Travailler, oui, mais avec modération. Non ?

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Il y a quelques jours je déjeunais avec deux charmantes jeunes femmes et nous devisions de la difficulté parfois de concilier vie professionnelle et maternité. Un sujet qui revient souvent sur la table pour peu qu'on soit entre mamans qui bossent (ça et l'orgasme vaginal mais là il était trop tôt). Mes deux comparses étant un poil plus jeunes que moi – trois fois rien – et de surcroit en poste, elles avaient nécessairement plus de raisons de s'en faire que moi aujourd'hui. Le fait d'être à la maison le plus clair de mon temps et d'avoir désormais des enfants plus grands – même si Rose n'a que quatre ans ce qui fait d'elle encore un nouveau né bien entendu – rend cette quadrature du cercle bien moins problématique qu'elle ne le fut pour moi des années durant.

Est-ce la vieillesse qui me fit parler ? (je vais bientôt avoir 29 ans je vous le rappelle). Je ne sais pas mais je me suis entendue prévenir avec gravité mes consoeurs déjà bien stressées de ne pas arriver à s'en aller avant parfois 19h30, qu'elles devraient faire attention. "Le temps perdu ne se rattrape plus", ai-je glissé, en profitant pour leur coller vite fait bien fait une petite citation de la grande Barbara (le boulet. Mais comment serai-je à 40 ans ? j'ai intérêt à faire gaffe).

Et d'enfoncer le clou en racontant combien personnellement j'avais eu la sensation de rater des moments fondateurs, surtout avec Rose d'ailleurs. J'ai eu en effet la chance avec mes grands de bénéficier d'un congé de maternité d'éléphante et de travailler à l'époque dans une structure semi-publique où chaque minute supplémentaire était décomptée. Je me souviens des stratagèmes pour pointer à 18h00, du manteau enfilé lentement à 17h50, du pas de cardinal grabataire jusqu'à la pointeuse, et de l'allure vive avec laquelle une fois la carte entrée dans la machine, nous filions vers le RER.

Mes twins, donc, je les ai vus grandir, tout au moins les trois premières années de leur vie. J'arrivais à 18h30 à la maison au plus tard, quand ça n'était pas avant, ce qui me laissait le temps de profiter d'eux avant de les coucher (ok, en vrai je comptais souvent les minutes là aussi pour les coller au lit, les jumeaux, toussa toussa). Mais sur le papier, si je voulais, je pouvais jouer aux barbies et faire des puzzles.

Pour Rose, ça n'a pas été la même chanson. Les deux années qui ont suivi sa naissance ont été particulièrement difficiles au boulot. Non seulement il me fallait refaire mes preuves après mon congé mais en plus l'agence dans laquelle je bossais vivait elle même une certaine mue, impliquant un rythme plus intense, des permanences le soir et souvent, même, du travail à emporter à la maison. Durant cette période, il n'était pas rare que je ne voie carrément pas Rose durant deux jours. Je partais alors qu'elle dormait et rentrait après qu'elle se soit couchée. Bon, ce que j'écris n'est pas tout à fait exact, en réalité je la voyais… la nuit, puisque la douce enfant avait manifestement compris que c'était le seul moment où j'étais disponible. Disponible mais pas vraiment disposée, hélas.

Je n'ai pas quitté mon boulot pour cette raison, mais ce fut l'une des croix dans la case des + quand j'ai pris ma décision. Et j'avoue savourer tous les jours le fait d'être avec les enfants le soir, d'avoir le temps d'écouter les histoires des grands, de les regarder, profiter de leur présence. Ils m'exaspèrent, me cassent les couilles, je leur répète toutes les cinq minutes que j'ai l'air d'être là alors qu'en fait non, je suis au travail, mais la vérité c'est que je profite jalousement de cette sensation de proximité.

Ceci étant dit, je ne prêche absolument pas pour un retour des femmes à la maison et je sais bien que tout le monde ne peut pas choisir ce modèle un peu batard consistant à transposer son bureau sur son canapé. Je n'exclus absolument pas de repartir un jour au turbin, peut-être même que ça me fera des vacances. Et à moins de gagner des centaines de patates au loto, je n'envisage pas non plus d'arrêter de travailler. Donc, comme je m'en suis par la suite excusée auprès de mes amies, loin de moi l'idée de les faire culpabiliser. On fait comme on peut et en ce moment dans les entreprises, on ne peut pas beaucoup. Il n'empêche que parfois, il est sûrement bon de se rappeler que le temps perdu en effet ne se rattrape plus. Que ces drôles de bestioles que sont nos enfants poussent comme des champignons et qu'un jour, de toutes façons, ils prieront pour qu'on ait des réunions tous les soirs. Alors dans la mesure du possible, je crois que c'est pas mal de se rappeler que personne ne mourra parce qu'on est vraiment parti du bureau à 18h45. J'ai toujours été la première à ne jurer que par la qualité du temps passé avec les enfants, plutôt que la quantité. Mais pour qu'il y ait de la qualité il faut un minimum de quantité, je crois.

Et tout ce que j'ai écrit vaut aussi pour les hommes. Récemment, mes grands sont tombés à bras raccourcis sur leur père après avoir réalisé qu'il ne connaissait le nom d'aucun de leurs enseignants ni de leurs copains, à part les deux ou trois qui squattent régulièrement chez nous. Forcément, depuis deux ans, on compte sur les doigts d'une main les repas du soir qu'il a effectivement partagés avec nous. Ce n'est pas à lui que j'en ai voulu tous ces mois – même s'il a pris pour les autres – mais à ceux qui lui mettaient la pression pour rester toujours plus tard sans voir où était le problème. Et ce billet est d'ailleurs surtout destiné aux chefs, à ceux et celles qui ont ce pouvoir de dire à leurs salariés que là, ça suffit, la vie, ça n'est pas ça, ça n'est pas QUE ça. Enfants ou pas, rajouteré-je. Parce que d'une manière générale, je ne suis pas certaine que l'être humain soit fait pour être pressé comme un citron par des gens qui un jour où l'autre le jetteront comme une merde.

Je pense toujours à cette pub suédoise je crois, où l'on voit un gars sur son lit de mort, avec en sous-titre "Est-ce que vous croyez vraiment qu'à ce moment là de votre vie vous vous demanderez si vous avez accordé assez de temps à votre patron ?". Ça me calme, en général (alors que je ne suis déjà pas hyper enervée, faut bien l'avouer).

Edit1: Ce billet n'est ni une ode à la femme au foyer, ni un manifeste anti-patrons. Juste une réflexion personnelle qui ne fait pas forcément avancer le débat, si ce n'est pour dire que travailler c'est bien, mais que la vie ne se résume pas à ça.

Edit2: Mais je suis bien d'accord que quelque part c'est aussi un luxe de se poser ces questions et que bon nombre de gens aujourd'hui ne demanderaient pas mieux que partir tard du boulot, ça voudrait dire qu'ils en ont un.

Edit3: comme je n'allais pas illustrer ce billet avec des photos de matériel de bureau, je me suis dit que j'allais en profiter pour vous montrer d'autres mignonneries vues dans ce bureau de presse. Ces chaussures en entrée de billet sont des "Minorquines" et j'avoue avoir craqué. Elles existent aussi en rose:

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Et puis aussi il y avait ces sabots "Bosabo", trop meugnons

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 Et enfin ces lampes et guirlandes de la marque Mimi Lou (caverne d'ali baba pour qui kiffe la déco pour chambres d'enfants). Je vous parle de tout ça parce qu'à chaque fois ce sont des maisons artisanales, françaises ou pas, mais vraiment artisanales et j'aime bien ça, l'idée de ne pas toujours montrer que des trucs faits à la chaine par milliers (la fille qui s'habille chez Zara, H&M et Monoprix).

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« Main dans la main », de Valérie Donzelli: de l’amour, encore de l’amour

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Hier j'ai eu la chance de voir en avant première le prochain film de Valérie Donzelli, "Main dans la main". Double chance en réalité parce que la projection, qui avait lieu dans les locaux de Canal + était suivie d'un moment d'échange avec Valérie Donzelli et Jeremie Elkaim. Ou le couple – au moins de cinéma – le plus glam pour moi depuis Agnès Varda et Jacques Demy. (Chacun sa conception du glam).

J'avais adoré la Reine des Pommes et été, comme beaucoup, bouleversée par La guerre est déclarée. Je n'étais donc qu'impatience concernant ce troisième opus. Et je n'ai pas été déçue. D'abord parce que ça devait être sacrément coton de faire quoi que ce soit d'autre que la Guerre est déclarée, justement. Comment rebondir après un tel succès mais aussi après cette histoire qui était la leur et qui subitement est devenue celle de tous les spectateurs ?

Valérie Donzelli a trouvé la réponse: en allant voir du côté de la comédie. Une comédie à la Donzelli, sans vannes à la mode – j'aime bien les vannes des films du moment, hein, mais parfois c'est bien aussi de ne pas avoir l'impression qu'on ne comprendra plus les dialogues dans trois ans tellement toutes les expressions sont hyper datées 2012 -, une comédie loufoque, qui emprunte un peu au surnaturel. J'ai pensé à ce film de Mankiewicz, "Le fantôme et Mrs Muir", qui n'a pourtant rien à voir mais je ne sais pas, j'adore ces histoires où l'on sait bien que c'est du cinéma mais où on y croit quand même, parce qu'il y a, comme dirait Jérémie Elkaim, de la vérité.

Le pitch ? Hélène, jouée par Valérie Lemercier, est directrice de l'école de danse de l'Opéra de Paris. Un peu raide, un peu coincée, pas très aimable, elle vit avec sa bonne amie Constance dont on ne sait bien si elle est sa soeur, sa mère, sa compagne ou sa secrétaire mais dont elle ne peut se séparer. Jojo, lui, est miroitier à Commercy, oui, celle des madeleines. Il est plus jeune qu'Hélène et reste, à 30 ans et des poussières, un poil – trop – collé à sa grande soeur (jouée par Valérie Donzelli) avec laquelle il a grandi après la mort précoce de leurs parents.

Hélène et Jojo, pas grand chose qui les rapproche sur le papier, si ce n'est probablement cette peur de se défaire de liens qui les empêchent de grandir. Hélène et Jojo, qui se croisent accidentellement dans les coulisses de l'Opéra de Paris (personnage à part entière du film). Hélène et Jojo, qui par une sorte de sortilège, deviennent "collés". Plus moyen de faire sans l'autre, ils se suivent partout et s'imitent telles deux pantomines.

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Je ne vous dirai pas la suite, mais il est question de fusion, bien sûr, de la difficulté de quitter ceux que l'on aime parfois trop, de l'amour qui n'est pas toujours là où on l'attend, de ce que signifie "être deux" et ce que ça implique de le vouloir.

Il y a plein de belles trouvailles, de jolies idées poétiques, de moments drôles. Il y a cette chanson d'Elie et Jacno dont Valérie Donzelli nous disait après qu'elle était à la fois pop et mélancolique et c'est tout à fait vrai.

Jeremie Elkaim, lui, dit pour parler de ce film que "quand rien ne se perd, rien ne se crée". Et c'est si vrai mais en même temps si douloureux d'en faire l'expérience, que ça m'a parlé.

Voilà, après il y a donc eu ce moment d'échanges avec eux deux et c'était très étrange parce que je crois que la question que nous avions tous envie de poser – mais l'assemblée était polie – c'était de savoir si eux étaient parvenus à se quitter, à ne plus être en miroir. A première vue, pas vraiment, troublant de les entendre finir les phrases de l'un, rire aux boutades de l'autre, porter un regard si aimant l'un sur l'autre. En les écoutant, je me disais qu'ils ressemblaient à l'idée que je me fais de deux âmes soeurs. Cette connexion tellement forte que peu importe le fait d'être "ensemble".

Voilà, après avoir longtemps hésité entre moi et moi j'ai fini par poser une question qui restera dans les annales de la critique ciné : "Et Commercy, c'était à cause des madeleines ?". Valérie Donzelli a eu la gentillesse de ne pas trouver ça si bête. Commercy, pour les madeleines mais aussi pour la Lorraine, pays de son enfance. Quand à Jéremy, qui m'a appelée mademoiselle, je le lui dis ici, au cas où: whoooo.

Une bien bien belle soirée donc avec ma Zaz en plus, donc que demande le peuple.

Ah, si, une toute petite note un peu moins enthousiaste: je n'ai pas été très touchée par Valérie Lemercier. Je comprends que Donzelli les ait imaginés dans ce couple improbable, Jérémie et elle, mais plus ça va et plus je trouve que Valérie Lermercier peine à faire passer des émotions. Un manque de générosité, peut-être, une trop grande maitrise d'elle même, je ne sais pas. Elle joue bien, rien à dire, elle incarne bien cette Hélène, mais à un moment, il m'a manqué ce truc qui fait que je pars complètement. Mais que cela ne vous empêche vraiment pas d'aller voir ce petit bijou.

Edit: je reviendrai dans la journée avec quelques photos de Jérémie Elkaïm et Valérie Donzelli hier soir, prises par Zaz. Je crois que ce sont parmi les plus jolies personnes jamais vues, en fait. Dans tous les sens du terme.

Edit2: "Main dans la main" sort le 19 décembre. Un vrai film de Noël.

Brèves du lundi

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Alors que nous entrons à peine dans l'hiver, le machin a d'ores et déjà perdu… sa doudoune. Oui oui, sa dou-dou-ne. Je veux dire, des gants, un bonnet, une écharpe, c'est agaçant, mais vu et revu et d'une certaine manière excusable. Un gilet, l'été, alors qu'il fait chaud, je peux également comprendre.

Mais une DOUDOUNE, quoi. Comment on perd une doudoune ? Pire, comment on OUBLIE une doudoune ?

Je vous rassure, il est désolé. Et surtout, il ne l'a pas fait exprès.

Ah bon, ça va, du coup.

Qui c'est qui peut se mettre derrière l'oreille tout espoir d'une nouvelle console de jeux à Noël et qui aura dans ses petits souliers un superbe manteau tout droit sorti d'un dépôt vente, collection 2005 (s'il est vernis) ?

Voilà, à part ça, on a un peu dévalisé le rayon enfants d'H&M ce week-end, étant donné que les trois semblent s'être donné le mot ce mois ci pour pousser comme de la mauvaise herbe. Et je ne sais pas, la fatigue, peut-être, mais on a je le crains, un peu trop donné l'impression à Rose qu'elle pouvait choisir ses propres fringues.

C'est un style, en même temps.

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Quant à la chérie, elle a glissé parmi deux slims gris et trois tee-shirts… gris, une JUPE (noire, hein, faut pas déconner). J'ai manqué défaillir tant elle n'est pas coutumière du fait. Ensuite, quand elle l'a mise à la maison, c'est le churros qui est instantanément tombé en dépression. Ensuite il a fait de drôles de recherches sur google avec des mots comme ceinture de chasteté, donjon, menottes, mort aux rats.

Voilà, à part ça je tenais à remercier solennellement l'UMP pour toutes ces barres de rire qu'elle nous offre si généreusement. J'attends avec impatience la saison 2. Si ça se trouve on aura d'autres guests, peut-être Chirac, qui pourrait être le sauveur que Juppé ne semble pas parvenir à incarner. En même temps, le grand Jacques serait fichu de décréter que le plus à même de faire le job de patron de la droite, c'est Hollande. On serait un peu dans la merde, même si j'en suis sûre, François serait en droit d'invoquer une clause de conscience, c'est à la mode ces derniers temps.

J'ai l'air d'en rire mais en fait pas tellement, je sens que la Marine est en train de récolter tous les fruits un peu gâtés de l'UMP et ça, ça me fait peur.

Edit: grâce à mon ancienne collègue – et amie – Laurence, je suis tombée sur ce tumblr hilarant… enjoy.

Shlomit Ofir : les résultats

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Le churros a frappé et tiré trois fois sans même prendre le temps de se reposer entre. C'est un sacré churros que j'ai, moi.

Voilà, les gagnantes sont donc:

391, Paquita, boucles d'oreilles créoles Kenya

64, Amandinettes boucles d'oreilles, les Formica tribal cinnamon doré

82, mimienaquitaine, le collier coquelicot

Envoyez moi un mail avec votre adresse postale que je transférerai à la fée de chez l'oiseau sur la branche !

Et n'oubliez pas que le code CARO est toujours valable, il permet une réduction de 20%. Quand à celui chez Mia Reva, il est toujours de 30% (CARO30).

Edit: je précise à nouveau que je ne touche absolument rien sur les ventes de ces deux sites.

Edit2: la photo, c'est juste parce que cette très jolie jeune femme créait des bijoux elle aussi en Islande. J'aimais bien son sautoir.

Idée cadeau #2: un bijou Shlomit Ofir (concours inside)

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Les habitués du rade le savent, entre Shlomit Ofir et PDR c'est une histoire qui dure. Deux ans maintenant que régulièrement sont mis en jeu ici des bijoux de cette créatrice israelienne. Non seulement j'en aime la poésie et l'intemporalité mais les prix vraiment raisonnables au vu de la qualité finissent d'en faire une des marques qui me sont chères. Personnellement ce sont les colliers et bracelets un peu art déco en formica qui me plaisent le plus mais il y a également quelques bagues que je lorgne depuis un peu de temps. Quant à la chérie, elle se rêve toutes les boucles d'oreilles.

Bref, aujourd'hui vous serez trois à gagner le bijou de votre choix. Toujours la même règle, vous allez sur le site et vous mentionnez dans les commentaires celui qui vous ferait vraiment, vraiment plaisir. Par ailleurs, même les perdantes pourront peut-être se rattraper, grâce au code CARO, vous avez 20% sur les bijoux Shlomit Ofir du site "Un oiseau sur la branche".

Le churros, dans un esprit d'abnégation total, tirera trois fois, samedi matin à 10h (il est du matin).

Bonne journée

Edit: je le précise au cas où, ce concours ne concerne que les bijoux Shomit Ofir du site, pas les autres.

Idée cadeau #1

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L'année dernière j'avais évoqué l'idée de vous donner quelques idées cadeaux pour Noël. Ce qui s'était soldé par une lamentable tentative à trois jours du 25 décembre il me semble, avec photos vilaines, liens pas à jour et des grandes phrases définitives sur le mode "ce qui compte c'est l'amour".

Sur ce point je n'ai pas trop évolué, à vrai dire. Les cadeaux c'est chouette, manifester un vrai plaisir de se voir, c'est encore mieux. Mais les cadeaux c'est chouette quand même. Peut-être encore plus de les offrir. Je me souviens de ce premier Noël où j'ai pu faire mes propres présents, payés avec l'argent de mon premier salaire. Je devais avoir 23 ou 24 ans, je vivais à Paris et je me donnais l'impression d'être un peu arrivée là où j'espérais. A savoir que j'avais donc un travail. C'est fou quand j'y pense, du plus loin que je me souvienne, cette ambition venait avant celle d'être en couple ou d'avoir des enfants. Je veux dire, c'était un rêve pour moi, de rencontrer l'amour et mes enfants sont ce qui m'est arrivé de plus, bla bla bla. Mais à 18, 19, 20 ans, ma seule terreur était de ne pas avoir de boulot, de ne pas pouvoir m'assumer.

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Je reviens à mes moutons, – le billet censé durer trois lignes pour vous dire que cette pochette est une tuerie et qui se transforme en premier tome de mes mémoires d'outre tombe, on adore – ce premier Noël où je faisais MES cadeaux. Il y avait cette petite boutique qui n'existe plus et  qui se trouvait rue Montmartre, au niveau des Halles. "Au vrai chic parisien". J'y adorais tout, c'était un peu vintage, un peu années 50, pas hors de prix. Et puis le nom de cette boutique, pour moi qui ne me trouvais ni chic ni parisienne, c'était pain béni. J'avais fait toutes mes emplettes ou presque là bas. J'ai encore le souvenir très précis de ce petit vanity blanc acheté à ma maman. Elle l'a gardé longtemps et je me demande s'il n'est pas encore quelque part dans sa salle de bain. J'étais fière vous n'avez pas idée, avec ce vanity du vrai chic parisien.

Tout ça pour dire que cette pochette en cuir avec un indien dessus, c'est exactement le genre de mignonnerie que je m'apprête à offrir cette année. Et ça même si le concept de la pochette peut parfois me dépasser (j'ai comme qui dirait besoin que quelque chose me rattache PHYSIQUEMENT à mon sac, histoire de minimiser les risques d'oubli). Parce que depuis que je l'ai reçue, je trouve 1) merveilleux que ce que j'emporte avec moi dans la journée se réduise à l'essentiel et 2) je me sens un peu chic et parisienne quand je la glisse sous mon bras.

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Ajoutez à cela que "Sous les pavés" est une marque 100% française (Arnaud, reviens, on va te faire un calin et redresser tout ça) et que sur le site Mia Reva vous avez 30% de réduction avec le code CARO30 et ça me semblait une bonne raison de vous faire un peu l'article. Et puis cette couleur, qu'on n'appelle surtout pas bordeaux ou violet foncé mais BURGUNDY (aubergine en fait), c'est parait-il un petit peu THE couleur de l'hiver. Le new gris.

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(le petit portecartes vient de chez Carré Royal, c'est un cadeau d'une copine et je n'ai jamais touché un cuir aussi doux, ça pourrait presque être une deuxième idée cadeau en fait)

Bonne journée

(demain il y aura une deuxième idée cadeau avec concours inside)

Comme des frères d’Hugo Gélin, un film qui a du coeur

Comme des frères
(© stone angels)

Parmi les trucs les plus sympas que j'ai fait cette année il y a eu ça. Ce dossier de presse que j'ai réalisé pour le film qui sort aujourd'hui et que je vous invite absolument à aller voir: "Comme des frères", d'Hugo Gélin. Je vous avais touché un mot du tournage sur lequel j'avais eu la chance d'être invitée, en petite souris faisant craquer le plancher pile poil au moment où ça criait "moteur". Comme la productrice est une amie et qu'avec Hugo Gélin le courant est bien passé, ils m'ont donc demandé si je voulais bien interviewer les acteurs pour le dossier de presse.

Mmmmh… Prendre un café avec Nicolas Duvauchelle et tailler le bout de gras avec lui, genre ? Je sais pas, je vais réfléchir.

Comme je sais me tenir, j'ai répondu l'air le plus détaché possible que bien sûr, pas de problème, je gère.

Après j'ai descendu ma plaquette de bêta-bloquants parce que la vérité c'est que je n'avais jamais fait ça. Interviewer des acteurs. Ou écrire un dossier de presse.

Ça a été dur. Je veux dire, boire des coups au Lutetia, à l'hotel Amour ou au Big ben bar de la gare de Lyon, échanger sur la vie avec François-Xavier Demaison, Mélanie Thierry, Pierre – miaouuuu – Niney, Nico Duvauchelle et Hugo Gélin, récupérer les numéros de portable de tout ce petit monde et penser le temps d'un entretien qu'on était devenus tellement copains.

Vie de merde.

Sérieusement, au premier entretien avec FX Demaison, j'avais grave les chocottes, parce que je dois bien avouer que la célébrité et toussa toussa, ça m'impressionne. Surtout la célébrité combinée au talent et il se trouve que les acteurs de ce film se posent là dans le genre bons comédiens. A la fin je tapais dans le dos de Pierre Niney et je blaguais avec les gars de Revolver, groupe que j'adule et qui signe la magnifique BO du film.

Bon, après c'était chiant parce qu'ils arrêtaient pas de m'appeler, tous. Je crois que je leur avais tapé dans l'oeil. La solitude des artistes, en quelque sorte, un besoin constant d'être rassurés.

Une tannée je vous dis.

Sans rire, souvent on se dit que les comédiens en promo recrachent toujours le même discours convenu sur comment c'était trop bien d'être ensemble, quelle aventure, quelle synergie, quelle GRANDE FAMILLE. Et c'est sans doute vrai, que parfois c'est de la langue de bois. Mais pour avoir eu la chance d'être en quelque sorte un peu une des premières à recueillir leurs impressions, je peux vous assurer que c'était vraiment touchant de voir à quel point en effet l'alchimie avait eu lieu pendant les semaines de tournage. Sans se concerter, ils avaient les mêmes anecdotes à me raconter, la même estime généreuse les uns pour les autres.

Bref, j'ai adoré faire ça.

L'entretien le plus intéressant a certainement été celui que j'ai eu avec Hugo Gélin, parce que c'est une chose de voir un film et d'en deviner la maturation que ça sous-entend, c'en est une autre d'entendre parler son auteur avec autant de passion. Vous demandez à Hugo Gélin ses références cinématographiques, il vous cite vingt films d'emblée et le lendemain il vous envoie une liste d'une trentaine d'autres histoire d'être vraiment précis. Il est intarrissable sur sa façon d'imaginer un plan, sa manière de filmer qui évolue en fonction des scènes, de plans serrés en plans plus larges, etc. J'ai pris une grosse claque ce jour là parce que moi qui ai toujours eu dans un coin de ma tête, à côté du "un jour j'écrirai un roman" le "un jour je serai scénariste", j'ai compris à quel point tout ça c'était un travail monumental.

Et le film, sinon ?

Le film je l'ai adoré mais il faut avouer que je ne suis pas objective pour deux sous. Mais les critiques semblent aller dans mon sens, du coup je me dis que je ne suis pas totalement aveuglée par toute l'affection que j'ai pour cette belle équipe.

Le pitch il est simple – même si je me suis bien creusé la tête le jour où il a fallu l'écrire – :

Depuis que Charlie n’est plus là, la vie de Boris, Elie et Maxime a volé en éclats. Ces trois hommes que tout sépare avaient pour Charlie un amour
singulier. Elle était leur soeur, la femme de leur vie ou leur pote,
c’était selon. Sauf que Charlie est morte et que ça, ni Boris, homme
d’affaires accompli, ni Elie, scénariste noctambule et ni Maxime, 20 ans
toujours dans les jupes de maman, ne savent comment y faire face.

Mais parce qu’elle le leur avait demandé, ils décident sur un coup de
tête de faire ce voyage ensemble, direction la Corse et cette maison que
Charlie aimait tant. Seulement voilà, 900 kilomètres coincés dans une
voiture quand on a pour seul point commun un attachement pour la même
femme, c’est long…

Boris, Elie et Maxime, trois hommes, trois
générations, zéro affinité sur le papier, mais à l’arrivée, la certitude
que Charlie a changé leur vie pour toujours.

Si vous avez envie de passer un moment plein de vie, de larmes, de sourires, de rouler en direction de la Corse avec ces trois gamins qui n'en sont plus en écoutant la meilleure musique qui soit pour ça, alors foncez. Si pour vous le cinéma c'est embarquer le temps d'une heure ou plus pour un voyage dont vous ne ressortez pas complètement indemne, foncez. Si l'amitié ça vous fait des papillons dans le ventre, que vous aimez le mélo mais encore plus quand on sourit derrière les larmes, foncez. Si vous avez toujours rêvé d'avoir le bâteau de pirates playmobil et si les croques hawaiens vous intriguent, foncez.

Moi je crois que je vais me faire ce petit plaisir d'y retourner, juste comme ça, parce que la première fois, la vérité c'est que j'étais un peu tendue, même en n'étant qu'une petite outsider dans cette aventure, je ressentais l'appréhension de tous ceux qui le montraient et espéraient qu'il allait plaire. Là ça sera que du plaisir.

Et surtout, je croise bien fort les doigts pour que ce premier bébé soit accueilli comme il le mérite et je pense très fort à Laetitia, Hugo et tous les autres aujourd'hui, parce que c'est un peu comme laisser son enfant pour la première fois à la crèche, je me dis, une sortie officielle sur les écrans.

Edit: le dossier de presse est ici si vous avez envie de le lire:
Téléchargement Comme-des-freres-2012-presskit-francais-1

Twins one day, twins always

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C'est amusant en ce moment mes grands. Je vois bien qu'ils sont sur le fil, que le monde les appelle, qu'ils respirent cet air enivrant de l'émancipation. Ils ont leurs histoires, leurs cercles d'amis. Ils ricanent parfois et s'arrêtent quand j'arrive. Ils lèvent les yeux au ciel quand je monte dans les aigus et me remettent à ma place, parfois à tort, parfois à raison. Ils n'ont plus la même façon de se parler, ils n'entrent plus dans la salle de bain lorsque l'un ou l'autre y est, ils mettent la serviette devant eux pour se cacher s'ils se retrouvent face à moi en en sortant. Ils écoutent des musiques que je ne connais pas, ils parlent de ce qu'ils feront plus tard. La chérie me pique mon Grazia, le machin dévore les BD parfois olé olé de son père. Ils font encore un peu beurk quand les gens s'embrassent à la télé mais moins qu'avant. Ils veulent aller au cinéma sans nous, au centre commercial également. Ils me demandent de les rembourser quand je tape dans leur argent de poche, aussi. Ils savent imiter ma signature mais ils en sont encore au stade où ils s'en vantent, ce qui rend le forfait moins grave.

Ils grandissent, donc, et étrangement je n'en éprouve toujours pas de tristesse, plutôt de l'excitation, j'ai hâte de voir quels chemins ils vont prendre, je pressens des appétences pour telle ou telle activité, je me réjouis qu'ils aient des rêves, quand bien même ces rêves ressemblent beaucoup à quelque chose s'apparentant à la vie à Poudlard.

Ils grandissent mais ils continuent à se vautrer sur moi, manifestant une faim de calins presque urgente, comme s'ils savaient qu'il arrive à grands pas, le jour où ça ne sera plus trop possible. Ne serait-ce que parce que je ne sais vraiment plus bien comment caser ces grandes guiboles quand je les prends sur mes genoux.

Ils se la pètent, aussi, beaucoup, croisent et recroisent les miroirs, passent la main dans leurs cheveux, vérifient le tombé d'un tee-shirt (surtout elle, lui pas tellement en fait)

Mais quand vient le soir, lorsque je sacrifie au rituel de l'histoire d'avant dormir pour Rose, il n'est pas rare – pour ne pas dire que c'est systématique – que je voie débarquer mes deux oiseaux dégingandés. Ils s'étalent de tout leur long sur mon lit au grand désespoir de leur soeur et écoutent religieusement les aventures de Marie La Fourmi ou d'Antonin le Poussin (quand ça n'est pas un vieux Papoum pour lequel même Rose est trop grande).

Dans ces moments là j'hésite entre me moquer, les filmer clandestinement pour les faire chanter ultérieurement ou les enchainer à ma table de nuit, pour que ça dure encore un peu.

En même temps, à bien regarder la photo ci-dessus surexposée et celle-ci, prise il y a six ans, il y a au moins une chose qui n'a pas changé. (non je ne parle pas des dents)

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Edit: je vous mets l'autoportrait du vinvinteur ci-dessous pour ceux qui n'ont pas pu le visionner sur le site hier (j'ai eu des mails de Suisses notamment)

 

Histoires d’homophobie ordinaire et passage à la télé

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Hier soir je suis passée à la télé, au "vinvinteur", l'émission chouettement décalée du célèbre Vinvin, blogueur de la première heure et devenu depuis animateur et producteur télé entre autres. Le truc c'est qu'en bonne Bridget du personal branling, je n'ai non seulement pas pensé à prévenir qui que ce soit de ce passage et encore moins à le regarder. C'est bien, je pense que je suis vraiment destinée à la célébrité et toutes ces choses. En réalité ça n'est pas très grave, surtout que c'est déjà disponible en replay. Ma première impression: je m'y déteste, bien sûr, d'autant que si l'image est très belle, le filtre utilisé ne me sied pas au teint (euphémisme). Vinvin, dans sa présentation, dit que je suis paisible, personnellement en m'écoutant je me suis surtout dit que je semble sous tranxène (même mes ongles semblent crier "no future").

En même temps la séquence, appelée "auto-portrait" dure une minute, donc ça va, le supplice de me voir a été de courte durée. Surtout, le personnage central de ce passage télévisé, ce n'est finalement pas moi mais mon bureau-canapé. Il mérite la reconnaissance, le brave. Si vous voulez regarder c'est par ici. Je vous conseille de voir l'émission en entier mais si vraiment vous brûlez de regarder mon canapé, c'est à la minute 20. (je précise qu'en revanche je trouve le format drôlement chouette, j'aime bien l'idée de la voix off et j'adore par exemple la séquence consacrée à Pénélope Bagieu)

Voilà, sinon cette semaine s'annonce chargée et je ne serai peut-être pas très présente, je vous prie de m'en excuser.

A part ça, plus d'une centaine de milliers de gens ont pris la peine ce week-end de sortir de chez eux pour aller manifester contre le mariage gay. C'est vraiment quelque chose qui me dépasse. Pas qu'il y ait des gens contre, je suis bien consciente qu'il y a de vraies poches de résistance un peu partout. Même dans mon bocal bobo parisien, je ne vis pas complètement au pays des bisounours. Mais que ces gens qui pour la plupart j'en suis certaine ne descendraient jamais dans la rue pour défendre, je ne sais pas, les enseignants, le service public, tel ou tel droit les concernant vraiment, passent leur week-end à battre le pavé pour protester contre une loi QUI NE LES CONCERNE PAS, ouais, ça me dépasse.

Je veux dire, que le mariage gay soit autorisé ne signifie pas qu'on va les forcer à épouser contre leur gré leur voisin de palier, si ? ALORS QU'EST CE QUE ÇA PEUT LEUR FAIRE ? (bordel).

Il va sans dire toutefois que tous ces anti "mariage pour tous" le font "sans homophobie".

Ça me fait penser aux commentaires qui commencent parfois ici par un "ne le prends pas mal mais…" (mais tu es vraiment une quiche, mais tu es vendue à la pub, mais tu fais trop puputte dans ton cuir, mais tu fais rien que des fautes de grammaire, etc).

Là c'est un peu pareil:  "le prenez pas mal les pédés, hein, mais vous êtes tout de même des dégénérés".

Genre, on défile avec des gens qui ne cachent pas leur appartenance aux tendances les plus intégristes du catholicisme, avec des gars qui n'hésitent pas à comparer homosexualité et zoophilie, mais ON N'EST PAS HOMOPHOBES.

Il se trouve que le sujet me touche d'autant plus que ces derniers jours je prépare donc un article sur la façon dont les grands-parents trouvent leur place auprès des enfants élevés par des couples gays. Et que j'ai du coup l'occasion d'échanger avec des personnes bluffantes. Des grand-pères et des grand-mères qui, du fait de leur âge, de leur éloignement d'un certain milieu bobo parisien, d'une éducation qui ne les a pas préparés à vivre d'autres shémas que ceux considérés comme "acceptables", auraient pu se replier sur eux mêmes et refuser ce rôle de grands-parents atypiques. Et qui au contraire, montent au créneau pour défendre leurs enfants, imposent le silence à leur entourage quand ce dernier n'est pas vraiment gay-friendly, décident que cet enfant, qui n'est pas biologiquement le leur est quand même un membre de leur famille. Je vous assure, j'ai parfois du mal à retenir mes larmes d'émotion à la fin de certaines conversations, parce que d'une certaine manière, ils ont bien plus de mérite que moi, avec mes grandes convictions brandies en étendard, mais qui n'ont jamais été confrontées à la réalité.

La réalité, c'est, comme me l'expliquait ce grand-père hier, la peur de voir sa fille se faire agresser avec sa compagne et leur enfant. La réalité, ce sont des insultes taguées sur la porte de ce couple, justement. La réalité, c'est l'oncle qui demande à table, devant tout le monde, "quand même, tu n'as pas envie de te faire vraiment mettre ?".

Je ne sais pas quelle serait ma réaction si un de mes enfants m'annonçait son homosexualité. Mais j'espère qu'elle serait aussi digne que celle de ces gens. Et j'adorerais qu'il y ait, le week-end prochain, plus de 100 000 personnes dans la rue pour protester contre le fait qu'il y ait tant de personnes dehors à l'approche du froid. Mais je n'y crois pas trop à vrai dire.

Edit: Trois textes à lire absolument. Celui de Christophe Conte qui renvoie l'autre zinzin de Frigide Barjot dans son missel, celui de Virginie Despentes (même si je trouve que son propos flirte avec l'anti-hétéro et que ça nuit un peu au discours mais bon, c'est de bonne guerre), qui répond à ce tromblon de Jospin dont on aimerait bien qu'enfin il se retire DEFINITIVEMENT et enfin celui de ma copine Lily qui donne "son point de vue de femme stérile" sur le sujet. Indispensable.

Edit2: La photo ? Rien à voir, c'est juste que je suis allée dans un bureau de presse la semaine dernière où étaient exposées les collections printemps été 2013 pour adultes et enfants, ainsi que certains objets de déco. Et j'ai adoré ces animaux tricotés. Bien sûr j'ai complètement zappé la marque, dès que je la retrouve je la mets, franchement c'est trop chouette, il y a de gros fruits également, des gâteaux d'anniversaire, etc. Ça m'a fait penser au Delit Mail, toute cette maille (à moins que ce soit du crochet ?). Edit: C'est Anne-Claire Petit, qui fait ces merveilles.

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J’aime #27

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Vendredi gris mais vendredi quand même, ne faisons pas les difficiles. Un peu de J'aime pour finir la semaine avec optimisme…

J'aime…

J'aime cette photo de Rose prise au tout petit matin avant notre départ à Venise. Il faisait froid alors je lui ai mis mon bonnet (le sien est perdu depuis belle lurette), qui s'est avéré lui aller tellement bien qu'elle me l'a annexé tout le séjour. Mais ce que j'aime vraiment dans cette photo c'est le sommeil qui se lit dans ses yeux. Encore un peu mon bébé.

J'aime la série The Newsroom. L'une d'entre vous me l'avait conseillée et après quelques semaines de détox séristique – j'ai un tout petit peu avalé les trois saisons de "In treatment" en deux mois, à la fin je pensais réellement que Paul allait coucher avec moi – j'ai donc craqué. Résultat, un carnage, dix épisodes en moins de temps qu'il ne faut pour le dire et tout ça d'heures de sommeil en moins. Il n'empêche que bien que super mélodramatique, cette reconstitution d'une salle de rédaction d'un journal de télévision d'une chaine du cable américain est complètement jubilatoire. Les acteurs sont géniaux, les intrigues tirées de faits réels (le premier épisode commence avec la fuite de BP en Louisiane) et en plus il y a de l'amour. Foncez.

KILT-CAROLINE

J'aime ce dessin que Sophie De la Rochefordière a fait de moi pour le blog "La taille mannequin c'est démodé" auquel je collabore et qui vient d'être tout relifté, trop chouette. Je crois que désormais je ne me prendrai plus jamais en photo, j'exigerai qu'on me croque, c'est le meilleur des traitements botox. Sérieusement c'est fou le talent qui consiste à rendre ressemblant un croquis comme celui-ci (allez voir son blog ses illustrations sont très belles)

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J'aime ce restaurant où mon ami Julien nous a emmenés il y a quelques jours. Ça s'appelle la Grille et on a l'impression d'avoir arrêté le temps. Clémenceau pourrait y tailler le bout de gras avec Etienne Arago autour d'un bon cognac et d'un cigare des familles. Les plats ? Du classique, archi-classique, mais merveilleusement préparé. Boeuf bourguignon ultra-goûteux, Saint-Jacques assaisonnées au poil, terrine de lapin d'enfer, oeuf meurette à mourir (on était à deux doigts de saucer la tache sur la nappe). Quant aux desserts, au-se-cours. Les profiterolles, une tuerie, la mousse au chocolat, un assassinat, et ce macaron caramel beurre salé, fiou. Bonne soirée, donc, pas donné donné – comptez, avec le vin, pas loin de 40 euros pour entrée/plat/dessert, mais régal assuré et cadre vraiment typiquement parisien. (j'aime les gavottes aussi en fait)

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J'aime mes chaussures 100%  ampoules free. Le churros les regarde avec une certaine méfiance – il hait tout ce qui est compensé, le CHIEN – mais moi je suis in love. (Ann Tuil).

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J'aime le Sacré Coeur, qui s'est dévoilé comme ça au détour d'une rue mardi, alors que j'animais une conférence au Trianon

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J'aime la boîte Envouthé, reçue par surprise. Le packaging est joli, la sélection de thés surprenante. Je me dis que c'est le genre d'idée que je retiens pour Noël, d'autant que la boite est disponible hors abonnement (je ne suis pas fan quand même des trucs qui vous engagent pour l'éternité, mais c'est personnel, hein).

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J'aime que le super pote de mon fils soit un gars aussi chouette. En vacances en Floride où son papa est parti en mission pour quelques mois, il est allé au parc Harry Potter d'Orlando – en numéro 2 sur la liste des rêves absolus de mes grands – (en 1 c'est aller à New-York) (alors que Le Touquet par exemple, non ?) (non). Et il en a ramené les fameux "Chocolate frogs" ainsi que les "every flavors beans" (fameux pour qui connait la saga). Et "parce que ça aurait été moins bon tout seul", il a attendu de venir à la maison pour les partager avec les twins. Ça n'a l'air de rien mais ça m'a émue. Il avait acheté ces trucs avec son argent de poche – "la peau des fesses" – et a tenu tout son séjour et son retour pour les ouvrir. Je me dis que quand on a compris ça, le fait que les choses sont toujours meilleures à plusieurs – on se calme -, on est paré pour la vie.

Bon we.