High

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"Je n'ose pas te toucher", m'a dit le churros avant-hier quand je l'ai rejoint dans le lit après être revenue des urgences. "Tu peux quand même me caresser le dos, ça me ferait du bien", j'ai répondu.

"Tu as dit que je pouvais te toucher les fesses, c'est ça ?", il a essayé.

Je me demande ce qui pourrait, un jour, lui sembler assez grave pour ne pas tenter sa chance.

Inutile de préciser qu'il se l'est mise gentiment derrière l'oreille et qu'il ne devrait pas avoir de fenêtre de tir avant deux ou trois ans.

Le lendemain, quand je me suis réveillée, j'ai d'abord cru que j'avais rêvé cette histoire de sacrum explosé. Mais l'enclume me servant désormais de postérieur s'est assez vite rappelée à mon bon souvenir. Ensuite j'ai vu arriver les enfants les uns après les autres me demander des nouvelles de mes fesses. J'ai trouvé ça mignon. Un peu moins quand le machin m'a demandé très sérieusement si j'allais mettre la radio de mon sacrum sur mon blog (j'ai créé un monstre).

Cette considération n'était qu'un avant goût des gentils messages ponctués de blagues dont les auteurs étaient sûrement persuadés être les seuls à y avoir pensé. (alors que non).

C'est le souci quand tu te casses le cul. Tes amis sont vraiment désolés pour toi, mais tu sens quand même que le sourire n'est pas loin quand ils te font part de leur compassion.

Mais ces manifestations de sympathie un peu vacharde n'étaient rien, comparées à la nuée de pré-ados qui se sont rués sur moi avec les meilleures intentions du monde quand à 18h je me suis trainée écouter la chorale du collège. Manifestement, mon séant avait mobilisé les conversations durant la récré. Ou bien les copains de mes enfants lisent mon blog et là c'est un peu plus emmerdant (et ça n'est pas une façon de parler).

A part ça, je tiens à vous rassurer, hier je n'ai pas souffert. Pour la simple et bonne raison que j'ai été défoncée une bonne partie de la journée. Un trip d'enfer grâce à l'anti-douleur prescrit par le chaud bouillant docteur Torres. Ah c'est sûr, je ne sentais plus mon sacrum. Mais pas plus que le reste de mon corps. (en même temps c'est normal, tout ça c'est grâce aux licornes qui m'avaient préparé un lit tout douillet. Qu'est-ce qu'on a ri avec les bébés poneys, aussi).

Je ne voudrais pas faire l'apologie de la drogue mais malgré tout, je me demande si ça n'est pas la solution à tous nos problèmes. Le souci c'est quand l'effet s'estompe. Et qu'en même temps que la douleur physique se réveillent les angoisses liées au fait que non, pendant que je dormais bouche ouverte, la tête sur mon clavier, personne n'avait eu la bonne idée d'écrire mes papiers pour moi (sympa les licornes, mais quand il s'agit de rendre service à une amie y'a plus personne)

Bref, pour la survie de ma petite entreprise, j'ai pris la décision d'affronter la douleur et de me désintoxiquer immédiatement du tramadol, dont j'ai eu en plus comme à l'accoutumée l'intégralité des effets secondaires. Probablement parce que j'en avais potassé la liste (de la même façon que je lis scrupuleusement les consignes en cas de crash de l'avion, je me fais toute la notice de chacun des médicaments que j'avale) (mon kiff c'est de les lire aux toilettes) (mais là en l'occurence j'ai tout bonnement décidé de remettre mon caca au mois prochain). Ceci étant dit je n'ai pas inventé les fourmillements dans toutes mes extrémités ni cette étrange impression que mon appartement était monté sur pilotis. Du coup imaginez mon angoisse quand j'ai lu que cet anti-douleur pouvait provoquer une accoutumance chez certains sujets. Etant par nature addictive à tout ce qui me permet d'édulcorer la réalité (parce que soyons clair, la réalité est une sacrée connasse), je préfère ne pas prendre de risques.

Voilà, merci en tous cas pour tous vos messages hier qui m'ont touchée. Et je ne vous en veux même pas d'avoir ricané. (une partie de moi s'est elle même bien gondolée pendant cette journée de merde).

Edit: j'aime bien cette photo prise par Paingout, en Islande, parce que je me souviens qu'à ce moment là j'étais assez high aussi (l'ivresse des grandes étendues vierges). (et puis c'était ça ou ma radio et je crois que je l'aurais regretté)

 

Broken

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Donc hier je chantais les louanges de la neige.

C’est du passé.

Je conchie la neige et hélas ce n’est qu’une façon de parler (vous comprendrez en fin de billet la blagounette).

Pourquoi ce revirement soudain ? Parce que dans le combat totalement inégal qui s’est livré hier matin entre mon fondement et l’escalier enneigé qui mène à mon appartement, le score a été sans appel:

L’escalier: 1 – mon cul: 0 En lire plus »

Let it snow

Chatelet neige

Vendredi soir, alors que nous revenions avec les twins du théâtre de la Gare, nous sommes passés devant Beaubourg. Il y régnait ce drôle de silence si caractéristique des paysages enneigés. Ça et là, les uns lançaient des boules de neige, pendant que d'autres s'embrassaient sous les flocons. Comme si par la grâce de ce manteau blanc, la capitale avait sonné l'heure de la trève. Une échappée belle le temps d'une nuit pas comme les autres, l'oubli pour un temps, un temps seulement, du monde qui ne tourne pas rond, de la crise qui explose, du bruit des balles à Bamako. Peut-être l'ai-je rêvé, peut-être, sûrement, ai-je voulu voir cela parce que ces derniers jours j'ai l'effrayante sensation que tout s'accélère et nous échappe.

Le lendemain matin, alors que je rentrais du supermarché, il y avait devant chez moi un adolescent hilare, qui glissait, tombait, reglissait. "Il n'avait jamais vu la neige, le neveu, il est arrivé de Tunisie l'année dernière, il n'avait jamais vu la neige !", riait sa tante tout en le filmant.

J'ai ri aussi et puis je crois que j'ai aussi un peu pleuré.

Neige balcon

Voilà, à part ça, pour poursuivre dans ce cheezy mood, je voulais vous donner des nouvelles de Vanina. Vous avez été plusieurs à m'en demander et j'attendais d'avoir des choses tangibles à vous dire. Sachez que depuis la mobilisation de beaucoup d'entre vous, Vanina a vu la chance tourner. Elle et ses filles habitent temporairement dans l'appartement d'une lectrice que je laisserai se dévoiler dans les commentaires si elle le souhaite mais à qui je voue une éperdue reconnaissance. 

Grâce à vos dons, elle a pu par ailleurs offrir un vrai Noël à ses filles. Et une autre lectrice, dont je ne donnerai pas non plus le nom sans savoir si elle le souhaite, a permis à Vanina de trouver un boulot qui correspond, cerise sur le gâteau, à ses compétences. Ce qui devrait lui permettre à terme d'avoir un logement pérenne.

Vanina n'oubliera jamais je crois la façon dont vous l'avez entourée en ce mois de décembre 2012. En son nom, je vous remercie.

Voilà, à part ça je repars pour une semaine de dingue, avec un savant mélange de boulots vraiment cools à faire – dont un dont j'espère pouvoir vite vous parler tant je suis heureuse – et d'autres vraiment casse burnes. La vie quoi.

Bonne journée

Edit: Une pensée très forte pour une petite fille qui se bat depuis quelques jours dans sa chambre d'hopital. Je ne la connais pas personnellement mais ses parents sont des amis proches d'amis chers à mon coeur et vous savez ce qu'on dit, les amis de mes amis, etc. May the force be with you, little M…

 

 

La maitresse en maillot de bain

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Ce soir j'emmène mes grands voir "La maitresse en maillot de bain". Avec Ludivine de Chastenet, notamment. J'ai déjà vu la pièce avant les vacances de Noël et j'ai comme qui dirait couiné de rire tout le long, à tel point qu'il se pourrait que j'aie loupé quelques bonnes répliques. C'est à dire que je crois que mes gloussements couvraient les voix des acteurs. Il se peut même que les gens devant ma copine Laetitia et moi aient eu envie de nous étouffer.

Franchement, si vous avez envie de passer un moment léger, n'hésitez pas. Tous les acteurs sont drôles, même si je n'ai pas une once d'objectivité en la matière et que par conséquent je décerne mon Molière à Ludivine, qui se trouve être une copine. Je vous avais déjà parlé d'elle ici il y a déjà deux ans, alors que je la connaissais peu. De l'eau a coulé sous les ponts (mais pas tant que ça, à partir de vingt-huit ans, c'est l'inverse des chats, un an ne compte finalement que pour trois mois) mais je suis toujours en mode fan. Elle réciterait l'annuaire que je pleurerais de rire, c'est comme ça, elle a le truc, le clown inside qui ne demande qu'à sortir sur commande. Je remercie le ciel de ne pas l'avoir connue, genre, à l'école, parce que j'aurais été collée tous les mercredis pour fous rires incontrôlés. Gamine – mais encore aujourd'hui – j'ai toujours été celle qui se faisait chopper à ricaner des conneries de plus drôle que moi. Et comme par hasard, j'avais un pif de professionnelle pour justement repérer le ou la plus drôle que moi et me coller à lui ou elle comme une moule à son rocher. Cela m'a causé pas mal de problèmes mais pas un seul qui n'en ait valu la chandelle. On ne devrait de toutes façons jamais regretter un fou-rire.

Bref, la maitresse en maillot de bain ne se raconte pas trop, en gros il s'agit de trois enseignants de maternelle qui se voient assigner une psy censée écouter leurs angoisses au sujet de l'insécurité dans les écoles. Sauf qu'en maternelle, à priori, les profs ne sont encore pas trop menacés, mis à part peut-être par un pipi intempestif…

Voilà, à part ça je profite honteusement de la tribune qui m'est offerte par ici (et par moi même en même temps) pour vous demander si par hasard parmi vous ou vos proches il n'y aurait pas quelqu'un ou quelqu'une de 60 ans ou plus, voyant un psy. Je prépare un papier sur ce sujet, à savoir "consulter un psy après 60 ans". Ça n'a peut-être pas l'air comme ça mais c'est passionnant. Mais pas évident de trouver des personnes acceptant de parler de ça, ne serait-ce que parce qu'en réalité beaucoup considèrent qu'aller voir un psy à cet âge peut-être inutile ou effrayant.

Bref, si jamais, vous savez où me trouver (cfrancfr(at)yahoo.fr).

Bon week-end

Tu as fait quelque chose ?

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Hier dans les commentaires on m'a demandé – outre la possibilité de supprimer la pub mais je ne vais pas revenir là-dessus aujourd'hui, tout a été dit je crois – si j'avais "fait quelque chose" parce que j'étais je ne sais plus quel adjectif mais en gros, plutôt pas trop mal.

Le genre de question que tu ne sais pas tellement si c'est un compliment. Voire que tu te demandes si tu l'as bien comprise parce que tout de même, est-ce qu'on est bien en train de te demander ce que tu crois qu'on vient de te demander ?

Est-ce que c'est cool d'avoir l'air d'avoir fait un truc et du coup de ne plus avoir la fucking sale tête d'avant les vacances ? Est-ce que si j'avais "fait quelque chose" je viendrais en parler ici ? Vous me faites vraiment réfléchir, bande de petit chatons.

Bon, la réponse c'est que je n'ai rien fait, non. Je ne dis pas que je n'y ai pas pensé très fort ces derniers temps, surtout depuis que j'ai croisé une amie qui elle a justement "fait" quelque chose au niveau de ses sillons naso-géniens. Et que je n'aurais jamais su le dire mais qu'en revanche je me suis dit toute la soirée que bon sang, comment elle faisait pour rester aussi jolie ?

J'y ai pensé, donc, d'autant que chez moi les sillons naso-trucs ainsi que la ride du lion m'ont été livrés avec générosité par mère nature, qui dans sa grande mansuétude a d'ailleurs programmé ces mignonneries pour qu'elles apparaissent dès la fin de l'adolescence. Je défie quiconque s'être entendue dire à l'âge de 21 ans par un chauffeur de taxi délicat que "dites donc ma petite dame, il va peut-être falloir songer à en faire des enfants, parce que passé 35 ans c'est plus compliqué".

Merci qui ? Merci les sillons.

J'y ai pensé, donc, (ceci n'est pas une énième répétition mais un effet de style), mais je ne suis pour l'instant pas passée à l'acte et ce pour plusieurs raisons: 1) dans ma to do list il y a tout une quantité de choses à faire un peu plus urgentes, au nombre desquelles faire ma mammo des 28 ans dont j'ai perdu il y a deux ans l'ordonnance, passer un petit coup de fil de courtoisie à ma gynéco, vérifier mon cholesterol et aussi payer l'orthodentiste (ce qui devrait repousser aux calendes grecques nos projets de vacances hivernales). 2) j'ai quand même un peu peur d'être ratée (en réalité c'est à mettre en 1) parce que bien sûr que ce ne serait pas logique d'aller d'abord faire combler ses sillons plutôt que de vérifier que tout se passe bien au niveau de ce qui est cancer du sein. Sauf que si le monde marchait ainsi je ne serais pas en train d'écrire ce billet sans queue ni tête alors que j'ai trois deadlines d'ici la fin de semaine et que je suis loin d'avoir terminé mes papiers. 3) j'ai en fait très peur d'être ratée et de me retrouver les sourcils au plafond et l'air constamment étonné de cette pauvre Nathalie Baye après l'injection de trop.

Voilà, en réalité je n'avais pas du tout l'intention de vous parler de ça, ce que je voulais vous faire remarquer c'est que non je n'ai rien fait si ce n'est changer de lunettes. Et que je ne vous félicite pas parce que personne ne l'a vraiment noté (pas même mon mec au départ). Ce qui est savoureux quand on pense que j'ai probablement permis avec à mon opticien de creuser enfin le trou de sa piscine à Marbella. Sans blague, elles sont assez proches des précédentes mais je ne sais pas, peut-être qu'elles sont un peu plus légères ou gaies, en tous cas pour une fois je me supporte presque sur ces photos prises à la volée par Zaz chez mister Kenzo.

Tombée au fond de la piscine…

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Alors pour commencer, ce matin dès potron minet nous avons le churros et moi tiré la gagnante (d'habitude on est plus portés sur la sieste mais on s'adapte aux aléas professionnels). Il s'agit de Lunabella, qui remporte donc une chemise noire très rock qui j'en suis sûre rendra son compagnon chaud comme une baraque à frites.

Merci pour votre participation, j'ai reçu près de 350 mails – et suis donc désormais perdue pour tous les contacts ayant eu la drôle d'idée de tenter de me joindre hier – et autant de belles idées d'associations de couleurs. Je ne vous dis pas à quel point ma création fofolle (coquille d'oeuf et bleu marine, vive les punks) me parait soudain assez réactionnaire.

A part ça, hier j'étais invitée avec Zaz par un ami – qui n'a rien à voir ni de près ni de loin avec la bloguerie – à une soirée qui se déroulait dans l'ancienne maison de Kenzo. Un lieu hallucinant comme il en existe quelques uns à Paris et auquel mes photos ne rendent absolument pas justice. Il faut imaginer une baraque de 1000 mètres carrés cachée au fond d'une cour à deux pas du boulevard Richard Lenoir. Les murs sont en bois et à l'intérieur, on n'est plus en France mais à Tokyo. Piscine intérieure, jardins japonais, salle traditionnelle avec table basse pour manger les sushis, cheminées dans les salons gigantesques, lit grand comme deux fois ma cuisine qui pourrait accueillir DSK et ses copines sans que personne ne se gêne, etc. Je n'avais jamais rien vu de semblable. Vendue avec tous ses meubles ainsi que quelques croutes de Bacon ou Cocteau au mur à des particuliers, la maison est habitée – si si – et louée pour des événements. Elle semble néanmoins être restée en l'état depuis le départ de l'artiste et si elle m'a tant touchée c'est parce qu'il n'y a rien de surfait, les murs sont craquelés par endroits, les vitres pas forcément impeccables et le parquet un peu usé. J'aime les choses imparfaites et un peu usées, on se demande pourquoi.

Avec Zaz on était un peu là comme des petites souris, mais ça ne nous a pas empêchées de goûter au planteur et autres accras. Et de presque tomber dans la piscine une fois minuit passé.

J'aime bien, parfois, avoir accès sur un malentendu à des lieux dont la lourde porte se referme ensuite derrière moi sans possibilité de retour.

Merci Christophe…

Bonne journée

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Mood by me ou l’avènement de la chemise parfaite

2013-01-15

EDIT DE 10H59: LISEZ L'EDIT EN FIN DE BILLET SI VOUS PARTICIPEZ AU CONCOURS !

 

La chemise. Attention, énorme dossier.

Je veux dire, la chemise, objet de fantasme, allure garçonne, chic en toute circonstance.

Sur le papier.

Sur moi, merci mère nature la tepu, la chemise c'est avant tout un bouton qui s'ouvre sur mes seins dès que je suis assise. Voire même debout, genre, j'ai baillé, pof, bonjour vous.

C'est aussi un autre problème, merci bis madame nature – trainée – à savoir le dernier bouton. Celui que si tu le fermes, on voit que ta chemise te serre aux fesses. Mais que si tu le laisses ouvert en réalité c'est pire parce que ça fait donc que ta chemise tu n'arrives pas à la fermer. Un peu comme le perfecto ou la parka que tu "préfères laisser comme ça" (ET NON IL NE FAIT PAS SI FROID) (traduction: mon cul est gros mais by the way, il t'emmerde).

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Je passe rapidement sur le dernier gros cas de conscience que provoque en général la chemise: "dedans ou dessus le pantalon ?". Parce qu'on sait bien que la plupart du temps, comme justement on n'a pas pu fermer le bouton du bas, mettre la chemise à l'intérieur relève de la mission impossible, à moins d'avoir envie, en plus d'ouvrir le bar à nichons, de faire prendre l'air à son nombril.

Vous l'aurez compris, j'y ai beaucoup réfléchi. Et souffert, aussi.

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(on parle des manches toujours trop longues quand on a comme moi les bras de Dédé Manoukian ?)

J'ai hésité des dizaines de fois à me commander l'une des fameuses "Equipment", les chemises en soie les plus chères du monde, qu'avec une seule tu rembourses la dette grecque. Mais la raison l'a emportée. Claquer plus de 400 euros dans un modèle qui n'empêchera absolument pas mes seins de s'exprimer librement, non.

Et puis j'ai découvert Mood by me, ce site où on customise ses vêtements. A savoir qu'on a un modèle de base et puis ensuite on peut y rajouter de tas de petits détails, intervenir sur les couleurs, les matières, les formes. Moi ce que j'y ai vu, j'avoue, ce n'est pas vraiment la possibilité d'y exprimer mon moi profond, parce qu'en gros mon moi profond est aussi créatif que Jean-Marc Ayrault est expressif. Vous remarquerez d'ailleurs le côté totalement foufou de mon modèle. Je crois qu'on peut saluer cette mise en danger par d'énormes applaudissements.

Non, moi j'y ai surtout vu la possibilité de commander une chemise vraiment adaptée à ma morphologie. Si vous voyez ce que je veux dire. (95 C). Parce que oui, sur ce site on ne se contente pas d'indiquer sa taille (40 pour moi) mais on donne aussi son tour de poitrine et SA HAUTEUR. Ce qui a manifestement résolu le souci du dernier bouton, qui ne se place plus à l'endroit où mes hanches sont les plus larges. Et qui évite aussi d'avoir une liquette quand on fait moins d'1m70. (va rentrer un mètre de tissu dans un slim, hein).

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Bref, j'ai enfin ma chemise – en soie, madame – et je la kiffe, même si les esprits chagrins ne manqueront pas de me faire remarquer qu'elle est déjà un peu froissée. C'est de la soie, c'est comme ça et en se forçant on peut trouver ça sexy.

Et vous savez quoi ? L'une d'entre vous peut gagner la même – enfin la même mais pour elle, avec sa propre personnalisation qui ne pourra être que plus intrépide que la mienne, mais aussi ses propres mensurations, don't panic. Pour cela, il va falloir être un peu plus attentif qu'à l'ordinaire, parce que c'est un poil compliqué (j'ai mis deux semaines à comprendre exactement le principe du concours mais en même temps je n'ai pas fait des études juridiques).

Première étape: vous allez sur mood by me . Vous pouvez créer un compte mais ça n'est pas obligatoire.

Deuxième étape, vous choisissez de personnaliser une chemise en soie, peu importe le modèle, avec ou sans col/poches/manchettes, etc.

Troisième étape, une fois le modèle terminé, vous cliquez sur la petite enveloppe mail en bas à gauche. Et là vous me l'envoyez à moi: cfrancfr(at)yahoo.fr

Attention, dans le corps du mail, il faut qu'il y ait à un moment ou à un autre la mention "mood by me" (j'ai filtré les mails pour qu'ils aillent dans un dossier spécial).

Demain, le churros et moi tirerons la gagnante (on a décidé de pimenter un peu notre vie sexuelle) (seize ans, quoi).

Allez, une petite dernière pour la route parce que j'aime beaucoup cette pose très "Là bas !" (manu manu reva…)

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(quand je pense que j'ai expliqué à la jeune femme qui coordonne ce concours que j'avais un peu trainé parce que je voulais faire de "belles photos quali") (pardon)

EDIT: DANS VOTRE MAIL METTEZ VOTRE ADRESSE MAIL À VOUS ! PARCE QUE SINON JE N'AI AUCUN MOYEN DE VOUS RETROUVER, LE MAIL M'ARRIVE AVEC L'ADRESSE DE MOOD BY ME !

Ce sera toujours de mon âge… ou presque

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Il n'y a pas si longtemps j'avais écrit un billet dans lequel j'affirmais de manière assez péremptoire qu'en quelque sorte, "tout serait toujours de mon âge".

Ok, je me dois de rectifier.

Certaines choses ne sont plus de mon âge.

Comme de décider après une soirée déjà bien arrosée de "continuer" encore un peu, "ailleurs". Très mauvaise idée dans l'absolu, ceci étant dit. Ce fantasme de la "poursuite de la fête" quand les bars sont fermés se conclut toujours sur une lose d'enfer, ponctuée de vigiles désagréables qui te font passer l'examen le plus humiliant qui soit, à savoir celui de l'entrée en boite. Dans l'absolu, donc, bad idea. Mais à 28 ans et des poussières, très très bad idea. De celles qui te font te retrouver dans la cale d'un bateau branché entourée de gamins dont les plus âgés ont réellement 28 ans (sans les poussières), les pupilles complètement dilatées par un abus de mdma et se secouant hystériquement au son d'une techno que même à 28 ans (au sens légal du terme) je n'ai jamais pu souffrir.

Bref, quand j'ai enfin regagné mon lit sur les coups de 6h du matin il m'a semblé que la dernière fois que j'avais ressenti plus de soulagement c'était probablement quand ce connard d'anesthésiste avait enfin daigné me faire la péridurale après 6h d'agonie.

Plus sérieusement, je ne sais pas s'il existe à Paris des endroits où il est possible d'aller danser quand on est né dans les années 70 (je préfère l'écrire comme ça en réalité, ça fait moins mal), sans se sentir aussi vieille que Claude Sarraute ? Hormis les thés dansants de la Coupole, je veux dire.

Quoi qu'il en soit, on ne m'y reprendra pas. 1) en réalité dans une péniche, même quand celle-ci est amarée, ça bouge. 2) même dans le noir, les gens te regardent avec une sorte de commisération parce que ça se VOIT. (que toi tu as regardé Santa-Barbara lors de sa première diffusion sur TF1 par exemple). 3) J'ai vécu hier plus humiliant que d'être refoulée à l'entrée d'une boîte: s'entendre dire que non, ton sac à toi, pas plus que celui de tes copains qui t'accompagnent, n'ont besoin d'être fouillés, parce que ce sont surtout "les petits jeunes dont on se méfie". "MAIS MÉFIEZ VOUS DE MOI, PITIÉ", j'ai eu envie de crier.

Bref, samedi soir c'étaient les 29 ans de Zaz (la pauvre, j'ai pas hâte, personnellement) et à part ça ce fut une soirée comme je les adore, avec de belles personnes, des bulles et des chansons qui font danser.

Pour information, nous avions privatisé une partie de l'Âge d'or, le seul endroit qui "bouge" dans notre quartier. Un super compromis quand on n'a pas un appart assez grand pour recevoir 30 personnes (=99% des parisiens). L'endroit est hyper chaleureux, on peut mettre sa musique super fort et on nous sert à manger et à boire. Pour un coût par tête de pipe qui ne revient pas plus cher qu'un bon restau. Et surtout la liberté de jouer les DJ comme on l'entend et donc, en ce qui me concerne, de foutre le FEU avec "pour un flirt avec toi". Ben si. (quand je serai vraiment grande je ferai DJ). (j'ai des photos qui prouvent ma sobriété dans l'exercice de ce métier mais elles ont été prises avec l'appareil du frère ou du père de Zaz – ce qui va m'obliger à porter une cagoule désormais lorsque je recroiserai le propriétaire de l'appareil – et du coup je ne peux HÉLAS pas vous les montrer).

Seul regret, que ça ferme à 2h et qu'on soit alors encore tellement dans le mood de la night qu'on ait cette idée saugrenue de partir en quête d'un impossible Macumba qui passerait de la vraie musique (dans cette dernière phrase s'est glissée la preuve qu'hélas je n'ai plus 28 ans).

Edit: rien à voir mais j'ai écrit un nouvel article dans l'Express Style. Sujet: "comment se protéger d'un manipulateur". Je remercie au passage les personnes qui ont répondu à mon appel sur Facebook et m'ont envoyé leurs témoignages. Je précise que ce papier est à lire après un autre écrit par une consoeur, qui explique ce qu'est un "pervers narcissique". Et que bien sûr, les manipulateurs ne sont pas si fréquents, qu'il ne faut pas tomber dans la paranoia. Mais quand on est confrontés à ce genre de personnes, peut-être peut-il être utile d'avoir quelques clés… Je voulais aussi remercier ceux et celles d'entre vous qui avez la gentillesse de "liker" mes articles, ça me touche beaucoup.

J’aime #29

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En marchant dans les rues de Tours au petit matin, j’ai croisé une dame un peu âgée qui portait ce parfum. Celui de ma prof de français de 6ème. J’en étais je crois un peu amoureuse, en tout cas ça y ressemblait. Je voulais tout savoir d’elle, je trouvais qu’elle ressemblait à Lady Di. Et puis il y avait ce parfum, donc, que je n’ai jamais réussi à identifier mais que parfois encore je reconnais et alors tout me revient, l’atmosphère de cette classe, l’excitation de la 6ème, la joie de découvrir cette matière, le français, que j’ai aimée toute ma scolarité, l’amour des rédactions et des dictées, les compliments de Mlle R. J’ai lu récemment que pour les personnes souffrant d’amnésie, la thérapie par les odeurs est l’une des plus efficaces. Je veux bien le croire tant certaines effluves me transportent et me mettent dans un état second. L’été de ma cinquième, mes émois se sont dirigés cette fois-ci vers le professeur de poney – on n’est pas obligé de ricaner – de ce petit centre équestre où j’avais passé une semaine avec ma soeur et ma regrettée cousine. Il mettait, lui, du Printil. Je ne suis pas sûre que ce déo bon marché existe encore mais des années durant j’aurais pu sauter sur le premier homme exhalant cette odeur. En tous cas à 12 ans j’étais un peu bi-sexuelle. Mais ça n’est pas le sujet. En lire plus »

Billet sans soldes

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Donc
hier j’étais à Tours, l’occasion d’apprendre LA blague du coin,
« t’habites à combien de kilomètres de Tours ? ». Confession: quand on me
l’a faite la première fois j’ai ri parce qu’il me semblait l’avoir
comprise (kilomètres, tours, tours de kilomètres, hin hin hin). En fait,
non. C’est seulement hier en marchant dans cette charmante cité que
j’ai saisi l’essence de la plaisanterie. Pas mal, j’avoue.

A
part ça, j’ai bien aimé Tours, même si je l’ai arpentée au pas de
course, d’un site universitaire à l’autre. Mais une fois de plus,
l’atmosphère si particulière des bords de Loire m’a donné l’envie de m’y
promener. Les ruelles du vieux quartier saint Martin (je crois ?) sont
adorables et d’une manière générale, on se sent aux frontières de
l’ouest, avec ces constructions qui n’excèdent pas deux ou trois étages,
comme à Bordeaux ou La Rochelle. (Je suis un peu géographe).

J’ai
tout de même trouvé le moyen, à une demi-heure de reprendre mon train,
d’entrer dans le Printemps pour patienter. Forcément le Printemps de
Tours pour les soldes c’est un peu plus friendly que celui des grands
boulevards parisiens. Pof, craquage sur trois mignonneries American
vintage. Sans essayer bien sûr, pourquoi faire ? (c’est pas comme si je
pouvais échanger ailleurs qu’au Printemps de Tours, filialisé,
figurez-vous).

Résultat
des courses, le premier haut est un peu juste, je ne le mettrai pas. Le
second est parfait mais la caissière a oublié un antivol et en essayant
de l’arracher j’ai commencé à déchirer l’étoffe (prosternation devant
la qualité American vintage). Il me reste la robe pull/tee-shirt qui
fera l’affaire pour une chemise de nuit. Je n’avais en effet pas bien
regardé, elle a une sorte d’ouverture un peu sexy sur le devant, qui sur
une femme sans poitrine laisse deviner la naissance des seins sans
envoyer de messages obscènes. Sur moi, ça donne l’impression qu’il est
écrit « tu la veux ta branlette espagnole ? ».

En somme j’ai bien fait d’entrer dans le Printemps de Tours.

En
revanche merci à celle qui m’a conseillé dans les commentaires de ne
pas louper La briocherie à côté de la gare. J’ai cru m’évanouir de
plaisir tant la petite boutique sentait bon. Et alors quand la vendeuse
m’a annoncé le prix de la brioche pour cinq que j’avais choisie, j’ai
comme qui dirait vraiment failli rendre l’âme.

2,90 euros.

C’est à dire qu’à Paris c’est parfois le prix d’un pain au chocolat.

Bref,
je vais peut-être m’installer à Tours, moi. Comme ça en plus je pourrai
changer mes supers achats de solde. Et me nourrir de brioches. Deux
motivations qui en valent bien d’autres non ?

Edit:
j’ai donc bien compris que les sélections, bof. Okay, okay, okay ! Bon,
Cela ne signifie pas que je vais laisser se perdre à jamais cette
nouvelle compétence en moodbord difficilement acquise. Peut-être que
parfois j’en bricolerai un, pour le plaisir. Mais j’ai entendu que ce
n’était pas ça que vous veniez chercher ici. Parfois je me dis que vous
me surestimez, je suis aussi une fille futile, tu sais.

Edit2:
Ce mois de janvier est pire encore que celui de décembre en terme de
charge de travail. Jamais l’expression « avoir trop de fers au feu »
n’aura été si parlante. Pardonnez-moi donc si je ne suis pas super
présente ici ces prochains jours, mais comme il est désormais acquis que
je ne vivrai pas de l’affiliation, je suis bonne pour débiter des
articles au kilomètre. (on la sent la boucle qui se boucle, bite,
kilomètres, tours ?)