Le portnawak du jeudi

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J’espère que comme moi, vous êtes en totale empathie avec la pauvre Marine qui vient de découvrir à pas loin de 50 ans que son papa n’est pas un gentil papa. Même que, dingue, il serait raciste. Alors là laissez-moi vous dire que je suis également tombée de haut. Il ne manquerait plus qu’on nous apprenne qu’il a joui en torturant des arabes pendant la guerre d’Algérie et là ça serait le pompon.

OUF QUE SA FILLE AIT DÉCIDÉ DE TAPER DU POING SUR LA TABLE. En lire plus »

J’aime #76

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C’est fou comme il suffit de trois jours de plongée dans le quotidien pour que les bienfaits des vacances disparaissent dans l’instant. Tout juste si j’arrive à croire que la semaine dernière à cette heure là j’étais encore en train de me dorer la couenne sous le soleil de Malte. Il faut dire que les seaux d’eau pris sur la tête hier en allant chercher Rose à l’école se sont chargés de me rappeler à ma triste réalité de parisienne qui en mai ne fait absolument pas ce qui lui plait. Thanks god, ce mois est essentiellement placé sous le signe d’articles bien sympa à écrire et de scénarios à peaufiner. Je crois que je suis en passe vraiment de trouver ma zone de confort professionnelle. Je parviens enfin à refuser ce qui sera à coup sûr pesant et j’ai cette chance infinie de pouvoir me lever sans la boule au ventre à la perspective de telle ou telle mission qui ne me correspond plus. Je vous rassure, ça ne m’empêche en rien de procrastiner et de parfois me manger l’intérieur des joues jusqu’au sang quand les mots ne me viennent pas. Mais il n’y a pas un jour où je ne me dis pas que j’y suis presque, dans cet idéal d’une vie professionnelle qu’en plus je n’avais pas forcément rêvée, enfant en effet je crois que je ne me serais jamais autorisée à imaginer ça.

Voilà, à part ça, j’aime… En lire plus »

15 ans…

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La semaine dernière mes twins ont eu 15 ans. (ce qui ramène l’âge auquel je les ai eus à 14 ans et croyez-bien que je suis consciente qu’à un moment cette petite plaisanterie de mes soit-disant 29 ans ne pourra plus du tout tenir debout) (ce qui est ballot parce que sinon franchement ça reste assez crédible). Il ne vous aura pas échappé que nous étions un petit peu peinards à Malte au moment où nos enfants passaient ce cap. Ce qui fait de nous, au choix, des parents incroyablement cool ou particulièrement indignes. Et qui devrait en toute logique occuper une bonne partie de ma prochaine séance chez mon quelqu’un (parce que bien sûr, je me suis aperçue de ma boulette après avoir payé les billets d’avion et que si je me la joue super détachée là tout de suite, en réalité je me suis morfondue, pétrie de culpabilité, du matin jusqu’au soir de ce 27 avril). En lire plus »

Malte #3 – Mdina et The George hôtel

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Je vous ai un peu laissés en rade finalement, j’en suis bien désolée, mais le retour à Paris sous la flotte m’a quelque peu douchée. J’avais surtout deux papiers très sérieux à écrire dans la foulée de mes vacances et il n’est pas impossible que j’ai laissé une partie de mes neurones quelque part sur la promenade de Saint Julians. Sinon je ne vois pas comment expliquer la difficulté avec laquelle je me suis acquittée de ma tâche. Mais me voilà donc légère (hum) et longuement vêtue, prête à vous montrer mes dernières photos de Malte.

Nos deux derniers jours, nous les avons passés à ne pas faire grand chose et c’était délicieux. On a quand même été visiter Mdina, à dix kilomètres à peine de notre hôtel. Ce qui nous a en réalité pris la journée. Au retour en effet, le churros avait tellement pris la confiance avec tout ce qui est conduite à gauche qu’il lui a semblé superfétatoire d’écouter mes indications de direction. On a du coup mis une heure et demi pour rentrer. Quand on s’est extirpés de la yaris, nous avons convenu d’un commun accord que le mieux à faire était de décider que ce qui se disait dans l’habitacle d’une voiture était considéré comme hors mariage. Genre comme une sorte de zone de non droit, où les règles habituelles de bienséance ne s’appliquent pas et où il est possible par exemple d’évoquer une possible lobotomie de son conjoint sans que cela ne prête à conséquences. What happens in the car, stays in the car (especially when the wheel is on the right). En lire plus »

Malte #2 – Gozo

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On m’avait vivement conseillé d’aller à Gozo. Je ne me suis pas fait prier, s’il y a une chose que j’adore, ce sont les ferrys qui vous emmènent dans des îles. (à part évidemment ceux qui vont aux Saintes, NEVER MORE) (le seul bateau je pense au monde où un gars est affecté aux sacs à vomi quand même) (au départ tu te demande ce qu’il fait avec ses sachets du Franprix qui dépassent de ses poches, dix minutes après tu comprends que pour les trois heures à venir ce monsieur sera ton meilleur ami).

Bref, Gozo. Pour y aller, il faut donc rejoindre l’extrémité nord de l’île, l’embarcadère de Cirkkewa, d’où s’en vont les ferrys. Là, première surprise, on ne paie qu’au retour (par conséquent, si d’aventure vous aviez dans l’idée de vous y installer définitivement, sachez que la traversée ne vous coûtera rien) (cela fait partie des arguments que je compte sortir au churros prochainement pour expliquer notre future installation là bas). En lire plus »

Malte #1 La Valette – Trois Cités – Saint Julians

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Quand on arrive à Malte, je crois que ce qui surprend le plus, c’est l’absence de repères familiers. Bien sûr, c’est une île méditerranéenne, bien sûr, la végétation ressemble à celle de ses amies de la région, oliviers, quelques – rares – palmiers, figuiers de barbarie et pins tarabiscotés. Mais il y a cette conduite à gauche – on y reviendra – et cet urbanisme à nul autre pareil. On ne va pas se mentir, le front de mer est par endroits complètement défiguré. Je serais assez pour que soit châtié sur la place publique le gars en charge de l’aménagement du territoire – (et qu’on y joigne celui qui un jour a eu cette idée brillante de coller des volants à droite dans les voitures de tous les pays du Commonwealth) (« hey, buddy, j’ai pensé à un truc vraiment hilarant, et si on faisait en sorte que tout les autres (= pas anglais ou apparentés) risquent l’AVC dès qu’ils montent dans une bagnole ? Marrant non ? Allez, on les fait rouler à gauche et on les emmerde »). En lire plus »

Être né quelque part

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Un petit saut ici avant de prendre l’avion pour Malte. Je suis bien évidemment très très décontractée et le fait de partir avec la Lufthansa ne me pose aucun problème. Juste quelques mots donc, pour vous annoncer que le Vagualame a ouvert boutique sur les quais de Seine et que comme d’habitude on y sert des mojitos proches de la perfection (ceci étant dit vu le prix, manquerait plus qu’ils soient dégueulasses).

J’ai par ailleurs attrapé une sorte de torticolis à force de lever les yeux au ciel pour contempler les cerisiers en fleurs. Je sais que lorsque je reviendrai les trottoirs seront tapissés de pétales et qu’il n’y aura à nouveau plus grand chose à regarder en l’air, mais cette année je crois que j’ai eu mon content de cherry blossoms. En lire plus »

J’aime #75

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Pour la première fois depuis un bail, pas de semaine briançonnaise cette année, la faute à la fermeture de la station avant même que les vacances scolaires parisiennes ne commencent. Personnellement je me moque un peu de ne pas skier mais pour les enfants, séjourner là bas sans pouvoir dévaler les pentes était « trop dur psychologiquement » (ils ont de vrais problèmes). Je ne me doutais pas en vérité que cela me manquerait autant de ne pas franchir le col du Lautaret, de ne pas sentir l’odeur des pins qui bordent le chalet ni d’entendre le torrent déferler, lourd de neige fondue. Il faut parfois que les endroits vous manquent pour réaliser à quel point ils comptent.

Et sinon, semaine probablement light donc ici, entre les valises des enfants pour Lyon à boucler, l’inévitable rendez-vous épilation à booker et les articles à terminer avant notre propre départ à Malte, le temps va filer à la vitesse de la lumière. Un petit J’aime malgré tout, si vous le voulez bien… En lire plus »

Blue trench blues

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Je ne sais pas vous mais personnellement, quand je suis en phase intensive de reprise pondérale, mon premier réflexe consiste à m’habiller comme un sac. Premièrement pour des raisons bassement matérielles: la moitié de ma penderie m’implore de ne même pas essayer de la coller sur mon dos, terrorisée de craquer à l’entre-jambe ou ailleurs. L’autre… et bien l’autre entre dans la catégorie « robe de bure pour fille qui se sent trop grosse ». Dont acte. L’autre explication, plus psychologique mais néanmoins valable, c’est que d’une certaine manière, je me punis. T’as grossi ? Et bien voilà ce que tu mérites: un jean usé et un pull informe. Comme si soudain la seule façon que j’avais de supporter cette silhouette trop épaisse était de la faire disparaitre et de l’ignorer superbement. En lire plus »

Mange (bien), prie (pas trop) et aime (beaucoup)

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Grosse semaine de boulot, pas bien le temps de venir ici si ce n’est pour vous expliquer que j’ai donc une grosse semaine de boulot et pas bien le temps de venir ici. Ce qui quand on y pense est évidement complètement idiot, ça ne me prendrait sûrement pas plus de temps d’écrire autre chose que ça. Mais je suis ainsi faite. C’est étrange tout de même comme la vie de free lance est une succession de montagnes à gravir super vite, avec entre deux des plaines tranquilles mais qui ne le sont pas vraiment étant donné qu’on angoisse à l’idée de la prochaine côte tout en redoutant qu’il n’y en ait pas.

Là, histoire de corser le tout, j’ai accepté, voire plus ou moins sollicité, du boulot quelques jours à peine avant de partir quelques jours en vacances. TRES INTELLIGENT. Du coup je suis en totale panique à l’idée de ne pas tout boucler et je commence à me résigner à l’idée de passer des coups de fil sur-taxés depuis Malte, où le churros et moi allons poser nos valises une mini semaine à partir de jeudi prochain. En lire plus »