Up and down estival (avec du cadal inside)

DSC_0272.jpg_effected

EDIT du 27/06/2012: LE CONCOURS EST TERMINÉ INUTILE DE CONTINUER A JOUER !

Etant en plein dans la rédaction de longs papiers et sur à peu près quatre projets à la fois, je concède avoir un peu de difficultés à rassembler mes pensées pour écrire de longs billets denses avec introduction, argumentation et conclusion (et ce petit plus qui fait toute la différence avec le reste de l'offre blogosphérique) (mon humour). Il n'empêche que j'ai bien évidemment des tonnes d'avis sur à peu près tout et n'importe quoi à partager avec vous, donc ça faisait longtemps mais un petit up and down.

Down: Le fait de ne pas avoir été fichue encore de vous pondre ma liste des bouquins pour cet été. Promis je vous fais ça d'ici la fin de semaine, sachant que vous aurez aussi dans les jours à venir une chronique de Marje aux petits oignons, je ne vous dis que ça (en fait ceci est un up)

Down aussi: Mon incapacité chronique à répondre aux mails adorables (mais également aux moins adorables) que certaines d'entre vous (mais pas que) m'envoient. Je me déteste vraiment d'être comme ça, en même temps c'est le moindre de mes défauts, par exemple si dans les jours à venir vous n'avez plus de mes nouvelles, sachez qu'il est tout à fait possible que je sois derrière les barreaux, pour ne pas avoir, one more time, payé mon frottis. C'est un TOC, un des plus bizarres qui soient et pas le moins embarrassant. Je suis à deux doigts de l'huissier à l'heure où je vous parle et la facture qui s'élevait à 16 euros est passée à 175,67 euros. Edifiant. Le churros est quant à lui en train d'étiqueter ses affaires pour être bien certain que le monsieur assermenté n'embarque que les miennes, vu qu'il ne veut pas partager la charge de ma névrose, même si on est mariés

Up: Je daube souvent sur la presse féminine mais voyez-vous, je kiffe Grazia. Je sais, c'est un petit peu un canard appartenant à Berlusconi, mais franchement c'est bien plus mieux que le Elle, plus caustique, plus drôle, plus politique aussi (à mon avis Silvio ne lit pas la version française). Je me marre avec la semaine de Graziella et j'adore la plume de Florence Willaert. En plus au Grau du Roi il y avait une rédactrice de mode de chez eux et elle était vraiment cool. Bref, je kiffe Grazia depuis toujours (toujours = deux ans hein, c'est un bébé canard) – c'est mon droit à la futilité et je l'assume – et si auparavant je n'étais pas forcément séduite par le site, ce n'est plus le cas vu qu'il a été entièrement rénové et qu'on peut y lire certains papiers du mag. Et en plus – et je sens que ça va vous intéresser – parce que c'est moi, parce que c'est vous, l'équipe du web m'a proposé de vous faire gagner 5 Jolie Box Grazia, dont vous pouvez découvrir le contenu ici. Pour ce faire, il vous suffit de me laisser un message en commentaire, avec la réponse à cette question incongrue: "comment s'appelle la peur des mentons ?". La réponse se trouve sur le site de Grazia et bien sûr vous pouvez tricher mais il y a plein d'autres infos assez drôles dans l'article en question et d'ailleurs je vous invite à me donner le nom d'une autre phobie citée dans l'article en plus.

Up: Le nouveau "Spellman et associés" vient de sortir et si je sais bien que ça ne va pas forcément me rendre beaucoup plus intelligente, je suis trop ravie. 1) ça veut dire que c'est l'été et comme on est un petit peu à cours d'indicateurs fiables en la matière, ça rassure 2) c'est tout de même très drôle.

Down: Rose tousse depuis deux jours à peu près de la même façon qu'en octobre/novembre/janvier/février/mars/avr… Ah ben non en fait c'est bon, elle tousse comme d'hab, pas de panique.

Up: Dans trois jours je sous-traite mes enfants à mes parents pendant une semaine. DANS TROIS JOURS JE SOUS-TRAITE MES ENFANTS À MES PARENTS PENDANT UNE SEMAINE. DANS TROIS JOURS JE… Ok, j'en fais peut-être un peu trop mais dans trois jours, donc, JE NE FAIS PLUS UN SEUL REPAS PENDANT UNE SEMAINE. CHINOIS – JAPONAIS – THAI – MOJITO SUR LES QUAIS TEL EST NOTRE PROGRAMME DE DANS TROIS JOURS.

Ardéchois coeur fidèle

DSC_0011.jpg_effected
Samedi, nous sommes tombés dans une faille spatio-temporelle. En vadrouille à Lyon puis en Ardèche, dans le si bien nommé petit village de Saint Desirat, nous avons résolu le mystère qui tient en haleine la région parisienne depuis des mois: le soleil n’est pas mort, il s’est simplement réfugié au sud de la Loire. A la faveur des 40 ans 30 ans de mon ami Jeff, nous avons donc profité de la présence de l’astre précieux et enfin éprouvé des sensations estivales. Ici, nous confiait le père de Jeff, « pour avoir sa carte d’électeur, il faut avoir au moins un cerisier ». Un abricotier, à la rigueur, ça peut passer.

« En Ardèche on n’a pas de train mais on fait du bon vin », avait quant à lui l’habitude de fanfaronner Jeff quand on le cherchait un peu trop sur ses origines patelines.

De fait, connu surtout pour ses gorges et sa très touristique petite ville de Vallon Pont d’Arc (toutes proportions gardées bien sûr, on ne parle pas de Palavas les flots non plus, mais ce point de départ de la descente de l’Ardèche est à peu près aussi fréquenté l’été que Châtelet les Halles aux heures de pointe), ce département minuscule qui pour beaucoup évoque des contrées désertiques squattées par des hippies jamais redescendus de leur trip, est aussi le pays de cocagne pour celui qui aime les fruits et les vins de côteaux. Saint Joseph, Vionnier, Condrieu, Syrah, que ces noms chantent à mes oreilles… Un peu moins cela dit depuis hier où mon foie semble ne pas vraiment goûter la petite plaisanterie qui lui a été infligée samedi. C’est d’ailleurs totalement embrumée que je vous poste cette carte postale bien verte.

Je reviendrai plus longuement demain, si tant est que j’ai retrouvé mes esprits et qu’entre temps je sois parvenue à écrire deux longs papiers à rendre pour hier.

Bonne journée. En lire plus »

L’Atelier Lingerie Empreinte

IMG_4642

Article sponsorisé

Ceux qui me lisent depuis longtemps connaissent ma quête du soutien gorge parfait. C'est ainsi, certains passent leur vie à s'interroger sur le sens de l'existence ou à lutter pour la paix dans le monde, moi je poursuis inlassablement ce rêve du soutif idéal. On a les combats que l'on mérite, je crois.

 

Non mais sérieusement, quand la nature vous a doté, comme c'est mon cas, d'une poitrine bonnet D apparue du jour au lendemain aux alentours de vos 13 ans, je peux vous assurer que trouver la façon de soutenir vos twins peut virer à l'obsession.

IMG_4644
D'autant qu'avec l'expérience – j'ai dit « expérience », pas « âge », notez bien parce que ça n'a rien à voir – j'ai appris au moins une chose : un bon maintien peut vous changer une silhouette. Ou peut-être vous donner l'impression que votre silhouette a changé. Ce qui en soi est déjà une excellente façon de remettre un peu de confiance à l'intérieur de votre body bien carrossé.

Cette longue introduction pour vous parler de cette toute nouvelle boutique pas comme les autres qui vient d'ouvrir à deux pas de la Concorde dans les quartiers chics de Paris. Il s'agit de la première de la marque Empreinte, vénérable maison brestoise spécialisée depuis le siècle dernier dans la lingerie haut de gamme et dont 20% encore de la production s'effectue dans l'usine bretonne. Un fleuron du savoir faire français, donc (Jean-Pierre Pernaud sors de mon corps), qui depuis toujours a décidé de se consacrer aux « courbes généreuses » (entendez par là les gros seins) (mais c'est comme « âge » et « expérience », en somme, ça n'est pas pareil).

IMG_4649
Dans cette boutique, également appelée « Atelier », les femmes sont reçues autrement. Au préalable, on vous mesure, pas pour vous prescrire ensuite un régime ou dix je vous salue Marie mais juste pour que vous soyez sûre de votre taille, 9 femmes sur 10 ne la connaissant pas du tout, me confiait la responsable du magasin. Une fois qu'on est bien d'accord sur le bonnet et le tour de dos, peut alors commencer la seconde phase, celle du choix des modèles, une soixantaine en général par taille, suivie d'une troisième étape, celle de l'essayage, dans des cabines qui ressemblent plutôt à des salons, avec miroirs de tous les côtés permettant de vérifier la bonne tenue de la culotte et l'humeur de vos fesses dedans. Ça peut paraître accessoire, mais pas tant que ça. D'autant que pour vous épargner la grosse déprime, vous avez aussi la possibilité de moduler l'éclairage et de ne pas hurler à la mort en voyant s'afficher en trois dimensions votre peau blafarde et légèrement distendue (je parle pour moi).

IMG_4648

Enfin, et c'est là une autre spécificité de l'offre de cet atelier, pour quelques euros de plus, vous pouvez personnaliser votre parure, avec des pampilles ou même une broderie (vos initiales, celles de chouchou (moins définitif qu'un tatouage), une petite tour Eiffel ou une date si le soutien gorge est acheté pour the D-Day ou pour une occasion très spéciale, etc)

Bien sûr, tout ceci a un coût, il faut compter entre 60 et 90 euros environ pour un soutien gorge et autour de 40 euros pour le bas. Mais très honnêtement, pour avoir touché les étoffes et admiré la facture de ces dessous, on est vraiment dans le registre du haut de gamme avec des prix pas super éloignés de marques tendance mais infichues de soutenir Bob&Rob au delà d'un bonnet B.

IMG_4645

Voilà, c'est tout. Ah non : Empreinte propose donc des ensembles allant du 75 C au 120 H et devrait commercialiser des bonnets B à la rentrée.

L'Atelier Lingerie Empreinte13 rue Saint Florentin 75008 Paris

Tél. : +33 (0) 1 42 61 71 78

Du lundi au samedi de 10h30 à 19h

Vidéo virale par ebuzzing

Moderie en Camargue

DSC03701
Histoire de terminer la semaine sous le soleil, quelques photos encore de ces deux jours en Camargue. Comme je l'écrivais hier, à chaque fois désormais que je mets les pieds dans ce coin, je l'aime un peu plus. J'apprécie que ce soit moins bling que le Var et que les plages y soient bien plus vastes. L'architecture un poil délirante de certains immeubles – voire complètement perchée de la Grande Motte – me fait penser à Miami où je n'ai absolument jamais mis les pieds et qui ne ressemble probablement pas du tout à ça. Idem pour la marina de Port Camargue dans laquelle il me semble on pourrait voir surgir Sonny et Ricardo (référence uniquement compréhensible pour les plus de 30 ans).

DSC_0208.jpg_effected
Sinon, nous étions donc entourées de ce qui se fait de plus pointu en moderie, à savoir les REDACTRICES DE MODE. Vous me connaissez, moi et mon manque de personnalité, autant vous prévenir que j'ai grave potassé pendant ce périple le BABA du bon outfit. Et je n'exclus pas de vous distiller à mon tour dans les jours à venir quelques conseils qui vous permettront d'être au top cet été. Allez, je peux déjà vous en donner quelques mantras:

– 1- Les bracelets tu superposeras (ça j'avais).

DSC_0017.jpg_effected
DSC_0018.jpg_effected
(le premier est un Clémence Cabanes, dispo chez Mia Reva et le bracelet doré est un Shlomit Ofir, dispo sur Un oiseau sur la branche, pour info)

DSC_0019.jpg_effected
DSC03702

– 2 -Pas plus d'une pièce pointue, voire deux, tu ne porteras (les rédactrices de mode sont étonnament assez sobres en fait)

DSC_0081.jpg_effected

– 3 – Les imprimés tu superposeras et le tie and die tu vénèreras

DSC_0230.jpg_effected
– 4 – Du 36 tu feras (attendez, personne n'a dit que c'était facile).

Plage
– 5 – Sur les pois tu miseras et le chignon haut tu porteras

DSC_0221.jpg_effected

– 6 – Le tatoo tu kifferas

DSC_0062.jpg_effected
– 7 – Un foulard autour de ta tête tu noueras. (ou pas, par honnêteté je me dois de vous dire que pour l'instant c'est resté au niveau de la bloguerie (moi en l'occurence, qui ai toujours peur de l'insolation mais n'ai pas une tête à chapeau) mais je ne serais pas surprise que ça prenne) (il se peut très bien que la rédactrice de mode soit influençable).

DSC03701

C'est tout pour l'instant, mais si ça me revient promis je ne garde pas ça pour moi. Et sinon, ça n'est certes pas compatible avec le commandement n°4 mais sa mère que la fougasse d'Aigue Morte est une tuerie.

DSC_0080.jpg_effected
(pour les lyonnaises on n'est pas loin de la tarte au sucre de Pérouge)

DSC_0030.jpg_effected
DSC_0034.jpg_effected
DSC_0237.jpg_effected
DSC_0281.jpg_effected
DSC_0047.jpg_effected
DSC_0049.jpg_effected

De Little Marcel à Mister Marcel

DSC_0084.jpg_effected

Je suis donc retournée voir la joyeuse équipe de Little Marcel au Grau du Roi. Je l’avais expliqué l’année dernière ici, mais pour ceux ou celles qui dormaient au fond de la classe, petit rappel: Little Marcel est une marque née d’une idée qui pouvait sembler triviale et qui s’est avérée être THE good idea, celle qui vous change une vie et vous fait passer de petits commerçants au Grau du roi à créateurs d’une entreprise implantée un peu partout dans le monde.

L’idée ? C’est celle qu’a eue Lynda, femme d’Eric, eux deux étant donc les boss de Little Marcel, de créer un marcel justement, tout simple, qu’elle vendrait dans sa boutique multimarque du Grau. Devant le succès inattendu du débardeur, Eric et Lynda partent avec leur sac à dos dans les salons de prêt à porter et petit à petit, l’oiseau fit son nid et Little Marcel prit son envol.

Chaque année, Lynda et Eric invitent leurs contacts mais aussi leurs commerciaux, leurs copains et donc des journalistes et quelques blogueuses (trois en l’occurrence) à découvrir la collection de la saison prochaine, tout cela autour de quelques verres de rosé bien frappés dégustés sur une plage sauvage et quasi déserte, à laquelle on accède en bateau. En lire plus »

L’aura de Sophie Marceau, le swing de Gad Elmaleh

IMG_4677

Vendredi dernier une amie m'a invitée au débotté à l'avant-première du film avec Gad Elmaleh et Sophie Marceau, "Un bonheur n'arrive jamais seul". Le churros étant arrivé exceptionnellement avant 20h30 ce soir là, je suis partie ventre à terre sur les champs, ravie à l'idée de me faire une toile sur le vif entre copines avec en prime des peoples pour de vrai dans la salle.

Enfin des peoples…

… Sophie Marceau, quoi. VIC BERRETON.

"- Ils sont derrière nous !

 – T’es sûre ?

– Je te le dis !

– Je crois qu’ils veulent nous rattraper… Ralentis sans en avoir l’air… Ralentis je te dis !

– Si je ralentis d’avantage je m’arrête !

Ou le non moins savoureux:

 Vic: Ça fait rien laissez tomber, de toutes façons vous en avez rien à foutre ! Vous vous êtes même pas aperçu que j’ai paumé ma gourmette en or que j’ai raccourci ma frange, vous l’avez même pas vu ! J’ai plus rien à me mettre j’ai plus de chaussettes dans mon tiroir, vous avez même plus le temps de me faire réciter mes leçons, ni de me faire à bouffer ! Ça vous est bien égal de savoir si j’suis heureuse ou malheureuse !

Claude Brasseur : Mais qu’est ce qu’elle a ?
Brigitte Fossey : 13 ans…

Sur l'ile déserte, celle où à force que tout le monde y aille avec ses cinq CD et ses dix films on risque d'être un peu serrés, sûre que j'emmènerai mon DVD de la Boum. Et aussi la 2 même si c'est moins bien.

Il y a quinze ans, je l'avais croisée dans une rue du Marais. Salopette en jean et marcel blanc, une sorte d'apparition pour la nouvelle parisienne que j'étais et qui pour seule célébrité n'avait vu jusque là que Jean Poiret place Bellecour à Lyon, sortant d'une représentation de la cage aux folles. 

Vendredi, même aura sur la scène du Gaumont Marignan. "Il n'y en a qu'une comme elle", qu'on s'est dit avec ma copine, en mode fan de. "C'est notre Julia Roberts", ai-je ajouté doctement (j'ai fait sciences-po).

Sans blague, c'est difficile à expliquer mais voilà, voir Sophie Marceau en vrai c'est un peu comme croiser Meg Ryan avant qu'elle n'ait été réincarnée en canard.

En revanche, bien qu'étant par nature altruiste et magnanime, je m'étonne quelque peu que le temps ait décidé de s'arrêter pour Vic qui n'a donc que quelques années de plus que ma propre fille de douze ans, alors même qu'elle est j'en suis convaincue bien plus âgée que moi (j'ai 32 ans).

La boum

Et le film ?

Le film est une comédie romantique plutôt bien ficelée, malgré une ou deux longueurs. Un parfait prétexte pour une soirée de filles avec coktails roses après. Deux heures pas désagréables (euphémisme) en compagnie de Gad – fiouu – Elmaleh qui dans le registre de la séduction s'en tire vraiment très bien. Mention spéciale à son déhanchement quand il danse le tango. J'étais un peu émotionnée (je bandais). Je crois que j'ai enfin mis le doigt (hin hin hin) sur ce qui me fait démarrer au quart de tour chez un homme. Je m'en doutais un peu après Polisse et le solo de Joey Starr dans la boite de nuit. Mais là je suis formelle. Les hommes qui dansent – bien – peuvent assez facilement disposer de mon corps. 

Voilà, après ce billet qui va loin, très loin, je vous laisse, hop au Grau (du roi), avec Violette et Elise. Ouais, je rempile pour une petite expédition au pays de Little Marcel. Tellement bien reçue l'année dernière que j'ai assez peu hésité avant d'accepter l'invitation (il se pourrait que j'ai un peu suscité ladite invitation).

A bientôt en somme.

J’aime #21

IMG_4674
"Et si on essayait d'être heureux, ne serait-ce que pour donner l'exemple ?" Cette phrase prononcée par Jean-Louis Trintignant à Cannes résonne fort ces derniers temps. Le bonheur se reconnait au bruit qu'il fait quand il s'en va, disait je ne sais plus qui*. Samedi soir au Sole e la Luna, il tentait un timide et modeste retour. Bien que personne n'ait été dupe, nous l'avons laissé s'asseoir à la table et boire une ou deux margaritas.

Et si pour lutter contre la fatalité nous n'avions plus comme armes que nos sourires douloureux ?

Une poignée de J'aime, pour eux et pour tous ceux qui jour après jour remettent un pas devant l'autre en s'interrogeant sur le sens de tout cela.

J'aime Notre Dame le soir, à cette heure où la lumière d'été se fait plus douce.

IMG_4673
J'aime ce minuscule restaurant mexicain, El Sole et la luna, où la margarita se sert donc dans des pichets d'un litre qu'il faut boire vite, avant que la glace pilée ne fonde.

IMG_4681
J'aime les boucles d'oreilles home made de Zaz.

IMG_4680
J'aime cette chemise achetée dans ce petit magasin près du métro Sèvres Babylone appelé Biba et qui regorge de choses désirables mais souvent très chères. L'ironie étant que je ne passe devant qu'en sortant de chez l'orthodentiste de la chérie, lequel ne se distinguant pas vraiment par ses tarifs préférentiels. Double peine en quelque sorte.

IMG_4592
J'aime écosser les petits pois et aussi les manger.

IMG_4711
(manucure au top)

 J'aime que Rose ait sa première meilleure copine de classe, invitée hier à passer l'après-midi à la maison. L'occasion de me rappeler qu'en réalité à moins de quatre ans il est totalement illusoire d'imaginer que deux enfants vont s'occuper toutes seules pendant que les parents peuvent peinards bouquiner ou mater une série. En gros ça a donné ça: "Et si on jouait à la Barbie ? Je veux faire pipi. Moi aussi. J'ai faim. Moi j'ai pas faim. Moi non plus en fait. On fait un dessin ? Je veux le crayon rose. Moi aussi. Je ne veux plus faire de dessin. Moi non plus. On va au jardin ? On regarde la télé ? Je veux faire caca. Moi aussi. On rentre à la maison ? On veut faire caca. Tout à l'heure on n'avait pas envie. Mais maintenant on veut faire caca. Toutes les deux. Tout de suite. On regarde la télé ? Elle est où ta télé ? Pourquoi ta maman elle a des lunettes ? Parce qu'elle est vieille alors elle voit pas".

IMG_4708
IMG_4710
IMG_4720

Voilà sinon un petit bonjour à Laurence croisée hier au square Miro, c'est toujours un plaisir de rencontrer des voisines/lectrices 🙂

* Jacques Prévert, après vérification

Top désincarnée

IMG_4637
Il y avait cette fille hier aux Tuileries. Pas celle sur la photo qui ouvre ce billet. Une top, en plein shooting mode. Elle était immense, très jeune, peut-être 16 ans, un peu plus, difficile à dire. Des fesses qui devaient arriver au niveau de mes épaules, des proportions presque surnaturelles et une tête qui du coup semblait minuscule, comme posée sur ce corps venu d'une autre planète. Belle, sans doute, photogénique très probablement. On aurait dit un flamant rose.

Elle était entourée d'une nuée de personnes chacune affectée à l'une des parties de son corps. Il y avait un maquilleur qui lui passait névrotiquement un pinceau sur la figure, pour éviter à son visage de luire, j'imagine. Un préposé aux cheveux, qui a du remettre en place cinquante fois une mèche qui s'affaissait entre chaque prise de vue. Une styliste, qui tirait sur sa veste, faisait tomber ses bottes toutes molles et un peu étranges dans lesquelles on aurait pu loger quatre ou cinq mollets de plus. Et puis le photographe, la rédactrice de mode aussi qui surveillait l'ensemble et deux ou trois autres qui ne faisaient rien mais qui mettaient pas mal d'énergie à montrer qu'ils avaient de très lourdes responsabilités.

Outre que la mobilisation d'autant de gens pour une photo de mode m'a semblé un peu disproportionnée, c'est l'absence de cette fille à son propre corps qui m'a glacée. Comme désincarnée, elle se laissait façonner par les fourmis ouvrières autour d'elle, sans prononcer un mot ni émettre le moindre agacement (j'aurais fini je crois par faire bouffer son bronzer au maquilleur ou coller une droite au coiffeur à la soixantième remise de mèche en place). Visage fermé, boudeur, comme peut l'être celui d'une adolescente. Et puis ce regard, vide. Poupée de chiffon, qui dit oui, qui dit non.

Je me suis dit que sûrement, si je tombais sur la photo sans avoir assisté à sa mise en scène, je me lamenterais sur ces jambes qui n'en finissent pas ou sur ce carré tombant parfaitement. Je trouverais même la tenue désirable, influencée que je suis par la répétition semaine après semaine dans les pages mode d'un même look qui la première fois me fait sourire pour finalement me donner envie de le reproduire. Je me suis dit que toute la fausseté de la scène, tous les artifices utilisés pour faire rêver les gamines ou leurs mamans m'échapperaient et qu'il ne resterait que cette silhouette gracile et ce décor buccolique des Tuileries au mois de juin.

Je ne sais pas si cette fille était aussi malheureuse qu'elle en avait l'air, je ne sais pas si pour être aussi maigre elle n'avait rien mangé de solide depuis le mois de janvier ou si c'était simplement sa nature. Et à dire vrai, je ne crois pas que ce soit la question. Je ne saurais dire non plus si tout ceci rime à quelque chose, si ce qu'elle portait et qui était sûrement très cher méritait tout ce barnum. Mais une chose est certaine, il ne faut vraiment pas se fier à ces images que l'on nous vend. Parce qu'aussi surnaturelle qu'elle soit, la fille mille fois remaquillée et recoiffée sera, c'est certain, également photoshoppée. Que la mise en scène, les décors, les injonctions au sourire ou à un air plus mystérieux parviendront à donner peut-être un peu de sens sur le papier glacé. Mais la réalité était bien triste. La réalité, c'était ce corps qui à force d'être manipulé n'était plus habité.

A part ça hier aux Tuileries ça sentait un peu l'été.

IMG_4636
IMG_4638
IMG_4639
IMG_4640
IMG_4641

Mapuche, de Caryl Ferey

Visite-guidees-de-buenos-aires
Je suis dans une phase où la lecture n'est pas aisée. Difficulté à me concentrer, à entrer dans un texte s'il est trop aride ou dans un récit s'il est compliqué. C'est quelque chose qui m'arrive, de manière cyclique, parce que je suis fatiguée, préoccupée par le boulot ou accaparée par des pensées qui ne me laissent que peu de répit.

Dans ces moments là, j'opte pour des polars, parce qu'il est rare que je ne me laisse pas finalement emporter par une intrigue si elle est bien ficelée. Après avoir lu en deux jours le dernier Connely – pas un des meilleurs crus à vrai dire mais j'ai l'impression d'écrire ça depuis cinq ans – j'ai aussi boulotté le PD James, sorte de suite d'Orgueil et préjugés qui ne m'a pas du tout convaincue, bien qu'ayant apprécié de retrouver les personnages de Jane Austen et notamment l'ombrageux Darcy. 

Et puis il y a eu Mapuche. J'étais passée à côté de Zulu, précédent ouvrage de cet auteur, maintes fois primé je crois, mais je sais que je vais me le procurer tant celui-ci m'a happée. Je n'ai jamais mis un pied en Amérique latine, mais je crois que Buenos Aires est l'une des villes que je rêve le plus de visiter un jour, d'autant plus depuis les carnets de voyage si savoureux de Pénélope à ce sujet.

Je fantasme sur les danseurs de tango, l'idée qu'il y a autant de psy que d'habitants, l'atmosphère européenne de cette ville aux antipodes, l'architecture hispanisante, et ses maisons colorées du quartier de la Boca… Ceci étant dit, la Buenos Aires de Mapuche est à des lieues de ces clichés, dépeinte sous aspects les plus sombres et montrée comme une sorte de plaque tournante de la drogue et de la prostitution. Il n'empêche qu'on entend malgré tout le tango entre les lignes et que le destin, haletant, de Jana la Mapuche, sculptrice indienne à la recherche de sa/son meilleur(e) ami(e) Paula, travestie et danseuse de revue, vous prend aux tripes. Mapuche c'est aussi un roman sur les heures les plus honteuses de l'histoire argentine, sur ces enfants qui furent volés pendant que leurs parents étaient torturés, tout ceci sous le regard bienveillant du pouvoir d'alors. 

Il y a aussi de l'amour, du vrai et du torride, entre Jana et Ruben, deux écorchés de la vie, à qui on ne la fait plus mais qui pourtant vont se consummer à nouveau, pour le meilleur ou le pire.

Lisez le, vous partirez loin.

Bonne journée

Valérie et les garçons

Photo-34
J'ai l'impression qu'on a tous connu une Valérie Trierweiler dans sa vie. Je me souviens ainsi, alors que j'étais encore au lycée, de la nouvelle petite amie d'un garçon qu'en réalité je kiffais grave mais qui officiellement était mon meilleur pote. C'était fou comme en peu de temps elle était parvenue à fiche un bouzin pas possible dans la bande, rendant le copain en question aussi docile qu'un caniche à sa mémé et aussi fun qu'une déclaration d'impôts. Petit à petit elle s'est aussi mise à décider de qui aurait les faveurs de ses invitations et guess what, je n'étais pas dedans, manifestement la complicité que j'entretenais – et que je ne me gênais pas de brandir au grand jour – avec son chouchou était bien trop envahissante.

A l'époque, je ne comprenais pas. Je me disais que tout de même, elle était vachement gonflée, elle avait déjà tout, le mec le plus bankable de la terminale B, les yeux les plus jolis jamais vus, des cuisses plus fines que mes bras à l'époque et une mère DIVORCÉE (le summum du cool dans mon esprit de petite fille gâtée issue d'une famille conventionnelle) qui l'emmenait au HAMMAM (gros gros level d'originalité également, d'autant que j'ai longtemps confondu hammam et bordel).

Je ne comprenais pas, donc, pourquoi cette nouvelle venue, synonyme pour moi de tous les maux s'acharnait en plus à me détester. Après coup, bien sûr, je me suis légèrement remise en question et je serais éventuellement prête à admettre que je ne lui avais pas non plus facilité la tâche, criant sur tous les toits par exemple qu'elle était à peu près aussi vive que la seiche que nous disséquions à l'époque en cours de biologie. Et entretenant le doute sur cette histoire de bordel.

Bref, tout ça a fini par se tasser (je suis partie faire ma vie à Grenoble et j'ai réalisé qu'après tout si mon pote était heureux, il n'y avait que ça qui comptait) (enfin, ça je me le suis dit après lui avoir enfin déclaré mon amour dans une lettre qui commençait par quelque chose comme "je ne comprends pas ce que tu fais avec cette conne") (on imaginera le succès de l'entreprise).

Je me suis donc exilée à Grenoble, histoire de me faire oublier (j'avais également sur un malentendu et après beaucoup de verres légèrement Monicalewinské le dit garçon et toute la bande l'avait appris).

Et voilà pas que cette trainée s'est mise à soutenir mon adversaire au bureau des élèves de Sciences Po.

Non je déconne, la comparaison qui n'est pas raison s'arrête là. Comme si Ségolène Royal taillait des pipes, aussi.

Bref, ce que je voulais écrire sur cette lamentable histoire qui, bien que ça ne soit peut-être pas évident dans ce billet sans tête mais avec beaucoup de queues, m'a sensiblement agacée hier (= occupée une grande partie de mon après-midi censée être consacrée à un boulot à rendre pour la semaine dernière), c'est qu'on peut être au plus haut poste jamais convoité, faire partie à priori de ce groupe de gens très sérieux qui n'ont pas vraiment le temps de déconner et se retrouver malgré tout au beau milieu d'un vaudeville. Je ne sais pas si ça me rassure ou me terrifie à vrai dire. Mais sur un plan purement politique, je suis assez convaincue que ce mouvement de bravitude de madame trierweiler, est dévastateur. Il nous ramène à ce qu'on a essayé de fuir, cet étalage de vie privée dans un contexte de crise internationale et franchement je pense que la droite n'en attendait pas tant pour jubiler.

Et quand bien même, parce que je sais que certains sont partisans de cette version, Valérie Trierweiler n'aurait que voulu exercer sa liberté de twitter, parce que y'en a même qui l'ont vu voler, on ne pourra pas m'enlever de l'esprit qu'à tout prendre elle aurait mieux fait de s'adresser à la candidate socialiste qui refuse de se retirer, rendant possible l'entrée à l'assemblée de la petite fille de Jean-Marie Le Pen. Je pense qu'il y a sûrement d'autres causes à défendre que celle du soldat Falorni, opportunément opposant de l'ex à François. Et très certainement pas mal de façons de se distinguer sans tomber dans le cliché de la nouvelle compagne qui voudrait effacer bonnement et simplement tout ce que son mec a vécu avant.

Voilà c'est tout, c'est con au départ je voulais parler de l'adolescence de ma fille et de la façon dont parfois c'est casse burnes, les ados. Ceci dit, à bien y réfléchir…

Edit: Rien, mais alors rien à voir, mais une copine vient de lancer son site de dépôt vente d'habits pour enfants, Mom2Mom. L'occasion de se "débarrasser" des fringues en très bon état que l'on peut avoir et d'en acheter d'autres à des prix bien plus intéressants qu'en magasin. Une mine pour des cadeaux de naissance ou pour se faire le plaisir d'une marque inabordable plein pot mais accessible d'occasion. Genre cette chemise Isabel Marant à 36 euros que j'achèterais bien pour ma grande ou cette robe Zef à étoiles pour ma Rose. J'en parle uniquement par amitié et parce que je suis toujours vachement admirative devant ce type d'initiatives qui exigent pas mal de culot et beaucoup d'énergie pour les mettre en oeuvre. Autrement dit, aucun partenariat sponsorisé ne se cache derrière cet Edit… Ah et on me signale dans l'oreillette qu'il y a – 25% jusqu'au 30 juin !