22 juil. 2012

Alors bien sûr, on pourrait avoir grave les nerfs d’être dans le seul coin de France où il fait moyennement beau. Surtout après avoir bouffé de la flotte à paris depuis le 14 mars environ. Mais ce serait mal me connaître que de penser que ce genre de choses puisse m’atteindre. (je ne considère pas que rafraîchir mon appli météo toutes les dix minutes soit un signe de nervosité). Certes, à mes enfants qui cherchaient les bébés de la chatte qui squatte le jardin et qui vient d’accoucher, j’ai lancé qu’elle les avait probablement bouffés.

Ils sont complètement traumatisés.

Sinon tout va bien. (si ce n’est que le machin n’a emporté qu’un slip pour quatre semaines et qu’il ne voit absolument pas où est le problème) (il en a un, déjà ce n’est pas si mal, estime-t-il) (aucun mérite c’est celui qu’il portait en partant). Par souci d’éducation nous avons décidé de ne pas lui en acheter et de lui faire laver son unique culotte tous les soirs) (je pense qu’il est en train de préparer son évasion). Je vous tiens au courant de la suite.

22 juil. 2012

Last minute (billet 100% non sponsorisé par la Bretagne)

Diptic
Comme promis, un petit billet d’avant vacances, pas sur mes essentiels parce qu’à vrai dire mes essentiels sont peu ou prou les mêmes que tout le monde, à savoir des tongs, un maillot, une huile pour le corps (cette année j’ai celle de Caudalie, un vrai bonheur olfactif), de la crème solaire, une robe à la con pour le soir, un jean et mes lunettes de soleil. Et surtout, une valise remplie de bouquins, mon appareil photo et mon ordinateur qui ne me quitte jamais d’autant que j’ai deux bouquins à écrire durant les quatre prochaines semaines (oui, QUATRE semaines, je suis à la limite d’avoir un peu honte mais finalement pas tant que ça, prenons ce que la vie nous donne, on ne sait pas trop qui nous mangera).

Bref, ce petit billet pour vous remercier encore de votre fidélité, vous dire que je posterai de temps en temps, des cartes postales depuis l’Iphone plus que des billets parce que là bas pas de wifi à moins d’aller me brancher sur la borne SFR du parking du super U, mais c’est en plein cagnard et comme je ne conduis pas, le churros apprécie moyennement la plaisanterie quand il doit m’emmener de toute urgence parce que là vraiment, j’ai un dossier à envoyer à trucmuche (et un billet à balancer sur le blog, ni vu ni connu j’t’embrouille). En lire plus »

Red suede shoes (et résultat du concours de soutif)

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Parce que je suis dans ma période rouge à fond, une petite photo de mon dernier coup de coeur pédestre (je traverse très nettement une phase de compulsion sandalière): cette paire de compensées Ann Tuil qui tirent en réalité sur le framboise. Un amour de chaussures très poupoupidou aussi, non ? (le churros qui n'aime pas les compensées a un truc pour les semelles de corde, allez comprendre, ça le rend complètement dingue).

A part ça, c'est donc le commentaire 85 qui remporte la parure, commentaire signé Mélisande. Un grand merci pour votre participation, le churros ne s'en remet pas d'avoir du choisir parmi toutes ces poitrines et s'il n'avait tenu qu'à lui il vous aurait toutes tirées (mais il a passé la barre fatidique des 40 ans et sans vouloir préjuger de ses forces, je ne suis pas sûre qu'il en soit vraiment capable).

Je vous laisse pour aujourd'hui et aussi un peu pour demain, je vous rappelle que je passe donc les prochaines 48h dans un train ou presque. D'une certaine manière, cela va sans doute me permettre de boucler des papiers que je peine à commencer. Difficile en effet de se défiler dans un TGV et d'aller fumer dix fois la dernière clope avant de m'y mettre ou de me lancer dans une ratatouille gargantuesque à 13h plutôt que de trouver la première phrase qui forcément détermine la suite.

Promis je tenterai de faire un dernier billet avant de partir pour "ma" maison de la plage, avec mes essentiels des vacances. Avouez que vous les attendez en trépignant.

Sinon, au rayon des choses tout de même fondamentales, je suis allée voir Michel et Karine hier et je suis l'heureuse propriétaire de racines blondes ET d'une frange parfaite. Michel a un peu dégradé (il aurait voulu y aller plus franco mais a senti mes réticences) ("dites Michel, je suis ok pour le dégradé, mais nous sommes d'accord que "nous" gardons une base carrée n'est-ce pas ?"). Je suis vraiment une punk de la coiffure. Il a donc un poil dégradé derrière mais je ne perds rien pour attendre, il m'a prévenue: "à la rentrée on change tout ça"  (je me demande si notre relation n'est pas en train de passer un cap, il va falloir la jouer fine si on ne veut pas être abimés par le quotidien). Et Karine, ma prêtresse du blond, d'ajouter: "Je vous vois bien avec un blond vénitien".

En septembre ça va déménager, je vous le dis.

* Offertes par la marque. Avec le code CARO, 10% de réduction sur les prix affichés

Les jolies courbes, par Passionata (une parure à gagner)

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(billet sponsorisé)

On va finir par penser que ce blog est spécialisé es lingerie. Genre il y aurait les modeuses, les beauty addict et les pro du soutif. Et je rentrerais (façon de parler) dans la troisième catégorie.

Il faut dire qu'en ce moment, les seins généreux sont un peu à la fête. Est-ce le fruit du hasard, le signe que les marques ont enfin compris que les filles à la poitrine opulente ont le droit d'avoir de jolis dessous ? Je l'ignore et à vrai dire peu me chaud, le fait est qu'il est devenu un peu plus facile qu'avant de trouver des bonnets dépassant le C et ne ressemblant plus aux brassières de grand-maman. En l'occurence, donc, c'est Passionata qui s'y colle avec cette nouvelle collection opportunément appelée "Les jolies courbes". Passionata est une marque que j'affectionne depuis ma dernière grossesse, parce qu'en plus d'être toujours jolis, leurs dessous sont extrêmement solides et d'un soutien sans faille.

Alors quand on m'a proposé de m'envoyer une parure Poupoupidou pour la tester ET de vous en faire gagner une, j'avoue, je n'ai pas fait ma bégueule. Et je n'ai pas regretté, cet ensemble est un peu l'un des plus jolis de ma garde-robe intime. Je l'ai choisi en rouge (comme indiqué sur la photo) (oui c'est moi et non, contrairement à ce qu'on pourrait penser mon sein gauche n'est pas dix fois plus gros que le droit, effet d'optique) (même s'il est en effet plus gros, ce qui en fait le préféré du churros) (plus ça va et plus je paie de ma personne sur ce blog, vous notez ?). Je l'ai choisi en rouge, donc, c'est mon côté fatale, mais en noir la parure semble magnifique aussi.

Que puis-je vous dire de plus ? Si, la collection va donc jusqu'au bonnet F et se décline en trois lignes:

♥ Exquise : très féminine, jeux de transparence, petits noeuds colorés et couleurs bonbons
♥ Forever: romantique avec ses broderies anglaises
♥ Poupoupidou : rétro, culottes taille haute, petits pois et pin-up staïle

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Le modèle en jeu a cet avantage d'avoir des bretelles un peu rembourrées qui permettent un vrai confort (les seins ça pèse). J'ai reçu un 95 C, ma taille habituelle et la culotte, que j'ai choisie en 42 parce que je déteste être serrée dans mes culottes (on saura tout, même ce qu'on n'a pas envie de savoir) fait presque gaine et me donne la sensation d'avoir perdu un truc. Mon ventre en l'occurence.

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Dernière info: Prix public de la parure : 36 € pour le soutien-gorge (dispo jusqu’au bonnet F) et 20 € pour le shorty. Franchement plutôt bon marché pour cette qualité. Tailles allant du 75 B au 100 F et du 36 au 46.

Voilà, si vous souhaitez participer, laissez un commentaire ci-dessous en précisant pour quel modèle vous jouez, il y a une seule parure en jeu, je sais, c'est peu.

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Et si vous voulez augmenter vos chances, vous pouvez aussi participer au concours organisé sur la page Facebook de la marque.

C'est un churros chaud comme une barraque à frites qui tirera l'une d'entre vous ce soir.

Edit: c'est ce soutien gorge que je portais donc lors de mon shooting mode andorran.

La vie en rose

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Des nouvelles du front (de mes sinus): c'est revenu ! Oui, je sens à nouveau le goût du chocolat, de mes cigarettes, de mon comté 32 mois, des abricots payés un bras et de ma ratatouille qui déboite.

Je ne saurais vous dire à quel point j'ai été émue quand j'ai enfin senti ma première merde de chien dans la rue, c'était d'un poignant…

Bref, ça va mieux et dans quatre jours je suis dans mon paradis corse, donc je ne me plains plus.

Avant ça toutefois, je dois partir chercher ma grande, en villégiature chez une copine. Quand on a mis ça au point avec les parents de la copine en question et qu'ils m'ont expliqué ne pas pouvoir la ramener avant notre départ, j'ai dit que pas de problème, un coup de train et hop je la ramène.

Ils avaient l'air un peu étonnés et sur le coup je n'ai pas compris.

Ensuite je me suis dit que j'aurais du être un poil plus attentive lors de mes cours de géographie. Parce qu'en effet, le "coup de train" pour faire Paris-Brest c'est tout de même pas loin de cinq heures. D'où leur insistance à ce qu'au moins je dorme une nuit sur place, maintenant ça fait sens, sur le moment pas tant que ça. Bref, à 24h de partir dans l'Ile de Beauté, je traverse une bonne partie de la France pour aller ceci dit dans un coin magnifique chez des gens drôlement cools, mais revenant vendredi soir et disposant donc de deux heures environ pour torcher cinq valises, sachant que le machin revenu lundi de la montagne (en un seul morceau) n'a toujours pas défait son sac, lequel dégage une odeur pestilentielle. J'ai décrèté que par souci éducatif et pédagogique il pouvait se brosser pour que je m'en occupe.

Il est fort probable que nous l'emmenions tel quel à Bastia. On va bien se marrer quand il n'aura pour la plage que ses pompes de varape et ses pulls en grosse laine.

Voilà, à part ça à la faveur d'un passage de copains bordelais à la maison, on a pour ainsi dire abusé du jaja (ce qui n'est peut-être pas étranger à mon soudain rétablissement) et eu pour la première fois de l'été l'impresson justement d'être en été. Je ne saurais que vous redire à quel point se prélasser au soleil couchant sur les transats face au Batofar est une des activités les plus agréables qui soient quand le ciel parisien est clément. 

Et sinon, je reviens demain avec du soutif à gagner.

Plein le nez

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Depuis quatre jours et deux heures environ (chaque minute compte, croyez-moi) je souffre d'anosmie et par extension, d'agueusie.

 

Non, ce n'est pas une maladie vénérienne, je pense que si c'était le cas je vous en épargnerais le récit, même si ma conception de la pudeur est toute relative, on l'aura noté.

 

Quoi qu'est-ce  alors ?

 

Et bien je ne sens plus rien. Nada, que pouic, même le baume du tigre a une odeur de que dalle. Ça a commencé par un rhume de compétition tombé ensuite sur les bronches, puis, par je ne sais quel phénomène physique remonté au cerveau.

 

Je sais bien que ça n'est pas si grave, que pendant ce temps là en Syrie, etc. Mais je crois que si cela perdurait je pourrais tomber en dépression. Comme quoi chacun des cinq sens compte et celui-ci pas moins qu'un autre. Ne pas sentir le goût des aliments c'est pour ainsi dire la merde (d'ailleurs ne pas sentir son caca c'est très déstabilisant aussi mais ce n'est pas le sujet). N'éprouvant aucun plaisir à manger, je n'arrive du coup absolument pas à identifier ce moment justement où le plaisir d'amoindrit, signe que la satiété n'est pas loin. Et si au départ cela m'a plutôt conduite à ne rien bouffer, depuis hier je note plutôt une certaine tendance à poursuivre inlassablement ma quête de goût. Quitte à me gaver.

 

Bref c'est la déprime. Sans compter toutes ces odeurs qui me manquent, celle du cou du churros avant de m'endormir, des cheveux de Rose qui le matin sentent encore le bébé mouillé, du café qui se fait, de mon thé Earl grey, des pieds du mach… non, ça c'est plutôt bien.

 

Bien sûr, histoire d'être complètement paniquée, j'ai fait un tour sur l'internet, pour découvrir des histoires abominables de gens qui après un bête rhume ont perdu le goût à vie, sans parler de tout un tas de maladies orphelines dont le premier symptôme est celui-ci. Inutile de préciser que ces maladies sont incurables.

 

Ma seule satisfaction, ma recherche croisée « eczéma aux pieds ET perte de l'odorat » ne donne rien. J'avais un peu peur que les deux combinés soient la manifestation d'un cancer fulgurant.

 

Y'a pas à dire je progresse énormément.

 

Voilà, à part ça, pour être originale, je défoncerais bien à coup de pompes le connard qui s'occupe là haut de la météo. Dire que je n'en peux plus est en deçà de la réalité mais je me doute que le sujet est totalement épuisé et qu'à part beugler que ce temps de merde, bordel… Pas grand chose à ajouter.

 

T’inquiète pas

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Temps pourri, virus en passe de se transformer en grippe aviaire, boulot à rendre pour hier et doigts de pied qui démangent.

Les semaines se suivent et ne se ressemblent pas, je voudrais remonter le temps et me retrouver à nouveau entre les mains de la masseuse face aux montagnes.

Sinon, hier, j'ai appelé le machin. Il est en séjour chez un copain en Savoie, où il fait un stage d'escalade. Il pratique ce sport depuis quatre ans en salle mais n'avait jamais expérimenté de la vraie falaise. Autant vous dire qu'il est absolument ravi: "c'est dingue tu sais. c'est tellement génial qu'on ne réalise même pas qu'on est à 35 mètres au dessus du sol".

Le temps de retrouver un rythme cardiaque normal, je demande, la voix chevrotante: "mais qui s'occupe de vous assurer ?"

– "T'inquiète pas, (ndlr: je crois que je pourrais lui faire bouffer ses crampons tellement il commence toutes ses phrases par ce "t'inquiète pas" qui ne me rassure absolument JAMAIS) je suis en binôme avec Téo (le famous copain, partenaire des cours d'escalades depuis quatre ans), avec lui je suis en confiance".

Je n'ai pas osé lui répondre que ce n'était pas forcément pour lui que je m'inquiétais le plus. De toutes façons après j'ai perdu connaissance. A la fin de cette anecdote: "Et alors tu vois, y'a une fille super sympa qui est très forte. Elle est vraiment gentille. Par exemple hier, j'avais commencé à grimper et quand je suis arrivé au milieu, elle m'a fait remarquer que j'étais en tongs ! Tu te rends compte, j'allais monter à 35 mètres en tongs. Heureusement qu'elle était là."

Si cette jeune fille me lit, qu'elle sache que je l'accepte d'ores et déjà au sein de la famille. Je serai la meilleure des belles-mères, je ne la critiquerai jamais, je trouverai avant même de la goûter que sa cuisine est meilleure que la mienne, je ne ferai aucune réflexion sur sa manière d'élever mes petits enfants et même j'accepterai de les garder pendant les vacances scolaires. 

« La part des anges » et autres…

Cannes
Photo prise par © Isabelle Vautier pour Commeaucinema.com, montée des marches de l'équipe du film à Cannes

La semaine dernière, étant sans enfants, on a fait grimper notre taux de fréquentation des salles obscures d'au moins 200%. Deux films en cinq jours, j'avais l'impression d'avoir 25 ans.

L'occasion d'aller voir "La part des anges", le dernier film de Ken Loach. Si vous avez besoin de retrouver un peu de foi en l'humanité, de découvrir des acteurs pour la plupart non professionnels et pourtant incroyables de vérité et de passer du rire aux larmes, courrez-y.

C'est un film comme seuls les Anglais savent les faire, qui parle de la difficulté d'aller contre un destin qui semble tracé d'avance, de résilience, d'amour et de solidarité. Le héros, petite crapule au coeur pur, veut s'en sortir pour celle qu'il aime et surtout ce fils qui vient de naitre. Hélas, dans cette petite ville d'Ecosse sinistrée par le chômage, on n'échappe pas à sa condition. Entre son beau père qui veut mieux pour sa fille et le fait tabasser et un chef de clan dont la famille est l'ennemie de la sienne depuis trois générations, Robbie est acculé.

C'est sans compter la drôle d'amitié qui le lie à la troupe brinquebalante de petits délinquants condamnés à des travaux d'intérêt général. C'est surtout sans compter la persévérance d'Henri, l'éducateur qui leur a été assigné. Cet amateur émérite de whisky décide d'initier ses élèves pas comme les autres à l'art de la dégustation du breuvage…

Je ne vous raconte pas la suite mais c'est donc drôle, émouvant, rassurant, un peu immoral et roublard. ça donne envie de partir dans les highlands, aussi, même si nom d'un chien, l'écossais est quasiment une langue à part.

Je me souviens d'ailleurs d'un voyage de presse à Glasgow, dans une autre vie, où dès l'arrivée à l'aéroport je m'étais aperçue que je ne comprenais pas un traitre mot de ce qui m'était dit. Ce qui s'annonçait problématique pour la suite, à savoir une conférence de présidents d'universités hébergée par celle de Glasgow et composée en grande partie d'intervenants écossais.

Je me suis toujours demandé comment j'avais finalement réussi à pondre des dépêches à l'issue des débats et surtout ce qui pouvait expliquer qu'aucune des personnes citées ne m'aient trainée en diffamation. En réalité je crois qu'il ne peut y avoir qu'une seule réponse: elles n'ont jamais lu mes articles.

Bref, allez voir "La part des anges", en cette journée d'annonce de suppression de près de 10 000 emplois chez Peugeot, vous y trouverez peut-être un peu de réconfort.

Par ailleurs, je vous ai déjà parlé ça et de mon ami Gilles Tillet, réalisateur et scénariste. Il vient de mettre en boîte deux pilotes d'un projet de programme court. Sur ce coup là, il n'est que le réalisateur, les scénarios sont signés par les deux comédiennes. On reste dans le social et c'est trash, très trash. Il est je crois preneur de vos avis. Je crois personnellement préférer ce qu'il écrit lui mais j'aime bien la façon dont il a mis en scène et filmé. Le premier épisode est et le second ici.

Enfin et c'en sera fini de cette chronique très sociale, j'ai un autre très bon ami, Manuel Jardinaud, qui vient lui de terminer un webdoc sur les intérimaires. Six témoignages de travailleurs et de leurs conditions de vie. C'est très fort je trouve et ça mérite de circuler…

Fais moi la mode

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Après notre virée au Zara d'Andorre on s'est dit avec les filles que c'était l'occase de faire un shooting mode.

Bon, Violette et Cécile, surtout. Mais n'ayant comme chacun sait désormais aucune personnalité et étant assez curieuse de voir ce que pourraient donner des photos prises par quelqu'un d'autre que le churros – qui je pense se fait arnarquer par son ophtalmo depuis des années – j'ai dit : "moi aussi, moi aussi !".

De toutes façons d'une manière générale pendant ces trois jours j'étais assez bon public, les autres m'avaient surnommée "schtroumpf content". 

Bien évidemment, j'ai longuement hésité sur la tenue que j'allais pouvoir arborer pour épater mes copines. Et le résultat… c'est cette non tenue absolue, un combo jean/débardeur dont l'intérêt réside essentiellement dans le soutien gorge rouge pupute très subtilement apparent ainsi que mes shoes Violette pour André (cadeau de la créatrice). L'étole, bien sûr, je la kiffe, comme tout ce qui est graou en général et quant au collier, il est devenu s'ajouter à une longue série de cochonneries fluo de pacotille, vous me direz ce n'est pas compliqué il y en a des rayons entiers chez Zara et H&M en ce moment (toujours ce problème de personnalité). 

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En fait vous l'aurez compris, j'avais pour ce shooting mis sur moi tout ce que j'avais acheté le matin même. Dieu merci il n'y avait aucune robe dans mon panier parce qu'il y a fort à parier que je l'aurais superposée au reste. Vous savez, comme les gosses tellement contents de leurs achats qu'ils veulent les mettre par dessus leur pyjama ?

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Bref, soit dit en passant, laissez-moi vous dire une chose: poser c'est un métier. Plus jamais je ne ferai de réflexion sur les modeuses parce que nom d'un chien tout ce à quoi il faut penser ! Peut-être surtout quand on a comme moi quelques petites réticences à montrer ce que la nature n'a pas fait de mieux (ces bras, seigneur ces bras) (et mes cuisses, qui en veut un peu ?).

Et là encore, avoir à mes côtés des professionnelles du branling personnel ça m'a permis je crois de faire pas mal de progrès. Il faut dire qu'elles ne manient pas la langue de bois: "Tes bras tu les fous derrière. Regarde pas en haut, ça fait con. Ni en bas, ça fait des plis". "Souris" "Non, en fait ne souris pas". "Ah… si, souris". "Enlève tes lunettes". "Tout compte fait remets les". "Prends celles de Cécile pour voir ?". "Parfait". Le reste je ne peux pas trop vous dire parce que Cécile elle est myope et moi astigmate. Du coup je ne voyais plus rien et quand je ne vois rien il se passe quelque chose de bizarre, je n'entends rien non plus. 

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Mais le résultat, c'est que je me trouve pour une fois presque pas mal sur des photos, par conséquent dès que j'ai les moyens j'embauche Cécile et Violette pour ma carrière dans la mode. Ah parce que oui, je crois qu'en définitive j'ai du potentiel. A condition de garder les bras dans le dos.

Bonne journée.

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Tout vient donc de Zara, à l'exception du soutif dont je vous reparle très vite et des chaussures. Le débardeur est ultra soldé en ce moment et existe dans plein de couleurs, franchement c'est un doudou. Et en vrai il est moins transparent qu'il n'en a l'air. Par contre ça taille grand, c'est du M et il m'est très large.

Edit: J'oubliais: vous pouvez me lire ici aussi today !

Dolce vita au Sport hôtel Hermitage d’Andorre

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Il parait qu’un fou-rire équivaut à un bon steak. C’est probablement ce qui explique la bouée qui me sert de ventre depuis que je suis revenue d’Andorre. On pourrait se dire que je paie mes excès de jamon iberico aussi. Mais à vue de nez, ayant donc virtuellement bouffé cinq ou six tranches de boeuf par jour, rien de très étonnant à ce que j’aie eu envie de balancer violemment ma balance par la fenêtre à mon retour.

Nadia, Anne-So, Cécile, Violette et moi étions donc à Andorre, plus connue pour son côté Disneyland de la clope et de l’alcool que pour son offre hotellière et ses paysages de rêve. A tort. Sis au village de Soldeu, le Sport hôtel Hermitage and Spa qui nous recevait est en effet un des plus beaux complexes jamais vus (la fille qui s’y connait en palaces). Planté à flanc de montagne, face aux pistes de ski qui certes n’étaient pas enneigées en juillet mais dont on imagine le spectacle que cela doit être en plein hiver, ce bâtiment est un peu le havre de paix ultime. Lobby monumental jonché de fauteuils chesterfields, bar tout en longueur surplombé de lustres féériques où l’on jurerait avoir croisé le fantôme d’Hemingway, chambres ultra-spacieuses donnant sur les pentes, la liste de ce que j’y ai aimé est longue. En lire plus »