Parenthèse enchantée à Cabourg

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L’intérêt lorsque tu pars avec des amies chères, c’est que tu sais exactement ce que contiennent leurs valises. Des chagrins plus grands qu’un océan, des plaies encore à vif, des coeurs fendillés, des doutes, des projets qui font peur, des espoirs que l’on tait de peur qu’ils ne s’envolent. Pas de faux semblants avec ces quatre là, pas de silences gênés, pas de fausse pudeur. Pas de temps à perdre non plus, on ne sait que trop, toutes, la valeur d’une telle parenthèse enchantée. Tellement pas de temps à perdre d’ailleurs que le train n’avait pas passé Pont Cardinet, que C. a fait sauter le bouchon de la première bouteille de champagne. Il faut dire que ces deux jours étaient placés sous le signe de la célébration du mariage de l’une d’entre elles, dont je tairai le nom parce qu’après tout ça n’est pas parce que je me prends pour Catherine Deneuve que mes copines doivent tirer un trait sur leur intimité. Durant les deux heures de trajet jusqu’à Caen, il est possible que l’ensemble de la voiture 12 ait eu envie de nous dégommer. Parce qu’après la première bouteille, il y en a eu une seconde, puis une troisième puis… oui, quatre. La dernière ayant été ouverte dix minutes avant d’arriver, il a fallu, en plus, la terminer sur le quai désert, avant d’embarquer avec Cédric, le chauffeur de Taxi le plus sympa de la Basse-Normandie. En lire plus »

Futur antérieur (suite)

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Chose promise, chose due, voici la nouvelle écrite par le machin en entier. Il y a évidemment quelques maladresses et je tiens à préciser que je suis passée derrière pour remettre d’aplomb quelques passés-simples sacrifiés mais je n’ai touché à rien d’autre. Je reviendrai dans la journée ou demain vous narrer ce week-end épique passé dans un cadre idyllique, mais ne croyez pas ce qu’on vous dit, la thalasso c’est surtout du boulot (se mettre en maillot de bain, l’enlever, enfiler le string jetable, passer son peignoir, etc etc etc) (RIN-CÉE).

Futur antérieur

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Je l’ai mis sur Instagram mais je ne résiste pas à l’envie de le poster ici aussi. Je mets tout le temps en valeur les dessins de la chérie et parle beaucoup de Rose, mais mon machin m’étonne lui aussi de jour en jour. Ci-dessus le début d’une nouvelle écrite pour l’école, si vous êtes sages et que vous en avez envie, je vous donnerai la suite et fin bientôt ! Je pars dans quelques heures pour deux jours en bord de mer avec quatre copines mais avant cela il faut que je boucle un dossier qui vous n’en doutez pas est d’une urgence absolue (je vous raconterai, en ce moment en plus du reste je rédige des brochures de produits de beauté d’une grande marque. Je sens le tuto make-up arriver à grand pas. Pourvu que je ne me réveille pas un de ces quatre matins avec les sourcils au plafond…)

bon we…

Edit: il n’est pas exclu que j’instagrame quelques uns de mes exploits thalasso du week-end, donc n’hésitez pas à checker mon compte si le coeur vous en dit !

Vous les femmes (on te kiffe Dustin)

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Un petit passage en coup de vent, pour vous montrer cette vidéo de Dustin Hoffman (merci Béa pour la découverte ! ) qui m’a fait, je l’avoue, pleurer comme une madeleine mais je ne suis pas vraiment une référence, comme chacun sait désormais (à ce propos, j’avais d’abord pensé à vous écrire un billet de flemmarde mais que j’aime bien lire chez les autres, « Cinq choses que vous ignorez sur moi ». Sauf que là, LE DRAME: je réalise qu’en réalité vous n’ignorez plus rien de moi, j’ai déjà tout raconté). En lire plus »

Un canal en hiver

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Vendredi le soleil brillait sur Paris. Comme une promesse d’un printemps à venir, un avant-goût des mois prochains. Avec Violette et Deedee, on a célébré ça à notre manière, en mangeant des boulettes. Chacun son truc, il ne faut pas croire que les blogueuses ne se nourrissent que burgers ou plutôt des instagrams de leurs burgers, parfois on innove. Et comme il n’aura échappé à personne que la boulette c’est justement un peu le nouveau burger, nous nous devions d’aller tester fissa ce charmant resto, « Mezz », tenu par deux non moins charmantes jeunes femmes, Arméniennes d’origines et convaincues du pouvoir de la boulette. Keftas, fallafels, caviar d’aubergine, taboulé – le vrai, celui qui te laisse du persil entre les dents – citronnade maison, c’est simple, j’en ferais ma cantine si elle n’était pas un peu loin de mon 13ème arrondissement. Parce que bien évidemment, cet endroit que l’on qualifiera de « new-yorkais » dans l’esprit (= quintessence du cool) crèche au bord du canal Saint Martin (dix ans que j’attends de lire quelque part que l’avenue de Choisy c’est le nouveau 9ème arrondissement, ce n’est pas encore pour cette fois je le crains). En lire plus »

J’aime #44

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Je crois que je pourrais écrire des billets anniversaire tous les jours pour le plaisir de vous lire, je dois vous avouer que pour l’ego, c’est assez réjouissant. Merci…

Un petit billet de fin de semaine, un petit j’aime, parce que je n’ai pas eu vraiment le temps ces derniers jours de prendre des photos de ces riens du tout qui colorent un peu la vie. Je poste en regardant La Nouvelle Star, j’ai beau trouver que les années se suivent et se ressemblent, je continue à goûter à ce radio crochet. A la maison on aime Yseult et Pauline et aussi Mathieu et c’est tout.

Voilà, sinon, j’aime… En lire plus »

Huit ans déjà

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Je crois qu’aujourd’hui, ou alors demain – j’ai migré tant et tant de plateforme en plateforme que je ne suis plus tout à fait sûre des dates – c’est l’anniversaire de ce blog.

Huit ans.

Chaque année je me dis que je vais organiser des concours pour fêter ça et chaque année je laisse passer la date, parce que la vérité c’est que ça prend énormément de temps de contacter les marques, de planifier le truc, de définir les règles etc. Mais promis, je vais tenter dans le mois qui vient de vous proposer deux trois choses, ne serait-ce que pour vous remercier de votre fidélité. Il y a quelques jours, j’ai répondu à une interview et l’une des questions portait sur ce que ce blog a changé dans ma vie. Ça n’était pas la première fois qu’on m’interrogeait sur le sujet mais plus ça va et plus ma réponse est longue, tant cette histoire n’en finit pas de continuer. Mais s’il fallait être concise, je dirais qu’avoir, un après-midi de janvier 2006, mis sur un coup de tête ce premier billet sur la cabine d’essayage est l’une des meilleures décisions de ma vie. En lire plus »

Une nuit à l’hôtel du Louvre…

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Samedi, fidèle à ma réputation de bosseuse invétérée, j’ai travaillé. Et comme s’en est émue une de mes amies qui se reconnaitra, le churros n’a pas hésité une seconde à s’impliquer pour m’apporter son soutien. L’objet de notre mission ? Partir une nuit, pas en terre inconnue mais pas loin ceci dit: à l’hôtel du Louvre, un cinq étoiles racheté l’année dernière par le groupe Hyatt.

La tannée, en somme.

Quand je pense à toutes les railleries dont nous les blogueurs faisons les frais. Alors qu’on donne, on donne, on donne.

On est rentrés épuisés (chacun son truc, moi ce sont les king size bed des grands hôtels). Mais ravis et des étoiles plein les yeux (il est possible que ce soit à cause du grand marnier des crêpes suzettes). Ah parce que oui, non seulement il a fallu tester la literie, la baignoire XXL, la vue sur le Louvre (magique depuis le balcon) mais AUSSI la carte du restaurant de l’hôtel, à savoir « La brasserie du Louvre ». Abusé.

Le churros a dignement dégusté ses douze huitres, moi mes ravioles au foie gras. Ensuite, comme il n’avait pas très faim, mon époux a opté pour une entrecôte d’environ 500 g accompagnée d’un gratin dauphinois (il a eu peur qu’il y ait trop de beurre dans les haricots verts, je le comprends, le chaton). Quant à moi, brochette de noix de saint jacques avec sauce au réglisse, petite tuerie de derrière les fagots. En lire plus »

Vive les bons sentiments

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Ne comptez pas sur moi pour ironiser sur l’hospitalisation de Valérie Trierweiler ou pour donner mon avis sur les conquêtes présumées de François Hollande. Honnêtement, je me fous éperdument de qui va dans le lit de qui, je n’ai jamais eu énormément de sympathie pour la first girlfriend, mais je compatis sincèrement, personne ne devrait avoir à subir l’humiliation consistant à devenir par voie de presse la cocue la plus célèbre de la République. Et qu’on ne me dise pas que Closer a fait du journalisme d’investigation, Closer est tout bonnement allé fouiller les poubelles pour les déverser telles quelles sur un papier de mauvaise qualité. Je suis sans doute naïve et fleur bleue, mais je ne vois dans tout cela qu’une histoire d’amour qui meurt, une autre peut-être qui nait, des sentiments qui auraient du rester privés et qui par la décision d’une rédactrice en chef frustrée probablement de ne pas bosser au Monde, ont été étalés sur la place publique. Personne n’en sort grandi, ni les protagonistes de ce vaudeville, ni ceux qui se sont délectés de ce feuilleton (moi compris, évidemment). Entre ça et la saga nauséabonde des quenelles (pourquoi, mais POURQUOI Dieudonné a-t-il choisi de dénaturer le plat de mon enfance, hein ?), difficile de ne pas sombrer dans un certain pessimisme quant aux mois à venir. Bien sûr ce sont des épiphénomènes, bien sûr ils cachent la forêt de nos emmerdes et les moissons de licenciements. Mais les réactions outrancières et vides de compassion qui se multiplient en 140 caractères ou un peu plus me paraissent hyper révélatrices de l’érosion de l’empathie collective. Je n’aime pas ça, pas du tout. Et je ne sais pas ce qu’il faudrait faire pour que l’atmosphère cesse de s’appauvrir en oxygène… En lire plus »