l’aube. En lire plus »

So long 2014…

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Il est venu le temps de ce billet annuel, dégoulinant de nostalgie et de bons sentiments. Ne le niez pas vous l’attendiez et vous aimez ça, quand je me fais chatte sur un toit brûlant (ouh là).

Plus sérieusement, je vais lever le pied durant les deux semaines qui viennent. J’avais l’illusion de pouvoir totalement m’arrêter de travailler pour quinze jours, mais cela restera du domaine du fantasme, je me suis pris dans la face un gros boulot pas plus tard qu’avant-hier. Peut-être que si je n’avais pas la perspective des quatre (six ?) mois à venir où soudain vont s’additionner le remboursement d’emprunt et le loyer de l’appart que nous allons continuer d’habiter pendant les travaux, j’aurais décliné la proposition. Mais là disons que le principe de réalité m’a rattrapée.

Il n’empêche que je vais quand même un peu m’éloigner de mon ordinateur pour retrouver les miens, traverser la France de haut en bas, de bas en haut et d’est en ouest. Vous me connaissez, j’ai la plus grande difficulté à ne pas poster au moins une fois ou deux pendant mes congés, donc je ne vous dis pas tout de suite bonne année. Je vous avais fait miroiter des listes de livres, chansons, acteurs, préférés et je n’en ai rien fait, mais promis ça viendra. Pour ce billet iconique de fin décembre, je vais plutôt revenir sur les cinq souvenirs les meilleurs de 2014 et peut-être aussi les fails, parce que bien que pétant des papillons en bonne blogueuse que je suis, j’ai aussi eu quelques grands moments de solitude. En lire plus »

Et au milieu coule une rivière

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Si après tout ça je ne suis pas intronisée meilleure ambassadrice de l’île par l’office du tourisme Corse, je rends mon tablier. Il ne faut pas rêver, je ne fais pas tout ça gratuitement. J’aspire à obtenir sinon la nationalité, au moins une sorte de titre émérite. Une petite cabane sur la plage conviendrait également.

Pas de longs discours aujourd’hui, je me remets de mes aventures en catamaran – je déconne en réalité tout s’est passé comme sur des roulettes, peut-être parce que nous avons assez vite décidé, mon fils et notre ami navigateur confirmé que je me contenterais d’aller d’un côté et de l’autre du bateau, au gré des virages de bord. (C’est à dire qu’après deux tentatives ratées de décrochage de foc, j’ai de moi même compris qu’on ne pouvait pas être bonne partout) (j’ai de tas d’exemples de situations dans lesquelles j’excelle). En lire plus »

Salade romaine

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On va continuer je crois dans une série de billets un peu sans queue ni tête, je ne sais pas si c’est ce petit air d’été, ma spasmophilie galopante ou tout simplement mes vapeurs (on me dit que c’est un peu la même chose) mais je n’ai pas beaucoup de suite dans les idées ces derniers jours. Thank god (ou whoever), ça me tombe dessus alors que j’ai bouclé le plus gros de mon boulot pour ce mois-ci. Je n’ose imaginer à quoi auraient ressemblé mes papiers, la tête de ma rédac chef en voyant arriver des brèves ponctuées de photos Instagram…

Huit choses donc. En lire plus »

Hola Cadaques

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On arrive à Cadaquès après une quinzaine de kilomètres qui en paraissent cinquante sur une route sinueuse de montagne dont il est difficile d’imaginer qu’elle mène à la mer. Et puis soudain ce petit port et ses maisons immaculées aux volets bleus s’offre à vous, comme un trésor qu’il faudrait mériter un peu. Je suis un public facile, vous me donnez des terrasses au bord de l’eau et deux ou trois ruelles bordées de bougainvilliers et je suis comblée. Mais là, franchement, ce fut le coup de foudre immédiat, cette sensation rare et précieuse d’avoir trouvé un de ces endroits qu’on n’oubliera jamais. Je ne sais pas s’il est encore trop tôt ou si, avec ses criques de galets, Cadaquès séduit moins que ses comparses de la Costa Brava, mais nous sommes presque seuls dans notre hôtel et rares sont les restos bondés le soir. Il règne du coup une absolue quiétude dans les rues pavées – et sacrément casse-gueule – de ce qui fut le havre de Salvator Dali. Comme si les encore rares touristes se mettaient au diapason de ce paysage parfait que seuls les cris des mouettes viennent troubler. En lire plus »

No but allo, what

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La dernière fois que j’étais allée à Londres, j’avais été terrassée en arrivant à Saint Pancras par une gastro fulgurante d’une exceptionnelle violence qui m’avait clouée au lit la majeure partie du week-end. Sachant que quelques années auparavant c’était une grippe plus qu’aviaire qui m’avait séchée alors que nous passions le nouvel an dans une auberge de jeunesse pas chauffée du côté du British Museum. Autant vous dire que cette fois-ci je marchais sur des oeufs. D’autant que les miasmes semblent avoir décidé de s’éterniser chez nous. Entre Rose et son pieds-mains-bouche qui l’a laissée sur le carreau et le machin qui tousse à s’en décrocher les bronches, c’est la fête du mouchoir et du doliprane.

Mais thank god, la malédiction londonienne semble avoir pris fin, ces presque 48h se sont déroulées sans accroc ou presque et malgré une météo moyennement clémente le moins que l’on puisse dire c’est qu’on en a grave profité.

Il faut dire qu’entre vos conseils et l’attention absolument adorable de Lili Bé, une lectrice et blogueuse qui m’attendait à Saint Pancras avec un guide consacré à la visite de Londres en famille illustré par ses soins, on partait avec quelques atouts dans notre manche.

Bien sûr, on s’est quand même pas mal perdus, multipliant par douze au moins le nombre de kilomètres arpentés pendant le week-end. Et qui dit « on s’est perdus » dit aussi on a failli divorcer plusieurs fois, l’un accusant l’autre, l’une ayant alors peut-être brandi le guide sus-nommé de manière un poil menaçante sous le coup de l’énervement. Suffisamment pour que son tendre époux se drape dans sa dignité d’homme « potentiellement » battu (j’en ai pour dix ans). Mais mis à part ce petit incident de parcours (je suis bonne pour un stage de gestion de la colère), rien à déclarer. Si ce n’est les « No but allo, what », répétés ad nauseam par la chérie, convaincue du même coup d’être totalement bilingue (merci Nabila).

Sans rire, Londres n’est pas une ville évidente à apprivoiser, je crois que c’était la première fois que je parvenais à peu près à me sentir en territoire connu et à me situer géographiquement. Et je crois que du coup je n’avais jamais autant profité de la capitale anglaise. Je ne prétendrai pas avoir de quelconques leçons à donner pour qui souhaite découvrir cette ville tentaculaire et bouillonnante, mais je peux éventuellement vous donner deux trois impressions, qui n’engagent que moi: En lire plus »

Little Marcel: au commencement il y a l’amour

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C’était la troisième fois que je participais à ce week-end organisé par Little Marcel. Deux jours pendant lesquels la marque présente la collection de l’année à venir et fait profiter à quelques joyeux élus – journalistes, blogueurs, mais aussi acheteurs, collaborateurs, etc – de cet environnement tout de même assez merveilleux du Grau du Roi, berceau de la griffe aux rayures multicolores et marcels tout doux. Bien évidemment, deux jours – à peine – c’est court pour se faire une idée précise. Mais lorsque trois années de suite vous êtes accueillie avec la même chaleur, la même simplicité, par une équipe quasiment inchangée, vous commencez à vous dire que c’est donc peut-être vrai, que chez Little Marcel il est question de mode, de business mais aussi du plaisir de bosser ensemble.

Je vous avais raconté comment à l’origine Lynda avait demandé à son mari un matin de lui créer un marcel noir et blanc et facile à laver,  frustrée qu’elle était de ne jamais en trouver des « comme elle aimait ».  Et de fil en aiguille, le succès est arrivé. Little Marcel aujourd’hui compte 70 salariés et des points de vente aux quatre coins du monde.

Cette année j’ai eu envie de vous parler de Lynda, justement, parce qu’il y a quelque chose qui me parle en elle et qui j’en suis sûre vous parlerait aussi.  Elle semble poser un regard assez sain sur la vie, le business, l’amour et la famille, ce qui je crois, dans le milieu du « chiffon » comme elle dit, n’est pas forcément toujours évident. (elle est aussi légèrement agaçante de beauté, je veux dire, le temps est-il vraiment le même pour tout le monde ou certaines personnes ont-elle un deal particulier avec celui qui gère tout ce qui est vieillissement ?)

Bref, voici ses réponses à mes quelques questions posées un verre de rosé à la main, un bout de fougasse dans l’autre (pour moi), (pour elle, un cigarillo). En lire plus »

Guadeloupe, mes dix coups de coeur

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Rentrée hier après une nuit blanche en avion – toujours cette application à rester éveillée en cas de crash – (je préfère être en pleine possession de mes moyens dans l’éventualité d’un bain impromptu au beau milieu de l’Atlantique). Officiellement, je suis ravie d’avoir retrouvé mes enfants et je suis regonflée à bloc pour affronter les nombreux défis qui ne manqueront pas de se présenter à moi dans les semaines qui viennent. En d’autres termes, j’ai la grosse patate.

Officieusement ? Je suis au bout du rouleau et il a fallu rassembler tout ce qui me restait d’instinct maternel pour monter dans l’avion à Point à Pître.

Je ne m’étendrai pas plus, j’ai bien conscience que mes plaintes ne trouvent que peu d’écho parmi mon lectorat pourtant si magnanime. Il n’empêche que j’ai eu bien du mal à être convaincante hier soir lorsqu’il a fallu remotiver les troupes à la perspective de la rentrée. Bizarrement, j’avais une certaine difficulté à croire moi même à cette phrase si chère à tout parent qui se respecte: « si c’était tout le temps les vacances on finirait par s’ennuyer ferme ».

Grosse mytho. En lire plus »

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