Vénus: quand la déesse overbookée passe derrière les fourneaux


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opération sponsorisée

Donc
la semaine dernière, par un beau mercredi matin ensoleillé, je me suis
rendue à l'atelier des sens, invitée par Venus pour chaperonner ma
filleule overbookée
.

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Inutile de préciser qu'auparavant, Oceana et
moi – c'est le petit nom de mon rasoir chéri – on s'était offert une
franche partie de rigolade histoire que je sois lisse comme le
frigo Smeg de la cuisine parfaite de l'atelier des sens.

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Attendez,
ça commence par là, le savoir recevoir.

Bref, je suis allée à
l'Atelier des sens, un endroit trop croquignolet caché dans une cour de
la rue Sedaine, pas loin de Bastille. Rien que l'allée fleurie te donne
envie d'y poser tes valises pour la vie. 

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Ensuite, tu fais la
connaissance d'une cuisine plus grande que ton appartement, avec un plan
de travail de la taille d'un billard. Et tu entends tout ton être
crier: "maison".

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Je passerais sur tous ces appareils
d'électroménager qui font rêver, les placards remplis à craquer de
chocolat, farine, sucre ou autres ustensiles qui rendent la vie plus
facile.

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Mes photos de professionnelle parlent d'elles même.

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En
revanche, sachez que Marie-Sophie, l'overbookée, et moi même, avons
appris quelques petites choses indispensables pour celles qui comme moi
ont en général 14 minutes pour préparer un
repas.

– Genre que si tu nettoies au fur et à mesure, au moment
de passer à table, tu n'as plus rien à ranger (là, normalement le
Churros est en train de s'étouffer de rire ou de stupeur devant une
telle prise de conscience)

– Pour faire un caramel, point besoin de
se prendre la tête sur la quantité d'eau qu'on doit rajouter au sucre.
Suffit de jeter le sucre en poudre dans la casserole bouillante et pan,
magie de l'amour, le sucre fond en sirop. C'est un truc de fou, fini les
interrogations à n'en plus finir: est-ce que j'ai mis assez de flotte ?
Trop ? Je mélange ou ça va tout gâcher ? Le caramel inratable est à
portée de main.

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– Monder une tomate n'a rien de pornographique. Il
s'agit simplement de tremper la tomate dans l'eau bouillante et une fois
qu'elle est bien chaude, tu enlèves délicatement sa peau qui vient
toute seule. Ok, en fait c'est un peu hot de monder une tomate. Mais ça
évite les brûlures d'estomac à
cause que la peau c'est très acide, a dit JB, le chef (oui, le mignon du dessus). Ok chef, je vais
te la monder ta tomate.
– Pour que les légumes ils gardent leur
couleur à la cuisson, faut les balancer dans une huile brulante (il aime
bien tout ce qui est chaud bouillant JB).
– Pour twister ta salade
de fruits rouges, tu fais un sirop avec de l'eau et du sucre, auquel tu
rajoutes du vinaigre balsamique blanc. Le plus dur étant de trouver le
vinaigre balsamique blanc. ça donne un goût aigre doux de folie à la
minestrone de fraises/framboises.

– Pour épater la galerie dès
l'apéro, tu prends de la pâte feuilletée, tu la badigeonne de jaune
d'oeuf, tu la saupoudre de sésame ou d'autres graines, tu coupe ensuite
la pâte en lamelles que tu torsades. Dix / quinze minutes à four bien
chaud et tu as des sortes de grissins qui tuent mémé. Et qui, ok, ne
sont pas super torsadés quand c'est moi qui les torsade parce que j'ai
une incapacité au niveau de la
torsade, c'est très net. 

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En revanche, Marie-Sophie, elle, elle rock en
cuisine, j'hallucine.

Voilà, très franchement c'est génial de
concocter un repas comme ça, pilotées par un chef adorable dans un
endroit de rêve. Je me suis dit que c'était une super idée de cadeau,
même si je rappelle que j'ai été invitée par Venus et que donc je ne
sais pas trop si c'est cher ou pas…

Je vous laisse avec les photos des plats préparés, de mémoire, une tatin de tomate chèvre-épinards-caramel, des rougets avec flan aux herbes et sauce carottes/poireaux et enfin une minestrone de fruits rouges avec sorbet citron/basilic et tuiles au thym.

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ça c'est le flan aux herbes avant cuisson

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ça c'est l'appareil à tuiles (je sais c'est un peu bizarre comme petit nom)

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ça c'est le moment pas glop où on a enlevé les arrêtes des filets de rouget avec une espèce de grosse pince à épiler (non, pas avec Venus)

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Tadaaaaam !

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ça c'est une adresse dressée par moi. Et dessous c'est une assiette dressée par Marie-Sophie. Hum.

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Zermati, réponses à quelques questions

Dégustation

Hier plusieurs questions m'ont été posées dans les commentaires qui appellent des réponses assez développées. Hélas, je dispose environ de trois minutes et 12 secondes pour écrire ce billet, donc je ne saurais que trop vous recommander, pour plus de précisions, d'aller farfouiller dans mes billets zermati et moi dans lesquels j'ai déjà abordé nombre de ces topics. Ce billet là résume plutôt bien tout ça.

– Comment fais-tu chez des amis, c'est impoli de ne pas manger si tu n'as pus faim après les pringles ?

Réponse: je ne sors pas tous les soirs, loin de là. Par conséquent, lorsque que je suis invitée, je bannis toute notion de restriction. Je me dis que ce soir là est particulier et que tout est permis. J'y vais en ayant faim, parce que l'idée c'est d'apprécier ce que je vais manger. Si je cale au dessert, je ne me force pas non plus. Et le lendemain ? Le lendemain, je ne me pèse pas, parce que je sais que j'ai probablement pris un kilo – en cas de gros lâchage – et que ça va me miner. Et je fais donc confiance à la REGULATION. A savoir que naturellement, je vais avoir faim plus tard et probablement moins que si je ne m'étais pas enfilé une fondue au fromage ET un vacherin la veille. L'objectif de cette thérapie, me disait à chaque séance le docteur Zermati, n'est pas de se désocialiser.

– Et l'alcool ? Qu'est-ce que t'en fais de l'alcool ?

Réponse: Un peu la même que la précédente, je ne picole pas tous les soirs. Par ailleurs, en ce qui me concerne mais là c'est peut-être une curiosité de la nature – cette truie -, l'alcool me coupe l'appétit. Qui boit dine, en gros. Mais encore une fois, à moins de boire un litron par jour – et là je crains que votre problème ne soit pas spécifiquement celui de la nourriture – l'alcool n'est pas un problème, justement.

– Mais quand on a envie de manger simplement pour se faire plaisir ? Pas par faim mais pas non plus pour se gaver ?

Réponse: Et bien on le fait. Le docteur Zermati est formel là dessus. Il faut aussi savoir manger quelque chose sans faim et sans culpabilité. Pour ce faire, il faut DECIDER de ce qu'on va s'offrir, s'asseoir en face de son petit plaisir et le déguster. A savoir, le manger lentement mais sûrement, en savourer toutes les subtilités de goût. C'est dingue mais en général, la moitié de l'aliment choisi suffit.

– Mais dans la journée, tu manges quoi exactement, alors ?

Réponse: ça dépend, ça dépasse. Un croissant le matin, une assiette de pâtes à midi ou un club sandwich/frites, ou une salade, bref, ce qui me fait ENVIE. En général, pour clore mon repas, un carré ou deux de chocolat. Le soir, ce qu'il y a dans mon frigo, riz, pâtes, courgettes, quiche, que sais-je. Avec un morceau de fromage, un yahourt ou un fruit. Et mon carré de chocolat, pour finir sur la note sucrée dont je ne me passe pas. En gros, je mange comme avant, mais moins, parce que plus jamais ou presque devant la télé ou en lisant. (le mal).

Voilà pour aujourd'hui !

Tous les matins, elle achetait son ptit pain au chocolat…

Viennoiseries

"Après avoir bossé pendant deux mois chez Fauchon au rayon viennoiserie, j'avais pris cinq kilos. Il faut dire qu'un pain au chocolat par jour, c'est fatal, personne ne peut s'en sortir sans grossir".

Cette confidence m'a été faite récemment par une charmante jeune femme, professeure de cupcakes de son état, je vous reparlerai d'ailleurs sans tarder de son savoir faire démoniaque.

Je n'ai rien répondu, je ne suis pas l'attachée de presse de Zermati, ni un gourou de la nutrition qui chercherait à répandre la bonne parole un peu partout. Mais en moi même, j'ai souri.

Tous les matins en effet, depuis bientôt un an, je déguste mon pain au chocolat ou mon croissant au beurre, acheté dans la meilleure boulangerie du monde, détentrice de je ne sais combien de médailles d'or pour ses viennoiseries. Je les mange avec un plaisir intact, vingt ans de moratoire sur la pâte feuilletée, ça laisse des traces.

Tous les matins, donc, je défie les lois du bien manger inculquées avec obstination aux enfants depuis des générations.

Et tous les matins, je constate sur ma balance qu'on peut tout à fait boulotter un pain au chocolat sans prendre un gramme. Mieux, on peut se permettre cette douceur et maigrir. Beaucoup. Parce que le docteur Zermati m'a mise en garde il y a de ça déjà quelque mois, sur les risques pour mon équilibre personnel d'afficher ma perte de kilos, je ne m'étendrai pas sur les chiffres. Mais ce que je peux dire, c'est que cette méthode me convient manifestement mieux que toutes celles éprouvées jusque là.

Je ne sais pas ce qu'il en sera dans un an, je ne sais pas ce que la vie me réserve, la seule certitude à vrai dire c'est que je ne diabolise plus le carré de milka à la fin d'un repas, que je fais parfois la razzia des pringles onion and sour à l'apéro, que je m'achète, le mercredi, fréquemment, ma part de flan. Et que tout ça ne me rend pas malade de culpabilité. Je sais aussi que je mange moins, rassasiée beaucoup plus vite, que les jours de gros cafard, quand rien d'autre ne me tente qu'une douceur, je m'assieds et je cède à la pulsion, en me concentrant sur le réconfort que ça m'apporte.

Je sais aussi que d'autres jours, quand les enfants ne sont pas là, que j'allume la télé et que je décide de faire mon repas devant comme avant, je me surprends à avaler sans goûter, sans compter, à me remplir comme une oie que je voudrais gaver. Je suis alors saisie d'un angoisse terrible que "ça" recommence, que les vieilles habitudes reviennent insidieusement, que tout le chemin parcouru débouche sur une voie sans issue.

Et puis je me rappelle ces mots du docteur Z, sur l'amaigrissement qui n'est pas une fin en soi, sur le fait que je ne verrai pas ma vie changer du tout au tout si d'aventure je reprenais du poids. Je me souviens que c'est cette terreur qui risque de me perdre, ce dégout de moi.

Alors le lendemain, j'attends la faim. Quand elle vient, j'entends ce qui est devenu mon credo: "ce qu'on mange quand on a faim ne fait pas grossir". Et je demande mon croissant à la boulangère.

Voilà où j'en suis aujourd'hui, pas totalement détachée, plutôt détendue mais pas prête à renoncer malgré tout à ce mieux-être savouré quotidiennement, parce que c'est peut-être là mon seul désaccord avec le docteur Z, en tous cas pour l'instant: être plus mince me rend vraiment plus légère. Je sais qu'il ne serait pas ravi-ravi si je le lui confiais de visu, je sais pourquoi aussi. Mais je me demande si docteur Z a déjà eu les cuisses qui frottent sous une jupe au point d'en saigner. Je suis presque sûre que non. C'est probablement ce qui lui permet d'affirmer avec autant d'assurance que regrossir ne serait pas si grave.

Histoire à suivre, en somme…

Reboostée

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Avant de me marier, je n'aurais jamais imaginé porter une robe bustier. Dans mon esprit, c'était pour les meufs à Victor Newman ou Ridge Forrester. Voire pour la mère de ce dernier. Complètement nineties, quoi.

Surtout, exposer mon gras de bras, merci bien, il y a des limites à l'humiliation volontaire. Et que personne ne vienne me dire que j'exagère pour tout ce qui est gras de bras. Il y a trois ans, je pesais 10 kilos de plus dont les 3/4 dans ce qui fait office chez moi de biceps. Sachant qu'il ne faut pas rêver, quand le gras s'en va, les manches chauve-souris sans pull arrivent.

Bref, on m'aura comprise, les robes bustier, ce n'était pas pour moi, no way, Never of my life me alive.

Et puis j'ai rencontré Olivier Freine. Le couturier qui aimait les femmes. Toutes les femmes.

Il n'y a pas été par quatre chemins, Olivier. Il m'a gentiment mais plutôt fermement expliqué que sur des épaules dodues, mieux valait ne rien mettre plutôt que des bretelles. Pourquoi ? Parce que quelque chose de très fin posé sur un support très spacieux, ça ne fait finalement que mettre en évidence tout ce qui est AUTOUR de la bretelle. Sans compter que la chair étant molle, tu lui colles une bretelle, pof, elle se laisse aller et lui creuse son lit. Résultat, des bourrelets sur les épaules. La cerise sur le gâteau du gras de bras.

Bref, je me suis laissée faire et j'ai accepté la robe bustier pour le jour J (en vrai je n'ai pas eu le choix, Olivier a l'amour vache).

Et je n'ai pas regretté, je ne me suis jamais sentie aussi vamp que ce jour là, esprit de Rita es-tu là. 

Par la suite, j'ai remarqué que Stéphanie aka BigBeauty usait sans retenue de ce type de robe et qu'à chaque fois je me disais que ça, oui, j'aimais.

Du coup, dès que je tombe sur quelque chose qui ressemble à un bustier, j'achète, c'est devenu de l'ordre de l'obsessionnel. Récemment encore, dans ma folie dépensière, j'ai acquis cette petite chose en liberty-like chez monoprix, rien que parce que les bretelles étaient amovibles. La taille étant bizarrement placée, entre l'empire et la vraie taille, (à moins, mais ça m'étonnerait, que mère nature cette truie m'ait mal bâtie), j'y ai collé une ceinture, en me disant qu'au pire ça dédramatiserait mon outfit.

Bref, je me suis prise tout le week-end pour Scarlett Johansson. Et je me suis demandé si par hasard je n'avais pas trouvé mon style.

En tout cas si ce n'est lui, c'est à mon avis son frère.

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Edit: Pour celles qui veulent lire l'histoire de ma robe de mariée c'est en trois épisodes, ici, et là.

Zoé Shepard, trop petite pour avoir le droit de l’ouvrir ?

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Comme j'ai commencé à en parler et que j'aime bien en général les trucs dans la durée, je me dis que ce ne serait pas du luxe de continuer à vous tenir au courant du feuilleton Zoé Shepard, alias la bureautière.

Vous avez sûrement lu ça et là voire vu et entendu que la sanction est tombée: deux ans de suspension de la fonction publique, avec la possibilité qu'Alain Rousset, président du Conseil régional, aggrave la peine.

Certes c'est moins pire que la révocation définitive. Mais cela signifie que pour avoir écrit un pamphlet, une jeune femme est privée d'emploi durant deux ans. D'emploi et de salaire, hein. Qu'elle ne peut, en outre, pas partir sur le poste qui l'attendait pourtant et qui semblait lui aller comme un gant.

Un tel verdict s'apparente pour moi à de la vengeance pure et simple, d'autant que durant le "procès", personne n'est venu témoigner de ce fameux préjudice, voire traumatisme causé par le livre.

Traumatisme mis en avant par le Conseil régional pour justifier cette sanction.

Sans vouloir raconter ce qui ne m'appartient pas, je sais par Zoé qu'elle a non seulement, donc, écopé d'une peine totalement disproportionnée mais qu'elle a également subi durant l'audience les foudres de la partie adverse, qui ne l'a pas ménagée, loin de là.

Je ne sais pas dans quel pays on vit aujourd'hui, où les "petits" sont écrasés comme des mouches quand n'importe quel ministre ou que sais-je a le droit de fumer pour 12 000 euros de cigares au frais du contribuable, de clamer haut et fort qu'il ou elle s'emmerde au parlement européen ou peut, alors même qu'il a été condamné pour abus de biens sociaux, redevenir maire d'une ville sans que ça ne gêne personne.

Comment faire accepter à ceux qui se lèvent tous les matins la peur au ventre de perdre leur emploi et de ne pas arriver à boucler le mois, que les plus fortunés reçoivent des millions de l'Etat au nom du bouclier fiscal alors même qu'ils ont hébergé une partie de leur fortune dans des paradis fiscaux ? Comment comprendre que certains artistes adoubés par le pouvoir soient reçus en grande pompe sous les ors de l'Elysée tout en étant domiciliés à Gstaadt ? Comment ne pas, enfin, faire le parallèle avec celui qui trouve que des auvergnats bronzés sont un peu trop nombreux en France, qui est condamné pour cela, et qui reste ministre de l'intérieur ? Le devoir de réserve ne vaut-il que pour ceux qui n'ont pas la chance d'avoir un ami bien placé ?

J'ai l'impression d'avoir déjà écrit dix mille fois ce billet, et ça me navre, j'aimerais tant être enfin surprise…

C’est où qu’on signe pour les 30 millions ?

Bon alors je veux dire, ok, j'avoue, j'ai fraudé le fisc il y a deux ans, j'ai zappé un truc comme 300 euros.

Ayé, je l'ai crachée ma valda.

ça me fait un bien de vider mon sac, franchement. Il va sans dire que je vais régulariser tout ça, en plus, hein.


Bon, heu… je peux toucher mes 30 millions du coup ? Non parce que j'ai vu qu'il y avait des ouvertures en ce moment, ce qui fait que je me suis dit, je tente ma chance, en somme.

A vot' bon coeur.

Edit. Ah et si ça posait problème au motif que je n'aurais pas les bonnes connexions, je veux bien qu'on s'arrange avec madame worth, d'autant qu'elle est sans emploi d'après ce que je sais et que je cherche une baby sitter. Je dis ça, je dis rien (d'ailleurs promis je ne dirai RIEN). En plus, au cas où ça jouerait en ma faveur, je tiens à faire savoir que je n'ai pas de nappes, donc aucun endroit où cacher des micros. Ce qui, en les temps qui courent, est un argument de poids. Pas de majordome non plus, tu me diras.

Rufo, Glee, ma thune et mon droit au mauvais goût

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J'ai entendu récemment, de la bouche de ma cousine Stéphanie – complètement anéantie d'ailleurs par l'affirmation -, que Marcel sa race Ruffo avait écrit dans un de ses innombrables guides sur la parentalité qu'à deux ans un enfant doit avoir un vocabulaire d'environ 250 mots. J'aimerais beaucoup savoir ce que signifie "environ" pour Marcel. Je veux dire, au niveau de la marge d'erreur, quoi. Parce qu'à presque 23 mois, à la louche, Helmut sait dire 14 mots. En comptant miam-miam et dodo.

Et "aïe".

Ce n'est pas demain la veille qu'on nous la prendra à l'école alsacienne j'en ai peur.

A part ça et sans transition, je ne peux que vous inciter à vous procurer de la façon que vous pourrez (= en fuckant hadopi en ce qui me concerne) la série Glee, qui est un des trucs les plus drôles que j'ai regardé depuis un bail. Il va sans dire que j'ai pouffé puis pleuré comme une madeleine au dernier épisode et que j'éprouve quelque chose en dessous de la ceinture pour Finn, prépubère censé avoir 16 ans mais qui je l'espère vivement en a un peu plus dans la vraie vie.

Enfin, et ce sera à peu près tout pour aujourd'hui, je crois que je suis dans un état qu'on pourrait qualifier de post-traumatique – en espérant que ce genre d'affection soit prise en compte dans les commissions de surendettement. A savoir que je n'ai jamais autant claqué d'argent que depuis que mon mec est au chômage. Je ne m'explique pas vraiment ce phénomène étrange, si ce n'est, donc par une réaction chimique de mon cerveau, dont je ne suis, je pense, en rien responsable. Mais enfin, il faudrait réellement que ça s'arrête. Heureusement, il y a les billets sponsorisés, tu me diras.

Allez, aurevouèèèère, hein.

Edit. Juste, histoire de rallonger un peu ce billet sans queue ni tête. J'ai lu récemment sur le blog de la très renommée chroniqueuse de Elle, j'ai nommé Fonelle, un billet dans lequel elle confie son désarroi devant le peu de style de certains pauvres gens sur les plages de Deauville. Genre Fonelle, ça lui fait mal aux yeux, tous ces maillots pas assortis aux serviettes. Ben c'est comme avec le chômage du churros, ça m'a donné envie de faire exprès de mettre un maillot à carreaux et de m'allonger sur un drap de bain Winnie l'ourson. Avec la casquette Areva gagnée par mon fils à la kermesse. Et ça, pile poil devant Fonelle et sa pote Ines. Des fois que ça leur collerait des aigreurs.

Et si dans la vraie vie, on s'en foutait comme de la culotte à Britney, de jurer dans le décor ? Hein ?

Trois ans de mariage, c’est les noces de quoi déjà ?

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Il y a trois ans, le churros et moi on s'est mariés. Je garde de cette journée le souvenir d'un soleil providentiel, d'un jardin luxuriant, bichonné par ma maman des mois durant, de champagne qui coulait littéralement à flot, d'un baiser à la mairie sous les applaudissements, d'un discours surprise de mes deux grands, de rires qui raisonnaient dans la maison, d'un buffet délicieux, d'un bouquet de princesse, de mon père se déchainant sur antisocial, du DJ le plus génial du monde, d'une dernière danse sous les étoiles, toi et moi mon amour, sur l'air de Senorita dépêche toi.

Il y a des journées qui passent à la vitesse de la lumière, qu'on s'en veut de ne pas avoir assez goûtées et qu'on voudrait voir recommencer comme le jour sans fin d'un film adoré.

Trois ans après, je n'ai qu'un seul regret, que Rose n'ait pas été là. Peut-être une bonne raison pour se re-marier ? 

A l'époque j'étais pudique et n'avais pas mis de photos. Aujourd'hui, les revoir me plait, alors voilà une série prise par ma copine Fanny et qui sont pour moi les plus belles prises ce jour là, les plus drôles aussi !

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Edit: Si vous avez envie de revivre mes aventures de jeune fiancée, c'est par ici !

Fuck la guimauve

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Samedi, c'était, avec plus de deux mois de retard, l'anniversaire des grands avec les copains. Je passe sur l'aspect corvée du barnum, vive les jumeaux, même en restreignant à mort le nombre d'invités chacun – bonjour les immondes tractations au cours desquelles tu tentes de décourager tes enfants d'inviter ceux dont tu SAIS qu'ils vont pourrir la journée -, on arrive assez rapidement à 12 mômes déchaînés dans un appartement toujours trop petit. Dieu merci, le temps était de notre côté cette fois-ci ce qui nous a permis de délocaliser tout ce petit monde au parc où ils ont fait leur vie pendant que le churros, helmut et moi on glandait sur une couverture. Problème: les parents des gamins invités étaient pour la plupart eux aussi échoués sur les pelouses, témoins de notre manque absolu de bonne volonté en matière d'animation d'anniversaire.

Déjà qu'on avait marqué sur l'invitation "de 15h30 à 17h00", je crois que ça c'est vu qu'on allait la jouer service minimum.

Sans compter que cette année, la rigueur c'est pas que dans les cabinets ministériels. C'est tout juste si j'ai consenti à verser les bonbons low cost dans des coupelles. En même temps les enfants se foutent éperdument de la déco, j'ai mis 7 ans à m'en rendre compte mais là je peux prouver mes dires. Il faut dire que les pauvres n'ont pas encore de blog où poster des photos de shamallows vintages shootés avec en arrière plan flou la nappe en liberty.

Mieux, même, le fait qu'il n'y ait aucune recherche esthétique les pousse à être créatifs…

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Dans le lot y'en a qui vont finir designers c'est une évidence.

Pas de chasse au trésor non plus, en même temps je n'en faisais déjà pas quand ils avaient l'âge d'aimer ça, je ne vais pas m'y mettre maintenant que la seule chose qui les intéresse c'est de danser sur Sexion d'assaut en hurlant "Desolé".

La pêche à la ligne on n'en parle pas, je ne suis pas née avec l'option masochisme.

Pas non plus de sachets cadeaux à emporter en fin de journée, j'ai également pris la décision unilatéralement que c'était complètement 2009 et que par principe c'est totalement absurde. Je veux dire, l'anniversaire c'est pas celui des invités, non ? Et puis cette sur-enchère de produits de consommation, c'est pas super Grenelle de l'environnement.

Ok, en vrai, je ne me remets pas de l'air dégouté d'un copain de mon fils l'année dernière quand il a constaté que dans le dit-sachet il n'y avait QUE trois cartes Pokemon à moins de 210 PV. Le cancrelat s'est fendu d'une réflexion mesquine comme quoi chez Kevin il était nettement plus fourni le sac à goodies. Du coup, punition collective, plus personne n'aura rien et avec les sous économisés j'irai au soldes. Bande de petits crevards.

Au dernier moment quand même, on s'est dit avec le churros que pour bien avoir la paix, un investissement somme toute raisonnable dans une douzaine de pistolets à eau pouvait être une bonne idée.

Gagné, je crois qu'on a limite remporté la palme des parents les plus cool de l'année. Comme quoi, la politique du moindre effort paye plus souvent qu'on ne croit.

Bref, tout le monde était content, les gâteaux au yaourt cuisinés le matin par la chérie et le machin étaient ma foi pas si mauvais, quant aux oursons en guimauve et chocolat ils ont donc trouvé acquéreur en la personne d'Helmutator qui a profité de l'effervescence des arrivées pour aller se servir à la source. La tête qu'elle a fait quand on l'a prise sur le vif me laisse présager quelques problèmes d'autorité à venir. Dire qu'elle n'était pas impressionnée le moins du monde par mes gros yeux n'est qu'un euphémisme. 

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Ce qui est sûr en tous cas c'est qu'elle a probablement connu son premier émoi sensuel tant l'extase se lisait sur son visage. Monsieur Zermati, ne t'inquiète pas, la génération qui vient devrait t'assurer une retraite à la François-Marie Banier. Tu peux poser une option sur l'ile à Liliane.

Allez je vous laisse avec quelques photos de ce bel après midi et la preuve que chez les 10 – 12 ans aussi, le short c'est la nouvelle petite robe noire…

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Mon rituel beauté ou conseils de maquillage pour Juliette

Lipstickred

Il y a quelques jours, je reçois un mail d'une jeune lectrice qui avait pour objet une bien curieuse requête pour qui me connait un peu: "Quels conseils de maquillage me donnerais-tu pour passer un entretien d'embauche ou de stage" ?

Comment dire ? Est-ce bien raisonnable de se tourner pour cela vers une femme dont le combo makeup (apparté: j'ai appris récemment deux nouveaux termes trèèèèès 2010 voire 2011, "combo" (dont le sens m'échappe un peu mais je crois que ça veut dire en gros, "ensemble de choses", en l'occurence de produits de makeup) et "outfit", se dit d'une tenue vestimentaire. Croyez-moi je vais les ressortir.)

Dont le combo makeup, disais-je, ressemble à ça ?

Combo
 

Ce billet pourrait d'arrêter là, les images parlent d'elles mêmes. Elles témoignent en l'occurence que je n'ai aucune légitimité pour répondre, tanche que je suis en thématique beauté. Mais premièrement, le mail de Juliette était adorable. Deuxièmement, j'avoue, le simple fait qu'une perdrix de l'année me lise me comble de fierté. ça n'est pas très reluisant, mais je crois qu'en gros, c'est comme si ça me déteignait dessus: si je parviens à intéresser les moins de 25 ans, c'est donc que quelque part, je suis encore dans le coup, non ?

Non.

Pour la bonne raison que personne un tant soit peu dans le coup ne dit encore en 2010 "dans le coup".

Il n'empêche que voilà, ça flatte mon ego, ce dernier étant du genre boulimique.

Troisièmement, et c'est toujours une question d'ego, Juliette me demandait ça, convaincue que j'avais, moi, une grande expérience en passage d'entretien, mais plutôt du côté employeur. (En fait je plais aux moins de 25 ans mais c'est sûrement mon côté maternel qui les rassure, je crois que je vais me pendre dans mon four et ensuite je reviens). Sur ce point, il faut néanmoins que je sois honnête au risque de casser mon image, je ne fais presque jamais passer d'entretien et c'est sûrement tant mieux, je suis du genre à vouloir tellement qu'on m'aime que j'embaucherais tout le monde.

Mais là n'est donc pas la question.

La question, et je tiens à y répondre, c'est: comment se maquiller pour un entretien.

J'aurais tendance à répondre, comme le reste de la semaine. Parce qu'à priori, le but, quand on passe un entretien ou autre moment pas nutella du tout, c'est de se sentir le mieux possible et sûrement pas déguisée. Il faut déjà déployer des trésors d'inventivité pour se vendre à tout prix, si en plus il faut faire ça avec dans un coin de la tête la crainte d'avoir du rouge à lèvres sur les dents rapport qu'on en a jamais mis et qu'on l'a fait à l'arrache, c'est difficile. Donc si on ne met jamais de red pupute, on évite de faire une tentative ce jour là. Idem pour le smokey eye, qui aux dernières nouvelles est complètement 2009 et qui en plus ne supporte pas la médiocrité.

Je déconseille également à Juliette de tenter de reproduire les maquillages ultra-perfectionnés qu'on voit fleurir sur les chaines Youtube ou les blogs des make up geek. C'est comme les macarons de Mercotte. ça semble un jeu d'enfant pour elle, mais vas-y pour obtenir le même résultat du premier coup. Personnellement ma seule tentative s'est soldée par un "ouéééé, maman a fait des langues de chat !" plutôt vexant.

Dernier tuyau: anticiper les situations gênantes. Par exemple, moi qui ai la larme facile – très – j'évite tout eye liner ou fard à paupières pour les rendez-vous importants. La moindre poussière, le moindre mot de travers , même gentil, et pan, me voilà gentil panda. Idem si on a la peau qui brille avec le trac, on fait l'impasse sur le fond de teint glowy (encore un nouveau mot que je kiffe de connaitre) et on se rabat sur un "oil-free" pas super glam mais qui évitera d'avoir l'air de sortir d'une baraque à frites.

Par contre, moi, par exemple, j'ai appris aux alentours de la trentaine que ma bouche
supportait plutôt bien le rouge rouge, alors j'y vais à fond, je ne sais
pas, c'est con mais ça me donne la confiance.

Et là je crois que c'est le seul objectif, finalement de ce rite étrange consistant à nous peinturlurer la face. Se remplir de la confiance qu'on n'avait pas à l'origine à l'intérieur de nous.

Voilà Juliette, pas sûre malgré tout d'avoir été très utile, je ne saurais te faire un cours sur le nioude, ni te donner des règles aussi définitive que pas de mascara sur les cils du bas. Je ne vais pas non plus te dire que la terracota c'est le mal, que le fond de teint s'étale au doigt ou au pinceau ou que le blush, malheureuse, doit absolument être à angle droit avec l'arrête du nez.

Personnellement, je suis adepte du less is more, je trouve étrange cette mode des fards à gogo que tu crois tout le temps que les nanas se sont pris une blinde avant d'arriver. Mais j'ai envie de te dire que si tu ne te sens bien qu'avec la paupière rose fluo, alors ne change rien, be yourself et yes you can, quoi.

Tain, je sens que ce n'est pas avec ce billet qu'on va m'envoyer des cargaisons de crème de la mer, moi.

Edit: Le contenu de cette trousse de beauté ridicule qui a pour seul mérite de pouvoir être emmenée en cabine dans l'avion – à cause de la transparence – est le reflet exact de mon matos à maquillage. Le fond de teint, très bon marché, est assez bluffant même si la première fois tu as vraiment l'impression de te tartiner de maronsuiss. Ce qui ne me dérange pas vu que je me damne pour un maronsuiss. Sinon, je suis très Avène et j'ai perdu mon mascara qui est théoriquement un Smoky Lash de Makeup forever et dont je suis très contente.

Edit2: Demain, ce blog reprendra une activité normale.

Edit3: Juste, je voudrais préciser que même si ce n'est pas flagrant, j'adore les produits de beauté. Ceci n'est pas un appel du pied aux annonceurs ou autres Séphora, mais on sait jamais quand même.