Alors hier, je suis allée faire la petite souris – j’aime comme cette expression reflète exactement ce que je suis dans la vraie vie, au propre comme au figuré – dans les coulisses de La Nouvelle Édition, la quotidienne de Canal + avec Ali Baddou au manettes. C’est William, désormais responsable éditorial web pour l’émission, qui m’avait proposé de venir faire un tour pour découvrir les dessous d’un show télévisé. Il faut savoir que La Nouvelle Édition me tient compagnie tous les jours lors de ma pause de midi (vis ma vie trépidante), sauf bien sûr quand j’ai un déjeuner de prévu (jamais) (bon, si, de temps en temps, mais pas tant que cela, lorsqu’on est free lance, le temps = de l’argent et j’ai ce truc problématique qui fait que lorsque je déjeune à l’extérieur, mon cerveau se met en mode week-end pour le reste de la journée, impossible ou presque de me reconcentrer si je sors de ma routine quotidienne) (je vends du rêve, j’en suis bien consciente).
Ces douze parenthèses mises à part, mon expérience de la télé se résumait jusque là à une intervention remarquable et remarquée aux Maternelles (où j’appris que ma sueur créait des interférences avec le micro, opportunément placé à quelques centimètres d’un endroit très intime). Et de cette fois où j’étais allée assister à La Grande Famille, dans le public (et là je perds instantanément toute personne née après 1981). A l’époque j’étais dépressive, désoeuvrée et accessoirement folle de Jean-Luc Delarue. RIP.
Des salles de rédaction, j’en ai vues quelques unes, j’ai moi même bossé dans l’un de ces open space électrisés durant des années (si si, même dans une agence de presse spécialisée sur l’enseignement supérieur, parfois, c’est tendu) (on sous-estime l’intensité d’un sujet comme l’autonomie des universités). Mais honnêtement, là, rien à voir. Hier, durant les quelques heures où j’ai trainé discrètement mes guêtres dans ce studio qui abrita parait-il également nombre de films cultes, dont un James Bond, j’ai eu l’impression de me retrouver dans l’excellente série The Newsroom. Les intrigues amoureuses en moins, mais probablement uniquement parce que je n’y suis pas restée assez longtemps pour me faire une idée précise de ce qui liait les uns aux les autres. (je veux dire, à part la passion dévorante et immédiate que nourrit désormais pour moi Ali Baddou). En lire plus »