Tu te rappelles la pub à un moment pour je ne sais plus quelle banque où le type, il appelait toutes les dix minutes son conseiller financier pour qu'on lui répète le montant – positif – de son compte et qu'à la fin le conseiller financier il perdait son calme et lui demandait d'arrêter de le harceler ? Le mec à ce moment là il explosait et il lui balançait que lorsqu'il était à découvert, ça ne le défrisait pas le banquier, de l'appeler tous les jours pour le lui dire. Tu te rappelles ?
Le slogan ça faisait genre "Machintruc, votre banque vous doit des comptes".
Moi je me rappelle parce que je l'adorais cette pub. Rapport que j'en étais encore à la phase où – attention, euphémisme à venir – ce n'était pas trop moi qui tentais de joindre ma conseillère financière mais plutôt l'inverse même qu'à l'époque on n'avait pas tous les mouchards de maintenant sur les téléphones et qu'à chaque fois je décrochais et que rien qu'à entendre sa voix j'avais des suées pas possibles. Même que souvent, non contente de me menacer tous les mois de fichage à la banque de France, elle appelait AUSSI mes parents – alors que j'étais majeure mais que la perverse elle avait gardé mes anciennes coordonnées – pour les prévenir que tout de même, pour quelqu'un presque sans revenus je me permettais pas mal de petits écarts, genre deux paires de chaussures la semaine dernière ou un week-end en Normandie pas donné donné.
Non mais sans rire, ils sont pas tenus au secret médical les banquiers ?
Donc la pub, je l'aimais bien parce qu'évidemment, je me le rêvais ce moment où je pourrais genre débouler dans le bureau de cette salope en tailleur pied de poule et lui annoncer la tête haute que oui, en effet, ma situation venait de changer considérablement en raison de cet héritage d'un vieil oncle canadien qui m'avait toujours adorée sans pourtant me connaitre et que non, elle n'aurait pas la chance de gérer cette nouvelle fortune vu que j'avais justement décidé de cloturer mon compte pour aller à la concurrence, because la façon INHUMAINE avec laquelle j'avais été traitée jusque là.
Après je serais partie comme un prince sans me retourner. Et elle pendant ce temps là elle se serait mordu les doigts d'avoir bloqué deux mois avant TOUTE POSSIBILITE DE RETRAIT BANCAIRE ALORS QUE JE ME TROUVAIS A CHANG MAÏ AU NORD DE LA THAILANDE.
Bon, inutile de te dire que ça n'est jamais arrivé. Le rêve a bien existé mais il est resté à l'état de rêve. Bien rangé avec celui de quand tu revois le mec sur lequel t'as bavé comme un chien devant un morceau de sucre pendant toute ta terminale et qui lui ne voyait que ta copine Cassandra et que là, dix ans après tu as perdu 22 kilos et autant en boutons et qu'il te reconnait et se traine à tes pieds pour que tu acceptes de lui laisser ton numéro de téléphone histoire qu'un jour peut-être. Evidemment tu refuses en lui apprenant que non merci, tu es enceinte de Richard Berry – ouais, en terminale j'étais raide de Richard Berry. Dans le genre il y a également le rêve où tu reviens voir ce tyran de prof de maths qui faisait rien qu'à te coller des prunes en seconde avec un 19/20 obtenu au bac S. Le mec il est super mal et il te demande de lui pardonner ses insuffisances pédagogiques et finit par admettre qu'il a toujours su que tu étais précoce.
Mais revenons à cette histoire de banquière. Donc disais-je, le vieux au Québec, il est toujours pas mort si toutefois d'aventure il existe. Toutefois.
Oui, toutefois.
J'ai tout de même légèrement grimpé dans la hiérarchie de la vie et désormais je peux me vanter de n'être à découvert que quelques malheureux jours dans le mois, juste avant ma paye. Un découvert d'un montant qui n'est plus, comme il le fut, égal voire supérieur à la dite paye ce qui a pour conséquence que le 3 du mois tu est déjà à moins 200. Euros, bien sûr.
Donc disais-je, je ne suis évidemment pas devenue fourmi pour autant et à part un codevi qui s'appelle maintenant livret de développement durable ou un truc aussi crétin que ça – sérieux, ils ont fait des études dans les banques pour sortir des appellations pareilles ou bien ? – et que je vide aussi vite que je le remplis pour un oui ou pour un non, je n'ai RIEN. Pas de PEL, pas d'actions, de trucépargne et j'en passe. Mais je ne dois plus être identifiée comme client indésirable dont il faut se débarrasser d'une façon ou d'une autre vu que la dernière fois qu'on m'a téléphoné c'était pour m'informer qu'on avait augmenté mon découvert autorisé en raison d'une amélioration de mes revenus. J'avoue, ce jour là, j'ai quand même mouillé ma culotte.
Du coup je me sens assez invincible. Et le coup du mec qui appelle rien que pour faire chier son banquier, ça me tente vachement depuis quelques jours.
Pourquoi depuis quelques jours ?
Parce que putain, je suis à la Société générale. Et que tout de même, merde, mes découverts à moi ils n'ont JAMAIS dépassé les 2000 euros. Et que si j'avais su nom d'un chien, que CINQ MILLIARDS c'était rien qu'une petite erreur de fonctionnement, mais je ne me serais pas contenté de l'Ibis à l'époque, à Deauville. Bordel. Ah et puis pour info, m'sieur Bouton, à Chang Maï quand tu ne peux pas retirer d'argent et que tu parle pas le thai T'ES VRAIMENT COMME UN CON.

Petit billet parce qu'aujourd'hui je file à Bruxelles pour la journée. Je n'aurai hélas pas le temps de musarder mais je me réjouis malgré tout à l'avance de humer l'odeur des gaufres belges dès mon arrivée à la gare… Qui a dit que je ne pense qu'à bequeter ?
Tu sais quoi ? J'ai décidé de faire un top five aujourd'hui. Et même pas dans le blog-it express parce que je dois t'avouer que j'aime bien celui que j'ai mis ce week-end et que je vais le laisser trainer un peu, rien que pour le plaisir, comme dirait Herbert. Alors du coup, voilà, pan, le top five est non seulement sorti du trou dans lequel il pourrissait depuis quelques semaines et se prend par la même occasion une sacrée promo puisqu'il se trouve bombardé à la une.
La scène se passe au lit parce que définitivement et là je crois que c'est la dernière fois que je prends la peine de vous le dire, le carrelage de la cuisine c'est froid et dur. C'est le soir et elle ne tient pas à proprement parler la forme des grands jours. Les raisons sont multiples et sans vouloir m'avancer parce qu'après tout ce n'est pas de moi qu'il s'agit bien sûr mais cette baisse soudaine de moral vient peut-être du fait qu'elle réalise l'ampleur de sa légère erreur de calcul ce jour là
Bon, c'est à nouveau un billet rapide que je vous propose aujourd'hui, la semaine est rude et chargée, à mon grand désespoir, moi qui ne dispose justement que d'un neurone et demi en ce moment.
Il m'avait émue comme peu l'ont fait dans Brokeback Mountain, dans ce rôle de cow-boy amoureux d'un autre sans pour autant vouloir admettre ce penchant. Son côté brut de pomme et de décoffrage donnait envie d'aller le rassurer direct sur son hétérosexualité – enfin, là je parle pour moi, j'en connais qui brûlaient au contraire de lui montrer le gay chemin.
J'ai déjà évoqué récemment mon addiction pour un ouvrage que dévorent les 3/4 des parisiens en ce moment – le reste des Français aussi probablement, mais au risque de me répéter c'est dans le métro parisien que je peux constater ce phénomène et je m'en voudrais de supputer qu'il est généralisé à la France entière si ça n'est pas le cas -, je veux parler de la trilogie suédoise, Millenium.
Allez, c'est le moment du petit check-up grossesse, cet instant que vous attendez tant, celui où je vous livre mes pensées les plus intimes et vous dévoile tout ce que vous n'avez jamais osé demander sur les joies de la procréation…
Alors alors…